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jeudi 29 avril 2021

Le Paul Coffey hartfordien


 

Ah le Paul Coffey. Une espèce tellement fascinante à analyser. Malgré qu’il n’est plus actif, sa carrière légendaire mais particulière en a fait un spécimen de choix pour de nombreux articles sur ce blog. J’ai notamment analysé ses nombreuses équipes et illustres coéquipiers et il figure abondamment dans plusieurs de mes équipes all-star des oubliettes
 
Il existe cependant plusieurs sous-espèces du Paul Coffey. Les plus répandues sont bien sûr le Paul Coffey Edmontonien, le Paul Coffey Pittsburghien et le Paul Coffey Red Wingien ou Paulus Coffius Detroitus pour les plus scientifiques d’entre vous. Et les plus connaisseurs connaissent le Paul Coffey Philadelphien ou même le Paul Coffey Carolinien ainsi que les plus rares Paul Coffey Chicagolais et Bostonien lors de la période plus nomade de ce joueur.
 
Cependant, aucune de ces sous-espèces n’est aussi particulière à observer et autant prisée pour le blogueur geek niaiseux que le très rare et malheureusement disparu Paul Coffey Hartfordien… 
 


 
Historiquement, le Paul Coffey Hartfordien fut un élevage controversé qui annonçait sans le savoir le début de la fin pour le Paul Coffey, dont les meilleures années étaient définitivement derrière lui malgré qu’il était alors le défenseur actif avec le plus de points dans l’histoire de la LNH. Il migra de Detroit vers Hartford au début de la saison 1996-97 dans des circonstances difficiles, mais ce passage en tant que Whaler ne sera que très éphémère. Capricieux, boudeur et peu motivé, il fut rapidement relocalisé dans un autre environnement avant même la mi-saison. 
 
Le Brendan Shanahan
Il faut dire que l’environnement hartfordien était à l’époque assez hostile pour les joueurs vedettes. L’équipe en difficulté et sur le respirateur artificiel peinait à attirer, garder et/ou payer des joueurs de haut niveau, plus frileux dans un tel climat instable et désirant aller gagner de l’argent ou la Coupe ailleurs. Un problème qui datait probablement depuis les débuts de la franchise dans la LNH. 
 
Le Paul Coffey n’était d’ailleurs qu’un autre membre de l’évolution du Whaler insatisfait, et particulièrement cette chaîne qui débuta avec le jeune et immature Chris Pronger qui fut troqué vers St.Louis en retour de Brendan Shanahan. Ce dernier, malgré qu’il fut décoré comme capitaine et auteur d’une saison de 44 buts à sa première année avec les Whalers, fit savoir à ses patrons qu’il ne voulait aucunement rester à Hartford au-delà de la saison 95-96. Shanahan fut donc échangé à Détroit en retour principalement de Keith Primeau (gréviste à Detroit), un choix de première ronde en 1997 et comme bonus, le Paul Coffey
 
L’inclusion de Coffey dans l’échange était surtout motivée par des motifs salariaux, les Red Wings voulant réduire leur masse salariale qui allait s’alourdir davantage avec l’arrivée de Shanahan. L’entraîneur et DG des Red Wings, le légendaire Scotty Bowman, ne portait pas non plus Coffey dans son cœur, ayant des problèmes avec son jeu défensif, ce qui datait même de leurs brefs moments ensemble en 1991-92 à Pittsburgh , saison où Coffey fut d’ailleurs échangé aux Kings de Los Angeles. 
 
Donc l’arrivée du Paul Coffey à Hartford ne se fit pas sans heurts. La transaction eut même beaucoup de difficulté à se réaliser, puisque Coffey lui-même s’y opposa et la retarda de plusieurs jours, même plusieurs semaines, ce qui fait que Shanahan (dénudé de son ''C'' de capitaine) endossa l’uniforme des Whalers pendant deux autres matchs au début de 96-97, tandis que Coffey fut suspendu par les Red Wings. On parle même d’une rumeur comme quoi les Rangers de New York ont tenté de s’inviter au party dans une tentative d’échange à trois équipes pour faire débloquer cette transaction. Coffey aurait alors plutôt prit le chemin de New York en compagnie de Robert Kron tandis qu’Alex Kovalev aurait pris le chemin de Hartford tout comme Primeau. Bizarre d'imaginer Kovy en Whaler d'ailleurs... Shanahan aurait comme prévu prit le chemin de Detroit en plus d’un défenseur des Rangers inconnu. Mais au final, l'échange à seulement deux équipes aboutit finalement à une entente, également retardée par les négociations d'un nouveau contrat en Caroline pour Primeau. Au moment de la concrétisation de l’échange, le DG des Whalers Jim Rutherford déclara que si ces négociations avaient duré une journée de plus, il aurait annulé l’échange.
 
Au final, le Paul Coffey a finalement accepté de changer de nid et de se joindre aux Whalers, mais a rapidement fait savoir qu’il désirait être échangé de nouveau le plus rapidement possible. L’équipe le convainquit d’essayer d'y jouer quand même pour voir s’il allait aimer et vouloir peut-être rester, ce qu’il fit.

 

 
C’est donc durant ces quelques semaines de l’automne 1996 qu’on put brièvement admirer le Paul Coffey hartfordien. Malgré la splendeur du plumage bleu et vert des Whalers, on ne peut faire abstraction de l’étrange impression que cette apparition nous procure. Je crois que c’est causé à la fois par le léger sentiment d’anachronisme de le voir dans cette version du chandail plus moderne des Whalers et aussi par la mélancolie plus qu’apparente dans le visage du Coffey. Comme les Whalers en étaient à leur dernière année d’existence, ce sentiment de mélancolie est doublement actif pour l’observateur en revoyant ce superbe chandail malheureusement en voie d'extinction à l'époque. On se doit d'ailleurs de quand même apprécier l'effort des Hurricanes d'avoir ramené le Whaler dans le monde moderne même si ce ne sera jamais pareil...
 
Comme le nombre de matchs où il joua avec les Whalers est très moindre, le nombre d’images du Paul Coffey hartfordien est par conséquent assez limité. Difficile donc de le voir en meilleure posture ou avec une quelconque émotion apparente autre que le vague à l’âme, le marasme et le cafard… en plus de l'absence apparente du moindre semblant d'effort physique, probablement causé par le désir d'éviter une blessure et de garder sa valeur d'échange et quitter les contrées du Connecticut au plus vite...

 

 
 

 

Tout cela contraste évidemment de ses belles années à Edmonton, Pittsburgh ou Detroit...
 
 

Quoique... 
 
Il est vrai que le visage particulier du Paul Coffey a toujours ce petit air «stone» naturel alors difficile de vraiment juger...

Malgré tout, les Whalers de 1996-97 étaient une bonne petite équipe. Ils étaient même premiers de leur division au moment du départ de Coffey. Ils s’écroulèrent toutefois et perdirent du gallon en deuxième moitié de saison, mais ne ratèrent les séries que par très peu, terminant à 75 points, 2 points derrière Ottawa et Montréal pour les deux derniers rangs dans leur section. Avec un Paul Coffey motivé, qui sait s’ils ne les auraient pas atteintes ces séries.
 
Le Paul Coffey hartfordien était quand même un spécimen bavard. Il donna bien sûr aux journalistes les raisons de son mécontentement. Il évoqua qu’il avait bien joué le jeu de tenter le coup à Hartford mais qu’au final la situation ne lui convenait pas. En raison principalement de son âge (35 ans) il désirait se retrouver avec une équipe établie et avoir une autre chance de remporter la Coupe Stanley. Il lorgnait alors des équipes comme les Rangers (pour retrouver ses amis Messier et Gretzky) ou les Maple Leafs. Il annonça que non les Whalers n’étaient pas mauvais, mais qu’il n’obtiendrait pas beaucoup de points dans le style d’attaque conservateur de l’équipe, énonçant qu’il pourrait «continuer de jouer 10 ans de plus à se débarrasser de la rondelle de la sorte». Sa présence fut au départ bien accueillie dans l'enclos des Whalers en place, mais il devint éventuellement une distraction et une nuisance pour ses nouveaux coéquipiers qui s’accommodaient davantage de leur place à Hartford.

 
Oh! Un très rare début de risette ici pour le Paul Coffey hartfordien

 
Le seul match du Paul Coffey hartfordien contre Montréal, le 20 novembre 1996

 
 
C’est donc finalement le 15 décembre 1996 que le Paul Coffey changea de cap pour Philadelphie en compagnie d’un choix de 3e ronde, en retour de l’ancien du CH Kevin Haller, un choix de 1re ronde en 1997 (qui devint Scott Hannan) et un autre choix de 7e. Encore une fois, c’est Coffey qui se mêla des négociations alors qu’il aurait fait des pressions envers le capitaine Kevin Dineen pour que ce dernier aille directement parler au DG pour accélérer l’échange.
 
Au final, il n’aura joué que 20 matchs sur une possibilité de 29 avec les Whalers, ratant 9 matchs par son refus initial de se rapporter à l’équipe et différentes blessures ainsi que la grippe… Il n’obtint que 3 buts et 5 passes pour 8 points durant ce court séjour, très loin de sa cadence de l’année précédente à Detroit (74 points en 76 matchs). Son meilleur match fut contre le Canadien le 20 novembre 1996 où il obtint 1 but et 1 passe (match de la photo) et la première étoile de la rencontre. Avec les Flyers, il retrouva effectivement une équipe de premier plan et les aida même à se rendre en finale où ils perdirent contre… Brendan Shanahan, Scotty Bowman et les Red Wings.
 

Le Paul Coffey Philadelphien retrouva la joie de vivre dans son nouvel environnement

 
Pour sa part, Keith Primeau, le morceau principal obtenu par les Whalers en retour de Shanahan (car Coffey n’était je le rappelle qu’un bonus) énonça qu’il était aux anges à Hartford, lui qui était en froid avec ses patrons à Detroit. Il faisait d’ailleurs la grève au début de la saison en désirant un meilleur contrat et de plus grandes responsabilités offensives, tout ce qu’il obtint à Hartford et ensuite en Caroline.
 
Mais histoire de bien compléter mon rapport d'observation sur le Paul Coffey hartfordien, une seule chose échappait jusqu’ici à ma carrière d’observateur d’oiseaux de joueur, soit de voir le Paul Coffey hartfordien en vidéo. Jusque là, je n’avais vu que quelques clichés, cartes de hockey ou coupures de journaux mais jamais d’extraits vidéo. Les archives des Whalers ne sont pas légion et comme par malheur du destin, beaucoup des extraits de matchs de la saison 1996-97 des Whalers qu’on peut retrouver sur Youtube sont justement ceux que le Paul Coffey rata par blessure ou autre refus de jouer (ou après l’échange). 
 
Mais avec beaucoup de patience et d’attention, j’ai réussi à le repérer en mouvement dans cette archive VHS uploadée par une âme charitable sur Youtube. Et comble du bonheur, c’est contre les Red Wings! Les Whalers perdirent ce match 4-1 et Coffey termina la soirée sans points et une fiche de -1…
 
Pour terminer, je vous l’inclus ici et je vous laisse le plaisir de le trouver vous-même et de peut-être vous initier vous aussi à l’observation du Paul Coffey. Il y a en bonus un superbe but de la part d’un splendid spécimen de Geoff Sanderson. Si vous n'avez pas cette patience, vous pouvez aussi directement skipper à 4:11 et ensuite à 8:55 où vous pouvez l’apercevoir (très brièvement) au travers de ces extraits.




Wow. Avec cet item de ma bucketlist complété, je me dois de trouver de nouveaux défis... Peut-être devrais-je me mettre sur la piste du Paul Coffey Chicagolais, là où il n'a joué que 10 matchs, encore moins qu'à Hartford...

À suivre...



mardi 27 avril 2021

Headshot !





Bien avant que Jacques Plante ne popularise le port du masque (de gardien, pas chirurgical), les gardiens avaient le visage à la merci des lancers et des bâtons de leurs adversaires, et parfois même de leurs coéquipiers.

Nous connaissons (presque) tous l'Histoire (oui, ça mérite un grand H). Après avoir reçu un lancer de la part d'Andy Bathgate en pleine tronche le 1er novembre 1959, Jacques Plante reçut 7 points de suture et retourna au jeu après avoir convaincu l'entraîneur Toe Blake de le laisser porter son masque. Le Canadien et lui remportèrent le match, ainsi que les dix suivants. Remis de sa blessure, Plante laissa ensuite le masque au vestiaire pour un match qui résulta en une défaite. Il décida donc que la nouvelle pièce d'équipement le suivrait jusqu'à la fin de sa brillante carrière. Les restaurants McDonald's avaient d'ailleurs distribués une magnifique bande-dessinée sur le sujet, quoique pas tout à fait véridique.
 

Mais avec le perfectionnement des autres équipements, particulièrement les bâtons de joueurs, l'ajout de cette pièce d'équipement n'a pas complètement réglé le danger des hommes masqué, comme en font foi les exemples suivants. Le 26 octobre 1977, alors avec les Flames d'Atlanta, Daniel Bouchard reçut un lancer directement sur l'œil gauche en première période, gracieuseté d'Ace Bailey, qui fissura son masque et lui procura 10 points de suture. Six ans plus tard, en décembre 1983, la fatalité revint sur Bouchard. Devant la cage des Nordiques, il bloqua un lancer de Steve Stoyanovich des Whalers avec sa gorge (ce que je ne recommande pas du tout !) en fin de première période. Après quelques heures d'observation à l'hôpital, il fut déclaré hors de danger. Il revint au jeu 7 jours plus tard.

"Les femmes aiment les cicatrices"

La glorieuse carrière de Bernard Parent prit fin abruptement le 17 février 1979. En tentant de "tasser" un joueur des Rangers du devant du filet, le bâton de son défenseur Jimmy Watson se retrouva accidentellement dans l'ouverture de l'œil droit de Parent. Victime d'une hémorragie de la chambre antérieure de l'œil droit, il perdit la vue de ce côté pour deux semaines. Malheureusement pour lui, elle ne revint jamais assez pour lui permettre de revenir à la compétition.


Mike Liut portait un masque iconique et terrifiant à la fois (voir texte du 8 janvier 2015). Toutefois en fin de première période le 27 octobre 1982, le puissant lancer frappé d'Al MacInnis lui fracassa le nez et, par le fait même, le-dit masque. À son retour au jeu le match suivant (!), Liut portait un combo casque et grille Jofa. Plus tard dans sa carrière, il fit la transition vers le masque moderne, fabriqué par Michel Lefebvre (de l'équipement du même nom).

Liut semblait beaucoup moins intimidant
avec ce type de casque

L'évolution des masques a justement continué, améliorant la protection des portiers face aux commotions cérébrales, aux coupures à la tête, aux ecchymoses, mais le risque zéro est impossible à atteindre. En première période du match du 22 mars 1989, l'incident que subit Clint Malarchuk aurait pu avoir des répercussions tragiques, lorsqu'il se fit sectionné la veine jugulaire par le patin de Steve Tuttle. Dès lors, le port de la "bavette" et du protège-cou devint de plus en plus répandu. Malgré la gravité de sa blessure qui nécessita pas moins de 300 points de suture, Malarchuk fut de retour devant son filet huit jours plus tard pour affronter son ancienne équipe, les Nordiques de Québec. Mais la suite de sa vie ne fut pas facile (voir texte du 10 avril 2010)

J'ai volontairement pas mis de photo de l'accident ...
Vous ferez vos recherches si vous avec l'estomac solide.

Et malgré tout, il arrive encore de nos jours qu'un tir puisse couper un gardien. À la mi-match du duel opposant les Sharks de San Jose aux Islanders de New York le 18 février 2008, un tir de la pointe de Radek Martinek cassa une branche de la grille du gardien des Sharks, Evgeni Nabokov, lui coupant sévèrement le nez. Nabokov ne rata que 10 minutes de jeu et retourna dans l'action, dans une défaite de 3 à 2.


Ce que je retiens de ces blessures, outre le fait que ça arrive régulièrement en première période, c'est qu'à chaque match, les gardiens acceptent le danger de leur position, près à recevoir des lancers rapides et puissants, sans compter les nombreuses collisions qui peuvent se produire. L'affirmation "Pas besoin d'être fou pour être gardien, mais ça aide" de Bernard Parent ne pouvait être plus juste.

Source : hockeygoalies.org

dimanche 25 avril 2021

Les premiers buts (5e partie)



Voici la cinquième et dernière partie de cette série que j'écris véritablement à mesure que je découvre l'information. Le concept est de découvrir quel fut le marqueur du premier but en saison régulière de l'histoire chaque franchise de la LNH. Parfois ce sont des joueurs auxquels on s'attendait mais plus souvent, ce sont des surprises et des joueurs obscurs, ce que j'aime particulièrement. On continue dans l'ordre alphabétique traditionnel, en déviant au besoin lorsque des franchises ont déménagé.

Continuons donc avec les Blues. Si vous avez manqué les autres parties les voici: 1, 2, 3, 4


Blues de St.Louis

Après le premier but des North Stars par Bill Masterton (voir 2e partie), c'est l'attaquant Larry Keenan (aucun lien de parenté avec Mike) qui marqua le premier but de l'équipe du Missouri en ce 11 octobre 1967 à St.Louis. Les deux nouvelles équipes s'en tirèrent à bon compte avec un match nul de 2-2.

Keenan est l'un de ces nombreux joueurs qui ne pouvaient percer la LNH avant l'expansion. Il joua 4 saisons avec les Blues et ensuite quelques matchs avec les Sabres et les Flyers avant de terminer sa carrière dans les mineures en 1974.

Pas trouvé de vidéo de ce but mais un document d'archive audio peut peut-être faire la job:




Sinon et bien il existe ce vidéo de l'ambiance de ce premier match, mais pas d'extrait du premier but de Keenan.




Sharks de San Jose


Pour nos amis turquoises à San Jose, c'est le dur à cuire Craig Coxe, plus connus pour ses années passées à Vancouver, qui marqua le premier but de l'équipe le 4 octobre 1991. Les Canucks avaient une avance confortable de 3-0 rendu en troisième période mais ce but de Coxe sembla les revigorer et ils réussirent à égaliser la marque. Trevor Linden est cependant venu marquer le but gagnant avec seulement 30 secondes à faire à la période et les Sharks perdirent ce match 4-3.




Ce but était l'avant-dernier de la carrière de Coxe. Il en marqua un seul autre durant cette saison 1991-92 alors qu'il fut rétrogradé dans les mineures après seulement 10 matchs pour ne jamais revenir dans le grand circuit. Il faut dire que les Sharks avaient le plus jeune, plus populaire et plus cinglé Link Gaetz comme matamore dans leur équipe. Coxe joua ensuite jusqu'en 99-00 dans différentes ligues comme la IHL, SHL, WPHL et CHL.


Lightning de Tampa Bay


Le premier match ever du Lightning de Tampa Bay le 7 octobre 1992 allait nous réserver quelques surprises. Premièrement, le fait que la nouvelle équipe d'expansion s'imposa contre les finalistes de la coupe Stanley, les Blackhawks par la marque de 7-3 et deuxièmement par l'éclosion subite de Chris Kontos qui marqua 4 buts lors de ce match inaugural, une marque d'équipe qui ne fut égalée qu'une seule fois, soit par Martin St.Louis le 8 janvier 2014 donc près de 22 ans plus tard.



Kontos faisait un retour dans la LNH en 92-93, lui qui n'avait pas foulé les glaces de la grande ligue depuis 89-90 avec les Kings. Il marqua 27 buts cette saison-là et récolta 51 points mais disparut du radar par la suite. Voir texte de 2012.



Maple Leafs de Toronto

Alors connus sous le nom très basique des Arenas de Toronto, les Maple Leafs débutèrent aussi leurs activités lors de la première soirée d'activité dans la LNH après la dissolution de la NHA, le 19 décembre 1917, en même temps que le Canadien et les Sénateurs (voir 3e partie). Et comme Chris Kontos quelques décennies plus tard, ce fut aussi une soirée de 4 buts pour le premier marqueur de cette franchise, le membre du temple Reg Noble. Comme le premier match du Canadien (marque finale de 7-5), cet autre match fut aussi un match à score élevé alors que les Wanderers de Montréal l'emportèrent 10-9.

Histoire de bien compléter, les Arenas adoptèrent le surnom des St.Patricks en 1919-20 et c'est alors Mickey Roach qui marqua le premier sous ce nom le 27 décembre 1919 contre les éphémères Bulldogs de Québec. J'ai parlé en détails de ce match (et tous les matchs des Bulldogs en 1919-20) l'an passé lors de ma rétrospective de ce qui était alors le 100e anniversaire de cette saison moribonde de la dernière équipe de Québec à remporter la Coupe Stanley...

Et ensuite et bien l'équipe changea de nom pour les Maple Leafs en 1926-27. Et le premier à scorer avec l'unifolié torontois sur son chandail le 17 novembre 1926 était un autre membre du temple nommé Hap Day. Oh Happy Day.
 
 
Canucks de Vancouver

 
Un parfait cas de «Who the fuck is that?» pour les Canucks avec une bouille sublime de joueur noname avec des favoris qui captent parfaitement l'esprit de l'époque de ce premier but, soit le 9 octobre 1970, premier match de l'histoire des Canucks qui reçurent pour l'occasion les Kings de Los Angeles. Le désormais éternel Barry Wilkins fut l'unique marqueur des Vancouveriens dans cette défaite de 3-1.

On eut droit à un quasi-spinorama à la Denis Savard pour ce but de Wilkins d'ailleurs:




Encore ici, Wilkins était un de ces joueurs qui avait besoin d'une meilleure opportunité avec un club d'expansion alors qu'il était membre des puissants Bruins de Boston avant d'avoir sa chance à Vancouver. Défenseur offensif, il marqua 5 buts cette saison-là et un sommet en carrière de 11 buts et 17 passes en 1972-73. Il joua plus tard pour les Penguins et quelques temps dans l'AMH avec les Oilers et les Racers d'Indianapolis.
 
 
Golden Knights de Vegas

 
C'est l'ancien des Stars, Penguins, Predators, Flames et actuel Oiler James Neal (techniquement) qui marqua les 2 premiers buts de l'histoire de la franchise des Golden Knights de Vegas, meilleure équipe d'expansion de l'histoire, le soir du 6 octobre 2017 dans une victoire de 2-1.


 
Neal marqua 25 buts en 2017-18 avec les Golden Knights mais ne joua qu'une saison à Vegas, signant ensuite avec les Flames.


Capitals de Washington

On passe de la meilleure équipe d'expansion à la pire dans l'histoire de la LNH, les Capitals de 1974-75 avec leur fiche de 8-67-5 pour seulement 21 points. Et quoi de mieux pour une équipe poche que d'avoir un splendide joueur obscur au nom imprononçable comme premier marqueur...

Hrycuik était un joueur non repêché qui s'est amené au sein des faibles Capitals comme agent libre, après avoir bien performé l'année précédente avec les Bears de Hershey. Il marqua donc le premier but des Caps dans une défaite de 6-3 aux mains des Rangers le 9 octobre 1974. Il amassa aussi une passe sur le 3e but. 
 
Cette saison 1974-75 fut sa première et dernière dans la LNH où il ne joua que 21 matchs, amassant une fiche de 5-5-10 avant de retourner dans les mineures. Il joua une dernière saison dans la AHL en 1975-76 avant de disparaître du radar. Probablement le joueur le plus obscur dans cette série jusqu'à maintenant... et il ne reste qu'une équipe.

Je n'ai pas trouvé de vidéo mais étonnement, j'ai ici une photo de ce premier but. Tout concorde alors que son numéro était effectivement le 25 et on peut voir les infâmes culottes blanches que les Capitals portaient lors de leurs premières semaines d'activité avant de se rendre compte qu'elles devenaient brunes rapidement après quelques matchs...




Jets de Winnipeg


Et pour terminer, nous revenons bientôt 10 ans déjà en arrière avec le premier match des deuxièmes Jets de Winnipeg, le 9 octobre 2011. C'est Nik Antropov, auparavant membre des Maple Leafs, qui marqua le premier but des Jets 2.0 dans une cause perdante de 5-1 contre le Canadien.


Antropov joua cette saison inaugurale à Winnipeg et marqua 15 buts. Il en joua une autre demie lors de la saison écourtée de 2012-13 et quitta ensuite pour la KHL où il joua jusqu'en 2015.

Donc c'est ce qui complète cette série, jusqu'à ce que le Kraken de Seattle ne se pointe le nez.

Ah mais...attendez...

Thrashers d'Atlanta

Vous ne pensiez quand même pas que j'allais oublier les Thrashers? C'est moi le premier qui les a proclamés comme étant vintage (je me suis pris à l'avance), donc impossible que j'oublie. Et comme c'est le cas pour plusieurs équipes, c'est leur premier capitaine, l'ancien des Oilers Kelly Buchberger qui marqua leur premier but. C'était durant la glorieuse année 1999, plus précisément le 2 octobre 1999 contre les Devils du New Jersey. Ces derniers l'emportèrent 4-1.


Le premier joueur des Thrashers et premier choix de l'encan de 1999, le célèbre Patrik Stefan, récolta le premier de ses 188 points en carrière. 
 
Et je ne pourrais penser à quelque chose de mieux pour terminer cette série que de mentionner que le deuxième à obtenir une mention d'assistance pour les Thrashers fut l’inoubliable Martin Prochazka. Ce dernier était un choix des Maple Leafs (135e) au total en 1991 mais qui ne fit ses débuts avec les Leafs qu'en 1997-98. Ce point était son premier et dernier avec les Thrashers avec qui il ne joua que 3 matchs. Il termina ensuite sa carrière dans sa République Tchèque natale. 

Parfait que je disais.

À la prochaine.

samedi 24 avril 2021

Les premiers buts (4e partie)

 

Voici la quatrième partie de cette série que j'écris véritablement à mesure que je découvre l'information. Le concept est de découvrir quel fut le marqueur du premier but en saison régulière de l'histoire chaque franchise de la LNH. Parfois ce sont des joueurs auxquels on s'attendait mais plus souvent ce sont des surprises et des joueurs obscurs, ce que j'aime particulièrement. On continue dans l'ordre alphabétique traditionnel, en déviant au besoin lorsque des franchises ont déménagé.

Continuons donc avec les Devils. Si vous avez manqué les autres parties les voici: 1, 2, 3



Devils du New Jersey

C'est le premier capitaine des Devils après leur déménagement du Colorado qui marqua le premier but de l'ère "Mickey Mouse" de cette organisation, le 5 octobre 1982, lors d'un match nul de 3-3 contre les Penguins. Lever était d'abord arrivé avec les Rockies en provenance de Calgary lors de l'échange de Lanny McDonald. Lever jouera 3 saisons au Colorado et terminera ensuite sa carrière en 1987 avec les Sabres.



Rockies du Colorado

Pour les ancêtres des Devils au Colorado, on remonte au 5 octobre 1976 avec Larry Skinner, un joueur qui m'est inconnu mais dont le nom semble sorti d'un épisode des Simpsons... Les Rockies remportèrent le premier match de leur histoire par la marque de 4-2 contre les Maple Leafs.

Je n'ai bien sûr pas trouvé de vidéo pour ce premier but alors pourquoi pas y aller d'un succès souvenir différent?



Ce Larry Skinner était un choix au repêchage des Scouts de Kansas City en 1976. Il s'agissait donc de son premier but en carrière. Je ne sais donc pas si il a pu garder la rondelle ou bien si c'est l'équipe qui l'a gardée... Skinner ne joua que 47 matchs en carrière, étalés sur 4 saisons avec les Rockies. Il passa la majorité du temps dans les mineures et termina ensuite sa carrière en Europe, principalement en France.


Scouts de Kansas City

Et pour finir avec cette franchise Devils/Rockies/Scouts, nous revenons cette fois en 1974, encore une fois contre les Maple Leafs qui cette fois l'emportèrent 6-2 contre la nouvelle équipe d'expansion à Kansas City. Et comme lors du premier but au New Jersey, c'est aussi le premier capitaine de l'équipe qui marqua le premier but. Simon Nolet était un vétéran des Flyers et donc fraichement couronné champion de la Coupe Stanley lors du printemps précédent cette expansion. Il fut échangé aux Penguins durant la deuxième saison des Scouts en 1975-76 mais fit un retour avec la franchise lors de leur arrivée au Colorado quelques mois plus tard. Il retrouva son "C" pour sa dernière saison en 76-77.

Islanders de New York

Comme c'est apparement souvent le cas, c'est aussi le premier capitaine qui marqua le premier but chez les Islanders. Il s'agissait du 7 octobre 1972 contre leurs cousins d'expansion, les Flames d'Atlanta qui l'emportèrent 3-2. Ed Westfall était un attaquant spécialiste en défense qui fut une des pièces importantes des deux conquêtes de la coupe Stanley par les Bruins en 1970 et 1972. Il continua d'être un joueur efficace avec la jeune équipe et gagna le trophée Bill Masterton en 1977 suite à quoi il céda le "C" à Clark Gillies. Il termina sa carrière après la saison 1978-79.

Les mentions d'assistances m’intriguaient ici. Il y a d'abord le natif de Chicoutimi Germain Gagnon qui récolta la première mais pour la deuxième, je croyais avoir déjà vu un autre "Hudson" auparavant. Il s'agit ici du centre Dave Hudson et c'est bien le même qui se retrouve juste avant dans les assistances du premier but des Scouts. Jusqu'à maintenant dans cette série, c'est le seul joueur que l'on retrouve à plus d'une reprise dans les statistiques de ces premiers buts. C'est quand même tout un hasard cosmique que cela coïncide un après l'autre dans l'ordre des équipes que j'ai employé ici...
 
Hudson fut repêché par les Islanders en provenance du système des Blackhawks lors de l'expansion de 1972 et il se retrouva ensuite de nouveau sur la liste des joueurs non désirés lors de l'arrivée des Scouts en 1974. Il suivit l'équipe au Colorado où il joua jusqu'à sa retraite en 1978.



Rangers de New York
 
 
Le premier but de l'histoire des Rangers fut marqué (surprise!) par leur premier capitaine, Bill Cook, avec une assistance à son frère Bun Cook. Bill Cook fut le premier joueur signé par Conn Smythe, alors gérant de la nouvelle équipe avant de s’amener avec les Leafs. Il vola littéralement les Maroons de Montréal qui avaient négocié avec lui et son frère pour les faire venir à Montréal mais Smythe fit le voyage à Winnipeg pour les intercepter et les signer tous les deux. Bill était alors un des meilleurs joueurs au monde et il mena les Rangers à deux coupes Stanley en 1928 et 1933. Il joua jusqu'à l'âge de 40 ans et prit sa retraite à la fin de la saison 1936-37. Il est membre du temple de la renommée depuis 1952.

Ce premier but fut marqué contre ces même Maroons le 16 novembre 1926 lors d'un blanchissage de 1-0. 


Sénateurs d'Ottawa


Les Sénateurs débutèrent en force leur saison inaugurale, arrachant une victoire de 5-3 le 8 octobre 1992 contre des Canadiens de Montréal quelque peu endormis... Après un spectacle de patineurs romains et d'Alanis Morrissette, c'est Neil Brady qui marqua le premier buts des Sénateurs contemporains en avantage numérique contre Patrick Roy. Brady était un flop du repêchage de 1986 (3e au total) par les Devils. Il n'avait jusque-là marqué que 2 buts en 30 matchs étalés sur 3 saisons avec les Devils. Il en marquera 7 cette saison-là à Ottawa mais ne fit pas long feu par la suite, jouant quelques matchs avec les Stars en 93-94 avant de terminer sa carrière dans la IHL.

Un bon prétendant pour un futur article sur les joueurs oubliés de 90's à bien y penser...




Flyers de Philadelphie

Les Flyers débutèrent leur existence sur la route contre les Seals d'Oakland et perdirent ce match 5-1. C'est Bill Sutherland, un attaquant provenant de la pépinière des Flyers, les As de Québec, qui marqua ce premier but et il fut l'homme de la situation à deux autres reprises en ce début de saison. Comme je disais plus tôt, il y a un peu de magie du destin dans cette 4e partie de cette série. 
 
Après ce premier match à Oakland, les Flyers furent les adversaires pour le match inaugural des Kings à Los Angeles et c'est Sutherland qui marqua le premier but dans l'histoire de cet aréna. 5 jours plus tard, ce fut le temps pour les Flyers de jouer leur premier match à domicile et qui d'autre que Sutherland pour marquer une fois de plus le premier but du Spectrum de Philadelphie, lors d'une victoire de 1-0 contre les Penguins.


 
Sutherland ralentit toutefois la cadence et marqua 20 buts cette saison-là. Il en marqua 70 au total durant sa carrière de 250 matchs.



Pour terminer cette partie, c'est la légende des Rangers et membre du temple de la renommée Andy Bathgate, lui qui tira sur Jacques Plante, qui marqua le premier but des Penguins le 11 octobre 1967 lors d'une défaite de 2-1 contre les Canadiens. Bathgate faisait ainsi un retour à Pittsburgh, lui qui avait joué quelques matchs avec les Hornets de Pittsburgh dans la ligue américaine la saison précédente alors qu'il était avec les Red Wings et que ces derniers l'avaient envoyé dans les mineures.

Bathgate termina cette saison avec 20 buts et 59 points, bon pour le premier rang des pointeurs de l'équipe.



On se revoit bientôt pour la 5e et dernière partie.

mercredi 21 avril 2021

Les premiers buts (3e partie)

 

Voici la troisième partie de cette série que j'écris véritablement à mesure que je découvre l'information. Le concept est de découvrir quel fut le marqueur du premier but en saison régulière de l'histoire chaque franchise de la LNH. Parfois ce sont des joueurs auxquels on s'attendait mais plus souvent ce sont des surprises et des joueurs obscurs, ce que j'aime particulièrement. On continue dans l'ordre alphabétique traditionnel, en déviant au besoin lorsque des franchises ont déménagé.

Continuons donc avec les Red Wings. Si vous avez manqué la première partie, cliquez ici et la deuxième ici.

Cougars de Detroit

Pour les Red Wings, la franchise débuta ses activités sous le nom des Cougars de Detroit. Le nom provenait en fait des Cougars de Victoria dans l'ancienne ligue de l'ouest. Lorsque la LNH prit son expansion américaine dans les années 20 et que la ligue de l'ouest allait fermer boutique, les droits des joueurs des Cougars furent achetés par Detroit dans ce qui fut en fait un déménagement d'équipe. L'équipe débuta donc sous le nom des Cougars, changea pour les Falcons en 1930 et finalement pour les Red Wings en 1932.

Le premier de tout ce beau monde à marquer pour les Cougars fut le défenseur Harold Halderson lors du deuxième match de l'équipe le 20 novembre 1926. Les Cougars s'étaient fait blanchir lors de leur premier match contre les anciens Pirates de Pittsburgh.

Harold ''Slim'' Halderson était originaire de Winnipeg et faisait partie de cette fameuse équipe des Falcons de Winnipeg qui représenta le Canada lors de la première édition des Olympiques où le hockey fut une épreuve en 1920. Il joua ensuite longtemps dans la ligue de l'ouest et fit donc partie de ces Cougars transplantés à Detroit. 

Il ne joua cependant qu'une quarantaine de match dans la LNH mais jouera professionnellement dans différentes ligues jusqu'en 1937. 




Oilers d'Edmonton

Pour les Oilers, c'est un bon fit emblématique avec le défenseur et futur DG Kevin Lowe qui marqua le premier filet de cette future dynastie, le 10 octobre 1979, assisté de Wayne Gretzky bien sûr et de... Brett Callighen, un des premiers ailiers de la merveille. Ce fut donc le premier but des Oilers et le premier point de Gretzky qui en récoltera seulement 2 856 autres durant le reste de carrière

Concernant Lowe, il marqua ce but dans une cause perdante alors que les Blackhawks l'emportèrent 4-2 contre les Oilers qui avaient quelques croutes à manger avant de s'établir véritablement comme équipe dominante.




Panthers de la Floride

Également emblématique comme premier but pour les Panthers avec leur premier champion pointeur et joueur culte de l'équipe, Scott Mellanby, qui ouvrit la marque le 6 octobre 1993. Les Panthers de 1993-94 furent une des meilleurs équipes d'expansion de l'histoire, terminant cette première saison avec une fiche de 33-34-17, ratant les séries par très peu. Ils démarrèrent d'ailleurs en force en soutirant un match nul de 4-4 contre les Blackhawks lors de ce premier match.

Mellanby joua 8 saisons en Floride et plus de 1400 matchs en carrière. Il est le 5e meilleur pointeur de l'histoire de l'équipe avec 354 points. Surprenamment, c'est présentement Jonathan Huberdeau le meneur à ce chapitre avec 481 points. Faut dire qu'il en est déjà à sa 9e saison. On vieillit vite...



Kings de Los Angeles

Le premier but des Kings fut marqué le 14 octobre 1967 lors d'une victoire de 4-2 contre les Flyers. Kilrea eut la chance de revenir dans la LNH avec l'expansion de 1967 alors qu'il n'y avait joué qu'un seul match et ce 10 ans auparavant avec les Red Wings. Il ne joua que 25 matchs avec les Kings et termina sa carrière dans les mineures en 1970.

C'est toutefois en tant que coach que Kilrea laissa sa marque. Il débuta sa carrière d'entraineur dans le junior en 1974-75 avec les 67's d'Ottawa et y sera durant un incroyable 32 ans, gagnant 2 fois la coupe Memorial et un record du junior canadien de 1194 victoires. Il fait partie du temple de la renommée dans la catégorie des bâtisseurs.


Wild du Minnesota

C'est le premier choix de l'histoire du Wild et la future légende des Sénateurs Marian Gaborik qui marqua le premier but du premier match du Wild, un match à l'étranger contre les Mighty Ducks le 6 octobre 2000. Ce fut le seul but de la nouvelle équipe qui s'inclina 3-1. 

Je suis quasiment gêné de vous mettre le vidéo qui suit. Pas réussi à trouver de meilleure définition. Comment ça se fait que je suis capable de trouver du meilleur stock de 1967 mais pas de l'an 2000? Probablement que ça provient d'un vieux fichier .avi qui trainait dans l'ancien disque dur d'un Pentium III dans le sous-sol des parents du gars qui a uploadé ça sur Youtube. Quand même mieux que rien...


 

Canadiens de Montréal
 

C'est l'illustre Joe Malone, en prêt par des Bulldogs de Québec incapables de mettre une équipe sur la glace, qui marqua le premier but de l'histoire du Canadien (dans la LNH) le 19 décembre 1917. Dans l'ancienne NHA avant la formation de la LNH, il s'agissait de Newsy Lalonde, le 19 janvier 1910. 

Malone en marqua 5 ce soir-là dans une victoire de 7-5 contre Ottawa. Ce premier but de Malone n'est cependant pas le premier de l'histoire de la LNH alors que le même soir, les Wanderers de Montréal recevaient les Arenas de Toronto. Il est difficile de savoir à quelle heure débutèrent ces deux matchs mais selon la légende, ils débutèrent en même temps et c'est Dave Ritchie des Wanderers qui marqua rapidement pour son équipe à 1:00 du début du match, quelques 5 minutes avant Malone.


Predators de Nashville

Il se marquait pas mal moins de but en 1998 qu'en 1917 alors qu'il fallut attendre au deuxième match de l'histoire des Predators, le 13 octobre 1998, pour voir un Predator marquer un but, eux qui s'étaient aussi fait blanchir lors de leur premier match. C'est un habitué des équipes d'expansion, Andrew Brunette, qui marqua ce premier but dans une victoire de 3-2 des Predators. Brunette ne joua que cette première saison à Nashville avant de jouer pour les premiers Thrashers et ensuite le Wild.


On arrête ça pour aujourd'hui. On se revoit bientôt pour une 4e partie.

dimanche 18 avril 2021

Moe Mantha Sr. et Jr.


Maurice Mantha était originaire de North Bay, dans le nord de l’Ontario. Après être passé par les Citadelles de Québec, il s’aligna avec divers clubs affiliés aux Canadiens, comme les Mohawks de Cincinnati de l’IHL et les Royaux de Montréal de la Ligue senior du Québec.

N’ayant jamais réussi à percer l’alignement talentueux du Tricolore, il se réorienta ensuite vers la WHL, où il joua à San Francisco, Seattle et Vancouver. Au moment où l’expansion de 1967 créa de nombreux postes, il revint dans l’est avec les Reds de Providence de la Ligue américaine, une équipe affiliée aux Bruins. Ce ne fut toutefois pas suffisant pour lui permettre d’atteindre la grande ligue.

Après une brève carrière comme joueur-entraîneur dans l’IHL où il eut peu de succès, il retourna dans sa région natale. C’est alors qu’il mit la main à la pâte pour créer son club de golf à Sturgeon Falls. Il géra alors son entreprise pendant des décennies avec son épouse. Il ne prit une pause que de 1984 à 1988 pour représenter ses concitoyens au parlement fédéral, lorsqu’il fut élu député sous la bannière progressiste-conservatrice.

Alors qu’il était dans l’organisation des Canadiens, il fit un bref arrêt d’une saison, en 1960-61, chez les Barons de Cleveland de la Ligue américaine. C’est pendant cette année qu’est né son fils Maurice Junior. Bien qu’il n’y habita pas très longtemps, Junior est donc né en Ohio.

Défenseur comme son père, Junior suivit ses traces. Après un stage junior chez les Marlboros de Toronto, il fut repêché au deuxième tour (23e au total) par les Jets de Winnipeg en 1980. Détail intéressant, le directeur-gérant qui l’a sélectionné, John Ferguson, avait été coéquipier de son père avec les Barons de Cleveland l’année de sa naissance.

Au sein d’une équipe extrêmement faible, il se mérita immédiatement un poste et parvint ainsi à franchir le dernier seuil qui avait échappé à Senior. Malgré quelques blessures sérieuses et de brefs passages dans la Ligue américaine avec les Jets de Sherbrooke, Junior devint un joueur établi à Winnipeg. Toutefois, l’équipe voulut passer au niveau supérieur. En mars 1984, elle sacrifia donc un premier choix et Mantha pour obtenir des Penguins celui qui avait remporté le Trophée Norris (meilleur défenseur) quelques années plus tôt, Randy Carlyle. Ceci n’empêcha toutefois pas Winnipeg de continuer de se buter aux Oilers, qui dominaient à ce moment la division Smythe.

À Pittsburgh, la saison 1984-85 représenta un tournant majeur, avec l’arrivée de Mario Lemieux. Si l’équipe demeura tout de même faible pendant quelques années, elle devint plus offensive et Mantha en bénéficia. En 1985-86, il atteint son sommet en carrière, avec 67 points. Il n’approcha plus jamais cette marque par la suite.

En novembre 1987, ce fut une impression de déjà vu pour Mantha Junior, alors que voulant passer à l’étape suivante, son équipe se servit de lui comme monnaie d’échange pour obtenir un ancien gagnant du Trophée Norris. Dans ce cas-ci, il s’agissait de Paul Coffey qui, suite à une dispute salariale, partit d’Edmonton dans un échange à six joueurs.

Pour Mantha, il s’agissait de grands patins à chausser. Son séjour avec les Oilers fut alors décevant et de courte durée. Après 25 matchs sans but, il fut échangé aux North Stars du Minnesota en retour de Keith Acton. Il y demeura un an, puis fit un bref arrêt avec les Flyers, avant de retourner à Winnipeg.

En octobre 1991, les Jets le placèrent au ballottage. Ceci lui permit de se joindre à l’équipe olympique américaine, puisqu’en raison de sa naissance en Ohio, il pouvait représenter les États-Unis. Il s’agissait pour lui de sa quatrième présence sur la scène internationale. (Il avait même été capitaine de l’équipe américaine lors des championnats du monde de 1985.) À Albertville, les Américains terminèrent au pied du podium, en quatrième place.

Après les Jeux, Mantha joua quelques parties avec les Flyers, avant de mettre fin à sa carrière de 656 matchs comme joueur.

Il se consacra alors au travail d’entraîneur. Au fil des ans, il s’est retrouvé derrière des bancs de la Ligue de l’Ontario, de la Ligue de la Côte Est, de la Ligue américaine, mais surtout de la NAHL, au Michigan et au Dakota du Sud.

En 2005, il a failli se retrouver derrière le banc des Gladiators de Détroit de la deuxième version de la WHA, mais la ligue n’a jamais décollé.

Il s’est alors plutôt retrouvé chez les Spitfires de Windsor de la Ligue de l’Ontario. Toutefois, son passage fut terni par un incident d’initiation qui dégénéra plus tard en bagarre entre le vétéran Steve Downie et la recrue Akim Aliu. L’événement aurait eu une connotation raciste. Si Downie fut suspendu pour cinq matchs et Aliu un, Mantha fut suspendu pendant 40 matchs comme entraîneur et un an comme directeur-gérant. Les joueurs prirent toutefois le temps d’écrire que Mantha les avait traités avec respect et que ce respect était mutuel.

Maurice Senior est décédé en 2015 à l’âge de 81 ans.

Maurice Junior, qui est devenu un très bon golfeur après avoir travaillé de nombreux étés dans l’entreprise familiale, a de son côté pris sa retraite en mars 2020, avec l’arrivée de la pandémie.

Sources : "Former MP Moe Mantha dies at 81" de Gord Young, September 20, 2015, The Nugget (nugget.ca),

"St.Cloud head coach Mantha to retire at the end of the season", March 4, 2020 (nahl.com),

hockeydraftcentral.com, wikipedia.org.