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dimanche 29 mars 2020

Per-Olov Brasar






Dans les années 70, le nombre d'équipes dans le hockey professionnel nord-américain explosa, réduisant le bassin de joueurs de qualité disponibles. Plusieurs équipes eurent donc l'occasion d'innover et d'aller explorer différents pays comme sources de joueurs (voir texte du 19 août 2011). Ce fut le cas en premier lieu des Maple Leafs de Toronto qui recrutèrent en suède le célèbre défenseur Borje Salming ainsi que les Jets de Winnipeg dans l'AMH qui remportèrent plusieurs coupes AVCO avec une quantité considérable de joueurs scandinaves.

Voyant les succès des Jets, d'autres équipes tentèrent également le pari scandinave. Ce fut le cas des North Stars du Minnesota qui alignèrent en 1977-78 un trio entièrement suédois.


Roland Eriksson, Per-Olov Brasar et Kent-Erik Andersson


Né le 30 septembre 1950 à Falun en Suède, Per-Olov Brasar (au centre sur la photo) fit tout d'abord la pluie et le beau temps avec le club Leksands IF où il joua tout d'abord pour le club junior de 1964 à 1969 et ensuite en première division suédoise de 1970 à 1977. Durant cette période, il fut considéré comme un des attaquants les plus complets de Suède avec son excellent jeu offensif et défensif. Leksands remporta 5 fois le championnat avec Brasar dans ses rangs. Il fit également partie de l'équipe nationale aux championnats du monde à chaque saison jusqu'à son départ dans la LNH. 

Son coéquiper Roland Eriksson (1er à gauche) fut un choix tardif des North Stars en 8e ronde du repêchage de 1974 qui débuta dans la LNH en 1976-77. Il performa admirablement et termina au deuxième rang des marqueurs des North Stars avec 69 points et fut un des finalistes pour le trophée Calder (qui fut remporté par Willi Plett des Flames d'Atlanta). L'année suivante, Eriksson convainquit son ami Brasar de se joindre aux North Stars comme agent libre. 


Per-Olov (si on traduit ça donne Pierre-Olaf) débuta donc au Minnesota en 1977-78 avec en plus un autre compatriote du nom de Kent-Erik Andersson (3e sur la photo). Brasar, comme Eriksson avant lui, connut une très bonne première saison dans la LNH avec une fiche de 20 buts et 57 points en 77 matchs. Son jeu polyvalent lui valut également le titre du joueur le plus utile et de la recrue de l'année chez les North Stars. Cependant, le club n'allait nulle part à cette époque et la saison 1977-78 fut la pire de l'histoire des North Stars et ce jusqu'à leur déménagement en 1993. Ils terminèrent la saison avec une fiche de 18 victoires, 53 défaites et 9 matchs nuls pour 45 points. 

Dans le rouge depuis plusieurs saisons, les propriétaires des North Stars étaient à la recherche d'un acheteur. Dans un des plus étranges épisodes de l'histoire de la LNH, la franchise fut plutôt fusionnée avec les éphémères Barons de Cleveland durant l'été 1978 (voir texte du 28 février 2016). Les deux équipes allaient donc fusionner leurs alignements et leur personnel hockey pour ne garder qu'une seule équipe au Minnesota. Pour sa part, Brasar fut protégé par l'équipe dans le mini-repêchage de dispersion des joueurs en surplus dans le système de la nouvelle équipe renflouée des North Stars. 

Malheureusement pour lui, l'arrivée de nouveaux joueurs en provenance de Cleveland comme Al MacAdam et Mike Fidler ainsi que l'arrivée de la recrue Bobby Smith (1er choix de l'encan de 1978) le fit descendre dans la hiérarchie des North Stars. De plus, le trio suédois fut démembré lorsqu'Eriksson fut libéré et ensuite signé par les Canucks dans l'entre-saison. Brasar connut donc une baisse de régime à sa deuxième saison, ne récoltant que 6 buts et 34 points. Il débuta la saison 1979-80 avec l'équipe mais fut échangé aux Canucks après 22 matchs. En retour les North Stars obtinrent un choix de 2e ronde en 1981 (Mike Sands). On peut penser à première vue que les Canucks voulaient le réunir avec Eriksson mais ce dernier était alors retourné en Europe alors que son parcours à Vancouver ne dura que 35 matchs. Eriksson termina d'ailleurs la saison dans l'AMH avec les Jets après avoir été libéré par les Canucks.

La fameuse ''Swedish line'' des North Stars ne fut donc qu'un court happening d'une seule saison. Pour sa part, Kent-Erik Andersson fut celui qui joua dans la LNH le plus longtemps, jouant avec les North Stars jusqu'en 1982 et ensuite avec les Rangers jusqu'en 1984.


Pour sa part, Brasar connut une certaine renaissance à Vancouver alors qu'il récolta 22 buts et 63 points en 1980-81, des sommets en carrière. Cependant cette renaissance fut de courte durée. Il manqua une trentaine de matchs en 1981-82 et régressa de nouveau offensivement, ne récoltant que 18 points. Il fut utilisé sporadiquement durant le parcours cendrillon des Canucks jusqu'en finale en 1982 où il ne joua que 6 matchs sans récolter de points. 

Il retourna ensuite en Suède avec son club fétiche, le Leksands IF où il joua en 1982-83 et retrouva son comparse Eriksson. Il joua ensuite une dernière saison avec le club Mora IK avant de prendre sa retraite à l'âge de 33 ans.

En 348 matchs dans la LNH, il obtint 64 buts et 142 passes pour 206 points. Un gentilhomme, il ne récolta que 33 minutes de pénalité en 5 saisons, son maximum fut de 8 minutes en 1980-81.


Sources:
Frozen in Time: A Minnesota North Stars History, Adam Raider

vendredi 27 mars 2020

Herb Rhéaume




Il y a 94 ans aujourd’hui mourrait une légende des Canadiens. 

Reconnu pour son calme remarquable, Georges Vézina s’était joint aux Canadiens à leur deuxième saison, en 1910-11, après les avoir battus lors d’un match hors concours avec son équipe de Chicoutimi.  Vézina a ensuite gardé les buts lors de tous les matchs des Canadiens jusqu’au premier match de la saison 1925-26.  Lors de ce match du 28 novembre 1925 contre les Pirates de Pittsburgh, Vézina se mit à vomir du sang entre la première et la deuxième période et dut évidemment être remplacé.  On lui diagnostiqua alors une tuberculose, qui finit par l’emporter au mois de mars suivant.  Malgré qu’il n’avait joué qu’une seule période au cours de l’année, les Canadiens honorèrent tout de même son contrat en entier et firent don à la ligue d’un trophée à son nom qui est toujours remis aujourd’hui.

Le départ subi de ce pilier de l’équipe et du meilleur de sa profession (à une époque où les équipes n’avaient qu’un seul gardien) laissa un vide énorme, ainsi que de bien grands patins à chausser.

Il y eut d’abord Alphonse Lacroix, que les Canadiens avaient recruté, mais n’ayant pas de place pour lui, ils le rendirent disponible comme gardien de remplacement pour toute la ligue.  Avec la maladie de Vézina, ce sont finalement les Canadiens qui l’utilisèrent.  Lors de la retraite de Vézina, Lacroix redevint la seule propriété des Canadiens.  Il joua 5 matchs (une victoire et quatre défaites), mais le 14 décembre, Léo Dandurand fit appel à Herb Rhéaume.

La natif de Masson (faisant aujourd’hui partie de Gatineau) avait roulé sa bosse dans le hockey senior et avait même remporté la Coupe Allan en 1918-19, avec les Tigers de Hamilton.  Au moment où le tricolore fit appel à lui, il s’alignait avec les Sons of Ireland de Québec.

C’est donc le 15 décembre au Madison Square Garden que Rhéaume fit ses débuts dans la Ligue nationale.  La succession de Vézina s’est bien débuté pour Rhéaume.  Contre un faible adversaire comme les Americans de New York, les Canadiens sont parvenus à l’emporter 3-1. 

Rhéaume a ensuite contribué à une séquence relativement heureuse durant le reste du mois de décembre et le début du mois de janvier.  Par contre, la suite a été moins heureuse.  Du 13 février au 13 mars, les Canadiens ont subi 12 défaites consécutives.  Durant cette période, Montréal n’a pas vraiment été complètement déclassé, à part peut-être une défaite de 6-1 face aux Americans, mais la balance penchait toujours du côté opposé. 

Les Canadiens ont brisé leur mauvaise séquence en remportant le dernier match de la saison contre les St.Patricks de Toronto, mais ils ont tout de même terminé en dernière place de la ligue, avec une fiche de 11-24-1.  Il s’agissait donc d’un net recul par rapport à la fiche de 17-11-2 de la saison précédente et évidemment, ils ont raté les séries.

La moyenne de Rhéaume de 2,93 était aussi un net recul par rapport à celle de 1,81, affichée par Vézina l’année précédente.  Montréal décida donc de chercher des alternatives et durant l’été, ils embauchèrent George Hainsworth, qui remporta ensuite les trois premiers Trophées Vézina.

De son côté, Rhéaume ne joua plus jamais dans la LNH.  Il se retrouva d’abord avec les Tigers de Boston de la Ligue Can-Am (l’ancêtre de la Ligue américaine), avec qui il gagna le championnat en 1928-29. 

Il joua par la suite à St-Louis et sur la côte ouest.  Il est d’ailleurs décédé à Vancouver en 1953, à l’âge de 52 ans.

Sources: “Victime de la malchance, le Canadien a été battu par 1 à 0 par Pittsburgh", 30 novembre 1925, La Presse, page 18, "Le Canadien jouera ce soir à New York", 14 décembre 1925, La Presse, page 20, “Herbie Reaume May Be In Canadien Nets”, 14 décembre 1925, Ottawa Citizen, p.16, "Le Club Canadien engage Herbie Rhéaume", 15 décembre 1925, La Presse, page 20, "Georges Vézina, Veteran Goalkeeper, Dead", 27 décembre 1926, Montreal Gazette, page 22, wikipedia.org.

mercredi 25 mars 2020

Une petite photo pour le plaisir #93 - Des programmes des Jets de Sherbrooke




Histoire de bien remplir mon temps durant ce confinement, je suis en train de mettre à jour d'anciens articles du blog car les liens de certaines photos ne fonctionnent plus. Ça fait quelques mois (même je dirais 2 ans) que je suis sur ce travail de moine mais ça me permet de relire d'excellents textes de nos archives. Je vous suggère d'ailleurs de consulter ces anciens articles si vous vous cherchez de la bonne lecture.

Je suis donc rendu quelque part en 2011, plus précisément le 4 août 2011 dans un texte de keithacton sur les défunts Jets de Sherbrooke, ce club affilié aux Jets de Winnipeg qui n'a existé que deux saisons, soit en 1982-83 et 1983-84. Comme plusieurs clubs défunts des mineures, il est très rare de trouver des photos de cette équipe mais j'ai quand même trouvé quelques perles en tombant sur ces programmes des Jets.






Les Jets cessèrent d'exister après ces deux saisons et furent remplacés par les Canadiens de Sherbrooke, club qui fut partagé par les Canadiens et les Jets jusqu'en 1987. Les Canadiens assumèrent le contrôle complet du club par la suite mais le déménagèrent à Fredericton en 1990.


Sources:

lundi 23 mars 2020

Photos vintage des ligues mineures




En plein confinement, j'ai désormais beaucoup de temps pour me consacrer à un projet dont je fais partie depuis quelques semaines. Je collabore en ce moment à un livre retraçant l'histoire du hockey au Saguenay-Lac-St-Jean. D'ailleurs, si vous avez de la documentation sur ce sujet, que ce soit sur d'anciens clubs ou d'anciens joueurs, faites-moi signe. Voici un lien parlant de ce projet et de son auteur principal, Michel Simard.

J'ai donc rejoint plusieurs groupes Facebook de vieilles ligues mineures afin de peut-être trouver de belles photos et informations pour le livre. Cependant, je tombe sur beaucoup d'autres trucs passionnants qui sont hors-sujet pour ce projet, alors j'ai pensé en repartager quelques-uns ici.



Une belle photo d'équipe des Admirals de Milwaukee. Il y eut plusieurs incarnations des Admirals au cours de l'histoire mais l'équipe a toujours eu une continuité depuis 1970, sautant de ligue en ligue. Ils sont présentement dans la ligue américaine et ce depuis 2001 lorsqu'ils passèrent à la AHL lors de la dissolution de la IHL.




Je n'ai pas retenu le nom de ce joueur mais ce qui m'intéressait était davantage ce splendide logo...

Les Texans de Fort Worth jouèrent dans la Central Hockey League de 1967 à 1982. Ils s'appelaient originalement les Wings de Forth Worth mais changèrent pour les Texans en 1974, juste à temps pour leur association comme club affilié aux Islanders dont vous pouvez voir l’adaptation plus ou moins douteuse de leur logo. Ils le modifièrent légèrement par la suite en une deuxième version plus professionnelle mais qui gardait toujours le lien avec les Islanders même après la fin de leur association. Ils modifièrent le reste de l'uniforme aux couleurs de leur nouvelle équipe affiliée, les Rockies du Colorado. Ils cessèrent d'ailleurs leurs activités en même temps que les Rockies, soit après la saison 1981-82.



On a droit ici à une autre adaptation douteuse d'un chandail d'une équipe de la LNH. Les Wings de Memphis étaient le club-école des Red Wings dans la CPHL (Central Professionnal Hockey League). La CPHL était l’ancêtre de la CHL mentionnée plus haut et les Wings déménagèrent d'ailleurs à Forth Worth lors de l'expansion de 1967. 

Donc les Wings de Memphis décidèrent de défigurer le design du chandail des Red Wings en lui arborant un lettrage à la Rangers, ce qui n'est pas terrible en soi, de plus que Memphis comporte 7 lettres comme les Rangers. Cependant, il défigurèrent également le logo des Red Wings en ajoutant une fleur de coton...




Memphis perdit donc ses Wings en 1967 mais une nouvelle équipe y implanta son club-école dans la CPHL, ce qui nous donna donc les South Stars de Memphis. Le club n'exista que deux saisons avant de déménager en Iowa. Les South Stars eurent cependant dans leurs rangs un joueur qui se retrouvera probablement dans mon livre, Germain Gagnon de Chicoutimi.



Même s'ils changèrent souvent de noms, les Indians de Springfield (Massachusetts) furent un des meilleurs clubs de l'histoire de la ligue américaine, gagnant 7 fois la coupe Calder dont deux fois d'affilée en 1990 et en 1991 et ce malgré que le club changea d'affiliation dans la LNH et changea totalement son alignement entre les deux saisons (voir texte du 12 septembre 2010). Sur cette photo on voit l'adaptation du chandail aux couleurs des Whalers de Hartford, ce qui était pas mal différent des couleurs des Islanders...




Willie O'Ree, le premier afro-américain à avoir joué dans la LNH. Ce n'était bien sûr pas avec les Canadiens mais avec les Bruins de Boston où il joua 2 matchs en 1957-58 et ensuite un autre 43 matchs en 1960-61. Cette même saison 60-61, il joua pour les Canadiens de Hull-Ottawa dans la défunte Eastern Professionnal Hockey League (EPHL), une ligue de développement créée spécialement par la LNH. Cette ligue deviendra plus tard la CPHL et ensuite la CHL vues plus haut.



Jacques Lemaire avec les Apollos de Houston, toujours dans la CPHL/CHL.



Avant de faire le club des Penguins, Kevin Stevens joua une saison dans la IHL avec les Lumberjacks de Muskegon soit durant la saison 1988-89. Il obtint 65 points en 45 matchs avant de se joindre avec les Penguins pour de bon. 



Un des coéquipiers de Stevens avec les Lumberjacks (et plus tard à Pittsburgh), Mark Recchi fut nommé comme co-récipiendaire du titre de recrue de l'année pour l'équipe. L'autre gagnant, le gardien Bruce Racine, obtint une fiche de 37-11-2. Également un choix au repêchage des Penguins, Racine ne joua jamais pour le grand club mais joua plus tard 11 matchs avec les Blues en 1995-96. Contrairement à Stevens qui termina la saison avec les Penguins, Recchi et Racine aidèrent les Lumberjacks à remporter la coupe Turner en 1988-89. Recchi ne joua que 4 autres matchs à Muskegon en 1989-90 avant de faire le saut dans la LNH pour de bon. Il ne revint jamais dans les mineures.


L'actuel entraîneur des Stars de Dallas, Rick Bowness avec les Oilers de Tulsa dans la CHL. Il y joua deux fois soit de 1975 à 1977 et ensuite de 1980 à 1982.



Stéphane Fiset avec les Citadels d'Halifax, avec qui il fit l'aller-retour Halifax-Québec durant 3 saisons.


Brett Hull avec les Golden Flames de Moncton dans la AHL en 1986-87. J'avais toujours eu la fausse impression que les Flames auraient pu être pardonnés d'avoir échangé Hull aux Blues de St.Louis si c'était un cas d'éclosion sur le tard, un peu à la Cam Neely ou à la Markus Naslund. Le genre de coup de dé qu'on ne peut pas prévoir et qui peut aller d'un sens comme de l'autre. 

Cependant, Hull ''torchait'' avec les Flames et les Golden Flames. Il obtint 50 buts à Moncton durant cette seule saison et il obtint 50 points en 52 matchs avec le grand club en 1987-88 avant son échange à St.Louis. Les Flames n'obtinrent que le défenseur Rob Ramage et le gardien Rick Wamsley en retour. Pas le pire des retours mais contre Hull, c'était bien peu...



Stéphane Quintal avec les Mariners du Maine où il joua de 1988 à 1990, en attendant de graduer avec le grand club à Boston.


Pour terminer, voici Martin Brodeur avec les Devils d'Utica dans la AHL, sa seule saison dans les mineures.

samedi 21 mars 2020

Une petite photo pour le plaisir #92 - Bobby Hull avec les Rangers




Je suis tombé sur cette photo sur un de mes nombreux groupes de hockey rétro sur Facebook:



La majorité d'entre vous connaissez sûrement la carrière de Bobby Hull; de ses meilleures années à Chicago jusqu'à sa célèbre défection dans l'AMH avec les Jets de Winnipeg en terminant par une dernière saison retour dans la LNH en 1979-80 qu'il partagea avec les Jets et finalement avec les Whalers de Hartford (où il joua avec Gordie Howe).

Vous vous demandez alors sûrement qu'est-ce que le ''Golden Jet'' fait ici dans l'uniforme des Rangers. Et bien une des étapes largement oubliée de la carrière de Hull fut lorsqu'il enfila effectivement le chandail des Rangers, et ce à deux époques différentes séparées de plus de 20 ans...

Cette photo fut prise lors de la ''Dagens Nyeter Cup'', un tournoi hors-concours mis en place par un journal suédois. Il n'y eut que deux éditions, soit en 1980 et 1981 et un club de la LNH était invité à chacune d'entre elles. Les Capitals de Washington avaient remporté l'édition de 80 tandis que les Rangers remportèrent celle de 81. Dans les rangs des Rangers en cette fin du mois de septembre 1981, on retrouvait un ailier gauche de 42 ans qui était à la retraite depuis un an, Bobby Hull. 

Hull espérait faire un retour, n'ayant sans doute pas aimé sa misérable dernière saison en 1979-80. Constamment blessé et en difficulté financière, Hull aurait aimé que les Jets le laisse retourner à Chicago après la fusion AMH-LNH. Il débuta tout de même cette saison avant de décider de se retirer au mois de décembre.



Il décida éventuellement de revenir au jeu mais pas à Winnipeg. Il demanda à l'équipe de l'échanger à une équipe américaine, afin qu'il paie moins d’impôts. Après plusieurs semaines, les Jets trouvèrent finalement preneur à Hartford où les Whalers firent sont acquisition pour les aider en séries. Cependant, les nombreuses distractions personnelles de Hull vinrent nuire à sa postérité et à son passage à Hartford. Il était en plein milieu des procédures judiciaires d'un coûteux divorce (de là les difficultés financières) et comble du malheur, sa nouvelle compagne se blessa en automobile et il dut encore rater quelques matchs pour s'en occuper. À son retour, les Whalers se firent rapidement balayer en trois matchs par les Canadiens et l'expérience Hull à Hartford prit fin abruptement alors que l'équipe déclara qu'il ne reviendrait pas à l'automne.

Donc Hull prit sa retraite une nouvelle fois. Mais après un an, il fut invité à tenter le coup d'un comeback par l’entraîneur des Rangers, le légendaire Herb Brooks, qui espérait pouvoir recréer la chimie qui se retrouvait chez les Jets avec Hull et ses anciens coéquipiers suédois Anders Hedberg et Ulf Nilsson, tous les deux membres des Rangers depuis 1978. L'expérience dura le temps de ce mini-tournoi de 5 matchs où Hull récolta un but et une passe. N'étant mutuellement pas satisfaits de ce rendement, les Rangers et Hull décidèrent d'arrêter ce retour après le tournoi, quoique Hull déclara plus tard qu'il aurait quand même pu aider les Rangers.

C'en était donc fini pour ce court passage de Hull avec les Rangers et pour la carrière de Hull comme joueur.

Tournée européenne Rangers vs. Bruins - avril et mai 1959

Cependant, il ne s'agissait pas de la première fois que Hull endossait le chandail des Rangers. À la fin du mois d'avril 1959, les Rangers et les Bruins de Boston (les deux équipes hors des séries) furent invités à participer à un tournoi promotionnel de 23 matchs en Europe où seulement ces deux équipes s'affrontèrent dans différentes villes dont Londres, Genève, Paris, Anvers, Zurich et bien d'autres. Quelques joueurs des Rangers ne purent faire le voyage, dont leur joueur vedette Andy Bathgate, dont la femme venait d'accoucher. Plusieurs autres joueurs n'avaient tout simplement pas envie.  Pour compléter leur alignement, les Rangers firent appel à quelques joueurs des Blackhawks dont Pierre Pilote, Ed Litzenberger et bien sûr Bobby Hull, qui allaient temporairement enfiler le chandail des Blueshirts pour la durée de ce tournoi.

Hull, alors âgé de 20 ans, n'était pas encore la grande vedette offensive qu'il allait devenir. Il avait obtenu 47 et 50 points lors de ses deux premières saisons où il était davantage confiné à un rôle de joueur d'énergie sur le troisième trio. Lors de ce tournoi de 23 matchs, Hull fut la grande vedette offensive des Rangers, récoltant 14 buts. Les Rangers remportèrent la série avec une fiche de 11-9-3. Hull déclara plus tard que c'est lors de ce tournoi qu'il prit véritablement son envol comme joueur offensif, alors qu'il eut moins à s'occuper des missions défensives et qu'il était libre de s'exprimer offensivement. Lors de la saison suivante en 1959-60, il marqua 39 buts et termina au premier rang des pointeurs de la ligue avec 81 points.

On pouvait donc le comprendre de tenter un dernier coup avec les Rangers en 1981 mais malheureusement, le temps avait fait son œuvre ingrate et il se retira pour de bon.


Sources:
1959 European tour sparked Hull to stardom, NHL.com, 23 sept. 2009
The Devil and Bobby Hull, Gare Joyce
The New York Rangers, Broadway's Longest-running Hit, John Kreiser & Lou Friedman
Hull fails to make Rangers, NY Times, 9 oct. 1981

lundi 16 mars 2020

La saison 1919-20 des Bulldogs de Québec - Matchs #22-23-24




Re-bienvenue dans cette série commémorative célébrant les 100 ans de la misérable saison 1919-20 des défunts Bulldogs de Québec. Nous allons analyser rétroactivement chacun des 24 matchs de cette saison, selon les archives de journaux que j'aurai réussi à dénicher et les statistiques officielles du site de la LNH.

Voici les résumés des matchs passés: 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20, 21, 22,23,24

Excusez mon retard, j'ai été quelque peu accaparé dans d'autres projets personnels et j'ai laissé cette série déraper un petit peu ce qui fait que j'ai raté l'anniversaire des 100 ans des trois derniers matchs de la saison et de l'histoire des Bulldogs. Mais avec la présence du COVID-19 et des prochains jours/semaines en télétravail, je devrais pouvoir terminer cette série. Allons-y donc.


Dans le dernier match, les Bulldogs mirent la table pour plusieurs records de médiocrité toujours actifs de nos jours, soient le plus grand nombre de buts accordés dans un seul match par une équipe et par un gardien alors que les Canadiens l'emportèrent 16-3. Blessé physiquement et moralement, le pauvre gardien Frank Brophy fut laissé derrière après ce match et l'équipe terminera cette fatidique saison sans lui.

MATCH #22 - 6 mars 1920 vs. Toronto St-Patricks.


La Presse, 8 mars 1920


Howard Lockhart
Sans gardien suppléant pour ce match, les Bulldogs durent emprunter le gardien réserviste des St-Patricks, Howard "Holes" Lockhart. Ce dernier fit honneur à son surnom et à la saison 1919-20 des Bulldogs en accordant 11 buts. Il s'agissait de la 19e défaite des Bulldogs et de la quatrième fois qu'ils accordèrent plus de 10 buts. Du côté des gagnants, Mickey Roach marqua 5 buts, dont un tour du chapeau naturel en 3e période. Seuls Thomas McCarthy et Harry Mummery marquèrent pour les Bulldogs.

Les St-Patricks, la deuxième pire équipe de cette ligue à 4 clubs, démontra que la défense des Bulldogs étaient le véritable maillon faible de cette équipe.






MATCH #23 - 8 mars 1920 vs. Ottawa Senators


La Presse, 9 mars 1920


Harry Mummery
Pour cet avant-dernier match, les Bulldogs décidèrent de confier le poste de gardien à leur meilleur défenseur, Harry Mummery. Ce dernier avait déjà été gardien remplaçant dans le passé. Il avait d'ailleurs remplacé Brophy quelques semaines auparavant. Il s'en sortit bien... durant les deux premières périodes. Les Bulldogs faillirent causer la surprise alors qu'il détenaient une avance de 5-4 au début de la troisième. Cependant, les Senators ouvrirent les valves et marquèrent 7 buts en troisième. Avec un défenseur (Mummery) en moins, on put assister à la fatigue et le déclassement complet de la défense des Bulldogs.

Remarquez bien la dernière phrase de cette coupure de journal alors qu'on commence à mentionner la ville d'Hamilton. On y parle aussi que la partie suivante des St-Patricks contre les Canadiens sera ''contremandée'', un mot dont j'ignore complètement la signification...





Contremander \kɔ̃.tʁə.mɑ̃.de\ verbe transitif 1er groupe
Avertir quelqu’un de ne pas exécuter l’ordre qu’on a donné, de ne pas se rendre à l’invitation qu’on a faite.
Ah bon. Ils auraient donc annulé ce match? C'est faux, car ils jouèrent bel et bien ce match que les St-Patricks gagnèrent 11-4.


Parlant de ''contremander'', j'ai l'impression que plusieurs personnes ''contremandent'' en ce moment les indications des médecins et du gouvernement de ne pas sortir de chez eux.


MATCH #24 - 10 mars 1920 - Ottawa Senators vs. Québec Bulldogs


Le Soleil, 11 mars 1920




Dernier match de la saison 1919-20 des Bulldogs et de l'histoire de ce club dans la ville de Québec. On peut au moins se conforter que les Bulldogs ont au moins terminé leur histoire avec une victoire, leur quatrième de la saison, portant la fiche du club à 4-20. Malgré cette fiche anémique, la grande vedette des Bulldogs, Joe Malone, profita de ce match pour connaître une autre de ses soirées légendaires en marquant 6 buts, ce qui n'était même pas son plus haut total durant cette saison alors qu'il marqua un record toujours inégalé de 7 buts lors du match du 31 janvier.

Avec ces 6 buts, Malone dépassa Newsy Lalonde des Canadiens et termina comme premier compteur de la ligue avec 39 buts et 49 points, devançant Lalonde par 3 points.

Avec cette fiche de 4-20, les Bulldogs terminèrent la saison avec un pourcentage de victoire de .167, ce qui demeure à ce jour le 6e pire résultat de l'histoire.




Ensuite vinrent plusieurs déploiements et manigances en coulisses, laissant le futur de l'équipe incertain. Les rumeurs d'une nouvelle équipe à Hamilton étaient déjà courantes depuis plusieurs semaines mais les fans de Québec ne se doutaient pas qu'il s'agirait plutôt d'un transfert.

On terminera ça plus tard dans un autre billet de conclusion. Sur ce, prenez soin de vous, lavez-vous les mains, restez chez vous, démarrez-vous un blog et faites le compte-rendu de chaque match des Capitals de 1974-75.


Statistiques finales des Bulldogs en 1919-20


samedi 14 mars 2020

Ron Stewart




En 1951-52, Ron Stewart évoluait pour les Flyers de Barrie, mais à cette époque, il était possible de prêter un joueur à l’équipe finaliste de la Coupe Memorial.  Cette année-là, ce sont les Biltmore Mad Hatters de Guelph qui gagnèrent le droit de représenter l’Ontario.  Stewart leur fut donc prêté.  Cette décision fut salutaire, puisqu’il compta 10 fois et amassa 7 passes en 12 matchs et aida Guelph à remporter la Coupe.

Suite à ce tournoi, Stewart se retrouva immédiatement avec les Maple Leafs.  Par contre, malgré ses prouesses offensives à la Coupe Memorial, c’est plutôt comme avant à caractère défensif qu’il fit sa marque.  Toutefois, comme le Trophée Frank Selke n’a été remis qu’à partir de 1978, Stewart n’a pas reçu d’honneur individuel.  Pourtant, malgré la façon dont il fut utilisé, il est tout de même parvenu à marquer 20 buts au cours d’une année à deux reprises durant sa carrière.

Au niveau de son équipe, Stewart est arrivé à Toronto deux ans après que les Leafs eurent gagné la Coupe et qu’ils eurent beaucoup de succès au cours des années 1940.  Il s’agissait donc d’un changement de cycle et les Leafs ont même raté les séries pour une rare fois au cours des années des six équipes à son année recrue.  Il a donc fallu que Stewart attende à sa dixième année avant de remporter sa première Coupe Stanley, en 1961-62.  Les Leafs répéteront aussi leur exploit les deux années suivantes. 

Stewart y restera une année de plus, avant de passer d’une des équipes dominantes de la période à l’une des pires.  À l’été 1965, il a été échangé aux Bruins contre Andy Hebenton, Orland Kurtenbach et Pat Stapleton.  Il passa alors deux ans à Boston (où les Bruins ratèrent les séries pour une 7e et une 8e année de suite).  L’arrivée de Bobby Orr et de Phil Esposito était sur le point de faire tourner les choses, mais Stewart ratera tout ça, étant choisi par les Blues au repêchage d’expansion de 1967.

Stewart ne passera que 19 matchs avec St-Louis, avant d’être envoyé aux Rangers, en retour de Red Berenson et Barclay Plager.

C’est d’ailleurs au cours de ce passage à New York que Stewart sera impliqué dans un incident auquel il sera toujours associé.

Le 29 avril 1970, après l’élimination des Rangers, Stewart et son coéquipier, le légendaire gardien Terry Sawchuk, sont allés dans un bar.  Alors qu’ils avaient bu et qu’ils discutaient du partage des dépenses de la maison qu’ils partageaient, une dispute éclata. 
 

De retour à la maison, le tout dégénéra.  Des témoins les ont vus se bousculer sur la pelouse.  Sawchuk tomba et s’infligea des blessures internes au foie et à la vésicule biliaire.  Il dut donc être opéré pour retirer cette dernière et régler une hémorragie interne.  Sawchuk, qui avait un historique d’alcoolisme, de dépression et de violence conjugale, rapporta à la police qu’il assumait entièrement la responsabilité de la dispute.  Le 31 mai suivant, Sawchuk fut victime d’une embolie pulmonaire qui l’emporta à l’âge de 40 ans.  Une enquête policière fut déclenchée et Stewart fut exonéré de tout blâme.  Stewart, qui avait visité Sawchuk à l’hôpital, fut même l’un de ses porteurs à ses funérailles.  L’histoire a par contre collé à Stewart.

En novembre 1971, Stewart fut échangé aux Canucks avec Dave Balon et Wayne Connelly contre Gary Doak et Jim Wiste.  Le séjour de Stewart sur la côte ouest se limita toutefois à 42 matchs, puisqu’en mars, les Rangers refirent son acquisition pour un montant d’argent.  Stewart put donc aider les Blueshirts à accéder à la finale pour la première fois en 22 ans.  Ceux-ci s’inclinèrent toutefois contre les Bruins, dans une finale opposant les deux équipes les plus faibles de l’ère des six équipes.

À sa dernière saison, 1972-73, Stewart partagea son temps entre les Rangers et leurs nouveaux voisins, les Islanders.

En carrière, il a disputé 1353 matchs, comptant 276 fois et obtenant 253 passes, pour un total de 529 points.

Stewart devint ensuite entraîneur des Buckaroos de Portland de la WHL, qu’il mena à la finale dans ce qui s’avéra la dernière année du circuit. 

Il se retrouva donc dans la Ligue américaine, derrière le banc des Indians de Springfield, qui remportèrent la Coupe Calder en 1974-75. 

Ce titre lui ouvrit la porte de la LNH lorsque son ancien entraîneur chez les Rangers, Emile Francis, décida de se concentrer sur son poste de directeur-général et de lui laisser le banc de l’équipe.  Toutefois, l’expérience ne dura que 39 matchs lorsqu’autant Francis que Stewart furent congédiés et remplacés par John Ferguson.

Stewart eut une deuxième chance en 1977-78, avec les Kings.  Leur fiche de 31-34-15 fut suffisante pour les mener en séries, mais après une sortie rapide, il fut remplacé.

Il s’est ensuite établi en Colombie-Britannique, où il habita jusqu’en 2012, alors qu’un cancer l’emporta à l’âge de 79 ans.

Sources : "Ron Stewart, Star of Maple Leafs Champs, Dies at 79" de Richard Goldstein, 28 mars 2012, New York Times (nytimes.com), wikipedia.org.

vendredi 13 mars 2020

Masque spécial vendredi 13 #2

J'ai débuté une nouvelle série, le vendredi 13 décembre 2019, visant à présenter un masque qui fait peur, question de rendre hommage au tueur de fiction, Jason Voorhees.

Si vous avez manqué la première édition, je vous invite à la consulter en cliquant ici.

Pour cette édition du vendredi 13 mars 2020, c'est le masque porté par le présent gardien des Blackhawks, Robin Lehner, alors qu'il s'enlignait avec les Sabres de Buffalo.


En préparation pour le match de la Classique Hivernal entre les Sabres et les Rangers de New York, Lehner porta le masque de Paul Harrison, tout d'abord pour la pratique du 21 décembre 2017 ainsi que pour le réchauffement du match du 1er janvier 2018. Il affronta les lancers de l'entraîneur des gardiens des Sabres, Andrew Allen avec ce masque, lui demandant même de lui en envoyer directement sur le masque ! Faut dire qu'à cette époque, Lehner combattait ses propres démons, alors qu'il fut plus tard diagnostiqué avec des troubles de bipolarité, combiné à consommation excessive d'alcool. Si vous comprenez l'anglais, je vous invite à lire l'article qu'il a publié sur "The Athletic" en septembre 2018.

Sachant justement qu'il n'avait pas toute sa tête à cette époque, l'image complète peut faire encore plus peur.


Avouez qu'on dirait qu'il s'apprête à découper quelqu'un avec son bâton. 

Pour le match en tant que tel, Lehner porta le masque (plus contemporain) suivant, avec une magnifique peinture de l'artiste suédois Dave Gunnarson, avec un hommage léger à l'ancien portier des Sabre, Dominik Hasek.


Source : https://buffalonews.com/2017/12/21/sabres-notebook-lehner-a-snazzy-masked-man-as-winter-classic-prep-cranks-up/

mercredi 11 mars 2020

Pause Pub - Poulan








Un ami m'a remis un magazine de la CHL, datant de 1991 et j'ai suis tombé sur ce petit bijou. Ron Tugnutt qui se fie à Poulan pour tondre son gazon, car c'est "synonyme de performance et de fiabilité" ... Tout le contraire de la défensive des Nordiques à l'époque ...


Si ça vous intéresse, la marque Poulan Pro existe toujours. Vous pouvez zieuter leur site si ça vous dit ... ou pas.