Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu

mardi 26 mars 2019

Histoire de cartes : Les 7 gardiens des Blues en 2002-03





Comme les Flyers viennent d'établir le record du plus grand nombre de gardiens utilisés en une saison avec 8 cerbères, j'ai pensé revenir dans le passé pour parler de l'équipe qui détenait le record précédent de 7 gardiens. En fait je dis détenir mais c'est plutôt le terme ''partager'' qu'il faut utiliser ici car en effet le record précédent était partagé par trois équipes; les Kings de 2007-08, les Blues de 2002-03 et les premiers à avoir établi ce record, les Nordiques de 1989-90. 

Mon collègue Martin a d'ailleurs déjà parlé de ces derniers dans le passé (voir texte du 16 mars 2009) et j'ai fait de même l'autre jour avec les Kings (voir texte du 7 mars 2019). Alors aujourd'hui nous allons parler de l'autre ''ex-co-détenteur'' de l'ex-record, les Blues de 2002-03. Et en même temps faire une autre chose qu'on aime bien sur ce blog; parler de cartes de hockey.



Contrairement aux autres équipes mentionnées plus haut, les Blues de 2002-03 étaient un club compétitif et non pas un club de fond de cave à la Nordiques circa 1990. Ils terminèrent deuxième de leur section derrière les Red Wings avec une fiche de 41-24-11 et firent les séries sans grande difficulté malgré cette instabilité devant le filet. Il faut dire qu'ils avaient une défense du tonnerre avec Chris Pronger et Al MacInnis ainsi que la recrue de l'année 2002-03, Barret Jackman. Ils avaient aussi toute une attaque avec un Pavol Demitra dans ses meilleures années (93 points) ainsi que de très bons joueurs comme Keith Tkachuk, Doug Weight et Cory Stillman. C'est plutôt une comédie de malchance et de ridicule qui porta les Blues à employer autant de gardiens. Voici donc leurs 7 portiers cette année-là.

1. Brent Johnson
38 mj - 16 v - 13 d - 5 n

Johnson émergea comme gardien numéro un des Blues après l'échange de Roman Turek aux Flames durant l'été 2001. Il semblait parti du bon pied comme numéro un avec une fiche de 34-20-4 lors de la saison 2001-02. Cependant, il fut le premier d'une longue lignée de blessures chez les gardiens au début de cette saison 2002-03. Dans son cas il se blessa à la cheville lors du camp d’entraînement et ne put finalement jouer qu'à la mi-décembre. Il partagea ensuite une bonne partie du calendrier avec ses adjoints mais manqua encore quelques matchs au début du mois de mars. Cette soudaine fragilité et son jeu inconstant incita les Blues à aller chercher du renfort en vue des séries.

Les Blues semblèrent perdre confiance en lui et ne voyaient plus le potentiel gardien numéro un qu'il était. Il joua très peu la saison suivante et fut même retourné dans les mineures. Il fut échangé aux Coyotes (contre le nomade légendaire Mike Sillinger) en mars 2004. Il devint toutefois un excellent gardien numéro deux, un rôle qu'il joua plus tard pour les Capitals et les Penguins jusqu'à sa retraite en 2012.

Comme carte de Johnson, j'ai trouvé une carte d'une compagnie un peu bâtard, une ''Vanguard'' 2001.


2. Fred Brathwaite
30 mj - 12 v - 9 d - 4 n

Obtenu des Flames dans l'échange de Turek mentionné plus haut, Brathwaite fut le partant pour le premier match des Blues et le gardien numéro un par défaut jusqu'au retour de Johnson. Il se blessa toutefois lors du deuxième match de la saison des Blues. Il revint avant la fin du mois d'octobre mais n'eut cependant jamais de poste assuré malgré son rendement adéquat (dont une série de 5 victoires consécutives). Lorsque de meilleures options se présentèrent pour les Blues, Brathwaite fut simplement libéré avant la fin de saison. 

Il signa avec les Blue Jackets en 2003-04 mais ce furent ses derniers matchs à vie dans la LNH. Il joua ensuite en Russie, tenta un retour en Amérique dans la AHL pendant deux saisons et retourna terminer sa carrière dans la ligue allemande.

Comme carte, j'ai opté pour une Topps ''Heritage'' 2001-02.


3. Reinhard Divis
2 mj - 2 v - 0 d - 0 n

Choix de 8e ronde en 2000, l'autrichien Reinhard Divis était supposé être le gardien #1 des Blues dans la ligue américaine mais la blessure de Johnson bouscula tout le système et Divis fut appelé à seconder Brathwaite en ce début de saison chaotique pour les gardiens des Blues. Lorsque Brathwaite se blessa à son tour lors du deuxième match de la saison, Divis prit sa place et termina la match. Il remporta ensuite sa première décision en carrière lors du 3e match de la saison mais se blessa à l'aine durant le 4e, une blessure qui sembla le mettre au rancart pour la majorité de la saison. 

Il joua sporadiquement avec l'équipe jusqu'en 2006 mais retourna ensuite jouer en Autriche jusqu'à sa retraite en 2012.

On continue avec les cartes de compagnies médiocres avec une ''Be a Player'' 2001-02.


4. Curtis Sandford
8 mj - 5 v - 1 d - 0 n

On continue l'effet domino avec Curtis Sandford qui fut à son tour rappelé des mineures pour seconder Rivis après la blessure de Brathwaite lors du deuxième match. Il vint à relève à Rivis lorsque ce dernier se blessa lors du 4e match. Il disputa ensuite son premier départ lors du 5e match qu'il remporta. Mais lors du 6e match, il fut à son tour victime de cette ridicule épidémie de blessures chez les gardiens de Blues qui en étaient alors déjà à  leur quatrième gardien... et un 5e qui attendait sur le banc.

Sanford, un joueur jamais repêché, joua en tout une soixantaine de matchs avec les Blues en 4 saisons. Il joua aussi plus tard pour les Canucks, les Blue Jackets et les Bulldogs d'Hamilton alors qu'il était propriété du Canadien. Il termina sa carrière en 2015 avec le Lokomotiv Yaroslav dans la KHL.

Pourquoi pas une carte Parkhurst 2005-06 pour se rappeler de Sandford?

5. Cody Rudkowsky
1 mj - 1 v - 0 d - 0 n

Jamais repêché, Cody Rudkowsky fut signé comme agent libre par les Blues en 1999 après 4 saisons junior avec les Thunderbirds de Seattle. Il passa les saisons suivantes dans le système des Blues, sautant de la AHL à la ECHL et vice-versa. Il commença la saison 2002-03 dans la ECHL avec les Titans de Trenton mais fut rappelé dans la AHL et ensuite dans la LNH après les blessures subséquentes à Johnson, Brathwaite, Rivis et compagnie. Il vint donc en renfort en tant qu'adjoint à Sandford lors du 5e match de l'équipe. Sandford se blessa au début du 6e et Rudkowsky termina le match et obtint la victoire 2 à 1, sans allouer de but. Brathwaite était à ce moment sur la galerie de presse et s'approchait d'un retour. Il enfila donc les jambières comme substitut d'urgence. 

En fait, malgré cette hécatombe, les Blues continuaient à gagner. Voyant tout de même l'urgence, ils commençaient à magasiner pour un gardien d'expérience pour se sortir un peu du trou. Brathwaite revint au jeu lors du match suivant et Rudkowsky fut son adjoint jusqu'à l'arrivée d'un nouveau gardien. Rudkowsky fut donc un ''one-game wonder'' et ne rejoua jamais plus dans la LNH. Il continua sa carrière dans la AHL et la ECHL jusqu'à sa retraite en 2008.

Comme carte, j'ai pris une Upper Deck ''Premier Collection'' 2002-03.


6. Tom Barrasso
6 mj - 1 v - 4 d - 0 n

Alors que le mois d'octobre n'était même pas encore terminé et que toutes leurs options potables dans les buts étaient écoulées, les Blues se mirent à la recherche d'un agent libre pour venir colmater les brèches. Ils songèrent à signer Byron Dafoe (voir texte du 19 février 2017), alors en dispute contractuelle avec les Bruins qui venaient de le libérer. Ils optèrent cependant pour une option plus économique en signant le vétéran Tom Barrasso le 1er novembre.

Recrue de l'année en 1984 avec les Sabres et gardien vedette des Penguins durant plusieurs saisons, Barrasso s'amena faire un dernier tour de piste avec les Blues après quelques mois d'inactivité. Après avoir été échangé par les Penguins aux Sénateurs en mars 2000, il prit une année sabbatique et revint en action avec les Hurricanes en 2001-02. Il passa cependant aux Maple Leafs avant les séries, suite à quoi il fut libéré.

Les Blues prévoyaient utiliser Barrasso comme second à Brathwaite jusqu'au retour éventuel de Johnson et ensuite le garder comme 3e gardien s'il jouait bien. Cependant le vieux Barrasso ne put faire mieux qu'une seule victoire en 6 matchs. Au moins cette seule victoire (également sa dernière à vie) était par blanchissage. Johnson revint au jeu à la mi-décembre et Barrasso fut libéré quelques temps après.

C'est une autre carte ''Be a Player'' que j'ai choisi pour Barrasso, une de ses dernières cartes en carrière.


7. Chris Osgood
9 mj - 4 v - 3 d - 2 n

Malgré que le statut quo était désormais rétabli après le retour en santé de Johnson et Brathwaite, les Blues sentaient qu'ils n'iraient pas loin en séries avec ce tandem. Ils continuèrent leur travail adéquat durant le reste de la saison mais lorsque Johnson se reblessa à la fin février, ils préférèrent opter pour Sandford au lieu de Brathwaite.

Désirant plus d'expérience pour les séries, les Blues firent finalement l'acquisition d'Osgood des Islanders à la date limite des transactions. Gagnant de deux coupes Stanley avec les Red Wings en 1997 et 1998, Osgood fut libéré par l'équipe après avoir obtenu Dominik Hasek avant la saison 2001-02. Osgood joua alors deux saisons à New York avant d'être échangé aux Blues. Il obtint un blanchissage lors de son premier match avec l'équipe, ce qui permit aux Blues d'atteindre un autre record avec 5 gardiens ayant obtenu un blanchissage durant la même saison (les autres étant Brathwaite, Johnson, Sandford et Barrasso).

Brathwaite fut donc libéré, Osgood devint numéro un de l'équipe et Johnson fut rétrogradé comme adjoint. Il fut l'homme de confiance de l’entraîneur Joel Quenneville durant les séries mais l'équipe fut éliminée en 7 matchs en première ronde par les Canucks.

Osgood fut le gardien numéro un des Blues la saison suivante, saison où ils n'employèrent que trois gardiens (avec Johnson et Divis) mais ils furent éliminés de nouveau en première ronde. Osgood retourna ensuite avec les Red Wings comme agent libre après le lock-out de 2005 et gagna une autre coupe Stanley avec eux en 2008.

Comme carte, j'ai opté pour le summum du ''bâtard'' avec une Crown Royale 2004 découpé en 3D au die cut.



Les Blues ratèrent les séries 5 fois en 6 ans lors des années suivantes, en employant divers gardiens moyens comme Sanford, Manny Lagace, Chris Mason, Ty Conklin, un Patrick Lalime en fin de carrière et quelques matchs de Ben Bishop à ses débuts. Ils retrouvèrent ensuite plus de stabilité avec Jaroslav Halak, Brian Elliott et ensuite Jake Allen mais toujours pas de gardien qu'on puisse qualifier de faire partie de l'élite. Ils semblent avoir trouvé une solution cette année avec Jordan Binnington qui sortit de nulle part comme gardien numéro un mais est-ce que ce sera pour longtemps? On verra bien. Au moins ils n'ont employé que trois gardiens cette saison.


Sources:
http://a.espncdn.com/nhl/columns/johnson_george/1451382.html

dimanche 24 mars 2019

Trêve de hockey #96 - Visite au Musée Grévin - Suite









En avril 2016, Keith Acton est allé visité le musée Grévin avec sa famille. J'y suis allé lors de la relâche avec la mienne et une nouvelle section était ouverte depuis quelques mois : celle sur les Expos. Dans le cadre des deux matchs pré-saison que les Blue Jays disputeront aux Brewers de Milwaukee ce lundi et ce mardi, je me suis dit que le moment était parfait pour vous partager mes photos. De plus, c'est cette année que nous célébrons le 50e anniversaires de nos "Zamours"

Plusieurs articles de la collection personnelle de Perry Giannas se retrouvaient dans la section ; des casques, des bâtons, des photos, les crampons de Gary Carter, etc.

Le masque que le receveur #39, Brian Schneider, portait en 2003

Plusieurs photos de l'Histoire du baseball à Montréal

Des photos de Gary Carter

Un cadre relatant l'histoire de Jackie Robinson

Jersey de Gary Carter en 1992

Jersey de Tim Raines dans les années 80

Jersey de Pedro Martinez, en 1997




Un casque, une casquette, les crampons, un bâton et le sac, tous ayant appartenu au "Kid"




J'aime bien cette balle

Les bancs du parc Jarry ... ils étaient confortable malgré tout !

Bien sûr, une exposition sur le baseball, dans un musée de cire, doit au moins comporter une statue de cire. Celle qui fut introduit en octobre 2018 fut celle du regretté #8, Gary "Kid" Carter


La position au bâton ressemble à celle que prenait Carter lorsqu'il arrivait dans le rectangle, le visage est très ressemblant, quoi peut-être un peu trop allongé. Ils ont choisi de représenter Carter avec les cheveux frisés. Il lui arrivait cependant parfois d'avoir les cheveux lisses. L'uniforme ne semble pas authentique, mais la reproduction représente bien l'uniforme des années 80, quoique le bleu poudre des pantalons ne soit pas exactement dans la même teinte que la chemise. Tant qu'à être dans les détails, Carter avait l'habitude de ne pas attacher le bouton supérieur.

Bref, j'ai bien aimé ma seconde visite au Musée Grévin. J'y étais aller une fois en 2015 mais sans les enfants. Ils ont ajouté plusieurs accessoires pour prendre des photos avec les statues, dont une réplique d'une ceinture de la UFC afin de défier GSP !

On peut rêver, non ?

samedi 23 mars 2019

Riley Hern




À la fin du 19e siècle, Riley Hern jouait autant à l’avant que dans les buts dans sa région de Stratford, en Ontario, en plus de jouer à la crosse.  Il choisit finalement la position de gardien quand, en 1901, il eut vent d’une innovation.  Une ligue dans la région de Pittsburgh se déclarait officiellement comme professionnelle, la Western Pennsylvania Hockey League (WPHL).  Le but était d’occuper leur aréna, le Duquesne Gardens, à Pittsburgh.  Hern signa donc avec les Keystones de Pittsburgh.

Il ne mit pas de temps à se distinguer, car dès la première année de la ligue sous cette forme, avec neuf victoires en quinze matchs, il mena ses adversaires à ce chapitre.  Il fut ainsi nommé au sein de l’équipe d’étoiles de la ligue.

L’année qui suivit fut tout autre.  Les Keystones terminèrent derniers de la ligue.  Quant à Hern, il ne remporta qu’un seul match, contre dix défaites.

Ce fut alors la dernière saison de Hern dans la WPHL.  Par la suite, il joua avec le Portage Lakes Hockey Club, une équipe basée au Michigan, qui se joindra à une autre ligue professionnelle naissante, l’International Professional Hockey League (IPHL).

En 1905-06, Hern aida à nouveau son équipe à remporter le championnat de la ligue, avant de revenir au Canada.   Il se joignit alors aux champions de la Coupe Stanley, les Wanderers de Montréal, où il aura comme coéquipiers une kyrielle de joueurs qui ont marqué cette période du hockey, comme Hod Stuart, Sprague Cleghorn, "Bad" Joe Hall et Lester Patrick.

Encore une fois, Hern aida son équipe à remporter le championnat, la Coupe Stanley dans ce cas, avec une saison parfaite de surcroît.  Ce faisant, il devint le premier gardien professionnel à remporter la Coupe.  Toutefois, c’était l’époque où des équipes d’autres ligues pouvaient défier les champions en titre.  Après avoir défait une équipe de New Glasgow, en Nouvelle-Écosse, les Wanderers se firent alors surprendre par les Thistles de Kenora.  Pour parvenir à ses fins, l’équipe de la ville du nord-ouest de l’Ontario de 5200 habitants (qui demeure à ce jour la plus petite ville à avoir remporté la Coupe Stanley) avait engagé pour l’occasion le futur premier entraîneur des Bruins, Art Ross, pour 1000$.  Les Wanderers reprirent ensuite la Coupe, en plus d’embaucher Art Ross la saison suivante.

Les Wanderers remportèrent ensuite cinq défis, en plus de conserver leur titre pour la saison 1908, où Hern joua un rôle important.  À partir de ce moment, la Coupe Stanley couronna la meilleure équipe professionnelle, alors que les clubs amateurs se disputèrent plutôt la nouvelle Coupe Allan.

Les Wanderers laissèrent la Coupe à Ottawa en 1909, avant de la reprendre en 1910.
Hern joua une dernière saison en 1910-11, mais c’est à nouveau Ottawa qui remporta le titre.
Une pub pour son magasin

Au cours de sa carrière, Hern était devenu porte-parole de la chaîne de mercerie Semi-ready.  Celle-ci offrait des complets déjà assemblés, mais auxquels il ne restait que les derniers ajustements à faire, ce qui constituait une nouveauté à l’époque par rapport aux habits sur mesure, plus longs à obtenir et plus coûteux.  La chaîne lui a même offert un magasin au coin de Peel et Ste-Catherine.  Après la saison 1910-11, Hern décida de se consacrer entièrement à son commerce.  Toutefois, pour demeurer près du hockey, il travailla également comme arbitre et juge de but dans la LNH.  Il s’impliqua également dans le milieu local des affaires.

En 1929, Hern eut des problèmes cardiaques, qui l’emportèrent à l’âge de 50 ans.

La contribution de ce pionnier du hockey professionnel fut soulignée en 1963, lorsqu’il fut admis au Temple de la renommée du hockey à titre posthume.

Fait intéressant, on compte parmi sa descendance l’acteur et chanteur Allan F. Nicholls, qui a entre autres fait partie du groupe Mashmakhan pendant un moment.  Toutefois, il est surtout connu pour son rôle de Johnny Upton, le joueur moustachu qui a ouvert sa robe de chambre lors de la parade de mode, dans le film Slap Shot.  Jusqu’à un certain point, on peut donc dire que le hockey unit le petit-fils au grand-père qu’il n’a jamais connu…       

Sources : The Westmount News, 9 octobre 1914, p.9, “′Riley′ Hern Died In His 49th Year”, 25 juin 1929, Montreal Gazette, p.5, “Riley Hern : St.Mary’s Original Hockey Hero” de Stewart Grant, 20 janvier 2017, St.Mary’s Independent (stmarysindy.com), hhof.com, wikipedia.org.

jeudi 7 mars 2019

Histoire de cartes: Les 7 gardiens des Kings en 2007-08




Les Flyers de Philadelphie viennent de battre le record du plus grand nombre de gardiens utilisés durant une seule saison lorsque le nouvel arrivé Cam Talbot devint le 8e gardien des Flyers à être mis sur la glace. Il a gagné ce match 6-3 contre les Devils. 

Donc pour célébrer cet ''exploit'' hors du commun. J'ai pensé revenir dans le passé pour parler de l'équipe qui détenait le record précédent de 7 gardiens. En fait je dis détenir mais c'est plutôt le terme ''partager'' qu'il faut utiliser ici car en effet le record précédent était partagé par trois équipes; les Kings de 2007-08, les Blues de 2002-03 et les premiers à avoir établi ce record, les Nordiques de 1989-90




Mon collègue Martin a d'ailleurs déjà parlé de ces derniers dans le passé (voir texte du 16 mars 2009) et je vais faire dans la même veine ici avec les Kings et leurs gardiens de 2007-08. Et en même temps faire une autre chose qu'on aime bien sur ce blog; parler de cartes de hockey.

Tout d'abord, toute équipe qui emploie autant de gardiens durant une saison traverse une passe difficile. C'était le cas des Kings en 2007-08, eux qui ratèrent les séries pour la cinquième de six années consécutives. Ils traversaient des années médiocres, avec des joueurs légendaires en fin de carrière comme Luc Robitaille et Rob Blake, des jeunes pas encore assez bons comme Anze Kopitar et Dustin Brown et d'autres joueurs moyens comme Alexander Frolov, Michael Handzus, Patrick O'Sullivan et Mike Cammalleri. Ils avaient aussi un manque flagrant devant les buts comme on va le voir ici.

1. Jason LaBarbera
45 mj - 17 v - 23 d - 2 dp

Les problèmes dans les buts chez les Kings dataient de plusieurs années déjà. La saison précédente, la tâche fut partagée principalement entre trois gardiens; Mathieu Garon, Dan Cloutier et Sean Burke. Burke prit sa retraite après la saison, Garon signa avec les Oilers et Cloutier fut envoyé dans les mineures, ce qui laissa le champ libre à Jason LaBarbera de s'établir avec l'équipe en 2007-08, lui qui brûlait la ligue américaine dans ces années-là (voir texte du 8 octobre 2009).

C'est donc lui qui joua la majorité des matchs cette saison-là et s'en sortit pas trop mal dans les circonstances avec un taux d’efficacité de .910. Il eut toutefois plusieurs blessures qui le mirent au rencart pour de bon en février. La saison suivante, l'émergence des jeunes gardiens des Kings (que l'on verra plus loin) le rétrograda comme back-up et il fut éventuellement échangé aux Canucks. Il joua plus tard également pour les Coyotes, les Oilers et les Ducks.

Comme carte de LaBarbera j'ai donc cru approprié de prendre une valeur sure avec une Upper Deck 2008-09. 


2. Jonathan Bernier
4 mj - 1 v - 3 d - 0 dp


C'est le jeune Jonathan Bernier, premier choix de l'équipe en 2006 (11e au total), qui joua le premier match de la saison des Kings et qui partagea le filet avec LaBarbera durant les premières semaines de 2007-08. Il fut toutefois retourné rapidement à son club junior, les défunts MAINEiacs de Lewiston, après ses quatre premiers matchs en carrière (fiche de 1-3-0). 

Il fut toutefois supplanté dans la hiérarchie des gardiens des Kings par un autre jeune gardien (que l'on verra plus loin) et joua les deux saisons suivantes comme gardien numéro un du club-école des Kings, les Monarchs de Manchester, avant de devenir finalement le numéro 2 des Kings en 2010-11. Après la première conquête des Kings en 2012, Bernier joua une dernière saison avec les Kings et put finalement obtenir plus de temps de jeu lorsqu'il fut échangé aux Maple Leafs durant l'été 2013. Il joua trois saisons à Toronto et ensuite une saison chacune avec les Ducks et l'Avalanche. Il est présentement membre des Red Wings.

Comme carte j'ai pris une carte recrue O-Pee-Chee très ordinaire de 2007-08.


3. Jean-Sébastien Aubin
19 pj - 5v - 6d - 1dp

Pas réussi à trouver des cartes de Jean-Sébastien Aubin avec les Kings, j'ai donc opté pour son club précédent avec une autre O-Pee-Chee, cette fois de 2006-07 lorsqu'il jouait avec les Leafs. Les O-Pee-Chee des années 2000 étaient comme les Kings à l'époque, c'est à dire médiocre.

Il signa comme agent libre avec les Kings durant l'été 2007 après avoir passé deux ans à Toronto et avant ça six ans à Pittsburgh. Presque toujours un gardien numéro 2, Aubin joua ses derniers matchs dans la LNH avec les Kings cette saison-là. Il débuta dans la ligue américaine mais fut rappelé après le renvoi de Bernier dans le junior. Il fut l'adjoint de LaBarbera une bonne partie de la saison mais fut éventuellement relégué comme troisième gardien et échangé aux Ducks en février. Il ne joua jamais pour les Ducks, passant le restant de la saison et de sa carrière en Amérique dans les mineures. Il mit ensuite le cap sur l’Europe où il joua jusqu'en 2015.


4. Dan Cloutier
9 pj - 2 v - 4 d - 1 dp

Une carte Victory ici, la compagnie la plus oubliée de l'histoire pour notre prochain gardien, Dan Cloutier qui est également le gardien plus oublié dans cette histoire. L'ancien des Canucks, des Rangers et du Lightning s'amena à Los Angeles en 2006 après que les Canucks eurent fait l'acquisition de Roberto Luongo. Au début de la saison 2007-08, il se fit déloger de la hiérarchie des Kings par Bernier, LaBarbera et Aubin et fut envoyé dans les mineures où il fut également supplanté par 3 autres jeunes gardiens (que l'on verra plus loin). À sa grande surprise, il fut tout de même rappelé par les Kings qui renvoyèrent Aubin à Manchester à sa place. Il joua une poignée de matchs sans grand éclat avec les Kings et ce furent également ses derniers en carrière dans la LNH. Les Kings rachetèrent sa dernière année de contrat après la saison.

Il prit sa retraite non-officiellement mais tenta un retour en 2009 avec les IceHogs de Rockford dans la ligue Américaine. Cette expérience ne dura que 3 matchs et il prit sa retraite définitive par la suite.


5. Erik Ersberg
14 mj - 6 v - 5 d - 3 dp



Pour faire changement, j'ai pris une carte Fleer Ultra ici pour notre prochain gardien, au cas où vous demandiez si Fleer existait toujours en 2007-08 et bien vous pouvez arrêter de faire de l'anxiété à cause de ça car ils étaient toujours fidèles au poste. En fait je pense qu'ils appartiennent désormais à Upper Deck comme toutes les autres compagnies mais ça c'est un détail.

Non-repêché, le suédois Erik Ersberg sortit de nulle part au milieu des années 2000 et devint un des meilleurs de sa profession en Suède. Après avoir gagné le titre de gardien de l'année et terminé deuxième au scrutin de recrue de l'année dans la ligue de Suède, les Kings lui firent signer un contrat et l'assignèrent avec les Monarchs pour la saison 2007-08. À la fin de février, ayant déjà tenté leur chance avec tous ceux mentionné plus haut, les Kings le rappelèrent finalement pour remplacer un LaBarbera encore blessé. Il délogea Cloutier et obtint la majorité des départs de l'équipe pour terminer la saison et s'en sortit quand même admirablement avec 6 victoires, 5 défaites et 3 défaites en prolongation. Il obtint également deux blanchissages. Ces 6 victoires le classèrent au 2e rang pour les victoires parmi ce club des 7 gardiens, derrière LaBarbera.

Il obtint un statut de joueur régulier dans la LNH et semblait devenir le gardien numéro un par défaut. Mais il ne joua finalement que 28 matchs en 2008-09 et seulement 12 en 2009-10, étant à son tour supplanté par Bernier et un autre jeune loup des Kings (que l'on verra plus loin). Au début de la saison 2010-11, les Kings le retournèrent dans la ligue américaine mais il ne s'y rapporta pas. Il fut placé au ballottage et ensuite libéré pour bris de contrat. Il quitta pour la KHL où il joua quelques saisons et il termina sa carrière en Suède en 2016.

6. Daniel Taylor
1 mj - 0 v - 0 d - 0 dp

Une autre carte Victory ici car c'est la seule que j'ai pu trouver de Daniel Taylor avec les Kings. Il faut dire qu'avec un seul match joué avec l'équipe, c'est déjà assez étonnant qu'il en ait une. 

Choix de 7e ronde des Kings en 2004 (221e au total), Taylor passa la majorité de la saison 2007-08 avec les Monarchs et fut rappelé le temps d'un match à la fin mars alors que l'équipe de fond de cave préparait déjà la saison suivante. Pourquoi ne pas tenter des expériences pour conclure une saison médiocre? Ou bien pour ''tanker'' comme il faut? Le jeune Taylor était pourtant la révélation de l'année chez les Monarchs cette saison-là avec une fiche de 13-5-2 et 4 blanchissages en 23 parties jouées. Il ne joua cependant que 20 minutes cette saison-là avec les Kings, en relève à Ersberg lors d'une défaite de 7-2 où il alloua 2 buts sur 8 lancers. Il termina la saison comme gardien numéro un du second club-école des Kings dans la ECHL, les Royals de Reading. Il passa la majorité des années suivantes à sauter de ligue mineure en ligue mineure mais refit surface dans la LNH avec les Flames le temps de deux matchs en 2013 et un autre match avec les Senators en 2017. Il joue présentement dans la KHL avec le Sibir de Novosibirsk. 

Mais quand allait-on finalement avoir un bon gardien avec les Kings??


7. Jonathan Quick
3 pj - 1 v - 2 d - 0 dp

Ça aura prit du temps mais finalement les Kings ont eu leur gardien #1 pour un bon bout lorsqu'ils firent le choix de sélectionner Jonathan Quick au 72e rang de l'encan de 2005. On peut dire que les Kings n'ont jamais eu de très grands gardiens à l'exception de Rogatien Vachon et désormais Quick. Ils eurent bien des gardiens adéquats comme Kelly Hrudey, Mario Lessard ou Stéphane Fiset qui faisaient la job mais jamais sur une très longue période. Roman Cechmanek? Jamie Storr?

Donc, Quick débuta cette saison 2007-08 dans la ECHL avec les Royals mais fut subséquemment rappelé dans la AHL quand tous les autres s'effondrèrent devant lui. Il ne joua que trois petits matchs avec les Kings sans trop d'éclat mais se reprit la saison suivante. Il débuta la saison avec Manchester mais lorsque Ersberg se blessa en décembre, Quick fut rappelé et resta à Los Angeles pour de bon. Il délogea Ersberg comme numéro un et termina la saison avec une fiche de 21-18-2 dont 4 blanchissages en 44 matchs. Il ne fut pas considéré comme candidat au titre de recrue de l'année, c'est plutôt Steve Mason des Blue Jackets qui l'emporta, mais Quick obtint tout de même quelques votes.


Quoiqu'il en soit, cette saison de 2007-08 à 7 gardiens aura tout de même permis aux Kings de finalement trouver leur gardien d'avenir et également de finir à égalité au dernier rang de la ligue avec le Lightning. Lors de la loterie pour le premier choix, le Lightning l'emporta et sélectionna Steven Stamkos. Les Kings se rabattirent sur un jeune défenseur du nom de Drew Doughty. Avec lui, Quick, Kopitar, Brown et compagnie, les Kings remportèrent deux Coupes Stanley lors des 5 années suivantes.

mardi 5 mars 2019

Escapade à Syracuse





De retour de Détroit, j’ai décidé de passer par le sud du lac Ontario et de faire un arrêt à Syracuse.
Un peu comme sa voisine, Rochester, Syracuse est une ville industrielle en déclin avec un taux de criminalité élevé.  Si sa population a atteint son sommet en 1950 avec plus de 220 000 habitants, elle est aujourd’hui autour de 143 000.  Bien que le fabricant de dactylos Smith Corona et le fabricant de fournaises Carrier y ont déjà eu leur siège social et que General Electric y a déjà fabriqué une grande quantité de téléviseurs, il ne reste plus rien de tout ça.  (Toutefois, Carrier y a toujours un centre de recherche.) 
Par contre, Syracuse peut au moins compter sur une grande université, qui porte son nom, et qui est renommée pour sa recherche.  Au niveau sportif, la réputation des équipes de football et de basketball de l’Orange de l’Université de Syracuse n’est plus à faire.
Les liens entre Syracuse et le hockey mineur remontent à loin.  La première Coupe Calder a d’ailleurs été remportée par les Stars de Syracuse en 1937.  L’histoire du hockey dans la ville a été néanmoins loin d’être linéaire.  Il y a eu quelques tentatives dans la Ligue américaine, mais de 1967 à 1977, ce sont les Blazers y qui ont joué, dans la Ligue Eastern (EHL) et dans la Ligue nord-américaine (NAHL). 
C’est par ailleurs cette dernière ligue qui a servi d’inspiration pour le film Slap Shot.  On y trouve ainsi une équipe qui la représente dans le film, les Bulldogs, qui comptent sur les services de Tim McCracken et Ogie Oglethorpe.  Le chandail que l’équipe porte dans le film n’a toutefois rien à voir avec celui des Blazers.  Il s’agit plutôt d’une version modifiée de celui des Jaros de la Beauce.  De plus, les deux matchs que jouent les Chiefs contre les Bulldogs sont à domicile.  Ils n’ont donc pas lieu à Syracuse, mais bien à Charlestown dans le film et à Johnstown dans la vraie vie.

En 1976, il n'y avait pas de siège à une extrémité

Aujourd'hui, elle a été un peu modifiée

Cependant, Syracuse a tout de même servi de lieu de tournage pour le film, mais dans l’histoire, il s’agit du domicile des Presidents de Hyannisport.  Pour vous situer, il s’agit du match où Jeff Hanson reçoit un trousseau de clés au visage et où le tout dégénère en bagarre dans les estrades.  D’ailleurs, les acteurs se souviennent que les figurants de Syracuse avaient pris leur rôle particulièrement à cœur, rendant la scène assez intense à tourner…
Cette scène a été tournée au War Memorial Arena.  Inauguré en 1951, il est toujours utilisé aujourd’hui et il est le domicile du Crunch de Syracuse, qui y joue depuis 1994 et qui est le club-école du Lightning de Tampa Bay dans la Ligue américaine.  À noter qu’il a également été le domicile des Nationals, qui y ont d’ailleurs gagné le championnat de la NBA en 1955.  En 1963, les Nationals ont pris le chemin de Philadelphie pour devenir les 76ers.
Situé dans un centre-ville qui ne m’a pas paru très animé, on peut se garer dans des stationnements étagés tout près.
À l’intérieur, j’ai cherché si on pouvait trouver une quelconque référence au fait qu’il s’agissait d’un des lieux de tournage du film, mais je n’ai rien trouvé.  Pourtant, le Crunch avait retiré le numéro 7 de Reggie Dunlop pour la saison 2008-09, suite au décès de Paul Newman.  En fait, sans surprise, dans un endroit qui se nomme le War Memorial, on trouve plutôt une grande section liée à l’histoire militaire des États-Unis et aux héros locaux.
Le match auquel j’ai assisté opposait le Crunch aux Marlies de Toronto, la filiale des Leafs.  Avec une foule de 5269 spectateurs dans un aréna d’une capacité de 6159, il y avait une bonne ambiance.  Les billets sont abordables (à partir de 16$ US) et il y avait plusieurs familles.
La section de l'histoire militaire
L’endroit a été peinturé aux couleurs du Crunch (blanc et bleu), ce qui n’était évidemment pas le cas en 1976, lors du tournage.  Pour permettre d’agrandir la surface au besoin, les sections les plus près de la patinoire sont des estrades temporaires en aluminium, ce qui est un peu bizarre.  Le plafond, couvert d’une toile isolante (du "papier d’aluminium"), trahit l’âge de l’immeuble, qui est tout de même bien entretenu.  En fait, l’entretien fait en sorte qu’on ne se sent pas dans un aréna de 68 ans, mais certains détails font qu’on sait que nous ne sommes pas dans un édifice moderne non plus.

Les estrades en aluminium près de la glace
Question culturelle probablement, mais je ne m'habitue pas à voir des pubs comme celle-ci, d'un centre de traitement du cancer.  On voit aussi le plafond en "papier d'aluminium".
Sur la glace, l’ex-Voltigeur et Armada Alex Barré-Boulet s’est mis en évidence en comptant les deux buts du Crunch, qui est d’ailleurs dirigé par l’ex-entraîneur des Olympiques de Gatineau, Benoît Groulx.  Les Marlies sont toutefois revenus de l’arrière et c’est finalement l’ex-Rempart et Cataracte Dmytro Timashov qui a tranché en faveur de Toronto en prolongation, 3-2.  Décidément, les anciens de la LHJMQ étaient bien représentés.
La mascotte du Crunch est à l'image du logo, une sorte de super héros.  Pour une mascotte, ça va, mais pour un logo, c'est moche.
Cal Foote (le fils d'Adam) et ses coéquipiers ne portaient toutefois pas leur chandail habituel.  Leur troisième chandail est orange, à l'image des équipes de l'université du coin.
Le jeune frère de PK Subban, Jordan, joue maintenant dans le réseau des Leafs, pour les Marlies
Voici un Crunch Dog:  Oignons frits, bacon, saucisse et sauce au fromage sur pain bretzel.  Vais-je surprendre quelqu'un en disant que c'est assez gras?  
Sources:
Jackson, Jonathon, The Making of Slapshot: Behind the Scenes of the Greatest Hockey Movie, John Wiley & Sons Canada Ltd, 2010, p.171-173, 279,
wikipedia.org.

lundi 4 mars 2019

Escapade à Détroit



Récemment, j’ai dû me rendre à Windsor, en Ontario, pour mon travail.  Mes collègues me connaissant bien, ils m’ont invité à assister à un match des Red Wings.

D'un côté, Windsor.  De l'autre, Détroit.
La ville de Windsor étant si intégrée à Détroit qu’il est un jeu d’enfant de s’y rendre.  En fait, il y a même un autobus de la ville qui y fait la navette.  Un de mes collègues me disait d’ailleurs, sourire en coin, qu’il s’agit probablement du seul système d’autobus municipal avec une portée internationale.  Pour 5$, on peut prendre un trajet à partir du terminus qui passera par le tunnel et vous laissera au centre-ville de Détroit.  Par contre, il ne faut pas oublier son passeport, puisqu’à la sortie du tunnel, tous débarquent de l’autobus le temps de se rendre aux douanes américaines.  Après, on rembarque à bord.  Il est ensuite possible de descendre à quelques endroits, incluant un près du Little Caesars Arena, le domicile des Wings et des Pistons de la NBA.

Le "LCA"
Il y a quelques années à peine, Détroit avait fait la manchette à cause de son état de dégradation extrême.  Depuis, la ville s’est libérée de son énorme dette, qu'elle ne pouvait plus soutenir avec la diminution de sa population, en faisant faillite.  Ceci lui a permis de se remettre à investir dans des services de base, comme ses services de police et de pompiers et même de son système de lumières de circulation!  Le secteur privé s’est aussi mis de la partie.  Entre autres, Dan Gilbert a déménagé le siège social de son entreprise, Quicken Loans, au centre-ville, en plus d’acheter et de rénover de nombreux immeubles qui en avaient plus que besoin.

Tout juste devant l'aréna, un immense projet de (re)construction
Au niveau sportif, le Little Caesars Arena en est à sa deuxième saison, après avoir remplacé le Joe Louis Arena.  Il a été construit au centre-ville, pratiquement côte à côte du Comerica Park (le stade des Tigers) et du Ford Field (le stade des Lions), deux enceintes un peu plus vieilles, mais pas tant.  De l’autre côté de la rue, on voit des palissades qui annoncent la suite du projet de redéveloppement immobilier de plus de 2 milliards $ dont fait partie le ″LCA".  Considérant que toutes ces constructions sont dans le même secteur, on imagine toute la surface qui a été dégagée en plein centre-ville, qui en avait grandement besoin.


Dans la ville de l'automobile, la pub de Chevrolet est en conséquence, faite de pièces 

À l’intérieur, tout est moderne et spacieux.  On y trouve plusieurs restaurants, incluant un qui appartient à Kid Rock, qui est originaire de la région de Détroit.  Les bancs sont confortables et la vue y est très bonne.

Pour ceux qui veulent manger chez Kid Rock
Les partisans des Wings ont vraiment été gâtés au cours des 30 dernières années.  En plus de participer aux séries pendant 25 saisons de suite, ils ont atteint la finale 6 fois et ont remporté la Coupe à 4 reprises.  Alors que la ville passait des années difficiles, les Wings apportaient un petit baume à la population.  Aujourd’hui, la ville va mieux, mais l’équipe est en reconstruction.  C’est pourquoi on peut y voir quelques bancs vides, bien que les assistances demeurent très respectables dans l’aréna de 19 515 places.  La foule y est enthousiaste et connaît son hockey.

La figure emblématique des Wings, Gordie Howe, avec son tir foudroyant

Le match a été à l’image de la saison des Red Wings.  Ils ont fourni un certain effort.  Leur principale menace offensive, Dylan Larkin, a obtenu une passe sur chacun des deux buts de son équipe, mais ce fut insuffisant.  Détroit s’est incliné 3-2 devant le Minnesota.
Le plafond du LCA produit des mouvements de lumière.  À noter également le tableau qui affiche aussi à l'intérieur, pour les sections près de la patinoire.
Quelques bancs vides
Étude sociologique éclair:  La ville de Détroit compte sur une très importante population noire, mais la foule y est blanche, blanche...

À notre sortie, nous avons pris une courte marche, une chose qui, selon mes collègues, aurait été tout simplement impensable dans ce secteur il y a quelques années.


Le centre-ville de Détroit, avec au centre le siège social de GM, vu de Windsor
Nous avons ensuite repris l’autobus, qui nous a ramené du côté de Windsor.  L’arrêt aux douanes canadiennes y a été plus rapide que celui lors de l’allée…