Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu

mardi 31 juillet 2018

Les statistiques offensives de Grant Fuhr









De nombreuses remarques désobligeantes et blagues ont été faites au sujet de la saison de misère qu’a connue Karl Alzner.  Malgré son nouveau contrat de 23,125 millions $ pour cinq ans, l’acquisition de Marc Bergevin a dû se contenter d’un but et 11 passes pour 12 points.  Il s’agissait de son plus faible total en carrière lors d’une saison complète.

Tournons un peu plus le fer dans la plaie (avec un brin de mauvaise foi) et comparons la saison d’Alzner avec celle de… Grant Fuhr en 1983-84.

Bien qu’il était gardien de but, Fuhr obtint pas moins de 14 points (tous des passes) cette année-là.  Un gardien a donc déjà obtenu deux points de plus qu’Alzner cette saison.

Évidemment, il s’agissait d’une époque différente.  Au sein de son équipe, éventuelle championne de la Coupe Stanley, Fuhr pouvait compter sur Wayne Gretzky, qui avait accumulé pas moins de 205 points.  Trois autres joueurs (Coffey, Kurri et Messier) avaient également dépassé le seuil de 100 points.  À titre de comparaison, il n’y en a eu que trois (McDavid, Giroux et Kucherov) dans toute la ligue en 2017-18.   
Malgré cela, l’exploit de Fuhr n’était pas banal.  Il a ainsi battu par 6 le record précédent de 8, qu’avait établi Mike Palmateer trois ans plus tôt avec les faibles Capitals.  Depuis, Curtis Joseph en a obtenu 9 en 1991-92 avec les Blues.  Fuhr a donc accumulé 5 points de plus que le deuxième plus haut total de l’histoire

Autre statistique intéressante, Fuhr a joué cette saison-là 45 matchs.  Son coéquipier Pat Conacher, un attaquant qui a tout de même finalement joué 521 matchs dans la LNH, c'est-à-dire le même nombre que Fuhr pour 1982-83.  Toutefois, il a accumulé moins de points (2 buts 8 passes) que Fuhr…

En carrière, Fuhr a accumulé 47 points, le même nombre que Martin Brodeur (qui a toutefois deux buts à son actif) et un de moins que Tom Barrasso.  Par contre, si on inclut les séries, les 60 points de Fuhr représentent un sommet.

samedi 28 juillet 2018

Équipe All-Star des oubliettes #12 - Oilers d'Edmonton








Re-bienvenue à cette interminable série sur ces joueurs vedettes dont le passage avec une équipe a été largement oublié. On a droit aujourd'hui à une des mes équipes favorites, les Oilers, que j'aime célébrer en me remémorant leurs belles années mais aussi leurs années glauques et leurs nombreux problèmes de personnel...

Je vous rappelle rapidement la formule, il s’agit de la meilleure équipe de tous les temps de la franchise mais composée des joueurs vedettes les plus oubliés à avoir porté leur uniforme, que ce soit par la longueur du séjour (généralement en bas de 100 matchs) ou par oubli collectif. Il s’agit de choix très subjectifs, basés selon ma propre mémoire et parfois le terme “vedette” est assez subjectif également.

Allons-y donc.

ATTAQUANTS


Miroslav Satan
126 matchs (1995-97)

Un cas classique de projet avorté hâtivement. Choix de 5e ronde (111e au total) de l'équipe lors du repêchage de 1993, la future vedette des Sabres Miroslav Satan débuta avec l'équipe durant une des pires périodes de l'histoire de la franchise, une période que j'appelle les années ''lendemain de veille post-dynastie'' (voir texte du 16 avril 2017). Il eut des débuts prometteurs avec l'équipe lors de sa première saison professionnelle en 1994-95 dans la Ligue américaine avec les Oilers du Cap-Breton où il obtint 24 buts et 40 points en seulement 25 matchs. On espérait alors beaucoup de lui au sein de l'équipe en reconstruction.

Il débuta à Edmonton la saison suivante et il obtint somme toute une première saison correcte avec 18 buts et 35 points en 62 matchs. Glen Sather espérait qu'il se développe davantage la saison suivante mais son jeune joueur sembla plutôt régresser. Il obtint 17 buts et seulement 28 points à sa deuxième saison. Au même moment, plusieurs autres jeunes ailiers prirent leur place avec l'équipe (Ryan Smyth, Dean McAmmond, Kirk Maltby, Mariusz Czerkawski) et la situation contractuelle de Satan poussa Sather à prendre une décision. Voyant que son contrat allait prendre fin et contraint par le peu de budget disponible à Edmonton, Sather avait peur que Satan ne retourne jouer en Slovaquie et ainsi de le perdre pour rien. Il décida donc de l'échanger aux Sabres en retour de deux joueur marginaux; Craig Millar et Barrie Moore. 

Ces deux joueurs ne jouèrent qu'une quarantaine de matchs dans la LNH par la suite, tandis que Satan connut six saisons de 20 buts et plus (dont une de 40) avec les Sabres et joua plus de 1000 matchs dans la LNH jusqu'à sa retraite en 2010 alors qu'il jouait avec les Bruins.


Vincent Damphousse
80 matchs (1991-92)

On se souvient davantage de Vincent Damphousse avec les Oilers car il s'agissait d'un des meilleurs échanges de la carrière de Serge Savard avec le Canadien lorsqu'il envoya le très surestimé Shayne Corson (voir texte du 9 sept. 2015) en plus de Brent Gilchrist et Vladimir Vujtek aux Oilers en retour de Damphousse et d'un choix de 4e ronde en 1993 (Adam Wiesel, aucun match dans la LNH). 

Auparavant, Damphousse était un des meilleurs joueurs des Maple Leafs avec qui il joua de 1986 jusqu'en 1991 lorsqu'il fit partie de l'énorme échange avec les Oilers qui amena Glenn Anderson et le gardien Grant Fuhr dans la ville reine. Durant ce court séjour à Edmonton, Damphousse termina au premier rang des pointeurs de l'équipe (89 points) en plus de les aider à se rendre en finale de conférence, où ils perdirent en quatre parties contre Chicago. Ce furent les derniers bons moments de la franchise jusqu'à leur retour en séries en 1997.

Le séjour de Damphousse à Edmonton fut donc de très courte durée et est généralement oublié par les fans. Même si l'équipe était toujours compétitive à l'époque, les fans étaient blasés d'avoir vu autant de vedettes partir soudainement et ils ne s'étaient pas beaucoup attaché à ces nouveaux joueurs comme Damphousse. Cependant ils n'ont pas apprécié l'échange de Damphousse aux Canadiens, d'autant plus que Corson est généralement considéré comme l'un des pires capitaines de l'histoire de l'équipe (il occupa ce poste pendant à peine une saison). Au moins, le passage de Damphousse à Edmonton lui permit d'établir un record particulier alors qu'il termina premier marqueur de  trois équipes différentes lors de trois années consécutives. De plus, il améliora ses statistiques à chaque fois. Il obtint 73 points avec Toronto en 1990-91, 89 points à Edmonton en 1991-92 et ensuite 97 points à Montréal en 1992-93.


Adam Oates
60 matchs (2003-04)

Un des meilleurs passeurs de l'histoire, Adam Oates en était à ses derniers milles en 2002-03 lorsqu'il signa pour un an avec les Mighty Ducks d'Anaheim. Il les aida pourtant à se rendre en finale de la Coupe Stanley contre les Devils avec une récolte de 13 points en 21 matchs. Mais il était alors âgé de 41 ans et les Ducks déclinèrent la dernière année d'option du contrat de Oates.  Il redevint donc agent libre.  Il croyait alors sa carrière terminée et ne s’entraîna presque pas durant l'entre-saison. Après quelques semaines du début de la saison 2003-04, le directeur général Kevin Lowe passa toutefois un appel à Oates pour signer à Edmonton. Il était en manque d'un joueur de centre suite à la grève de Mike Comrie (voir texte du 15 février 2016), alors en pleine dispute contractuelle (il fut éventuellement échangé en décembre).

Oates mit du temps à se mettre en marche, ayant peu patiné auparavant et ayant raté le camp d’entraînement. Il n'obtint que 2 buts et 18 points en 60 matchs avec l'équipe. Toutefois les Oilers voyaient davantage en lui un mentor et un professeur envers les jeunes joueurs. Il aida entre autres quelques jeunes centres des Oilers comme Raffi Torres et Shawn Horcoff à s'améliorer au cercle des mises en jeu. Il se retira au dernier match de la saison alors que les Oilers ratèrent les séries de peu au dernier match seulement.

Il joua en tout pour 7 équipes de la LNH et fut intronisé au temple de la renommée en 2012.


Mentions honorables:
Geoff Courtnall (12 matchs 1987-88), Sergei Samsonov (19 matchs 2006), Petr Nedved (35 matchs 2003-04, 2006-07), Geoff Sanderson (41 matchs 2007-08), Erik Cole (63 matchs 2008-09), Mike Peca (71 matchs 2005-06), Garry Unger (75 matchs 1980-83), Petr Sykora (82 matchs 2006-07), Bernie Nicholls (95 matchs 1991-93), Mariusz Czerkawski (113 matchs 1995-97), Scott Mellanby (149 matchs 1991-93).

DÉFENSEURS

 
Reijo Ruotsalainen
16 matchs + 21 en séries (1987)
10 matchs + 22 en séries (1990)

Je n'avais que très peu d'options en défense et je ne voulais pas inclure un choix évident comme Chris Pronger car je crois que son séjour quoique court avec les Oilers, est demeuré très vif dans les souvenirs des fans, surtout ceux d'Edmonton. Je préfère plutôt parler d'un joueur cruellement oublié des années 80, le finlandais Reijo (prononcé Rexo) Ruotsalainen

Un des meilleurs patineurs de son époque, Ruotsalainen avait un style qui se comparait au grand Paul Coffey des Oilers. Choix de 6e ronde (115e au total) des Rangers en 1981, il débuta immédiatement avec l'équipe et devint leur meilleur défenseur, terminant d'ailleurs au premier rang des marqueurs de l'équipe en 1985. Cependant, il eut de la difficulté la saison suivante alors que les Rangers étaient en pleine tourmente avec leur nouvel entraineur Ted Sator. Ne voyant pas d'avenir à New York, il opta alors d'aller jouer à Berne en Suisse pour la saison 1986-87 et les Rangers refilèrent éventuellement ses droits aux Oilers dans un échange impliquant 7 joueurs. 

Alors que plusieurs défenseurs des Oilers furent blessés durant la saison (dont Paul Coffey), Glen Sather, toujours fan des joueurs finlandais, parvint à convaincre Ruotsalainen de revenir dans la LNH une fois la saison terminée en Suisse. Il fit donc partie de la troisième conquête de la Coupe Stanley des Oilers. Il obtint 13 points en 16 matchs en saison et 7 autres points durant les séries. 

Suite à ce beau retour en Amérique du nord, il avait toutefois l’œil sur les prochains Jeux Olympiques à Calgary. Il opta donc de jouer en Suède durant la saison afin de pouvoir être éligible à se joindre à l'équipe finlandaise, qui obtint éventuellement la médaille d'argent en 1988. Pendant ce temps, les Oilers décidèrent de le placer au ballottage et il fut alors réclamé par les Devils. Ruotsalainen joua une autre saison à Berne mais revint dans la LNH une fois de plus en 1989-90 avec les Devils. Espérant améliorer une fois de plus son club en vue des séries, Sather ramena Ruotsalainen à Edmonton en mars 1990 où il contribua davantage qu'en 1987. Il obtint 13 points en 22 matchs des séries et remporta une deuxième coupe Stanley, la dernière de la dynastie des Oilers. Il retourna ensuite jouer à Berne la saison suivante et prit sa retraite en 1998.

Durant son court passage (en deux parties) à Edmonton, il obtint également le surnom de ''Rental Rexi'' et il demeure toujours dans la mémoire de certains fans invétérés des Oilers. Son nom est parfois mentionné à la blague comme suggestion lorsque les Oilers ont besoin de renfort en défense (ce qui arrive souvent).


Reed Larson
10 matchs (1988)

Qui? Je vous ai dit que je n'avais pas beaucoup d'option en défense alors j'ai opté de rester dans l'obscur pour ce dernier poste de patineur et comme ça fait longtemps que j'ai envie de parler de Reed Larson et bien c'était l'occasion rêvée. Disons que c'est plus intéressant que de parler de Jaroslav Spacek...

Un des meilleurs défenseurs américains de tous les temps, Larson demeure cependant méconnu car il joua la plus grande partie de sa carrière au sein des ''Dead Wings'' de Detroit qui firent de lui leur choix de 2e ronde (22e au total) en 1976. En 10 ans à Detroit, il joua 708 matchs et obtint 188 buts et 570 points, ce qui pour un défenseur, même dans les années 80, est pas mal impressionnant. Il connut 5 saisons consécutives de 20 buts et plus et au passage il participa trois fois au match des étoiles. Il fut éventuellement échangé aux Bruins de Boston en 1986 et il y joua deux saisons suite à quoi son contrat ne fut pas renouvelé. 

Sans contrat pour la saison 1988-89, il subit un accident de voiture durant la saison morte, ce qui endommagea les nerfs dans son bras droit. Il obtint éventuellement un contrat avec les Oilers en septembre 1988 et obtint tout de même 9 points en seulement 10 matchs à Edmonton. Cependant, l'équipe décida de le laisser aller alors que son arme de prédilection, son lancer frappé de la ligne bleue, lui faisait défaut depuis son accident. De plus, il n'était pas le plus fiable défensivement. Il signa alors avec les Islanders.  Il joua une trentaine de matchs avec eux mais ils s'en départirent rapidement à leur tour, l'envoyant aux North Stars en mars 1989. 

Il tenta un autre retour la saison suivante avec les Sabres mais cette expérience ne dura qu'un match suite à quoi il s'exila en europe jusqu'à sa retraite en 1994. 


Mentions honorables:
Jiri Slegr (69 matchs 1994-96), Chris Pronger (80 matchs 2005-06), Fredrik Olausson (108 matchs 1993-96), Sheldon Souray (144 matchs 2007-10), Jaroslav Spacek (31 matchs 2006).


GARDIEN


Jacques Plante
31 matchs (1974-75)


Après avoir conclu sa carrière dans la LNH avec les Bruins de Boston après la saison 1972-73, le légendaire Jacques Plante devint le nouvel entraineur et directeur général des Nordiques de Québec dans l'AMH pour la saison 1973-74. Mais après cette seule saison où l'équipe rata les séries et où il fut réprimandé maintes fois par la direction, le malheureux ex-gardien démissionna de ses deux fonctions. Quelques jours plus tard, il annonça à la presse incrédule qu'il revenait au jeu comme gardien la saison suivante avec les Oilers d'Edmonton.

Les Oilers détenaient les droits sur Plante depuis sa retraite dans la LNH et l'annulation de son contrat comme entraîneur des Nordiques lui permit de signer officiellement avec eux. Il avait en fait planifié ce retour (dans le dos des dirigeants des Nordiques) depuis quelques mois déjà alors qu'il avait fait part de ses intentions au proprio des Oilers quelques semaines avant la fin de la saison. Il devint ainsi à 46 ans le plus vieux gardien de l'histoire du hockey professionnel et son contrat de 150 000$ fut le plus élevé de sa carrière. Il avait toujours la passion et excellait toujours à sa position, gagnant 8 de ses 9 premières parties avec les Oilers.

Cependant, s'estimant trop vieux pour les longs voyages, il obtint du proprio des Oilers le droit de jouer seulement les matchs à domicile, du moins pour la saison régulière. Pendant que ses coéquipiers étaient sur la route, il s’entraînait à Edmonton avec l'équipe junior des Oil Kings. Durant un de ces entraînements en décembre 1974, il fut atteint à la tête lors d'une collision avec un jeune joueur et il perdit connaissance. Il eut une blessure à l'oreille, ce qui affecta son équilibre par la suite. Il ne se rétablira jamais complètement de cette blessure et il ne put continuer sur sa belle lancée du début de la saison. Il joua 21 autres matchs, obtenant une fiche de 7-13-1. Il laissa d'ailleurs quelquefois sa place en plein match à cause de ses étourdissements. Il fut également blessé à la main à la fin de la saison.

Il décida toutefois de jouer une dernière saison en 1975-76, estimant que lorsqu'il est en santé, il est toujours performant. Il tomba toutefois dans les mauvaises grâces de son entraineur et de son proprio qui ne voyait plus en Plante le bon coup de publicité de l'année précédente. En plus d'avoir de plus en plus de difficulté à suivre le rythme lors du camp d’entraînement, il fut victime d'une tragédie lorsqu'il apprit que son fils Richard venait de mettre fin à ses jours à l'âge de 19 ans. Il quitta donc l'équipe pour retrouver sa famille mais revint toutefois finir le camp des Oilers la semaine suivante malgré qu'il était toujours secoué par ce deuil. Cependant, la direction des Oilers n'était pas très compatissante et Plante était de moins en moins désiré au sein de l'équipe qui avait engagé le cerbère Dave Dryden avant la saison.

Le dernier match professionnel de Plante eut lieu le 9 octobre 1975, un match hors-concours contre les Cowboys de Calgary la veille du début de la saison de l'AMH. Il y eut seulement 2000 spectateurs pour voir ce grand pionnier jouer son dernier match. Les Oilers pensèrent même à annuler ce match dû au peu d’intérêt au guichet et au fait que ce match n'avait pas grande importance. Les Cowboys refusèrent cependant. Plante joua deux périodes et alloua 3 buts sur 17 tirs. Il fut informé le lendemain qu'il n'y avait officiellement plus de place pour lui et il prit sa (troisième) retraite sans tambour ni trompette et partit vivre en Suisse avec son épouse. Il revint par la suite comme entraineur des gardiens pour plusieurs équipes dont les Flyers et le Canadien. Il mourut du cancer à Genève en 1986.


Mentions honorables:
Ilya Bryzgalov (20 matchs 2013-14), Bob Essensa (74 matchs 1996-99), Nikolai Khabibulin (117 matchs 2009-13),

mercredi 25 juillet 2018

André St-Laurent







 

Bien que né à Rouyn, André St-Laurent déménagea avec sa famille à Beloeil alors qu’il était encore petit.
 
C’est vers l’âge de six ans qu’il réalisa que son oncle Dollard St-Laurent s’alignait avec les Canadiens.  À partir de ce moment, il se fixa comme objectif de suivre ses traces.
 
En 1972-73, St-Laurent accumula 100 points en jouant au centre avec le Bleu Blanc Rouge de Montréal (3 points de plus que le futur Capital Robert Sirois et 20 de plus que Mario Tremblay).  Ceci qui fut suffisant pour susciter l’intérêt des recruteurs, sans toutefois être un espoir de premier plan. À ce repêchage, les nouveaux Islanders, suite à une première saison difficile, purent choisir en premier.  Ils attirèrent alors l’attention en s’appropriant les droits sur un jeune défenseur d’Ottawa très prometteur, et qui deviendra quelques années plus tard le capitaine de leur dynastie, Denis Potvin.
 
Au quatrième tour (49e au total), la sélection d’André St-Laurent ne fit pas autant les manchettes, mais elle lui permit de se joindre à une organisation où il y avait des places disponibles.  St-Laurent passa alors du temps avec les Wings de Fort Worth de la Ligue centrale, mais il parvint tout de même à jouer 42 matchs à Long Island.
 
En 1974-75, il fit partie de l’équipe pendant toute la saison, tout en marquant 14 buts et en amassant 41 points.  Il fit entre autres partie de la Commotion Line (pas sûr que ce nom passerait aujourd'hui) avec Gary Howatt et Bob Nystrom et il fut utilisé dans un rôle défensif.
 
Les deux saisons suivantes furent un peu moins bonnes (26 et 23 points) et après joué deux matchs en 1977-78, il fut échangé aux faibles Red Wings contre Michel Bergeron (pas l’entraîneur, mais le joueur).
 
C’est pourtant à Détroit que le déclic se fit.  Ayant suffisamment de temps de glace, il y eut sa saison la plus productive en carrière en marquant 31 fois et en totalisant 70 points, le deuxième total de l’équipe derrière Dale McCourt.  Cette saison permit également aux Wings de retourner en séries après une absence de 7 ans.
 
En 1978-79, il connut une campagne tout de même respectable de 18-31-49, mais ce fut toutefois sa dernière dans la ville de l’automobile.  Bien malgré lui, il fut impliqué dans une situation inusitée.  Détroit avait signé le gardien Rogatien Vachon comme joueur autonome, événement rare à l’époque.  Comme compensation (car ils y avaient droit), les Kings réclamèrent le jeune espoir des Wings, Dale McCourt, revendication que confirma un arbitre.  Dans le but d’éviter de perdre McCourt (qui contesta la décision), Détroit dut alors envoyer à Los Angeles (un an après la signature de Vachon!) St-Laurent et le premier choix de 1980 (qui deviendra Larry Murphy) et celui de 1981 (qui deviendra Doug Smith).  Entre temps, les Wings retournèrent au fond du classement et après le court intermède de 1978, ils durent attendre jusqu’à 1983-84 (et l’arrivée de  Steve Yzerman) pour atteindre à nouveau les séries.
 
De son côté, St-Laurent n’eut pas le même rôle avec les Kings, qui comptait à ce moment sur la Triple couronne (Dionne, Simmer, Taylor), bien qu’il excellait lors des mises au jeu.  Il fut également sérieusement blessé au dos.  Il n’atteignit alors plus le niveau qu’il avait à Détroit.  Il fit ainsi quelques séjours dans la Ligue centrale et dans la Ligue américaine.
 
Après avoir été soumis au ballotage en février 1982, il se retrouva avec les faibles Penguins.
 
Après un bref retour à Détroit en 1983-84, il retourna dans la Ligue américaine, avant de jouer quelques saisons en Suède et en France.
 
Sa fiche en carrière dans la LNH est de 129-187-316 en 644 matchs.
 
La ville de Beloeil, où il est retourné, l’a depuis honoré en nommant un aréna à son nom.
 
Sources : hhof.com, hockeydb.com, wikipedia.org.

samedi 21 juillet 2018

Joueur oublié des 90's #17 - Pat Elynuik








Né le 30 octobre 1967 dans le petit village de Foam Lake en Saskatchewan, Patrick Gerald Elynuik débuta son stage junior à quelques centaines de kilomètres de son patelin avec les Raiders de Prince Albert dans la WHL lors de la saison 1984-85. Cette année-là, il aida les Raiders à remporter le championnat de la WHL (leur seule conquête à ce jour) pour ensuite vaincre Shawinigan en finale de la Coupe Memorial. Il devint ensuite le meilleur attaquant des Raiders avec une récolte de 53 buts et 106 points en 1985-86 suite à quoi les Jets de Winnipeg firent de lui leur premier choix (8e au total) au repêchage de 1986.

Il continua sur sa lancée avec les Raiders l'année suivante avec une dernière saison de 113 points. Il eut également la chance de faire partie de l'équipe canadienne au championnat du monde junior et il était même le premier marqueur de l'équipe jusqu'à ce fameux match du 4 janvier 1987 (voir texte du 26 décembre 2016) qui dégénéra en bagarre générale entre l'équipe canadienne et celle de l'union soviétique, ce qui poussa les officiels à quitter la glace et aux responsables du tournoi d'éteindre les lumières. Les deux équipes furent disqualifiées et exclus de la remise des médailles.

Elynuik débuta ensuite son parcours professionnel en partageant la saison 1987-88 avec Winnipeg et leur club-école à Moncton. Il joua 13 matchs avec les Jets, amassant 1 but et 4 points et il joua 30 matchs à Moncton, amassant 29 points. Il entama la saison suivante à Moncton mais fut rappelé par le grand club pour de bon après seulement 7 matchs dans les mineures. Il conclut cette première vraie saison dans la LNH avec une excellente fiche de 26 buts et 51 points en 56 matchs.


Il s'établit comme un des meilleurs marqueurs du club au cours des saisons suivantes dont sa meilleure en carrière en 1989-90 avec des sommets de 32 buts et 74 points, bon pour le deuxième rang derrière Dale Hawerchuk. Il connut une saison similaire la saison suivante avec 31 buts et 65 points. Cependant, comme beaucoup des joueurs oubliés de cette série, il fut blâmé pour son manque de robustesse et de hargne. 

Après une autre saison parsemée de quelques blessures où il obtint tout de même 50 points en 60 matchs, les Jets tentèrent de se grossir un peu en l'échangeant aux Capitals de Washington en retour de l'attaquant John Druce et de considérations futures. Il ne joua qu'une saison complète à Washington, amassant 22 buts et 57 points. Après seulement 4 matchs au début de la saison 1993-94, il fut échangé de nouveau, cette fois-ci aux Lightning de Tampa Bay où il ne joua également qu'une seule saison, tombant de plus en plus dans l'obscurité. Relégué sur les 3e ou 4e trio, il n'obtint que 12 buts et 26 points avec le Lightning. 




Il signa ensuite comme agent libre avec les Sénateurs d'Ottawa pour la saison écourtée de 1995. Désormais confiné à des missions strictement défensives, il n'obtint que 10 points durant cette saison. Il fut libéré par l'équipe durant la saison 1995-96 (après 29 matchs) et il termina l'année dans la IHL avec les Komets de Fort Wayne.

Il signa un dernier contrat dans la LNH avec les Stars de Dallas en octobre 1996 mais ne put percer leur alignement et il retourna dans la IHL avec le club-école des Stars, les K-Wings du Michigan où il termina premier marqueur de l'équipe avant d'accrocher ses patins en fin de saison.

En 506 matchs dans la LNH il amassa 154 buts et 188 passes pour 342 points.

Il habite désormais à Calgary et donne des camps de développement de hockey dans la région albertaine.


jeudi 19 juillet 2018

Ce sera le Métal Pless de Plessisville








L'image officiel du logo n'est pas encore disponible,
d'où la qualité graphique douteuse de celui-ci.

J'ai fait un article dernièrement annonçant le déménagement du Big Foot de St-Léonard d'Aston à Plessisville. La semaine dernière (je sais, j'ai du retard sur les nouvelles ...), les nouveaux propriétaires ont dévoilé le nouveau nom et logo de leur équipe. Donc, place au "Métal Pless" de Plessisville.

Je dois admettre que je suis un peu déçu que le nom de l'équipe de hockey soit un nom de compagnie, mais je comprends la réalité d'une équipe senior AAA qui veut capitaliser sur le plus de possibilités de commandites. L'avantage ici, c'est que "Métal Pless" est une compagnie qui conçoit et fabrique de l'équipement de déneigement. Et en croire les dirigeants de l'équipe, ils pourraient être capable de "passer la gratte" dans la LHSAAAQ. J'aime toutefois le spartiate qui a été intégré dans le logo. Je suppose que la promotion de l'équipe tournera autour de ce thème. Il reste à voir le dévoilement des uniformes.

Lors du dévoilement du nom et du logo, ils en ont également profité pour présenter leur nouvel entraîneur-chef, Mario Roy. Très connu dans la région des Bois-Francs et de l'Érable, Roy a été pendant plusieurs années entraîneur-chef du Titan de Princeville, dans la LHJAAAQ, les conduisant d'ailleurs au championnat en 2012. Pourra-t-il réaliser l'exploit derrière le banc du "Métal Pless" ? Réponse à la fin de la saison 2018-19.

lundi 16 juillet 2018

Promo - Les étoiles du Hockey Zellers





Voici une série de cartes de hockey que je n'avais jamais vu auparavant et que je me devais de partager avec vous. Il s'agit de la série des Étoiles du hockey de la défunte chaîne des magasins Zellers.

Parue annuellement lors de quatre années consécutives de 1992-93 à 1995-96, cette série comptait seulement entre 6 et 8 cartes par année et mettait en vedette des joueurs retraités légendaires.



Cette série obscure m'est fascinante pour plusieurs raisons. En plus d'être un parfait exemple de la surproduction de cartes dans les années 90, il est surtout amusant de revoir ces joueurs sur patins et tout souriants dans un uniforme et de l'équipement totalement anachronique pour la plupart des joueurs en question.



L'élément vedette de ces cartes pour moi est surtout l'uniforme et ses couleurs enfantines rappelant davantage les Harlem Globetrotters que ceux qu'ils portaient durant leurs carrières. On dirait aussi un mélange de l'uniforme de la Coupe Canada et de ceux des matchs des étoiles des années 90 ou de celui des Stars de Dallas de la fin de la même décennie. Tout ça mélangé aux couleurs rappelant les défunts Rockies du Colorado ou bien les Scouts de Kansas City.



L'uniforme était cependant différent lors de la première série de 1992-93 comme sur la photo suivante du grand Maurice Richard. L'uniforme comprenait une bande aux épaules en bleu qui fut enlevée par la suite.


Cette carte de Rod Gilbert est la seule que j'ai trouvé de la série
où le joueur ne porte pas son plus beau sourire...






En plus des séries de cartes, il y avait d'autres éléments promotionnels faisant partie de la campagne comme ce bâton de Norm Ullman autographié. Il s'agissait également d'une campagne caritative ammassant des fonds pour des hopitaux d'enfants. 

Histoire de ne pas me faire accuser de voler des trucs sur internet, cliquez ici pour le lien du gars de Kijiji qui vend ce bâton et cette affiche.

En terminant, je vous laisse sur quelques autres cartes de la série. J'ai gardé ma préférée pour la fin, celle d'Ed Giacomin...







mardi 10 juillet 2018

Une petite photo pour le plaisir #77 - Islander Inn









Ceux qui nous lisent régulièrement savent que nous avons quelques fixations, entre autres sur les Seals et les Barons et sur Gilles Meloche.
 
Une autre que nous avons est au sujet du tristement célèbre uniforme que les Islanders ont porté au milieu des années 1990.  D'ailleurs, le prix annuel que nous décernons à l'uniforme le plus laid porte un nom qui lui rend "hommage".
 
Notez toutefois qu'avec un peu de créativité, on peut trouver un bon côté à tout!
 
Un propriétaire d'hébergement à Brigus South, à Terre-Neuve, a réussi à recycler le "fishsticks" des Islanders en logo pour son entreprise, le Islander Inn.
 
Il a adapté le lettrage, remplacé le bâton par une puise et changé l'imperméable du capitaine du bleu au classique jaune et voilà!
 
 
 
L'histoire ne dit toutefois pas si le nom "Islander Inn" existait avant que les Islanders ne porte cet uniforme ou si cet entrepreneur a choisi ce nom pour réutiliser ce logo mal-aimé.
 

dimanche 8 juillet 2018

Joueur oublié des 90's #16 - Teemu Numminen




Je triche un peu ici comparativement à ma formule des joueurs oubliés des années 90 car le joueur ici présenté n'a jamais joué dans la LNH et c'est donc pratiquement normal qu'il demeure oublié de nous en Amérique du nord. À première vue, vous pensez probablement que j'ai fait une faute de frappe et que j’ose prétendre que l'un de ces deux joueurs finlandais (Teemu Selanne et Teppo Numminen) soit un joueur oublié ou obscur mais détrompez vous car il en est autrement.




Né à deux jours de Noël le 23 décembre 1973 à Tampere en Finlande et choix de 10e ronde des Jets de Winnipeg (229e au total) en 1992, Teemu Numminen partage plusieurs points en commun avec les deux autres joueurs mentionnées plus haut. Il porte le prénom Teemu comme le premier et le nom de famille Numminen comme le deuxième en plus d'avoir lui aussi été repêché par les Jets. Il vient également de la ville de Tampere comme Teppo.

Ah oui, il est aussi de la même famille que Teppo. Famille immédiate d'ailleurs car il est en fait son frère cadet.




C'est ici que s'arrêtent les comparaisons avec les deux autres ex-Jets. Alors que son frère et Selanne jouaient en Finlande avant d'être repêché, le jeune Teemu (Numminen) quitta son pays natal en 1991 pour jouer à l'école Stoneham High au Massachusetts en compagnie d'un autre finlandais du nom de Mika Nurmi. Suite à cette seule saison à Stoneham High et sa sélection au repêchage par les Jets, il retourna en Finlande avec le club de sa ville natale à Tampere. 

Il revint en amérique en 1996 et s'aligna tout d'abord avec les Falcons de Fresno dans la défunte WCHL. Il joua ensuite dans la ECHL avec les Sea Wolves du Mississippi mais revint dans la WCHL en 1998-99 avec les Mustangs de Phoenix. Au même moment, Teppo était aussi à Phoenix avec les Coyotes, ayant suivi l'équipe après le déménagement de Winnipeg tandis que l'autre Teemu était dorénavant à Anaheim. Les deux portaient alors à l'époque les magnifiques troisièmes chandails de leur équipe respective.

Teemu (Selanne) et (Teppo) Numminen
Teemu Numminen avec les Mustangs de Phoenix (WCHL)
(à noter qu'il portait également le #27 comme son frère)

Teemu (Numminen) retourna ensuite jouer en Europe, d'abord en Angleterre et ensuite de nouveau en Finlande dans des clubs de 3e ou de 2e division. En 2003, il fut réuni à son ancien comparse de l'époque de Stonham High, Mika Nurmi, avec le club HC Montreal (oui c'est bien un club de Finlande) où les deux terminèrent leur carrière en 2006.

Il est depuis 2012 à l'emploi d'une autre ex-équipe de son frère, les Sabres de Buffalo, en tant que recruteur en Europe.

À noter également que leur père, Kalevi Numminen, a également joué au hockey dans les années 50 et 60 avec le club de Tampere où il devint également entraineur pendant plusieurs années en plus d’entraîner l'équipe nationale de 1973 à 1982. Il fut élu au temple de la renommée du hockey finlandais en 1986.

Histoire de ne rien laisser pour compte et comme je n'avais pas grand chose à dire de plus sur Teemu (Numminen), je me suis questionné sur l'origine du prénom Teemu. Et bien il s'agit en fait de la dérivation finlandaise de ''Nicodème''. Nicodème (ou Nikodemos) était un disciple de Jésus qui aurait aidé Joseph d'Arimathie lors de la descente de croix et la mise en tombeau du Christ. 

Teppo pour sa part est la dérivation finlandaise de ''Stéphane''.


Sources:
eliteprospects
Stoneham High School 1992 Yearbook
Behind the name