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mardi 25 juin 2019

Trêve de hockey #97 - Bart Hull




Porter le nom de quelqu’un qui a déjà ouvert la voie dans un domaine peut parfois être un avantage.  Mais ça peut aussi être un fardeau.

La famille Hull n’a pu se distancier de l’héritage de Bobby, leur célèbre père, ancienne gloire des Black Hawks de Chicago et des Jets de Winnipeg et membre du Temple de la Renommée du Hockey.

Blake a joué au hockey jusqu’au junior A.  Bobby Junior a joué junior (gagnant au passage la Coupe Memorial avec les Royals de Cornwall en 1980).  Brett s’est fait un nom à lui, en connaissant une carrière exceptionnelle, qui rivalise avec celle de son père.  Michelle a de son côté fait pendant un moment du patinage artistique, comme sa mère.

Bart a choisi une autre voie.  Suite à un divorce acrimonieux, il est allé vivre avec sa mère, ses frères et sa sœur à Vancouver.  Ayant peu de contact avec son père et ne pouvant plus supporter les comparaisons, il décida à l’âge de 13 ans d’abandonner le hockey et de se concentrer sur le football.
Son brio lui permit éventuellement de se mériter une bourse de l’Université Boise State, en Idaho, comme demi offensif.
Au repêchage de 1991, les Lions de la Colombie-Britannique en firent leur premier choix, quatrième au total.  Son nom de famille ne passa évidemment pas sous silence.  Il ne put toutefois pas s’entendre avec eux et fut échangé aux Rough Riders d’Ottawa, contre le quart réserviste Tony Kimbrough.

Il débuta donc la saison, mais au troisième match, il entra en collision avec un coéquipier et se blessa sérieusement au genou.  Une chirurgie fut nécessaire et c’est ainsi que se termina sa saison.  Il en fut de même pour son passage chez les Riders, puisqu’il fut libéré un peu plus tard.
En 1992, il fut partie de l’équipe d’entraînement des Blue Bombers mais ne vit pas d’action.
Il eut une autre chance en 1994 avec Saskatchewan, mais fut libéré après deux matchs.
Étant déjà connu dans la région en raison de son passage au football universitaire, il joua quelques matchs de hockey à la fin des années 1990, avec les Steelheads d’Idaho de la WCHL.
Il habite maintenant la région de Dallas et travaille pour une firme de recruteurs.
Sources : « Bart Hull Takes His Shot At Football » de Linda Kay, 21 août 1991, The Chicago Tribune (articles.chicagotribune.com), cflapedia.com, linkedin.com, wikipedia.com.

Initialement publié sur bottedenvoi.blogspot.com

samedi 22 juin 2019

Équipe All-Star des oubliettes #20 - Rangers de New York





Pas évident de bâtir l'équipe des joueurs vedettes oubliés des Rangers. On parle ici d'une franchise bientôt centenaire qui a connu des hauts et de nombreux bas en plus d'être une des équipes les plus dépensières et avides de joueurs vedettes de la ligue. On n'a qu'à penser aux nombreux joueurs que Glen Sather signait à gros prix au début du millénaire pour ensuite racheter ou réussir à échanger (allô Scott Gomez) ou bien encore à tous ceux qui sont ''morts en Ranger'' comme ceux recensé dans cet ancien article de Martin pour 25Stanley... J'ai donc ratissé large pour cette sélection et on retrouve beaucoup plus de mentions honorables que d'habitude. Mes choix finaux ne sont jamais unanimes alors si jamais vous trouvez qu'un de ces joueurs le mérite davantage que mon équipe finale alors vous le trouverez sûrement dans les mentions...




Je vous rappelle rapidement la formule, il s’agit de la meilleure équipe de tous les temps de la franchise mais composée des joueurs vedettes les plus oubliés à avoir porté leur uniforme, que ce soit par la longueur du séjour (généralement en bas de 100 matchs) ou par oubli collectif. Il s’agit de choix très subjectifs, basés selon ma propre mémoire et parfois le terme “vedette” est assez subjectif également. Parfois aussi, j'omets d'inclure un joueur pour le mettre dans une autre équipe. Je les ajoute cependant dans les mentions honorables.

Allons-y donc.

Articles précédents de la série:
AnaheimBostonBuffaloCalgaryChicagoArizonaCarolineColoradoColumbusDallasDetroit, Edmonton, Floride, Los Angeles, Minnesota, Montréal , Nashville, New Jersey, New York Islanders

ATTAQUANTS


Pat Verbeek
88 matchs (1995-96)

J'adore Pat Verbeek! Il s'agit d'un de mes joueurs cultes. J'avoue cependant ne pas me rappeler beaucoup de lui entre sa période Whalers et la finale de 1999 où il gagna la coupe Stanley avec les Stars. En 1995, alors qu'il en était à sa sixième saison à Hartford (et capitaine depuis 3 saisons) il fut envoyé à New York contre le défenseur Glen Featherstone et un choix de 1re ronde en 1995 qui devint Jean-Sébastien Giguère. Verbeek connut du succès à Broadway, récoltant 15 points en 19 matchs pour terminer la saison et ensuite 41 buts et 82 points lors de la saison 1995-96. Cependant, alors que son contrat se terminait et que les Rangers avaient de plus gros projets en vue sur le marché des joueurs autonomes, Verbeek fut libéré et il signa avec Dallas tandis que les Rangers signèrent entres autres Wayne Gretzky. 

Verbeek joua à Dallas jusqu'à la finale de 1999 et ensuite deux saisons à Detroit avant de revenir terminer sa carrière avec les Stars en 2001-02. 

La saison 1995-96 comporte une impressionnante cohorte de joueurs qu'on oublie qu'ils ont joué avec les Rangers dont Jari Kurri, Luc Robitaille et Ray Ferraro. C'est d'ailleurs ce dernier qui est à l'origine du fameux surnom de Verbeek. Le gardien des Rangers Glenn Healy avait déjà surnommé Ferraro ''The big ball of hate'' et il fit de même pour Verbeek avec ''The Little ball of hate''. Un surnom qui a d'ailleurs été repris pour une autre peste (que j'aime beaucoup beaucoup moins), Brad Marchand...


Howie Morenz
19 matchs (1936)

Tout historien du Canadien qui se respecte sait que le légendaire Howie Morenz connut une période de déclin et un court exil de Montréal lorsqu'il fut échangé à Chicago en 1934 et réacquis deux ans plus tard. On se souvient cependant moins de son séjour encore plus court avec les Rangers.

Son exil débuta lorsqu'il fut échangé à Chicago où il connut une saison médiocre en 1934-35 après avoir mal digéré de s'être fait échangé par les Canadiens. La saison suivante fut encore plus difficile et il fut quelquefois laissé de côté. Il demanda aux Black Hawks d'être échangé et son souhait fut exaucé lorsqu'il prit le chemin de New York en janvier 1936. Les choses ne s'améliorèrent pas à New York pour l'ancien joueur étoile où il n'obtint que 2 buts et 7 points en 19 matchs. La saison suivante, les Canadiens continuaient leur traversée du désert et décidèrent de réembaucher leur ancien entraîneur Cecil Hart, celui qui avait mené l'équipe à deux Coupes Stanley de suite en 1930 et 1931. Hart accepta de revenir à Montréal à condition que l'équipe ramène Morenz au bercail.

Son retour fut célébré en grande à Montréal lors de la saison 1936-37 et il retrouva le goût de jouer en plus de redevenir bon offensivement même s'il n'était plus aussi électrisant qu'autrefois. Cependant, après 20 points en 30 match, il se cassa la jambe après une collision avec le défenseur Earl Siebert des Blackhawks. Il mourut à l’hôpital quelques semaines plus tard suite à des complications résultant de sa blessure.  Lors du match du lendemain, les Canadiens et les Maroons portèrent un bandeau noir sur leurs manches, tandis qu'une minute de silence fut également observée à New York lors d'un match entre les Rangers et les Americans.


Pat Lafontaine
67 matchs (1997-98)


Joueur légendaire des Sabres et des Islanders, Pat Lafontaine fait lui aussi partie de ces joueurs qui sont allé mourir en Ranger. Dans son cas c'était lors de la saison 1997-98 ce qui nous fait rappeler qu'il a joué avec Wayne Gretzky sans qu'on se souvienne vraiment de cette association.

Les Rangers, les Sabres et Lafontaine avaient tous quelques problèmes au début de la saison 1997-98. Lafontaine avait précédemment été victime de plusieurs commotions cérébrales dont la plus récente l'avait forcé à ne jouer que 13 matchs en 1996-97. Les médecins des Sabres ainsi que la direction de l'équipe ne voulait pas lui donner l'autorisation de jouer et de participer au camp d’entraînement de 1997, estimant qu'il était trop à risque. Ils préféraient qu'il opte pour la retraite. Lafontaine refusait ce diagnostic et voulait continuer. On raconte également que les Sabres voulaient se départir de son salaire élevé malgré que les assurances auraient couvert son salaire en cas d'une autre commotion ou blessure. D'un autre côté, on retrouve les Rangers qui venaient de perdre leur capitaine Mark Messier au profit des Canucks de Vancouver sur le marché des joueurs autonomes. Les Rangers n'étaient pas prêts à accorder une offre similaire à celle des Canucks mais désiraient tout de même combler son départ par un joueur vedette pour seconder Gretzky. C'est alors que les Rangers firent l'acquisition de Lafontaine en retour d'un choix de 2e ronde et un choix conditionnel de 5e ronde.

Cette échange fut controversé à travers la ligue alors qu'une grande majorité estimait qu'il serait plus sage pour Lafontaine de se retirer. Il s'amena toutefois comme prévu avec les Rangers, avec du rembourrage additionnel dans son casque pour éviter une autre commotion. Il s'en sortit bien au niveau des statistiques lors de cette dernière saison en carrière, obtenant 23 buts et 62 points, bon pour le deuxième rang des Rangers derrière Gretzky. Il obtint même son 1000e point en carrière. Mais au final il ne put jouer que 67 matchs, voyant sa saison se terminer au début du mois de mars lorsqu'il entra en collision avec son coéquipier Mike Keane (un autre oublié des Rangers) lors d'un match contre Ottawa. Il ne put revenir au jeu, de plus que les Rangers ratèrent les séries, et ce fut encore une fois un diagnostic de commotion, sa 6e officiellement diagnostiquée, qui mit officiellement fin à sa carrière.


Mentions honorables:
Wilf Paiement (8 matchs 1985-86), Craig MacTavish (1994), Glenn Anderson (12 matchs 1993-94), Russ Courtnall (14 matchs 1996-97), Jari Kurri (14 matchs 1995-96), Eric Staal (20 matchs 2015-16), Doug Bentley (20 matchs 1953-54), Olli Jokinen (26 matchs 2009-10), Tim Kerr (32 matchs 1991-92), Dick Duff (43 matchs 1963-65), Babe Siebert (55 matchs 1932-34), Max Bentley (57 matchs 1953-54), Ray Ferraro (65 matchs 1995-96), Bill Goldsworthy (68 matchs 1976-78), Mike Keane (70 matchs 1997-98), Markus Naslund (82 matchs 2008-09), Derek Sanderson (83 matchs 1974-76), Steve Larmer (115 matchs 1993-95), Bernard Geoffrion (117 matchs 1966-68), Marcel Dionne (118 matchs 1986-89), Valeri Kamensky (123 matchs 1999-01), Rick Middleton (124 matchs 1974-76), Brendan Shanahan (140 matchs 2006-08), Luc Robitaille (146 matchs 1995-97)


DÉFENSEURS


Tim Horton
93 matchs (1970-1971)


Gagnant de 4 Coupes Stanley avec les Maple Leafs dans les années 70, Tim Horton approchait de la quarantaine en 1969-70. Il venait toutefois de récolter 40 points, soit sa meilleure production offensive en 1968-69. Mais les Maple Leafs croyaient qu'il était trop âgé pour le garder et ils décidèrent de l'échanger vers la fin de la saison 1969-70 alors qu'ils allaient rater les séries. Ils envoyèrent donc Horton aux Rangers contre des considérations futures qui devinrent l'attaquant Denis Dupéré (voir texte du 25 sept. 2017). 

Il termina donc l'année à New York et joua ensuite une autre saison qui était sensé être sa dernière en 1970-71. Il fut ensuite laissé sans protection lors du repêchage intra-ligue et fut repêché par les Penguins, avec qui il décida de poursuive sa carrière. Il joua une autre saison à Pittsburgh avant de subir le même sort et d'être repêché par les Sabres et son ancien entraineur Punch Imlach en 1972-73. Il joua deux ans à Buffalo avant de périr à l'âge de 44 ans dans un accident d'automobile en revenant d'un match à Toronto.

Ah oui. Il a aussi fondé une chaîne de restaurants au cas où ça serait important à savoir pour vous. (voir texte du 21 déc. 2012). On retrouve 91 restaurants de la chaîne dans l'état de New York mais seulement une franchise à Manhattan même. Elle est voisine du Madison Square Garden, j'imagine que c'est assez stratégique comme emplacement...


Roman Hamrlik
12 matchs (2013)

Après que son contrat à Montréal eut prit fin, Roman Hamrlik signa un contrat de deux ans avec les Capitals pour la saison 2011-12. Après un an à Washington et des propos controversés envers le directeur de l'association des joueurs durant le lock-out de 2012, Hamrlik commençait à être moins utilisé par les Caps, étant souvent laissé de côté ou employé comme 7e défenseur. Il fut placé au ballottage au mois de mars et fut réclamé par les Rangers où il termina cette saison qui fut sa dernière en carrière. Il se retira à 38 ans et presque 1400 matchs joués en carrière.


Mentions honorables: Marty McSorley (9 matchs 1995-96), Derek Morris (18 matchs 2008-09), Bryan McCabe (19 matchs 2010-11), Sandis Ozolinsh (40 matchs 2005-07), Kevin Hatcher (74 matchs 1999-00), Boris Mironov (111 matchs 2002-04)


GARDIEN


Kirk McLean
45 matchs (1999-2001)

J'avais beaucoup d'options intéressantes dans les buts dont les légendaires Terry Sawchuk et Jacques Plante qui ont tous les deux fait un détour par New York. Mais j'avais déjà inclus Sawchuk dans l'équipes des Kings et Plante dans celle des Oilers tandis que je me gardais un petit spot pour McLean ici avec les Rangers, si ce n'est que pour le facteur bizarre de le voir en Rangers.

Vétéran de longue date avec les Canucks, McLean fut bien sûr leur gardien numéro un pendant le parcours de l'équipe en 1994 qui prit fin contre les Rangers. Il fit ensuite partie de la vague d'exode et de démantèlement de cette équipe presque championne lorsque lui et Martin Gélinas furent échangés aux Hurricanes en janvier 1998. Il ne joua que 8 matchs en Caroline avant d'être échangé de nouveau aux Panthers contre Ray Sheppard au mois de mars. Cet échange est particulier pour nous ici à LVEUP car il s'agit de la seule instance où deux de nos avatars furent impliqués dans le même échange...

Il joua ensuite une autre saison complète en Floride avant de signer comme agent libre avec les Rangers pour la saison 1999-2000. Emmené comme renfort à Mike Richter, McLean accepta gracieusement ce rôle et devint même le partant numéro un lorsque Richter se blessa. Il était cependant sur la pente descendante et il éprouvait également des problèmes personnels à cause de ses nombreux déménagement. Il se retira après la saison 2000-01, étant un des derniers survivants du style de gardien debout, pendant que le style papillon était solidement devenu la norme.

En plus du fait qu'il est étrange de le voir en Rangers, il dût également troquer son #1 fétiche pour le 30 alors que le #1 est retiré chez les Rangers en l'honneur d'Ed Giacomin.



Mentions honorables:
Harry Lumley (1 match 1943-44), Terry Sawchuk (8 matchs 1969-70), Guy Hébert (13 matchs 2000-01), Johnny Bower (77 matchs 1953-57), Jacques Plante (98 matchs 1963-65)


Sources:
Rangers Finally Make Deal for LaFontaine, New York Times, 30 sept. 1999
LaFontaine Leaves the Game Reluctantly, New York Times, 12 août 1998



Articles précédents de la série:
AnaheimBostonBuffaloCalgaryChicagoArizonaCarolineColoradoColumbusDallasDetroit, Edmonton, Floride, Los Angeles, Minnesota, Montréal , Nashville, New Jersey, New York Islanders

vendredi 21 juin 2019

Repêcher Michel Goulet




Après avoir attiré l’attention en marquant 73 buts avec les Remparts de Québec en 1977-78, Michel Goulet reçut une offre des Bulls de Birmingham de l’AMH.  La LNH imposait à ce moment que les joueurs aient au moins 20 ans, exigence que n’avait pas l’AMH.  Les Bulls signèrent d’ailleurs plusieurs autres jeunes comme Rick Vaive, Craig Hartsburg, Rob Ramage et Gaston Gingras.  Goulet utilisa d’ailleurs ce dernier comme interprète chez ceux qu’on appelait les Baby Bulls, car à ce moment, il ne parlait pas anglais.

Jouant sur le même trio que Vaive et Rick Adduono, Goulet marqua 28 buts en 1978-79.

Par contre, le bateau de l’AMH prenait déjà amplement l’eau et les Bulls ne faisaient pas partie des franchises des plus solides du circuit déjà chambranlant.  Dans cette optique, l’agent de Goulet, l’avocat bien connu Guy Bertrand, avait fait inclure une clause particulière dans son contrat avec les Bulls.  Dans le cas où l’AMH fusionnerait avec la LNH et que les Bulls n’en feraient pas partie, ceux-ci se devaient d’offrir le contrat de Goulet aux Nordiques de Québec.

Suite à la saison 1978-79, l’AMH cessa ses activités, les Nordiques furent admis dans la LNH et les Bulls en furent exclus.  Selon le contrat de Goulet, celui-ci devait donc se retrouver avec Québec.

La Ligue nationale ne reconnut toutefois pas cette clause et s’attendait donc à ce que Goulet soit soumis au repêchage, comme Vaive, Hartsburg, Ramage et compagnie.

Me Guy Bertrand s’empara alors de la cause et l’amena devant les tribunaux.  La Cour supérieure du Québec commença par reconnaître la clause voulant que les services de Goulet devaient être offerts aux Nordiques.  Dans ce cas, les Nordiques auraient tout de même dû inclure Goulet sur leur liste (très limitée de deux joueurs et deux gardiens) de joueurs desquels ils pouvaient conserver les droits.  Bertrand voulut ensuite faire exclure Goulet du repêchage. 

Toutes ces démarches contre la LNH entraînèrent des frais juridiques d’environ 50 000$ (172 000$ en dollars d’aujourd’hui).  Tout au long de celles-ci, les Nordiques espéraient évidemment une décision favorable.  Par contre, ils venaient à peine d’être admis dans la LNH et ce, à contrecœur, tout comme les autres équipes du circuit maudit.  Il fallait donc tout de même ménager un tant soit peu la susceptibilité de leurs nouveaux partenaires d’affaires.

"Drafted from Birmingham"?
Le jour du repêchage, Goulet se retrouvait parmi les cinq plus beaux espoirs.  Parmi les conditions d’admission plutôt dures, il avait été convenu que les anciennes équipes de l’AMH repêcheraient à la fin.  Les Nordiques sélectionnaient donc 20e sur 21 équipes.

Au moment de l’encan, les Baby Bulls firent grandement parler d’eux.  Rob Ramage fut choisi premier par les Rockies du Colorado.  Au 5e rang, les Canucks prirent Rick Vaive, suivi de Craig Hartsburg, sélectionné par les North Stars du Minnesota.  Toutefois, craignant les représailles, aucune formation de la LNH n’osa choisir Goulet.

Le tour des Nordiques vint finalement et sans surprise, ils choisirent le talentueux ailier gauche, qui sauta de joie.  De son côté, l'impétueux Me Bertrand se mit à pleurer.  Ceci mettait fin à l’imbroglio bien que, comme l’admit Goulet par la suite, si une autre équipe l’avait choisi, il aurait eu à se rapporter à celle-ci.  Les Nordiques étaient par contre également en bonne position de répondre à une autre demande de Me Bertrand, soit celle d’avoir un contrat en français.

Du côté de Goulet, la démarche était audacieuse.  Le jeune espoir avait remis l’ordre établi en cause et ce, dans un contexte revanchard envers tout ce qui avait touché à la détestée AMH.  Goulet répondit merveilleusement bien à cette pression, avec une carrière de 543-604-1152 en 1089 matchs avec Québec et Chicago. 

Le natif de Péribonka fit son entrée au Temple de la renommée en 1998.

Sources : "Me Bertrand : La LNH a bafoué ses propres lois" de Maurice Dumas, 13 juillet 1979, Le Soleil, p.A12, "Des réjouissances très silencieuses chez les Nordiques" de Maurice Dumas, 19 juillet 1979, Le Soleil, p.B2, "NHL draft sports new look today" de Glenn Cole, 9 août 1979, Montreal Gazette, p.16, "Michel Goulet avec les Nordiques", 9 août 1979, Le Soleil, p.A1, "Goulet à Québec: incroyable tour de force” de Maurice Dumas, 10 août 1979, Le Soleil, p.B1, "Aubut n’y croit pas" d’Albert Ladouceur, 6 décembre 2012, Journal de Québec (journaldequebec.com), banqueducanada.ca, hockeydraftcentral.com.

mercredi 19 juin 2019

Les Prix LVEUP 2018-19






En cette 10e année d'existence, La Vie Est Une Puck est très fière de vous présenter à nouveau ses propres trophées (tout en niant qu'on a oublié de le faire en 2012-13 et en 2014-15). Ici, on en a rien à foutre des marqueurs de buts et cie. Nous, on récompense la médiocrité et la violence... La première remise de nos trophées eut lieu à la fin de la saison 2009-10 où l'on décerna trois trophées.  Au fil des années, plusieurs autres se sont ajoutés et pour cette 10e édition, nous récidivons encore une fois avec un trophée additionnel, ce qui porte maintenant le nombre de nos trophées à un total approprié de 10!

Voici donc sans plus tarder les prix de la saison 2018-19:


Le Dave Schultz Memorial Trophy

Encore une fois cette année, La Vie Est Une Puck est très fiere de vous présenter son premier trophée: le Dave Schultz Memorial Trophy, remis annuellement au joueur ayant accumulé le plus de minutes de pénalités durant la saison régulière. Si, comme nous, vous vous ennuyez du temps où les meneurs au chapitre des minutes de pénalité avaient droit à une carte de hockey soulignant cet exploit, voici votre revanche. Ce trophée porte donc le nom de celui qui détient toujours le record de minutes de pénalité en une saison dans l'histoire de la NHL, Dave "The Hammer" Schultz. Ce grand matamore des Broad Street Bullies passa 472 minutes au banc de pénalité lors de la saison 1974-75, deuxième année où les Flyers remportèrent la Coupe Stanley à coups de dents pétées et de côtes arrachées! Ce n'est donc pas un enfant de chœur qui se mérite ce trophée!

Les précédents gagnants :
2017-18 : Michael Haley (212)
2016-17 : Mark Borowiecki (154)
2015-16 : Derek Dorsett (177)
2014-15 : Steve Downie (238)
2013-14 : Tom Sestito (213)
2013 : Colton Orr (155)
2011-12 : Derek Dorsett (235)
2010-11 : Zenon Konopka (307)
2009-10 : Zenon Konopka (265)


And the winner is :

Evander Kane (153 minutes)

Rare de voir un joueur vedette se sauver avec le Schultz, mais c'est ce qui s'est produit en 2018-19 avec Evander Kane et ses 153 minutes de pénalités lors de sa première saison complète à San Jose. Je crois cependant qu'on pourrait débattre de sa victoire ou du moins y mettre un astérisque alors que le prochain poursuivant n'était nul autre que Tom Wilson des Capitals avec 128 minutes mais aussi une suspension de 20 matchs (ensuite réduite à 14). Tout de même, 153 minutes pour Kane. On est loin des années de Schultz.  Même loin des premières années du trophée et Zenon Konopka...  Colton Orr en avait amassé plus lors de la saison écourtée par le lock-out...


Le Bill Mikkelson Trophy

La Vie Est Une Puck est fière de vous présenter à nouveau le Bill Mikkelson Trophy, prix remis au joueur ayant accumulé le pire différentiel durant la saison régulière, donc le joueur le plus mal sur-utilisé de la Ligue nationale. Ce trophée est nommé en l'honneur du célèbre Bill Mikkelson qui, lors de la saison inaugurale des Capitals de Washington en 1974-75, termina la saison avec un impressionnant différentiel de -82. Ce résultat est d'autant plus impressionnant en sachant que Mikkelson ne joua que 59 matchs lors de cette saison. Sachez également que deux saisons auparavant, en 1972-73, mais cette fois avec un autre club d'expansion, les Islanders de New York, Mikkelson accumula un autre bon différentiel de -54 en 72 matchs. Il a donc réussi a améliorer son score. Il faut dire qu'il évoluait avec la pire équipe de l'histoire du hockey moderne, les Capitals de Washington de 1974-75.

Mikkelson était donc au bon endroit au bon moment... ...ou pas...

Les précédents gagnants :
2017-18 : Nick Leddy (-42)
2016-17 : Tyson Barrie et Matt Duchene (-34)
2015-16 : Mikkel Bodker (-33)
2014-15 : Nail Yakupov (-35)
2013-14 : Alexander Edler (-39)
2013 : Erik Gudbranson et Brian Campbell (-22)
2011-12 : Milan Jurcina (-34)
2010-11 : Chris Philips (-35)
2009-10 : Patrick O'Sullivan (-35)


And the winner is :

Rasmus Ristolainen (-41)
Étonnant qu'on ait pas eu d'autres membres des Sabres au cours des 10 dernières années, mais c'est finalement Rasmus Ristolainen et son splendide -41 qui remporte finalement le Bill Mikkelson à Buffalo. Il devient également le deuxième de notre panthéon à franchir le cap des -40 après Nick Leddy l'année dernière.

Félicitations Rasmus!
 

Le Gary ''Suitcase'' Smith Trophy


Nous aimons beaucoup les trophées de la Ligue américaine, parce que plusieurs portent le surnom du joueur envers lequel le trophée est dédié. C'est donc pourquoi nous avons introduit le Gary "Suitcase" Smith Trophy, remis annuellement au gardien ayant enregistré le plus de défaites en saison régulière. On ne se mérite pas le surnom "Suitcase" pour rien, ça veut dire qu'on s'est promené beaucoup. Et c'est ce que Gary Smith fut, un mauvais gardien de but, à bien des mauvais endroits, à bien des mauvais moments.  Lors de la saison 1970-71, alors qu'il évoluait pour les Golden Seals de la Californie, Smith établit un record avec rien de moins que 48 défaites en saison régulière...

Il faut dire que jouer pour les Golden Seals de la Californie, l'une des plus risibles équipes de l'histoire de la LNH, au début des années 70, n'aidait pas à faire de vous un grand gardien, mais de là à terminer la saison avec 48 défaites... Vous serez contents par contre d'apprendre que lors de la saison suivante, en 1971-72, il remporta avec les Black Hawks le trophée Vézina en compagnie de Tony Esposito à une époque où ce trophée était remis au(x) gardien(s) ayant la plus basse moyenne durant la saison régulière...

Les précédents gagnants :
2017-18 : Cam Talbot (31)
2016-17 : Calvin Pickard (31)
2015-16 : Cam Talbot (27)
2014-15 : Mike Smith (42)
2013-14 : Ryan Miller (30)
2013 : Semyon Varlamov (21)
2011-12 : Jonas Hiller (30)
2010-11 : Nikolai Khabibulin (32)
2009-10 : Jeff Drouin-Deslauriers, Tomas Vokoun et Miikka Kiprusoff (28)


And the winner is :

Devan Dubnyk (28)

C'est Devan Dubnyk qui remporte par défaut le Suitcase avec ses 28 défaites et ce malgré ses 31 victoires. Il devance Craig Anderson par une seule défaite mais ce dernier n'a joué que 50 matchs comparativement aux 67 de Dubnyk avec le Wild. Il faut aussi dire que le point de perdant (a.k.a les défaites en prolongation) vient aussi fausser les données car il y a également Henrik Lundqvist qui aurait pu prétendre au trône avec ses 23 défaites et 10 autres en prolongation. Mais on n'est pas dans une garderie ici et seulement les statistiques finales comptent, alors félicitations à Dubnyk malgré tout.

Dubnyk est également un ex-Oiler comme plusieurs des anciens récipiendaires du Suitcase tel que Cam Talbot, Nikolai Khabibulin et Jeff Drouin-Deslauriers.



Le Frank Caprice Trophy

La Vie Est Une Puck est très fière de vous présenter à nouveau le fameux Frank Caprice Trophy, remis au gardien ayant gardé plus de 20 matchs ayant le pire pourcentage d'arrêt. Ce trophée est nommé en l'honneur du grand Frank Caprice, gardien des années 80 qui est en quelque sorte le gardien ayant gardé plus de 100 matchs dans la LNH avec le plus bas pourcentage d'arrêt (.859) depuis qu'on tient en considération cette statistique... Vous savez, quand on était un gardien plus que médiocre dans une période difficile pour les gardiens, ça mérite d'être souligné...

Les précédents gagnants :
2017-18 : Scott Darling (.888)
2016-17 : Michal Neuvirth (.891)
2015-16 : Jonas Hiller (.879)
2014-15 : Viktor Fasth (.888)
2013-14 : Dan Ellis (.879)
2013 : Miikka Kiprusoff (.882)
2011-12 : Dwayne Roloson (.886)


And the winner is :

Aaron Dell (.886)

Un autre récipiendaire des Sharks qui se mérite un de nos magnifiques trophées. Cette fois c'est l'adjoint de Martin Jones, Aaron Dell, qui se mérite le Frank Caprice Trophy du bas de son .886.  Malgré sa fiche positive de 10-8-4, c'est lui qui a le moins bon pourcentage d'arrêt de la ligue avec plus de 20 matchs joués (25). Pour sa part, Jones a à peine fait mieux avec sa fiche de .896. Pas facile pour les gardiens des Sharks.  Étonnant qu'ils se soient rendus aussi loin...



Le Mike Milbury Trophy


Comme le circuit Bettman, nous récompensons un directeur général, mais nous, nous célébrons le cancre des cancres en lui décernant le Mike Milbury Trophy, remis au directeur général ayant fait la ou les pires transactions de l'année. Si vous vous demandez pourquoi Mike Milbury? Voici simplement une courte liste de joueurs que Mike a échangé pour 3 seaux de rondelles et 4 paquets de tape à palette durant son règne à la tête des Islanders : Zdeno Chara, Wade Redden, Bryan Berard, Eric Brewer, Darius Kasparaitis, Bryan McCabe, Roberto Luongo, Olli Jokinen, Todd Bertuzzi, Tim Connolly et Raffi Torres...

Alors vous comprenez pourquoi on attribue ce trophée en honneur du pire DG de l'histoire du hockey contemporain, pour honorer celui qui a pris les pires décisions de l'année. 

Les précédents gagnants : 
2017-18 : Pierre Dorion 
2016-17 : Tom Rowe  
2015-16 : Bryan Murray 
2014-15 : non remis 
2013-14 : Mike Gillis 

And the winner is :


Peter Chiarelli


On se demandait s'il était approprié de donner le Milbury de cette année à un gars qui s'est fait sacrer dehors, mais nous n'avions que très peu de choix plus intéressant.  Nous avons bien sûr pensé à Pierre Dorion des Sénateurs, mais ce pauvre Pierre doit travailler avec Eugene Melnyk comme propriétaire, donc on lui donne un répit.  Au moins, il a su remplir sa banque de choix à Ottawa. Chiarelli pour sa part, a continué son travail de démolition à Edmonton, en signant des gros joueurs lents, des défenseurs #7 et en surpayant des gardiens auxiliaires. Son pire coup cette année a été de continuer de bâcler l'échange de Jordan Eberle fait l'an passé. On se rappelle qu'il a largué Eberle aux Islanders contre Ryan Strome en juin 2017. Un an plus tard, il envoya Strome aux Rangers en retour de Ryan Spooner. Ce dernier fut placé au ballottage 25 matchs plus tard et échangé aux Canucks contre Sam Gagner après le renvoi de Chiarelli. 

Pas la pire transaction du monde ou de la saison, mais dans le cas de Chiarelli ça représente bien son règne d'improvisation à Edmonton.

On essaie également de comprendre le contrat de trois ans pour 13,5M$ à Mikko Koskinen.

Bonne chance à Ken Holland pour colmater les brèches et peut-être finalement bien entourer Connor McDavid... Bravo Peter, tu mérites bien ce Milbury. Les autres directeurs généraux vont s'ennuyer de toi...


Le Craig Smith Trophy


Le Craig Smith Trophy est remis au joueur de centre ayant joué plus de 50 matchs qui possède le pire pourcentage de mise au jeu remportées. Il a été nommé en l'honneur du joueur ayant remporté le premier ce trophée après la saison 2013-14. Il récompense donc les spécialistes des mises en jeu les moins doués de la LNH...

Les précédents gagnants :
2017-18 : Jordan Nolan
2016-17 : Jayson Megna 
2015-16 : Jordan Nolan
2014-15 : Jordan Nolan
2013-14 : Craig Smith 

And the winner is :


Danton Heinen (16.7%)

Bien qu'il soit considéré comme un joueur de centre, Danton Heinen des Bruins n'a prit part qu'à 12 mises en jeu cette année et n'en a remporté que 2. Il est plutôt employé comme ailier mais qu'à cela ne tienne, il est listé comme un centre et statistiquement il est le vainqueur du Craig Smith Trophy. On ne va pas commencer à travailler nos critères pour autant. Bravo Danton!


Le Dave Allison Memorial Trophy

Dave Allison est le king de l'éphémère. Il a joué seulement 3 matchs dans la LNH avec les Canadiens en 1983-84 et a sévi comme entraîneur par intérim des Sénateurs d'Ottawa pour un très modique 27 matchs (fiche de 2-22-3) lors de la saison 1995-96, avant d'être licencié et remplacé par Jacques Martin. En son honneur, le Dave Allison Trophy est un trophée qui est maintenant remis à l'entraîneur qui a été le plus rapidement congédié dans la Ligue nationale.

Les précédents gagnants :
2017-18 : Alain Vigneault
2016-17 : Gérard Gallant
2015-16 : Todd Richards


And the winner is :

John Stevens

Après avoir ramené les Kings en série l'année dernière et de se faire balayer en 4 matchs par les Golden Knights, John Stevens fut le premier entraîneur à se faire montrer la porte cette année, soit après seulement 13 matchs au début du mois de novembre. Les Kings étaient alors bons derniers avec une fiche de 4-8-1 et le moins de buts marqués dans la ligue. On a donc pas eu à attendre trop longtemps pour savoir qui gagnerait le Dave Allison cette année, alors que l'année passée fut exceptionnelle puisque aucun entraîneur ne fut limogé durant la saison régulière...



Le Fishsticks Trophy

Pensé en hommage au célèbre chandail "Fishsticks" des Islanders des années 90, ce trophée récompense le pire chiffon qui fut porté durant la dernière saison.  Comme les goûts sont subjectifs, ce trophée ne peut être décidé à l'aide de statistiques peu flatteuses comme nos autres trophées.  Par conséquent, les candidats pour le Fishsticks Trophy furent tout d'abord choisis à l'interne pour ensuite être soumis à un vote démocratique sur Facebook.  À moins d'un cas de force majeure, nous incluons seulement les chandails portés lors de matchs réguliers dans la LNH.  Conséquemment, les uniformes du match des étoiles, des matchs extérieurs et des échauffements d'avant-match ne sont pas considérés pour le titre.

Les précédents gagnants :
2017-18 : Le chandail Stadium Series des Capitals
2016-17 : Le 3e chandail orange des "Mighty" Ducks d'Anaheim 
2015-16 - Le chandail "Bolts" du Lightning
And the winner is :

Lightning de Tampa Bay - 3e chandail

Nos fans ont voté, mais c'est sans surprise, que le nouveau 3e chandail du Lightning se mérite le Fishsticks de 2019. On croyait que les équipes de la LNH avaient appris leur leçon dans les années 90 que les dégradés sur un chandail c'est un gros non.  Difficile de voir qu'il y a des fans dans les estrades qui portent ce chandail médiocre.  Le Lightning se mérite donc un 2e trophée Fishsticks après leur ancien chandail ''Bolts'' d'il y a quelques saisons.

On croyait que ce serait la pire chose qui puisse arriver au Lightning cette année, mais ça c'était avant les séries...

Résultats du sondage:
- 3e chandail du Lightning: 42 votes
- Chandail vintage des Coyotes: 22 votes
- Chandail blanc des Sénateurs: 9 votes
- Chandail Stadium Series des Flyers: 3 votes


Le Mariusz Czerkawski Trophy

Lors de la saison 2015-16 et l'arrivée d'Alex Semin, Mathieu AKA Ray Sheppard a introduit le Mariusz Czerkawski Trophy en l'honneur de cet ex-joueur polonais qui joua une saison plus que médiocre avec Montréal en 2002-03. Plusieurs facteurs entrent en compte afin de mériter ce trophée et il ne s'agit pas nécessairement du pire joueur du Canadien de la saison. Nous avons d'ailleurs débattu sur le lauréat de cette saison pendant plusieurs semaines, mais finalement nous avons aussi décidé de remettre le tout entre vos mains avec un vote sur Facebook.

Comme critère pour le Trophée Czerkawski, il peut s'agir soit d'un joueur dont le passage fut un échec ou que la fin de son parcours avec l'équipe fut douloureux. Ça peut aussi être un cas d'expérience ratée, soit dans le cas d'une signature comme joueur autonome ou bien un choix au repêchage qui n'a pas rempli les attentes.  Sinon ça peut être celui qui fut le plus indésirable au sein de l'équipe ou bien celui qu'on avait le plus hâte que son contrat se termine. Si l'histoire du joueur avec le club se termine par un rachat de contrat, un renvoi dans les mineures ou un échange-débarras avant la fin de la saison, c'est souvent ce qui détermine le gagnant de ce trophée.

2017-18 : Mark Streit
2016-17 : Greg Pateryn
2015-16 : Alexander Semin
2014-15 : René Bourque
2013-14 : Louis Leblanc
2012-13 : Tomas Kaberle
2011-12 : Scott Gomez
2010-11 : Benoit Pouliot
2009-10 : Sergei Kostitsyn
2008-09 : Mike Komisarek
2007-08 : Mikhail Grabovski
2006-07 : Sergei Samsonov / Janne Niinimaa
2005-06 : Pierre Dagenais / José Théodore
2003-04 : Marcel Hossa
2002-03 : Mariusz Czerkawski


And the winner is :

Karl Alzner

Le trophée Czerkawski est toujours palpitant à analyser. Contrairement à plusieurs de nos trophées, ce n'est pas tant une statistique qui définit le gagnant et nos discussions à l'interne s'étalent sur plusieurs semaines sur le lauréat parfait.  Nous avions donc encore l'honneur de faire élire ce gagnant avec nos fans sur Facebook et c'est finalement Karl Alzner qui se mérite le Czerkawski de 2019. On peut dire qu'il ne l'a pas volé.  L'an 2 de l'ère Alzner débuta lors du premier match de la saison alors qu'il fut un ''healthy scratch'' contre les Maple Leafs. Plus tard, il fut finalement envoyé dans les mineures pour la première fois depuis 2010. Verrons nous un rachat de contrat cet été?  Sinon, on pourrait peut-être revoir Alzner remporter un deuxième Czerkawski de suite, chose qui n'a encore jamais eu lieu et qui irait quelque peu à l'encontre des fondations de ce trophée... Vas-y mon Karl, t'es capable! Sinon bonne chance à Laval en 2019-2020...

Résultats du sondage:
Karl Alzner: 46 votes
David Schlemko: 32 votes
Tomas Plekanec: 13 votes
Dale Weise: 11 votes


Le Dennis O'Brien Trophy

Voici pour conclure notre petit nouveau, le 10e trophée LVEUP qu'on s'offre pour nos 10 ans, le Dennis O'Brien Trophy, qui sera dorénavant remis au joueur qui s'est le plus promené et qui a joué pour le plus d'équipes lors de la saison régulière. À l'origine du nom pour ce trophée, on retrouve Dennis O'Brien, un solide défenseur cogneur mieux connu pour ses années passées au Minnesota dans les années 70.  Cependant, durant la saison 1977-78, il eut l'honneur de devenir le premier joueur de l'histoire de la LNH à jouer un match pour 4 équipes différentes de la Ligue nationale durant la même saison.

Alors qu'il en était à sa 8e saison avec les North Stars, l'équipe le plaça au ballottage et il fut réclamé par les Rockies du Colorado en décembre. Il fut par la suite échangé aux Barons de Cleveland en janvier. Un vingtaine de matchs plus tard, les Barons le placèrent au ballottage à leur tour et il termina la saison avec sa quatrième équipe, les Bruins. Au moins il eut la chance de terminer avec une bonne équipe contrairement aux trois autres... et participa aux séries de surcroît.

Nous voulions tout d'abord nommé ce trophée le Dave McLlwain Trophy en l'honneur de cet autre joueur qui réédita ce record en 1991-92, mais O'Brien fut le premier et considérant le fait qu'il joua pour plusieurs équipes médiocres et fétiches de ce blog, le choix semblait plus approprié pour nos 10 ans. Le record fut également réédité plus récemment par Mark Arcobello en 2014-15 et par Jussi Jokinen en 2017-18.


And the winner is :


Chris Wideman

Tout un début pour le premier lauréat du O'Brien! C'était d'ailleurs toute une année où plusieurs joueurs ont joué pour trois équipes tels que Derick Brassard, Ryan Spooner (tel que discuté plus haut) ainsi que notre Jordan Weal national. Donc 3 équipes de la LNH en une saison, c'est très bien pour se mériter ce trophée mais on doit aller plus loin pour décerner un vrai gagnant et pour ce faire, on doit donc creuser dans les mineures et les sites de statistiques.

C'est ici qu'entre en scène le défenseur Chris Wideman. Un choix de 4e ronde des Sénateurs en 2009, Wideman entamait sa 4e saison à Ottawa en 2018-19 lorsqu'il fut envoyé aux Oilers au mois de novembre contre un choix conditionnel. Il ne joua que 5 matchs à Edmonton avant de refaire ses valises pour la Floride le 29 décembre. Il fut cette fois échangé contre le défenseur Alex Petrovic. Il joua encore moins pour les Panthers, soit seulement 1 match et fut renvoyé dans les mineures où il joua 16 matchs avec les Thunderbirds de Springfield. À la date limite des transactions il fut échangé de nouveau, cette fois aux Penguins en retour de Jean-Sébastien Dea. Il aurait donc put rééditer le record d'O'Brien mais il ne joua jamais pour les Penguins de Pittsburgh. Il joua plutôt pour ceux de Wilkes-Barre/Scranton où il termina sa saison avec 3 matchs avec eux. Wideman enfila donc 5 uniformes différents en 2018-19 et se mérite grandement le premier trophée O'Brien! Félicitations Chris!

C'est ce qui conclut une autre année de prix LVEUP! À l'an prochain!