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dimanche 19 septembre 2021

Trève de hockey #104: Norm Macdonald au gala des ESPY


 

Voici un petit texte/hommage avec quand même un bon lien avec le sport et un petit peu le hockey.

 

 

C'est avec grandement de tristesse que j'ai appris le décès du comédien Norm Macdonald, décédé la semaine dernière du cancer à l'âge de 61 ans.  Lorsque j'apprends le décès d'une personne célèbre ou d'un ancien joueur, je suis parfois surpris ou attristé mais rarement à ce point. Je n'ai pas pleuré ou rien mais j'ai vraiment été plusieurs minutes en état de choc. C'était davantage bizarre alors que j'avais regardé des extraits du podcast de Norm sur Youtube pas plus tard que la veille de son déces.

Car voyez-vous pour moi, Norm Macdonald était un des meilleurs comiques que j'aie jamais vu et je vous invite à aller parcourir Twitter et vous verrez de nombreuses sommités du milieu comme Conan O'Brien ou David Letterman qui ont évoqué le même sentiment que moi. Pourtant il n'était pas le plus connu ni le plus célébré mais son style terre à terre nonchalant et sa répartie légendaire en font un des meilleurs de tous les temps. Norm en avait rien à foutre si ses jokes ne plaisaient pas ou en choquaient plusieurs et c'est peut-être un peu ce qui explique qu'il n'était pas aussi connu que bien de ses confrères. Macdonald avait un parfait sens du timing et était tellement naturel qu'il avait le don d'être drôle, que sa blague soit bonne ou pas. Même qu'en le connaissant davantage, on remarque que parfois plus sa blague était mauvaise, le plus de plaisir il semblait avoir.

Je l'ai originalement connu lorsque j'ai découvert la comédie «Sale Boulot» (Dirty Work) au secondaire en 1999, un film tellement niaiseux mais qui devint un incontournable pour moi et mes potes qui avons beaucoup emprunté et cité les nombreuses blagues hilarantes de ce film. 

Mais après ça, j'ai rarement revu Norm Macdonald. Il faut dire qu'ici au Québec on avait pas vraiment la même culture comique qu'aux States ni les moyens technologiques de maintenant. Et pourtant Macdonald était québécois d'origine, étant né dans la ville de Québec en 1959 avant de déménager à Ottawa lorsqu'il était adolescent.

Donc bien des années plus tard j'ai commencé à m'intéresser à Saturday Night Live en parcourant l'internet et c'est là que j'ai vraiment découvert Macdonald, membre de la distribution entre 1993 et 1998 et qui était principalement connu pour l'animateur du segment «Weekend Update» où il avait plusieurs célébrités majeures comme têtes de turc comme Madonna, Michael Jackson et surtout O.J. Simpson. Ce serait d'ailleurs ses opinions répétitives sur l’ex-footballeur et accusé de meurtre qui firent en sorte qu'il fut congédié de SNL en 1998 alors que son patron, le président du réseau NBC, était un proche ami de Simpson... Son renvoi du réseau fut quelque chose qui fit en sorte qu'il fut quelque peu «blacklisté» par la suite... Même que «Sale boulot» aurait floppé au box office un peu pour ces raisons, mais est devenu un film culte par la suite.



Macdonald était donc un sacré numéro et il fut étrangement choisi comme animateur de la cérémonie des ESPY (Excellence in Sports Performance Yearly) du réseau ESPN en février 1998. Alors à sa 6e édition, les ESPY ne savaient probablement pas à quoi s'attendre de Macdonald qui se défoula envers les nombreuses personnalités sportives assemblées dans la salle, plus habitués de se faire encenser et non pas de se faire «roaster» de la sorte. Macdonald raconta plus tard qu'il se sentait comme dans un gymnase rempli de «jocks» prêts à lui casser la figure.

Je vous laisse ici cet exquis monologue d'ouverture de Macdonald où vous pouvez tâter le malaise de plusieurs célébrités sportives. Il y a aussi une blague de hockey et une courte apparition de Mark Messier.

 

Coïncidence ou pas après cette énième blague sur Simpson, Macdonald fut renvoyé de SNL 3 semaines plus tard. Il n'a jamais été ré-invité aux ESPYS...

R.I.P Norm.

samedi 18 septembre 2021

R.I.P. Fred Stanfield


Nous avons appris cette semaine le décès de Fred Stanfield, à l’âge de 77 ans. Si vous n’avez pas connu les années 1970, peut-être que ce nom ne vous dit rien. Pourtant, il a connu une carrière plus qu’enviable, mais il a souvent été dans l’ombre.

Comme ses frères Jim et Jack, Fred Stanfield fut recruté par les Black Hawks de Chicago. Si Jack a joué un match avec les Hawks et deux saisons avec les Aeros de Houston et Jim, 7 matchs avec les Kings, Fred était de toute évidence le plus talentueux de la fratrie.

Chicago avait toutefois une formation avec de la profondeur et Stanfield dut se contenter de jouer 107 matchs en trois ans, entrecoupés de séjours dans les mineures.

C’est toutefois le 15 mai 1967 que le vent tourna et ce, à plusieurs aspects. À ce moment, les Hawks envoyèrent Stanfield, Phil Esposito et Ken Hodge aux faibles Bruins. En retour, ce sont Pit Martin, Gilles Marotte et Jack Norris qui prirent le chemin inverse.

Même si ceux-ci venaient de s’assurer des services du jeune prodige Bobby Orr, il demeure que les Bruins venaient de rater les séries pour une huitième année de suite et ce, dans une ligue qui à l’époque ne comptait toujours que six équipes.

Dès leur première année dans l’uniforme noir et jaune, les trois joueurs connurent leur meilleure saison à ce jour, aidant les Bruins à finalement atteindre les séries. Si Esposito (deuxième pointeur de la ligue) et Hodge attirèrent beaucoup l’attention, Stanfield y alla d’une première de six saisons de vingt buts ou plus consécutives.

Dans les années qui suivirent, alors qu’Esposito (qui collectionnait les honneurs et les records) et Hodge formèrent l’omniprésent premier trio avec Wayne Cashman, Stanfield apporta son importante contribution sur la deuxième ligne de façon plus discrète, avec John McKenzie et Johnny Bucyk. Sans rien enlever à Marotte, Martin et Norris, l’un des échanges les plus déséquilibrés de la LNH avait apporté la moitié des deux premiers trios à ce qui s’avéra une équipe dominante de cette époque.

Si Stanfield accumulait de très peu nombreuses punitions, ça ne l’empêchait pas de déplacer de l’air d’une autre façon, avec un coup de patin efficace et un tir frappé fulgurant. D’ailleurs, lors du premier match de la finale de 1970, au début de la deuxième période, son tir a atteint Jacques Plante en plein visage, qui brisa son masque. Plante mit trois minutes à quitter la patinoire, avant d’être conduit à l’hôpital. On lui diagnostiqua alors une commotion. Le pointage était alors de 1-1. Le match se termina 6-1. Plante ne revint pas de la série et le duel qui s’annonçait inégal entre une équipe établie et les Blues, une équipe de troisième année, se termina en balayage. À peine trois ans après une absence prolongée en séries, la Coupe retourna à Boston après 29 ans d’absence.

En 1970-71, les Bruins atteignirent des sommets statistiques, incluant Stanfield, avec 76 points. La saison se termina toutefois en queue de poisson, alors que les Canadiens menés par un gardien recrue, Ken Dryden, les surprirent au premier tour des éliminatoires.

Ce ne fut toutefois que partie remise pour 1971-72. Stanfield réalisa sa meilleure saison en carrière avec 79 points (un total dans l’ombre de ceux d’Orr et d’Esposito, mais tout de même appréciable). En finale, on assista à une rencontre des deux équipes qui, peu de temps auparavant, étaient les éternels derniers de la ligue, Boston et New York. Les Bruins durent travailler un peu plus dur que la fois précédente, mais ils remportèrent à nouveau le trophée de Lord Stanley.

En mai 1973, suite à une autre sortie hâtive en séries, Boston jugea que la perte de Gerry Cheevers à l’AMH lui avait coûté trop cher et voulut se renforcer devant le filet. Stanfield fut alors sacrifié et expédié au Minnesota en retour de Gilles Gilbert.

Le séjour de Stanfield avec les North Stars fut toutefois peu fructueux. Les Stars convertirent le centre en ailier droit et les résultats ne furent pas au rendez-vous. Après une saison et demie, il fut échangé aux Sabres, une équipe en pleine montée, mais jeune. Normand Gratton prit la direction du Minnesota.

Le pari des Sabres porta fruit puisqu’ils atteignirent la finale, où ils durent toutefois s’incliner devant les Flyers.

Stanfield joua trois autres saisons à Buffalo, incluant un match de trois buts et une passe dans un massacre de 14-2 des misérables Capitals, la pire équipe d’expansion de l’histoire. Encore une fois, malgré performance remarquable, elle passa derrière la soirée de quatre buts et une passe de Richard Martin

En 914 matchs, sa fiche est de 211-405-616 et seulement 136 minutes de pénalité.

Il termina avec une saison dans la Ligue américaine, avec les Bears de Hershey, où il y fut brièvement joueur-entraîneur.

Après sa carrière de joueur, le torontois d’origine demeura dans la région de Buffalo, où il géra pendant 25 ans son magasin d’ameublement de bureau.

Sources:

"Plante injury helped Bruins", AP, May 4, 1970, Montreal Gazette, page 17,

"Former Bruin Fred Stanfield dies at age 77" de Steve Conroy, September 14, 2021, Boston Herald (bostonherald.com),

"Fred Stanfield, member of the Sabres 1975’ Stanley Cup Final team, dies at 77" de Mike Harrington, September 13, 2021, Buffalo News (buffalonews.com),

wikipedia.org.

mardi 14 septembre 2021

Les grands voyageurs #9 - Mike Sgroi

 
 
Ça va être difficile de faire mieux en terme de joueur nomade que Trevor Jobe et ses 38 équipes dans l'épisode précédent. Mais ça veut pas dire qu'on va pas essayer et de toute façon, chaque histoire de ces grands voyageurs a quelque chose d'unique et c'est aussi le cas avec le joueur d'aujourd'hui, un autre de ces drôles de moineaux, le fameux Mike Sgroi. 

Si vous n'êtes pas familier avec cette série, je comptabilise chaque équipe professionnelle où le joueur a joué entre parenthèse au fur et à mesure que le récit progresse...


 
Né le 14 août 1978 à Toronto, c'est très tôt que Mike Sgroi fut habitué aux déménagements alors qu'il déménagea à Calgary à l'âge de 4 ans. Il déménagea ensuite aux États-Unis lorsqu'il était adolescent et il joua ainsi son junior dans la NAHL. Géant de 6'5" et 230 livres, il se développa assez tôt une réputation d'homme fort lorsqu'il mena la NAHL avec 328 minutes de pénalité en 1997-98 avec les Blues Jr. de Springfield. Il retourna ensuite en Ontario cette fois dans le Junior B avec les Bulldogs de Tecumseh où il connut une bonne saison qui lui permit d'être recruté par la suite par l'université UMass-Lowell. Il détesta toutefois l'université et quitta après seulement 6 matchs et 1 semestre.

Non repêché, il débuta ensuite son parcours professionnel en 2000-2001 où il s'établit comme un des nouveaux hommes forts de la ECHL. Il joua pour trois équipes lors de cette première saison soit le Storm de Toledo (1), le Brass de New Orleans (2) et les Generals de Newsboro (3). Davantage un habitué de la colonne des minutes de pénalité, il récolta en tout 10 buts, 11 passes et 210 minutes de punition en seulement 58 matchs. Il obtint également un essai avec les Red Wings de Detroit et joua même quelques matchs pré-saisons avec eux sans toutefois réussir à se dénicher un poste.

Il changea de ligue pour la UHL en 2001-02 et évolua alors avec deux clubs, les Icehogs de Rockford (4) et les Mallards de Quad City (5) en plus de faire ses débuts dans la AHL lors d'un séjour de 4 matchs avec les Wolves de Chicago (6). 
 
Durant la saison morte, Sgroi habitait Orlando et peaufinait depuis plusieurs années ses habiletés de combattant en participant à des combats d'arts martiaux mixtes. Il débuta ces combats à l'âge de 18 ans mais comme il était encore considéré comme mineur aux États-Unis, il combattait sous le nom de Jason Anderson, soit le nom apparaissant sur ses fausses cartes d'identité. Il garda ce même nom pour ses combats même une fois passé ses 21 ans... 


À l'époque, Sgroi faisait comme plusieurs joueurs en envoyant un vidéo de ses habilités aux équipes de la LNH afin de se faire recruter. Cependant, le vidéo de Sgroi contenait également des extraits de ces combats MMA... Celà fonctionna car à l'aube de la saison 2002-03, il obtint un essai au camp des Flames de Calgary. Il avait à ce moment une fiche à vie impressionnante de 88-1 comme combattant MMA.

Il n'obtint toutefois pas de poste avec les Flames et repris alors de plus belle dans les mineures avec les Grizzlies de l'Utah (7) dans la AHL et les Men O'War de Lexington (8) dans la ECHL. Note à moi-même, me renseigner sur ces intrigants «Men O'War»...

Le même pattern AHL/ECHL se répéta pour Sgroi lors des saisons suivantes. Grizzlies de l'Utah et Steelheads de l'Idaho (9) en 2003-04 et ensuite une saison partagée entre les Penguins de Wilkes-Barre/Scranton (10) et les Nailers de Wheeling (11) en 2004-05.

Durant l'été 2005, il fit partie de la fameuse et malfamée édition de «Battle of the Hockey Enforcers», cette compétition diffusée sur «pay per view» de combats d'hommes forts sur glace qui fit les manchettes de façon controversée. Après ses 3 victoires de qualification consécutives, Sgroi gagna la demie-finale et perdit ensuite en grande finale contre Dean Mayrand (alors un joueur de la LNAH) qui remporta la bourse de 60,000$... À noter que le légendaire Link Gaetz participa également à ce fameux tournoi mais ce ne fut pas aussi glorieux pour lui alors qu'il se retira après avoir subi une commotion lors de son premier combat...
 


Cette prestation vint probablement ajouter à la notoriété de Sgroi alors qu'il réussit à demeurer dans la AHL en 2005-06, obtenant un contrat avec les Devils qui l'assignèrent à leur club-école, les River Rats d'Albany (12). Il fut toutefois libéré avant la fin de la saison et termina l'année avec le Crunch de Syracuse (13).

Ensuite, il ne joua seulement qu'une trentaine de matchs en 2006-07 avec les Senators de Binghamton (14) et les Jackals d'Elmira (15) dans la UHL. Une certaine réputation de cancer dans le vestiaire semblait le suivre lorsqu'on consulte les archives de textes à son sujet.

En fait, beaucoup des textes ou vidéos que l'on peut trouver à son sujet porte à propos de ses bagarres...
 
 
 
 
ou de ses crampes au cerveau:
 

 
J'aime particulièrement le prochain où comme un champion, il brise la baie vitrée avec sa tête et pour quitter ensuite le match... 

 
 
C'est ce qu'on peut qualifier de tête folle...
 
Jusque-là Sgroi était principalement connu pour ses talents de pugiliste, et jamais vraiment pour ses talents offensifs, lui qui n'avait jamais marqué plus de 10 buts en une saison. Son retour dans la ECHL en 2007-08 fut toutefois une amélioration à ce niveau alors qu'il obtint 25 buts et 22 passes en 53 matchs partagés entre les Ice Pilots de Pensacola (16) et les Chiefs de Johnstown (17)

Il croyait que cette bonne saison lui vaudrait une place définitive dans la AHL en 2008-09 mais il en fut autrement. S'en suivit plutôt une saison plus que rocambolesque. Il fut remercié après seulement 3 matchs d'essai à Syracuse et retourna donc avec les Chiefs. Il n'y connut pas autant de succès offensifs qu'en 2007-08 et les Chiefs l'échangèrent donc aux Grizzlies de l'Utah, là où il avait aussi joué en 2002 et 2003. Il ne joua cependant qu'un seul match avec eux avant d'être libéré. 
 
Durant cette même saison, il obtint un autre essai de 25 matchs dans la AHL avec les Senators de Binghamton mais fut également remercié après un seul match. Le même scénario se produisit avec les Admirals de Norfolk (18), toujours dans la AHL. Ces derniers ne le gardèrent aussi que très peu longtemps, soit 3 matchs. Il signa ensuite avec les Jackals d'Elmira Pour terminer la saison, là où il avait aussi joué dans le passé. 
 
C'est donc avec 6 clubs dont 5 où il avait déjà joué, que Sgroi passa sa saison 2008-09. Ces 6 clubs en une saison représentent pour moi une possible première... J'ai déjà vu quelques joueurs atteindre les 5 clubs, par exemple Chris Wideman en 2018-19, mais c'est la première fois à ma mémoire défaillante que je vois un joueur se rendre à 6 clubs. Un fait encore plus impressionnant lorsqu'on se rappelle que la saison de hockey dure environ 8 mois... Et il ne joua que très peu avec ces 6 clubs, soit seulement 37 matchs au total...

En 2009-10 il obtint un essai au camp des Americans de Rochester mais fut libéré avant la saison. Il signa éventuellement avec les Bucks de Laredo (19) dans une nouvelle ligue pour lui, la CHL. Les Bucks le libérèrent toutefois après 1 mois et il retourna alors avec les Jackals d'Elmira, soit son 3e séjour là-bas. Ce fut une nouvelle fois un séjour éphémère alors qu'il fut de nouveau libéré. Il opta alors de tenter l'expérience outre-mer en signant un contrat pour le reste de la saison avec les Steelers de Sheffield (20) dans la ligue du Royaume-Uni. 

Il revint dans la CHL en 2010-11 avec les Eagles du Colorado (21) mais fut libéré après le congé de Noël. Il signa alors avec les Brahmas du Texas (22) toujours dans cette CHL où il termina la saison à l'exception d'un prêt de 2 matchs dans la AHL avec les Sound Tigers de Bridgeport (23). Ces deux matchs furent ses derniers dans la AHL.

 

La saison 2011-12 fut ensuite plutôt tranquille pour Sgroi alors qu'il ne joua que pour un seul club (une première en carrière), les IceMen d'Evansville (24) dans la CHL. Ce fut également sa dernière saison comme joueur à temps plein. Il récolta 5 buts et 4 passes en 51 matchs en plus de 103 minutes de pénalité.

Après une brève pause au début de la saison 2012-13 et un essai infructueux avec le Rush de Rapid City (libéré sans jouer de match), il revint au jeu à la mi-saison avec l'équipe de sa ville d'adoption, les Solar Bears d'Orlando (25) dans la ECHL. Il y joua 11 matchs et prit sa retraite par la suite, à l'exception de deux signatures d'urgence chez les Solar Bears soit pour 2 matchs en 2014-15 et ensuite 1 dernier match à la fin de la saison 2016-17. Il obtint 17 minutes de pénalités durant ce seul match, étant chassé pour inconduite.

En 598 matchs professionnels en carrière (AHL, CHL, ECHL, EIHL, UHL), Mike Sgroi a récolté 95 buts et 108 passes pour 203 points en plus de 1937 minutes de pénalité. Son unique championnat en carrière fut lors de la conquête de la Coupe Kelly des Steelheads de l'Idaho en 2004 mais il ne joua qu'un seul match durant ce parcours.
 
En tant que grand voyageur et bien ses 25 équipes ne font évidemment pas le poids contre les membres précédents de cette série comme Trevor Jobe (38) et David Ling (27) mais il faut aussi prendre en considération que sa carrière fut pas mal plus courte que ces deux joueurs et le ratio équipe/année est davantage élevé pour Sgroi. Et jusqu'à maintenant, seul Sgroi aura effectué le fait d'armes d'avoir joué pour 6 équipes en une saison, ce qui jusqu'à ce que je trouve mieux, est un record.

Depuis sa retraite, Sgroi habite toujours Orlando où il enseigne plusieurs styles de combat comme le Muay Thai, le jiu-jitsu brésilien et a également une école de hockey.


Sources:
Scrappiness name of game for Flame, The Globe and Mail, 14 sept. 2002
Sheffield Steelers secure enforcer Mike Sgroi, BBC, 26 janvier 2010
Chiefs trade enforcer Sgroi to Utah, The Tribune-Democrat, 24 janvier 2009
Solar Bears blasted by Everblades, Pro Hockey News, 9 avril 2017

samedi 11 septembre 2021

Le ballon dans la fourche, version LNH

 



Nous avons tous un souvenir marrant d'un de nos amis qui se tord de douleur suite à un coup dans les burnes. Moment classique dans la vie d'Homer Simpson, un ballon dans la fourche, ça reste un ballon dans la fourche.

Mais si nous pouvons en rire, c'est rarement le cas de la victime, du moins, pas sur le coup. Je me demande si Al MacInnis et Rich Parent peuvent prendre un verre et rire de l'incident du 13 février 1999 encore aujourd'hui. 


Lors de l'échauffement précédent le match où les Blues recevaient les Oilers d'Edmonton, MacInnis décida de faire ce que tout joueur de "Ligue de garage" se doit (malheureusement) de faire, c'est-à-dire décocher un lancer frapper de la "slot" sur son gardien. Mais contrairement à Guillaume* qui travaille sur un chantier de construction et qui n'a pas joué un niveau plus élevé que Midget B, Al MacInnis possédait (et possède sûrement encore) un lancer frappé dévastateur. Ledit lancer atteint directement l'entrejambe de Parent, fit éclater son support athlétique, lui causant une contusion scrotale et une rupture d'un testicule … (Vous avez le droit d'avoir mal en ce moment).

Parent dût subir une intervention chirurgical d'urgence, rata 11 matchs et probablement une belle fête de la St-Valentin ...

* = nom fictif

jeudi 9 septembre 2021

Échanges-retour - 2e partie

 
 
Voici une autre floppée d'exemples de transactions tellement gagnantes qu'un club se permet comme bonus de ramener le joueur dont il s'était départi quelques années ou même quelques mois plus tard, ce qui fait que les deux joueurs échangés auparavant l'un pour l'autre jouent désormais ensemble...
 


Toronto: Mats Sundin et Wendel Clark


En froid constant avec la direction et les fans de Québec, Mats Sundin passe à Toronto à la fin du mois de juin 1994 en compagnie de Garth Butcher et Todd Warriner. En retour, les Nordiques mirent la main sur le capitaine des Leafs Wendel Clark, Sylvain Lefebvre et Landon Wilson. Les deux équipes se sont également échangé leurs sélections de première ronde à ce repêchage de 1994.

Il s'agissait de la première fois que deux premiers choix au total étaient échangés l'un contre l'autre, Sundin étant celui de 1989 et Clark celui de 1985. Cependant Sundin était une supervedette tandis que Clark amorçait sa pente descendante, malgré qu'il venait de connaître sa meilleure saison en carrière en 1993-94 (46 buts et 76 points). Il était particulièrement prompt à plusieurs blessures au dos depuis plusieurs années. Mais les Nordiques voulaient plus de leadership et ils l'ont eu avec Clark, quoique pour une très courte période de temps. Lors du déménagement de l'équipe à Denver, Clark prit le chemin de Long Island lors d'un échange à trois équipes envoyant Steve Thomas au New Jersey et Claude Lemieux au Colorado.
 
Pendant ce temps, Sundin démarra son parcours à Toronto qui le mènera éventuellement au temple de la renommée. Il y joua 13 autres saisons et fut à son tour nommé capitaine. Il y joua assez longtemps pour assister à deux retours au bercail de celui contre qui il fut échangé. 

Moins de deux ans après son départ de Toronto, Clark revint dans la ville reine au mois de mars 1996 lorsque les Islanders s'en départirent en compagnie de Mathieu Schneider et D.J. Smith. En retour, les Islanders mirent la main sur le défenseur Kenny Jonsson ainsi que 3 autres joueurs mineurs. Le retour de Clark fut bénéfique alors qu'il récolta 15 points en 13 matchs et dynamisa l'équipe vers un retour en séries, eux qui étaient en voie de les rater avant l'échange. Il joua ensuite 2 autres saisons mais ne joua que 47 matchs en 1997-98, suite à quoi son contrat se termina. Il se promena ensuite comme agent libre à Tampa Bay, Detroit et Chicago avant d'être rapidement racheté après seulement 13 matchs par les Blackhawks en novembre 1999. Quelques semaines plus tard, les Leafs tentèrent le coup d'une autre injection d'adrénaline en ramenant Clark de nouveau pour revigorer l'équipe. Il y joua 20 derniers matchs et 6 autres en séries avant d'accrocher ses patins.


Anaheim: Chris Pronger et Joffrey Lupul


Celui-ci est assez étrange et n'est techniquement pas dans la même catégorie que les autres vus jusqu'à maintenant, mais je l'inclus quand même.

Devenu ennemi numéro un à Edmonton depuis sa requête d'échange quelques jours après la défaite des Oilers en finale de la Coupe Stanley, Chris Pronger prit le chemin d'Anaheim en solo. En retour, les Oilers mirent la main sur l'attaquant Joffrey Lupul, le défenseur Ladislav Smid ainsi que 3 choix de repêchage dont un qui devint Jordan Eberle. Quand même pas trop mal comme retour...
 
Les Ducks remportèrent la coupe de 2007 et Pronger joua deux autres saisons à Anaheim, étant éventuellement nommé capitaine après la retraite de Scott Niedermayer. Pendant ce temps, Lupul ne joua qu'une saison médiocre à Edmonton avant d'être échangé aux Flyers durant l'été 2007. Il redevint meilleur à Philadelphie et y joua deux saisons. Mais comme les Ducks et les Oilers avant eux, les Flyers tentèrent également le pari Chris Pronger afin de remporter les grands honneurs. N'ayant alors plus besoin de ses bons services après la saison 2008-09, les Ducks coupèrent dans le gras en envoyant Pronger aux Flyers en retour de Lupul, Luca Sbisa ainsi qu'un package de 2 premiers choix et des considérations futures. Je considère quand même cela comme un échange retour réussi pour les Ducks même si les deux joueurs n'ont pas joué ensemble, ils ont quand même été échangés l'un contre l'autreà deux reprises.
 
Les Flyers et Pronger se rendirent en finale de la coupe en 2010 mais dans une cause perdante. Ennuyé par une blessure au dos, Lupul ne joua que 49 matchs en deux saisons lors de ce retour avec les Ducks. Étrangement, il fut utilisé ensuite dans un autre échange pour ramener une ancienne gloire de l'équipe lorsqu'il prit le chemin de Toronto en février 2011 en retour de Francois Beauchemin. Ce dernier avait signé avec les Leafs en 2009.

Après le départ de Pronger, les Ducks ratèrent les séries. Étrangement (ou non), ce même scénario s'est produit pour toutes les équipes ayant échangé Pronger dans le passé; les Blues en 2006 et les Oilers en 2007. Même chose en 1995 pour les Whalers de Hartford, l'équipe ayant repêché Pronger en 1993.


Pittsburgh: Ron Francis et John Cullen


Celui-là, tout le monde le connaît aussi et est souvent cité comme un des meilleurs échanges des Penguins et un moment charnière de leur histoire tandis que de l'autre côté il représentait le début de la fin pour les Whalers. Durant la saison 1990-91, les Penguins étaient en voie de devenir la puissance de l'heure mais Mario Lemieux était blessé à long terme. John Cullen s'était toutefois bien tiré d'affaire en remplacement de Lemieux comme premier centre avec 94 points en 65 matchs, mais il semblait manquer un ingrédient pour faire lever la pâte à Pittsburgh. C'est finalement en mars 1991 que les Penguins firent l'acquisition non seulement de l'attaquant vedette Ron Francis, mais également de Ulf Samuelsson et Grant Jennings. En retour les Whalers mirent la main sur Cullen, Jeff Parker et Zarley Zalapski.

À son arrivée à Hartford, Cullen fut initialement hué par les fans frustrés de cette transaction, mais il gagna peu à peu leur affection en terminant la saison avec 16 points en 13 matchs pour un total de 110 points entre les deux équipes. Il obtint ensuite 77 points en 77 matchs en 1991-92 mais étant désormais en processus de reconstruction et avec un nouveau DG, les Whalers décidèrent d'envoyer Cullen à Toronto en retour d'un choix de 2e ronde. 
 
Après 2 saisons à Toronto parsemées de plusieurs blessures, Cullen était désormais agent libre. Les Penguins se permirent alors de le ramener à Pittsburgh durant la saison écourtée de 1995. Étrangement il avait encore un peu le même rôle à combler que lors de son départ de Pittsburgh en 1991, alors que Lemieux était de nouveau absent, pendant qu'il prenait une saison sabbatique pour se remettre de ses blessures.  Après cette saison de 37 points en 46 matchs, Cullen mit le cap sur Tampa Bay comme agent libre. Il y joua 2 saisons avant de devoir mettre fin prématurément à sa carrière suite à un diagnostic du lymphome non hodgkinien, étrangement le même type de cancer que Lemieux en 1992...


Montréal: Vincent Damphousse et Shayne Corson


Après avoir parlé de deux échanges perdants dans la 1re partie avec les échanges Chelios/Savard et Leclair/Desjardins/Recchi, il fait du bien d'enfin parler d'un bon échange-retour pour le CH.

À l'aube de la saison 1992-93, le CH se départit de Shayne Corson après 7 saisons. Il prend donc le chemin d'Edmonton en compagnie de Brent Gilchrist et Vladimir Vujtek. En retour, le CH met la main sur son meilleur attaquant des prochaines saisons et son futur capitaine, Vincent Damphousse, en plus d'un choix de 4e ronde en 1993 (Adam Wiesel).

J'ai déjà parlé en détail de toutes les transactions de la carrière de Corson et du fait qu'à chaque fois, le club qui s'est débarrassé de Corson en sortit gagnant, même Edmonton qui reçut Curtis Joseph et Mike Grier en compensation lorsque Corson signa comme agent libre à St.Louis. Mais le CH est le seul club à avoir tenté le coup une deuxième fois avec lui et malheureusement dans ce cas-ci, la narrative se répéta alors qu'il s'agissait de nouveau d'un mauvais échange pour le CH.

Au début de la saison 1996-97, Pierre Turgeon était insatisfait de son rôle au sein du club et exigea un échange. Il prit donc le chemin de St.Louis en compagnie de Craig Conroy et Rory Fitzpatrick. En retour le CH rapatria Corson et mit la main sur Murray Baron et un choix de 5e ronde (Gennady Razin).

Corson joua donc 4 saisons moyennes de plus à Montréal aux cotés de son homologue d'échange de 1992, Vincent Damphousse. Pendant ce temps, Turgeon retrouva le sourire à St.Louis.


Philadelphie: Mark Howe et Ken Linseman


Pour terminer, voici en quelque sorte un "double échange-retour" avec celui qu'on surnommait "the Rat" qui est retourné 2 fois avec une équipe où il avait déjà joué.

Durant l'été 1982, les Flyers conclurent une transaction majeure avec les Whalers de Hartford qui se départirent de leur défenseur vedette Mark Howe qui prit le chemin de Philadelphie en compagnie d'un choix de 3e ronde (Derrick Smith). En retour les Whalers mirent la main sur Greg Adams (pas celui des Canucks), une choix de 1re et de 2e ronde en 1983 (David Jensen et Leif Carlsson) ainsi que sur Ken Linseman. 

Le même jour, les Whalers envoyèrent Linseman aux Oilers en retour de Brent Loney et Risto Siltanen.

Linseman joua 2 saisons à Edmonton mais fut échangé aux Bruins de Boston après la conquête de la coupe de 1984. Les Oilers mirent alors la main sur Mike Krushelnyski, mieux connu comme faisant partie du petit change rajouté dans «L'échange» de Wayne Gretzky aux Kings en 1988.

Linseman joua ensuite 5 saisons complètes à Boston mais retrouva Howe à Philadelphie à la mi-chemin de la saison 1989-90, lorsque les Flyers refirent sont acquisition en retour de Dave Poulin.

Après cette seule demi-saison de retour à Philadelphie, il signa comme agent libre à Edmonton, complétant alors son 2e retour. Après une saison à Edmonton, il fut envoyé aux Leafs en retour d'une somme d'argent. Il fut toutefois libéré après 2 matchs et termina sa carrière en Italie.

lundi 6 septembre 2021

Histoires d'agents libres qui tournent en rond


Marc Bergevin a finalement annoncé qu’il n’égalerait pas l’offre des Hurricanes faite à Jesperi Kotkaniemi.  Bien que le directeur-gérant de la Caroline Don Waddell le nie, certains y voient une forme de vengeance envers Bergevin qui, en juillet 2019, avait fait une offre hostile à Sebastian Aho, que les Canes avaient finalement égalée. C’est sûrement un hasard, mais l’offre à KK inclut un boni à la signature de 20$, le numéro d’Aho…

Ce n’est toutefois pas la seule situation où une histoire d’agent libre semble avoir eu un effet boomerang.  En voici quelques-unes.

Marcel Dionne à Los Angeles

Repêché deuxième derrière Guy Lafleur en 1971, Marcel Dionne s’est retrouvé à Détroit au sein d’une équipe en pleine traversée du désert. Ses résultats individuels furent au rendez-vous, mais il ne participa jamais aux séries dans l’uniforme rouge et blanc. Les performances décevantes de l’équipe lui causèrent alors des frustrations. Dionne laissa donc son contrat venir à échéance et devint ainsi agent libre, chose rare à l’époque. Lorsqu’en juin 1975, les Kings lui ont offert 1,5 million $ pour cinq ans, l’occasion était trop belle. Comme compensation de la perte de Dionne (et de Bart Crashley), les Red Wings acceptèrent de recevoir Dan Maloney, Terry Harper et un choix de deuxième ronde (qui se retrouva éventuellement au Minnesota).


Rogatien Vachon à Détroit

Trois ans plus tard, il y eut un autre (rare) cas d’un joueur autonome de premier plan qui a changé de camp. Comme par hasard, les deux mêmes équipes étaient impliquées, mais en changeant de rôle. Ce sont alors les Red Wings qui ont subtilisé Rogatien Vachon aux Kings en lui offrant 1,9 million $ pour cinq ans.

Ne pouvant s’entendre au sujet de la compensation, on se rendit devant d’un arbitre. Celui-ci accorda le jeune espoir Dale McCourt aux Kings qui lui, s’y opposa. S’en suivit une saga judiciaire qui en conclusion, donna raison à McCourt. Los Angeles reçut plutôt André St-Laurent et les choix de première ronde des Wings de 1980 (Larry Murphy, tout de même futur membre du Temple de la renommée) et 1981 (Doug Smith).

En plus d’être coûteux, le séjour de Vachon à Détroit fut plutôt décevant. Il ne participa jamais aux séries et après deux ans, il fut échangé aux Bruins en retour de Gilles Gilbert.


Scott Stevens à St-Louis

Le début des années 1980 a été pénible pour les Blues. Ils s’en sont sorti, mais ils furent reconnus pendant un moment comme étant une équipe à petit budget. Toutefois, suite au flair de leur directeur-gérant, Ronald "le Prof" Caron, St-Louis mit la main sur Brett Hull et Adam Oates et devint compétitif.

Audacieux, Caron voulut passer au niveau supérieur en utilisant un outil peu courant, la signature d’un agent libre. Sa cible fut le robuste et talentueux défenseur Scott Stevens, et il lui offrit en juillet 1990 5,145 millions $ pour quatre ans. La démarche coûta finalement cinq choix de première ronde aux Blues.


Brendan Shanahan à St-Louis

Non seulement l’acquisition de Stevens s’est avéré coûteuse, mais elle fut de courte durée. L’année suivante, Caron récidiva en signant Brendan Shanahan des Devils. Ne pouvant plus offrir encore cinq choix de première ronde, les Blues durent s’entendre avec New Jersey au sujet d’une compensation. Devant un arbitre, les Devils exigèrent… Scott Stevens, qui leur fut accordé.

Selanne et Kariya au Colorado

De 1996 à 2001, Teemu Selanne et Paul Kariya ont joué ensemble à Anaheim.

À l’été 2003, Kariya était toujours avec les Mighty Ducks (pourtant finalistes en titre), mais Selanne était maintenant à San Jose. Tous deux autonomes, mais sans bague de la Coupe Stanley, ils décidèrent alors de se réunir au sein d’un sérieux aspirant au titre, l’Avalanche du Colorado, championne de 2001. Et pour ce faire, ils le firent à rabais. Selanne déclina une option de 6,5 millions avec les Sharks pour signer pour un an au Colorado pour 5,8 millions $. Quant à Kariya, après avoir exigé 10 millions d’Anaheim, il signa avec l’Avalanche pour 1,2 million $.

L’expérience fut un désastre. Kariya ne joua que 51 matchs et connut une mauvaise saison (36 points). Du côté de Selanne, sans même avoir l’excuse d’avoir joué moins de parties, il eut une de ses pires années en carrière (32 points).

L’Avalanche s’inclina finalement en deuxième ronde devant l’équipe à qui Selanne avait tourné le dos, San Jose. Cette défaite envoya ainsi les deux compères en congé forcé, puisque la saison 2004-05 fut éventuellement annulée en raison du lock out.

À la reprise des activités, Selanne retourna à l’endroit où il avait rencontré Kariya, à Anaheim. C’est là qu’il remporta finalement la Coupe, en 2006-07.

Par contre, Kariya ne retourna pas avec l’équipe qui l’avait repêché. Il choisit plutôt les Predators et ne fit pas partie du triomphe de 2007.


Sources :

"Expected happens, Dionne joins Kings", AP, June 24, 1975, Windsor Star, page 24,

"No Suit This Time" de Jack Dulmage, June 24, 1975, Windsor Star, page 24,

"Wings sign Rogie to multi-year pact", AP, August 9, 1978, Montreal Gazette, page 42,

"What has Red Wings but won’t fly?", SI Staff, December,4, 1978, Sports Illustrated (vault.si.com),

hockeydraftcentral.com, wikipedia.org.

vendredi 3 septembre 2021

Le cover de NHL 95



Le jeu NHL95 avait de grands souliers à chausser après le succès (toujours présent) de NHL94. En couverture du jeu pour la version console (SNES et Sega Genesis), c'était à mon avatar, Kirk McLean, que revenait l'honneur de faire la page couverture. La photo fut prise pendant la finale de 1994 contre les Rangers de New York. Par contre, pour la version PC, c'est plutôt son adversaire de ces séries, Mike Richter, qui sert de "poster boy". 

Je dois avouer que j'ai toujours apprécié Richter. Il était tellement athlétique (plus que moi en tout cas) et couvrait beaucoup de filet malgré ses 5'11". Il n'était pas rare de le voir faire un arrêt en "split" ou en s'étirant de tout son long pour gobber un rondelle. J'ai d'ailleurs longtemps cru que la photo utilisé en couverture du jeu représentait un arrêt qui avait touché la mitaine de Mike Richter, mais ce ne fut pas le cas. 

Nous sommes au 7e et dernier match de la finale de la coupe Stanley 1994. Il reste moins de 6 minutes au match et les Canucks viennent de réduire l'écart grâce à un but de Trevor Linden. Les Rangers ont les devants 3 à 2. Après qu'un tir de Martin Gélinas ait frappé le poteau du filet de Richter, le jeu continue et revient en zone des Rangers. Nathan LaFayette s'empara d'une rondelle libre dans l'enclave et décocha rapidement, déjouant Richter par le fait même ... La foule retenait son souffle, car si l'égalité était créée avec si peu de temps à écouler au 7e match, le momentum aurait changé en faveur des Canucks qui auraient bien put partir avec la victoire. Heureusement pour les fans newyorkais, la rondelle atterrie sur le poteau. Si la séquence ou la photo avait été plus populaire, ça aurait été parfait pour la série "D'un autre angle".

Mais quelle souplesse !!


Sur la dernière photo, on remarque bien que le gant de Richter arrive trop tard, alors que la rondelle a changée de direction pour se diriger vers Kevin Lowe, qui dégagea le territoire illico. La forteresse des Rangers tint bon et ils purent soulever le précieux trophée pour la première fois depuis 54 ans.

Bravo Mike, tu l'as méritée !!


mardi 31 août 2021

Update des ligues mineures 2021-22

 
 
Revoici une petite mise à jour des équipes en place dans les ligues mineures pour la saison 2021-22 qui s'en vient bientôt et qui on l'espère ne sera pas de nouveau perturbée par la pandémie. C'est pas à toutes les années que nous retrouvons du changement dans les mineures et ce n'est pas à toutes les années non plus que j'ai envie d'en parler. La dernière fois remonte à 2016-17 dans mon cas...
 
 
Comets d'Utica - AHL


Premier dossier majeur ici avec les Comets d'Utica qui deviennent le club-école des Devils du New Jersey et qui changent évidemment de couleurs pour l'occasion.

En fait comme on parle ici des ligues mineures, ce n'est jamais aussi simple. En réalité, le club original des Comets, en place depuis 2013 comme club-école des Canucks, déménage à Abbotsford en banlieue de Vancouver, dans ce même mouvement en place depuis quelques années d'établir le club-école principal de l'équipe plus près du grand club. Le nouveau club prendra alors le nom des Canucks de Abbotsford.

Devils de Binghamton
2017-2021

Après l'annonce de ce départ, l'ancien président des Comets et ex-gardien de la LNH Robert Esche, s'est porté acquéreur du nom des «Devils d'Utica» en prévision du transfert des Devils de Binghamton, club école du New Jersey.
 
Précédemment, les Devils avaient décidé de déménager temporairement leur club-école dans la banlieue de Newark en 2020-21 pour éviter les problèmes avec la pandémie. Le club avait toutefois gardé le dénominatif de Binghamton mais prévoyait le changer pour Newark dans le futur. Finalement l'option d'Utica était plus intéressante même si c'est plus éloigné... Ils décidèrent également de garder le sobriquet des Comets, une équipe au passé assez glorieux sous ce nom (voir texte du 3 juin 2020).

C'est est donc fini des Devils de Binghamton après seulement 4 saisons. Il s'agit de la 5e franchise de la AHL à avoir joué dans cette ville après les Broome Dusters (1977-80), les Whalers (1980-90), les Rangers (1990-97), les Senators (2002-2017) et finalement les Devils.

Il y eut aussi les Broome County Dusters (1973-77) dans le temps de l'ancienne North American Hockey League (la ligue de Slap Shot) et les B.C. Icemen (2002-07) dans la UHL.

Donc malgré tous ces changements, il n'y avait quand même jusqu'à aujourd'hui aucune interruption de hockey professionnel à Binghamton depuis 1973. Est-ce qu'une équipe viendra combler le vide dans cette petite ville New Yorkaise? 
 
À suivre...


Canucks d'Abbotsford (AHL)

Donc bref les anciens Comets deviennent les Canucks d'Abbotsford et ont récupéré ce logo secondaire du grand club comme logo principal et ont aussi adopté le look du premier chandail des Canucks des années 70 en inversant quelque peu les couleurs sur ce chandail vert. 

Il s'agit de la première équipe à Abbotsford depuis le départ de l'ancien club-école des Flames, le Heat d'Abbotsford en 2014.


Iowa Heartlanders (ECHL)

Passons maintenant à la ECHL où deux clubs d'expansion font leur apparition en 2020-21. Premièrement ici les Heartlanders de l'Iowa, qui seront affiliés au Wild du Minnesota. Ici on rencontre un phénomène de plus en plus présent soit non seulement d'avoir le club-école principal très près du grand club (ou même en banlieue directe) mais également le club-école secondaire. 

Le club-école principal du Wild dans la AHL est le Wild de l'Iowa, situé à Des Moines, la capitale et métropole de l'état, à environ 400 kilomètres de St.Paul au Minnesota. Depuis 2018, le 2e club école du Wild était les Americans de Allen au Texas. Mais à partir de cette saison, les trajets seront encore plus rapprochés pour les prospects du Wild avec l'apparition des Heartlanders qui eux auront aussi la dénomination géographique de l'Iowa en étant basés à Coralville, une banlieue de Iowa City à environ 1 heure et demie de route de Des Moines.


Lions de Trois-Rivières (ECHL)


Ensuite une grosse nouvelle au Québec avec l'arrivée officielle de la ECHL et des Lions de Trois-Rivières, ce qui vient ajouter davantage de diversité au Québec pour le hockey professionnel. Avant la venue récente du Rocket de Laval, il n'y avait que le CH et la LNAH comme options depuis près de 20 ans, soit depuis la fin des... Citadelles de Québec en 2002. Et finalement une option en dehors de la région métropolitaine. Pour le CH, il s'agit d'un retour au système à deux équipes affiliées alors qu'il n'y en avait qu'une seule, le Rocket, depuis la fin de la saison 2018-19, une situation assez rare dans l'histoire de l'équipe.

Pas encore beaucoup d'informations sur les Lions (dont le chandail) à l'exception de quelques échanges et signatures ainsi que la nomination d'Éric Bélanger comme entraineur. Mais je sens que je vais probablement me laisser tenter par une excursion LVEUP à 3R prochainement... si bien sûr on peut bien assister aux matchs...

Et c'est la première fois qu'une autre ligue que la AHL s'établit au Québec depuis une autre équipe éphémère de Québec, les Rafales de la IHL entre 1996 et 1998.

Pour Trois-Rivières, il s'agit de la première équipe des mineures depuis l'équipe du même nom qui évolua dans la Eastern Professional Hockey League (EPHL) pour une seule saison (1959-60) avant de déménager à Kitchener. Ces Lions étaient alors affiliés aux Rangers de New York.


Beast de Brampton (ECHL)
2013-2021


Ensuite et bien il y a une équipe qui ne revient pas en 2021 et il s'agit de l'ancienne équipe affiliée du CH, le Beast de Brampton. Après leur association au CH, ils devinrent le 2e club-école des Sénateurs furent une des nombreuses équipes qui ne purent revenir en 2020-21 à cause du COVID. Ils annoncèrent ensuite en février dernier qu'ils ne reviendraient également pas la saison prochaine, cessant définitivement leurs opérations.

Nos adieux au Beast.

Vermilion County Bobcats (SPHL)

Comme je veux toujours aller plus creux, tombons ensuite d'un échelon avec la Southern Professionnal Hockey League (SPHL) qui accueille cette saison un nouveau club d'expansion, les Bobcats de Vermilion County

D'abord, qu'est-ce que ce Vermilion County et qu'est-ce qu'ils mangent en hiver là-bas et bien il s'agit d'un comté de l'Illinois dont la métropole est la ville de Danville où joueront ces fameux Bobcats qui porteront ce chandail extrêmement ordinaire.

Qu'est-ce que je pourrais rajouter comme information ici... Et bien les Bobcats deviennent la 11e équipe de la ligue, ce qui égale un record pour cette ligue. Toutefois la saison dernière la ligue dut opérer à seulement 5 équipes mais espère revenir en force cette année. Je croyais qu'avec cette équipe en Illinois qu'il s'agissait de l'équipe la plus au «nord» de cette ligue sudiste mais deux autres équipes du même état existent et sont plus au nord, les Rivermen de Peoria et le Storm de Quad City.

Je me demande si il y aura un jour une expansion de la SPHL au Québec...

 

Elmira Enforcers (FHL)
2018-2021


Ensuite et bien pour les nombreux d'entre vous qui nous bombardez d'incessantes demandes sur ce qu'il advient de la Federal Hockey League (FHL) et bien vous pourrez enfin dormir tranquille ce soir.

D'ailleurs moi également je vais me coucher moins niaiseux alors que j'ignorais que cette ligue s’appelle désormais la Federal Prospects Hockey League donc il faut désormais l’abrévier sous les initiales FPHL. Depuis 2018 en fait que ce changement existe alors j'ai vraiment honte de mon ignorance...

Mais bref il me peine de vous annoncer la fin des opérations pour les Enforcers d'Elmira et leur splendide uniforme vert fluo. La photo ici est assez démonstrative des moyens limités dans lesquels les Enforcers devaient opérer alors que cette photo avec cet incroyable graphisme provient de leur page Facebook officielle. 

Je mets un petit deux que ce montage fut fait dans Word ou Excel... Je suis capable de faire mieux avec une Story sur Facebook...

Dommage car quel logo ils avaient...


Dashers de Danville (FPHL)
2011-2021


C'est également la fin pour les Dashers de Danville, l'équipe la plus vieille encore active dans ce circuit. Ils avaient en fait joint la ligue à sa deuxième saison d'existence mais toutes les équipes de la première saison sont mortes bien avant eux alors chapeau à eux pour quand même 10 ans d'existence (-1 an perdu par le Covid).

Incapables de signer un nouveau bail à l'aréna de Danville, l'équipe cessa officiellement ses activités lorsque fut annoncée la création des Bobcats de Vermilion County de la SPHL que vous avez découvert plus haut...

Plusieurs autres équipes de cette ligue ont aussi cessé leurs opérations en 2019-20 avec la pandémie.


Binghamton Black Bears (FPHL)

Histoire de terminer sur une note plus positive pour fermer mon «à suivre» en début de texte et bien la ville de Binghamton continuera de pouvoir assister à du hockey professionnel, donc sans interruption depuis 1973, avec la création des Black Bears de Binghamton. Quand même une bonne drop de passer de la AHL à la FPHL quoique les billets de saison doivent être moins chers. L'équipe a toutefois une clause de sortie si une ligue supérieure voudrait y revenir et pourra ainsi casser son bail.

 

Pour terminer je pourrais bien conclure avec la LNAH mais aucun changement d'équipe ni d'expansion n'est prévue pour l'instant, continuant le statut quo de 6 équipes. La ligue espère reprendre elle aussi ses activités en 2021-22 mais rien n'est encore officiel.


samedi 28 août 2021

The Game (ou L'enjeu ou Le match) de Ken Dryden



Il y a parfois des incontournables que, pour une raison tout à fait inexplicable, on finit par contourner.

J’ai une grande admiration pour Ken Dryden, qui a un parcours qui sort du lot et qui a toujours fait les choses à sa manière. Que ce soit en prenant le chemin universitaire (chose rarissime dans les années 1960 pour un joueur qui aspirait à une carrière dans la LNH), en refusant le contrat qu’on voulait lui imposer pour plutôt aller terminer son droit en 1973, en prenant sa retraite très tôt pour se consacrer à son après-carrière et j’en passe, Dryden a mené sa carrière comme lui l’entendait.

J’ai aussi lu de nombreux livres au sujet du hockey, et il s’adonne que Dryden en a écrit un des plus renommés. Lorsqu’en 2002, le Sports Illustrated a dressé son top 100 des meilleurs livres de sport de tous les temps, The Game (traduit en français par L’enjeu ou Le match, dépendamment des éditions) s’est classé neuvième (et premier pour le hockey). Sorti en 1983, il a fait l’objet de nombreuses rééditions et est toujours disponible.  

J’avais donc toutes les raisons du monde pour le lire et pourtant, jusqu’à récemment, je ne l’avais pas fait.

Le cœur du livre est le suivant : au cours de la saison 1978-79, n’étant pourtant âgé que de 31 ans, jouant pour les triples champions de la Coupe Stanley et ayant remporté le Trophée Vézina au cours de ces trois mêmes années, Dryden songe pourtant à la retraite. À partir de ce moment, on l’accompagne dans sa réflexion, lors de sa décision, ainsi que dans son quotidien, autant sur la glace, hors glace que dans sa vie personnelle. L’intellectuel qu’est Dryden ne se contente évidemment pas de décrire la situation. Il y va de son analyse et de sa vision des choses.

On le voit entres autres pleinement conscient des sacrifices que ses choix professionnels imposent à son épouse et ses enfants et discuter de ces partisans qui sont si souvent à l'entrée du Forum pour les solliciter que les joueurs viennent à les connaître.

Dans la chambre, il consacre plusieurs paragraphes (dispersés dans le livre) à décrire ses coéquipiers, sans condescendance mais sans complaisance. Les innombrables tours pendables de Pointu (Guy Lapointe). Le tempérament fougueux de Mario Tremblay.  Réjean Houle, à la fois cible de nombreux quolibets, mais aussi tellement appréciatif de la chance qu’il avait, lui qui venait d’un milieu modeste. Larry Robinson, le géant qui préférait jouer autrement que physiquement pour exprimer son talent. Bob Gainey, le valeureux guerrier au talent malgré tout limité (en attaque du moins). Le talent extraordinaire de Lafleur. De toute évidence, Dryden avait des atomes crochus avec Doug Risebrough, qu’il décrit comme une personne foncièrement bonne. Peut-être un peu moins avec Steve Shutt, qu’on perçoit comme un peu puéril, faisant des blagues qu’il semblait le seul à trouver drôle. Dryden a aussi pris le temps de s’attarder au travail sans relâche, important mais dans l’ombre, du préposé à l’équipement Eddy Palchak.

Cette équipe était bien consciente de son excellence. Dryden y va de réflexions au sujet de matchs où, devant des adversaires beaucoup plus faibles, même une victoire apportait des frustrations si la performance était jugée trop ordinaire. Il y va aussi d’analyses qui peuvent presque paraître arrogantes de certains adversaires, entre autres les Flyers et les Leafs, l’équipe de son enfance.

D’ailleurs à un moment où on mentionne souvent que les joueurs ne veulent plus jouer à Montréal à cause de la pression étouffante, malgré que les Canadiens n’aient pas gagner la Coupe depuis près de 30 ans, il est surprenant de constater qu’à cette époque, pourtant dominante, l’équipe ressentait aussi une telle pression. La victoire semblait un acquis. Dryden, le meilleur gardien de la ligue, se faisait régulièrement crier "On veut Larocque!" après un mauvais but. Au début de sa carrière, il sentait qu’il pouvait faire une différence et faire gagner l’équipe. À la fin, il voyait plutôt son rôle comme étant de veiller à ne pas la faire perdre. Une défaite sur la route contre les Islanders, une équipe en pleine progression, n’aurait pas dû être perçue comme déshonorante. Pourtant, lorsqu’elle se produit, on sent que c’est la fin du monde.

Voyant les troupes vieillir et n’envisageant pas comment elles pourraient maintenir la cadence (et encore moins l’augmenter) pour répondre à ces attentes considérables, il a préféré passer à autre chose, non sans ajouter une quatrième Coupe Stanley consécutive et un autre Trophée Vézina (partagé avec Michel Larocque) à la fin de la saison.  Jamais Dryden n’emploie de tels mots, mais en lisant ceci, j’ai eu l’impression qu’en traversant une ligne, l’exigence d’un public devient de l’ingratitude, ligne qu’a allègrement franchi le très gâté public montréalais (15 Coupes en 24 ans). Exigence qui, à mes yeux, a éventuellement aussi coûté cher aux Alouettes et aux Expos.

Sur une base plus macro, Dryden réfléchit au sujet de la violence dans le hockey, de l’influence des Soviétiques et de l’importance du hockey dans la culture canadienne. Il s’attarde aussi à la tentative ratée d’américanisation du hockey, avec les expansions à tous crins des années 1970, qui culmine avec l’échec médiatique de la Coupe du défi.

Dryden démontre également que pendant ses années à Montréal, ville qu’il a appréciée, il n’a pas vécu dans une bulle. Considérant le Montréal anglophone petit et restreint, il se devait d’embrasser la ville au complet, côté franco inclus. Politiquement en ébullition, il a vu le déroulement des années 1970 au Québec. On sent qu’il comprend ce qui s’y passe et qu’il s’y intéresse. Il parle du rôle identitaire des Canadiens au Québec, de la dynamique franco/anglo de la chambre et de la montée du Parti québécois.

Il mentionne aussi son passage à l’émission de Lise Payette, Appelez-moi Lise, en 1972, où il a angoissé, croyant que son français n’était pas assez bon (comme c’est souvent le cas chez les anglophones). Bien sûr qu’il n’a pas la même éloquence en français qu’en anglais, mais il demeure qu’on lui a parlé positivement de cette entrevue pendant des années.

Lors de la réédition de 2003, vingt ans après sa sortie, un chapitre a été ajouté où il couvre la fin de la domination des Canadiens, le rôle croissant de l’argent et l’impact qu’a eu Wayne Gretzky. Il fait également l’inventaire de tous ses anciens coéquipiers qui occupaient des postes dans la LNH incluant, à sa grande surprise, Steve Shutt, qui a été assistant-entraîneur.

À noter que la traduction a été refaite en 2008, puisque celle-ci n'était pas à la hauteur aux yeux de Dryden, et confirmé par mon collègue Kirk McLean.  Donc, à garder en tête si vous magasinez du côté des livres d'occasion.

Il s’agit donc d’un livre qui ratisse large, réfléchi, franc, écrit dans un style assez littéraire et qui offre un accès privilégié à tout ce qui touche de près ou de loin au hockey. Le fait qu’il se passe au sein des Canadiens ajoute bien sûr à l’intérêt, puisque les références nous sont plus familières, autant au niveau sportif que sociologique.

À lire donc, si ce n’est pas encore fait.

Source :

Dryden, Ken, The Game, HarperCollins, Toronto, 1983 (réédition de 2013),

"The Top 100 Sports Books of All Time" de Pete McEntegart, L. Jon Wertheim, Gene Menez et Mark Bechtel, December 16, 2002, Sports Illustrated (sportsillustrated.cnn.com).