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lundi 9 décembre 2013

Gilles Tremblay



À la fin des années 1950, alors que les Canadiens étaient au sommet de leur art pendant leur période des cinq Coupes consécutives, déjà, une relève abondante poussait.  Les Canadiens d’Hull-Ottawa gagnèrent la Coupe Memorial en 1958.  Dirigés par un jeune entraîneur prometteur, Scotty Bowman, l’équipe comptait dans son alignement plusieurs éléments de la future « dynastie oubliée » (les Coupes de 1965, 1966, 1968 et 1969) comme Jean-Claude Tremblay, Robert Rousseau et Ralph Backstrom.  On y retrouvait également Gilles Tremblay. 
 
 
Originaire de la région de Québec, Tremblay fit ses débuts avec le grand club en 1960-61.  Son talent offensif indéniable lui permit entre autres de compter 32 buts lors de sa première saison complète (en 1961-62), alors qu’il jouait avec Jean Béliveau et Bernard Geoffrion.  Mais son rôle ne se limitait pas à cela.  Il avait aussi souvent comme tâche de surveiller le meilleur joueur de l’autre équipe, que ce soit Gordie Howe ou Bobby Hull par exemple. 
 
 
Après avoir aligné des saisons de 25 et 22 buts, il fut victime d’une fracture de la jambe en 1964-65.  Ceci lui fit manquer non seulement une bonne partie de la saison, mais aussi les séries et les célébrations de sa première Coupe.  Il revint par contre l’année suivante avec 27 buts et une autre Coupe.
 
Après une baisse de régime en 1966-67, il rebondit avec une saison de 23 buts.
 
Les choses se sont toutefois gâchées par la suite.  En 1968-69, l’équipe décida de faire vacciner ses joueurs contre la grippe de Hong Kong.  Tremblay aurait mal réagi au vaccin et il s’est ensuite mis à développer des maladies respiratoires, de l’asthme et des bronchites entre autres.  Il lui est donc devenu impossible de poursuivre sa carrière.  Il prit sa retraite de joueur en février 1969.
 
Au total, il a joué 509 matchs.  Il montre une fiche de 168-162-330.
 
 
Par contre, les Canadiens ne l’ont pas laissé tomber.  Sam Pollock lui a versé un an de salaire et l’a aidé à obtenir le poste d’analyste à la Soirée du Hockey.  Il devint en fait l’un des premiers « joueurnalistes ».  Il dut ainsi faire son apprentissage du monde des communications en accéléré, mais il put par contre bénéficier de l’apport de la meilleure référence possible, René Lecavalier.  Ils formeront ensemble un duo incontournable pendant 17 années, jusqu’à la retraite de Lecavalier en 1986.  Plusieurs se souviendront de leurs vestons bleu poudre caractéristiques et lorsque Lecavalier interpelait Tremblay.  « Hé bien, Gilles… »
 
 
Tremblay continua à la Soirée du Hockey, avec Richard Garneau entre autres.  Au total, il passa 27 ans à la télévision.  En fait, dans la tête de plusieurs, l’analyste a définitivement pris la place de l’ancien joueur, d’autant plus qu’un grand nombre l’ont vu à la télé sans jamais l’avoir vu jouer.
 
Le Temple de la Renommée souligna sa contribution dans le monde des médias en lui remettant le Prix Foster-Hewitt en 2002.
 
Il est aujourd’hui à la retraite et habite Repentigny.
 
Sources : « La grippe de Hong Kong a coûté cher à Gilles Tremblay » de Jean-Paul Sarault, 1er février 2009 (fr.canoe.com), legendsofhockey.net, wikipedia.org.

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