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lundi 11 juillet 2016

Buddy O'Connor



Originaire de Montréal, Herbert “Buddy” O’Connor prit un certain temps à faire sa place avec les Canadiens et ce, malgré que l’équipe traversait une période difficile.  Ces droits furent même échangés aux Maroons, mais en besoin de fonds, ils furent réacquis par le tricolore.  Il faut dire que, même pour l’époque, O’Connor était de petite taille (5’7’’ 145 lbs).  Par contre, il compensait avec son coup de patin.  Il s’aligna donc avec les Royaux de la Ligue senior de 1934 à 1941.
 
Lorsqu’il eut finalement sa chance, il gradua avec ses coéquipiers de la ligne « Razzle Dazzle », Pete Morin et Gerry Hefferman, qui étaient aussi des amis d’enfance.  C’est toutefois O’Connor qui a vraiment fait sa place avec le grand club.
 
Dès 1942-43, sa deuxième saison, O’Connor a obtenu 58 points.  Chez les Canadiens, seulement Toe Blake, avec 59, le devança.  De plus, il termina neuvième de la ligue.  Il eut ensuite de bonnes saisons, mais avec l’émergence de Maurice Richard, il eut un rôle moins important.  Il remporta tout de même la Coupe Stanley en 1944 et en 1946.
 
 En août 1947, O’Connor prit le chemin de New York, une équipe qui venait de rater les séries pour une cinquième année consécutive.  Frank Eddolls l’accompagna.  Hal Laycoe (voir texte du 13 mars 2015), George Robertson et Joe Bell se dirigèrent alors vers Montréal.
 
Dès son arrivée dans la Grosse pomme, O’Connor fit sa marque.  D’abord, il aida les Blueshirts à finalement se qualifier pour les séries.  (Ils s’inclinèrent ensuite contre les Red Wings au premier tour.)  Sur une base individuelle, O’Connor atteignit son sommet, avec 60 points.  Dans la ligue, seul Elmer Lach le devança, d’un seul petit point.  Ses performances lui valurent d’ailleurs le Trophée Hart (joueur le plus utile).  Il remporta également le Trophée Lady Byng (joueur le plus gentilhomme), n’ayant écopé que de huit minutes de pénalité au cours de la saison.  De plus, il ajouta à sa collection le Prix Lionel-Conacher (voir texte du 9 mai 2009), remis à l’athlète de l’année au Canada.
 
Les réjouissances furent par contre de courte durée.  En octobre 1948, alors qu’ils avaient quitté Montréal pour se rendre à leur camp d’entraînement, O’Connor et quatre de ses coéquipiers ont été victime d’un accident de la route.  Leur véhicule a dérapé près de Rouses Point, dans l’état de New York, près de la frontière.
 
Si Tony Leswick s’en est tiré, les autres ont subi des blessures.  Edgar Laprade (voir texte du 10 octobre 2012) s’est fracturé le nez.  Buddy Moe a subi des coupures au visage qui ont nécessité neuf points de suture, alors que Frank Eddolls en a subi aux genoux.  Quant à O’Connor, il a subi des fractures aux côtes.
 
Le début de sa saison a ainsi été retardé et ses statistiques se sont limitées à 35 points. 
 
O’Connor joua ensuite deux autres saisons à New York, mais il ne retrouva jamais sa forme d’antan.  Après avoir obtenu 33 points en 1949-50 et 36 en 1950-51, il termina sa carrière avec les Mohawks de Cincinnati (voir texte du 2 août 2011) de la Ligue américaine.
 
En 1952-53, il devint entraîneur de ces mêmes Mohawks, maintenant dans l’IHL, qu’il mena à la Coupe Turner.  Il ne fut toutefois pas de retour l’année suivante.  Il retourna ensuite à Montréal, où il vécut jusqu’à la fin de sa vie.  Il mourut en 1977, suite à une longue maladie, à l’âge de 61 ans.
 
C’est finalement onze ans plus tard, en 1988, qu’il fut élu au Temple de la renommée du hockey.
 
Sources: « Quatre joueurs des Rangers victimes d’un accident d’auto », La Patrie, 9 octobre 1948, p.68, « Ranger Hockey Players Hurt in Accident », CP, Calgary Herald, 9 octobre 1948, p.26, « Buddy O’Connor was one of the NHL’s dazzlers », Montreal Gazette, 25 août 1977, p.16, hhof.com, hockeydb.com.

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