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vendredi 25 mai 2018

Perdre la finale à répétition







 

Atteindre la finale de la Coupe Stanley est tout un exploit, bien que le chemin pour y arriver était moins ardu lorsqu’il y avait moins d’équipes.  Par contre, lorsqu’on perd, l’amertume est plus grande, puisqu’on a passé si près.  Parlez-en aux partisans des Canucks qui ont vu leurs favoris perdre un septième match en 1994 et 2011.

Toutefois, lorsqu’on perd à répétition, on peut se poser des questions.  Si on perd toujours contre la même équpe, on se dit qu’on fait partie de l’élite, mais une coche derrière l’adversaire.  Mais lorsque différentes équipes se relaient pour se mériter la Coupe sous votre nez, on se questionne inévitablement sur le fait que vous vous écroulez sous la pression.
 
Voici quelques exemples d’équipes qui ont souvent vu leurs adversaires parader avec la Coupe.
 
Les Maple Leafs des années 1930
 
                      CHAMPIONS                                              FINALISTES
1931-32         TORONTO MAPLE LEAFS                        NEW YORK RANGERS
1932-33         NEW YORK RANGERS                             TORONTO MAPLE LEAFS
1933-34         CHICAGO BLACK HAWKS                        DETROIT RED WINGS
1934-35         MONTREAL MAROONS                            TORONTO MAPLE LEAFS
1935-36         DETROIT RED WINGS                              TORONTO MAPLE LEAFS
1936-37         DETROIT RED WINGS                              NEW YORK RANGERS
1937-38         CHICAGO BLACK HAWKS                        TORONTO MAPLE LEAFS
1938-39         BOSTON BRUINS                                      TORONTO MAPLE LEAFS
1939-40         NEW YORK RANGERS                             TORONTO MAPLE LEAFS
1940-41         BOSTON BRUINS                                      DETROIT RED WINGS
1941-42         TORONTO MAPLE LEAFS                        DETROIT RED WINGS

Cette formation a pu compter sur de futurs membres du Temple de la renommée comme Busher Jackson, Joe Primeau, Charlie Conacher, Gordie Drillon, Hap Day, Red Horner et King Clancy.  Elle a aussi connu du succès en saison régulière.  Par contre, en séries, le palmarès est mitigé.

Après avoir remporté les grands honneurs en 1932, elle a atteint la finale six fois en huit ans, s’inclinant à chaque fois et ce, contre cinq équipes différentes.

C’est en 1942 que les Torontois ont finalement remis la main sur la Coupe de Lord Stanley.

Les Canadiens du début des années 1950

                      CHAMPIONS                                              FINALISTES
1950-51         TORONTO MAPLE LEAFS                        MONTRÉAL CANADIENS
1951-52         DETROIT RED WINGS                              MONTRÉAL CANADIENS
1952-53         MONTRÉAL CANADIENS                          BOSTON BRUINS
1953-54         DETROIT RED WINGS                              MONTRÉAL CANADIENS
1954-55         DETROIT RED WINGS                              MONTRÉAL CANADIENS
1955-56         MONTRÉAL CANADIENS                          DETROIT RED WINGS
1956-57         MONTRÉAL CANADIENS                          BOSTON BRUINS
1957-58         MONTRÉAL CANADIENS                          BOSTON BRUINS
1958-59         MONTRÉAL CANADIENS                          TORONTO MAPLE LEAFS
1959-60         MONTRÉAL CANADIENS                          TORONTO MAPLE LEAFS
 
Cette équipe a atteint la finale cinq années de suite, mais elle n’était pas dominante.  En fait, elle semblait toujours se faire coiffer par un adversaire, principalement les Red Wings et ce, autant en saison régulière qu’en séries.  D’ailleurs, lors de leur seul succès de cette période (1953), ils avaient évité Détroit, puisque les Bruins avaient causé une surprise en les éliminant au premier tour.

Le vent a toutefois tourné en 1955, lorsque Montréal a débuté sa fameuse séquence inégalée de cinq Coupes consécutives.  1955, c’est évidemment l’année de l'émeute suite à la suspension de Maurice Richard.  Au début de la saison 1955-56, Richard était de retour, plus motivé que jamais.  Mais dans l’entre-saisons, un autre événement s’est passé.  Les Canadiens ont remplacé Dick Irvin derrière le banc par Toe Blake.

Fait intéressant, l’entraîneur des Maple Leafs de 1931 à 1940 était aussi Dick Irvin.  Lorsque les Leafs ont finalement remporté la Coupe en 1941-42, Irvin avait été remplacé par Hap Day.  Ceci ne veut pas dire qu’Irvin était incapable de mener son équipe aux grands honneurs, puisqu’il a tout de même remporté quatre Coupes Stanley (une à Toronto et trois à Montréal).  Il demeure toutefois que ses équipes (Black Hawks, Maple Leafs et Canadiens) ont perdu la finale douze fois.  Est-ce à dire que son style abrasif pouvait montrer ses limites dans les moments cruciaux?  Il faudrait demander aux joueurs de l’époque…

Les équipes de Dick Irvin ont une fiche globale de 4-12 en finale
 
Les Red Wings du début des années 1960
 
                      CHAMPIONS                                             FINALISTES
1960-61         CHICAGO BLACK HAWKS                       DETROIT RED WINGS
1961-62         TORONTO MAPLE LEAFS                       CHICAGO BLACK HAWKS
1962-63         TORONTO MAPLE LEAFS                       DETROIT RED WINGS
1963-64         TORONTO MAPLE LEAFS                       DETROIT RED WINGS
1964-65         MONTRÉAL CANADIENS                         CHICAGO BLACK HAWKS
1965-66         MONTRÉAL CANADIENS                         DETROIT RED WINGS

Si Détroit a été la puissance de la ligue du début des années 1950, elle a conservé le même noyau par la suite, avec entre autres Gordie Howe, Alex Delvecchio et Terry Sawchuk.

Au début des années 1960, l’équipe avait perdu un peu de sa superbe, mais une fois en séries, elle trouvait le moyen de surprendre.  En 1961, 1963, 1964 et 1966, les Wings ont terminé quatrièmes dans une ligue à six équipes où il était presque automatique que les Bruins et les Rangers terminent derniers.  Par contre, à chaque fois, ils ont causé une surprise pour se faufiler en finale, dont trois fois contre Chicago.  Par contre, une fois en finale, ils sont revenus sur Terre et ont perdu.
 
Ironiquement, leur meilleure saison pendant cette période a été celle de 1964-65, alors qu’ils ont terminé premiers.  Par contre, une fois en séries, ils se sont fait surprendre… par Chicago.
 
Après les séries de 1966, les Red Wings ont débuté une longue traversée du désert.  Ils ne retourneront en finale qu’en 1995.
 
Les Blues de la fin des années 1960
 
                      CHAMPIONS                                               FINALISTES
1967-68         MONTRÉAL CANADIENS                          ST.LOUIS BLUES
1968-69         MONTRÉAL CANADIENS                          ST.LOUIS BLUES
1969-70         BOSTON BRUINS                                      ST.LOUIS BLUES

Des billets récents ont abordé le sujet.  En 1967, la LNH a doublé ses cadres après une longue période de stabilité, passant de six à douze équipes.  Pour éviter que les nouvelles équipes (LA, Min, Oak, Phi, Pit, StL) se fassent détruire à répétition par les équipes établies (Bos, Chi, Det, Mtl, NYR, Tor), la ligue a formé deux divisions.  L’est comprenait les équipes ″originales″ et l’ouest, les équipes d’expansion.
 
Les Blues ont terminé en troisième place en 1967-68, mais la troupe de Scotty Bowman a trouvé le moyen de sortir de sa division.  Comme les Golden Knights, les Blues ont donc accédé à la finale à leur première année, mais dans un contexte où l’une des équipes d’expansion (celle qui sortirait de l’ouest) se rendrait forcément en finale.  En fait, St-Louis a atteint la finale à ses trois premières années.  Toutefois, en y affrontant une équipe établie, ils ont été balayés chaque fois.

Ils n'ont pas atteint la finale depuis.
 

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