
Laurence, J.-C. (2011, 23 avril). La barbe des séries, symbole de virilité et de solidarité. La Presse.
Sardin, V. (2026, 21 mai). D’où vient la barbe des séries au hockey? Noovo Moi.

Je suis tombé l'autre jour sur cette publication expliquant que de toutes les équipes existantes de la LNH, seuls les Devils du New Jersey n'ont jamais été balayé en séries. Il y a bien sûr comme vous voyez le Mammouth, le Kraken et les Golden Knights qui font également partie du portrait mais comme ce sont des franchises toutes jeunes, ils ne sont évidemment pas encore pris en considération.
Mais si on considère le Mammouth comme étant la continuation des Coyotes de l'Arizona et des premiers Jets de Winnipeg, et bien il faut sans hésitation garrocher le mammoth dans la grosse batch de gauche avec tous les autres...
J'étais un peu perplexe avec ce tableau et fallait bien que j'aille vérifier. Il est cependant bien vrai que les Devils n'ont jamais perdu une série avec une fiche pire que 4-1 depuis leurs débuts en 1982-83.
Mais si vous êtes familiers avec notre contenu ici, vous savez bien que pour nous, les Devils du New Jersey ne seront jamais seulement les Devils du New Jersey.
Ici, quand on pense aux Devils du New Jersey, on parle plutôt de la franchise des "Devils du New Jersey/Rockies du Colorado/Scouts de Kansas City". Tsé, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué et inutile?
Donc, si ça vous dit rien, résumons rapidement. La franchise des Devils a d'abord commencé ses activités sous le nom des Scouts de Kansas City, équipe d'expansion pour la saison 1974-75, en même temps que les Capitals de Washington. La santé du hockey professionnel était alors tellement précaire avec les récentes expansions et la concurrence de l'AMH, tellement que les Capitals et les Scouts furent deux des pires équipes d'expansion de l'histoire, les Capitals terminant leur première saisons avec la pire fiche de tous les temps (8-67-5) tandis que les Scouts firent à peine mieux avec une fiche de 15-54-11.
On considéra même que l'expansion de 1974 était une erreur, tellement que la seule utilité des deux équipes pour la ligue fut d'être utilisés comme équipe de démonstration lors d'une tournée au Japon au printemps 1976, la fameuse Coca-Cola Bottler's cup.
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| Wilf Paiement avec les Scouts de Kansas City |
Les mauvaises performances sur la glace n'étaient pas le seul problème des Scouts. L'équipe souffrait également de la flambée des salaires des joueurs, d'un ralentissement économique dans le Midwest et d'une faible affluence. Les Scouts n'attiraient en moyenne que 8 218 spectateurs par match alors qu'à l'époque, la moyenne de la ligue tournait autour de 13 000. Les 37 investisseurs de l'équipe, criblés de dettes, ont alors choisi de vendre la franchise après seulement deux saisons.
C'est alors que naquit la franchise des Rockies du Colorado pour la saison 1976-77. Après une première saison de 20 victoires et 54 points, les Rockies remplacèrent leur entraîneur par le légendaire joueur et entraîneur des ligues mineures, Pat Kelly. Ce même Pat Kelly qui fut plus tard fondateur et commissaire de la ECHL dont le trophée de championnat porte son nom. Kelly ne parvint pas vraiment à redresser la barque chambranlante des Rockies alors que l'équipe n'obtint que 19 victoires en 1977-78.
Cependant, avec un sommet dans la LNH de 21 matchs nuls et un total de 59 points, le meilleur total ever en tant que Scouts/Rockies, l'équipe parvint miraculeusement à se tailler une place en séries, notamment grâce au fait que la section Smythe était très faible avec les Canucks, Blues et les éternels abonnés des bas fonds à l'époque, les North Stars. Seuls les Blackhawks étaient de taille dans cette division et les Rockies terminèrent donc deuxièmes in extremis et purent participer aux séries de 1978.
Malheureusement pour eux, la division Patrick était davantage boostée avec les Islanders en première place devant les encore puissants Flyers de Philadelphie, qui eurent alors l'honneur de devenir les premiers adversaires des Rockies en séries.
Les Flyers avaient bien sûr tout un alignement avec des joueurs comme Bobby Clarke, Bill Barber et Reggie Leach ainsi qu'un Bernard Parent toujours dominant. Les Rockies eux n'avaient que très peu de punch en attaque, les seuls dignes de mention étant Wilf Paiement (87 points) ainsi que deux pas pires défenseurs en Barry Beck et John Van Boxmeer. Dans les buts pour les Rockies se retrouvait l'ancien des Flyers Doug Favell ainsi que Michel Plasse comme adjoint.
Cependant, les Rockies ne furent pas la proie facile que l'on croyait lorsque la série débuta le 11 avril 1978. À domicile à Philadelphie, les Flyers procédèrent à un barrage en force de 44 tirs contre seulement 18, mais les Rockies parvinent à tenir la marque à 2-2 jusqu'en fin de troisième période. Mais avec seulement 22 secondes d'écoulées en début de prolongation, Mel Bridgman marqua contre Favell et les Flyers l'emportèrent.
La série se transposa ensuite à Denver ou les Rockies tentèrent tant bien que mal de contenir les Flyers (48 tirs) à une marque finale de 3-1. Le seul à marquer devant les partisans des Rockies fut l'obscur défenseur Dennis Owchar en première période, mais les Rockies donnèrent du fil à retordre jusqu'à la toute fin du match.
Mais au final, c'en était fini de cette série expéditive et somme toute sans histoire. Les Flyers passèrent en deuxième ronde contre les Sabres de Buffalo dont ils disposèrent rapidement par la marque de 4-1. Ils s'inclinèrent finalement en finale de conférence contre les Bruins.
Pour leur part, ce fut la première et dernière présence en séries des Rockies, et la dernière pour la franchise jusqu'au début de l'émergence des Devils en 1988, où la jeune équipe surprit tout le monde et se rendit à son tour jusqu'en 3e ronde.
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Les Devils n'avaient pas encore la version |
Cela a notamment donné lieu à une tentative d'achat ratée par un groupe d'investisseurs d'Ottawa, dont l'intention était de déménager les Rockies dans la capitale canadienne. On alla même jusqu'à envisager une fusion de l'équipe avec les Capitals, à l'image de ce que la ligue avait fait quatre ans plus tôt entre les Barons de Cleveland et les North Stars du Minnesota. Finalement, la franchise fut vendue en mai au magnat du transport maritime du New Jersey, John McMullen, qui était également propriétaire des Astros de Houston dans la Ligue majeure de baseball.
C'était alors la fin des éphémères Rockies du Colorado dont le nom fut toutefois récupéré au baseball majeur en 1993 par l'arrivée d'une équipe d'expansion au Colorado.
Les partisans de hockey de Denver purent enfin revoir du hockey de séries en 1996 avec leur nouvelle équipe du nom de l'Avalanche. Les Devils et l'Avalanche furent ensuite deux des meilleures équipes au tournant du millénaire, s'affrontant même en grande finale en 2001 lors d'une série épique de 7 matchs remportée par l'Avalanche.
Donc au final, OUI, la franchise des Devils a déjà été blanchie en séries, sous une incarnation différente et seulement lors d'une courte série préliminaire 2 de 3. Mais ils ont été blanchi quand même lors de leur histoire, même si c'était ailleurs qu'au New Jersey.
My job here is done... Désolé au gars qui a fait le graphique...
Si ça vous intéresse, ces deux seuls matchs en séries dans l'existence ses Rockies existent sur YouTube, grâce à un transfert de VHS granuleux comme on les adore...
Ce ne fut pas facile, mais c’est maintenant confirmé. Les Canadiens affronteront les Hurricanes de la Caroline en demi-finale.
Avant de s'établir dans le sud-est des États-Unis en 1997, les Hurricanes ont eu comme prédécesseurs les Whalers de Hartford. Équipe originale de l’Association mondiale (AMH) de 1972 (bien qu’elle ait changé de domicile à quelques reprises), elle fut l’une des quatre élues pour joindre les rangs de la Ligue nationale en 1979.
Les négociations ont été ardues et les conditions d’admission n’ont pas été généreuses. Les droits sur de nombreux joueurs de l'AMH furent retournés à l'équipe de la LNH à qui ils appartenaient.
En fin de saison, Hartford fit l’acquisition de Bobby Hull des Jets de Winnipeg. Lorsqu’il joua avec Gordie Howe et Dave Keon, les Whalers se retrouvèrent ainsi avec un trio des 40 ans et plus.
Au cours de la saison, les résultats furent tout de même supérieurs aux attentes. Aidés par les 105 points de Mike Rogers et les 56 buts de Blaine Stoughton, les Whalers terminèrent 14e. Les Oilers, dans la foulée d’un Wayne Gretzky qui prenait son envol, prirent le 16e rang. Dans une ligue qui avait maintenant 21 équipes, les 16 premières accédaient aux séries. Comme les nouveaux venus étaient parvenus à devancer des éternels perdants comme les Capitals, les Red Wings et les Rockies, ils purent alors participer aux éliminatoires. (Les deux autres anciennes équipes de l’AMH, les Nordiques et les Jets, eurent moins de chance.)
Puisqu’en séries le premier affrontait le seizième, le deuxième se prenait contre le quinzième et ainsi de suite, les Oilers affrontèrent l’équipe de tête, les Flyers. Quant aux Whalers, leur quatorzième place les envoya faire face aux troisièmes, les Canadiens.
Même si le Tricolore avait subi beaucoup de changements (entre autres le départ de Scotty Bowman pour Buffalo et remplacé avec peu de succès par Bernard Geoffrion et les retraites de Ken Dryden, Jacques Lemaire et Yvan Cournoyer), il demeura que Montréal était tout de même le quadruple champion en titre. Toutefois, en saison, les Whalers avaient malgré tout trouvé le moyen de donner du fil à retordre aux Canadiens, les limitant à une victoire et trois matchs nuls.
La série débuta le 8 avril au Forum. Montréal débuta en lion, l’emportant 6-1. Seul Mark Howe empêcha Denis Herron de réaliser un blanchissage, en marquant en troisième période. Yvon Lambert marqua deux fois pour les Montréalais.
Le lendemain, toujours au Forum, ce fut un festival offensif. Yvon Lambert marqua deux autres buts, en plus d’obtenir une passe. Mario Tremblay accumula quant à lui trois mentions d’aide, dans une victoire de 8-4. La réplique vint entre autres de la famille Howe. Mark aida tour à tour son frère Marty et son père Gordie à marquer.
Le résultat fut beaucoup plus serré. Guy Lafleur marqua un troisième but en trois matchs. Mario Tremblay a obtenu deux autres passes, mais les Whalers offrirent une belle résistance, forçant la prolongation.
Ce fut finalement Yvon Lambert, qui était en feu, qui trancha avec son deuxième but de la soirée. Montréal balayait ainsi la série en trois matchs. (C'était un 3 de 5 au premier tour.) Si Dave Keon poursuivit son parcours, ce match fut le dernier de Bobby Hull et de Gordie Howe. Les Whalers ratèrent ensuite les séries lors des cinq années suivantes. En fait, lors de leurs 18 années à Hartford, ils ne remportèrent qu’une seule série, en 1986, contre les Nordiques.
En passant, les Oilers furent aussi balayés par les Flyers. Il fallut donc attendre à l’année suivante avant qu’une ancienne équipe de l’AMH ne remporte un match de séries, lorsqu’Edmonton battit… Montréal.
Quant aux Canadiens, ils poursuivirent leur quête d’une cinquième Coupe d’affilée, mais privés de Guy Lafleur, blessé d'un coup discutable de Pat Boutette, ils frappèrent un mur lorsqu’ils s’inclinèrent au deuxième tour devant les North Stars du Minnesota.
La fin de la dynastie du Bleu Blanc Rouge permit le début de celle des Islanders, qui remportèrent les quatre Coupes suivantes, et la série contre les Whalers en fut le dernier soubresaut.
Sources :
″Whalers, Oilers are happy just to reach playoffs″ de Catherine Wolfe, UPI, April 8, 1980, Ottawa Citizen, page 19,
hockeydb.com, hockey-reference.com, wikipedia.org.
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| Martin Luther King |
John Melvin Hill est né le 15 février 1915 dans le petit village de Glenboro au Manitoba. Évoluant à l'aile droite, il joua son hockey junior à Saskatoon au début des années 30 avant de graduer au niveau senior à Sudbury. Il fut invité par les Rangers à un de leurs camps d'entrainement mais fut rapidement libéré, suite à quoi ce sont les Bruins qui lui donnèrent une chance pour la saison 1937-38. Il joua 8 matchs avec eux durant cette première saison, passant le restant de l'année dans la IAHL (ancêtre de la AHL) avec les Reds de Providence, équipe qu'il aida à remporter la coupe Calder de 1938.
Il se mérita un poste à temps plein à Boston en 1938-39, obtenant une fiche raisonnablement bonne de 10 buts et 10 passes en 44 matchs. Il n'était pas considéré comme une grande menace offensive ni une future vedette pour les Bruins, la forte équipe étant plutôt bien représentée à ce niveau par des joueurs comme Milt Schmidt, Roy Conacher, Bill Cowley, le gardien Frank Brimsek et un redoutable trio de défenseurs robustes composé de Flash Hollett, Dit Clapper et Eddie Shore.
Mais tout changea pour Mel Hill durant les séries de 1939, particulièrement lors de la série de première ronde contre l'équipe qui avait auparavant refusé ses services, les Rangers. Il s'agissait de la première année où la LNH optait pour des rondes 4 de 7 et la première ronde sous ce format allait nous offrir un classique.
Un scénario presque identique se produisit lors du deuxième match alors que Hill marqua un deuxième filet en prolongation, de nouveau sur une passe de Cowley, cette fois en première période de prolongation, ce qui mena les Bruins à une victoire de 3-2. Boston gagna ensuite le 3e match par la marque de 4-1 mais les Rangers reprirent vie par la suite, gagnant les trois matchs suivants et égalisant la série.
On en était donc à un 7e match pour cette soirée du 2 avril 1939. Les deux équipes s'inscrivirent au pointage une fois chacune en deuxième période, mais encore une fois l'égalité perdura longtemps, le match se rendant de nouveau en 3e prolongation. Et encore une fois, l'issue du match fut décidée par une brillante passe de Cowley à Mel Hill qui élimina ainsi les Rangers avec son 4e filet de la série et son 3e en surtemps.
Il devint alors le premier joueur de l'histoire de la LNH à effectuer ce «tour du chapeau en prolongation». Plusieurs joueurs en ont obtenu deux mais seulement une poignée contre la même équipe. Vous vous souvenez probablement de John Leclair durant la finale de 1993 contre les Kings par exemple. Seulement deux autres joueurs ont aussi obtenu 3 buts en prolongation durant le même tournoi printanier; Maurice Richard en 1951 et Corey Perry durant les séries de 2017. Mais Mel Hill demeure le seul à ce jour à avoir accompli cet exploit durant la même série.
* Pour leur part, Perry avait obtenu 1 but en prolongation durant chacune des trois rondes des séries des Ducks en 2017 (contre Calgary, Edmonton et Nashville) tandis que Richard en avait obtenu 2 contre les Red Wings en première ronde et 1 autre durant la finale contre les Toronto en 1951.
Les Bruins obtinrent ainsi leur laisser-passer jusqu'en finale de la coupe Stanley où ils remportèrent les grands honneurs en 5 matchs face aux Maple Leafs. Hill obtint deux autres buts durant cette finale, portant son total à 6 buts et 3 passes pour 9 points en 12 matchs, bon pour le 3e rang des pointeurs des Bruins derrière Cowley à 14 points et Roy Conacher à 10 points (et aussi 6 buts). Le parcours de Hill lors de ces séries lui valut le surnom de «Sudden Death».
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| Les Bruins, champions de 1939 |
Hill avoua toutefois qu'il avait de la difficulté à assumer ce surnom alors qu'il était désormais attendu de lui qu'il marque le gros but, une pression difficile à supporter pour un joueur qui se qualifiait lui-même de joueur ordinaire et peu spectaculaire. Il n'apprécia ce surnom qu'une fois sa carrière terminée.
Lors de la saison suivante, Hill récolta 9 buts et 20 points en 37 matchs comme attaquant secondaire chez les Bruins. Ces derniers remportèrent une autre coupe en 1940-41, la 3e de leur histoire et également la dernière avant 1970. Cette fois, Hill ne connut pas un parcours similaire à celui de 1939, n'obtenant qu'un but et une passe en 8 matchs, mais ce seul but fut toutefois le filet décisif lors du 7e match de la première ronde contre les Maple Leafs. Les Bruins balayèrent ensuite les Red Wings lors de la finale.
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| Mel Hill et Bill Cowley suite au balayage des Red Wings en finale de 1941 |
Suivant cette deuxième conquête en trois ans, les Bruins se départirent des services de «Sudden Death», l'envoyant aux Americans de Brooklyn en retour d'une somme d'argent. Lors de cette première (et seule) saison des Americans sous le dénominatif géographique de Brooklyn, Mel Hill obtint davantage de temps de glace qu'au sein des puissants Bruins et termina deuxième pointeur de cette équipe en difficulté avec 14 buts et 37 points en 47 matchs. Je vous le rappelle au cas où vous l'ignoriez, mais les Americans n'avaient de Brooklyn que le nom, évoluant toujours au Madison Square Garden alors qu'il n'y avait pas d'aréna adéquat dans le borough de Brooklyn. Les Americans ne faisaient apparemment que s'y entraîner...
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| Un an avec la dernière incarnation des Americans. |
Ce fut toutefois la dernière saison de la franchise qui suspendit ses opérations et leurs joueurs furent dispersés à travers la ligue. Ce sont les Maple Leafs qui obtinrent les services de Hill qui connut ensuite sa meilleure saison en carrière en 1942-43 avec 44 points dont 17 buts. Il joua 4 saisons à Toronto, remportant une 3e coupe Stanley en 1945 suite à une saison où il obtint un sommet en carrière de 18 buts.
Après 35 matchs avec les Leafs en 1945-46 où il n'obtint que 5 buts et 7 passes, il fut envoyé dans la ligue américaine avec les Hornets de Pittsburgh. Il ne revint jamais plus dans la LNH. Après une dernière saison à Pittsburgh en 1947-48, il décida de revenir au Canada au niveau senior avec les Capitals de Regina où il joua jusqu'à sa retraite en 1952.
Il demeura à Regina suite à sa retraite en travailla dans l'industrie des boissons gazeuses. Il décéda en 1996 à l'âge de 82 ans.
En 324 matchs dans la LNH, Mel Hill obtint une fiche de 89 buts et 109 passes pour 198 points. Sa fiche en séries fut de 12 buts et 7 passes pour 19 points en 43 matchs.
Il fut plus tard admis au temple de la renommée du hockey du Manitoba ainsi que celui du sport au Manitoba.
Ces derniers évoluent présentement au Pavillon Jean-Béliveau, vieux bâtiment datant de 1972 qui a accueilli mes années de hockey mineur en plus de celles de mes enfants. Rénové récemment, il a perdu son odeur caractéristique, mais reste très intime. D'ailleurs, des matchs de tournoi dans cette enceinte a bien plus d'ambiance que dans le Colisée, qui est trop vaste pour du hockey mineur. Je m'attendais donc à une bonne ambiance pour un match de série niveau collégial.
Ça n'a pas été une saison facile pour les Vulkins, alors qu'ils ont eu de la difficulté en début de saison à remporter des matchs. Il y a eu des blessés, des joueurs qui ont quitté l'équipe et la Covid qui a mis un frein à leur saison pour un temps. Malgré tout, ils ont réussi à maintenir le cap et atteindre les rondes éliminatoires.
Je me suis donc dirigé avec mes enfants (ouais, j'étais pas "complètement libre") au Pavillon Jean-Béliveau dimanche le 3 avril dernier, afin d'assister au deuxième match de leur série 2-de-3 face aux Pionniers de Rimouski, qui avaient fini en tête de classement. Les Vulkins avaient perdu le premier duel de la série 4 à 3 et faisaient donc face à l'élimination en ce dimanche après-midi. Je ne savais pas si les Vulkins hockey attiraient beaucoup de partisans. J'ai donc été agréablement surpris de voir le Pavillon être presque à pleine capacité. Le coût d'entrée n'est pas élevé, seulement 5$ pour les 12 ans et plus.
Avant le match, je me suis dirigé à la salle de bain avec les enfants. Depuis les rénovations de 2019, il y en a à l'entrée du Pavillon, mais également au deuxième étage où se trouve le local de judo. En fait, c'était vrai jusqu'à cet automne, alors que j'ai appris alors que j'étais dans la salle de bain que le local de judo a été remplacé par ... le vestiaire des Vulkins ! J'ai donc littéralement fait pipi dans la salle de bain des Vulkins ... oups ! C'est bien la première fois que je vois un vestiaire d'équipe de hockey qui se trouve à l'étage. Les joueurs ont donc plusieurs marches à monter/descendre entre chaque périodes.
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| L'escalier des Vulkins |
Après m'être excusé auprès d'un des entraîneurs, je suis donc retourné m'asseoir avec les enfants à notre place, bien mal assis sur les bancs fait en 2x10. J'aurais apprécié une amélioration sur ce point lors des récentes rénovations. C'est pourquoi je finis toujours par être debout sur la dernière rangée, question de ne pas obstruer la vue à personne, et d'épargner mes fesses. Bref ...
Le niveau de jeu des deux équipes m'a agréablement surpris. La vitesse d'exécution, la puissance dans les lancers et les passes, la stratégie, etc. Malgré une pression constante des Vulkins en première période, ce sont les Pionniers qui ont pu retraité au vestiaire avec une avance de 1-0. D'ailleurs, ils ont peu lancé au filet, mais les Rimouskois ont réussi à faire payer plusieurs erreurs aux Vulkins. Après avoir vu ces derniers créer l'égalité en début de 2e période, les Pionniers ont répliqué moins de 60 secondes plus tard.
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| Seule photo potable qui est sortie de mon cell ... |
En début de troisième période, les visiteurs ont augmenté leur avance avec deux buts en avantage numérique. D'ailleurs, à partir de la mi-match, plusieurs pénalités sont venues casser le rythme qui était auparavant rapide. C'est d'ailleurs ces pénalités qui ont coulé les Vulkins, eux qui sont tombés dans l'indiscipline et qui ont dû jouer plus souvent à court d'un homme. Difficile d'attaquer et de marquer dans ce temps.
J'ai malheureusement dû quitter vers la moitié de la troisième car ma fille ne se sentait pas bien. J'ai beau ne pas apprécier les bancs en 2x10, il n'était pas question que ça se remplisse de vomi. Dès mon départ, les Vulkins ont marqué leur 2e but. J'ai d'ailleurs entendu leur sirène de but et les partisans célébré alors que j'étais désormais en-dehors du Pavillon. Avoir su que ça les aiderait, j'aurais quitté avant ...
Malheureusement, les Vulkins ont manqué de temps, s'inclinant finalement 5-3, ce qui mettait fin à leur saison. J'ai toutefois vraiment apprécié le spectacle et je me promets d'y être plus souvent la saison prochaine. Si vous êtes du coin et que vous n'y êtes pas encore allés, ça vaut le déplacement.
Les excursions LVEUP 2021-22 (avec la liste de niveaux potentiels):