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lundi 27 avril 2015

Danny Grant


Comme d’autres au milieu des années 1960, comme par exemple Jude Drouin (voir texte du 20 mars 2013) et Gerry Desjardins (voir texte du 20 janvier 2014), Danny Grant a été victime du surplus de talent à Montréal.  Bien qu’il joua quelques matchs avec le grand club (ce qui lui valut une Coupe Stanley en 1967-68), il passa surtout du temps avec la filiale, les Apollos de Houston.  (voir texte du 17 mars 2012)

C’est finalement en 1968-69 qu’il obtint sa vraie chance, alors qu’il passa aux North Stars du Minnesota avec Claude Larose contre Marshall Johnston (voir texte du 2 janvier 2013) et le premier choix des Stars de 1972.  Sam Pollock l’utilisa pour sélectionner Dave Gardner, qui joua dans la LNH mais qui ne constitua pas un vol, comme certains autres de ses choix.

Grant ne mit pas de temps à s’illustrer avec sa nouvelle équipe, alors que sa fiche de 31-35-65 lui valut le Trophée Calder (recrue de l’année).  Tout comme Gaye Stewart (voir texte du 28 octobre 2013) l’a fait précédemment, comme Tony Esposito le fera l’année suivante et Ken Dryden (voir texte du 1er août 2011) le fera trois ans plus tard, Grant a donc remporté la Coupe Stanley avant d’être couronné recrue de l’année.
 
Pilier de l’attaque des North Stars, Grant participa au match des étoiles en 1969, 1970 et 1971.

En 1974, à la surprise générale, il fut échangé aux Red Wings contre Henry Boucha (voir texte du 16 février 2011), l’un des rares joueurs américains de la ligue à ce moment et natif du Minnesota.  L’échange fut doublement à l’avantage des Wings, puisque Grant se retrouva sur le même trio que Marcel Dionne.  Grant marqua 50 buts, soit 16 de plus que son sommet en carrière.  À ce moment, il n’était que le 12e à réaliser cet exploit.
 
Sa gloire fut par contre éphémère.  Dionne quitta pour Los Angeles à la fin de la saison et Grant prit sa place comme capitaine.  Par contre, il fut par contre constamment ennuyé par des blessures.

Après trois saisons et demie à Détroit, Grant alla rejoindre Dionne avec les Kings, mais il fut à nouveau ennuyé par des blessures.  Après une saison et demie en Californie, il annonça sa retraite.  Au total, il montre une fiche de 263-272-535 en 736 matchs.  Encore aujourd’hui, il est le meilleur pointeur de l’histoire de la LNH parmi les natifs du Nouveau-Brunswick.

En 1995, il devint entraîneur de l’équipe de l’Université du Nouveau-Brunswick, située dans sa ville natale de Fredericton.  En 1997-98, il fut derrière le banc des Mooseheads d’Halifax de la LHJMQ, mais avec des résultats mitigés.

À partir de 2002, il passa quelques saisons comme entraîneur-adjoint des Tommies de l’Université St.Thomas, toujours à Fredericton.  D’ailleurs, en 2008, lorsqu’il fut déterminé que les Tommies auraient une nouvelle patinoire, il fut décidé que celle-ci honorerait Danny Grant.  Toutefois, ce dernier insista pour qu’elle honore également son ami "Buster" Harvey, qui a aussi joué dans la LNH dans les années 1970, qui est également originaire de Fredericton et qui a succombé à un cancer.

Les Tommies jouent donc maintenant leurs matchs au Grant-Harvey Centre, la première patinoire en Amérique du Nord avec un système de chauffage et de refroidissement géothermique.

Sources : “Arena to share name of 2 hockey veterans”, 27 août 2008, CBC News (cbc.ca), ”Grant-Harvey Centre Opens its Doors” de Nick Murray, 9 octobre 2012, The New Brunswick Beacon (newbrunswickbeacon.ca), legendsofhockey.net, wikipedia.org.

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