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mercredi 17 septembre 2025

Bob Paradise

  

Originaire du Minnesota, Bob Paradise est allé à l’école au Cretin High School (ça ne s’invente pas), à St-Paul. Athlète accompli, il excella au football, en plus de recevoir une offre des Red Sox de Boston. Il préféra toutefois continuer son parcours scolaire avec Saint Mary’s University, où il mit plus d’emphase sur le hockey et où il montra des statistiques offensives intéressantes pour un défenseur. 

Après un bref passage dans l’IHL, il se retrouva au sein de l’équipe olympique américaine qui se rendit aux Jeux de Grenoble, en 1968. À cette époque, le hockey n’était pas si populaire aux États-Unis, avec quelques exceptions comme le Minnesota natal de Paradise et le Massachusetts. La LNH venait à peine de procéder à sa première expansion, lorsqu’elle ajouta six nouvelles équipes au pays de l’Oncle Sam, ajoutées à ses quatre équipes traditionnelles, Boston, New York, Détroit et Chicago. 

Bien que l’équipe comptait aussi dans ses rangs des gens qui laissèrent plus tard leur trace dans le monde du hockey comme Lou Nanne, Larry Pleau et Herb Brooks, elle dut se contenter de la sixième place. Ses deux victoires furent acquises contre les deux Allemagnes, en plus d’un match nul contre la Finlande. Elle prit toutefois une dégelée de 10-2 contre les champions éventuels, l’Union soviétique. 

En six matchs, Paradise n’obtint aucun point et aucune minute de pénalité. 

En 1969, il continua son parcours international en participant au championnat du monde en Suède. Les États-Unis perdirent leurs dix matchs, incluant un massacre de 17-2 contre les Soviétiques, les futurs gagnants. Ils terminèrent alors sixièmes, la dernière place du groupe A. 

Paradise passa le reste de la saison 1969-70 avec les Knights d’Omaha de la Ligue centrale. Dans une équipe dirigée par Larry Popein et avec des coéquipiers qui incluaient son frère Dick, André Dupont et Mike Robitaille, il remporta la Coupe Adams. 

Ces performances semblèrent convaincre les Canadiens, puisque Sam Pollock, qui n’avait jamais assez d’espoirs dans son organisation, lui fit signer un contrat. Il n’y eut évidemment pas d’espace pour lui avec le Bleu Blanc Rouge. Il passa plutôt l’année avec les Voyageurs de Montréal de la Ligue américaine avant d’être échangé aux North Stars du Minnesota contre un montant d’argent. 

C’est donc avec l’équipe de son état natal qu’il fit ses débuts en 1971-72 dans la Ligue nationale. En jouant 6 matchs, il devint alors l'un des 16 joueurs américains à jouer dans la LNH cette année-là. L’expérience fut toutefois de courte durée, puisqu’à la fin de la saison, il fut échangé aux nouveaux Flames d’Atlanta, encore une fois contre un montant d’argent. 

C’est donc en Géorgie qu’il put jouer régulièrement au plus haut niveau. Cette situation dura un peu plus d’un an, puisqu’il fut échangé avec Chuck Arnason aux Penguins en janvier 1974, en retour d’Al McDonough. 

En 1974-75, les Penguins connurent un rare succès en séries en éliminant les Blues au premier tour. Ils affrontèrent ensuite les Islanders, qui accédaient alors aux éliminatoires pour la première fois. Pittsburgh prit les devants 3-0 dans la série, mais les New Yorkais leur jouèrent un tour en devenant la deuxième équipe à renverser la vapeur dans de telles circonstances, après les Leafs de 1942. Lors du septième et ultime match, malgré une cause perdante, Paradise laissa sa marque. S’il n’était pas vraiment un bagarreur et n’accumulait pas tant de minutes de pénalités, il pouvait certainement se défendre, surtout pendant cette époque où le jeu rude dominait. En première période, il livra un violent combat à Clark Gillies. Si ce dernier n’a jamais eu froid aux yeux, il affirma plus tard que Paradise, qui lui infligea alors une raclée, était le joueur le plus dur qu’il avait affronté dans sa carrière.

https://www.youtube.com/watch?v=KS1gzU6d6p4

https://www.youtube.com/watch?v=BvRHV8KfOKQ

Suite à sa meilleure saison offensive dans la Ligue nationale (3 buts et 15 passes), il revint avec les Penguins en 1975-76, mais seulement pour 9 matchs, puisqu’en novembre, il fut échangé aux misérables Capitals de Washington, qui venaient de connaître la pire saison pour une équipe d’expansion. Pour l’obtenir, les Caps donnèrent leur choix de 2e ronde, qui deviendra Greg Malone. Le père de Ryan eut par la suite une belle carrière, jouant 704 matchs avec Pittsburgh, Hartford et Québec. 

Quant à Paradise, il joua 70 matchs avec Washington, avant d’être retourné aux Penguins, contre les droits sur Don Awrey, en fin de carrière et qui ne joua finalement jamais avec les Capitals. 

Pour le reste de sa carrière, le défenseur à caractère défensif joua irrégulièrement. Quand ce n’était pas à cause de blessures, c’était simplement parce qu’il peinait à se tailler une place. 

Ça ne l’empêcha toutefois pas de retourner aux championnats du monde en 1977, à Vienne, où les États-Unis terminèrent encore sixièmes. 

Il joua ses dernières parties dans la LNH en 1978-79. 

Paradise devint ensuite professeur au secondaire. 

En 1989, sa contribution au niveau international contribua à le faire élire au Temple de la renommée du hockey américain. Il alla alors y rejoindre son beau-père, nul autre que Bob "Killer" Dill

Sources : 

″Arnasson (sic) et Paradise passent aux Pingouins″, 5 janvier 1974, Québec, à propos, page 29, 

″Les Islanders ont réussi″, 27 avril 1975, Montréal-Matin, page 62, 

″Islanders Oust Penguins, 1-0″ de Dan Donovan, April 27 1975, Pittsburgh Press, page D1, 

″Incredible Hulk Mahovlich Snaps Wings″ de Dan Donovan, December 1 1977, Pittsburgh Press, page C1, 

quanthockey.com, ushockeyhall.com, wikipedia.org.

 

lundi 26 mai 2025

Scott Bjugstad


 


Né à St.Paul au Minnesota le 2 juin 1961, Scott Bjugstad était un athlète multidisciplinaire dans sa jeunesse, excellant au tennis, soccer et hockey. Il fut même nommé sur l'équipe d'étoiles américaine junior de soccer en 1978. Cependant, l'appel du hockey était le plus fort et il réécrit le livre des records de son équipe secondaire en compagnie de son frère, Mike Bjugstad. Ailier droit de 6'1" et 185 livres, il gradua ensuite avec l'Université du Minnesota où il fut finaliste du trophée Hobey Baker en 1983. 

Continuant dans leur tendance à recruter du talent local, les North Stars en firent leur choix de 9e ronde (181e au total) en 1981. Après sa 4e année à l'université, il s'enrôla avec l'équipe américaine en vue des Olympiques de 1984. Malgré une équipe remplie de futurs talents dans la LNH comme Pat LaFontaine, Chris Chelios, Ed Olczyk et Al Iafrate, l'équipe américaine termina avec une décevante 7e place.

Le calendrier olympique terminé, Bjugstad termina la saison avec les North Stars et leur club-école à Salt Lake City. Il fit l'équipe à temps plein la saison suivante et obtint un modeste 11 buts et 4 passes. 

Cependant, en 1985-86, il fut muté à la gauche du premier trio avec Dino Ciccarelli et son compatriote Neal Broten. Ce dernier connut sa meilleure saison en carrière avec 106 points tandis que Ciccarelli en récolta 89. Pour sa part, Bjugstad explosa avec 43 buts et 33 passes pour 76 points, soit 61 de plus que la saison précédente. Son 43 buts était même un record d'équipe pour un ailier gauche, battu depuis.

Neal Broten devint le premier américain à passer la barre des 100 points en une saison en 1985-86

Est-ce que les North Stars s'étaient trouvé une nouvelle vedette offensive ou était-ce un feu de paille?

Et bien avec une pression considérable sur ses épaules en 1986-87, il ne put faire mieux que 4 buts et 9 passes en 72 matchs, perdant sa place sur le premier trio au profit de Brian Bellows. Il fut souvent laissé de côté et retourna une dizaine de matchs dans les mineures. Il se blessa également en fin de saison.


Il tenta de se ressaisir en 1987-88 et répondit avec 22 points lors de ses 28 premiers matchs, étant même de retour avec Broten et Ciccarelli. Cependant, il se déchira un ligament au genou en décembre, tenta de revenir quelques semaines plus tard, mais aggrava davantage sa blessure et sa saison fut terminée.

Il revint à temps pour le camp d'entraînement de 1988 mais son cauchemar continua alors que la blessure revint et il rata encore plusieurs semaines d'activités. Avant son retour au jeu, les North Stars décidèrent de s'en débarrasser. Ils l'envoyèrent alors aux Penguins en compagnie de Gord Dineen, en retour de Ville Siren et Steve Gotaas. 

Les Penguins espéraient le faire évoluer sur le trio de Mario Lemieux et en refaire un attaquant à redouter. Cependant, ce fut un fiasco alors qu'il n'obtint que 3 buts en 24 matchs. Ils l'envoyèrent donc dans les mineures à Muskegon mais il refusa de s'y rapporter, menaçant de prendre sa retraite. Les Penguins le libérèrent et il termina plutôt la saison à Genève dans la ligue Suisse.

Agent libre, il signa ensuite avec les Kings pour la saison 1989-90. Il accepta toutefois de se rapporter à leur club-école à New Haven et il y connut une excellente saison avec 47 buts et 21 passes en seulement 47 matchs. Mais en seulement 11 matchs à L.A. il ne put faire mieux qu'un but et 2 passes. 

Les deux saisons suivantes furent dans la même veine avec des aller-retours L.A/mineures à répétition et des statistiques médiocres dans la LNH. Ses blessures continuèrent également de persister. Une chirurgie fut de nouveau nécessaire à l'été 1992 mais il ne revint plus jamais dans la LNH. Après seulement 7 matchs dans les mineures à l'automne 1992, il prit sa retraite.

En 317 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 76 buts, 68 passes pour 144 points.

Après sa retraite, il retourna au Minnesota où il entraîna plusieurs saisons au niveau secondaire, en plus d'ouvrir une école renommée en perfectionnement du lancer.

Son neveu Nick Bjugstad, fils de son frère Mike, fut choisi en première ronde par les Panthers en 2010. Il évolue présentement avec l'Utah après des passages avec les Penguins, le Wild, les Oilers et les Coyotes.

 

dimanche 6 avril 2025

Pat Price


Les talents offensifs de Pat Price ne prirent pas de temps à attirer l’attention. Le défenseur des Blades de Saskatoon de la Ligue de l’ouest fut même comparé à nul autre que Bobby Orr.

Lors de la Coupe Memorial de 1974 à Calgary, il s’y rendit avec son entourage, même si son équipe n’y participait pas. Il prit alors une chambre d’hôtel où son agent venait lui faire part des différentes offres qu’il recevait.

Dans la Ligue Nationale, le premier choix appartenait aux nouveaux Capitals de Washington. Dans l’Association mondiale (AMH), ce sont les Blazers de Vancouver qui avaient ce privilège. Propriété du richissime Jim Pattison, ceux-ci recherchaient un moyen de damner le pion aux Canucks, misérables depuis le début de leur existence en 1970.

La surenchère monta à un niveau inespéré pour Price. Son but était clairement de jouer dans la Ligue nationale, mais si une équipe de l’AMH pouvait le convaincre, c’était celle de sa province natale. Et elle a mis toute la gomme. On lui offrit pratiquement tous les biens qu’il voulait et on conclut finalement pour un contrat de 5 ans de 1,3 million $ (énorme à l’époque), un boni à la signature de 250 000$ (1,6 million $ en dollars d’aujourd’hui) et l’utilisation d’une Ferrari. Comme il s’agissait de plus d’argent qu’il n’avait gagné dans toute sa vie, le père de Price crut que le chèque visé du boni à la signature de son fils avait une erreur, car il croyait qu’il y avait un zéro de trop. Price voulut inviter tout le monde à souper pour fêter le tout, mais personne ne voulait encaisser son chèque…

Les Blazers choisirent ainsi Price au repêchage. Les Capitals passèrent donc leur tour et choisirent plutôt Greg Joly pour débuter leur existence, avec des résultats qui seront mitigés. La suite pour Price ne fut pas non plus à la hauteur des énormes attentes à son endroit.

D’abord, un mois et demi après la signature de son contrat, il eut des problèmes de voiture. Alors qu’il roulait à 140 km/h sous la pluie, il fit une sortie de route et emboutit sa Ferrari. Heureusement, il ne fut pas blessé, mais on la remplaça toutefois par une Monte Carlo.

Avant le début de la saison, Price fut invité à se joindre à l’équipe d’étoiles de l’AMH qui allait disputer l’équivalent du circuit maudit de la série du siècle. Sa participation fit toutefois aussi une sortie de route. À l’hôtel, Gerry Cheevers attendait un appel au sujet de l’état de santé de son beau-père. Comme il n’était pas aux alentours lorsque le téléphone sonna finalement, Price se précipita pour prendre l’appel mais du haut de ses souliers plateformes, il chuta. Il en résulta une foulure de la cheville et il rata ainsi la série.

Une fois finalement sur la glace, Price eut de la difficulté à faire la transition du style ouvert où il dominait dans le junior vers un style plus serré et robuste de l’AMH. De plus, il ne s’entendait pas vraiment avec son entraîneur de la vieille garde, Joe Crozier. Le vétéran Andy Bathgate voulut servir d’intermédiaire entre les deux, mais il arriva à Price de faire preuve d’arrogance envers cette légende pour qui il éprouvait pourtant du respect.

Lorsque l’équipe eut des problèmes, le climat se détériora. Quand Price se retrouvait en difficulté, ses coéquipiers, peu inspirés par son attitude et son salaire élevé, avaient peu tendance à venir à son aide.

En bout de ligne, Price termina sa saison avec 5 buts et 29 passes, ce qui n’était pas mauvais, mais insuffisant pour justifier son salaire. Voulant jouer dans la LNH, il s’entendit alors avec les Blazers (qui déménagèrent à Calgary pour devenir les Cowboys) pour rompre son contrat.

Maintenant libre, Price fut un choix de premier tour des Islanders en 1975, où ses anciens coéquipiers avec Saskatoon, Dave Lewis et Bob Bourne, eurent de bons mots à son sujet.

Sous les ordres d’Al Arbour, Price s’éloigna de son rôle purement offensif, où Denis Potvin remplissait ce rôle de toute façon, pour devenir un défenseur plus complet. La jeune équipe montra une progression certaine, mais sans parvenir à se rendre jusqu’au bout. Lors des séries de 1979, Price joua toutefois peu et exigea un échange.

Son souhait fut exaucé lorsque les Islanders le laissèrent sans protection lors du repêchage d’expansion et qu’il fut choisi par les Oilers. Une fois en Alberta, il se mit à pratiquer un style plus robuste. Il obtint également son plus haut total de buts avec 11. Pendant ce temps, à New York, les Islanders remportèrent la première de leur quatre Coupes consécutives.

Sa saison suivante fut partagée entre Edmonton et Pittsburgh, alors qu’il fut échangé contre Pat Hughes. Sa récolte de 42 points fut alors son sommet en carrière. En 1981-82, ce fut son total de minutes de punition qui atteignit son sommet, avec 322.

L’année suivante, il fut l’un des joueurs qui se brouilla avec l’entraîneur Eddie Johnston et fut alors soumis au ballotage. Ayant besoin de renfort suite aux blessures de Jean Hamel et Mario Marois, les Nordiques le réclamèrent en retour de 2500$.

La présence de Price à Québec fut toutefois l’objet d’un faux-départ. Après quatre parties dans l’uniforme fleudelysé, il fut victime d’un mal sérieux et mystérieux pour lequel différents diagnostiques furent émis. La conclusion fut finalement une grave infection virale au cerveau. Si celle-ci lui fit finalement manquer deux mois d’activité, elle aurait aussi pu lui coûter la vie.

Ce ne fut toutefois que partie remise. Par la suite, Price rendit de fiers services aux Nordiques. Ayant déjà des connaissances en français à son arrivée, il s’intégra bien à la vie dans la Vieille capitale, qu’il apprécia beaucoup. Pendant son séjour, il incita ses coéquipiers à apprendre la langue de Molière et l’équipe à les soutenir dans leurs efforts. Il investit également dans une entreprise locale de déménagement. Ce fut finalement à Québec qu’il joua le plus de matchs dans sa carrière professionnelle, avec 255, où il fut au cœur de la rivalité Québec - Montréal.

L’aventure québécoise de Price prit fin en mars 1987, lorsqu’il fut échangé aux Rangers en retour de Lane Lambert, qui deviendra plus tard l’entraîneur-chef que Patrick Roy a remplacé derrière le banc des Islanders l’an dernier.

Price termina la saison à New York, avant d’être à nouveau échangé, aux North Stars cette fois, contre Willi Plett.

Il joua ses 14 derniers matchs dans la Ligue nationale avec le Minnesota avant de prendre sa retraite. En 726 matchs, sa fiche est de 43-218-261, en plus d’avoir amassé 1456 minutes de pénalité.

S’il avait déjà envisagé de s’établir en permanence à Québec, il décida finalement de retourner dans sa Colombie-Britannique natale, où il opéra pendant dix ans une entreprise dans le domaine du bois avec son frère.

Il conduisit également des remorqueurs, en plus de travailler en restauration et pour un club de golf.

Sources :

Willes, Ed, The Rebel League, the short and unruly life of the World Hockey Association, McClelland & Stewart, 2004, p.141 à 146,

″Pat Price n’a pas le temps de s’ennuyer″ d’Alain Bouchard, 3 janvier 1983, Le Soleil, page B1,

″Pat Price… acte II″ d’Alain Bouchard, 15 mars 1983, Le Soleil, page C1,

″Pat Price réclame plus de français″, PC, 19 août 1986, La Tribune, page D2,

″I’m one of the fortunate few who have realized their dreams″ de Emanuel Sequeira et Will Johnson, Black Press, July 29, 2014, Nelson Star (nelsonstar.com),

″Le sang bleu à jamais″ de Jean-François Tardif, 24 août 2015, Le Soleil, page 38,

″Canucks at 50: Vancouver Blazers tries, but failed to capture the hockey market″ de Ed Willes, December 10, 2019, The Vancouver Province (theprovince.com),

banqueducanada.ca, hockeydraftcentral.com, hockey-reference.com.

jeudi 14 novembre 2024

Joueur oublié des 90's #95 - Jarmo Myllys



 

Né à Savonlinna en Finlande le 29 mai 1965, Jarmo Myllys n'aura peut-être pas réussi à percer véritablement la LNH mais aura tout de même réussi à se monter un pas pire CV sur la scène européenne et internationale.

Gardien de petite stature (5'8" et 171 lbs), il débuta au sein de son club local, le Savonlinnan Pallokerho (plus souvent abbrévié sous le nom SaPKo) en deuxième division de Finlande en 1980-81. Toujours d'âge junior, il se distingua aux championnat mondial U18 en 1982-83 en aidant la Finlande à remporter l'argent et en étant nommé meilleur gardien du tournoi. Il répéta ensuite aux U20 en remportant de nouveau l'argent en 1983-84.

Il débuta comme adjoint en première division finlandaise, la SM-Liiga, avec le club Ilves Tampere, champions nationaux en 1984-85. 
 
Il passa ensuite avec le Lukko de Rauman en 1986-87 et c'est alors qu'il put finalement devenir gardien numéro un dans son pays, jouant 43 matchs au sein d'un club pas mal plus faible qu'à Tampere. Il s'en sortit assurément assez bien malgré une fiche perdante (16-20-7) car il fut  repêché en 9e ronde (172e au total) par les North Stars du Minnesota.

L'année 87-88 fut ensuite sa grande éclosion. Il aida d'abord le Lukko Rauman à se rendre en finale, dans une cause perdante. Il gagna le titre du MVP de la SM-Liiga ainsi que celui du meilleur gardien. Il fut aussi le gardien partant de l'équipe finlandaise aux Olympiques de 1988, aidant sa patrie à remporter l'argent, alors la plus haute distinction internationale du hockey finlandais jamais atteinte à ce moment.

Le choix tardif des North Stars semblait alors en valoir la peine et Myllys traversa en Amérique du Nord pour la saison 1988-89. Il débuta la saison avec les North Stars, mais après trois matchs sans victoires et 17 buts accordés, il fut retranché dans la IHL avec les Wings de Kalamazoo. Les North Stars avaient en fait de meilleurs prétendants devant le filet avec l'émergence de Jon Casey et celle du compatriote de Myllys, Kari Takko, qui lui avait déjà une quarantaine de matchs de la LNH à son actif. 

Myllys termina donc la saison à Kalamazoo, finissant avec une fiche de 13-8-4. Il fut rappelé le temps de 3 autres matchs au Minnesota, remportant finalement sa première victoire le 31 décembre 1988. Sa fiche de première saison dans la LNH fut donc de 1-4-0.

Le même scénario se poursuivit en 1989-90 alors que Myllys joua presque exclusivement dans la IHL, ne jouant que 4 matchs au Minnesota (0-3-0). Il connut toutefois une excellente saison à Kalamazoo, terminant à 31-9-3 et étant élu sur la 2e équipe d'étoiles. 

Même histoire en 1990-91, cette fois seulement 2 matchs dans la LNH (0-2-0) mais de bonnes stats dans la IHL (24-13-1), ce qui semblait confirmer que les North Stars n'avaient pas plus de plans le concernant.

Donc sans grande surprise, les North Stars le laissèrent sans protection lors du repêchage de dispersion menant à la naissance des Sharks de San Jose, un sujet dont je ne peux m'échapper quoique je décide d'écrire...

Si la compétition devant le filet était difficile au Minnesota, c'était plus ou moins «wide open» au sein de la première équipe d'expansion dans la LNH depuis 1974 (je ne compte pas l'arrivée des 4 équipes de l'AMH en 1979). Myllys avait alors la chance de devenir numéro 1, ou du moins adjoint principal des Sharks, étant alors en compétition avec des Jeff Hackett, Arturs Irbe, Bryan Hayward et Wade Flaherty...

Avec Hayward blessé une grosse partie de la saison, c'est finalement Jeff Hackett qui jouera le plus de matchs (43) lors de cette saison inaugurale des Sharks, tandis que les 4 autres alternèrent au titre d'adjoint et firent souvent le trajet entre San Jose et Kansas City, où était situé le club-école des Sharks dans la IHL. Mais finalement, Myllys devint le principal deuxième violon des Sharks cette saison-là, étant d'office durant 27 matchs. 

Mais, en tant qu'exemple flagrant de cette saison misérable des premiers Sharks, et continuant dans le peu de standards qu'il avait démontré au Minnesota, il ne put faire mieux qu'une fiche de 3-18-1. Il eut également la pire moyenne de buts alloués de la ligue cette saison-là avec 5.02.

Un classique cas de «Rentre? Rentre pas?» ici avec la puck en périphérie du masque et de la mitaine de Myllys... Mais en consultant le sommaire du seul match que Myllys a joué contre St.Louis cette saison-là, il a alloué 4 buts sur 42 tirs donc rien de moins sûr...


Un des matchs qui fit grandement gonfler cette moyenne eut lieu le 17 décembre 1991 sur la route contre les trop puissants Penguins de Pittsburgh. Les Sharks encaissèrent ce soir-là une dégelée de 10-2 et Myllys fut devant le filet pour l'entièreté de ces 10 buts. Les Penguins comptèrent en fait 8 buts seulement en 2e période, ce qui demeure un record de franchise, et pas loin du record de la LNH de 9 établi par les Sabres en 1981. 

Après le 10e but, Myllys explosa de colère en brisant son bâton sur le filet et en se retirant lui-même du match en rentrant au banc. Son capitaine, le vétéran Doug Wilson, alla le voir et lui dit «Jarmo, there’s no reason to get that mad because honestly, you’re not that good.» ou librement traduit ici: «Jarmo, tu n'as aucune raison d'être autant en colère parce qu’honnêtement, tu n'es juste pas assez bon.» . Myllys revint devant le filet en troisième et n'accorda pas de but supplémentaire.

Cette dégelée et totale annihilation de Myllys est disponible sur Youtube et la voici pour vous:

 


Pour rajouter à l'insulte, Doug Wilson était un des meilleurs «jokers» de sa génération. Donc en plus d'être le capitaine, il n'avait pas son pareil pour alléger l'ambiance dans le vestiaire. Le lendemain de cette destruction en règle, un vidéo du match jouait dans le vestiaire montrant la reprise des buts. Wilson prit la mitaine de Myllys et recréa humoristiquement chaque manière dont Myllys pouvait rater la rondelle sur chaque but des Penguins. Le reste du vestiaire était apparemment couché par terre d'hystérie mais on imagine que Myllys ne devait pas se sentir plus grand que ses 5'8"...

Et malgré qu'il s'agissait de sa première vraie saison dans la LNH et qu'il joua à peine dans les mineures (seulement 5 matchs), Myllys opta de retourner en Finlande la saison suivante. Il avait néanmoins été échangé aux Maple Leafs après la saison en retour d'une somme d'argent mais on imagine qu'il ne se voyait pas nécessairement très haut non plus dans l'organigramme des Maple Leafs avec Félix Potvin, Grant Fuhr et Darren Puppa le devançant.

En fait, en regardant le vidéo plus haut, je crois que l'on peut deviner à quel moment exactement le pauvre Jarmo décida de retourner en Finlande après la saison...


Il retourna donc dans sa patrie en 1992-93, cette fois-ci en 2e division avec le KooKoo Kouvola (quel fantastique nom). Il remonta ensuite la pente en 93-94, retournant en première division avec son ancien club, le Lukko de Rauman, et fut élu sur l'équipe d'étoiles. Il retourna également aux Olympiques en 1994 comme partant pour la Finlande, les aidant à remporter le bronze, ainsi qu'aux championnats du monde où ils remportèrent l'argent. 

Il opta ensuite de transférer en Suède dans la Elitserien avec le Luleå HF. Il joua avec eux jusqu'en 2001, remportant le titre de gardien de l'année en 94-95, le MVP en 96-97 et terminant annuellement en tête pour les blanchissages. Il gagna ensuite une autre médaille de bronze aux Olympiques de 1998.

Il marqua également non pas un, mais deux buts durant cette période, une fois en 99-00 et l'autre fois en 2000-01. Le Luleå HF remporta également le championnat suédois en 95-96.


Après 7 saisons passées avec le Luleå HF, il revint en Finlande terminer sa carrière avec le Blues d'Espoo (2001 à 2003) et le SaiPa (2003 à 2005). Il fut également prêté aux HV71 en Suède pour les séries de 2004, durant lesquelles il remporta de nouveau un championnat de la Elitserien. 

Après sa retraite, il demeura au sein du SaiPa (nom complet Saimaan Pallo) comme entraineur des gardiens pour ensuite entrainer en Autriche et dans différentes ligues jusqu'à ce jour.

Le gardien qui était «Not that good» pour la LNH peut tout de même se considérer comme un des meilleurs gardiens finlandais et européens de sa génération. Son numéro 35 fut retiré par le Luleå HF et il fut également élu au Temple de la Renommée du hockey finlandais en 2009. On imagine qu'en tant qu'un des premiers gardiens finlandais dans la LNH, il fait grandement figure de pionnier pour des joueurs comme Pekka Rinne, Tukka Rask ou autres Juuse Saros...

En 39 matchs dans la LNH, la fiche de Jarmo Myllys fut de 4 victoires, 27 défaites et 1 match nul. J'aimerais bien vous donner ses stats en Finlande et Suède mais elles sont incomplètes sur mes sites.


En 2016, les Sharks avec Doug Wilson comme DG se sont mesurés aux Penguins en finale. On peut s'imaginer que le bon vieux Wilson a eu une petite pensée pour Jarmo...

 



Il aurait bien eu besoin d'un tel setup à San Jose...


Sources:
An oral history of the San Jose Sharks as they celebrate their 25th anniversary, The Hockey News, 6 décembre 2015
Sharks Tales: First season was classic exercise in futility, Sports Illustrated, 6 juin 2016








samedi 2 novembre 2024

Changements subtils de logos et chandails



 

Dans l'histoire longue et compliquée des chandails et logos de hockey, il y a eu des changements qui sont plutôt passés inaperçus à l'époque. Ou qui ont simplement été oubliés au fil des années. 

En voici quelques-uns au hasard.


Selon moi, le meilleur exemple de changement subtil qui intéresse seulement les geeks de logos, est le cas des North Stars des années 90.

Après la vente de l'équipe suite à la finale de 1991 perdue contre les Penguins, les North Stars changèrent de logo et de chandail pour une version plus moderne qui ne mettrait désormais en vedette que le mot «Stars», ce qui selon plusieurs avait pour but de rendre l'équipe plus attrayante aux yeux d'acheteurs potentiels qui voudraient la déménager.

C'est ce qui arriva alors que les Stars déménagèrent au Texas pour la saison 1993-94. Le chandail ne subit alors que quelques modifications mineures. En fait les seuls ajouts furent le logo du Texas à l'épaule et le «Dallas» ajouté sur les pantalons. Après cette seule saison 93-94 avec cette version, on ajouta le «Dallas» au logo et la teinte de vert devint plus foncée. 

On pourrait croire que ces petits changements ne valent même pas la peine d'être considérés comme un «nouveau» chandail pour l'équipe, mais la teinte de vert vient vraiment changer la donne, surtout sur la bande aux épaules qui est presque totalement confondue avec le noir comparativement aux années précédentes. Ce n'est pas pour rien que les Stars sont revenus à un vert plus vif avec leur chandail actuel, alors que ce vert «kaki» était tout simplement trop foncé.

Avec ces changements subtils/pas trop subtils, cette période de «foncisation» dans la LNH a mené à des excès de chandails trop sombres, ce qui a culminé avec une finale de 1999 mettant en vedette des chandails excessivement foncés chez les Stars et les Sabres, ce qui en faisait quelque chose de très plate à regarder, en plus des matchs qui se terminaient 2 à 0...



À peu près au même moment à Montréal, il y eut aussi un petit changement subtil sur le chandail blanc du CH. En 1997-98, l'équipe a modifié son lettrage pour ajouter un léger «outline» blanc entre le chiffre bleu et son contour rouge, ce qui accentue davantage l'identité «tricolore» de l'équipe. Ce traitement est toujours en vigueur de nos jours.

Également subtil, le gros numéros au dos ont aussi été légèrement grossis. Vous pouvez le voir ici avec un avant 1997 et un après 1997.



Dans le même style, les Nordiques avaient aussi trafiqué en 1991-92 leur contour de lettrage avec l'ajout d'un subtil contour rouge, en plus de grossir le logo. Il s'agit essentiellement du même chandail mais ces petits changements en font un chandail vraiment plus intéressant et moderne. Le rouge, qui était jusque là seulement présent sur le logo, vient accentuer le reste du chandail de brillante façon. 

Je crois même ne pas trop exagérer en disant que ces modifications ont subconsciemment aidé l'équipe à sortir de ses années de misère.

C'était pas l'échange de Lindros, c'était le chandail...

Remarquez également la grosseur du contour blanc sur le logo de la 2e photo. Fantastique.



Ici vous avez deux versions de John Ogrodnick. La première date de 1982 tandis que la deuxième version date de 1985. Remarquez que le logo a été inversé d'une version à l'autre. Ce qui était blanc est désormais rouge et vice-versa. Encore une fois c'est très subtil mais avouez qu'une fois qu'on le sait, c'est difficile de contredire le choix des designers. Le même procédé fut également appliqué sur le chandail blanc.

Remarquez également le style de lettrage plus arrondi sur la première photo. Ce style étrange pour un chandail de hockey, surtout pour les Red Wings, n'a été utilisé que durant cette saison 1982-83.




À leurs débuts, les Panthers portent leur chandail rouge classique à l'étranger. En 1998, ils sortent un 3e chandail alternatif aux couleurs inversées où le bleu marin est la couleur principale et où la panthère brise désormais un bâton. Ce 3e chandail fut en place jusqu'en 2003 lorsqu'il devint le chandail principal suite au changement à travers la LNH sur les couleurs de chandails à domicile et à l'étranger. Le rouge devint alors le 3e chandail occasionnel et les logos avec et sans bâton firent également «le switch» pour l'occasion.

Le logo avec bâton fut ensuite retiré à partir de la saison 2007-08. Un peu trop «Sharks» je crois.



Les Kings de l'ère Gretzky expérimentent avec l'argent et le chrome au début des années 90. À un tel point qu'en 1991-92, leur lettrage devint pratiquement illisible sur le chandail blanc. 
 
Remarquez la minime différence entre la version de 90-91 et celle de 91-92. Entre le lettrage argent et le contour noir du «Gretzky», il y a un subtile (et inutile) espace blanc qui vient toute fucker la patente. Celle de 90-91 demeurait lisible par l'absence de ce «gap» blanc, malgré que c'était quand même difficile à lire, surtout, j'imagine, depuis les estrades. 
 
Voyez ici durant un match comment c'était difficile à discerner:





Ils ont finalement renoncé à cet abus de chrome en 1992-93, avec le nom du joueur totalement noir ainsi que le numéro au dos qui passa au noir avec un contour gris, soit une inversion de la version précédente. Juste à temps pour le parcours en finale en 1993.

 

Et pour finir, avouez que Mario a l'air pas mal plus menaçant sur la photo de droite. Exit le casque jaune et le collet jaune, les numéros descendent des épaules aux manches et on a un chandail pas mal plus emblématique. 

Avez-vous d'autres exemples qui vous viennent en tête? Laissez-le moi savoir dans les commentaires ou sur Facebook.

lundi 14 octobre 2024

Résultats du quiz hardcore Stars/North Stars

 




Je me suis dit qu'il serait intéressant de vous partager quelques stats du dernier quiz «hardcore» sur les Stars de Dallas, histoire de voir quel genre de question vous fait le plus rager... ou bien pour voir si collectivement vous êtes pas si pires que ça après tout.

Allons-y avec vos notes.

 

Forms response chart. Question title: Un seul de ces joueurs a obtenu plus de 400 points dans l'uniforme des Stars de Dallas. Lequel?Ne pas prendre en compte les stats des North Stars du Minnesota.. Number of responses: 35 / 80 correct responses.
Ici une grosse majorité des 81 répondants a bien réussi cette question. Le troublé Mike Ribeiro, on l'oublie peut-être, a passé 7 saisons complètes à Dallas, avec 4 de plus de 70 points dont un sommet en carrière de 83 points en 2007-08.

Forms response chart. Question title: Tous ces joueurs des Stars ont obtenu 10 points ou plus durant les séries de 1999, sauf un. Lequel?. Number of responses: 23 / 80 correct responses.
Ici je crois qu'une bonne batch ont oublié qui était Dave Reid, un pas pire grinder qui marquait par séquence dont cette bonne run de 2 buts 8 passes durant les séries de 1999. Pendant ce temps, le vénérable Pat Verbeek n'obtenait que 7 points mais avait raté quelques matchs, étant blessé. Il en marqua toutefois un gros en finale.

Pause vintage Verbeek:


Forms response chart. Question title: Durant les séries de 1991, les North Stars se sont rendus en finale contre les Penguins. Qui a marqué le plus de buts pour l'équipe durant l'entièreté des séries pour les North Stars?. Number of responses: 21 / 80 correct responses.
On oublie aussi souvent que Dave Gagner était tout un marqueur. 40 buts durant cette saison 1990-91 et 12 autres en séries. Brian Bellows le suivait de près à 10 buts. Et kudos au seul courageux qui a voté pour Mike Modano. Ce dernier était encore en développement en 90-91 mais avait marqué quand même 8 buts en séries.

Et non, ce n'était pas non plus Brian Propp...
Forms response chart. Question title: Toujours dans le sujet des finales de la franchise, qui a terminé au premier rang des pointeurs des Stars durant les séries de 2020, parcours où ils se sont inclinés en finale contre le Lightning?. Number of responses: 17 / 80 correct responses.
C'est en 2020 que les Stars sont allé pour la plus récente fois en finale. On pourrait surnommer cette finale «Corey Perry de retour en finale Tome 1 de 8». Mais je me rappelle à peine de ces séries, surtout du bon rendement du défenseur Miro Heiskanen (6 buts, 20 passes). Faut dire que c'était durant l'été de nos covids.

Forms response chart. Question title: Les North Stars sont très moyens en 1975-76. Quel joueur obtient le plus de points durant cette saison?. Number of responses: 15 / 78 correct responses.
Ici je savais que ce serait difficile alors que les difficiles années 70 des North Stars sont vraiment pas sur le radar de la majorité des gens normaux. Je vous ai tellement eu ici car la majorité des gens ont voté pour Jean-Paul Parisé alors que ce dernier n'était même pas au Minnesota lors de cette saison en question. Il y avait joué de 1967 à 1974 et ensuite en 1978-79 lors de sa dernière saison avant sa retraite.


Forms response chart. Question title: Tous ces gardiens ont obtenu plus de 100 victoires avec les Stars/North Stars, sauf un. Lequel?. Number of responses: 39 / 79 correct responses.
Mais des fois ça se retourne contre moi comme dans le cas de Ben Bishop ici. Faut dire que dans ma tête, Ben Bishop est le genre de gardien qui a jamais vraiment eu une équipe définitive donc ça aurait pu être crédible qu'il avait eu 100 victoires à Dallas... Mais même pas.

Forms response chart. Question title: Les Stars font l'acquisition du futur membre du temple de la Renommée Sergei Zubov en juin 1996 lors d'un échange avec les Penguins de Pittsburgh. En retour de seulement Zubov, qu'est-ce que les Penguins obtiennent des Stars lors de cet échange?. Number of responses: 29 / 79 correct responses.
Les questions que j'aime particulièrement sont celles impliquant d'inventer des retours de transactions. Ici ça c'est pas trop mal passé pour vous quoique chaque choix possible a eu sa part de votes.

Forms response chart. Question title: Qui fut le meilleur pointeur des North Stars lors de leur saison inaugurale en 1967-68?. Number of responses: 11 / 79 correct responses.
Ici les gens ont pas mal tous répondu avec Bill Goldsworthy, soit le seul nom assez mémorable de ces premières années médiocres des North Stars.
Forms response chart. Question title: Qui fut le meilleur pointeur des North Stars lors de leur deuxième saison en 1968-69?. Number of responses: 18 / 79 correct responses.
Et ça c'est pas arrangé avec la question suivante, où je vous ai encore eu avec J-P Parisé.
Forms response chart. Question title: Lequel de ces joueurs n'a pas joué avec les Stars/North Stars?. Number of responses: 16 / 79 correct responses.
Et pour finir j'étais pas mal fier de celle-ci car je savais que Lee Stempniak et ses 10 équipes en carrière passerait probablement inaperçu dans cette liste de choix.



On se revoit bientôt avec un autre quiz hardcore.