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jeudi 30 juillet 2026

Les champions des autres ligues 2025-26



Je vous gage que plusieurs d'entre vous ignorez qui a gagné la Coupe Kelly dans la ECHL cette année. Ou encore les champions de la FPHL. Et qu'en est-il des niveaux universitaires?

Ne cherchez pas plus loin. Voici les différents champions de leur ligue respective, en dehors de la LNH.

On va commencer ici avec l'Amérique du Nord.


   

AHL
Marlies de Toronto


Marlies de Toronto vs. Wolves de Chicago –  4-1
Coach: John Gruden
Joueurs notables: Logan Shaw, Michael Pezzetta, Alex Nylander, William Villeneuve
Meilleur pointeur en séries: Vinni Lettieri (11-15-26)

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On commence dans le bizarre ici avec une photo (en couleur) d'une équipe championne portant la feuille d'érable sur un chandail bleu. Mais les Marlies de Toronto sont parvenus à le faire en éliminant les Wolves de Chicago en 5 matchs.

Il s'agit du premier championnat de l'équipe depuis 2018, et une troisième coupe Calder au total pour cette franchise autrefois nommée les Hawks du Nouveau Brunswick, qui avait remporté le trophée en 1981-82.

L'AHL a décerné le trophée Jack-A.-Butterfield au gardien Artur Akhtyamov à titre de joueur le plus utile des séries éliminatoires de la Coupe Calder. Originaire de Kazan, en Russie, il a fait ses débuts dans la LNH le 13 décembre 2025 avec les Maple Leafs de Toronto, l'équipe qui l'avait sélectionné au quatrième tour (106e au total) lors du repêchage de la LNH en 2020.


ECHL
Everblades de la Floride

Florida Everblades vs Kansas City Mavericks 4-2
Coach: Brad Ralph
Meilleur pointeur en séries: Anthony Romano (12-5-17)

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Quel glorieux chandail que celui des Everblades...

On a une véritable dynastie sous le radar dans la ECHL alors qu'il s'agit du 4e championnat en 5 saisons pour les Everblades après trois conquêtes d'affilée en 2022, 2023 et 2024. Seuls les Lions de Trois-Rivières ont pu interrompre ce parcours incroyable avec la coupe de l'an dernier.

Il s'agit de tout un exploit car les ligues mineures étant ce qu'elles sont, il est grandement difficile d'aligner une équipe dominante saison après saison. Les Everblades étaient d'ailleurs les premiers de l'histoire de la ECHL à remporter la coupe Kelly trois ans d'affilée.

Le gardien de but Cam Johnson a remporté le prix June-M.-Kelly remis au joueur le plus utile des séries éliminatoires de la Coupe Kelly 2026. Il s'agit d'un troisième titre du joueur le plus utile en éliminatoires pour lui, un record de la ECHL, après avoir reçu cet honneur en 2022 et 2023. Il s'agissait du quatrième titre de la Coupe Kelly pour Johnson, ce qui lui permet d'égaler Kyle Neuber pour le plus grand nombre de championnats remportés par un joueur depuis la création du trophée en 1997.

Le trophée du joueur le plus utile des séries éliminatoires a été renommé en 2019 en l'honneur de June M. Kelly, l'épouse du commissaire émérite de la ECHL, Patrick J. Kelly, qui a donné son nom à la Coupe Kelly. Mme Kelly a été une figure essentielle de la ECHL en coulisses durant le mandat de son mari à la tête de la ligue, de sa saison inaugurale en 1988-1989 jusqu'à sa retraite.


SPHL
Thunderbolts d'Evansville


Evansville Thunderbolts vs. Rivermen de Peoria 3-2
Coach: Jeff Bes
Meilleur pointeur: Aaron Huffnagle (2-8-10)

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Un autre repeat ici avec les Thunderbolts d'Evansville qui remportent le trophée de la SPHL, la President's Cup, pour une deuxième année consécutive.

Les séries de la SPHL sont en format 3 de 5 et Evansville est remonté de l'arrière 0-2 pour gagner la série 3-2.


FPHL
Black Bears de Binghamton

Binghamton Black Bears vs. Pee Dee IceCats 3-1
Coach: Brant Sherwood
Meilleur pointeur: C.J Stubbs (6-5-11)

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Une autre dynastie des ligues mineures ici avec un troisième titre d'affilée pour les Blackbears de Binghamton dans la Federal Prospects Hockey League. Les Blackbears semblent être toute une machine de hockey alors qu'ils ont également terminé en première place de la ligue avec une fiche de 48-6-1-1 dans un calendrier de 56 matchs.


LNAH
Pétroliers de Laval

Pétroliers de Laval vs. Battallion de St-Hyacinthe 4-0
Coach: Pierre Pelletier
Meilleur pointeur: Phelix Martineau (9-7-16)

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C'était la fête à Laval suite aux célébrations de la conquête de la Coupe Gilles-Rousseau en mai dernier. C'était peut-être même un peu trop la fête alors que l'équipe a fait les manchettes lorsque des images sont apparues de leurs célébrations d'après-match où des joueurs et préposés de l'équipe ont détruit le trophée et en même temps donné un dur coup à l'image de la ligue.

Les gouverneurs de la LNAH ont par la suite voté pour l'expulsion de l'équipe en vue de la prochaine saison. Les Pétroliers sont présentement en possibles procédures judiciaires pour faire renverser cette décision...

Bravo les gars...


LPHF
Victoire de Montréal

Victoire de Montréal vs. Charge d'Ottawa 3-1
Entraineuse: Kori Cheverie
Meilleures pointeuses: Abby Roque (4-4-8) et Marie-Phillip Poulin (2-6-8)

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Retrouvons un peu de classe ici avec le premier championnat de l'histoire de la Victoire de Montréal qui a remporté la Coupe Walter le 20 mai dernier.

La capitaine Marie-Philip Poulin a été nommée récipiendaire du trophée Ilana Kloss de la joueuse la plus utile des séries éliminatoires.


USports - Hockey masculin
Patriotes de l'UQTR


UQTR vs. St-Mary's - 3-2
Coach: Marc-Étienne Hubert

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Pourquoi pas un peu de hockey universitaire pour changer? C'est toujours gagnant. Comme les valeureux Patriotes de l'UQTR qui remettent la main sur la Coupe University après une courte disette, l'ayant remporté pour la dernière fois en 2022.

Il s'agit du 6e titre national dans l'histoire de l'UQTR qui l'ont emporté 3-2 lors de la finale en mars dernier contre l'Université St.Mary's. Les Pats ont été fondés en 1969-70 et l'ont donc aussi gagné en 1987, 1991, 2001, 2003 et 2022.

NCAA
Université de Denver - Pioneers

Université de Denver vs. Université du Wisconsin - 2-1
Coach: David Carle

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Pour la deuxième fois en trois saisons, les Pioneers de Denver ont remporté le championnat national de la NCAA en battant les Badgers du Wisconsin 2 à 1 lors du Frozen Four.

Après s'être inclinés en demi-finale la saison dernière, les Pioneers ont décroché un 11ᵉ titre national, un record de la NCAA, et leur quatrième au cours des dix dernières années.

Le gardien de Denver, Johnny Hicks, a couronné une saison recrue historique en réalisant 78 arrêts lors du Frozen Four. Durant cette première saison Hicks a terminé avec une fiche invaincue de 16-0-1 et un nouveau record de la NCAA pour le meilleur taux d'efficacité. Hicks n'a accordé que 22 buts sur 514 tirs pour un taux d'efficacité astronomique de ,957, brisant ainsi le record en une saison de Jimmy Howard établi en 2004 avec l'Université du Maine (,956).

 

Coupe Memorial
Rangers de Kitchener


Rangers de Kitchener vs Silvertips d'Everett - 6-2
Coach: Jussi Ahokas
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Les Rangers de Kitchener ont battu les Silvertips d'Everett le 31 mat dernier par la marque de 6 à 2 pour remporter leur troisième titre de la Coupe Memorial.

Les Silvertips avaient précédemment éliminé les Saguenéens de Chicoutimi en demie-finale. L'équipe hôtesse, les Rockets de Kelowna, n'ont remporté aucun match durant le tournoi.



On va ensuite passer aux différentes ligues d'Europe dans la prochaine partie.

mercredi 15 mars 2023

Le Podcast LVEUP: Episode 3

 

 

Dans cet épisode on parle de plein de choses dont les différents développements qui se sont passés dans la LHJMQ, en plus des séries universitaires, collégiales et sénior qui commencent très bientôt. Également, bobKudelski nous présente un ancien joueur obscur des Nordiques du nom de Ken Quinney tandis que RaySheppard déverse son fiel sur les maudites cartes Bowman. Et on termine tout ça en jouant à un jeu vidéo vintage en prenant exclusivement des équipes d'expansion poches.

On aimerait bien également débuter un «mailbag» lors de futurs épisodes de ce podcast, donc si ça vous intéresse, écrivez-nous si vous aimeriez nous faire parvenir de petits cadeaux par la poste, que ce soit des cartes ou autres souvenirs vintage de hockey qu'on ouvrirait en direct. Ça serait ben l'fun.

Donc bonne écoute!


mardi 5 juillet 2022

John Wright


Le premier repêchage a eu lieu en 1963. Avant, les équipes pouvaient signer autant de joueurs et commanditer autant d’équipes qu’elles voulaient. Celles qui avaient plus de ressources et qui étaient mieux organisées avaient donc un sérieux avantage.

Comme les meilleurs joueurs appartenaient déjà à une équipe, les premiers encans n’étaient pas des événements mémorables. Par contre, celui-ci de 1966 fut le premier où il commençait à avoir un peu d’importance. John Wright, futur membre des Marlboros de Toronto, fut repêché quatrième par les Leafs. Devant lui, deux de ses futurs coéquipiers avec les Marlies furent choisis : Brad Park, 2e par les Rangers et Terry Caffery, 3e par Chicago.

Ces trois joueurs n’accédèrent toutefois pas immédiatement à la Ligue nationale. Ils demeurèrent avec les Marlboros et avec d’autres futurs joueurs de la LNH comme Brian Glennie, le futur North Star Fred Barrett et le gardien Gary Edwards, ils remportèrent la Coupe Memorial en 1967.

Wright passa une autre saison au niveau junior, mais il préféra par la suite faire le saut du côté universitaire. Il demeura ainsi dans la Ville Reine en rejoignant les Varsity Blues de l’Université de Toronto. Il y sera pendant quatre ans où, en plus de compléter ses études en éducation physique, il aida son équipe à remporter le championnat national à chacune de ses années avec cette institution. En 1969 et 1972, il fut également nommé le meilleur joueur des séries. Toujours en 1972, il participa à la conquête de la médaille d’argent par le Canada aux Universiades de Lake Placid.  Athlète accompli, il fit aussi partie de l’équipe universitaire de golf, en plus de représenter le Canada à des compétitions internationales de voile.

À la fin de ses études, ses droits appartenaient à ce moment aux Canucks de Vancouver. C’est donc au cours de la saison 1972-73 qu’il débuta finalement son parcours professionnel. À sa troisième année dans la ligue, Vancouver était toujours un club faible (fiche de 22-47-9), mais Wright parvint tout de même à marquer 10 buts, en plus de 27 passes.

La saison suivante ne fut guère mieux pour les Canucks. Dans une organisation de plus en plus instable et où la nouvelle administration réclamait des changements et une présence physique plus imposante, en décembre on envoya Wright aux
Blues en retour d’un gros ailier plutôt marginal, Mike Lampman. À la fin de l’année, les deux joueurs impliqués se retrouvèrent alors au repêchage d’expansion. Lampman atterrit à Washington et Wright, à Kansas City.

Malgré que les Scouts étaient une équipe misérable (15-54-11), Wright ne joua que quatre matchs, passant le reste de son temps avec les Reds de Providence de la Ligue américaine. Il préféra ensuite prendre sa retraite comme joueur.

En 127 matchs dans la LNH, sa fiche est de 16-36-52.

En 1994, il fut nommé au Temple de la renommée des Varsity Blues de l’Université de Toronto.

"Canucks execs’ slam each other as team in throes of cold streak" de Tim Burke, December 12, 1973, Montreal Gazette, page 42,

hockeydraftcentral.com, varsityblues.ca, wikipedia.org.

dimanche 22 mai 2022

Les excursions LVEUP 2021-22 #13 - Recap des excursions et Tournoi Midget


  
 
 
J'avais un petit trou de libre samedi dernier et je me suis dit «Pourquoi pas ajouter un autre niveau à nos excursions LVEUP 2021-2022»? Je me suis donc dirigé en solo au Centre Mario Tremblay dans le but d'assister à quelques matchs du fameux Tournoi Provincial Midget d'Alma. Ce tournoi, qui en était à sa 49e édition, est un incontournable ici en région mais cette fois-ci, les choses étaient pas mal différentes alors qu'il se déroule habituellement au mois de janvier mais il a du être décalé à la mi-mai en raison de vous savez quoi. C'était d'ailleurs le 14 mai, premier jour où le masque devenait optionnel... Normalement, on aurait même dû assister à la 50e édition puisque celle de 2021 fut annulée...

C'est assez exceptionnel de voir du hockey en mai, en dehors le la LNH bien sûr (et même là...). La ville a même prolongé sa saison d'ouverture de l'aréna pour qu'il y ait des glaces de disponibles pour ce tournoi.
 
Cette édition comportait quatre sous-catégories M18 soit AA, BB, Juvénile D1 et Juvénile D2. Il s'étirait sur 5 jours, soit du 11 au 15 mai dernier.

Je ne m'étirerai pas beaucoup davantage sur cette excursion, ayant de toute façon déjà parlé du Juvénile D1 lors d'un autre chapitre. En plus, je n'ai pas pu rester bien longtemps, étant quelque peu malade. J'ai vu la deuxième moitié d'un premier match entre les Mustangs de Chicoutimi et le Blizzard de Saint-Augustin-de-Desmaures et ensuite la première période d'un autre match entre le les Lynx d'Alma et les Corsaires de l'École Pointe-Lévy de Lévis, toutes des équipes en Juvénile D1. Donc je n'aurai même pas réussi à ajouter d'autre sous-niveaux à notre liste, comme le M18 AA ou BB.
 

 
Mais bref ce n'est pas très important, je voulais plutôt écrire une finale à ce chouette projet qu'était les Excursions LVEUP 2021-22 où je vous rappelle le concept qui était d'aller voir un match de tous les niveaux possibles à notre disposition, moi et mes collègues puckeux. Et malgré la Covid et autres embuches, on a pas mal réussi notre pari en cochant tous les principaux nivaux d'importance.

Je voulais surtout faire  un petit recap pour admirer notre travail durant cette saison, et peut-être également que vous ne l'avez pas vu passer ou que vous avez manqué des chapitres. Alors voici:


OCTOBRE

Match #1 - Raysheppard - Collégial D1 - Jeannois d'Alma vs. Dragons du Collège Laflèche

Première excursion de la saison où j'ai pu lancé le projet avec un niveau que je me devais de finalement découvrir, le hockey collégial. Mon coup de coeur de l'année, les Jeannois ont d'ailleurs connu une saison record où ils se sont rendu jusqu'en demi-finale avant de malheureusement s'incliner. Beaucoup de locaux ont également découvert ce niveau peu connu alors que l'aréna frolait sa capacité lors de plusieurs matchs. Défaite des Jeannois 4-3 en prolongation. J'ai aussi pu voir en bonus un petit match MAHG après ce match des Jeannois.

Un autre tour au Colisée Desjardins de Victo pour Kirk McLean, qui va souvent voir ses Tigres ou bien ses enfants d'âge atome et pee-wee fouler la même glace. C'est d'ailleurs un de ses fils qui fut choisi par les Tigres pour être le «7e joueur» de l'équipe lors de l'hymne national. Victoire des Tigres 5-4 en tirs de barrage.


NOVEMBRE

Un retour au Colisée Jean-Béliveau pour keithacton, qui allait souvent y voir jouer l'ancienne équipe du même nom dans la LHJMQ. Un match inégal, victoire de 8-0 de Longueuil, alors que les Shamrocks n'avaient pas encore remporté la victoire en 19 matchs... Ils avaient alors une fiche de 0-18-1. Histoire de compléter l'information, je voulais savoir la fiche finale des Shamrocks:

Ouch...


Match #4 - keithacton - USports - Redbirds de McGill vs. Gee Gee's d'Ottawa

Un autre retour aux sources pour keithacton sur les terres saintes du Mont-Royal au vénérable Arena McConnell, cette vieille boîte pleine de foil au plafond. Il s'agit d'un lieu mythique pour plusieurs d'entre nous à LVEUP et je suis un peu jaloux de keith d'avoir eu la chance d'y retourner. Je n'habite plus Montréal depuis plusieurs années et quand j'y vais, ça adonne jamais qu'il y ait un match en même temps ou que j'aie le temps d'y aller. Les Redbirds ne sont toutefois plus la puissance qu'ils étaient dans le temps des «Redmen». Défaite des Redbirds 4-1.
 

DÉCEMBRE

Match #5 - keithacton - AHL - Rocket de Laval vs. Stars du Texas
Détour par Laval pour keithacton qui a profité de sa situation géographique avantageuse pour ajouter un niveau d'importance à notre liste avec la Ligue Américaine. Il a aussi profité d'une promotion moitié prix pour le vendredi fou afin d'y aller à rabais. Victoire de 4-3 du Rocket en prolongation.

Match(s) #6 - Raysheppard - Junior AA - Junior A - Tournoi Provincial Junior Mario Tremblay
Faut bien se le dire, je suis un peu moins choyé en terme de niveaux disponibles à ma portée dans mon petit Alma natal comparativement à la grande région métropolitaine. Je dois donc me rabattre sur des petits tournois modestes afin d'ajouter à notre liste. Mais ça ne veut pas dire qu'on ne s'amuse pas pour autant et durant cette fin de semaine du début du mois de décembre dernier, j'ai en plus profité de l'occasion pour rencontrer un fidèle lecteur, Gabriel Dumouchel, qui est à jamais immortalisé sur ce blog sous le pseudonyme de Bob Kudelski... Cette excursion se déroula en deux partie et lors de cette première journée du samedi, j'ai pu voir plusieurs niveaux différents et plusieurs équipes dont les Aiglons d'Alma, les Cantonniers de Magog et surtout, les Lynx de St-Raymond, le coup de coeur du tournoi pour Bob et moi. 
 
Nulle de 3-3 entre Éperviers de Normandin et Prédateurs de Brossard (AA), victoire de 3-2 des Commandeurs de Pointe-Lévy contre les Seigneurs de Lotbinière (A), victoire des Cantonniers de Magog 3-1 contre les Orioles de Saguenay (A) et finalement victoire de 6-1 des Lynx de St-Raymond contre les Aiglons d'Alma (A).
 


 
Deuxième partie de cette excursion avec la finale du tournoi le lendemain. Cette fois-ci, l'action se déplaçait à l'Aréna Samuel-Gagnon de Saint-Bruno, un village à 10 minutes d'Alma. Bob Kudelski était de retour comme collaborateur et on a pu y revoir notre équipe favorite de la veille, les Lynx de St-Raymond, remporter les grands honneurs dans leur catégorie. On a pu assister à deux des trois finales de ce tournoi et partir avant la 3e puisqu'il était vraiment rendu trop tard et les matchs avaient débordé dans l'horaire.

Victoire 4-1 des Seigneurs de Lotbinière contre Voltigeurs de Drummondville (B) et victoire de 7-2 des Lynx de St-Raymond contre les Cantonniers de Magog (A).

MARS

Match #8 - Raysheppard - Juvénile D1 - Lynx du PWD Alma vs. Corsaires de Pointe-Lévy

Un petit match sans prétention pour se remettre dans le bain après 3 mois d'inactivité dûs à la vague omicron qui est venu casser notre fun. Match nul de 3-3.

Match #9 - keithacton - LNH - Canadiens de Montréal vs. Coyotes de l'Arizona
Un autre gros niveau de rayé sur la liste, gracieuseté de keithacton qui est allé voir ces deux équipes de fond de cave en 2021-22 (quoiqu'il a apparemment vu pire avec les Shamrocks de West Island...) Il en est reparti avec un bobblehead de Guy Lapointe et en sachant qu'il venait d'assister à un pas de plus vers le premier choix au prochain repêchage avec une défaite du CH par la marque de 6-3.



Quelques semaines plus tard, keith a pu profiter d'un match surprise puisqu'il devait voir un autre match du CH le 18 décembre. Ce match dut être annulé et ses billets furent transférés pour le match du 24 avril dernier. Il s'agissait du premier match suite au décès de Guy Lafleur et keithacton put donc être aux premières loges pour rendre hommage à Guy.


AVRIL

Match #10 - Team LVEUP - ECHL - Lions de Trois-Rivières vs. Royals de Reading
Un sommet entre mangeux de pucks de LVEUP où nous avons clanché le 3e niveau en importance en Amérique du nord, la ECHL et les nouveaux Lions de Trois-Rivières. Roadtrip de 4 heures pour ma part et un peu moins pour les autres. Un match d'après-midi toutefois décevant et quelque peu ennuyant où les Lions se sont inclinés par la marque de 2-1.

Match #11 - Raysheppard - LNAH - Marquis de Jonquière vs. Pétroliers du Nord
Un match des séries de la LNAH et le meilleur que j'ai pu voir cette année parmi les excursions que j'ai pu faire cette saison. Également le meilleur match de la LNAH que j'ai pu voir de ma vie. Il y a même quelqu'un qui a jeté un poulet sur la glace et c'est Jeannick Fournier qui a chanté l'hymne national. Victoire trippante de 5-4 des Marquis en prolongation.

Match #12 - Kirk McLean - Collégial D2 - Vulkins de Victoriaville vs. Pionniers de Rimouski
Dernière vraie excursion de la saison qui a permis à Kirk McLean de lui aussi découvrir le hockey collégial mais pour sa part dans la nouvelle 2e division. Défaite de 5-3 des Vulkins.



 

MAI

Match #13 - Raysheppard - Juvénile D1 - Tournoi Provincial Midget d'Alma
Texte que vous avez en main en ce moment. Pas réussi à voir autre chose que du D1 que j'avais déjà vu en mars.


Bon ben c'est ce qui conclut ce petit projet. En tout, on aura vu un total de 16 matchs dans 13 niveaux/divisions différent(e)s. Et un match bonus de la LNH pour keithacton. 

Je suis sur un autre projet pas mal plus imposant en ce moment vous vous en doutez probablement, notre livre «Le meilleur de LVEUP». Si vous vous demandez, ça avance super bien, on a grandement dépassé notre but de financement et on est en train de paufiner tout ça. C'est pour ça un peu que j'écris moins sur le blogue, mais là ça me démangeait un peu de pas écrire assez.

À la revoyure. Peut-être une autre tournée en 2022-23?


samedi 27 novembre 2021

Les excursions LVEUP 2021-22 - #4 - Les Redbirds de l'Université McGill USports


Pour cette autre excursion aux différents niveaux de hockey, comme la dernière fois, j’ai décidé de retourner à un endroit où je n’étais pas allé depuis un moment.

Il y a quelques années de cela, le hockey universitaire à McGill servait de point de rencontre pour les contributeurs de LVEUP. C’est Martin qui avait pris habitude d’y aller. Puis moi et Ray Sheppard y sommes allés à quelques reprises. Ensuite Ray a déménagé, puis l’habitude s’est perdue.

Aréna McConnell

Comme c’était mon habitude à l’époque, j’ai profité du passage de l’équipe de mon alma mater, les Gee Gee’s de l’Université d’Ottawa pour retourner à l’Aréna McConnell. En ayant un parti pris, ça ajoute un petit quelque chose supplémentaire d’intéressant. Le dit aréna se trouve tout juste au nord du domicile des Alouettes, le Stade Percival-Molson.



Lorsqu’on lit le texte que Martin avait écrit à ce sujet il y a plus de dix ans, on y retrouve plusieurs éléments qui s’appliquent toujours. L’Aréna McConnell, construit en 1956 et d’une capacité de 1600, sert toujours de domicile à l’équipe de plus de 140 ans et est pratiquement identique. Il y fait toujours aussi froid (garder son manteau est de rigueur) et pas de travaux notables n’y ont été exécutés depuis.

Ne vous y méprenez pas.  C'est à ce moment 1-0.  Le tableau a peut-être connu de meilleurs jours.

Malgré un changement de nom (les Redmen sont devenus les Redbirds), McGill arbore toujours le rouge et blanc style "Red Wings" avec le logo de l’université comme logo. Ottawa avait plutôt un ordinaire uniforme de style basketball (on y retrouve le numéro devant) avec le gris et grenat de circonstance. (Gee Gee ou GG veut effectivement dire "gris et grenat". Comme les britanniques utilisent le terme gee gee pour désigner un cheval de course, le logo, absent ici, est une tête de cheval.)

Le rouge et blanc "Red Wings" 
Il en coûte 15$ pour aller voir un match et 7$ pour une grosse canette de Molson. Covid oblige, il n’y a plus de guichet. Il faut donc absolument acheter son billet en ligne. (Message à ceux de ma génération qui, comme moi, n’ont pas forcément leur téléphone dans leur poche.) Le restaurant est maintenant aussi fermé, mais des étudiants passent dans les estrades pour y vendre breuvages et nourriture.

Comme c’était le cas auparavant, la foule, annoncée à 312, est principalement composée d’étudiants et d’anciens.

Le jeu y est rapide, avec beaucoup de patin et de sorties de zone et peu de mises en échec. Les joueurs sont principalement des anciens des ligues juniors du Québec et de l’Ontario qui poursuivent leurs études, bien qu’il y ait deux américains avec McGill. D’ailleurs, mon collègue Kirk McLean se réjouira peut-être de savoir que deux anciens de ses chers Tigres de Victoriaville, Anthony Poulin et Jérôme Gravel, s’alignent maintenant avec les Gee Gee’s. Le calibre est donc intéressant.

Le style "basketball" des Gee Gee's

Une chose qui a toutefois changé est le fait que McGill n’est plus aussi dominant. Sa fiche de 1-5 lui assure pour le moment la dernière place de sa division de cinq équipes, où l’on retrouve également les Stingers de Concordia, les Patriotes de l’UQTR et les deux équipes d’Ottawa (les Gee Gee’s et les Ravens de l’Université Carleton). Les Gee Gee’s sont deuxièmes avec une fiche de 3-2-1.

Aucune équipe n’a été déclassée, mais Ottawa a marqué à chacune des périodes. Daniel Hardie a obtenu un but et une passe et le gardien Anand Oberoi a effectué quelques beaux arrêts, dans une victoire de 4-1. Chez les perdants, Jordan-Ty Fournier a évité le blanchissage aux Redbirds.

Il s’agit donc d’un bon rapport qualité / prix si vous aimez le hockey rapide et sans cérémonie. Si vous avez étudié à l’une des universités en présence, c’est encore mieux.

Est-ce que Galchenyuk joue maintenant avec McGill?


Les excursions LVEUP 2021-22 (avec la liste potentielle):
** RaySheppard **
LHJMQ - Saguenéens de Chicoutimi
Ligue de hockey senior du lac au Fleuve
LNAH - Marquis de Jonquière
ECHL - Lions de Trois-Rivières
AHL - Rocket de Laval
Universitaire - McGill, Concordia ou Trois-Rivières
LHJQAAA
M18 AAA - Élites de Jonquière
JMS - Ligue de hockey Midget/Junior AA Saguenay Lac-St-Jean
Juvénile D1 - Lynx Pavillon Wilbrod-Dufour
LNH

** KirkMcLean **
Collégial 2e division
Ligue Régionale de hockey (Senior A) - Cougars de Warwick
LNAH - Assurancia de Thetford Mines
ECHL - Lions de Trois-Rivières
LHJQAAA - Titan de Princeville
LHSAAAQ - Métal Pless de Plessisville
LNH ?

**KeithActon**
LHJAAAQ - Collège Français de Longueuil
Universitaire U Sports - Redbirds de McGill







samedi 7 novembre 2020

Joueur oublié des 90's #41 - Darrin Madeley




Né le 25 février 1968 dans le petit village de Holland Landing (maintenant un quartier de Newmarket) en Ontario, Darrin Madeley fut ce qu'on appelle un ''late bloomer'' ou si vous préférez ma traduction boboche, une ''éclosion sur le tard''. Il joua son hockey mineur très loin des radars des recruteurs de la LNH, évoluant d'abord au niveau Junior A et étant ensuite relégué au Junior B vers la fin des années 80. Alors agé de 21 ans, il décida alors de se concentrer sur son éducation tout en jouant au hockey avec les Lakers de la Lake Superior University au Michigan, un club faisant partie de la 1re division de la NCAA, plus précisément dans la conférence ouest, la WCHA.

Madeley sortit de nulle part et devint une brute au niveau universitaire au sein des puissants Lakers où les choses n'allèrent qu'en s'améliorant à chaque année.

À sa première saison en 1989-90, il eut une fiche de 21-7-1 avec une moyenne de 2.42 et un pourcentage d'arrêt de 0.915. Il fut élu sur la deuxième équipe d'étoiles de sa division ainsi que sur l'équipe d'étoiles des recrues. Il répliqua avec une meilleure saison en 90-91 avec une récolte de 29-3-3, une place cette fois sur la première équipe d'étoiles en plus d'aider les Lakers à gagner leur division et participer au tournoi national. Ils perdirent cependant en 1re ronde.

Il repartit encore de plus belle en 91-92 avec une fiche inférieure de 21-6-4 mais par contre sa meilleure moyenne à vie à 2.01 et un pourcentage de 0.917. Lors de cette dernière année à Lake Superior, Madeley et les Lakers remportèrent le championnat national de la NCAA. Il remporta le MVP de sa division en plus d'être finaliste pour le trophée Hobey Baker attribué au meilleur joueur de la NCAA, trophée qui alla toutefois à Scott Pellerin.

(Note à moi-même, inclure Scott Pellerin dans cette série).



Suite à ce parcours exemplaire, Madeley attira l'attention des nouveaux Senators d'Ottawa qui lui offrirent un contrat pour leur saison inaugurale en 1992-93. Il fit partie de l'entourage de l'équipe pendant ses premières semaines d'existence et obtint son premier départ le 5 novembre 1992 contre Calgary. Madeley alloua 6 buts sur 21 lancers en 30 minutes d'action avant de se faire retirer du match. Il obtint à nouveau le départ le lendemain à Vancouver et alloua cette fois-ci 4 buts dans une défaite de 4-1. Les Senators décidèrent alors qu'il devait prendre de la maturité dans les mineures et signèrent éventuellement le québécois Daniel Berthiaume pour seconder adéquatement le partant Peter Sidorkiewicz. En seulement 2 matchs dans la LNH, Madeley avait alors une moyenne satanique de 6.66 buts par match... C'est quand même mieux que la moyenne de Berthiaume la saison suivante...

Il passa donc le restant de la saison avec le club école des Senators à New Haven dans la AHL où il obtint une fiche de 10-16-9 en 41 matchs. Ces Senators de New Haven sont d'ailleurs une des franchises les plus éphémères de l'histoire de la ligue américaine alors qu'ils n'existèrent que durant cette seule saison 1992-93. En fait je dit éphémère mais ce n'est pas tout à fait vrai. Elle ne fut qu'éphémère sous ce nouveau nom des Senators alors que la franchise existait auparavant sous le nom des Nighthawks depuis 1972 jusqu'à l'arrivée des Senators sur la scène. La saison suivante, le grand club déménagea son club-école sur l'Île-du-Prince-Édouard. 

Mais Madeley avait assez bien fait à New Haven (il mérita même une place sur la 2e équipe d'étoiles) pour graduer à temps plein à Ottawa pour la saison 1993-94 afin de seconder le nouveau venu Craig Billington, obtenu des Devils en retour de Sidorkiewicz. À travers tout ça, le fait demeurait que les Senators voyaient grand pour Madeley, croyant fermement qu'il pourrait devenir un vrai gardien numéro un.

 

Dans ce rôle d'adjoint, Madeley obtint davantage de départs et comme ses comparses et prédécesseurs à Ottawa, il ''vit du rubber'' lors de cette saison où il joua 32 matchs. Comme les Senators ne s'améliorèrent que très marginalement en 93-94 (fiche de 14-61-9 au lieu de 10-70-4) et bien Madeley ne put vraiment se faire justice. Toutes ses prouesses au niveau universitaire ne purent se transposer au niveau de la LNH, encore moins au sein d'une pauvre équipe d'expansion qui visait davantage le plancher que le plafond... 

Durant cette première saison complète, il n'obtint que 3 victoires contre 18 défaites et 5 matchs nuls, une moyenne de 4.36 et un pourcentage d'arrêt de .868 Il joua également 6 matchs dans la AHL durant cette saison et le club école continuait d'en arracher autant que le grand club (23-49-8) et Madeley ne remporta aucune victoire durant ce séjour.

 

Ouff.... Ça a pas l'air de tout repos...

Ses chances de s'établir à Ottawa semblèrent encore plus minces la saison suivante suite à l'acquisition du vétéran Don Beaupre. Il fut retourné à Charlottetown et ne joua donc que 5 matchs durant la saison écourtée de 1995. Il remporta sa seule victoire de la saison lors de ce qui fut son dernier match en carrière dans la LNH, le 29 avril 1995 contre les Islanders. Il resta également à Charlottetown la saison suivante mais les Senators avaient pendant ce temps trouvé un autre gardien d'avenir en Damian Rhodes, qu'ils obtinrent des Islanders en retour de Beaupre. Ils décidèrent donc de tourner la page et ''prêtèrent'' Madeley aux Vipers de Detroit dans la IHL pour écouler cette dernière année de contrat. Il fit toutefois bien à Detroit et réussit ensuite à signer avec l'organisation des Sharks de San Jose mais il ne joua jamais avec eux et fut éventuellement racheté. Il joua donc la saison 1996-97 dans la AHL avec les Flames de St..John et aussi avec un retour de quelques matchs avec les Vipers.

Il tenta sa chance ensuite en Finlande et en Allemagne mais ce ne fut que très bref et il revint à chaque fois en Amérique, cette fois-ci dans la ECHL où il termina sa carrière en 1999 avec les Ice Pilots de Pensacola.

Il demeura dans le hockey après sa retraite comme entraineur au sein du programme de développement de l'équipe nationale américaine où il fut en poste de 2001 à 2005. Depuis 2012, il œuvre à titre de directeur des opérations hockey de l'équipe féminine de Lake Forest Academy en Illinois en plus d'être entraîneur de l'équipe masculine. Il entraîna d'ailleurs brièvement Alex DeBrincat avant que celui-ci ne se joigne à la OHL.

En 39 matchs dans la LNH, Darrin Madeley obtint une fiche de 4 victoires, 23 défaites et 5 matchs nuls.
En exactement 100 matchs dans la NCAA à Lake Superior, sa fiche fut de 71 victoires, 16 défaites et 8 matchs nuls.

vendredi 16 octobre 2020

Joueur oublié des 90's #38 - Dan Plante


 

Il y a des bons joueurs de hockey et il y a des mauvais joueurs de hockey. Il y a des légendes qui se sont mérité des livres, des documentaires et des films à leur sujet et il y a eu d'autres joueurs moins légendaires qui se sont malgré tout mérité un statut de joueur culte ou du moins un article ou une mention sur un blogue comme le nôtre. Quelques-uns de ces joueurs se sont trouvé une place dans cette série et je parvenais toujours à trouver un aspect intéressant à leur carrière comme Oleg Tverdovsky et son histoire de kidnapping, le riche passé familial de Kelly Miller ou l'histoire extraconjugale de la femme de Craig Janney avec Brendan Shanahan.

Mais il y a aussi des joueurs totalement ordinaires qui n'ont pas la même ''aura'' de joueur intéressant. Des joueurs au parcours basique qui ne se sont jamais distingué plus que ça et qui sont surtout un cauchemar pour des types comme moi qui recherchent des histoires de hockey intéressantes. Des joueurs dont je qualifierais la saveur comme ''vanille sans sucre''. Normalement, je passe à autre chose et je les oublie, mais aujourd'hui j'ai décidé de me lancer le défi.

C'est ce qui nous amène aujourd'hui à Dan Plante. Je suis tombé dessus lors de mon analyse du vidéo d'introduction des Islanders de 1995-96 et il m'intrigue depuis ce jour. Je n'ai pas vraiment de souvenirs de lui autre que je l'ai souvent confondu avec l'ancien des Sabres Derek Plante. Comme beaucoup de ces joueurs ''vanille extra diète'', je n'avais à première vue aucune idée pour rendre son histoire intéressante. On ne retrouve que très peu d'informations à son sujet sur internet autre que ses statistiques en carrière et autres pages sans intérêt. 

Je me lance donc ici sans trop d'attentes et ce texte va probablement être un de mes plus plates... ou un de mes meilleurs?

 


Daniel Leon Plante est né le 5 octobre 1971 dans le petit village de Hayward au Wisconsin. Quand on recherche Hayward sur Google, la première photo que l'on retrouve est cette étrange photo de l'attraction principale de la place, le ''Fresh Water Fishing Hall of Fame''. Le temple de la renommée de la pêche en eau douce... Ça ne pourrait être plus ''Wisconsin'' comme coin de pays. Autre fait cocasse sur Hayward, Al Capone y aurait eu un chalet/cachette dans les années 20 et 30. La propriété fut d'ailleurs vendue plus de 2 millions il y a quelques années.

Hayward est également très près de la frontière du Minnesota et c'est probablement ce qui mena Plante à joindre les rangs de l'école secondaire Edina de Minneapolis, où il se distingua durant deux ans au sein de leur club de hockey. Il fut l'un des meilleurs attaquants de l'état en 1988-89 en même temps que le même Derek Plante discuté plus haut. Cet autre Plante est également originaire du Minnesota, mais apparemment qu'il n'y a pas de lien familial direct entre les deux.

Les Islanders sélectionnèrent Dan Plante en 3e ronde (48e au total) du repêchage de 1990. Il commença ensuite son stage universitaire avec l'Université du Wisconsin où il joua durant 3 ans et avec qui il s'inclina en finale de la NCAA en 1992. Il débuta ensuite son parcours professionnel en 1993-94 avec le club école des Islanders, les Golden Eagles de Salt Lake dans la défunte IHL. Plante n'était pas vraiment un prospect prometteur en attaque, étant plus du style de joueur de soutien de 3e ou 4e ligne capable de jeter les gants à l'occasion. Sa meilleure saison universitaire fut sa dernière en 92-93 où il obtint 26 buts et 57 points en 42 matchs, ce qui n'était pas mauvais mais la même saison, Paul Kariya mena la NCAA avec 100 points suivi de Jim Montgomery (95 points) et... Derek Plante à 92 points. 

Plante connut des débuts modestes à Salt Lake avec 7 buts et 24 points en 66 matchs. Il accumula également 148 minutes de pénalité. Il fut rappelé par les Islanders en milieu de saison et il disputa ses 12 premiers matchs durant ce séjour, ne récoltant qu'une passe. Il fut également rappelé en renfort pour les séries où il ne joua qu'un seul match alors que les Islanders se firent balayer en première ronde par leurs grands rivaux et éventuels champions, les Rangers. Plante marqua toutefois son premier but dans la LNH lors du 4e et dernier match de cette courte série, le 2e des Islanders dans une défaite de 5-2. Ce but a toutefois la particularité d'avoir été le dernier but marqué pour le légendaire entraîneur des Islanders Al Arbour, qui venait de coacher son dernier match. Ce but fut également le dernier des Islanders en séries des années 90, alors qu'il ratèrent les séries lors des 7 saisons suivantes. 

Ce fameux but est d'ailleurs sur Youtube et d'une qualité moins qu'acceptable...


 

Petit bémol ici puisque lorsqu'il se retira comme entraîneur, Arbour avait 1499 matchs derrière la cravate comme entraîneur-chef en saison régulière. Le 3 novembre 2007, à la demande de l'entraîneur des Islanders Ted Nolan, Arbour sortit de sa retraite pour diriger l'équipe le temps d'un dernier match, lui permettant de devenir ainsi le seul entraîneur à franchir la barre des 1500 matchs avec la même équipe. Les Islanders remportèrent le match 3-2.

Plante se blessa ensuite lors du camp d'entraînement de la saison suivante et dut se faire opérer au genou, ce qui le mit au rancart durant la majorité de la saison écourtée de 1995 où il ne joua que deux matchs dans les mineures.

Il fit ensuite l'équipe pour la saison 1995-96, sa première saison complète où il amassa 5 buts et 8 points en 73 matchs et un différentiel de -22. Il obtint des statistiques similaires en 1996-97 avec 4 buts et 13 points en 67 matchs. Comme les Islanders étaient un club de fond de cave, il fut invité au championnat du monde lors des tournois de 1996 et 1997. Il gagna le bronze en 1996 pour les États-Unis.


 

Il fut rétrogradé dans les mineures avec les Grizzlies de l'Utah au début de la saison 1997-98 et ne joua que sept matchs avec les Islanders durant cette dernière saison avec l'organisation. Sa seule autre distinction en tant que membre des Islanders fut sa récompense du trophée d'équipe du Bob Nystrom Award, remis au joueur qui démontre du leadership et du dévouement pour le sport. C'est un peu la version des Islanders du Trophée Masterton. Il le reçut en 1995-96, soit lors de son retour après sa longue blessure au genou. 

Il signa ensuite avec les Wolves de Chicago dans la IHL et y joua durant 4 saisons, soit jusqu'à sa retraite comme joueur en 2002. Ce séjour à Chicago fut toutefois une bonne manière de terminer sa carrière, alors que les Wolves remportèrent la Turner Cup en 1999-00 et ensuite la Calder Cup en 2001-02 après que les Wolves eurent joint les rangs de la ligue américaine après la fin de la IHL

Après sa carrière, Plante devint agent de joueur et fonda sa propre agence du nom de Forward Hockey. Ses principaux clients sont Joe Pavelski et Jake McCabe des Sabres en plus d'Andy Greene et Christian Folin.

Son rendement moyen dans la LNH reflète bien la qualité du repêchage 1990 des Islanders, une des pires années du club à ce niveau selon leurs fans. Plante est d'ailleurs le meneur de cette classe pour les Islanders avec seulement 159 matchs en carrière, où il amassa 9 buts et 14 passes pour 23 points. C'était toutefois meilleur que leur flop de première ronde, Scott Scissons.

Bon ben c'est ce qui termine ce texte. J'ai tout donné mais finalement ce n'est donc pas un triple chocolat trempé dans des sprinkles, mais plutôt un vanille sans sucre vegan et sans gras trans. Donc pas un de mes meilleurs, mais ça passe quand même le temps. Merci Dan pour tes loyaux services et désolé de ne pas avoir trouvé quelque chose de plus croustillant à ton sujet...


Sources:
Puck Media
Lighthouse hockey
Knee Surgery for Islanders' Plante, NY Times 19 octobre 1994

 

mercredi 10 juin 2020

Joueur oublié des 90's #32 - Corey Millen




Suite à mon dernier article et ma première demande spéciale accordée à un lecteur avec Darin Kimble j'ai reçu plusieurs nouvelles suggestions qui viennent remplir ma banque de choix pour de probables textes futurs. Je ne garantis pas que je vais tous les faire mais je ne pourrai pas avoir comme défaite que je manque d'inspiration. 

Maintenant, une de ces nouvelles suggestions tombe parfaitement dans mes cordes, celle de Steeve Sénéchal qui me demande de parler de Corey Millen...




Né le 30 mars 1964, Corey Eugene Millen grandit dans la petite ville de Cloquet au Minnesota, un patelin d'environ 12 000 habitants qui produira en plus de Millen d'autres joueurs de la LNH comme Derek Plante et Jamie Langenbrunner.  Joueur de centre de petite stature à 5'7'' et 170 livres, Millen était toutefois un joueur très rapide et énergétique, bon aux mises en jeu et capable de contribuer offensivement et défensivement. Mais avant de se rendre à la LNH, Millen emprunta plusieurs avenues dans les années 80, avant de finalement rejoindre le grand circuit.

Il se fit d'abord remarquer lors de sa dernière saison avec le club de son école secondaire, les Lumberjacks de Cloquet, où il domina la ligue en 1981-82 avec une récolte incroyable de 46 buts et 79 points en seulement 18 matchs.  Suite à cette saison du tonnerre, les Rangers prirent le pari de le repêcher en 3e ronde (57e au total) du repêchage amateur de 1982. 

Il semblait toutefois considéré comme un projet à long terme et il s'enrôla donc ensuite avec les Golden Gophers de l'Université du Minnesota, où il joua durant 4 ans et fut élu capitaine lors de sa dernière année.  Il demeure à ce jour au troisième rang de l'histoire du club pour les buts et les points.




Il mit cependant son stage universitaire en pause durant sa deuxième année, alors qu'il joignit plutôt les rangs de l'équipe nationale américaine en vue des Jeux Olympiques de 1984. Il revint avec les Gophers l'année suivante et compléta ses 3 autres années d'éligibilité. Après sa quatrième et dernière année, il rejoignit de nouveau l'équipe nationale en vue de participer à ses deuxièmes Jeux Olympiques, en 1988.

Après avoir été le meilleur pointeur de son pays lors de ces jeux, il termina la saison en Suisse avec le club HC Ambri-Piotta, avec qui il signa ensuite un contrat de deux saisons. Il connut de bons débuts professionnels en Suisse, avec une récolte de 13 points en 6 matchs lors des séries et ensuite une saison de 32 buts et 60 points en 36 matchs lors de la saison 1988-89.

Il retourna également avec l'équipe américaine lors des championnats du monde en avril 1989, mais fut suspendu après un match contre le Canada lorsqu'il fut testé positif aux stéroïdes non-anabolisants. Millen et l'équipe tentèrent de renverser la décision en plaidant que Millen avait une condition génétique qui lui faisait produire davantage de testostérone que la moyenne, ce qui faussait ses résultats lors de ce test.

L'équipe plaida également qu'il avait été testé positif pour le même test aux Olympiques de 1984 et que les documents médicaux de l'équipe avaient été suffisants pour ne pas l'exclure de ces Jeux à l'époque.

Même les docteurs de l'équipe canadienne approuvaient ces documents. Cependant, la fédération internationale ne broncha pas une deuxième fois. Elle bannit Millen du tournoi et le suspendit de toute compétition internationale pendant 18 mois.

La fortune de Millen sembla toutefois tourner après ce désagréable épisode. Près de 7 ans après l'avoir repêché mais ne l'ayant jamais invité à aucun camp d'entraînement, les Rangers commencèrent finalement à le vouloir dans leurs rangs et le voulaient en renfort pour la fin de la saison 1988-89.  Cependant, la LNH avait comme règlement à l'époque qu'un joueur qui avait commencé la saison en Europe ne pouvait se rapporter au club possédant ses droits dans la ligue qu'après avoir passé au ballottage. Plutôt que de risquer de le perdre, les Rangers lui laissèrent terminer la saison en Suisse mais rachetèrent ensuite la dernière année de son contrat là-bas.



Il débuta donc finalement son parcours professionnel en Amérique du Nord avec les Rangers en 1989-90. Cependant, la malchance continua de s'acharner sur Millen, alors qu'il se blessa au genou lors d'une collision avec Bryan Trottier des Islanders pendant le camp d'entraînement.  Cette blessure le mit au rencart pendant la moitié de la saison, suite à quoi il ne fut utilisé que sporadiquement.  Il ne joua que 4 matchs avec les Rangers sans récolter de points et passa le reste du temps dans la IHL avec les Spirits de Flint. Il mit du temps à se remettre de sa blessure et dut se faire opérer. Les blessures furent ensuite un problème récurrent pour le reste de sa carrière.

Il gradua la saison suivante avec l'autre club-école des Rangers, à Binghampton dans la AHL mais dut d'abord attendre la fin de sa convalescence qui dura jusqu'en décembre.  Il décolla ensuite pour de bon et connut quand même une excellente saison écourtée en 1990-91 avec 56 points en 40 matchs.

Il fut ensuite rappelé par le grand club pour terminer la saison et il s'imposa avec 4 points en 4 matchs et ensuite 3 points en 6 matchs lors des séries.

Sa saison 1991-92 commença toutefois du mauvais pied, alors qu'il n'avait que 5 points en 15 matchs et fut ainsi renvoyé dans les mineures. Les Rangers lancèrent donc la serviette dans son cas en l'échangeant le jour de Noël aux Kings de Los Angeles, en retour de Randy Gilhen. Avec un tel nom similaire, j'ai d'ailleurs souvent confondu ces deux joueurs...



Millen connut un départ canon avec les Kings, en obtenant 41 points dont 20 buts en seulement 46 matchs. Les Kings semblaient enfin avoir trouvé un bon 2e ou 3e centre, eux qui avaient de la difficulté à seconder Wayne Gretzky à cette position depuis l'échange de Bernie Nicholls à ces même Rangers en 1990. Jumelé à son ancien coéquipier des Olympiques de 1988, Tony Granato, Millen connut ensuite une autre autre bonne saison en 1992-93 avec 23 buts et 39 points en 42 matchs. Mais comme vous voyez, les blessures vinrent encore l’incommoder et il rata ainsi la moitié de la saison. Durant le parcours jusqu'en finale des Kings en 1993, Millen joua plutôt un rôle secondaire et défensif et ne récolta que 6 points en 23 matchs.




Après cette défaite en 1993, les Kings avaient plusieurs décisions monétaires à prendre et dans un des nombreux épisodes de réduction des coûts de cette franchise sur la pente descendante, ils envoyèrent Millen aux Devils du New Jersey contre un choix de 5e ronde (qui devint le gardien Jason Saal). Millen voulait un nouveau contrat ainsi qu'une augmentation et avait menacé de retourner en Europe si l'offre des Kings était insuffisante. Les Kings décidèrent donc de l'échanger pour ne pas le perdre pour rien.

Millen obtint son contrat et joua donc pour sa troisième équipe en 1993-94, où il put enfin disputer une saison presque complète sans être trop blessé. Il connut ainsi sa meilleure saison offensive avec 20 buts et 50 points en 78 matchs.

Sa moyenne de points était toutefois plus basse que pendant ses deux premières saisons et il n'était pas haut dans la hiérarchie de cette équipe montante, étant plutôt considéré comme un élément de profondeur. Il ne joua que durant 7 matchs en séries (récoltant qu'un seul but) pendant que les Devils se rendirent jusqu'au 7e match de la finale de conférence contre les Rangers en 1994.

Il accepta son rôle malgré son désir de jouer davantage, mais savait qu'il n'était qu'un pion dans cet échiquier mené par Jacques Lemaire et Lou Lamoriello.

Avant leur consécration en 1995, les Devils envoyèrent Millen aux Stars de Dallas contre un autre ancien olympien du Minnesota, le légendaire Neal Broten, médaillé d'or du Miracle de 1980 et joueur de longue date des Stars et North Stars. Un échange somme toute mineur alors que les deux joueurs étaient sur la pente descendante (Millen n'avait que 5 points en 17 matchs en 1995) mais cette transaction demeure à ce jour l'une des meilleures de l'histoire des Devils, lorsque Broten fut un élément important des Devils de 1995 alors qu'il obtint 28 points en 30 matchs en saison et ensuite 19 points en 20 matchs en séries, deuxième meilleur pointeur de l'équipe derrière Stéphane Richer.

Pour sa part, Millen ne fit que passer à Dallas. Il récolta 18 points avec eux pour terminer la saison et fut ensuite impliqué la saison suivante dans un autre échange important, celui qui amena Joe Nieuwendyk à Dallas en décembre 1995. En retour de Nieuwendyk, les Flames de Calgary obtinrent leur futur capitaine et supervedette avec le plus récent premier choix des Stars en 1995, Jarome Iginla.  Ah et aussi Millen qui fut ajouté comme bonus...




Millen partagea donc la saison 1995-96 avec les Stars et les Flames mais fut de nouveau blessé plus souvent qu'autrement, ne jouant en tout que 44 matchs et ne récoltant que 21 points. Il rata la fin de la saison et les séries éliminatoires Au sein d'une équipe en reconstruction à Calgary, Millen joua une dernière saison dans la LNH en 1996-97 et désormais confiné à un rôle purement défensif, il ne récolta que 26 points en 61 matchs. 

Il retourna donc ensuite en Europe pour la saison 1997-98 alors qu'il joignit les rangs du club Kölner Haie dans la première division allemande (DEL). Il joua 5 ans là-bas, gagnant la Coupe Spengler en 2000 et le championnat de la DEL en 2001-02.  Il termina ensuite sa carrière de joueur en retournant en Suisse, cette fois avec HC Lugano et le EHC Visp avec qui il joua sa dernière saison en 2003-04.

Après quelques années de retraite, il débuta une carrière d'entraîneur, d'abord au niveau junior en Alaska et au Minnesota. En 2016, il décida de terminer son parcours universitaire alors qu'il n'avait jamais obtenu son diplôme dans les années 80, dû à ses absences à cause des Olympiques et autres championnats internationaux. Comme il voulait se garder une porte pour peut-être entraîner un jour au niveau universitaire, il se devait d'abord d'être lui-même diplômé. Il retourna donc à l'Université du Minnesota pour obtenir son diplôme tout en étant un assistant ''undergraduate'' avec les Gophers.



Il obtint finalement son diplôme à l'âge de 50 ans et est présentement entraîneur toujours au niveau junior avec les Horsemen de St.Cloud au Minnesota.

En 335 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 90 buts et 119 passes pour 209 points.


Sources:
Hockey Draft Central
The Pine Journal
AMERICAN HOCKEY PLAYER TESTS POSITIVE FOR DRUG, Deseret News, 11 avril 1989
Millen Not Yet a Ranger, New York Times, 15 mars 1989
Kings Trade Gilhen for Millen in Center Swap, LA Times, 24 décembre 1991
Kings Trade Millen, LA Times, 27 juin 1993
Battle on the Hudson: The Devils, the Rangers, and the NHL's Greatest Series Ever, Tim Sullivan
USA Hockey Magazine