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vendredi 19 février 2016

Jim Carey







En faisant des recherches pour mon article sur Don Beaupre (voir texte du 10 février 2016), je suis tombé sur des photos de Jim Carey. Non, pas l'acteur canadien Jim Carrey, mais le gardien américain Jim Carey ! Je me suis rappelé son ascension fulgurante ... et aussi que j'avais l'impression qu'il était complétement disparu de la mappe depuis la fin du siècle dernier.




James M. Carey est né le 31 mai 1974 au Massachusetts. Suite à trois saisons presque parfaites dans ses équipes de High School (seulement 2 défaites en 55 matchs), il impressionna assez les Capitals de Washington qui en firent le premier gardien repêché lors de l'encan de la LNH 1992.

Fort d'avoir été repêché par une équipe de la LNH, Carey se dirigea à l'Université du Wisconsin où il s'enligna avec les Badgers. Dès sa première saison, Carey récoltait les honneurs : titre de la recrue de l'année, nommé sur l'équipe d'étoiles des recrues et sur la 2e équipe d'étoiles de la WCHA. En deux saisons avec l'Université du Wisconsin, Jim fut devant le filet à 66 reprises, récoltant 39 victoires. Il fit également partie de l'équipe américaine pour le championnat junior de 1992-93, défendant le filet américain lors de quatre rencontres.


C'est en 1994-95 que Carey fit le saut dans les rangs professionnels, et ce fut toute une année. Tout d'abord, avec les Pirates de Portland de l'AHL. Jim fut fumant, récoltant 30 victoires, 11 matchs nuls et 6 blanchissages sur les 55 parties auxquels il prit part. Au même moment, un autre Jim, Carrey celui-là, fait fureur dans les salles de cinéma grâce à son film "Ace Ventura - Pet Detective". Dès lors, Jim Carey hérita du surnom "Ace", ce qui explique les quatres As sur le menton de son masque.

Les Capitals, ayant de la difficulté avec une fiche misérable de 3 victoires en 18 matchs, décidèrent de lui donner sa chance. Carey continua sur sa lancée de la ligue américaine, arborant une fiche de 18 victoires en 29 parties, amenant les Capitals en série d'après-saison. Malheureusement pour Carey et les Capitals, ils se butèrent aux puissants Penguins (tsé, Lemieux, Jagr, Francis, Nedved, Barrasso, etc.) qui les éliminèrent dès la première ronde.

Le passage de Carey dans la AHL fut assez impressionnant qu'il gagna le trophée Dudley "Red " Garrett remis à la recrue de l'année, ainsi que le trophée Aldège "Baz" Bastien remis au meilleur gardien. De plus, il fit parti des finalistes pour l'obtention du trophée Calder dans la LNH, ainsi que pour le trophée Vézina !

Jim Carey se remis au travail la saison suivante, survolant ses collègues de la LNH. Carey vit beaucoup d'action, défendant le filet des Capitals pendant 71 matchs, récoltant 35 victoires, dont 9 par jeux blanc. En séries éliminatoires, le chemin des Caps croisa de nouveau celui des puissants Penguins (tsé, Lemieux, Jagr, Francis, Nedved, Barrasso, etc.), et ce, dès la première ronde. La puissante attaque des Penguins exploita les faiblesses de Carey en déplacements latéraux, jusque-là peu dévoilées. Malgré une deuxième élimination hâtive en deux ans, Carey remporta le trophée Vézina. Il est encore à ce jour le seul gardien à avoir été nominé pour le trophée Vézina lors de ses deux premières saisons. Fort de ses succès, les Capitals accordèrent un contrat de 4 saisons à leur portier, au coût de 2,75 millions de $$ par année, lui qui avait gagné moins de 1 millions lors des deux saisons précédentes.

Par contre, l'attaque des Penguins lors des dernières séries avait créée une fissure dans l'armure de "Ace". Jim eut, pour la première fois de sa carrière, une fiche déficitaire en 1996-97, signant 17 victoires contre 18 défaites. Voyant que Carey était en train de se faire tasser par Olaf Kolzig (repêché deux ans avant lui), les Capitals se départirent de leur gardien vedette à la date limite des transactions. Carey aboutissa dans son état de naissance au Massachusetts avec les Bruins de Boston, en retour de Adam Oates. Cet échange  ébranla sérieusement la confiance de Carey. La direction des Bruins avait espoir que le fait d'avoir Jim Carey dans les filets à jouer devant sa famille puisse lui redonner confiance. Malheureusement pour Carey et les Bruins, ce ne fut pas le cas.

Dès lors, Carey se mit à avoir de la misère à engranger les victoires. Il ne gagna que 5 des 19 matchs qu'il joua en tant que Bruins en 1997. La saison suivante ne fut pas meilleure, alors que les Bruins lui firent faire la navette avec leur club-école à Providence à quelques reprises. Il n'obtint que 3 victoire dans la LNH, dont 2 par jeux blancs. Mais même dans la AHL, Jim ne pu redorer son étoile, comparativement à Jim Carrey qui accumulait les succès au box-office.

Les Blues de St-Louis firent l'acquisition de Carey au cours de la saison 1998-99, alors que ce dernier croupissait dans la AHL puisqu'il n'avait pas réussit à percer l'alignement des Bruins de Boston. Carey ne joua que 4 matchs avec eux, ne récoltant qu'une seule victoire. Il fut rétrogradé aux Cyclones de Cincinnati dans la IHL. Après 2 matchs, Carey subit une commotion. Songeant à sa situation, n'étant plus capable de gérer la pression de son poste et ayant perdu le plaisir de jouer, Jim Carey décida d'accrocher ses jambières. Plus jamais il ne remit l'équipement où prit part à des activités de la LNH.

Il se dirigea à l'Université de Tampa où il obtint son diplôme en affaires. Jim développa ensuite sa propre compagnie, OptiMED Billing Solution, une compagnie de facturation médicale en Floride où il siège comme président.

Fiche dans la LNH : 79v - 65d - 16n, 16 blanchissages

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