Comme je l’avais fait à Toronto, j’ai profité de mon passage à Edmonton pour non seulement visiter l’aréna actuel des Oilers, mais aussi les sites de leurs anciens domiciles.
Comme les Nordiques, les Whalers et les (anciens) Jets, les Oilers sont nés avec la formation de l’Association mondiale de hockey (AMH), qui a débuté ses activités à la saison 1972-73.
Ils devaient initialement avoir des rivaux à Calgary, mais les Broncos n’ont finalement jamais vu le jour et la franchise a été expédiée à Cleveland.
Un peu comme à Québec, c’est le propriétaire de l’équipe junior local, les Oil Kings, qui s’est intéressé à la ligue naissante. ″Wild Bill″ Hunter (la mascotte des Oilers s’appelle Hunter en son honneur), a donc sauté dans le train de l’AMH en devenant propriétaire (avec d’autres partenaires) et directeur-gérant de la nouvelle équipe. De plus, ce cher Bill, reconnu pour ne pas faire dans la dentelle, avait l’habitude de perdre patience avec son entraîneur au cours de l’année et de le remplacer derrière le banc, chose qui est arrivée trois fois en quatre ans, alors que les résultats laissaient à désirer.
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| Photo de la ville d'Edmonton |
Pour héberger sa nouvelle équipe, il utilisa le même domicile que celui des Oil Kings, l’Edmonton Gardens.
Inauguré en 1913, ce qui était initialement appelé l’Edmonton Stock Pavilion était situé à l’extérieur de la ville, car il était fréquemment utilisé pour des expositions agricoles et des courses de chevaux, en plus de contenir des étables. C’est pourquoi il était surnommé le ″Cow Barn″.
Durant ses premières années, il fut le domicile des Eskimos de la WCHL (et non ceux de ce qui est devenu la LCF), une ligue professionnelle qui a existé jusqu’au milieu des années 1920 et qui à ce moment pouvait aspirer à la Coupe Stanley. Il abrita aussi au fil des ans des équipes juniors (Flyers et Oil Kings) qui ont remporté la Coupe Memorial. Il y eut également de la boxe, du patinage artistique, des rodéos, des encans de vente de bétail et des cirques. Alors qu’il était plutôt défraîchi, le cirque de Moscou avait toutefois refusé de s’y produire.
Réputé pour être désuet et inconfortable, il fut rénové en 1966, suite au fait que le chef pompier ordonna sa fermeture, parce qu’il n’était pas sécuritaire.
Sa capacité à ce moment était de 5200 places.
Les Oilers y jouèrent deux saisons, avant de déménager en 1974 de l’autre côté de la rue, au nouveau Northlands Coliseum.
Lors de leur séjour, le banc des joueurs avait trois niveaux différents, ce qui demandait une certaine coordination pour les changements de ligne, surtout lorsque l’ordre était modifié. Par contre, selon Harry Neale, qui était à ce moment l’entraîneur des Fighting Saints du Minnesota, un joueur cloué au banc avait alors le privilège de regarder le match à partir du meilleur siège de l’endroit.
En mars 1981, alors que Northlands n’était pas disponible, les Drillers de la version intérieure de la North American Soccer League (NASL) durent se résoudre à disputer leur finale dans l’immeuble déjà condamné à la démolition. Les Drillers ont alors battu le Sting de Chicago.
La destruction du Gardens devait avoir lieu en janvier 1982. On tenta d’abord d’y parvenir avec 50 kilos de dynamite. Devant le peu de résultat, on utilisa alors un bulldozer, sans résultat.
En février on retenta le coup avec de la dynamite, avec cette fois 320 bâtons répartis dans une multitude de trous. Le tout causa principalement un immense nuage de poussière.
On termina finalement le travail avec une boule de démolition.
Aujourd’hui, on y trouve l’Edmonton Expo Centre, un centre de congrès.
Sources:
Willes, Ed, The Rebel League, the short and unruly life of the World Hockey Association, McClelland & Stewart, 2004, p.112-113,
″The Edmonton Gardens″ de Lawrence Herzog, November 19, 2009, Edmonton Real Estate Weekly (rewedmonton.ca),
wikipedia.org.



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