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dimanche 30 août 2026

Petites photos pour le plaisir #109 - Michel Bergeron aux Enfants de la télé

 

J’ai récemment eu l’occasion d’assister à l’enregistrement de l’émission Les enfants de la télé, à Radio-Canada.

Les invités étaient les comédiens Bruno Marcil et Shelby Jean-Baptiste.  Quant au troisième invité, il s’agissait de nul autre que le Tigre, Michel Bergeron.  Maintenant âgé de 80 ans, il a accepté de sortir de sa récente retraite pour cette présence à l'émission.

Voici donc quelques photos que nous pouvions prendre pendant les pauses.

Le Tigre, Shelby Jean-Baptiste, l'animateur André Robitaille, Bruno Marcil et l'animatrice Mélanie Maynard

En grande forme, détendu et drôle, il nous a fait passer une belle soirée avec ses anecdotes. 

Si ça vous intéresse, il s’agit d’une activité plaisante qui, pour ceux qui ne connaissent pas bien ce domaine, permet d’un peu mieux comprendre l’envers du décor.  De plus, il s’agit d’une activité plus qu’abordable, puisque c’est gratuit.

Bergeron et les deux animateurs
 

L’émission sera diffusée à un moment à être déterminé cet hiver. À écouter à ce moment pour plus de détails.

L'ancien entraîneur et Mélanie Maynard

dimanche 23 août 2026

R.I.P. Bill Rasmussen

 

Bill Rasmussen est décédé mercredi dernier. Âgé de 93 ans, il souffrait de Parkinson depuis quelques années. Peut-être qu’à prime abord, son nom ne vous fit rien. Pourtant, comme fondateur d'ESPN, il a eu un impact majeur sur le monde du sport. 


 

Avant de devenir directeur des communications des Whalers de la Nouvelle-Angleterre en 1974, alors toujours dans l’Association mondiale de hockey (AMH), Bill Rasmussen avait travaillé dans le domaine de la radio, de la publicité, puis il a été directeur des sports, et ensuite directeur des informations pour une station de télé de Springfield, au Massachussetts. 

Alors qu’il était à l’emploi des Whalers, une partie de son travail consistait à monter une émission hebdomadaire qui montrait les faits saillants de la semaine. Il devait ensuite aller livrer la cassette à neuf câblodistributeurs de la région. Il cherchait alors aussi une façon de distribuer les matchs des Whalers et le contenu sportif émanant de l’Université du Connecticut. 

À la conclusion de la saison 1977-78, Rasmussen, comme plusieurs de ses collègues travaillant dans les bureaux des Whalers, furent congédiés. 

Moins d’un mois après son congédiement, Rasmussen se remit à retravailler sur son concept de distribuer son contenu aux câblos du coin. Il les convoqua pour leur présenter son idée. Seulement la moitié se présenta. On lui expliqua alors aussitôt que techniquement, la tâche serait difficile, parce que tous n’avaient pas la même méthode de réception du contenu. De nombreuses sources leur envoyaient leur matériel par micro-ondes, qu’ils devaient ensuite amplifier avec leurs propres antennes. 

L’un d’eux lui suggéra de contacter RCA pour discuter de transmission satellite, une technologie dont Rasmussen ignorait tout. Lorsqu’il les appela, on s’empressa de le rencontrer pour lui offrir de l’espace disponible (et à ce moment, il y avait beaucoup de capacité excédentaire) sur cette nouvelle technologie, le SATCOM 1, qui pouvait transmettre du contenu à n’importe quelle station de réception en Amérique du Nord. Le problème, c’est qu’il y avait encore bien peu de ces stations. 

Ne pouvant recevoir le représentant de RCA dans ce qui lui servait de bureau, il loua une salle de conférence chez l’un des câblos. 

Son interlocuteur lui expliqua qu’une période de cinq heures de transmission satellite par jour, sept jours sur sept, coûtait 1250$ par jour. Ça pouvait paraître raisonnable, mais il demeurait que Rasmussen n’avait pas vraiment d’argent et plus d’emploi. 

Le représentant de RCA lui dit alors qu’un forfait annuel 24 heures sur 24, 365 jours par année était aussi disponible pour 35000$ par mois, mais qu’il suscitait bien peu d’intérêt et qu’il ne le mettait plus de l’avant. 

Rasmussen y réfléchit, et comme son prix de revient était de 1143$ par jour, moins qu’un forfait de cinq heures, c’est ce qu’il choisit. L’entente exigeait un premier paiement dans trois mois. C’est donc le temps qu’il avait pour donner une forme à son projet. Le moment venu, il dut alors remplir sa carte de crédit pour faire cette avance initiale de 9000$. 

Deux éléments lui apparurent et à lui et son fils, avec qui il travaillait. D’abord, il se demanda comment il ferait pour remplir autant d’heures de programmation. Par contre, la technologie du satellite faisait en sorte que contrairement à son plan initial, il n’avait pas à se limiter au Connecticut. C’est alors que la solution leur apparut. La NCAA, avec sa multitude d’universités, pouvait leur fournir une quantité astronomique de contenu. De plus, se souvenant comment, alors qu’il travaillait â la télé, il était frustré d’être limité â des capsules de 4 minutes pour présenter les nouvelles du sport, il eut l’idée d’en faire un bulletin d’une demi-heure. Ceci avait l’avantage de peupler la grille-horaire, surtout en le répétant plusieurs fois par jour, en plus de fournir du contenu peu coûteux. Ce fut le début du concept de SportsCenter. Toutefois, au début, l’idée fut reçue avec scepticisme. 

Il fallait donc convaincre la NCAA, s’acheter du matériel technique et se trouver un site. Toutefois, sa carte de crédit ne suffisait plus, puisque tout ça coûtait évidemment cher. Il fallait donc en plus trouver des investisseurs. Et pour les trouver, il fallait leur démontrer une capacité â générer des revenus. Et comme les câblos n’étaient pas intéressés à lui payer un frais d’abonnement, il fallait donc trouver des commanditaires. Par contre à ce moment, l’autre canal câblé, HBO, fonctionnait plutôt avec des abonnements. ESPN reviendra à ce modèle d’affaires en 1983. 

Il y avait donc beaucoup de pain sur la planche. 

Il y eut plusieurs allers-retours vers les bureaux de la NCAA, au Kansas, Ceux-ci étaient particulièrement intéressés à mettre en lumière des sports qui, jusque-là, en recevaient bien peu. Une entente fut signée finalement signé en février 1979. Ce même mois, un investisseur majeur avait été trouvé à un endroit surprenant. Une compagnie de pétrole, Getty Oil, accepta alors de sortir son chéquier, en investissant 10,4 millions $. Celle-ci voulait diversifier ses investissements, mais il demeure que c’était un pari risqué. Ceci aida toutefois bien sûr à donner de la crédibilité au projet.

Les événements se sont ensuite enchaînés. La rivalité Larry Bird – Magic Johnson aida à augmenter la popularité du basketball universitaire. Getty Oil investit 15 millions $ supplémentaires, devenant ainsi largement majoritaire. Et du côté des commanditaires, Anheuser-Busch signa pour plus d’un million. D’autres suivirent. Rasmussen réussit à attirer l’attention et créer un certain engouement autour du projet. 

Du côté du personnel, on réussit un grand coup de filet en convainquant Chet Simmons, le président de NBC Sports, de se joindre à l’entreprise. Dans son cas, il s’agissait d’un pari professionnel audacieux. Toutefois, Stuart Evey, le représentant de Getty Oil, lui assura qu’il serait en charge, sans toutefois le mentionner à Rasmussen. 

On signa aussi une entente avec un premier câblodistributeur prêt à offrir la station à ses abonnés. Celui-ci était bien loin du Connecticut. Il était plutôt au Colorado. 

Du côté professionnel, ce fut un peu plus difficile. Rasmussen rencontra la NFL, mais le commissaire Pete Rozelle lui répondit que le concept était intéressant, mais que c’était trop tôt. On trouva donc d’autre contenu pour remplir la grille 24/7, comme de la balle molle, du tir de tracteur, du football australien, des rodéos et du hurling irlandais. 

C’est finalement le 7 septembre 1979 qu’ESPN (Entertainment and Sports Programming Network) entra en ondes, dans des studios pas encore tout à fait terminés. La NFL n’y sera qu’à partir de 1987. Le baseball majeur y sera en 1989. 

La première émission diffusée fut un match de la World Series of Professional Slow Pitch Softball. Malheureusement pour eux, l’une des équipes était le Schlitz de Milwaukee. Schlitz étant un compétiteur direct de Budweiser, la marque du commanditaire principal d'ESPN, Anheuser-Busch, on décida de se contenter de les nommer ″Milwaukee″. Ce ne fut évidemment pas le seul moment cocasse des débuts de la nouvelle station. 

L’atmosphère de travail à cette époque était empreinte de testostérone, alors qu’on retrouvait dans les studios de la petite ville isolée de Bristol, Connecticut un mélange de travail intense et de fête sans fin. Toutefois, Simmons et Rasmussen n’avaient pas la même lecture de leurs rôles respectifs, ce qui créa bien sûr des frictions. De plus, Simmons ne voulait plus de l’implication de Scott, le fils de Rasmussen.

Le 30 septembre 1980, il fut annoncé que Bill Rasmussen quittait l’entreprise. Il en demeura toutefois actionnaire. 

Par ailleurs, la profitabilité n’était pas encore au rendez-vous. On dut donc amener un autre partenaire En 1982, ABC paya 20 millions $ pour 10% de la compagnie. Cette dernière lui fournit du contenu et apporta des synergies. 

En 1984, ABC racheta avec Nabisco les actions de la famille Rasmussen et celles de Texaco (qui avait acheté Getty Oil). Les sources divergent quant au montant que les Rasmussen ont obtenu. Certains parlent de 6 millions, d’autres 20 millions. 

Bill Rasmussen fut ensuite écarté de l’entreprise qu’il avait fondée jusqu’en 1999, alors que le président du moment l’invita pour le vingtième anniversaire. 

Par la suite, Rasmussen a investi et s’est impliqué dans différentes entreprises, dont un tournoi de la PGA. Il a aussi eu comme projet de construire un stade de golf (?) en Floride. Toutefois, le projet ne se matérialisa pas. Il y eut des enquêtes pour corruption et Rasmussen plaida finalement coupable à des accusations réduites de fraude en échange de sa collaboration. 

Il demeure toutefois qu'il a eu une influence majeure sur la diffusion de contenu sportif, 


Sources: 

Miller, James Andrew and Shiles, Tom, Those Guys Have All the Fun, Inside The World of ESPN, 2011, Little Brown, chapter 1, 

Sarver Coombs, Danielle and Batchelor, Bob, American History through American Sports, From Colonial Lacrosse to Extreme Sports, Bloomsbury Publishing, 2012, chapter 1, 

Deninger, Dennis, Live sports media: the what, how and why of sports broadcasting, Routledge, New York, 2022, chapter 1, 

″ABC expected to bid for ESPN″, AP, April 27 1984, Windsor Star, page C2, 

″ESPN has hand in changing American sports landscape″ de Gerald Eskenazi, New York Times News Service, Washington Observer-Reporter, page C1, 

″On the Air″ de Sara Powers Bailey, October 25 1989, Sarasota Herald-Tribune, page C1, 

″Station proves it can handle the big event″, AP, November 24 1995, Lewiston Sun-Journal, page 4C,

″Founder of ESPN tells tale″ de Pete Warner, April 3 1997, Bangor Daily News, page C1, 

″Sports giant ESPN not even considering calling time out″ de Gary D’Amato, December 16 1997, Toledo Blade, page 44, 

″Lighthouse Project – History: Stadium was biggest public corruption scandal in local history″ de Brittany Shammas, April 2, 2012, Naples News (archive.naplesnews.com), 

″Bill Rasmussen, Sports TV visionary and co-founder of ESPN, dies at 93″, August 18, 2026, ESPN (espn.com), 

″Bill Rasmussen’s legacy: He made ESPN part of your family″ de Andrew Marchand, August 19, 2026, New York Times (nytimes.com), 

bill-rasmussen-speaker.com, wikipedia.org.

 

mardi 11 août 2026

Petite photo pour le plaisir #108 - Barons Bus


 

Si vous nous lisez depuis un moment, vous savez que nous avons une fascination pour l’éphémère équipe de l’Ohio, les Barons de Cleveland. Les horribles Golden Seals de la Californie avaient déménagé sur le bord du lac Érie en 1976. Bien qu’ils arboraient l'un des plus beaux (sinon le plus beau) chandails de l’histoire de la LNH, les résultats sur la patinoire ne furent pas mieux que sur la côte ouest. L’aventure dura deux ans, alors qu’en 1978, ils fusionnèrent avec un autre canard boiteux, les North Stars du Minnesota, dans une transaction compliquée et inhabituelle. 

Ces Barons avaient été précédés par d’autres Barons, qui eux ont joué dans la Ligue américaine de 1937 à 1973. Ils furent d’ailleurs l’une franchise emblématique de cette ligue, remportant neuf Coupes Calder. Pendant la période des six équipes dans la Ligue nationale, on spécula qu’ils auraient pu être supérieurs à certaines équipes de la LNH. 

Pendant cette même période, il fut même question qu’ils accèdent à la grande ligue, chose ne se matérialisa finalement jamais. 

 

Récemment, j’ai vu dans les rues de Montréal un autobus qui a attiré mon attention. D’abord, l’entreprise s’appelle Barons Bus. De plus, le véhicule était immatriculé en Ohio. Quant au logo, bien qu’il ne soit pas une copie conforme, le geek en moi n’a pas pu s’empêcher de faire un rapprochement avec le logo des anciens Barons. 

L'équipe de hockey vs la compagnie d'autobus

 

Après vérification sur leur site, on peut voir que l’entreprise est effectivement basée à Cleveland. On peut aussi lire qu’elle a été fondée en 2012, mais nulle part fait-on un rapprochement avec la défunte équipe de hockey, bien que wikipedia le mentionne. Mais la ressemblance est indéniable.

En plus, les couleurs sont les mêmes que celles de l'ancienne équipe de la Ligue nationale. 

Sources : baronsbus.com, wikipedia.org.

 

mardi 4 août 2026

Bill Juzda



   


Né le 29 octobre 1920 à Winnipeg, le robuste défenseur Bill Juzda a commencé sa carrière de hockey dans la Western Junior Hockey League avec les Maple Leafs d'Elmwood et les Thistles de Kenora, aidant ces derniers à atteindre la finale de la coupe Memorial en 1940.

Rappelé par les Rangers de New York durant la saison 1940-1941, il a passé une grande partie de l'année avec leur club-école de la Ligue américaine, les Rockets de Philadelphie. Il a ensuite disputé 45 matchs avec les Rangers lors de la saison 1941-1942 avant de mettre sa carrière sur pause lorsqu'il s’engagea au sein de l’aviation royale canadienne. Il joua toutefois au hockey avec le club de la Winnipeg RCAF, les Bombers durant trois saisons.


Juzda, à gauche, en pleine action contre les Red Wings

Après la guerre, il signa un nouveau contrat avec les Rangers. Il semblerait que ses années passées dans l’armée le rendirent davantage robuste car il devint un des plus redoutables plaqueurs de la ligue. Ce serait d’ailleurs lui qui aurait mis fin à la carrière de Toe Blake dans la LNH suite à une mise en échec au cours de la saison 1947-1948

Il joua 137 autres matchs avec les Rangers avant d'être échangé aux Maple Leafs de Toronto dans le cadre d'une transaction impliquant plusieurs joueurs avant la saison 1947-1948.

Juzda, à droite, portant le tristement célèbre
Bill Barilko après le but vainqueur de ce dernier
lors de la finale de 1951
Avec les Leafs, Juzda remporta deux coupes Stanley, en 1949 et 1951. Il a pris part à un total de 211 matchs avec les Leafs jusqu’en 1952.

Libéré par les Leafs à l’aube de la saison 1952-52, il signa avec les Hornets de Pittsburgh dans la LAH, y obtenant une sélection sur la deuxième équipe d'étoiles de la ligue. 

En 1953, il retourna à Winnipeg pour évoluer pendant dix saisons au niveau sénior avec les Maroons de Winnipeg, participant à deux finales de la coupe Allan. Les Maroons ont notamment effectué une tournée en Tchécoslovaquie durant cette période. Au milieu des années 1950, Juzda a aussi fait de brefs passages chez les Wheat Kings de Brandon et les Paper Kings de Pine Falls. 

Bien qu'il ait officiellement pris sa retraite du hockey après 1963, il a continué à jouer au hockey des anciens (old-timers) jusqu'à plus de 70 ans.

Juzda a également entraîné des équipes de hockey de la catégorie midget jusqu'au niveau sénior. Jusqu'à son décès, il résidait à Winnipeg et portait toujours sa bague de champion de la coupe Stanley de la saison 1948-1949. Il a été introduit au temple de la renommée du sports du Manitoba en 1992. Il est décédé le 17 février 2008.

En 398 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 14 buts et 54 passes pour 68 points.

vendredi 31 juillet 2026

Petites photos pour le plaisir #107 - Wayne Gretzky Estates

 

Je vous ai déjà mentionné dans un billet précédent que Wayne Gretzky avait un intérêt dans un vignoble, ainsi qu’une distillerie. En fait, il serait plus exact de dire que Gretzky est un partenaire de marque de l’établissement, qui appartient à Andrew Peller Ltd, entreprise acquise récemment par le géant financier canadien Fairfax. 

À la SAQ, la sélection portant la griffe de la Merveille se résume à un nombre limité de vins et à sa boisson à la crème (régulière ou à l’érable). 

Chez nos voisins ontariens, on retrouve à la LCBO plus de variétés de vin, en plus d’un mousseux, d’un vin de glace, d’une vodka et d’une variété de whiskys. 

Par contre, pour avoir accès à la gamme complète, on peut se rendre à Niagara-on-the-Lake, où se trouve le domaine. 

J’ai acheté quelques produits. Ceux que j’ai goûtés jusqu’à présent sont intéressants. (Non, ce n’est pas un publi-reportage. J’y suis allé par curiosité. J’ai tout payé moi-même.) 

J’en ai aussi profité pour prendre quelques photos.  Comme on peut voir, la "marque" Gretzky est bien mise de l'avant. 

Le côté boutique


Le côté des cuves


Dans l'entrée, un hommage à son père, Walter


La ferme de ses grands-parents


Différentes photos de famille


Plusieurs photos de sa carrière


La période Oilers


On y retrouve des articles signature, comme ces verres à vin plutôt particuliers...

... ou ces verres à shooter


Il y avait plusieurs québécois dans les environs.  On félicite d'ailleurs le vignoble pour son effort de traduire leur affiche (ils ont choisi le mauvais "case" en le traduisant par "cas" au lieu de "caisse", mais on leur pardonne) et le petit drapeau québécois.

 

Sources : 

″Niagara-based wine company Andrew Peller Ltd. sold to Fairfax Financial Holdings for $579M″ de Kevin Werner, June 24, 2026, Niagara This Week (niagarathisweek.com), 

andrewpeller.com, lcbo.com, saq.com.


jeudi 30 juillet 2026

Les champions des autres ligues 2025-26



Je vous gage que plusieurs d'entre vous ignorez qui a gagné la Coupe Kelly dans la ECHL cette année. Ou encore les champions de la FPHL. Et qu'en est-il des niveaux universitaires?

Ne cherchez pas plus loin. Voici les différents champions de leur ligue respective, en dehors de la LNH.

On va commencer ici avec l'Amérique du Nord.


   

AHL
Marlies de Toronto


Marlies de Toronto vs. Wolves de Chicago –  4-1
Coach: John Gruden
Joueurs notables: Logan Shaw, Michael Pezzetta, Alex Nylander, William Villeneuve
Meilleur pointeur en séries: Vinni Lettieri (11-15-26)

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On commence dans le bizarre ici avec une photo (en couleur) d'une équipe championne portant la feuille d'érable sur un chandail bleu. Mais les Marlies de Toronto sont parvenus à le faire en éliminant les Wolves de Chicago en 5 matchs.

Il s'agit du premier championnat de l'équipe depuis 2018, et une troisième coupe Calder au total pour cette franchise autrefois nommée les Hawks du Nouveau Brunswick, qui avait remporté le trophée en 1981-82.

L'AHL a décerné le trophée Jack-A.-Butterfield au gardien Artur Akhtyamov à titre de joueur le plus utile des séries éliminatoires de la Coupe Calder. Originaire de Kazan, en Russie, il a fait ses débuts dans la LNH le 13 décembre 2025 avec les Maple Leafs de Toronto, l'équipe qui l'avait sélectionné au quatrième tour (106e au total) lors du repêchage de la LNH en 2020.


ECHL
Everblades de la Floride

Florida Everblades vs Kansas City Mavericks 4-2
Coach: Brad Ralph
Meilleur pointeur en séries: Anthony Romano (12-5-17)

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Quel glorieux chandail que celui des Everblades...

On a une véritable dynastie sous le radar dans la ECHL alors qu'il s'agit du 4e championnat en 5 saisons pour les Everblades après trois conquêtes d'affilée en 2022, 2023 et 2024. Seuls les Lions de Trois-Rivières ont pu interrompre ce parcours incroyable avec la coupe de l'an dernier.

Il s'agit de tout un exploit car les ligues mineures étant ce qu'elles sont, il est grandement difficile d'aligner une équipe dominante saison après saison. Les Everblades étaient d'ailleurs les premiers de l'histoire de la ECHL à remporter la coupe Kelly trois ans d'affilée.

Le gardien de but Cam Johnson a remporté le prix June-M.-Kelly remis au joueur le plus utile des séries éliminatoires de la Coupe Kelly 2026. Il s'agit d'un troisième titre du joueur le plus utile en éliminatoires pour lui, un record de la ECHL, après avoir reçu cet honneur en 2022 et 2023. Il s'agissait du quatrième titre de la Coupe Kelly pour Johnson, ce qui lui permet d'égaler Kyle Neuber pour le plus grand nombre de championnats remportés par un joueur depuis la création du trophée en 1997.

Le trophée du joueur le plus utile des séries éliminatoires a été renommé en 2019 en l'honneur de June M. Kelly, l'épouse du commissaire émérite de la ECHL, Patrick J. Kelly, qui a donné son nom à la Coupe Kelly. Mme Kelly a été une figure essentielle de la ECHL en coulisses durant le mandat de son mari à la tête de la ligue, de sa saison inaugurale en 1988-1989 jusqu'à sa retraite.


SPHL
Thunderbolts d'Evansville


Evansville Thunderbolts vs. Rivermen de Peoria 3-2
Coach: Jeff Bes
Meilleur pointeur: Aaron Huffnagle (2-8-10)

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Un autre repeat ici avec les Thunderbolts d'Evansville qui remportent le trophée de la SPHL, la President's Cup, pour une deuxième année consécutive.

Les séries de la SPHL sont en format 3 de 5 et Evansville est remonté de l'arrière 0-2 pour gagner la série 3-2.


FPHL
Black Bears de Binghamton

Binghamton Black Bears vs. Pee Dee IceCats 3-1
Coach: Brant Sherwood
Meilleur pointeur: C.J Stubbs (6-5-11)

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Une autre dynastie des ligues mineures ici avec un troisième titre d'affilée pour les Blackbears de Binghamton dans la Federal Prospects Hockey League. Les Blackbears semblent être toute une machine de hockey alors qu'ils ont également terminé en première place de la ligue avec une fiche de 48-6-1-1 dans un calendrier de 56 matchs.


LNAH
Pétroliers de Laval

Pétroliers de Laval vs. Battallion de St-Hyacinthe 4-0
Coach: Pierre Pelletier
Meilleur pointeur: Phelix Martineau (9-7-16)

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C'était la fête à Laval suite aux célébrations de la conquête de la Coupe Gilles-Rousseau en mai dernier. C'était peut-être même un peu trop la fête alors que l'équipe a fait les manchettes lorsque des images sont apparues de leurs célébrations d'après-match où des joueurs et préposés de l'équipe ont détruit le trophée et en même temps donné un dur coup à l'image de la ligue.

Les gouverneurs de la LNAH ont par la suite voté pour l'expulsion de l'équipe en vue de la prochaine saison. Les Pétroliers sont présentement en possibles procédures judiciaires pour faire renverser cette décision...

Bravo les gars...


LPHF
Victoire de Montréal

Victoire de Montréal vs. Charge d'Ottawa 3-1
Entraineuse: Kori Cheverie
Meilleures pointeuses: Abby Roque (4-4-8) et Marie-Phillip Poulin (2-6-8)

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Retrouvons un peu de classe ici avec le premier championnat de l'histoire de la Victoire de Montréal qui a remporté la Coupe Walter le 20 mai dernier.

La capitaine Marie-Philip Poulin a été nommée récipiendaire du trophée Ilana Kloss de la joueuse la plus utile des séries éliminatoires.


USports - Hockey masculin
Patriotes de l'UQTR


UQTR vs. St-Mary's - 3-2
Coach: Marc-Étienne Hubert

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Pourquoi pas un peu de hockey universitaire pour changer? C'est toujours gagnant. Comme les valeureux Patriotes de l'UQTR qui remettent la main sur la Coupe University après une courte disette, l'ayant remporté pour la dernière fois en 2022.

Il s'agit du 6e titre national dans l'histoire de l'UQTR qui l'ont emporté 3-2 lors de la finale en mars dernier contre l'Université St.Mary's. Les Pats ont été fondés en 1969-70 et l'ont donc aussi gagné en 1987, 1991, 2001, 2003 et 2022.

NCAA
Université de Denver - Pioneers

Université de Denver vs. Université du Wisconsin - 2-1
Coach: David Carle

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Pour la deuxième fois en trois saisons, les Pioneers de Denver ont remporté le championnat national de la NCAA en battant les Badgers du Wisconsin 2 à 1 lors du Frozen Four.

Après s'être inclinés en demi-finale la saison dernière, les Pioneers ont décroché un 11ᵉ titre national, un record de la NCAA, et leur quatrième au cours des dix dernières années.

Le gardien de Denver, Johnny Hicks, a couronné une saison recrue historique en réalisant 78 arrêts lors du Frozen Four. Durant cette première saison Hicks a terminé avec une fiche invaincue de 16-0-1 et un nouveau record de la NCAA pour le meilleur taux d'efficacité. Hicks n'a accordé que 22 buts sur 514 tirs pour un taux d'efficacité astronomique de ,957, brisant ainsi le record en une saison de Jimmy Howard établi en 2004 avec l'Université du Maine (,956).

 

Coupe Memorial
Rangers de Kitchener


Rangers de Kitchener vs Silvertips d'Everett - 6-2
Coach: Jussi Ahokas
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Les Rangers de Kitchener ont battu les Silvertips d'Everett le 31 mat dernier par la marque de 6 à 2 pour remporter leur troisième titre de la Coupe Memorial.

Les Silvertips avaient précédemment éliminé les Saguenéens de Chicoutimi en demie-finale. L'équipe hôtesse, les Rockets de Kelowna, n'ont remporté aucun match durant le tournoi.



On va ensuite passer aux différentes ligues d'Europe dans la prochaine partie.

mardi 21 juillet 2026

Gord Smith


   


Né le 17 novembre 1949 à Perth en Ontario, le défenseur Gord Smith fit ses classes au sein des Braves de Brockville et des Royals de Cornwall avant d'être sélectionné en 5e ronde (59e au total) au repêchage de 1969 par les Rangers de New York.

Le frère aîné du légendaire gardien Billy Smith ne jouera toutefois jamais pour les Rangers, son parcours avec eux se limitant à un court séjour de 5 matchs avec leur club-école de la CHL, les Knights d'Omaha, qu'il rejoignit pour les séries du printemps 1970 et qu'il aida à remporter le championnat. Après cette seule saison, il fut libéré par les Rangers et il signa alors avec les Kings de Los Angeles, le même club qui repêcha initialement son frère Billy.

Les deux frères ne jouèrent toutefois jamais ensemble, alors que Gord fut prêté aux Blades de New Haven de la EHL tandis que Billy débuta son parcours professionnel avec les Kings de Springfield dans la AHL. Après deux saisons à New Haven, les Kings l'assignèrent à son tour à Springfield, mais à ce moment, Billy avait été sélectionné au repêchage d'expansion par les Islanders et on connaît la suite dans son cas.

Gord joua deux saisons à Springfield et devint un des meilleurs défenseurs de la ligue, terminant au premier rang des défenseurs de la AHL avec 67 points en 1973-74, ce qui lui valut le trophée Eddie Shore, remis au meilleur défenseur du circuit, ainsi qu'une sélection sur la première équipe d'étoiles. Cependant, comme avec les Rangers, il ne joua jamais avec le grand club.

C'est finalement en 1974-75 qu'il put graduer dans la LNH, alors qu'il fut également repêché par un club d'expansion, les Capitals de Washington. Il fit donc ses débuts dans la LNH en même temps que les Capitals, participant au match inaugural de l'équipe le 9 octobre 1974 contre son ancienne équipe, les Rangers. 

Comme vous savez, les Capitals de 1974-75 représentent la pire fiche de l'histoire de la LNH avec un record de médiocrité de 8–67–5 et un autre record de 446 buts accordés. Gord termina cette première saison dans la LNH avec une fiche de 3 buts et 8 passes en 63 matchs ainsi qu'un différentiel de -60.

Gord évolua avec les Capitals jusqu'en 1979, alternant parfois entre le grand club et le club-école. Sa meilleure saison fut celle de 1977-78 qu'il termina avec 4 buts, 11 points et un différentiel de -20. Il fut également nommé capitaine par intérim durant quelques matchs. 

Au même moment, la carrière de son frère prenait son envol spectaculaire à Long Island. Mais pour sa part, Gord en était à ses derniers milles dans la grande ligue. Il fut laissé sans protection par les Caps après la saison 1978-79. Des premiers Capitals de l'édition inaugurale de 1974-75, seul son partenaire en défense Yvon Labre aura joué plus de matchs avec l'équipe, se retirant du jeu en 1981 et devenant le premier joueur de l'équipe à avoir son numéro retiré.

Faisant leur entrée dans la LNH en 1979-80, les Jets de Winnipeg le sélectionnèrent au repêchage d'expansion de 1979.

Le vétéran défenseur ne fit toutefois pas long feu dans la LNH par la suite. Il débuta la saison avec les Jets mais après avoir été blanchi au pointage après les 13 premiers matchs de l'équipe, il fut cédé au club-école de Tulsa dans la CHL. 

Malgré que ses droits furent retournés aux Rangers, il ne revint jamais dans la LNH. Il joua les trois saisons suivantes dans la AHL avec trois clubs différents, les Nighthawks de New Haven, les Indians de Springfield et les Mariners du Maine. Il tira finalement sa révérence après la saison 1982-83.

Après sa retraite, il devint recruteur pour différentes organisations et brièvement entraîneur dans la ligue britannique.

En 299 matchs dans la LNH, Gord Smith récolta 9 buts et 30 passes pour 39 points ainsi que 284 minutes de pénalité.

En plus de Gord et Billy, la famille Smith comprenait également le frère cadet Jack Smith, qui, comme ses deux frères, évolua avec les Royals de Cornwall au niveau junior. Jack joua quelques saisons dans la EHL et au niveau sénior sans jamais se rendre dans la LNH.

lundi 6 juillet 2026

Larry Lozinski

 

Larry Lozinski est originaire d’un village de Saskatchewan qui s’appelle Hudson Bay. Mais contrairement à ce qu’on pourrait croire, il n’est pas situé sur le bord de la baie d’Hudson. Son nom est plutôt relié à la Compagnie de la Baie d’Hudson, qui y a déjà eu un poste de traite. 

Gardien des Bombers de Flin Flon dans la Ligue de l’ouest canadien (la dernière année où la ligue s’est appelée ainsi, puisqu’elle perdit son ″canadien″ en 1978-79 suite à l’ajout d’équipes basées aux États-Unis), il fut repêché par les Red Wings avec un lointain choix de 14e ronde (219e au total) en 1978. Comme il avait à moment déjà presque 20 ans, il passa directement au Red Wings de Kansas City. Il joua peu, puisqu’il se retrouva derrière l’ancien gardien des affreux Capitals des débuts et futur Nordique Ron Low. 

En 1979-80, il se retrouva avec les Wings de Kalamazoo de l’IHL. Lozinski y eut beaucoup plus de temps de glace (69 matchs) et remporta le trophée James Norris comme meilleur gardien de la ligue. Il aida également l’équipe à remporter la Coupe Turner. 

Les Red Wings ont débuté la saison 1980-81 avec deux vétérans devant les buts : Jim Rutherford et Gilles Gilbert, acquis de Boston. Rutherford fut toutefois échangé aux Maple Leafs le 4 décembre. Si Lozinski fut rappelé, l’entraîneur Wayne Maxner (qui venait de remplacer Ted Lindsay derrière le banc d’une équipe des Wings encore mauvaise, une constante à l’époque) mit du temps à lui faire appel. Suite à l’échange, Gilbert joua les 9 matchs suivants. Si on ajoute les 3 autres avant la transaction, cela signifie que Gilbert a joué 12 matchs consécutifs.

C’est finalement le 27 décembre que Lozinski eut son baptême de feu, alors que Maxner l’envoya dans l’action contre une jeune équipe montante, les Oilers de Wayne Gretzky, à Edmonton. Tout de même particulier comme moment pour lui faire débuter sa carrière. C’était un peu comme le jeter en pâture… 

Même si les jeunes Oilers avaient un début de saison ordinaire, il demeure que le fait que Lozinski put les limiter à une nulle de 4-4, même avec une équipe faible devant lui, n’était tout de même pas si mal. À noter que Gretzky a obtenu trois passes dans ce match. 

Cette performance a donc donné confiance à l’entraîneur à confier le filet de nouveau à Lozinski le lendemain à Winnipeg. Toutefois, après 3:13 en première période, les pourtant misérables Jets (2-26-7) avaient déjà pris les devants 2-0 sur des buts de Kris Manery et Morris Lukowich. Maxner retira donc Lozinski pour utiliser Gilbert. Ce dernier sauva les meubles et les Wings l’emportèrent 4-3. 

La suite fut assez typique d’un gardien qui joue avec une équipe de bas de classement. Il y eut de bons moments, comme sa première victoire, 4-1 contre Calgary le 10 janvier. Toutefois, les Flames prirent leur revanche à Calgary cinq jours plus tard, alors qu’ils les blanchirent 10-0, une raclée que Lozinski partagea avec Gilbert. 

Quelques jours plus tard, Détroit se rendit à Los Angeles, où les Kings avaient une bonne saison. Gilbert prit le filet dans un match où les Wings causèrent une certaine surprise en prenant les devants 2-1. Par contre, après 7 minutes en deuxième période, Gilbert se blessa à la hanche et Lozinski prit le but. La suite ne fut pas très élégante. Menés par la Triple couronne (le trio de Marcel Dionne, Charlie Simmer et Dave Taylor), les Kings marquèrent 10 buts et l’emportèrent 11-4. Simmer accumula 5 points, alors que Dionne et Taylor en eurent quatre chacun. 

Malgré cette performance laborieuse, la blessure à Gilbert permit à Lozinski de voir passablement d’action. Il joua entre autres lors du match du 28 janvier qui fut nommé la partie inaugurale, suite à la fin de la rénovation du Colisée de Québec. Ce duel, qui fut qualifié d’ennuyeux et qui a inclus une bagarre générale, s’est terminé par un match nul de 2-2. Seul Robbie Ftorek est parvenu à déjouer (deux fois) Lozinski chez le club hôte. 

Avec le retour de Gilbert de sa blessure, le temps de jeu de Lozinski revint ensuite à un niveau plus modeste. Il termina tout de même sa saison 1980-81 en jouant 30 matchs. Sa fiche fut de 6-11-7 et sa moyenne de 4,27. 

La saison suivante, il fut dépassé dans la hiérarchie par l’arrivée du québécois Corrado Micalef, qui seconda Gilbert. En décembre, les Wings firent l’acquisition de Robert Sauvé dans un échange monstre. En plus de Sauvé, Danny Gare, Jim Schoenfeld et Derek Smith se dirigèrent vers le Michigan. En retour, les Wings cédèrent aux Sabres Dale McCourt, Mike Foligno et Brent Peterson. Il n’y avait donc plus vraiment d’espace pour Lozinski, qui passa l’entièreté de la saison dans la Ligue américaine avec les Red Wings d’Adirondack. 

En 1982-83, ce fut Greg Stefan qui passa devant lui et il demeura encore dans la LAH. En fait, il ne revint jamais dans la LNH. 

En 1983-84, même avec Adirondack il n’y avait plus de place pour lui. Il joua une dernière saison avec les Wings de Kalamazoo. 

Lointain choix au repêchage, il profita tout de même de sa chance et du fait qu’il aboutit au sein d’une équipe faible pour se faufiler jusque dans la Ligue nationale. Bien que ce fut pour une courte période, ça demeure un club sélect. En plus, il eut même sa carte de hockey! 

Sources: 

″When It’s time to work the pits, Maxner’s Wings now respond″, CP, December 29, 1980, Windsor Star, page 14, 

″Bossy not up the usual antics but Wings same hapless team″, Canadian Press, Windsor Star, page 20,

″Plasse, le dépanneur des Nordiques″ de Maurice Dumas, 29 janvier 1981, Le Soleil, page C1, 

hockey-reference.com.

 

dimanche 5 juillet 2026

La barbe des séries inversée



La tradition des joueurs portant la barbe des séries remonterait à la dynastie des Islanders de New York du début des années 1980. Diverses raisons expliqueraient ce rituel comme la solidarité, le sacrifice, la détermination, la virilité, la force, l’intimidation ou encore le rasoir oublié dans l’avion et l’aichmophobie (la peur irrationnelle et excessive des objets pointus ou tranchants, ce qui expliquerait des légendes moustachues comme Lanny MacDonald ou des monosourcils mémorables comme ceux de Rick Hampton). C’est lorsque leur équipe est éliminée que les joueurs finissent par se raser afin de mieux profiter de l’air frais sur les terrains de golf. D'autres comme Nick Bonino font mieux en se rasant la barbe pour des oeuvres de charité comme l'illustre ce reportage datant de la coupe Stanley remportée par les Penguins en 2016.


Mais porter la barbe des séries est aussi une tradition pour certains fans dès que leur équipe se qualifie pour les séries. On peut alors voir leur barbe grandir au fur et à mesure que leur équipe avance dans les rondes éliminatoires. Ils la rasent finalement lorsque leur équipe est éliminée. 

Fier partisan des Sabres de Buffalo, Jeremy Huck a choisi de faire le contraire. En effet, il a décidé de ne pas se raser tant que son équipe ne faisait pas les séries! Il a donc attendu 14 longues années pour enlever sa gigantesque barbe digne de ZZ Top, car les Sabres ont le record de la plus longue disette de la LNH! Dans ce reportage diffusé en avril 2026, on peut le voir avant et après être passé chez le barbier. 


Ses enfants ne l’ont jamais connu sans barbe avant ce grand moment de libération, ce qui les a décontenancés au début, surtout sa plus jeune fille cachée ici derrière sa mère.


Jeremy explique que les gens ne le reconnaissent plus, mais sa femme - une grande fan des Sabres comme lui - semble enchantée de ravoir enfin son mari temporairement imberbe.


Précisons que le reportage a été réalisé avant que Buffalo ne soit éliminé par les Habs. Je n’ai pas pu trouver d’autres informations plus récentes au sujet de Jeremy Huck, mais gageons que sa détermination va reprendre du poil de la bête en vue de la prochaine saison!

Par ailleurs, je vous invite à visionner deux belles vidéos liées au retour triomphal des Sabres de Buffalo en séries. Cette première présente un survol rapide des 14 années de disette et l’effervescence de revenir enfin en séries. On revient notamment sur des fans en furie lorsque tout allait mal, qui remettaient même en question leur dévouement au gré des mauvaises performances et des mauvaises décisions de l'équipe. J'avais vu une de ces vidéos à l'époque et ça m'avait frappé.


Cette seconde vidéo donne la parole à leurs fans qui ont enduré 14 années de disette et c’est très touchant. On en voit dont les enfants n'ont jamais connu les Sabres en séries. En tant que fan de la première heure des Sénateurs d'Ottawa, je sais c'est quoi persévérer malgré les saisons ratées pour savourer les moments où ça va enfin mieux! Je suis curieux de voir si des partisans feront comme Jeremy Huck en conservant leur barbe tant que leur équipe ne feront pas les séries. Peut-être du côté des récents Dead Wings de Détroit? À suivre!


Sources

Laurence, J.-C. (2011, 23 avril). La barbe des séries, symbole de virilité et de solidarité. La Presse.

Sardin, V. (2026, 21 mai). D’où vient la barbe des séries au hockey? Noovo Moi.

Winter, H. (2026, 16 avril). Sabres fan finally shaves off playoff drought beard. WIVB.

vendredi 3 juillet 2026

Le (petit) coin des champions

 


En juillet 2025, je suis allé visiter ma famille à Gatineau, ma ville natale et la meilleure au monde (eh oui j’ai un biais pro-gatinois assumé!). Ça fait plusieurs années que je vis heureux au Lac-St-Jean et je subis chaque fois un choc quand je retourne dans mon patelin. La ville a pris de l’ampleur avec des gratte-ciels, des nouveaux quartiers et des bouchons de circulation un peu partout, mais ça reste chez moi et je retrouve encore plein de points d’ancrage de mon enfance. A titre d’exemple, il y a encore les Galeries de Hull, un centre commercial où j’ai notamment vu des gens faire du breakdance sur une scène pour promouvoir le film Beat Street en 1984. J’ai d’ailleurs encore la cassette qu’ils vendaient sur place! Juste en la regardant, j’entends sa toune de rap de Noël funky!


Dans les environs des Galeries de Hull, on trouve plusieurs restos dont un Mikes en face du Wal-Mart (qui n’existait pas dans ma lointaine jeunesse). 


L’an passé, c’est dans ce resto que je suis allé dîner avec mon neveu après avoir joué au soccer avec lui. J’ai toujours aimé la cuisine italienne de chez Mikes. Leurs napkins sont aussi très bien placées sur leurs tables (je cherche toujours à souligner les points forts, aussi minimes soient-ils ; c’est une déformation professionnelle en tant que professeur). 


La raison pour laquelle j’en parle sur LVEUP, c’est que je suis tombé sur quelque chose d’inattendu dans ce resto. En allant aux toilettes, j’ai constaté qu’un chandail des Olympiques de Gatineau - signé par tous les joueurs - était encadré… juste à côté des urinoirs! 


Un beau chandail de mon équipe junior locale trônant dans pareil endroit méritait de s’exclamer « Holy shit! ». Non mais regardez-moi ces belles signatures qui entourent le beau logo des Olympiques de Gatineau! 


Comme vous pouvez le voir, aucune indication sur le cadre ou le chandail ne précise avec certitude l’année de l’édition de cette équipe. C’est donc en analysant les différentes signatures des joueurs qu’on pourrait y parvenir. Une enquête de hockey en ces lieux d’aisance (langage soutenu), pour ne pas dire aux chiottes (langage vulgaire)? Un vrai coup de bol sémantique! 

Je crois reconnaître l’autographe de Francis Wathier (numéro 8). Ça semble la plus claire de toutes. 


Je pense aussi déchiffrer d’autres signatures comme celles de Philippe Dupuis (numéro 10) et de Guillaume Labrecque (numéro 11). 



Par ailleurs, on peut relever l’autographe de Laurence Woodman (numéro 14) et de Yannick Charron (numéro 44) sur le chandail. Ces autographes me permettent d’affirmer qu’il a été signé par l’édition 2003-2004 de la saison régulière et non celle des séries éliminatoires. En effet, en analysant la composition de l’équipe sur le site web de la Ligue canadienne de hockey, on voit que Woodman et Charron ont joué pendant la saison régulière, mais pas pendant les séries



De plus, si on analyse le numéro de chandail de Yannick Charron (#44), je constate que celui-ci a été porté par David Krejci l’année suivante, en 2004-2005. C’est donc grâce à ces détails que j’ose affirmer que le chandail des toilettes du Mikes date de l’édition championne des Olympiques de Gatineau de 2003-2004. Je peux certes me tromper dans mon analyse très sommaire, alors n’hésitez pas à me corriger si c’est le cas! 

En tout cas, installer le chandail autographié par une équipe championne dans les toilettes d’un resto, à côté des urinoirs en plus… On s’approche du boutte de la marde! Ça donne une autre signification à l’expression « ça sent la coupe » ! Ça sent surtout la croupe! En plus, les gens se soulageant doivent tourner le dos à leur urinoir pour bien admirer le chandail (bonjour les dégâts!). C’est certain que si le chandail était accroché au-dessus des urinoirs, il y aurait une file d’attente pour pisser. Peut-être que s’il était accroché dans une cabine, ça servirait de lecture pour agrémenter les évacuations. J’entends déjà le « Il s’élance et dompe! ». Mais si j’arrive à être sérieux deux minutes, la situation n’a juste pas d’allure! Des objets de collection en viennent souvent à sentir le tabac après avoir appartenu à des fumeurs, mais là on aura droit à un parfum Chanel Numéro 2 bien senti! 

Mais bon, mes péripéties gatinoises vous auront au moins donné le goût de mener votre propre enquête entre deux (toilettes) bouchées chez Mikes! Si vous y allez, assurez-vous de vérifier si je ne vous ai pas servi un tissu de mensonges et laissez un commentaire sur notre blogue!