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mardi 10 mars 2026

Jari Kurri et les Devils de Milan (1990-91)


 
 
 
Parmi mes nombreux joueurs cultes, un qui est définitivement dans le top 10, sans être des plus obscurs comme la plupart des joueurs dont j’aime parler, figure l’original «Finnish Flash», Jari Kurri.

Il serait toutefois trop facile de faire un simple texte sur lui. Comme tout bon membre du temple, la quantité de textes déjà disponibles sur lui sont légion, particulièrement tout ce qui touche à la dynastie des Oilers et Wayne Gretzky. Ce qui m’intéresse toutefois aujourd’hui est de parler d’un chapitre assez oublié dans la carrière de la légende finlandaise, soit sa saison 1990-91 passée en Italie avec le club des Devils de Milan.

Malgré une 5e coupe remportée avec les Oilers au printemps 1990, parfois surnommée la coupe de «rédemption» et de la «consécration» des Oilers, et deux ans après l’infâme échange de Gretzky à Los Angeles, Kurri surprend tout le monde à l’été 1990 en décidant de quitter les Oilers et la LNH pour signer un contrat avec un club méconnu d’une ligue nettement plus inférieure pour un joueur de son calibre.



 
Ce n’était toutefois pas tellement une surprise de voir Kurri, ou tout autre joueur européen à l’époque, dire non à la LNH malgré une carrière florissante. C’était d’ailleurs particulièrement présent chez les clubs Canadiens. Des joueurs suédois de renom comme Hakaan Loob et Kent Nilsson avaient, au cours des années précédentes, plié bagage après plus ou moins une décennie dans la LNH, pour soit retourner jouer dans leurs patries respectives, ou bien ailleurs en Europe. Plusieurs disaient vouloir que leurs enfants puissent être éduqués dans leur langue maternelle. Quelques semaines avant l’annonce du départ de Kurri, on assistait à Montréal à une situation similaire avec Mats Naslund qui s’était également expatrié en Europe, en Suisse dans ce cas-ci.

Mais le cas de la vedette des Oilers, où l’hécatombe ne faisait que s’accentuer avec son départ, a davantage fait tourner les têtes.

Malgré qu’il n’était plus jumelé avec la merveille, Kurri venait de récolter un excellent 93 points en 1989-90 et un autre 25 points en séries, connaissant même un de ses meilleurs matchs en carrière durant la finale contre les Bruins lorsqu’il amassa 3 buts et 2 passes lors du deuxième match.

 
 
 

Ce départ n'était pas une simple retraite anticipée ou retour aux sources, mais était en grande partie une manœuvre stratégique. En conflit avec la direction des Oilers qui refusait de l'échanger aux Kings de Los Angeles pour rejoindre Gretzky, Kurri a utilisé l'Europe comme levier de pression. Mais selon lui, cet exil lui permettait quantité de choses; prendre une "pause mentale" après dix saisons intenses dans la LNH, pouvoir participer aux Championnats du monde de 1991, organisés dans sa Finlande natale, et, ultimement, de forcer les Oilers à négocier son transfert pour rejoindre son ancien coéquipier.

Malgré l'euphorie post-championnat, Kurri était rentré en Finlande immédiatement après la victoire. Il avait même mis sa maison d'Edmonton en vente. Le message était clair : son chapitre en Alberta était terminé.

Lui et son agent, Don Baizley, refusèrent même une offre financière supérieure des Oilers pour emprunter une voie totalement inattendue, soit un contrat de deux ans avec les Devils de Milan, avec qui il était associé depuis un certain temps et qui appartenaient à nul autre que Silvio Berlusconi. Ce dernier, avant de devenir le premier ministre controversé dont on se rappelle davantage de nos jours, était alors propriétaire d’un empire médiatique en Europe et possédait de nombreux clubs professionnels, dont le célèbre AC Milan, qu’il sauva de la faillite en 1986.
 
Dans le cercle de la LNH, on ne parvenait pas à faire du sens de la décision de Kurri. Le journaliste Cam Cole compara la situation à Magic Johnson qui partirait jouer au basketball en Yougoslavie. L'entraineur des Oilers John Muckler admit qu'il aurait davantage compris si Kurri aurait opté pour jouer chez lui en Finlande, dans une ligue davantage compétitive à défaut de jouer dans la la meilleure ligue au monde. Pour lui, il était risqué de faire un tel choix, expliquant qu'il aurait même de la difficulté à revenir dans la LNH.
 
De plus, contrairement à d'autre clubs plus prestigieux ou traditionnels d'Europe, par exemple en Suisse ou en Allemagne, le HC Milan Devils n’était pas un club avec une grande tradition, ayant été fondés juste un an avant l'arrivée de Kurri. Ils n’auront d'ailleurs existé que jusqu’en 1996, lorsque le club déménagea à Courmayeur, dans le nord de l’Italie, avant d’être dissout pour de bon en 1999.
 
Vous pouvez appercevoir Kurri dans l'uniforme milanais ici (#25):
 
 

Il y eut beaucoup de spéculations sur le montant de la transaction. Les médias suisses rapportèrent à l’époque une somme de plus d'un million de dollars. Le journal allemand Salzburger Nachrichten parlait plutôt d’un salaire de 350 000 dollars US, assorti d’un logement dans un château luxueux en plus d’une Mercedes. La ligue italienne comptait alors 10 équipes et le calendrier de 36 matchs se jouait les mardis et samedis, avec les dimanches toujours libres, donc un ratio salaire par match nettement avantageux.

L’arrivée de Kurri eut un effet marqué sur le hockey sur glace italien et les experts locaux convenaient que l’équipe de l’entraîneur-chef Jim Webster seraient les favoris du championnat italien.

Avec les Devils, Kurri opta bizarrement de troquer son fétiche #17 pour le #25. Le 17 appartenait au Canadien Mark Morrison, un ancien choix de 3e ronde des Rangers qui ne joua qu’une dizaine de matchs dans la LNH, et qui en était à sa deuxième saison avec les Devils, ayant terminé la saison précédente avec 113 points. Il est cependant étrange que Morrison n’ait pas légué le 17 à la grande vedette Kurri pour l’occasion.
 
Kurri, à gauche, et son coéquipier Mark Morrison qui portait le #17 à sa place...


Et bien que la présence de Kurri aida à remplir les patinoires et à revigorer le prestige de la Serie A, les Devils de Milan échouèrent en 1990-91. Ils terminèrent en troisième place et s'inclinèrent en séries face à leur rival immédiat, le HC Saima Milan. Lors de cette saison, Kurri rata six matchs et contribua 27 buts et 48 passes en 30 matchs. Avec ce 75 points, il ne figurait que 15e sur la liste des pointeurs, derrière des noms comme l’ancien des Flames Kevin Lavallée, l’ancien joueur éphémère des North Stars Dusan Pasek, ainsi que nul autre que Mark Napier. L’ancien du Canadien avait même terminé au premier rang de la ligue avec 118 points. Et selon ce que j’ai lu, Kurri rata également les séries, pour une raison que j’ignore.

Après son année en Italie, l'impasse persistait entre Kurri et les Oilers. Il menaça finalement de retourner chez les Devils pour exercer l’option de sa deuxième année de contrat s'il n'était pas échangé avant le 31 mai. Il avait également clairement établi que les retrouvailles avec Gretzky étaient sa priorité absolue.

Sather, qui ne ne voulait pas perdre une saison supplémentaire de ses services, finit par céder. Ainsi, une heure avant l'échéance fixée par l'ailier droit, Sather échangea ses droits, ainsi que Dave Brown et Corey Foster, à Philadelphie en retour de Craig Fisher, Scott Mellanby et Craig Berube. Les Flyers ont ensuite envoyé le joueur de 31 ans, accompagné de Jeff Chychrun, vers Los Angeles contre Steve Duchesne, Steve Kasper et un choix de quatrième tour au repêchage de 1991.

Un détail moins connu est que Kurri a failli rejoindre les Red Wings de Detroit, qui offraient plus d'argent que les Kings. Kurri était prêt à accepter, mais Detroit n'étant pas intéressé par un échange complexe à trois clubs, Sather a privilégié la transaction avec Philadelphie et Los Angeles.




Le deuxième chapitre de la carrière de Kurri dans la LNH, post-Italie, commença donc avec la fameuse réunion tant attendue avec Gretzky. On peut dire sans équivoque que cette deuxième moitié de carrière fut nettement moins resplendissante que la première. Le tandem Gretzky-Kurri version L.A, malgré quelques étincelles et une chimie toujours efficace, (dont un tour du chapeau lors de son premier match en tant que Kings) ne fut pas aussi mémorable qu’à leurs plus jeunes années à Edmonton. Il était évidemment grandement terminé le temps des saisons de 200 points de Gretzky et de 60+ buts/100+ points de Kurri. À cette première saison à L.A en 1991-92, Kurri ne récolta que 60 points, dont 23 buts, et les Kings se firent éliminer une fois de plus par les Oilers en première ronde. 
 
En fait, les Oilers post-finale de 1990 étaient toujours davantage compétitifs que leurs expatriés à Los Angeles. Malgré l’éxode continuel de plusieurs autres vedettes (Glenn Anderson, Grant Fuhr, Kevin Lowe, Adam Graves, Mark Messier, etc) les Oilers se rendirent tout de même jusqu'en finale de conférence en 1990-91 et 1991-92 tandis que les Kings ne firent jamais long feu. 

Les choses semblèrent toutefois débloquer en 1992-93, malgré une blessure importante à Gretzky qui lui fit manquer la moitié de la saison. Kurri prit davantage de place durant l’année, étant parfois muté au centre, et il termina la saison à 87 points. On énonça que le leadership tranquille de Kurri était une des principales raisons que les Kings parvinrent à redresser le bateau en l’absence de la merveille. Le parcours des Kings de l’ère Gretzky connut ainsi son apogée au printemps 1993 avec une participation en finale de la Coupe Stanley, pliant toutefois l’échine en 5 matchs face à Patrick Roy et le Canadien de Montréal.

Les Kings (pas seulement Gretzky et Kurri) ne furent plus jamais les mêmes par la suite, devant attendre l’arrivée d’une nouvelle génération à la fin des années 2000 avant de finalement passer à un autre niveau. Ils ratèrent les séries en 1993-94 et de nouveau durant la saison écourtée de 1995. Kurri connut sa dernière saison véritablement respectable offensivement en 93-94 avec 77 points dont 31 buts.
 

 
Après ces deux saisons décevantes et hors des séries, le club alors en quasi-faillite (et le propriétaire Bruce McNall en prison) liquida une grande partie de ses effectifs durant la saison 1995-96 et non pas seulement lors du fameux «2e échange» de Gretzky l’envoyant aux Blues de St.Louis (contre pas grand chose). Deux semaines suivant le départ du 99, le 17 plia également bagage, pour Manhattan dans son cas, en compagnie de Marty McSorley. En retour, les Kings obtinrent notamment Ray Ferraro. Cet échange est toutefois très impopulaire dans l’histoire des Rangers, les fans n’ayant pas apprécié Kurri autant qu’ils aimaient Ferraro. Kurri ne fit effectivement que passer à NY, et ce sans grande étincelle. Il n’obtint que 5 points en 14 matchs (dont seulement 1 but) pour clore la saison. Et malgré qu’il se racheta légèrement en séries avec 8 points en 11 matchs, les Rangers le laissèrent aller, son contrat échu.

Kurri joua ensuite deux dernières saisons dans la LNH, une en 1996-97 avec les Mighty Ducks d’Anaheim, où il put côtoyer son protégé Teemu Selanne, et une ultime saison en 1997-98 avec l’Avalanche du Colorado. À ce stade-ci de sa glorieuse carrière, Kurri était davantage devenu un attaquant de soutien défensif. Il n’eut que 13 buts et 35 points avec les Ducks et ensuite seulement 5 buts et 22 points avec l’Avalanche. 
 
C’est avec ces derniers qu’il put toutefois franchir de justesse l’illustre cap des 600 buts, terminant sa carrière dans la LNH avec un total de 601 buts, 797 passes pour 1398 points en 1251 matchs. Il était alors le recordman des points pour les joueurs européens. Il a depuis été détrôné de cette distinction par Selanne (1457) , Alex Ovechkin (1673 - au moment d’écrire ces lignes) et finalement le meneur, et #2 de tous les temps dans la LNH, Jaromir Jagr avec 1921 points.

Pour leur part, malgré que les Devils n'ont pas remporté le championnat d'Italie durant le court séjour de Kurri, et qu’ils ont disparu rapidement de la scène par la suite, ils ont toutefois soulevé le trophée les trois printemps suivants avant que le club ne soit aboli, soit en 1992, 1993 et 1994.
 
Sylvio Berlusconi (à droite) avec son club des Devils de Milan

 
Sources:
https://www.eishockeyblog.ch/als-kurri-nach-mailand-kam/
https://seura.fi/seuran-mies/miksi-jari-kurri-pelasi-kesken-nhl-uransa-kauden-italiassa/
https://www.nhl.com/kings/news/jari-kurri-almost-a-red-wing-before-he-became-a-king-285678450
https://oilersnation.com/news/an-oral-history-of-how-jari-kurri-left-the-edmonton-oilers-to-play-hockey-in-italy 

lundi 15 décembre 2025

Les arénas des Oilers - Northlands Coliseum

 

Ça faisait déjà un moment qu’il était évident que le vieux Gardens ne faisait plus l’affaire, mais le remplacer n’était pas une mince affaire. En 1963, les électeurs ont voté contre une proposition de payer pour un nouvel aréna au centre-ville. 

Il y eut une deuxième proposition en 1970, cette fois pour l’Omniplex, un stade couvert pour accommoder autant le football que le hockey, mais celle-ci fut aussi rejetée par référendum. 

La ville grossissait et il était temps de régler cette histoire plutôt gênante. Avec l’arrivée des Oilers, la situation devenait encore plus urgente. Charles Allard, co-propriétaire des Oilers avec ″Wild Bill″ Hunter, mit de l’avant un projet. Toutefois, il y en avait aussi un autre en chemin. 

L’Edmonton Exhibition Association (devenue plus tard Northlands) a été créée en 1879, d’abord pour organiser une exposition agricole. Avec le temps, l’organisation civique a étendu ses activités pour inclure la gestion du Gardens et des courses de chevaux, et devenir un club social où il était bien vu pour les notables de l’endroit de faire du bénévolat. Northlands avait ses entrées au niveau politique, possédait des terres, gérait déjà un aréna et par son statut d’organisme, pouvait obtenir plus facilement des subventions. Allard retira donc son projet et Northlands prit le projet en charge, qui fut voté par son conseil en 1972. 

Northlands, au coin de Wayne Gretzky Drive, avec ce qui reste de l'enseigne
 

Situé de l’autre côté de la rue du Gardens, dans le nord de la ville dans un quartier plutôt morne, le futur Coliseum adopta les mêmes plans que le Pacific Coliseum de Vancouver, avec une forme circulaire, plutôt que l’usuelle forme rectangulaire. De plus, avec une pente plus accentuée, il était dessiné spécifiquement pour le hockey, alors que la plupart des arénas américains de l’époque étaient principalement construits pour le basketball. 

L'avenue des Champions a plutôt mauvaise mine
La construction n’a toutefois pas été simple. D’abord, le terrain dut être remblayé, parce que sa capacité portante s’est avérée insuffisante. Il y eut aussi trois grèves de différents corps des métiers, en plus d’une autre grève, celles des ouvriers de l’acier. Northlands avait prévu le coup en stockant 1100 tonnes d’acier. Toutefois, il en manqua finalement 400 autres, qu’on dut acheter sur le marché noir. 

Le coût passa de 10 à 15 millions $ (111 millions $ en dollars d’aujourd’hui), mais avec d’innombrables heures supplémentaires des ouvriers, l’aréna put finalement ouvrir le 10 novembre 1974, alors que les Oilers ont affronté les Crusaders de Cleveland. Les 5000 derniers sièges sont arrivés la veille et au début du match, 100 n’étaient toujours pas installés et furent remis aux spectateurs. L’annonceur mit alors en garde la foule, indiquant qu’il se pourrait que leur siège ne soit pas fixé correctement. 

Les résultats des Oilers ne furent toutefois pas mieux dans le nouvel immeuble. Il fallut attendre l’arrivée de Wayne Gretzky en 1978-79 pour voir les choses s’améliorer. Ils se qualifièrent alors pour la finale de la dernière saison de l’AMH, qu’ils perdirent contre les Jets. Ces derniers ont d’ailleurs suivi le chemin inverse des Oilers. Si Winnipeg a dominé l’AMH, avant de connaître des débuts pénibles dans la LNH, Edmonton a eu des résultats décevants dans le circuit maudit, avant de prendre son envol dans la Ligue nationale en gagnant 5 Coupes Stanley à ses 11 premières saisons. 

"La maison que Gretzky a bâtie" ne sera plus qu'un souvenir l'été prochain
 

En plus des Oilers, Northlands fut le site des compétitions de gymnastique des Jeux du Commonwealth de 1978, de matchs de la Coupe Canada en 1981 et en 1984, de hockey junior, de la Ligue américaine, de soccer intérieur, de crosse et de roller hockey

Dans les années 1990, Peter Pocklington, le propriétaire des Oilers, était déjà détesté en ville, après avoir vendu Wayne Gretzky aux Kings. Il empira alors la situation en se disputant avec Northlands. Comme c’était souvent le cas dans ces années, il voulait plus de loges corporatives, faute de quoi, il voulait s’accaparer de plus de revenus. Il menaça évidemment de déménager l’équipe. Il s’en est suivi une longue saga. C’est finalement en 1998 que Pocklington vendit l’équipe à un groupe local, qui avait une option pour égaler l’offre, peu de temps avant qu’il ne la vende au propriétaire des Rockets de Houston et qu’il ne déménage l’équipe. 


 

L’équipe a raté les séries de 2006 à 2016 dans l’immeuble qui s’est aussi appelé l’Edmonton Coliseum, le Skyreach Centre et le Rexall Place, alors que celui-ci continuait de montrer son âge. Les Oilers déménagèrent alors au centre-ville, dans le Rogers Place. 

Faute de locataires et d’activités, l’endroit fut remis à la ville en 2018 et fermé. Il demeura en place malgré qu’il en coûte près de 2 millions $ par année pour l'entretenir. Après beaucoup de tergiversations, il fut finalement décidé de le démolir l’été prochain, au coût de 55 millions $. Il laissera alors sa place à des habitations et à un parc événementiel. 

On peut supposer que ce stationnement à étages maintenant grillagé sera aussi démoli.  Les alentours manquent d'attrait,
 

Lors de mon passage, l’endroit était à l’abandon, en attendant son funeste destin. C’est plutôt triste de voir ainsi un endroit chargé d’histoire, mais il est probablement trop tard pour faire quelque chose avec et honnêtement, le secteur n’est pas terrible. 

Sources : 

″The rise and the fall of the Edmonton Coliseum″ de David Staples, April 6, 2016, Edmonton Journal (edmontonjournal.com), 

″Demolition of Edmonton’s Coliseum set to start next summer″ de Mrinali Anchan, August 26, 2025, CBC (cbc.ca), 

banqueducanada.ca, wikipedia.org.

 

dimanche 14 décembre 2025

Les arénas des Oilers - Edmonton Gardens



Comme je l’avais fait à Toronto, j’ai profité de mon passage à Edmonton pour non seulement visiter l’aréna actuel des Oilers, mais aussi les sites de leurs anciens domiciles.

Comme les Nordiques, les Whalers et les (anciens) Jets, les Oilers sont nés avec la formation de l’Association mondiale de hockey (AMH), qui a débuté ses activités à la saison 1972-73.

Ils devaient initialement avoir des rivaux à Calgary, mais les Broncos n’ont finalement jamais vu le jour et la franchise a été expédiée à Cleveland.

Un peu comme à Québec, c’est le propriétaire de l’équipe junior local, les Oil Kings, qui s’est intéressé à la ligue naissante.  ″Wild Bill″ Hunter (la mascotte des Oilers s’appelle Hunter en son honneur), a donc sauté dans le train de l’AMH en devenant propriétaire (avec d’autres partenaires) et directeur-gérant de la nouvelle équipe.  De plus, ce cher Bill, reconnu pour ne pas faire dans la dentelle, avait l’habitude de perdre patience avec son entraîneur au cours de l’année et de le remplacer derrière le banc, chose qui est arrivée trois fois en quatre ans, alors que les résultats laissaient à désirer.

Photo de la ville d'Edmonton

 

Pour héberger sa nouvelle équipe, il utilisa le même domicile que celui des Oil Kings, l’Edmonton Gardens.

Inauguré en 1913, ce qui était initialement appelé l’Edmonton Stock Pavilion était situé à l’extérieur de la ville, car il était fréquemment utilisé pour des expositions agricoles et des courses de chevaux, en plus de contenir des étables.  C’est pourquoi il était surnommé le ″Cow Barn″.

Durant ses premières années, il fut le domicile des Eskimos de la WCHL (et non ceux de ce qui est devenu la LCF), une ligue professionnelle qui a existé jusqu’au milieu des années 1920 et qui à ce moment pouvait aspirer à la Coupe Stanley.  Il abrita aussi au fil des ans des équipes juniors (Flyers et Oil Kings) qui ont remporté la Coupe Memorial.  Il y eut également de la boxe, du patinage artistique, des rodéos, des encans de vente de bétail et des cirques.  Alors qu’il était plutôt défraîchi, le cirque de Moscou avait toutefois refusé de s’y produire.

Réputé pour être désuet et inconfortable, il fut rénové en 1966, suite au fait que le chef pompier ordonna sa fermeture, parce qu’il n’était pas sécuritaire.

Sa capacité à ce moment était de 5200 places.

Les Oilers y jouèrent deux saisons, avant de déménager en 1974 de l’autre côté de la rue, au nouveau Northlands Coliseum.

Lors de leur séjour, le banc des joueurs avait trois niveaux différents, ce qui demandait une certaine coordination pour les changements de ligne, surtout lorsque l’ordre était modifié.  Par contre, selon Harry Neale, qui était à ce moment l’entraîneur des Fighting Saints du Minnesota, un joueur cloué au banc avait alors le privilège de regarder le match à partir du meilleur siège de l’endroit.

En mars 1981, alors que Northlands n’était pas disponible, les Drillers de la version intérieure de la North American Soccer League (NASL) durent se résoudre à disputer leur finale dans l’immeuble déjà condamné à la démolition.  Les Drillers ont alors battu le Sting de Chicago.

La destruction du Gardens devait avoir lieu en janvier 1982.  On tenta d’abord d’y parvenir avec 50 kilos de dynamite.  Devant le peu de résultat, on utilisa alors un bulldozer, sans résultat.

En février on retenta le coup avec de la dynamite, avec cette fois 320 bâtons répartis dans une multitude de trous.  Le tout causa principalement un immense nuage de poussière.

On termina finalement le travail avec une boule de démolition.

Aujourd’hui, on y trouve l’Edmonton Expo Centre, un centre de congrès.

Sources: 

Willes, Ed, The Rebel League, the short and unruly life of the World Hockey Association, McClelland & Stewart, 2004, p.112-113,

″The Edmonton Gardens″ de Lawrence Herzog, November 19, 2009, Edmonton Real Estate Weekly (rewedmonton.ca),

wikipedia.org.

 

samedi 13 décembre 2025

Escapade à Edmonton

 

Pour mon escapade de cette année, j’ai décidé d’aller dans l’ouest canadien. Si la destination principale était Calgary, j’ai tout de même profité de l’occasion pour faire un détour par Edmonton. La capitale de l’Alberta, aussi connue pour son énorme centre commercial, a une population de 1,1 million de personnes et est située à 300 km de Calgary. 


 

Elle bénéficie depuis 2016 d’un aréna qui fait l’envie de sa prospère rivale provinciale, le Rogers Place. Le financement de sa construction avait alors fait l’objet de négociations ardues entre le propriétaire des Oilers, Daryl Katz (qui a vendu sa chaîne de pharmacies pour 3 milliards $) et la ville, au sujet de la contribution de chacun et de la couverture des dépassements de coûts. Le projet, qui a coûté en bout de ligne 484 millions $ à l’époque, est situé au centre-ville et a entraîné d’importants investissements immobiliers dans le secteur. On trouve autour plusieurs endroits pour prendre un petit breuvage et se mettre dans l’ambiance avant d’aller au match. 

On peut se rendre au Rogers Place en tramway, avec la station MacEwan

 

Pour l’immeuble, le résultat est très intéressant. Honnêtement, j'ai manqué un peu de temps pour bien explorer l'extérieur, mais à l'intérieur, il s’y dégage un peu partout une impression de grandeur. L’endroit est vaste et moderne. Les billets y sont relativement abordables. 

Le Rogers Place se trouve au centre-ville, au milieu d'un nouveau développement immobilier

Dès l'entrée, l'endroit est vaste.  Le slogan de l'équipe:  This is Oil Country.
 

Une murale de Wayne Gretzky

 
L'endroit est spacieux et le plafond est haut

On y retrouve une base de partisans fidèles, qui a connu les sommets dans les années 1980 avec l’ère Gretzky, mais aussi une longue traversée du désert de 2006 à 2016. Avec l’arrivée du prodige Connor McDavid, il y a eu un revirement de situation. Les Oilers se sont approchés de près de la Coupe en atteignant la finale lors des deux dernières années, mais les Panthers les ont empêchés de remporter le titre. 

Si on porte attention, on se rend compte qu'il y a du McDavid au m2
 

Nous avons eu droit à un sons et lumières assez classique
 

Cette année, les choses vont un peu moins bien, mais ce n’est pas encore dramatique. 

Le match que j’ai vu était un mardi, contre le Wild. La foule y était nombreuse (19 173 spectateurs) et passionnée. Hunter, la mascotte, n’était pas seul à animer l’endroit. Il y avait aussi entre autres madame Coupe Stanley, un dynamique joueur de tam tam et un Elvis. 

Madame Coupe Stanley

Notre joueur de tam tam

Le King

Les numéros retirés, presque tous reliés à l'équipe des années 1980

 
Les Oilers ont aussi un anneau d'honneur

Les Oil Kings ont aussi leurs bannières

Le match s’annonçait comme un festival offensif, avec un duel entre deux des plus grandes menaces en attaque, McDavid et Kirill Kaprizov. Pourtant, le résultat a été tout autre. Nous avons eu droit à un duel de gardiens. Si Stuart Skinner a parfois été pointé du doigt pour l’incapacité des Oilers à aller jusqu’au bout, il a connu un fort match. (Il sera échangé une semaine plus tard.)  Son opposant, l’étonnante recrue Jesper Wallstedt, a toutefois été parfait. Il a arrêté les 33 tirs des Oilers. McDavid nous a montrés un petit peu de sa magie, mais sans trouver le fond du filet. Seul Jonas Brodin, avec un beau tir de la pointe, a réussi à déjouer Skinner. Victoire du Wild, 1-0. Les deux gardiens ont été choisis les deux premières étoiles. 

Je ne sais pas si plusieurs ont payé 320$ pour un chandail de Stuart Skinner, mais une semaine plus, il devenait un Penguin.

Le geek en moi accroche au fait qu'on établisse le début des Oilers en 1979.  Il s'agit de leur entrée dans la LNH, mais ils ont débuté leurs activités dans l'AMH en 1972.

Ce chandail avec le masque de Grant Fuhr a vraiment de la gueule

Ces manteaux plucheux sont beaucoup moins mon style...

Détail intéressant, Wallstedt a été repêché en 2021, au 20e rang au total par le Wild avec un choix qui appartenait initialement aux Oilers. Ceux-ci avaient accepté de reculer de deux rangs (et ainsi choisir Xavier Bourgault) en retour d’un choix de troisième ronde supplémentaire (qui est devenu le défenseur allemand oeuvrant à l’Université du Vermont, Luca Muenzenberger). Considérant que leur situation devant le filet soulève des questions, l’avenir nous dira si les Oilers s’en mordront les doigts, considérant que Bourgault est maintenant dans l’organisation des Sénateurs et que Muenzenberger joue aujourd'hui en Allemagne. 

Chronique culinaire: Le menu est assez traditionnel.  On trouve toutefois aussi un PFK et ceci. Ce hot dog avec viande hachée, salade de chou, moutarde, chips et cornichon est assez copieux et coûte 15$ pour les intéressés.  (Je ne l'ai pas essayé.)  Un point d'originalité pour l'autre item, de saison, un panini dinde et canneberge.


Il y a moyen de prendre une bière à prix raisonnable, tout près d'un derrick.


vendredi 24 octobre 2025

La famille Kapanen : une dynastie du hockey finlandais

 


 

 

Hier soir avait lieu un match entre le Canadien et les Oilers, mettant en vedette le fringant Oliver Kapanen du CH face à son cousin Kasperi Kapanen dans le camp adverse. Les Oilers l’ont finalement emporté in extremis 6 à 5, mais Oliver s’est illustré avec deux passes, contrairement à son cousin, blanchi de la feuille de pointage.

Il s’agissait de la première confrontation entre les cousins Kapanen dans la LNH. La famille Kapanen occupe toutefois depuis longtemps une place importante dans l’histoire du hockey finlandais, international, et, depuis les années 1990, dans celle de la LNH.

Voici un survol de cette véritable royauté du hockey finlandais.

 

Hannu Kapanen avec le HIFK (Helsinki)

Le premier des Kapanen à se distinguer fut Hannu Kapanen, né le 13 mars 1951 à Kontiolahti. Petit attaquant de 5 pi 9 po et 167 lb, il débuta en 1968 dans la principale ligue du pays, la SM-sarja, remplacée par la SM-liiga en 1975. Il évolua pour plusieurs clubs (JoKP, Karhu-Kissat et HIFK) avant de se joindre au Jokerit d’Helsinki en 1974.

Sa meilleure saison fut celle de 1975-1976, alors qu’il mena le Jokerit avec 53 points, dont 29 buts, en seulement 36 matchs.

Il représenta également la Finlande aux Jeux olympiques de 1976, récoltant quatre points en six matchs, ainsi qu’à plusieurs championnats du monde.

En 1977, il rejoignit les rangs du HIFK, remportant le championnat national en 1980. Il disputa ensuite cinq saisons en deuxième division avec le JoKP avant de prendre sa retraite en 1985. Par la suite, il devint un entraîneur respecté à travers la SM-liiga, occupant divers postes d’entraîneur-chef ou d’adjoint jusqu’en 2007.

Il fut intronisé au Temple de la renommée du hockey finlandais en 2006.

 

Jari Kapanen avec le Jokerit d'Helsinki

 

Frère cadet de Hannu, Jari Kapanen est pour sa part né le 1er mars 1954 à Joensuu. Évoluant également comme attaquant, Jari connut presque le même parcours que son frère, avec les 3 années de différence entre les deux. Il débuta lui aussi avec le JoKP, en 1971, ensuite TPS et le Karhu-Kissat. Les deux frères furent toutefois réunis en même temps avec le Jokerit, soit en 1974-75. Hannu quitta toutefois pour les rivaux du HIFK en 1977, mais Jari continua avec Jokerit jusqu'en 1980, étant élu capitaine en 1978. Il remporta également le trophée équivalant au Lady Byng dans la LNH, soit celui du joueur le plus gentilhomme en 1975.

En 1980, il quitta à son tour pour le HIFK, au moment où son frère descendait en deuxième division. Jari remporta lui aussi un championnat national avec HIFK, en 1983, avant de prendre sa retraite en 1987.


Sami Kapanen a joué pour les Whalers/Hurricanes de 1995 à 2003

 

Le plus illustre Kapanen (jusqu'à maintenant) est le fils de Hannu, Sami. Né le 14 juin 1973, alors que le paternel jouait avec le HIFK, Sami Kapanen était également attaquant de petit format (5'10") au talent explosif.

Formé au sein du KalPa, il évolua sous la direction de son père en 1992-1993. Dès ses années juniors, il brilla à l’international : or au championnat U17 de 1990 et bronze au U18 en 1991. En SM-liiga, il perça rapidement et fut nommé sur l’équipe d’étoiles en 1993-1994 grâce à 55 points en 48 matchs.

Aux Jeux olympiques de Lillehammer (1994), il aida la Finlande à décrocher la médaille de bronze — seulement la deuxième médaille olympique du pays au hockey —, ajoutant aussi l’argent aux championnats du monde la même année.

Après une autre médaille, d'or cette fois-ci, aux championnats du monde de 1995, Sami fut repêché en 4e ronde, 87e au total, par les Whalers de Hartford au repêchage de 1995. Déjà agé de 22 ans, il fit le saut directement dans l'organisation bientôt défunte pour la saison 1995-96.

Il débuta avec un bref séjour avec le club-école, les Falcons de Springfield. Après une excellente récolte de 31 points en 28 matchs dans la AHL, il fut rappelé à Hartford pour le restant de la saison, obtenant un modeste 5 buts et 4 passes en 35 matchs. Il fit partie des Whalers lors de leur dernière saison en 1996-97 (25 points en 45 matchs) avant de suivre l'équipe en Caroline.  

 


C'est avec les Hurricanes qu'il connut ses meilleures années, récoltant en moyenne 59 points par saison lors des 5 années suivantes, à une époque où la «dead puck era» était en plein essor et où les petits attaquants de son genre avaient beaucoup de difficulté à manœuvrer. Son sommet en carrière fut atteint en 2001-02 avec une fiche de 27 buts et 42 passes pour 69 points. Il participa 2 fois au match des étoiles (2000 et 2002), se distinguant à chaque fois comme étant le plus rapide patineur à chaque instance. Il participa également au parcours cendrillon des Hurricanes jusqu'à la finale de 2002, s'inclinant toutefois en 4 matchs contre Détroit.


Kapanen et les Hurricanes eurent un difficile lendemain de veille la saison suivante. Il avait été contraint à seulement 1 but en 23 matchs lors des séries, et sa guigne continua en 2002-03. En perte de vitesse, les Hurricanes l'échangèrent aux Flyers en février 2003 en compagnie de Ryan Bast. En retour, les  Hurricanes mirent la main sur l'espoir décevant Pavel Brendl ainsi que du défenseur montréalais Bruno St.Jacques.

Ce fut un bon changement d'air pour Kapanen qui obtint 13 points en 28 matchs pour clore la saison. Il devint davantage un attaquant de soutien au sein de ces Flyers bien garnis, avec qui il joua jusqu'en 2008. Il se distingua toutefois davantage en séries, amassant 17 points en deux tournois printaniers. 

On se souvient toutefois davantage de Kapanen lors ce ces années à Philadelphie pour avoir été magistralement sonné par Darcy Tucker des Maple Leafs...

 

Il signa un nouveau contrat avec les Flyers au retour du lock-out. Après une saison de 25 points en 2006-07 et seulement 8 en 2007-08, Kapanen annonça qu'il quitta la LNH pour retourner jouer dans la SM-Liiga avec son ancien club junior, le KalPa, où il fut immédiatement nommé capitaine. Il était également propriétaire de l'équipe depuis la saison 2003-04, un peu comme Mario Lemieux à Pittsburgh, il était alors joueur/proprio/capitaine. Il occupa également brièvement le rôle de DG en 2011. 

Après un courte année sabbatique en 2010-11, il revint au jeu pour trois autres saisons. Il fut rejoint alors par son jeune fils Kasperi qui faisait jusque-là partie du club junior de KalPa. Le duo père-fils joua ensemble jusqu'à la retraite officielle de Sami en 2014.

Sami et Kasperi Kapanen avec KalPa
 

Suite à sa retraite comme joueur, Sami demeura propriétaire de KalPa jusqu'en 2020, occupant parfois le rôle d'entraineur ou d'assistant. Il quitta ensuite pour devenir entraineur du HC Lugano. Il devint plus tard recruteur pour les Flyers mais a récemment quitté pour revenir en Finlande comme entraineur-chef des Pelicans de Lahti.

Sami Kapanen fut élu au temple de la renommée finlandais en 2015.


Kimmo Kapanen


Frère cadet de Sami, fils de Hannu et oncle de Kasperi, Kimmo Kapanen brisa toutefois le moule familial de petits attaquants rapides et habiles pour plutôt choisir d'être gardien.

Mais il suivit le reste de la famille, se développant lui aussi avec le KalPa junior et pro avec son frère et sous les ordres du père. Il était toutefois encore jeune et inexpérimenté et ne joua qu'une poignée de matchs comme gardien auxiliaire avec le club, jouant davantage avec le club U20.

Il suivit Sami avec le HIFK en 1994-95, jouant 8 matchs. Il évolua dans la SM-Liiga pour plusieurs clubs jusqu'en 2001. Il alterna entre plusieurs ligues et pays (Allemagne, Suède, Finlande) jusqu'en 2008, jouant principalement pour le Timra IK en suède pendant 4 saisons. 

Il devint ensuite entraineur des gardiens du KalPa, et plus tard DG de Timra.


Kasperi Kapanen

Comme vous avez pu voir, les Kapanen deviennent rapidement père à leur tour et parviennent à jouer avec la lignée précédente. Kasperi Kapanen, fils de Sami, est né le 23 juillet 1996, alors que Sami commençait à peine dans la LNH avec les Whalers. Il est toutefois né en Finlande durant l'été et a donc la nationalité finlandaise.

Comme son oncle Kimmo, Kasperi brisa lui aussi le moule à sa manière, étant davantage plus grand et costaud à 6'1" et 194 livres. Après avoir fait ses classes avec KalPa, il devint un des espoirs en vue de la première ronde du repêchage de 2014. Il fut choisi au 22e rang par les Penguins de Pittsburgh. Mais après seulement un an dans l'organisation de Pennsylvanie, où il demeura en Finlande et dans la AHL, il fut inclus dans la méga-transaction avec les Maple Leafs amenant Phil Kessel à Pittsburgh.

Il passa 5 saisons avec les Leafs, récoltant un sommet en carrière de 20 buts et 24 passes en 2018-19. Il fut réaquis par les Penguins en 2020 et y joua trois saisons. Il fut toutefois placé au ballotage en février 2023 et réclamé par les Blues. Même scénario par la suite alors qu'il joua avec les Blues jusqu'à une autre démotion au ballotage en novembre 2024, où il fut réclamé par les Oilers et où il semble avoir retrouvé une belle niche comme attaquant de soutien. Il a obtenu 6 points en 12 matchs lors du dernier parcours en séries des Oilers au printemps dernier.


Oliver Kapanen

Fils de Kimmo, oncle de Sami, cousin de Kasperi, petit-fils de Hannu et etc... Oliver Kapanen est le plus récent du clan à fouler les glaces de la LNH avec le Canadien de Montréal qui en fit son choix de 2e ronde (64e au total) en 2021.

Il a sans surprise été formé avec KalPa, au junior et ensuite chez les pros. Il représenta la Finlande à de nombreuses éditions du championnat junior, étant même nommé capitaine de son pays aux U20 de 2023. Après une dernière saison avec Kalpa en 23-24, il traversa l'Atlantique en 24-25, faisant ses débuts avec l'organisation montréalaise. Il commença même l'année avec le grand club, avant d'être finalement prêté au club Timra IK en suède, club où son père Kimmo était toujours DG. Il y connut une très bonne saison (35 points en 36 matchs) mais fut retourné à Montréal pour terminer l'année.

Ses premiers matchs furent toutefois timides, seulement 2 passes en 18 matchs et une autre passe en séries. Il termina ensuite le calendrier avec le Rocket de Laval, amassant 6 points.

Tout ce trimbalage en 2024-25 semble malgré tout avoir porté ses fruits, puisqu'il connait un départ canon en 2025-26 avec 6 points en 9 matchs au moment d'écrire ces lignes.

 

Konsta Kapanen avec le KalPa
 

Deuxième fils de Sami et petit frère de Kasperi, Konsta Kapanen est né le 29 septembre 2003 et est le dernier de la lignée, pour l'instant, à se rendre au niveau professionnel. Non-repêché dans la LNH, il évolue présentement avec le club familial, le KalPa. Il y est depuis toujours en fait, soit depuis ses débuts avec le club KalPa U16 en 2018-19.

Si les autres avant lui ont un peu brisé le moule, Konsta est davantage «old school Kapanen» en tant qu'attaquant de 5'9" et 160 livres. 

S'il ne figure pas sur le radar de la LNH, il a toutefois la distinction d'être le seul de la famille Kapanen à avoir remporté le titre de la SM-Liiga avec KalPa, qui vient de remporter le premier titre de son histoire en 2025. 

Je vous laisse justement avec ce premier titre du KalPa, ce qui devait être un moment mémorable pour toute la famille Kapanen.

Vous pouvez y voir un but de Konsta Kapanen à 0:48 min.