Il y a plusieurs années, le snowboard était encore un sport cool. Les adultes ne le pratiquaient pas, les petits enfants non plus d'ailleurs. On ne portait même pas de casque, c'était un sport d'insouciants. (Quoi que sérieusement, portez-en un, je me suis cogné la tête récemment et je me suis trouvé chanceux d'en avoir un.) Ce n'était d'ailleurs pas un sport Olympique. C'était un sport pratiqué par les jeunes qui provenaient de la culture punk rock vivant dans les endroits où les montagnes en permettaient la pratique. C'était bien avant les X-Games, avant que tout le monde ne connaisse Shaun White... La seule manière de connaître ce sport était par les moyens DIY qui avaient été inspirés de la sous-culture skateboard, par des films ou des magazines où l'on bombardait avec l'ABC du comment être jeune et cool en faisant de la planche à neige. Au début, c'était une bande de rebelles en vêtement fluorescent qui s'amusaient à sauter avec leur grosses planches pesantes. Je vous recommande le film The Western Front à cet effet. Mais plus tard, la sous-culture skateboard a pris le dessus et le snowboard est vraiment devenu le passe-temps hivernal des skaters...
Et le film de 1993 nommé Roadkill était un peu la Bible du quoi faire pour être un jeune snowboarder cool. Je me rappelle quand j'étais adolescent, je crois que tout les gens qui faisaient de la planche à neige vouaient un culte à ce film. Je me rappelle tout ceux qui étaient meilleur que moi en snowboard s'amusaient facilement à copier toutes les mimiques des jeunes snoboarder cool de ce film. Je me rappelle ces gars avec de l'attitude qui essayaient de faire de la planche à neige en t-shirt en plein milieu de l'hiver saguenéen comme dans ce film. Le Saguenay en février ce n'est pas la Californie, quoi que cette année...
L'"histoire" est simple, une bande de snowboarder partent un peu partout dans la côte ouest américaine au volant d'une vieille Cadillac Limousine 1976 tout en prenant soin d'arrêter à certains endroits pour faire du skateboard, comme à cet endroit à Portland que l'on retrouve dans Tony Hawk Pro Skater. Quand je dis, cool, quand vous voyez la coupe de cheveux de clown orange de Shaun Palmer, vous comprenez que ces jeunes sont cool. Et pour être cool, quoi de mieux qu'une bonne dose de Bad Religion, de Pennywise, d'une surdose de NOFX, un bon fix de metal du label Earache (Fudge Tunnel et Cadaver) et du Lard (Jello Biafra et Ministry) pour agrémenter ce vidéo. En 1993, c'était encore cool d'écouter du punk rock... C'était avant les Vans Warped tour et les magasins D-Tox... Quand pour acheter du NOFX il fallait aller au magasin de trucs de skate comme au Spectral à Chicoutimi, plutôt qu'au magasin de disque...
Ce que j'aime de ce film, c'est avant tout le style de planche à neige. Tout est fluide et calme, comme un film de skate. Rien de trop EXTRÊME pour ESPN, juste des petits sauts technique, "facile" à faire avec une bonne dose de pratique dans une montagne qui se respecte. J'ai tellement vu des gens essayer la passe avec la fixation arrière détachée...
Bon, j'espère que vous avez le goût de voir ce petit film maintenant. Ça a réellement influencé une génération de planchistes partout dans le monde. Si ça a changé la vie des jeunes de Ville de La Baie au Saguenay, j'imagine que ça s'est propagé un peu partout. Je l'ai réécouté avant d'aller faire de la planche à neige récemment, mais comme je n'ai pas trop d'attitude sur une planche, je me suis plus pété la gueule que d'autre chose... On n'a plus 15 ans...
C'est quand même un petit 30 minutes mieux investi que d'écouter Virginie...
Ce que j'aime de ce film, c'est avant tout le style de planche à neige. Tout est fluide et calme, comme un film de skate. Rien de trop EXTRÊME pour ESPN, juste des petits sauts technique, "facile" à faire avec une bonne dose de pratique dans une montagne qui se respecte. J'ai tellement vu des gens essayer la passe avec la fixation arrière détachée...
Bon, j'espère que vous avez le goût de voir ce petit film maintenant. Ça a réellement influencé une génération de planchistes partout dans le monde. Si ça a changé la vie des jeunes de Ville de La Baie au Saguenay, j'imagine que ça s'est propagé un peu partout. Je l'ai réécouté avant d'aller faire de la planche à neige récemment, mais comme je n'ai pas trop d'attitude sur une planche, je me suis plus pété la gueule que d'autre chose... On n'a plus 15 ans...
C'est quand même un petit 30 minutes mieux investi que d'écouter Virginie...

