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vendredi 2 janvier 2026

Stock volé à vendre #21 - Chronique Vintage : La carte de hockey qu’Artūrs Irbe ne veut pas autographier

Peu de temps après le début de l'aventure "La Vie Est Une Puck", Martin est devenu chroniqueur pour le défunt site 25stanley.com, avec sa "Chronique Vintage". Bien qu'on croyait ces textes perdus à jamais, la magie d'Internet (et beaucoup de patience …) nous a permis d'en retrouver la majorité. Au cours des prochaines semaines / mois / années, nous en ressortirons quelques-uns des boules à mites, pour votre plus grand plaisir. 






Originalement publié le 14 août 2012

Si vous aviez entre 8 et 14 ans en 1990, vous vous rappelez certainement de cette carte de la collection de l’Armée Rouge que l’on retrouvait à raison d’une carte par paquet de la série O-Pee-Chee 1990-91. On y voyait donc le futur gardien vedette des Sharks et des Hurricanes dans l’uniforme du CSKA, la fameuse équipe de l’Armée Rouge.

Sachez que cette carte qui est considérée comme étant sa carte de recrue en est une qu’Irbe refuse d’autographier.

Artūrs Irbe est un gardien d’origine lettonne, étant né en 1966 à Riga, la capitale du pays… Il a débuté sa carrière de haut niveau en 1986 avec le Dinamo de Riga de la ligue d’URSS et y a évolué jusqu’en 1991 lorsqu’il se joint aux Sharks. La première visite d’Irbe en Amérique du Nord fut lors de la Super Série de 1988-89 alors qu’il évoluait avec son équipe.

Pour ceux qui ne le savent pas, les Super Séries étaient une série de matchs hors-concours qui avaient lieu au milieu de la saison entre des équipes soviétiques et les équipes de la LNH. C’était à l’époque où les joueurs soviétiques étaient très peu présents dans la Ligue nationale, donc où les deux types de hockey étaient très distincts et où les équipes de l’URSS, notamment le CSKA, étaient pleines de joueurs qui sont maintenant considérés comme des légendes. Donc un bon moyen de voir la différence entre les deux systèmes de hockey.

Lors de la Super Série de 1989-90, le CSKA réquisitionna les services du gardien du Dinamo de Riga pour jouer ses matchs. Or il est assez reconnu que la plupart des personnes vivant dans les pays satellites de l’URSS comme la Lettonie avaient un brin de haine envers Moscou durant l’ère soviétique, siège du pouvoir qui dirigeait ces républiques constituantes. Les lettons avaient une haine particulière envers les russes, ce qui explique le fait qu’ils furent un des 3 premiers peuples à s’affranchir de l’URSS. J’ai déjà d’ailleurs parlé d’un joueur des années 70, Helmuts Balderis qui refusa de s’aligner avec le CSKA, préférant rester avec le Dinamo Riga, et qui fut suspendu.

Artūrs Irbe, en tant que joueur d’origine lettone, n’avait pas une grand affection pour les russes. Alors lorsqu’il fut réquisitionné afin d’évoluer avec le CSKA pour la tournée 1989-90 avec le CSKA, c’est à contrecœur qu’il se joignit à la légendaire équipe…

À noter qu’en 2006, aux jeux de Turin, Irbe, qui étaient en fin de carrière à 40 ans, évolua non seulement avec son équipe nationale, mais fut le porteur de drapeau du pays. Ce n’est que pour illustrer sa fierté d’être letton et la reconnaissance du peuple de Lettonie envers ce gardien.

Et bien de nos jours, si vous lui faites parvenir des cartes de hockey pour lui faire autographier cette dernière, il signera probablement toutes vos cartes que vous lui envoyez, sauf celle-ci qui représente un moment triste dans sa carrière, où il fut réquisitionné par le système pour évoluer pour une équipe russe…

Je vous suggère de lui envoyer celle-ci :



mercredi 23 juillet 2025

Stock volé à vendre #20 - Les RCAF Flyers d’Ottawa

Peu de temps après le début de l'aventure "La Vie Est Une Puck", Martin est devenu chroniqueur pour le défunt site 25stanley.com, avec sa "Chronique Vintage". Bien qu'on croyait ces textes perdus à jamais, la magie d'Internet (et beaucoup de patience …) nous a permis d'en retrouver la majorité. Au cours des prochaines semaines / mois, nous en ressortirons quelques-uns des boules à mites, pour votre plus grand plaisir. 






Originalement publié le 23 juillet 2011

Vous avez certainement prit connaissance du nouveau logo des Jets de Winnipeg, ce logo comprenant à l’avant-plan le logo de l’aviation canadienne.

Et bien, si vous ne le saviez pas, une autre équipe célèbre a porté le logo de la Royal Canadian Air Force dans les années 30 et 40 et cette fois il s’agissait d’une équipe de hockey militaire, contrairement aux Jets de Winnipeg. Il s’agissait des RCAF Flyers d’Ottawa…


Cette équipe formée de militaires de l’aviation canadienne fut fondée en 1934 et se joint alors à une ligue de hockey senior de la ville d’Ottawa pour la saison 1934-35.

C’est durant la Seconde Guerre mondiale que l’équipe défraya la manchette pour la première fois lorsque des joueurs de la NHL alors enrôlés sous les drapeaux firent parti de l’alignement de l’équipe. Et ce n’est pas n’importe quel joueur qui devint un des Flyers lors durant la Guerre. La fameuse « Kraut Line » des Bruins formée de Milt Schmidt, Woody Dumart et Bobby Bauer, qui terrorisait la NHL avant que ces trois joueurs ne se joignent à l’Armée Canadienne à l’hiver 1942, se sont joints aux Flyers. C’est d’ailleurs avec cette formation « boostée » de joueurs de la NHL lors de ce printemps 1942 que les Flyers se sont frayé un chemin à travers les échelons du hockey senior canadien jusqu’à remporter la célèbre Coupe Allan, trophée remis annuellement à la meilleure équipe amateur senior du Canada.

Les trois membres de la Kraut Line des Bruins de Boston avec les RCAF Flyers d’Ottawa.

À une autre époque, remporter la fameuse Coupe Allan était un haut fait. Avant la télévision, le hockey senior local était une chose très suivie et remporter la Coupe Allan était certes une grosse fierté. Sachez d’ailleurs que ce trophée qui est un petit peu « magané » de nos jours se remet toujours…

D’ailleurs, l’année après la conquête de la Coupe Allan des RCAF FLyers, une autre équipe militaire basée à Ottawa, les Commandos d’Ottawa, ont remporté la Coupe Allan…

C’est en 1948 que les RCAF Flyers d’Ottawa ont une fois de plus fait la manchette. À cette époque, les équipes représentant le Canada lors des compétitions internationales étaient des équipes séniors qui faisaient le voyage en Europe, parfois à leurs frais, pour aller représenter le pays. Lors des Olympiques de 1948 qui se tenaient à St-Moritz en Suisse, ce fut les Flyers de la RCAF qui portaient les couleurs du Canada. Cette fois par contre, les joueurs de la NHL étaient repartis dans leurs équipes et l’équipe était réellement formée de militaires de carrière.

Le format du tournoi Olympique n’allait pas donner le résultat escompté comme on pour pourrait s’y attendre de nos jours. Le tournoi olympique était à cette époque un tournoi à la ronde où les trois meilleures équipes allaient être récompensées par les médailles.

Les Flyers terminèrent à égalité avec l’équipe Tchécoslovaque et leur célèbre gardien Bohumil Modrý, ayant d’ailleurs fait match nul contre cette équipe, mais se vit décerner la médaille d’or. Le bris d’égalité était le différentiel de buts accordés contre les buts marqués. Le Canada l’emporta avec un différentiel de +64 ayant accordé seulement 5 buts et en ayant récolté 69 contre un différentiel de +62 pour les tchécoslovaques qui marquèrent 80 buts et en accordèrent 18…

Dans les années suivant cette conquête, les RCAF Flyers évoluèrent dans une ligue nommée la Eastern Canada Senior Hockey League. En 1951-52, l’équipe remporta le championnat de cette ligue mais ne put se rendre plus loin dans les échelons pour atteindre la Coupe Allan. Ce fut la chant du cygne de l’équipe qui disparut après 18 ans d’existence…

En 2001, l’armée canadienne rendit hommage aux Flyers en les reconnaissant comme étant les meilleurs athlètes militaires canadiens du 21e siècle…

Reste à savoir maintenant si les Jets s’approprieront les couleurs des RCAF Flyers d’Ottawa avec leur nouveau chandail… Pourquoi pas tant qu’à y être… 

EDIT : Ce fut le cas comme troisième chandail pendant la saison 2023-24



dimanche 30 juin 2024

Stock volé à vendre #19 - Le cas de Rogatien Vachon

Peu de temps après le début de l'aventure "La Vie Est Une Puck", Martin est devenu chroniqueur pour le défunt site 25stanley.com, avec sa "Chronique Vintage". Bien qu'on croyait ces textes perdus à jamais, la magie d'Internet (et beaucoup de patience …) nous a permis d'en retrouver la majorité. Au cours des prochaines semaines / mois, nous en ressortirons quelques-uns des boules à mites, pour votre plus grand plaisir.









Originalement publié le 26 juin 2011

On s’apprête à vivre ce moment de l’année où les joueurs en fin de contrat vont tester le marché afin de voir si le gazon est plus vert ailleurs qu’avec notre équipe. Il s’agit d’un geste assez exemplaire de l’individualisation d’un sport d’équipe, deux concepts qui peuvent paraître antiéthiques mais qui se fondent bien dans notre société contemporaine… Le sport d’équipe, la primauté de l’équipe au-dessus de l’athlète, s’est estompé au profit d’un joueur mercenaire. Si vous n’aimez pas ce terme, dites-vous qu’il a pour étymologie le mot latin mercenarius, lui-même dérivé du mot merces qui signifie salaire. Une période où le salaire du joueur prime sur les décisions d’un sport, comment ne pas nommer cela du mercenarisme…

Anyway… Si nous sommes très habitués à ce mercenarisme sportif de nos jours, la pratique n’a pas en une autre période été courante.

En fait, jusqu’au début des années 70, la plupart des joueurs avaient ce que l’on appelait une clause de réserve dans leur contrat. Cette clause faisait en sorte qu’une équipe possédait toujours les droits d’un joueur après que le contrat de ce dernier soit arrivé à terme. À l’inverse d'aujourd'hui, les dirigeants des équipes avaient le gros bout du bâton et le joueur n’était souvent qu’un pion. Donc, à cette époque, si une autre équipe voulait acquérir un joueur dont le contrat était terminé, il devait transiger pour avec l’équipe qui possédait toujours ses droits…

C’est avec l’arrivée de la WHA (World Hockey Association, Association Mondiale de Hockey) dans les années 70 que la pratique d’inclure une clause de réserve dans un contrat disparut. Le passage notamment de Bobby Hull vers les Jets de Winnipeg a fait en sorte que la LNH émit une injonction contre la nouvelle ligue en raison de cette clause de réserve. Le cas fut rejeté et la clause de réserve devint une chose obsolète dans le monde du hockey au même titre que la position de maraudeur, le gardien sans masque et le joueur sans casque plus tard…

Suite à cette décision, les joueurs étaient donc maintenant libres de pouvoir aller où bon leur semblait dès la fin de leur contrat. À cette époque, peu de joueurs n’ont fait de changement vers une autre équipe de la LNH après leur contrat, préférant essayer de jouer avec la ligue rivale souvent parce que les contrats étaient plus lucratifs et les problèmes que pourraient engendrer une clause de réserve n’étant pas nécessairement résolus. Ce n’était à l’origine que des joueurs de moindre importance, les journeymen, qui passaient d’une équipe à l’autre à titre d’agents libre et souvent avec un mince dédommagement de la part de l’équipe qui faisait l’acquisition du joueur pour ne pas envenimer le débat.

C’est avec l’acquisition de Rogatien Vachon par les Red Wings en 1978 que l’ère des agents libres et de la mercerisation des joueurs débuta officiellement…

En 1978, après plusieurs saisons avec les Kings où il a fortement contribué à faire de cette équipe d’expansion une des plus puissantes équipes de la NHL, Rogatien Vachon décide de quitter la Californie pour évoluer avec une équipe qui connaissait des années de misère, les Red Wings. Jadis une des équipes des plus dominantes de la NHL, les Red Wings étaient maintenant une équipe minable de fond de cave. Le directeur général de l’époque, et légende vivante des Red Wings, Ted Lindsay, convaincu de pouvoir changer la situation, offrit un très lucratif contrat à Vachon afin qu’il s’amène au Michigan en sauveur. Le prix payé par Lindsay représentait à cette époque le plus gros salaire jamais accordé à un gardien de but… Le contrat était d’environ 1,9 million de dollars.


La méthode d’acquisition n’étant pas nécessairement courante à cette époque, les Kings demandèrent compensation pour le départ de leur gardien vedette. Le 8 août, un arbitre indépendant de la NHL nommé Ed Houston décida que les Kings devaient recevoir une compensation et que celle-ci allait être le jeune Dale McCourt et non Jim Rutherford et Bill Lochead, ce que les Red Wings proposaient. McCourt, un jeune prospect, mentionna aussitôt qu’il refusait de se joindre aux Kings et ce malgré le contrat de 3 millions de dollars que les Kings lui offraient. Une longue saga judiciaire s’en suivit et l’affaire fut réglée peu de temps avant d’atteindre la Cour Suprême des États-Unis… Les Red Wings durent céder André St-Laurent et leur choix de première ronde de 1980 et de 1981 afin de conserver McCourt.

À noter que ce choix de 1980 servira à repêcher un futur membre du Temple de la renommée, Larry Murphy. Mais bon, McCourt put demeurer avec les Red Wings… Entre temps, O-Pee-Chee avait publié cette horrible carte où McCourt apparaissait dans un uniforme des Kings peinturé par-dessus son uniforme des Red Wings…

Pour ce qui est de Vachon, son arrivée avec les Red Wings fut plutôt décevante, remportant que 6 de ses 21 premiers départs lors de cette saison 1978-79. Les fans des Red Wings se mirent aussitôt à réclamer le gardien Jim Rutherford en guise de protestation… Ce qui était anticipé comme un gros coup lors de la signature devint rapidement un flop et après deux difficiles saisons avec les Red Wings, Rogatien Vachon fut cédé aux Bruins en retour du fameux « Gilles Gilbert du Boston ». Vachon termina sa carrière quelques saisons plus tard avec ces mêmes Bruins…

Le geste de signer Rogatien Vachon fut peut-être un flop sur la glace, mais fit énormément évoluer la cause des joueurs voulant changer d’équipe à la fin de leur contrat en ce que pour la première fois de l’histoire, une vedette partit de son équipe pour aller vers une autre au sein de la NHL. La pratique s’est depuis régularisée, les compensations par exemple furent abandonnées, laissant le joueur plus souverain de son destin. On a même fait de nos jours une date importante dans le calendrier des fans de hockey avec la journée des l’ouverture des joueurs autonomes, c’est peu dire…

samedi 6 janvier 2024

Stock volé à vendre #18 : Mourir en Ranger

Peu de temps après le début de l'aventure "La Vie Est Une Puck", Martin est devenu chroniqueur pour le défunt site 25stanley.com, avec sa "Chronique Vintage". Bien qu'on croyait ces textes perdus à jamais, la magie d'Internet (et beaucoup de patience …) nous a permis d'en retrouver la majorité. Au cours des prochaines semaines / mois, nous en ressortirons quelques-uns des boules à mites, pour votre plus grand plaisir. 

Chris Drury et votre joueur préféré. Rappelons qu’ils ont signés ensemble leurs lucratifs contrats avec les Rangers en 2008









Originalement publié le 21 août 2011

Vous avez certainement entendu la semaine dernière l’annonce de la fin de la carrière de Chris Drury… Ça fait un autre joueur dans une liste que j’aime tenir de joueurs ayant terminé leur carrière avec les Rangers qui ont connu leurs succès ailleurs.

J’aime toujours traiter les Rangers de New York de maison de soins palliatifs pour grandes carrières sur la fin. La chose n’est pas nouvelle. Par exemple, déjà au début des années 60, le Canadien a eu une tendance forte à échanger ses anciennes vedettes aux Rangers, alors une équipe très faible. C’est ainsi que des grands comme Jacques Plante, Dickie Moore, Boom-Boom Geoffrion et Doug Harvey ont été échangés aux Rangers lorsque le Canadien voulut rajeunir son alignement. Étrangement, ces joueurs, hormis Geoffrion, prendront une première fois leur retraite en tant que Rangers (Dickie Moore ne jouera jamais pour les Rangers, ne pouvant pas concevoir de jouer avec aucun autre club que le Canadien) et sortiront de leur retraite plus tard pour évoluer avec les Blues de St-Louis. Mais ce mouvement débuta une petite tendance (bien qu’inconsciente) qui perdure de nos jours pour les joueurs d’aller terminer leur carrière avec les Rangers.

Doug Harvey avec les Rangers. Ce grand défenseur parmi les plus grands (sinon le plus grand) remporta d’ailleurs le Norris en 1962 en tant que Ranger

Voici quelques autres grands joueurs qui ont terminé leur carrière avec les Rangers après une carrière notoire avec d’autres équipes :

Terry Sawchuk

Ce grand gardien termina sa carrière en 1969-70 en jouant 8 matchs de saison régulière et 3 matchs de séries avec les Blue Shirts… Il mourut d’ailleurs quelques jours après la fin de la saison et c’est le directeur général/entraîneur de l’équipe, Emile Francis, qui fit l’identification du corps du grand gardien à la morgue…

Phil Esposito

Si le grand Espo fut certainement l’attaquant le plus redoutable du début des années 70, lorsqu’il a été échangé aux Rangers, équipe qu’il détestait à mort (après tout, il jouait pour les Bruins), il n’a jamais été le même sous les projecteurs de Broadway.

Marcel Dionne

Après une puissante carrière notamment avec les Kings, Dionne termina sa carrière en évoluant durant trois saisons assez ordinaires avec les Rangers. À sa dernière saison, il eut la chance de jouer aux côtés d’un joueur qui aurait pu faire partie de cette liste s’il n’avait pas joué avec les Nordiques par la suite, Guy Lafleur. Il terminera troisième meilleur marqueur de tous les temps en Ranger…

Pat LaFontaine

Lorsqu’il vint terminer sa carrière qui lui valut une intronisation au Temple de la Renommée, LaFontaine prit le chemin des Rangers en terminant une carrière qui ne nécessita jamais un changement de plaque de voiture, cette ancienne vedette du Junior de Verdun ayant passé toute sa carrière avec les trois équipes de l’État de New York. Comme la plupart des autres joueurs, ce n’est pas son passage sur Broadway qui lui ouvrit les portes du Temple de la Renommée.

Wayne Gretzky

En tant que plus grand joueur de tous les temps, Wayne Gretzky semble le cas exemplaire du joueur qui en fin de carrière est allé terminer sa carrière en Ranger. C’est d’ailleurs avec les Rangers que Gretzky connut sa seule saison avec une moyenne de moins d’un point par match lors de sa saison d’adieu en 1998-99… Personnellement, j’ai encore de nos jours de la misère à voir des photos de ce héros de jeunesse dans l’uniforme des Rangers…

Pavel Bure

Tout comme Pat LaFontaine, Pavel Bure avait déjà une carrière ralentie par les blessures quand il arriva à New York, ce qui n’aida pas à faire en sorte que les projecteurs de Broadway n’ont jamais vu le Pavel Bure qui nous impressionnait avec les Canucks, ou même avec les Panthers. C’est certain que ce n’est pas pour son passage avec les Rangers qu’on le verra entrer au Temple de la Renommée, s’il y fait son entrée un jour, même s’il connut presque une moyenne d’un point par match avec les Blue Shirts…

Mark Messier

Le choix de mettre Mark Messier dans cette liste peut être critiqué, mais si on prend uniquement son deuxième passage avec les Rangers après son désatreux passage avec les Canucks, Mark Messier n’était bien certainement plus le violent (j’aime bien rappeler que Mark était un joueur pas mal violent) leader de l’époque des Oilers ou de son premier passage avec les Rangers. C’est pourquoi on peut quand même l’inclure dans cette liste…

Markus Näslund

Peut-être pas le joueur le plus remarquable de la liste, mais Näslund est arrivé à New York avec un assez gros contrat (8 millions pour deux ans) qu’il peut être considéré comme un joueur de cette liste et malgré le fait qu’il ait terminé sa carrière en jouant quelques matchs avec le club Modo dans la Elitserien suédoise. On ne se rappellera jamais de la carrière de Näslund pour son passage à New York autrement que pour les raisons évoquées ici…

On peut également mentionner ces joueurs n’ayant pas nécessairement terminé avec les Rangers, mais ayant connu un des derniers chapitres de leur brillantes carrières avec les Rangers. Des joueurs comme Guy Lafleur, Glenn Anderson et Brendan Shanahan… Je ne sais pas si on peut également ajouter Jaromir Jagr à cette liste…

On pourrait également s’impatienter à l’idée de voir Marian Gaborik et Brad Richards accrocher leur patins en Rangers…

dimanche 17 décembre 2023

Stock volé à vendre #17 - Tom Glavine, joueur de hockey

Peu de temps après le début de l'aventure "La Vie Est Une Puck", Martin est devenu chroniqueur pour le défunt site 25stanley.com, avec sa "Chronique Vintage". Bien qu'on croyait ces textes perdus à jamais, la magie d'Internet (et beaucoup de patience …) nous a permis d'en retrouver la majorité. Au cours des prochaines semaines / mois, nous en ressortirons quelques-uns des boules à mites, pour votre plus grand plaisir.





     Originalement publié le 27 juillet 2011

Si vous aimiez le baseball des années 90, dans le temps où les Expos existaient encore et étaient relativement bons, vous connaissez certainement Tom Glavine. Il était un de ces redoutables lanceurs des méchants Braves d’Atlanta, cette équipe qui était plus souvent qu’à son tour plus forte que les Expos. Il faisait parti de cette esquade de lanceurs qui comprenait également Greg Maddux, Steve Avery et John Smoltz qui faisait trembler la Ligue Nationale de baseball.

Maddux, Glavine, Smoltz et Avery ... je les détestais tous équitablement

Savez-vous également que Tom Glavine a dû choisir entre une carrière de hockeyeur et une de lanceur dans les ligues majeures?

Tom Glavine est né en 1966 à Concord au Massachusetts et passa la majeure partie de sa jeunesse à Billerica au Massachusetts. Alors qu’il évoluait avec l’équipe de baseball de son High School, le Billerica Memorial High School, Glavine jouait non seulement au baseball mais également au hockey. Glavine étant né au Massachusetts, il a grandit en tant que fan des Bruins et s’adonnait au hockey. Il excella assez pour être nommé meilleur joueur de la Merimack Valley pour la saison 1983-84.



Il faut savoir qu’au États-Unis, exceller dans plus d’un sport n’est pas chose rare. Souvent, pour recevoir des bourses d’études sportive, les jeunes doivent même pratiquer plus d’un sport. Ça ne veut pas dire qu’au sortir de l’école secondaire le jeune sera repêché dans les deux sports. Ce fut toutefois le cas pour Tom Glavine. À l’âge de 18 ans, en 1984, Tom Glavine fut bien sûr repêché par les Braves d’Atlanta au deuxième rang du repêchage du baseball majeur mais également par les Kings de Los Angeles en 4e ronde, 69e au total.

Il est à noter que repêcher des joueurs américain toujours au High School est encore une chose rare de nos jours, alors imaginez en 1984. La sélection de Glavine est d’autant plus impressionnante qu’elle se fit avant des Brett Hull et Luc Robitaille, pour ne nommer que ceux qui ont été sélectionné après lui et qui ont été élu au Temple de la Renommée…

Glavine choisit pourtant le baseball au hockey. Glavine refusa même une bourse d’étude à l’University of Lowell pour se consacrer au baseball… Aimant les deux sports presque autant, il considéra qu’étant un lanceur gaucher, ses chances de devenir une superstar du baseball était plus probables. Les lanceurs gauchers étant rare comme de la m@rde de pape, la possibilité d’atteindre les sommets au baseball étaient plus élevées. Malheureusement, ce genre d’avantage n’existe pas pour les joueurs gaucher au hockey.

Une pratique relaxe avec Cam Neely

Tom Glavine demeura toutefois toujours un grand fan de hockey. On l’a déjà par exemple aperçu en train de pratiquer avec les Bruins de Boston. Plus récemment, on a souvent pu l’apercevoir aux matchs des Thrashers d’Atlanta, lui qui possédait des billets de saison pour l’équipe. Il a même tenter un plan ultime pour acheter l’équipe afin de la conserver à Atlanta. Ses trois enfants jouent d’ailleurs au hockey et Glavine est leur entraîneur… Le fils de Nik Antropov faisait également parti de l’équipe…


Le sauveur des Thrashers ? Not ...

Et oui, après avoir choisi le baseball, Tom Glavine remporta le trophée Cy Young à deux reprises en 1991 et en 1998, a remporté la série mondiale en 1995, a connu plus de 5 saisons de plus de 20 victoires et plus de 300 victoires en carrière… Il sera fort probablement élu au Temple de la Renommée rapidement quand il sera éligible… (EDIT : Ce fut le cas en 2014)

Le 20 mars 2010, Tom Glavine a revêtu l’uniforme des Gladiators de Gwinett (Alors club école dans la ECHL des défunts Thrashers) afin d’amasser des fonds pour des œuvres caritatives…

dimanche 10 décembre 2023

Stock volé à vendre #16 : Jordin Tootoo

Peu de temps après le début de l'aventure "La Vie Est Une Puck", Martin est devenu chroniqueur pour le défunt site 25stanley.com, avec sa "Chronique Vintage". Bien qu'on croyait ces textes perdus à jamais, la magie d'Internet (et beaucoup de patience …) nous a permis d'en retrouver la majorité. Au cours des prochaines semaines / mois, nous en ressortirons quelques-uns des boules à mites, pour votre plus grand plaisir.


Originalement publié le 18 novembre 2010

Le Canadien affronte ce soir les Predators de Nashville… Et bien comme cette équipe n’a pas vraiment d’histoire et ne provient pas nécessairement d’une ville avec une tradition de hockey, pourquoi ne pas parler un peu de Jordin Tootoo. J’aime beaucoup Jordin Tootoo, il est un des joueurs les plus solide de la NHL et il a un parcours unique, ça en fait une grosse curiosité quand on parle des Predators de Nashville …

(Bordel qu’il était laid ce chandail…)

Voici donc quelques faits sur Tootoo :

-Il est le seul joueur d’origine inuit à avoir évolué dans la NHL. Il est né à Churchill au Manitoba, mais a passé la majeure partie de sa jeunesse à Kangiqtiniq au Nunavut. Son nom s’écrit ᔪᐊᑕᓐ ᑐᑐ en écriture inuit… Son père lui a enseigné très tôt les particularités de la culture traditionnelle inuit comme le nomadisme, la chasse et la pêche… Inutile de dire qu’il est un exemple pour les jeunes inuits…

-Tootoo a un bon sens de l’humour, il porte notamment le numéro 22 (Two Two)… Je ne sais pas si vous vous rappelez bien, mais il y a deux ans, il s’était « battu » avec Steve Bégin dans une bataille de 22…


-Parlant de son nom… Les fans des Predators sont tout autant drôle en le surnommant le « Tootoo train »…

-Son cousin, Hunter Tootoo, est un membre de l’Assemblée Législative du Nunavut. Un de ses oncles, George Hickes, est président de l’Assemblée législative du Manitoba et représentant du NPD.

-Fait de style 25stanley.com… En peu de temps, Tootoo est devenu une vedette à Nashville, ville avec un jet set qui nous est peut-être étranger. Il a d’ailleurs déjà eu une relation avec la chanteuse country et ex-participante à American Idol Kellie Pickler…


-Jordin avait un frère, Terence, qui s’est enlevé la vie en août 2002. Terence jouait également au hockey et évoluait au moment de son décès pour l’Express de Roanoke dans la ECHL. Comme à tous les étés, les frères Tootoo se retrouvaient ensemble afin de pratiquer durant l’été à Brandon au Manitoba. Après un repas avec son jeune frère (Jordin) et un ami, Terence se fit arrêter par la police en état d’ébriété. Après avoir été relâché par la police toujours en état d’ébriété, Terence Tootoo s’enleva la vie avec une arme à feu. Il avait 22 ans… Tout comme son frère Jordin, Terence Tootoo portait le numéro 22, ce numéro fut retiré depuis par l’Express de Roanoke…


(Un documentaire du nom Team Spirit: The Jordin and Terence Tootoo Story à propos de l’histoire des frères Tootoo existe…)

Mais avant tout, Jordin Tootoo est un joueur de hockey très robuste :



mardi 28 mars 2023

Stock volé à vendre #15 : La Filière Québécoise des Flyers

Peu de temps après le début de l'aventure "La Vie Est Une Puck", Martin est devenu chroniqueur pour le défunt site 25stanley.com, avec sa "Chronique Vintage". Bien qu'on croyait ces textes perdus à jamais, la magie d'Internet (et beaucoup de patience …) nous a permis d'en retrouver la majorité. Au cours des prochaines semaines / mois, nous en ressortirons quelques-uns des boules à mites, pour votre plus grand plaisir. 

Originalement publié le 25 décembre 2011

Bien avant le Lightning de Tampa Bay ou les Penguins de Pittsburgh, d’autres équipes se sont muni d’un noyau de joueurs québécois comme partie importante de leur alignement et de leur succès. La plus célèbre d’entre-elles fut certainement les Sabres de Buffalo des années 70. Elle a peut-être été la plus exemplaire avec sa légendaire French Connection, menée par l’un des joueurs québécois les plus élégants de tous les temps, Gilbert Perreault. Mais le mérite d’avoir misé sur un style de hockey « canadien-français » afin de bâtir son équipe revient aux adversaires du Canadien de ce soir, les Flyers de Philadelphie… Elle prend ses racines dans l'une des équipes de hockey québécoise les plus célèbres de tous les temps, les As de Québec.

Les As de Québec furent fondés dans les années 20 à titre d’équipe senior, ce qui veut dire que les joueurs qui évoluaient avec l’équipe devaient travailler pour vivre mais évoluaient dans une ligue très bien organisée. La plupart du temps, au Québec, les équipes étaient la propriété d’usines à papier ou d’autres industries et les joueurs travaillaient plus ou moins à temps partiel afin de subvenir à leur besoins. D’ailleurs, les As furent fondés par la Anglo-Canadian Pulp and Paper et le nom ACES était un acronyme pour Anglo-Canadian Employees. On a francisé le nom par la suite mais les deux noms se disent. À l’époque, l’argent parlait anglais, que voulez-vous…

Les As de Québec, champions de la Coupe Allan de 1945

Même à l’époque où Jean Béliveau évoluait avec les As de Québec, c’était de cette manière que fonctionnait les équipes de hockey senior au Québec, d’ailleurs fort populaires. Ce n’est qu’une clause dans le contrat d’un seul joueur qui fit basculer toute la patente et pour ce joueur et pour l’équipe…

Lorsque que le Canadien fit signer un contrat professionnel à Jean Béliveau, ce dernier signa un contrat spécial qui faisait en sorte que le Canadien n’avait les droits de Béliveau que si ce dernier devait se rapporter à une équipe professionnelle. Ce qui voulait dire que tant que Béliveau évoluait avec une équipe senior, il pouvait jouer avec n’importe quelle équipe et le Canadien n’avait rien à dire… À ce que je sache, le seul autre qui avait un contrat de la sorte à l’époque, c’était Jacques Plante. Comme Béliveau se plaisait à Québec, qu’on avait même construit un aréna afin que plus de gens aillent le voir et qu’il gagnait même plus cher que la presque entièreté de la LNH, Béliveau préféra, à l’aube de sa carrière, demeurer à Québec et évoluer avec les As. L’histoire ne dit pas si le Canadien aurait pu remporter quelques autres coupes Stanley avec Béliveau dans leur alignement…

Néanmoins, on ne déconne pas avec le Canadien de Montréal, ceux qui amènent de la boisson au Centre Bell et se font prendre le savent… À cette époque, en 1953, le DG du Canadien, Frank J Selke (comme le trophée), tanné d’attendre après Béliveau, prit une mesure drastique. Selke acheta la Ligue de hockey senior du Québec au complet et la déclara ligue professionnelle. Les As de Québec étant dorénavant membres d’une ligue professionnelle dont tous les clubs étaient affiliés au Canadien, Jean Béliveau devait se joindre au Grand Club…

Le fait que dorénavant les As étaient une équipe professionnelle eut un bon effet pour le rayonnement de cette populaire équipe. En 1959, les As quittèrent la Ligue de hockey du Québec pour se joindre à la vénérable AHL. Je crois qu’il est toujours nécessaire de mentionner qu’à l’époque des six équipes, le calibre de jeu de cette ligue était très élevé car elle était souvent formée de joueurs ayant été boudés par le grand circuit, n’étant plus désirés ou attendant leur chance dans une ligue qui ne comprenait qu’environ 100 joueurs…

Et les Flyers dans tout ça???

Entre 1962 et 1967, les As de Québec furent le club école du Canadien de l’AHL. D’ailleurs, Gump Worsley passa quelques saisons avec l’équipe afin de retrouver sa forme après quelques blessures et Boum-Boum Geoffrion fut l’entraîneur des As après avoir mis un terme à sa carrière, suivant son échange aux Rangers en 1964, avant de retourner au jeu avec ces derniers en 1966.

C’est en 1967, alors que le Canadien retira ses pions de Québec afin de retourner son club-école à Cleveland, que les As devinrent le club-école d’une équipe d’expansion : les Flyers de Philadelphie. Avec son club-école au Québec, les Flyers voulaient se construire avec un noyau de canadiens-français afin de construire l’équipe avec le modèle du Canadien. Bien que le Canadien pouvait toujours sélectionner deux canadiens-français prioritairement, les jeunes Flyers, grâce à leur club-école québécois, purent se monter un fin cercle de joueurs québécois comme André Lacroix (qui sera plus tard le plus grand marqueur de tous les temps de la WHA), de Simon Nolet (photo) qui fit partie de l’équipe des Flyers qui remporta la coupe Stanley en 1974 et de futurs Nordiques comme Jean-Guy Gendron et mon moustachu préféré, Serge Bernier.

À cette époque, les Flyers misaient tellement sur la filière québécoise qu’ils possédaient même une équipe junior également nommée également les As de Québec qui évoluaient dans la ligue junior du Québec. En 1969, les Flyers vendirent l’équipe à des intérêts locaux de Québec et l’équipe devint les Remparts de Québec.

Malheureusement pour le hockey québécois, après quelques saisons à tenter de se développer avec un style « canadien-français » sans trop de succès, la direction des Flyers décida de tenter autre chose. Souvent intimidés par d’autres équipes en raison de la grosseur de leur joueurs, les Flyers décidèrent de ne plus se laisser faire. Avec l’arrivée d’un jeune joueur complet nommé Bobby Clarke, les Flyers surent autour de qui se construire et dans quelle voie, celle de la robustesse…

Dans cet ordre d’idée, la direction décida de déménager son club-école. C’est ainsi que la vénérable équipe des As de Québec, fondée en 1928, déménagea en 1971 à Richmond en Virginie afin de devenir les Robins de Richmond. L’équipe évolua durant 5 saisons dans l’AHL et disparut définitivement en 1976 en plein milieu de la crise qui menaça la plupart des ligues professionnelles mineures en raison de la surabondance d’équipes due à la guerre entre la NHL et la WHA.

Mais à cette époque, la ville de Québec s’était retrouvée une équipe professionnelle pour la faire vibrer…

lundi 13 mars 2023

Stock volé à vendre #14 : Le vrai but le plus important de l'histoire des Nordiques

Peu de temps après le début de l'aventure "La Vie Est Une Puck", Martin est devenu chroniqueur pour le défunt site 25stanley.com, avec sa "Chronique Vintage". Bien qu'on croyait ces textes perdus à jamais, la magie d'Internet (et beaucoup de patience …) nous a permis d'en retrouver la majorité. Au cours des prochaines semaines / mois, nous en ressortirons quelques-uns des boules à mites, pour votre plus grand plaisir.









Originalement publié le 19 décembre 2010

Affrontement ce soir entre le Canadien et l’Avalanche du Colorado, les anciens Nordiques bien sûr. Pourquoi ne pas parler d’un moment important de l’histoire de cette franchise, le but de Dale Hunter

Peu d’équipes ont eu autant de pression en entrant dans la LNH que les Nordiques de Québec. Aussitôt entrés dans ce circuit, ils ont eu à prouver qu’il étaient du même calibre que le Canadien de Montréal. La survie de l’équipe dans le public québécois en dépendait. Ce sentiment d'urgence de performance était d’autant plus complexe que les 4 équipes de la WHA qui firent leur entrée dans la LNH avaient été presque volontairement affaiblis par la Ligue nationale. Les Jets de Winnipeg, par exemple, avaient perdu beaucoup de joueurs qui furent réclamés par les équipes de la LNH qui possédaient leurs droits, passant d’équipe championne à bonne dernière… Avec les frères Šťastný, Michel Goulet et autres Dale Hunter, les Nordiques avaient pu très rapidement se hisser parmi les bonnes équipes de la grande ligue après quelques saisons. Il y a fort à parier que sans cette urgence de performance, les Nordiques auraient été longtemps dans la catégorie des équipes ternes comme leurs frères d’expansion de Hartford et de Winnipeg…

C’est le 13 avril 1982 que les Nordiques de Québec montrèrent au Canadien de Montréal et à ses fans qu’ils étaient du même calibre. Les Canadiens avaient terminé premier dans la division Adams et les Nordiques quatrièmes et s’affrontaient donc en première ronde des éliminatoires dans une série 3 de 5. Le 13 avril, les deux équipes se disputaient l’ultime match dans un Forum sous tension et ce qui devait arriver un jour arriva ce soir-là. Alors que les deux équipes se livraient un duel serré, une erreur en supplémentaire scella l’issue du match en faveur des Nordiques grâce à un but du seul et unique Dale Hunter…


J’aime particulièrement la déception du gardien Rick Wamsley suite au but…

Non seulement les Nordiques eurent raison du Canadien, mais ils surprirent les Bruins en 7 matchs au second tour des séries avant de s’incliner face aux trop puissants Islanders en 4.

Le Canadien pour sa part n’aima pas cette défaite face aux Nordiques et la réaction fut radicale. La plupart des joueurs outre le capitaine Bob Gainey et Larry Robinson furent échangés durant la saison morte…

Mais à partir de ce moment d’avril 1982, les Nordiques pouvaient s’en prendre au Canadien…

On a heureusement éliminé les séries 3 de 5 quelques saisons plus tard…

jeudi 9 mars 2023

Stock volé à vendre #13 : Le chandail de 1976 des Rangers

Peu de temps après le début de l'aventure "La Vie Est Une Puck", Martin est devenu chroniqueur pour le défunt site 25stanley.com, avec sa "Chronique Vintage". Bien qu'on croyait ces textes perdus à jamais, la magie d'Internet (et beaucoup de patience …) nous a permis d'en retrouver la majorité. Au cours des prochaines semaines / mois, nous en ressortirons quelques-uns des boules à mites, pour votre plus grand plaisir.











Originalement publié le 26 avril 2010

Les Rangers de New York possèdent un des jersey les plus singuliers de l’histoire de la Ligue nationale. Leur chandail bleu avec le gros « RANGERS » en bandoulière qu’ils portent depuis leur entrée dans la LNH en 1926 est peut-être la chose qui est la plus représentative de l’équipe. Après tout, et je dis ça sous toutes réserves, il s’agit peut-être des enfants pauvres des 6 équipes… Et la preuve que ce légendaire jersey a eu de l’impact, combien d’équipes d’un peu partout ont repris ce design typique qui a fait la fierté des fans des « blueshirts » depuis des décennies. Une des raisons pourquoi le premier propriétaire de l’équipe adopta cette écriture en diagonale sur l’uniforme des Rangers était pour le différencier de celui d’une autre équipe évoluant dans la LNH à l’époque et qui portaient les mêmes couleurs, les Americans de New York. Les Americans avaient pour leur part un gros « AMERICANS » écrit à l’horizontale. On peut donc dire que ça a quand même marché et que les Rangers ont remporté la guerre des jersey il y a belle lurette…

Mais voilà! En 1976, John Ferguson, l’ancien matamore du Canadien de Montréal, devint le directeur général des Rangers de New York, succédant au légendaire Emile Francis. Un des premiers geste du nouveau directeur-général des blueshirts fut de changer l’uniforme de l’équipe, adoptant un uniforme qui aura désormais le logo de l’équipe à l’avant. Ce logo en forme de blason était presque aussi vieux que l’équipe mais n’avait jamais été utilisé sur un uniforme. Ferguson décida donc de l’inclure dans son projet de remplacer le bon vieil uniforme de l’équipe. Toutefois, l’idée de voir le légendaire uniforme des Rangers disparaître ne fit pas l’unanimité. Les fans de l’équipe considérèrent ce geste comme un blasphème…

Après deux saisons difficiles à la barre des Rangers, en 1978, Ferguson quitta les Rangers afin de devenir le directeur-général des Jets de Winnipeg de la WHA. Sans surprise, aussitôt l’ancien bagarreur parti de Broadway, les Rangers adoptèrent à nouveau leur uniforme traditionnel. La seule différence avec l’ancien est qu’au lieu du « RANGERS » sur leur chandail bleu, leur chandail sur la route, le nouvel uniforme avait un « NEW YORK » d’écrit à l’avant. Le mot « RANGERS » revint sur le chandail bleu en 1987. Apparemment, l’équipe adoptera d’ailleurs le « NEW YORK » à la place du « RANGERS » à titre de troisième chandail lors de la saison prochaine, en 2010-2011…

Pour ce qui est de Ferguson et des Jets… Après avoir remporté la Coupe AVCO au printemps 1979, les Jets firent partie des quatre équipes qui allaient entrer dans la Ligue nationale suite à la disparition de la WHA. Afin de souligner l’événement, les Jets décidèrent de se munir d’un nouvel uniforme. Et cet uniforme était en tout point l’uniforme que Ferguson fit porter aux Rangers quelques saisons auparavant à la différence qu’il avait le nouveau logo des Jets à l’avant. Ce nouvel uniforme des Jets ne déplut à personne et fut porté par l’équipe du Manitoba jusqu’au début des années 90…



vendredi 24 février 2023

Stock volé à vendre #12 : Don't mess with Rick Tocchet…

Peu de temps après le début de l'aventure "La Vie Est Une Puck", Martin est devenu chroniqueur pour le défunt site 25stanley.com, avec sa "Chronique Vintage". Bien qu'on croyait ces textes perdus à jamais, la magie d'Internet (et beaucoup de patience …) nous a permis d'en retrouver la majorité. Au cours des prochaines semaines / mois, nous en ressortirons quelques-uns des boules à mites, pour votre plus grand plaisir.









Originalement publié le 15 décembre 2010 

Qui dit Flyers de Philadelphie dit hockey pour homme… Et quand on parle hockey pour homme des Flyers, pourquoi ne pas mentionner le nom de Rick Tocchet, un des joueurs qui a le mieux porté ce redoutable chandail orange…

Oubliez le fait qu’il est un coach ordinaire ou qu’il s’est fait prendre dans un scandale de gambling ou peu importe, Rick Tocchet, c’était tout un joueur. Bien avant les Getzlaf ou les Mike Richards de ce monde, il y eut des joueurs comme Rick Tocchet qui ont clairement défini ce qu’était un power forward. Autant ce joueur pouvait jouer au hockey (il connut plusieurs saisons de 40 buts), autant il pouvait cogner dur et se battre… 
 
Vous n’avez qu’à regarder ce petit vidéo pour vous remémorer ou découvrir un des joueurs les plus intenses de la fin des années 80 pour l’adversaire du Canadien ce soir, les méchants Flyers de Philadelphie. Tocchet était un joueur tellement complet que les Penguins ont même sacrifié le jeune Mark Recchi afin d’aller chercher Tocchet avant d’entreprendre la défense de leur titre en 1992. La saison suivante, avec la machine à tuer qu’étaient les Penguins de l’époque, il récolta 109 points dont 48 buts et 252 minutes de pénalité…

Quand on parle d’un joueur complet…


Remarquez à environ 2:22 le gros coup de tête qu’il donne à feu Bob Probert et à 4:15 il démolit Chris Simon…