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mercredi 22 avril 2026

Wayne Caufield

 


Né le 26 avril 1943 à Sault-Sainte-Marie, Wayne Caufield débuta son parcours junior en tant que propriété des Red Wings de Détroit en 1962-1963, au sein de trois de leurs clubs affiliés : les Red Wings de Hamilton de la OHA, les Siftos de Goderich dans la ligue junior B de l'Ontario, ainsi que les Red Wings de Weyburn dans la ligue junior de la Saskatchewan.

De 1963 à 1970, Wayne a joué à temps plein dans la mythique Eastern Hockey League (EHL), connaissant un parcours nomade avec des équipes comme les Ramblers de Philadelphie, les Devils de Jersey, les Ducks de Long Island, les Rebels de Salem et les Generals de Greensboro.

Il a occupé le double rôle de joueur-entraîneur pour les Blazers de Syracuse lors de la saison 1967-1968, qui fut d'ailleurs sa meilleure saison offensive avec 95 points, dont 36 buts. En tout, il obtint 156 buts et 207 passes pour un total de 363 points en 367 matchs dans la EHL.

En 1969-1970, il quitta les Rebels à la mi-saison pour rejoindre les Canadians de Sault-Sainte-Marie dans la United States Hockey League (USHL), une ligue senior à ne pas confondre avec l'autre USHL, celle qui avait hébergé des clubs-écoles de la LNH durant les années 40.

Wayne Caufield revint donc dans sa ville natale de Sault-Sainte-Marie et y joua deux saisons. Son fils, Paul Caufield, y était d'ailleurs né quelques mois plus tôt, en août 1968. 

La lignée des Caufield changea toutefois par la suite, lorsqu'en novembre 1972, Wayne s'installe pour de bon au Wisconsin pour devenir joueur-entraîneur des Admirals de Milwaukee, équipe indépendante qui rejoindra la USHL en 1973-1974. Wayne y poursuivit sa carrière de joueur jusqu'à la fin de la saison 1976-1977. En tant qu'entraîneur-adjoint sous la direction d'André Caron, il a mené les Admirals au titre de champions de la USHL en 1975-1976.

Il obtint 272 points (dont 106 buts) en 189 matchs dans la USHL.

Caufield s'est impliqué activement auprès de la Southeastern Hockey Association of Wisconsin (SHAW) lorsque son fils Paul y a fait ses débuts en 1973, suivi de son autre fils Ryan en 1980. Pendant plus de 16 ans, il a entraîné des équipes locales et de compétition au sein de la SHAW, remportant plusieurs tournois d'État. Il a également dirigé des stages de hockey annuels pendant 25 ans, pavant évidemment le chemin pour ses petits-fils Brock et Cole Caufield, qui évoluèrent tous les deux avec succès, nul doute grâce à l'héritage hockey de leur grand-père.

Il fut intronisé au Temple de la renommée du hockey du Wisconsin en septembre 2011.

Il rendit l'âme le 13 juillet 2018, à l'âge de 75 ans, à Greenfield au Wisconsin.

Wayne Caufield, sa femme Eileen, Brock, Cole, Paul et sa femme Kelly

 

dimanche 19 avril 2026

Marc Rodgers


N.D.L.R
Ce texte nous provient de l'excellente page «Le hockey et ses histoires» que vous pouvez suivre sur Facebook ici.



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Né le 16 mars 1972 à Shawville en Outaouais, Marc Rodgers est un ailier droit qui a disputé la majorité de son hockey professionnel dans la défunte Ligue Internationale de Hockey, et aussi quelques matchs dans la LNH.

Il a disputé son hockey Midget AAA avec les Frontaliers de l’Outaouais, avant de migrer à la LHJMQ à seize ans, avec les Bisons de Granby. Il est productif durant quatre ans avec eux, culminant avec une saison de 120 points en 1991-92 alors qu’il quitte pour Verdun (Collège Français) à la fin de la saison, échange qui lui sourira puisqu’il remporte la Coupe du Président à la fin des séries.

Malheureusement, surtout en raison de sa taille de 5 pieds 9 pouces, Rodgers n’est pas repêché par une équipe de la LNH. Il devra donc trouver d’autres moyens pour monter les échelons et espérer faire carrière au plus haut niveau. Pourtant, le Québécois n’avait pas froid aux yeux, lui qui se défendait lorsqu’il le fallait et qui a souvent atteint les cent minutes de pénalité en saison régulière.

Il a débuté sa carrière professionnelle en 1992-93 dans la ECHL avec les Thunderbirds de Wheeling, avant de passer la saison suivante avec les Cherokees de Knoxville. Après un total de 93 points en 91 matchs, dont 35 buts, dans l’ECHL, il monte de niveau à mi-chemin de la saison 1993-94 avec le Thunder de Las Vegas, dans l’IHL.

Sa production sera modeste à Vegas, mais il demeure bon marqueur, effleurant la marque des vingt buts lors des deux saisons subséquentes. À la fin de 1995-96, il est échangé aux Grizzlies de Utah et joue un rôle crucial avec l’équipe dans sa route vers la Coupe Turner. 

Il débute la saison 1996-97 avec Utah, mais les Rafales de Québec décident de faire l’acquisition de ses services après cinq matchs et, pour la première et seule fois de sa carrière professionnelle, Marc Rodgers aura la chance de patiner au Québec.

 

En compagnie d’autres locaux comme Steve Larouche (102 points en 79 matchs) et Jesse Bélanger (62 points en 47 matchs), Rodgers fait la pluie et le beau temps avec le club de la Vieille Capitale, amassant 67 points en 70 matchs, sa meilleure saison en carrière au niveau statistique. Il aide les Rafales à atteindre la deuxième ronde des séries, une défaite en six matchs contre les Vipers de Detroit.

Vers la fin de la saison suivante, Rodgers et Larouche sont échangés aux Wolves de Chicago, eux qui sont incapables de reproduire la magie de 1996-97. Ils remporteront ensemble la coupe Turner avec les Wolves en 1998, le deuxième et dernier championnat de la carrière de Marc Rodgers.

À l’été 1998, l’attaquant de Shawville voit enfin son rêve commencer à se matérialiser : il reçoit l’appel de l’organisation des Red Wings de Détroit qui, impressionnés part son récent parcours de victoires dans l’IHL, lui octroient un contrat à titre d’agent libre!

Ainsi donc, Rodgers se retrouve maintenant dans la deuxième ligue en importance au monde (Red Wings d’Adirondack, dans la LAH), et y dispute la totalité de la saison 1998-99. En quatre-vingt joutes, il amasse 19 buts et 57 points.

La saison suivante, il goûte enfin au hockey de la LNH. Il débute la saison 1999-2000 en disputant 21 parties avec les Red Wings, amassant ses deux premiers points (un but et une passe) dans une victoire de 7 à 2 contre les Canucks à Vancouver, le jour du dix-neuvième anniversaire de votre humble serviteur (like it matters!), le 17 novembre 1999.

Malheureusement, dans les vingt autres parties dans lesquelles il est en uniforme, il n’amasse pas d’autres points. Le 11 décembre 1999, dans une victoire de 5 à 4 des Wings à Boston, Rodgers dispute les dernières 10 minutes et 28 secondes de sa carrière dans la LNH, avant de retourner finir la saison dans l’AHL (34 matchs, 8 buts, 18 points).

Il ne dispute que trente-deux matchs en 2000-01 avec Cincinnati et produit assez peu (12 points en 32 matchs), aux prises avec diverses blessures. Après des séjours infructueux dans la DEL (Allemagne, Schwenningen) et la UHL (États-Unis, Knoxville) en 2001-02, il décide de mettre un terme à sa carrière, au jeune âge de trente ans.

Malheureusement pour lui, à 5 pieds et 9 pouces à une époque qui aimait davantage les matamores, Marc Rodgers n’a jamais été très sexy sur les radars de la LNH. Pourtant, il a remporté deux coupes Turner et il a su déjouer les prévisions des experts en enfilant l’uniforme d’une équipe de la meilleure ligue de hockey au monde à 21 reprises, en compagnie de légendes comme Steve Yzerman, Brendan Shanahan, Nicklas Lidstrom, Sergei Fedorov et Igor Larionov, entres autres.

vendredi 17 avril 2026

Scott Sandelin

 
 
N.D.L.R
Ce texte nous provient de l'excellente page «Le hockey et ses histoires» que vous pouvez suivre sur Facebook ici.

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Né à Hibbing (Minnesota) le 8 août 1964, Scott Sandelin est un défenseur qui a joué vingt-cinq matchs dans la LNH, pour trois équipes différentes.

Repêché par le Canadien au deuxième tour (40e au total) de la séance de 1982, il dispute quatre saisons avec l’Université North Dakota, s’établissant comme un défenseur stable durant quatre saisons. Il dispute les six premières parties de sa carrière professionnelle tout de suite avec les Canadiens de Sherbrooke (LAH, 1986-87) après sa dernière saison universitaire, amassant deux passes.

La saison suivante, il dispute 74 matchs dans la LAH (7-22-29) et son premier en carrière dans la LNH le 16 mars 1987, dans une victoire de 3-0 contre les Islanders. Il termine le match avec +1. L’année suivante (1987-88), Sandelin dispute 58 matchs dans la LAH, mais surtout, huit dans la LNH! Il amasse son premier point, une passe, durant ce séjour.
 
Au début de la saison 1988-89, le Canadien abandonne dans le cas de son deuxième choix de 1982 et l’envoie aux Flyers contre un autre défenseur, le Québécois Jean-Jacques Daigneault. Sandelin demeurera dans l’organisation des Flyers durant près de trois ans, connaissant la meilleure récolte professionnelle de sa carrière dans la Ligue Américaine en 1989-90 (4-27-31 en 70 matchs) avec les Bears de Hershey.

En août 1991, il signe à titre d’agent libre avec les North Stars du Minnesota, avec lesquels il ne dispute qu’un seul match (-1) lors de la saison 1991-92, passant le reste de la saison avec leur club-école de la Ligue Internationale, les Wings de Kalamazoo.

Après cette décevante saison, Scott Sandelin annonce sa retraite comme joueur, au très jeune âge de 28 ans seulement. Il a subi plusieurs blessures et n’a jamais vraiment pris son envol comme hockeyeur professionnel. Ceci étant dit, sa carrière dans le hockey était très, très loin d’être terminée!

Après quelques années à titre d’entraîneur-adjoint à l’Université North Dakota, il devient l’entraîneur-chef des Bulldogs de l’Université Minnesota-Duluth en 2000. Il doit faire du bon travail, puisque vingt-six ans plus tard, l’ancien choix du Canadien y est encore! Il a remporté trois fois le championnat national (2011, 2018, 2019) et a été élu entraîneur de l’année en 2004.

Bref, peut-être Sandelin n’a-t-il pas été en mesure de connaître un glorieuse carrière sur la glace (bien que respectable, on parle d’un professionnel quand même), il a démontré avec sa passion et son implication qu’il a le sport à cœur et qu’il est une très, très bonne «tête» de hockey!
 


jeudi 16 avril 2026

Idées cadeaux #13 - Leafs Lager

 


Et voilà, la saison régulière 2025-26 est terminée. Après neuf années où les Leafs ont atteint les séries (et créé de faux espoirs à leurs partisans), ils sont retournés à leur état naturel, soit en étant exclus ″du détail″ (comme on disait à une certaine époque). 

Si vous avez des amis ou collègues de travail torontois, il peut être tentant de répondre avec sarcasme (et un brin d’arrogance) à leurs espoirs boursoufflés. Toutefois, je dois vous avouer que malgré cela, j’ai une certaine sympathie et presque de la pitié pour les supporters des Leafs. Après tout, ces partisans aussi passionnés de hockey que nous (et dont l’histoire était jusqu’en 1967 similaire à celle des Canadiens) ont traversé les burlesques années Ballard, eu un répit dans les années 1990, avant de replonger dans la médiocrité au retour du lock out. Malgré tout, ils sont demeurés d’une fidélité à toute épreuve. Depuis, le retour à la respectabilité a suscité des espoirs démesurés, les rendant parfois irritants. 


 

On pourrait penser que la brasserie Left Field, basée à Toronto, offre cette lager pour prendre par les sentiments les partisans des Leafs. En fait, il y a probablement un peu de vrai là-dedans. Mais si on regarde de près, on se rend compte qu’en fait, la Leafs Lager fait plutôt référence aux Maple Leafs du baseball. On voit une forme d’uniforme de baseball et en bas à gauche, on peut apercevoir leur logo.

Les Leafs version baseball existent depuis 1969. Ils oeuvrent dans la Intercounty Baseball League, qui a depuis cette année été rebaptisée Canadian Baseball League (même si les équipes sont toutes basées en Ontario). La ligue date de 1919, aussi l’année de fondation des Royals de Guelph et des Panthers de Kitchener, qui sont toujours en opération.

Le nom fait référence à l’équipe de baseball qui l’a porté de 1891 à 1967 (donc avant que l’équipe de hockey fasse de même) et qui à une certaine époque affrontait les Royaux de Montréal.

On peut toutefois assumer que les partisans aveuglément passionnés de leur équipe de hockey n’y verront que du feu et que l’équipe de baseball exige sûrement un montant beaucoup moindre pour utiliser son nom…

Et que je suis méchant…

Pour les intéressés, il s’agit d’une petite lager pas mauvaise, disponible à la LCBO.

 

mercredi 15 avril 2026

Le «JEU» est une Puck!


En même temps de la conception des «Cartes de hockey LVEUP», j'avais le désir de mettre en production le «Jeu de table» de La vie est une Puck, que j'avais inventé par hasard lors du montage du livre il y a quelques années, pour ensuite le ramener lors d'un épisode de notre plutôt défunt podcast quelques temps plus tard. 

C'est donc un petit projet qui a grandi depuis tout ce temps, et pour l'avoir testé avec une douzaine de personnes et du bon feedback, j'ai décidé de le produire officiellement, façon maison très «DIY». Après avoir testé quelques versions et différentes règles, je me suis rendu compte qu'il s'agit vraiment d'un jeu «d'interprétation» et «d'obstinage» et non pas un jeu de table classique. C'est effectivement, comme tout bon produit LVEUP, assez de niche pour notre base de fans.

Ce qui est bien surtout du jeu est qu'il peut être librement adapté selon vos préférences. Un peu comme au jeu vidéo NHL, tu peux «jouer dans les settings». J'ai même d'autres idées d'expansions qui me poppent en tête à mesure que je joue contre différentes personnes.

Ce projet, et celui de la collection de cartes LVEUP, sont de récents moyens pour nous de faire perdurer le blog avec différentes avenues. Les maigres profits engendrés vont dans la maintenance du site web, payer le .com et peut-être financer d'autres projets dans le futur. Si vous aimez ce que l'on vous offre depuis maintenant 17 ans (!), pensez à nous et encouragez nous avec l'achat d'un de ces produits de temps en temps.

Mais pour l'instant, vous vous demandez sûrement «COMMENT ÇA S'JOUE?» et bien voici un explicatif des règles telles qu'elles sont dans cette version, que vous pouvez vous procurer en achetant un «Starter Pack» qui inclut les cartes de matchs ainsi qu'une base de cartes en tout genre, plein de «commons» et autres débarras de ma collection, ce qui inclut des cartes des années 80 (des fois 70) à maintenant. 

Chaque «Starter Pack» contient le minimum de cartes de hockey pour faire une poignée de matchs complets, mais il est grandement conseillé et encouragé d'en ajouter avec vos propres cartes en réserve. Vous avez une batch de cartes qui ont pris la poussière ou passé dans un dégât d'eau? Tu as 28X la carte de Tony Hrkac? Inclus-là dans ton jeu. Macklin Celebrini recrue signée avec un bout de chandail? Peut-être pas, mais pourquoi pas une Topps 1990 de Cliff Ronning?

Est-ce que Wayne Gretzky, Claude Lemieux et Rob Ray l'emportent sur Martin Straka, Steve Yzerman et Mikko Rantanen? Pat Jablonski vs. Sean Burke? 
Qui l'emporte? Débattez.

 

Il n'y a pas grande valeur dans ces cartes des Starter Packs, mais je suis pas cheap pour autant. Il y a du Gretzky et plein d'excellent joueurs vedettes là-dedans. Une Pro Set de Mario Lemieux, ben c'est quand même une carte de Mario Lemieux. 

Voici les règles, telles que fournies avec le Starter Pack.

Comme mentionné plus haut, et comme tout bon kit de départ, en plus d'être conseillé de rajouter vos propres cartes pour davantage de parties et de diversité, il n’y a aucun nombre maximal de cartes à prendre en compte. Les règlements du jeu peuvent être également adaptés selon vos connaissances et préférences personnelles. Le but principal est d’argumenter sur les mérites des joueurs et des alignements.

DÉROULEMENT DU MATCH

Deux ­DG doivent mettre leur meilleur alignement sur la glace pour remporter la partie.

• ­La partie est divisée en 3 périodes + prolongation (si nécessaire). La première et la deuxième période, si remportées, valent 1 point chacune. La troisième période vaut 2 points. Donc si un joueur remporte les deux premières périodes, il n’a pas la victoire tant que la troisième n’est pas jouée. 

• En cas d’indécision ou impossibilité d’établir un gagnant, la période est déclarée nulle, 0 point chacun, selon le feeling général du match. 

• Si possible, inviter un troisième participant à faire « l’arbitre », soit celui qui va trancher laquelle des deux équipes est la meilleure.

• ­Chaque période doit être jouée avec un nouvel alignement.  

• La première pige de cartes a pour but de remplir les six positions sur la glace. 

• ­Chaque joueur pige dans l’ordre, 1x Ailier Gauche (AG), 1x Ailier droit (AD), 1x Centre (C), 2x Défenseur (D), 1x Gardien (G). Ceci représente l’alignement partant du joueur. Selon vos préférences (ou si vous voulez, votre propre «convention collective»), vous pouvez garder les piges secrètes, sans monter à l’autre joueur, ou les dévoiler immédiatement.

Mes propres «piles» de cartes pour tester le jeu et fournir les «Starter Packs».


• Les joueurs peuvent toutefois améliorer leur alignement avec la deuxième pige, celle du repêchage et des joueurs autonomes.

• Piger dans l’ordre;  1x ­Prospect/Recrue,  1x ­Hall of famer, 1x ­Joueur random 

• ­Une fois ces renforts ajoutés, le joueur peut ajuster son alignement, mais toujours en respectant les positions assignées, telles qu’inscrites sur la carte. Un joueur « ­Hall of ­Famer » qui est à la position d’ailier droit ne peut pas être muté au centre ou toute autre position. Il ne peut que remplacer le ­AD initial. Même chose pour les prospects et joueurs random. En cas de dispute ou confusion sur la position officielle du joueur, faire une vérification sur internet. 

• Il est possible de retrouver des hall of famers et prospects dans les piles «random», même chose dans les autres piles de position originales. Raymond Bourque peut autant être dans la pile «Défenseur» que la pile «Hall of Famer», «Random» ou même, qui sait, «Prospect et recrue». 

• Les cartes non-utilisées restent disponibles en réserve, mais peuvent servir en renfort selon la situation du match ou en cas de bris d’égalité.

• ­Il est possible qu’un joueur se retrouve dans les deux équipes. En cas de doublon, discarter et piger une autre carte à la même position/catégorie.

• ­Les joueurs dévoilent les 6 joueurs de leur alignement. Déposer chaque alignement face à face, soit en formation en ligne (voir plus bas) ou selon vos préférences.

• ­Les deux joueurs doivent ensuite piger chacun une carte de situation de match. Ces cartes viennent changer (ou non) les plans des ­DGs pour la période.


 

 • Cartes de situation de match: 

- Remplacement d’urgence : ­Un joueur de l’alignement partant se blesse et doit être remplacé. Pour déterminer à quelle position, piger une carte de la pile «recrues/prospect» et remplacer le joueur original à la même position. Aucune substitution possible avec les cartes en réserve, le vestiaire est aussi décimé par les blessures.
 - ­Extension de contrat : permet de ramener un joueur pour la période suivante. Le joueur signé doit rester en place et on élimine la pige à cette position pour ce joueur, valide seulement pour une période supplémentaire.
- ­Surplus de défenseurs : recruter un défenseur supplémentaire.
- ­Pépinière de gardiens : recruter un gardien supplémentaire.
- Hall of famer : permet de recruter un joueur membre du temple de la renommée.
- Du hockey comme dans le temps : période physique, brutale, défensive, chaque pouce compte, hargne et détermination. EX : ­Guy ­Carbonneau a un avantage défensif sur ­Wayne ­Gretzky.
- ­Offre hostile: Permet de voler et signer à gros prix un joueur de l’adversaire de son choix. En compensation, l’autre joueur peut recevoir de son adversaire le joueur remplacé à la même position, ou faire son choix dans ses réserves. À cela s’ajoute comme autre compensation, un « prospect » supplémentaire lors de la pige de la période suivante.
- Ballotage : ­Le joueur qui pige cette carte se fait réclamer un joueur de ses réserves par l’autre joueur.

• ­Les deux joueurs doivent remettre leur alignements à jour (ou non) suite à cette situation de match. Certaines cartes de matchs on plus d’impact que d’autre.

• C’est ensuite le temps du match. Les deux joueurs doivent débattre de l’alignement vainqueur. Prendre en considération la carrière des joueurs, leurs championnats et/ou médailles remportés, leurs records, leurs réputations, etc. Quelle équipe aurait la meilleure chimie? En cas de litige, analyser les joueurs en réserve pour voir qui a la plus grande profondeur. Un «grinder» efficace, ou deuxième centre laissé de côté pourrait soudainement faire pencher la balance et décider de l’issue de la période. Si nécessaire, votre arbitre doit trancher. Ne surtout pas hésiter à déclarer la période comme nulle et faire durer le plaisir. 

­Le gagnant de la période remporte 1 point. Répéter le processus pour la deuxième période. Les deux premières périodes valent chacune 1 point. La troisième, 2 points. 

• Après chaque période, mettre toutes les cartes utilisées dans de nouvelles piles par position, incluant les joueurs en réserve mais ne plus prendre en compte les piles « hall of famers», «prospect» ou «Random», seulement la position indiquée sur la carte. Faire exception cependant pour le joueur qui utilise la carte « extension de contrat » pour un de ses joueurs. Mettre également de côté les cartes de situations de match utilisées. Elle ne peuvent revenir d’une période à l’autre.

• ­Si l’égalité persiste après trois périodes, on passe en prolongation/fusillade.

• À partir des nouvelles piles de cartes discartées, refaire une pige de 6 joueurs comme au départ, par position. Il n’y a cette fois pas de repêchage ou de cartes de situation de match lors d’une prolongation, seulement ces 5 patineurs contre 1 gardien. En cas d’indécision sur le vainqueur, imaginer chaque joueur en situation de fusillade 1x1 contre le gardien. Encore une fois, le consensus doit être établi pour vraiment déterminer le vainqueur. Si l’arbitre ou vous ne peuvent élire un gagnant, passer à une prolongation supplémentaire.

BON ­MATCH !

n.b. Comme c’est un jeu d’argumentation, de perception et de compétition, il est possible d’adapter à votre gré votre partie en format 3 de 5 ou 4 de 7 au lieu d’un match de 3 périodes + prolongation. Vous pouvez également organiser un braquet de séries pour jouer à plus de deux joueurs. Possibilités infinies. 

 

Procurez-vous votre «Starter pack» sur notre boutique en cliquant ici.


 

dimanche 12 avril 2026

Joueur oublié des 90's #104: Claude Loiselle


N.D.L.R
Ce texte nous provient de l'excellente page «Le hockey et ses histoires» que vous pouvez suivre sur Facebook ici.

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Aujourd’hui, on regarde du côté de la carrière d’un Franco Ontarien qui a joué une douzaine de saisons au hockey professionnel en Amérique du Nord. Évidemment, comme la plupart des Ontariens francophones ayant évolué dans la LNH, plusieurs pensent que Claude Loiselle est un Québécois, mais il n’en est rien!

Natif d’Ottawa, ce joueur de centre des Spitfires de Windsor (OHL) a été un choix de 2e tour des Red Wings de Détroit (23e au total) lors de la séance de 1981. À ses deux très productives dernières saisons au niveau junior, il amasse 109 et 88 points en 68 et 46 matchs, respectivement.

Joueur physique et robuste malgré un modeste gabarit de 5 pieds 11 pouces et 190 livres, il n’a pas peur du banc des pénalités, lui qui y passe 267 minutes en 114 matchs dans l’OHL durant la période citée ci-haut. Son profil n’est pas nécessairement celui d’un bagarreur, mais s’il doit jeter les gants, il le fait sans hésiter.

Durant ses deux dernières saisons au niveau junior, il a la chance d’être rappelé à Détroit pour quelques matchs. Le 7 février 1982, il marque son premier but à son premier match dans la LNH, dans une victoire de 8 à 5 contre les Blues à Saint-Louis. Il disputera trois autres matchs en 1981-82, n’accumulant aucun point.

Il débute la saison 1982-83 avec les Wings, amassant deux buts lors des dix-huit premiers matchs disputés, avant d’être retourné à Windsor pour finir la saison.

C’est en 1983-84 que Claude Loiselle passe au niveau professionnel à temps plein, alors qu’il joue vingt-huit parties avec Détroit (4-6-10) et vingt-neuf avec les Red Wings d’Adirondack (13-16-29), des débuts très intéressants pour un jeune centre de vingt ans avec sa production d’un point par match dans la Ligue américaine.

Il continuera de diviser son temps entre Détroit et les Wings d’Adirondack lors des saisons 1984-85 et 1985-86, disputant 78 matchs dans la LNH (15-16-31) et 68 avec Adirondack (37-40-77) lors de ces deux campagnes. Dans la Ligue américaine, il est toujours constant et productif, et produit à un rythme supérieur à un point par match. 

Dans la LNH, avec une piètre équipe à Détroit, il joue toujours très dur malgré son gabarit et est utilisé sur les deux derniers trios et en désavantage numérique, notamment.

Lors de la saison 1985-86, Loiselle accumule 142 minutes de pénalité en seulement 48 parties, et il aide les Red Wings d’Adirondack à remporter la Coupe Calder avec cinq buts et quinze points en autant de matchs de séries.

À l’été 1986, les Red Wings de Détroit n’ont plus de place pour l’Ontarien, qu’ils décident d’envoyer au New Jersey en retour de Tim Higgins, vétéran ailier droit qui avait déjà marqué plus de vingt buts et cinquante points deux fois dans la LNH.

À la recherche de jeu plus rugueux et énergique, les Devils espéraient trouver en Loiselle un joueur travaillant capable de donner une étincelle à son équipe avec son jeu intense. En guise de remerciement pour leur confiance, l’infatigable patineur leur donne sa meilleure saison dans la LNH en 1986-87, alors qu’il dispute soixante-quinze parties, amassant vingt-quatre passes et quarante points, trois sommets en carrière!

La saison suivante (1987-88), il continue sur sa lancée en inscrivant un sommet de dix-sept buts en saison régulière et aidant les Devils à se qualifier pour les séries lors du dernier match de la saison. À titre d’équipe cendrillon, les Devils atteignent la finale de la conférence Prince-de-Galles, mais s’inclinent en sept matchs contre Boston. Loiselle dispute vingt matchs de séries et accumule dix points en vertu de quatre buts et six passes, tous des sommets pour lui en séries dans la LNH.

Après ses deux premières saisons avec une équipe alignant peu de vétérans, Loiselle avait très bien paru dans une équipe comptant de bons jeunes joueurs comme Kirk Muller, Pat Verbeek, John MacLean, Bruce Driver, Tom Kurvers, Sean Burke et un jeune Brendan Shanahan de dix-huit ans!

Malheureusement, à vingt-quatre ans, Claude Loiselle venait de connaître ce qui demeureront ses deux meilleures saisons en carrière. La saison suivante, il marque seulement sept buts et passe 209 minutes au cachot, en plus d’un différentiel de -10, et les Devils ratent les séries.

Voulant ajouter de l’offensive, le New Jersey va chercher le vétéran Walt Poddubny des Nordiques de Québec à l’été 1989, et envoie dans un package Loiselle à l’équipe de la Vieille Capitale. L’attaquant d’Ottawa ne pourra pas vraiment se faire justice à Québec, dans une équipe en déroute qui peinait à aller chercher des victoires. 

Il marque onze buts et vingt-cinq points en 1989-90, mais ne peut améliorer ses totaux la saison suivante, si bien que les Nordiques le laissent partir au ballotage. Les Leafs décident de le réclamer et il termine la saison 1990-91 avec Toronto. Il joue un an avec la mythique équipe, qui l’échange aux Islanders la veille de la date limite des transactions, le 10 mars 1992.

À 30 ans et ralenti par son style physique, Loiselle ne produit plus comme à ses meilleures saisons, lui qui dispute 41 parties à sa première saison complète avec les Islanders, en 1992-93. Avec cinq buts et trois passes, il ne s’inscrit pas vraiment au tableau. Mais avec 90 minutes de pénalité, il prouve qu’il ne recule devant rien pour prendre sa place et déranger les défensives adverses.

Cette saison-là, le numéro 10 des Insulaires et son équipe causent la surprise en éliminant les puissants Penguins de Pittsburgh en sept matchs en quarts de finale. Avec les Jagr, Lemieux, Francis, Mullen et Murphy, pour ne nommer que ceux-là, les Pens étaient les doubles champions en titre! 

Les Isles mirent fin à une potentielle dynastie dans la LNH, protégeant celle de leurs prédécesseurs une dizaine d’années plus tôt comme étant la dernière vraie dynastie (elle l’est toujours!) dans le circuit Bettman. Loiselle amasse trois passes en dix-huit matchs de séries lors de ce parcours cendrillon.
 
La saison suivante, il dispute dix-sept matchs, amassant un but et une passe (49 minutes de pénalité), mais c’en est terminé pour lui comme joueur, à l’issue de la saison 1993-94.

Peut-être a-t-il connu ses succès très tôt en carrière, mais Claude Loiselle a été un de ces joueurs de bas d’alignement efficaces dans l’ombre, ayant souvent l’ingrate tâche de jouer pour des équipes en difficulté. Il a disputé 616 matchs durant sa carrière, amassant 92 buts et 117 passes, pour 209 points. 

Robuste et courageux, il accumule 1149 minutes de pénalité, mais patiner dans des équipes de bas de classement vient aussi souvent avec des différentiels négatifs, ce qui explique en bonne partie son -128 en carrière, lui qui était souvent utilisé dans des tâches défensives, dans des bas d’alignements d’équipes qui devaient se battre pour survivre soir après soir.

Pour vous donner une idée, il a patiné dans la LNH dans treize saisons différentes, mais ne participe aux séries qu’à trois reprises. Les Red Wings du milieu des années ’80 ne faisaient pas les séries et n’étaient pas la puissance qu’elle est devenue quelques années plus tard. Les Devils ont surpris avec une qualification en séries en 1987-88, mais c’est tout. Les Nordiques et les Leafs étaient de perpétuels candidats au dernier rang de leurs divisions respectives…

Ainsi donc, on peut dire que l’ancien des Spitfires de Windsor n’a pas eu les circonstances les plus faciles pour s’épanouir dans la LNH. En même temps, il a toujours fièrement défendu les couleurs de ses équipes, peu importe les circonstances. 

Et avec près de cent buts et plus de deux cent points dans la meilleure ligue de hockey au monde, Claude Loiselle avait bien plus que seulement du cœur : il a eu le talent de patiner pendant plus d’une décennie avec les meilleurs joueurs de son époque!

Après sa carrière de joueur, il est demeuré dans le milieu du hockey, travaillant notamment comme assistant DG du Lightning, DG de leur club-école de Norfolk (Ligue américaine), assistant DG des Leafs et consultant avec les Coyotes, entre autres.

mercredi 8 avril 2026

Jean Pronovost

 

On parle beaucoup de Cole Caufield par les temps qui courent et de ses 50 buts. Nous sortons aussi dans la période pascale.  Voici donc un billet qui fait un lien entre les deux: un marqueur de 50 buts pour qui la religion revêt beaucoup d’importance: Jean Pronovost.

Né à Shawinigan, onzième au sein d’une famille de 12 enfants, Jean Pronovost s’est affairé à suivre le chemin de ses frères Marcel et Claude, qui ont joué dans la LNH avant lui.

Recruté par les Bruins de Boston, il fut assigné aux Flyers de Niagara Falls, avec qui il remporta la Coupe Memorial en 1965.  Après une autre année à Niagara Falls, il fut assigné aux Blazers d’Oklahoma City de la Ligue centrale, où l’équipe remporta la Coupe Adams en 1967.

C’est toutefois pendant cette période que les Bruins reprirent vie après une période médiocre, alors que l’arrivée de Bobby Orr, Phil Esposito et compagnie changea la donne.  Gravir les échelons devint donc plus difficile.  L’arrivée de l’expansion en 1967 créa par contre d’autres opportunités pour Pronovost, chance que n’eurent pas certains autres de ses frères.

En 1968, Boston l’échangea aux Penguins en compagnie de John Arbour contre un montant d’argent.  Si ainsi il quittait une organisation au sommet, ceci lui permit toutefois de finalement atteindre la Ligue nationale et ce, sans aller-retour vers les mineures.  Dès sa saison recrue, il marqua 16 buts, un total qui progressa constamment pendant plusieurs saisons.  Il devint donc un incontournable de l’attaque des Penguins.  Par contre, en plus d’être une équipe d’expansion récente, Pittsburgh n’était pas la plus performante de ce groupe, en plus d’être souvent instable, que ce soit derrière le banc ou au niveau des propriétaires.

Le 17 novembre 1973, Pittsburgh recevait Chicago.  Pronovost jouait avec un poignet cassé, ce qui représente un problème, surtout pour un marqueur.  Il rata donc 4 ou 5 bonnes chances de compter et fut frustré par Tony Esposito.  Il y avait parmi les maigres foules des Penguins un partisan qui avait habitude de vociférer contre les joueurs, tellement que les joueurs locaux l’avaient surnommé le ″delicatessen manager″.  (Il ne gérait pas un delicatessen.  Il était plutôt programmeur.  Tout ça pour dire que les joueurs des Penguins le connaissaient bien.)  Ce soir-là, en raison de ses occasions ratées, il s’en prit particulièrement à Pronovost.  Et parmi la maigre foule de 11 488 spectateurs, on entendait bien ses propos.  Frustré, Pronovost s’en prit à lui, même si ce n’était pas dans sa personnalité.  La tirade dura plus d’une minute.  Pittsburgh perdit 4-1.  Pronovost avoua quelques jours plus tard que ce n’était peut-être pas une bonne idée…

En 1974-75, sous les ordres de Marc Boileau et aidé par les 43 buts de Pronovost, les Penguins connurent leur première saison avec une fiche supérieure à ,500.  Une fois en série, après avoir éliminé St-Louis, Pittsburgh devint la deuxième équipe de l’histoire, après les Red Wings de 1942, à prendre les devants 3-0 dans une série pour ensuite la perdre 4-3.

En 1975-76, alors qu’il formait la Bicentennial Line avec Syl Apps Jr. et Lowell MacDonald, Pronovost devint le premier marqueur de 50 buts de l’histoire des Penguins.  (Pierre Larouche le suivit quelques jours plus tard.)  Par contre, une fois en série, les Penguins furent éliminés au premier tour par les Leafs.

Son total de 52 buts et ses 104 points lui valurent tout de même un contrat de 100 000$ par année.

L’argent n’effaça toutefois pas la frustration d’évoluer avec une équipe qui tournait en rond.  En décembre 1976, après deux défaites, il n’apprécia pas que les pratiques furent suspendues pour laisser place à une fête de Noël.  En indiquant que sous une direction appropriée, une telle situation ne serait pas acceptable, on comprenait qu’il égratignait l’entraîneur, son ex-coéquipier Ken Schinkel.  Il dénonça aussi la culture de perdants et l’atmosphère de country club au sein de l’équipe, qui à ses yeux, sous-performait.

Les 64 points de Pronovost l’assurèrent de la tête chez les Penguins.  Pittsburgh termina alors avec une fiche de 34-33-13, mais fut encore éliminé par Toronto au premier tour.  Cette élimination hâtive lui permit tout de même d’aller à Vienne, où le Canada revenait aux championnats du monde après une absence de 8 ans.  L’unifolié prit la quatrième place du tournoi qui se déroule pendant les séries de la LNH.

Si Pronovost, maintenant capitaine, redevint un marqueur de 40 buts en 1977-78, l’équipe rata les éliminatoires.  Il put donc retourner aux championnats du monde, à Prague cette fois.  Il revint de Tchécoslovaquie avec une médaille de bronze au cou.

À son retour, comme il en avait assez de perdre, il demanda d’être échangé.  Il approcha même Cliff Fletcher, le directeur-gérant des Flames d’Atlanta.  Baz Bastien, le dg des Penguins, s’est alors dit que son attitude aurait une mauvaise influence sur l’équipe et se résigna à s’en départir.  Quelques mois après l’introduction de son frère Marcel au Temple de la renommée, Jean quitta finalement Pittsburgh pour prendre le chemin d’Atlanta dans un échange à trois équipes.  Gregg Sheppard se retrouva quant à lui à Pittsburgh, alors que Dick Redmond alla à Boston.

Au moment de partir de Pittsburgh, Pronovost détenait les records d’équipe pour les buts et les points.  (Ces records ont depuis été battus par Mario Lemieux.)

À son arrivée en Géorgie, on lui conseilla d’éviter Ed Kea, qui prêchait intensément la bonne parole.  Son épouse se lia tout de même d’amitié avec la femme de ce dernier et se joignit au mouvement.  Pronovost devint aussi ″born again Christian″.

Sur la glace, Atlanta avait la réputation d’être une équipe respectable, mais qui s’écrasait en séries.  Lors des deux ans de Pronovost dans leur uniforme, l’équipe s’est montrée fidèle à sa réputation, en ne remportant qu’un seul match de séries.

Lorsqu’à l’été 1980, les Flames déménagèrent à Calgary, Pronovost n’a pas été invité à suivre.  Voulant effectuer un virage jeunesse, ils échangèrent leur capitaine aux Capitals, une autre équipe faible, contre un montant d’argent.

Si Pronovost amassa 65 points en 1980-81, il fut limité à 10 matchs en 1981-82, passant la majorité de l’année avec les Bears de Hershey de la Ligue américaine.  Il profita toutefois de son passage à Washington pour enseigner la bonne parole à Mike Gartner et Ryan Walter. 

Comme ce fut sa dernière saison, il termina sa carrière avec une fiche de 391-383-774.  Malheureusement pour lui, il ne lui manqua que 2 petits matchs pour atteindre le seuil de 1000.

À la fin des années 1980, il s’est joint aux Redmen (aujourd’hui Redbirds) de McGill, d’abord comme entraîneur-adjoint, puis comme entraîneur.

En 1994-95, il devint entraîneur de l’équipe de son patelin, les Cataractes de Shawinigan, en cours d’année.

En 1996-97, il fit partie de la brève aventure des Rafales de Québec de la Ligue internationale.  Il quitta au milieu de l’année suivante (la dernière de l’équipe), pour ensuite se joindre aux Huskies de Rouyn-Noranda.  Il y sera jusqu’au milieu de l’année 2000-01.  Il complétera la saison 2001-02 derrière le banc des Castors de Sherbrooke.

Il passa ensuite une saison en Suède.

Il est aujourd’hui à la retraite et vit à Calgary.

Sources:

″Fan’s Baloney Cuts Through Pens’ Prony″ de Dan Donovan, November 27, 1973, Pittsburgh Press, page 26,

″Penguins’ Pronovost fed up″, CP, December 22, 1976, Ottawa Citizen, page 19,

″Pronovost Skates Off; Pens Land Sheppard″ de Bob Whitley, September 7, 1978, Pittsburgh Post-Gazette, page 10,

″Pronovost to play for Caps″, AP, July 2, 1980, The Lewiston Journal, page 21,

″Charter members to enter Penguins’ Hall″ de Bob Grove, October 22, 1992, Greene County Observer-Reporter, page C-6,

″NHL Star gets a wake up Call: The Story of Jean Pronovost″, Hockey Ministries International (hockeyministries.org),

chl.ca, wikipedia.org.

 

jeudi 2 avril 2026

Richie Regehr



N.D.L.R
Ce texte nous provient de l'excellente page «Le hockey et ses histoires» que vous pouvez suivre sur Facebook ici.

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Malgré qu'il avait disputé cinq saisons complètes et productives dans la Ligue junior de l’Ouest, aucune équipe de la LNH n’avait appelé au repêchage le nom de Richie Regehr, frère de Robyn, celui qui a joué 1089 matchs avec Calgary, Los Angeles et Buffalo (surtout Calgary)!

Ayant déjà un Regehr dans leur équipe, les Flames décidèrent de donner la chance à Richie, le signant en 2004 à titre d’agent libre, alors qu’il était âgé de 21 ans. Il joua quatorze matchs (deux passes) avec l’équipe en 2005-06 et six (un but et une passe) en 2006-07, pour vingt matchs, les seuls de sa carrière dans la LNH. Il a marqué son seul but le 19 Décembre 2006 contre Los Angeles, alors qu’il déjoua le gardien Dan Cloutier d’un tir des poignets de la ligne bleue. Les Flames gagnèrent la partie, 5-3.

Malgré tout, les Flames ne retinrent pas ses services à l’issue de la saison 2006-07. C’était dommage pour Regehr car en plus de n’avoir pas mal paru durant ces vingt matchs avec Calgary, il avait bien fait dans la Ligue Américaine avec 21 buts et 48 passes en 134 matchs, répartis sur trois saisons, en plus d’un différentiel de +15.

Ne recevant pas d’autres appels de la LNH, le petit frère de Robyn décide de traverser l’Atlantique pour continuer sa carrière, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a fait durer le plaisir sur le Vieux Continent, laissant sa marque à gauche et à droite en Allemagne et en Suède, en passant par un court séjour en Autriche.

D’abord, l’ancien de la WHL a disputé la saison 2007-08 avec les Lions de Francfort et brillé, avec 21 buts et 20 passes en 42 matchs, une excellente production pour un défenseur! Il était un quart-arrière solide et son jeu a attiré l’attention des Eisbären (Ours Polaires) Berlin, puissante équipe de la Deutsche Hockey League, avec laquelle il évolua quatre saisons, de 2008 à 2012.
 

Le productif défenseur y remporte notamment trois championnats en quatre ans (2009, 2011 et 2012). Il a été excellent à Berlin et les fans l’ont adoré. En 184 matchs là-bas, il a marqué 49 buts et s’est fait complice de 81 autres (130 points). Il joua ensuite en première et deuxième division avec MODO en Suède, de 2012 à 2014.

Avec ses récents championnats encore en mémoire, Regehr décide de retourner en Allemagne pour jouer trois ans à Munich. Malgré une production réduite à ses deux dernières années et une blessure qui l’empêche de participer aux séries de 2016, Regehr remporte le championnat en 2016 et en 2017, même si officiellement, il n’est considéré champion qu’en 2017.

À bout de souffle, il dispute six matchs avec Klagenfurt (Autriche) en 2017-18, avant de tirer sa révérence pour de bon. Peut-être ne s’était-il pas fait un nom ici, mais il a tout de même fait partie de cinq équipes championnes en huit saisons dans la DEL, en plus d’être fiable et productif en Europe, ne terminant jamais avec un différentiel négatif en dix saisons en Allemagne et en Suède, deux pays au très bon calibre!

De son côté, Robyn passa des Flames aux Sabres à l'été 2011. Il est ensuite échangé aux Kings durant la saison écourtée de 2012-13. Il gagnera la Coupe Stanley au printemps 2014, jouant 8 matchs en séries. Il se retira du jeu après la saison 2014-15, signant un contrat d'une journée pour se retirer en tant que membre des Flames.
 
Robyn et Richie Regehr lors de leur court séjour comme coéquipiers avec les Flames.

 
Dernière petite anecdote sur les frères Regehr. Bien qu’ils soient d’origine canadienne, Robyn est né au Brésil et Richie, en Indonésie. Bizarre? Pas si on considère que leurs parents étaient des missionnaires mennonites qui voyageaient à travers le monde dans leur mission.

Seulement deux patineurs natifs du Brésil ont joué dans la LNH. Robyn Regehr et le gardien Mike Greenlay, qui a joué deux parties avec Edmonton en 1989-90.

Mais un seul patineur natif de l’Indonésie a joué dans la LNH : Richie Regehr.

Ils s’agit du seul duo de frères à mener les pointeurs de l’histoire de pays différents dans la LNH. Aucun joueur né au Brésil n’a plus de points que Robyn Regehr et aucun né en Indonésie ne dépasse le petit frère Regehr!

Bon, d’aucuns diraient qu’ils sont chanceux que Wayne Gretzky ne soit pas Brésilien ou Indonésien mais bon…ce n’est tout de même pas de leur faute!

Bon, peut-être qu’on exagère un peu sur ce «record», mais ça demeure tout de même un accomplissement hors du commun, bien qu’hautement anecdotique!