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samedi 14 avril 2012

La fois où Butch Bouchard a stoppé Gordie Howe...



Le premier des grands capitaines du Canadien nous a quitté ce matin. Le grand Émile "Butch" Bouchard nous a quitté à l'âge vénérable de 92 ans. Il fut un leader remarquable et un des défenseurs les plus redoutables de son époque. Pourquoi ne pas donner un exemple de sa grandeur...

On surnommait Butch Bouchard également le Roc de Gibraltar pour une raison simple, peu de joueurs ne savaient comment le déjouer quand il avait comme idée de ne pas laisser entre les joueurs dans la zone. Très difficile à contrer physiquement, Bouchard était un des cauchemars de la NHL de la fin des années 40 et du début des années 50...

Le 22 mars 1953, le Canadien affrontait les Red Wings à l'occasion du dernier match de la saison régulière. Les Red Wings à l'époque formaient la plus redoutable équipe de la NHL, remportant 7 fois de suite le championnat de la saison régulière entre 1948-49 et 1954-55 et remportant la Coupe Stanley à 4 reprises. Avant ce match, Gordie Howe, joueur qui était à l'époque dans ses plus belles années, était à 49 buts. Décidé à faire en sorte que le seul joueur de la NHL ayant récolté 50 buts dans une saison, l'entraîneur Dick Irvin se tourna vers son fier capitaine pour lui confier la mission de contrer le célèbre numéro 9 de Gordie Howe...

Le match se termina par la marque de 1-1 et le grand Butch Bouchard prit soin d'écarter Gordie Howe de la feuille de match. Ce dernier termina la saison avec 95 points dont 49 buts, remportant le trophée Art Ross ainsi que le trophée Hart lors de cette saison...

Pour sa part, Émile Bouchard remporta pour la première fois la Coupe Stanley en tant que capitaine du Canadien quelques semaines plus tard...



Il a fallu attendre près d'une décennie soit en 1961-62 pour que le second joueur de l'histoire, l'ancien coéquipier d'Émile Bouchard Bernard "Boom-Boom" Geoffrion, marque 50 buts en une saison...

Il était fiable comme ça, Butch... C'est ce que j'aime des joueurs de cette génération, c'est que le manque d'archive à propos de ce dernier fait en sorte qu'on ne peut savoir presque seulement par oral les exploits de ces joueurs, les rendant plus grands que nature, en faisant des légendes, des mythes... Et pourquoi pas??? C'est pourquoi j'aime entendre parler de Butch Bouchard...

Toutes mes pensées sont dirigées vers la famille de ce grand joueur que j'ai pu rencontrer il y a quelques années à l'occasion d'une conférence sur ce grand joueur dans le cadre de l'excellente exposition sur le numéro 3 du Canadien à l'Écomusée du Fier Monde. Monsieur Bouchard n'avait pas pu assister à la présentation, étant trop malade.



C'était quelques mois avant le retrait de son numéro...


Dire que l'ancienne équipe du grand Butch Bouchard ne fait pas les séries éliminatoires cette année et ne pourra pas honorer la mémoire de ce grand joueur parce qu'ils ne portent pas assez haut la tradition de gagnant que ce joueur a aidé à forger... Bande de mitaine indigne de porter ce chandail...


mercredi 11 avril 2012

La remise des prix de La Vie Est Une Puck 2011-12



Pour la troisième année, La Vie Est Une Puck est très fier de vous présenter ses propres trophées. On en a rien à foutre des marqueurs de buts et cie. Nous on récompense la médiocrité et la violence...

Voici donc les prix :

Le Dave Schultz Memorial Award

Encore une fois cette année, La Vie Est Une Puck est très fier de vous présenter le Dave Schultz Memorial Award remis annuellement au joueur ayant accumulé le plus de minutes de pénalités durant la saison régulière. Si comme moi vous vous ennuyez du temps où les meneurs au chapitre des minutes de pénalité avaient droit à une carte de hockey soulignant cet exploit, voici votre revanche. Ce trophée porte donc le nom le nom de celui qui détient toujours le record de minutes de pénalités en une saison dans l'histoire de la NHL, Dave "The Hammer" Schultz. Ce grand matamore des Broad Street Bullies passa 472 minutes au banc de pénalité lors de la saison 1974-75, deuxième année où les Flyers remportèrent la Coupe Stanley à coup de dents pétées et de côtes arrachées! Ce n'est donc pas un enfant de cœur qui va se
mériter ce trophée.

Les précédents gagnants :
2010-11 - Zenon Konopka
2009-10 - Zenon Konopka

And the winner is : Derek Dorsett



Derek Dorsett des Blue Jackets est celui qui a enfin détrôné le redoutable Zenon Konopka. Pour s'y faire, il a dû jouer fort car lors du dernier jour de la saison c'est Zac Rinaldo qui menait grâce à un boost de 30 minutes de pénalité en 4 jours, mais Dorsett a connu un match de 12 minutes lors du dernier match pour reprendre la tête, terminant seulement 3 minutes de plus que Rinaldo avec 235 minutes... On avait pas vu une compétition aussi solide depuis longtemps pour ce titre. Au cas où ça vous intéresse Zenon Konopka a terminé 3e avec 193 minutes...

Bravo Derek...


Le Bill Mikkelson Award

La Vie Est une Puck est fier de vous présenter le Bill Mikkelson Award, prix remis au joueur ayant accumulé le pire différentiel durant la saison régulière, donc du joueur le plus mal sur-utilisé de la NHL. Ce trophée est nommé en l'honneur du célèbre Bill Mikkelson qui, lors de la saison inaugurale des Capitals de Washington en 1974-75, termina la saison avec un impressionnant différentiel de -82. Ce résultat est d'autant plus impressionnant en sachant que Mikkelson ne joua que 59 matchs lors de cette saison. Sachez également que deux saisons auparavant, en 1972-73, mais cette fois avec un autre club d'expansion, les Islanders de New York, Mikkelson accumula un autre bon différentiel de -54 en 72 matchs. Il a donc réussi a améliorer son score. Il faut dire qu'il évoluait en 1974-75 avec la pire équipe de l'histoire du hockey moderne, les Capitals de Washington de cette saison... Mikkelson était donc au bon endroit au bon moment!

Les précédents gagnants :
2010-11 - Chris Philips
2009-10 - Patrick O'Sullivan

And the winner is : Milan Jurcina

Encore une autre saison de misère pour les Islanders et avec une saison de merde vient des statistiques de misère. Bien qu'Eric Staal a dominé la colonne des joueurs au différentiel négatif pendant une bonne partie de la saison, il semble que Staal a perdu le cap au niveau de la médiocrité pour faire diminuer son différentiel et laisser le champs libre aux joueurs des Islanders. Ils sont comme ça les bon joueurs, ils ne sont pas fiables, il finissent souvent par se reprendre et laisser le championnat du pire différentiel se décider entre mauvais joueurs. Entre les joueurs de Long Island, la compétition était assez redoutable, surtout entre le jeune suisse Nino Niederreiter et Milan Jurcina. Jurcina a réussi l'exploit de se retrouver avec un très respectable -34 en seulement 65 matchs...

Bravo Milan!

Le Gary "Suitcase" Smith Award

Comme je l'ai déjà expliqué, j'aime beaucoup les trophée de l'AHL parce que plusieurs portent le surnom du joueur envers lequel le trophée est dédié. C'est donc pourquoi j'ai introduit il y a deux ans le Gary "Suitcase" Smith Award, remis annuellement au gardien ayant enregistré le plus de défaites en saison régulière. On ne se mérite pas le surnom "Suitcase" pour rien, ça veut dire qu'on s'est promené beaucoup. Et on ne se promène pas beaucoup quand on est un bon gardien de but, à moins d'être un vrai connard. Et c'est ce que Gary Smith fut, un mauvais gardien de but à bien des mauvais endroits à bien des mauvais moments. Lors de la saison 1970-71, alors qu'il évoluait pour les Golden Seals de la Californie, Smith établit un record avec de rien de moins que 48 défaites en saison régulière... Il faut dire que jouer pour les Golden Seals de la Californie, l'un des plus risibles équipes de l'histoire de la NHL, au début des années 70 n'aidait pas à faire de vous un grand gardien, mais de là à terminer la saison avec 48 défaites en une saison... Vous serez content par contre d'apprendre que lors de la saison suivante, en 1971-72, il remporta le trophée Vézina en compagnie de Tony Esposito à une époque où ce trophée était remis au(x) gardien(s) ayant la plus basse moyenne durant la saison régulière...

Les précédents gagnants :
2010-11 - Nikolai Khabibulin
2009-10 - Jeff Drouin-Deslaurier, Tomas Vokun et Miikka Kiprusoff

And the winner is : Jonas Hiller

Vous êtes peut-être surpris de voir que Steve Mason remporter le titre ou encore Nikolai Khabibulin répéter son exploit. mais Jonas Hiller en étant un gardien sur-utilisé au sein d'une équipe qui a fait une performance plus qu'étrange durant cette saison. Sa sur-utilisation aura fait en sorte de mettre Hiller sur la voie de le médiocrité. Espérons (vons connaissez le fan des Ducks en moi) que cette saison sera oubliée et qu'on passera à autre chose l'an prochain...

Mais bravo Jonas!!!

Voici un nouveau trophée :


Le Frank Caprice Award

La Vie Est Une Puck est très fier de vous présenter le Frank Caprice Award remis au gardien ayant gardé plus de 20 match ayant le pire pourcentage d'arrêt. Ce trophée est nommé en l'honneur du grand Frank Caprice, gardien des années 80 qui est en quelque sorte le gardien ayant gardé plus de 100 matchs dans la NHL avec le plus bas pourcentage d'arrêt depuis qu'on tient en considération cette statistique... Vous savez, quand on était un gardien plus que médiocre dans une période difficile pour les gardiens, ça mérite d'être souligné...


And the winner is : Dwayne Roloson


Dwayne Roloson a connu un printemps infernal l'an passé mais n'a pas été capable de maintenir le cap cette saison et a été une des causes de la non participation du Lightning aux séries. Ça sent la fin peut-être pour Dwayne, mais au moins on peut souligner ceci avec tambours et trompettes en le déclarant premier récipiendaire du Frank Caprice Award avec son pourcentage de .886...

Bravo Dwayne pour ta saison de crotte, tu as détrôné Al Montoya et Steve Mason, de redoutables aspirants...

"L'hostie de Bournival"




J'ai passé les derniers jours dans mon Saguenay natal afin d'aller visiter mes amis et ma famille à l'occasion de Pâques et comme les Sagenéens de Chicoutimi étaient en séries éliminatoires, j'en ai profité pour demeurer quelques jours de plus afin d'aller voir le premier match à Chicoutimi entre les Sags et les Cataractes de Shawinigan. J'ai toujours aimé les affrontements entre les deux équipes. Je pense même que le plus vieux souvenir d'un match entre ces deux équipes que j'ai fut lorsque j'ai assisté à un match pour aller voir Dean Bergeron (qui vient non seulement de ma ville mais qui demeurait en face de chez mes grands-parents...) avant son triste accident alors qu'il jouait pour les Cataracte. C'était à l'époque de Jimmy Waite, mon premier grand héros avec les Sags...

Mais bon, hier, les Sags de 2011-12, équipe moyenne affrontait les Cataractes, équipe boostée pressentie pour potentiellement remporter la Coupe Memorial. Après les deux premiers matchs dont chacun remporta dans le Centre Bionest (en passant, si vous n'avez pas vu l'émission d'Enquête la semaine dernière, c'est à voir...), les deux équipes se donnaient donc rendez-vous sur la patinoire de taille olympique (je niaise pas) du légendaire Centre Georges-Vézina...

Je ne veux pas trop revenir sur le match, ce n'est pas le point ici. Ça a fini par le compte de 2-1 dans un match où les deux vedettes qui se sont démarquées furent les arbitres, vous savez, quand la foule crie "Hostie de pourris" en coeur, il y a quelque chose qui cloche... Les "purs et durs" devant nos d'ailleurs nous ont fait remarquer que dans le temps de Richard Martel (qui était d'ailleurs présent au Centre Georges-Vézina pour la première fois depuis son renvoi), ça ne se serait pas passé comme ça... Et en passant, un des arbitre était le même que lors de la célèbre bagarre entre Jonathan Roy et Bobby Nadeau... On a pris soin de me le souligner...

Ce dont je voulais parler ici est à propos du joueur Michaël Bournival. Comme je l'ai dit plus haut, les Cataractes ont un club boosté, pas moins de 7 joueurs de l'équipe ont été repêché avec l'équipe et certains comme Brandon Gormley risquent un jour de se retrouver plus loin après leur passage dans le junior. J'ai donc pu voir Morgan Ellis du Canadien ne pas faire grand-chose, le controversé Kirill Kabanov manger un coup de bâton dans les dents et Michaël Bournival se faire descendre par les fans des Cataractes derrière moi...

À un moment donné, Bournival montait la rondelle sur la patinoire du Centre Georges-Vézina, parfaite pour les joueurs rapide (elle va d'ailleurs très bien pour Lukas Sedlak, l'attaquant tchèque des Sags appartenant aux Blue Jackets), le mec à l'arrière élança un "Ah l'hostie de Bournival!" lorsque ce dernier échappa la rondelle...

N'en fallait pas plus pour me retourner et lui demander "Pourquoi l'hostie de Bournival?" Ce à quoi ils m'expliquèrent que depuis qu'il est revenu d'Équipe Canada Junior, il essaie de faire tout tout seul et ne fait jamais de passe...

Ce à quoi j'ai répondu "Il risque donc de devenir l'un des meilleurs passeurs du Canadien..."

Donc voilà avec ce que vous devez apprendre de ma superbe soirée d'hier au Centre Georges-Vézina avec mon papa...

lundi 9 avril 2012

Pourquoi Teemu Selanne portait le numéro 13



(Désolé pour la mise en page ordinaire, je ne suis pas sur mon ordinateur...)

Vous le savez sans doute que je suis un grand fan de Teemu Selanne, et ce, depuis son entrée dans la NHL. Vous savez, cette fameuse saison recrue (à 22 ans, mais quand même) où cet infatigable finlandais qui avait déjà impressionné lors de la Coupe Canada 1991 pulvérisa tous les records... À l'époque, tout le monde voulait un chandail des Jets avec le célèbre numéro 13 de Teemu Selanne...

Mais vous êtes vous déjà demandé pourquoi demandé poruquoi le grand Teemu portait le numéro 13 lors de cette saison alors qu'il a porté par la suite un autre numéro, le 8?

La réponse est simple, il y avait à l'époque un certain Randy Carlyle qui évoluait avec les Jets qui portait le fameux 8 en question...

 

La légende dit que Teemu aurait demandé à Carlyle s'il pouvait avoir le numéro 8, ce à quoi le vieux défenseur en fin de carrière aurait décliné probablement avec une phrase du genre "Tu peux ben aller chier l'jeune."

L'année suivante, Carlyle se retira du jeu et Teemu Selanne prit le numéro 8 qu'il avait toujours porté durant sa carrière et qu'il porte toujours...

Carlyle et Selanne se sont bien sûr recroisé plus tard alors que Carlyle dirigeait les Ducks et que Teemu évoluait avec l'équipe... Ils ont bien sûr soulevé la Coupe Stanley ensemble, Teemu Portant le numéro 8 et Carlyle portant la cravate...


Lors de la saison 2005-06, Teemu Selanne revint d'un exil avec les Sharks et les Ducks. Lors de son retour, le défenseur letton Sandis Ozoliņš portait le numéro 8. Selanne reprit alors sont célèbre numéro 13. Il reprit le numéro 8 peu aprè le départ d'Ozoliņš pour New York..





Autre fait sur Teemu, savez-vous qu'il a un frère jumeau? Il se nomme Paavo Selänne. Par contre, contrairement aux jumeaux Lundqvist et Sedin, le jumeau n'a pas évolué à de hauts niveaux au hockey...

Ah et oui, pourquoi pas une autre saison?