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jeudi 29 août 2024

Trêve de hockey #110 - Joel Youngblood


Récemment, Danny Jansen a accompli un exploit cocasse. Le 26 juin, il a pris part à un match des Blue Jays, qui affrontaient alors les Red Sox. Toutefois, le match a été interrompu par la pluie. Il a depuis été échangé à Boston.

Le 26 août, le même match a été repris. Le gérant Alex Cora a donc annoncé qu’il utiliserait Jansen. Celui-ci a donc participé au match en jouant pour les deux équipes impliquées, bien que son fait d’armes ait été réalisé à deux mois d’écart. Le fait que des matchs peuvent être interrompus par la pluie rend cette situation presque exclusive au baseball. (Quoique, si Pierre Gauthier a échangé Mike Cammalleri pendant un match, qui sait, il aurait pu le refiler à son adversaire de la soirée et rendre la chose possible au hockey…)

Par contre, il y a 42 ans, les Expos ont été au milieu d’une situation abracadabrante qui, selon moi, est encore plus particulière. Mais avant d’en arriver à cette journée particulière, reculons un peu dans le temps.

Joel Youngblood a été repêché par les Reds de Cincinnati en 1970. Il prit toutefois un certain temps avant de se faire une (petite) place au sein de la grosse machine rouge, une des équipes dominantes des années 1970. Il fit finalement ses débuts dans les majeures et joua 55 matchs en 1976. Du même coup, il fit partie de l’équipe championne de la série mondiale. Son séjour à Cincinnati fut toutefois de courte durée. À la fin de la saison, il fut échangé aux Cardinals, où il ne passa que quelques mois, avant se retrouver avec les Mets.

C’est finalement à New York, dans une équipe faible, qu’il fit sa place. Il participa d’ailleurs au match des étoiles en 1981.

Par contre, en 1982, son étoile avait pâli et il était devenu réserviste. Le 4 août, les Mets jouaient à Chicago contre les Cubs. Le match débutait à 14h35.

C’est à la troisième manche que Youngblood a réussi un simple bon pour deux points contre Ferguson Jenkins. Il a par la suite appris qu’il avait été échangé aux Expos contre un joueur à être nommé plus tard. (Le lanceur Tom Gorman prit éventuellement le chemin de New York le 16 août.) Il prit ses affaires et se dirigea vers l’aéroport. Il dut toutefois rebrousser chemin, car il avait oublié son gant. Il prit finalement son avion vers 18h en direction de Philadelphie, où jouaient les Expos à 19h35.

C’est donc au milieu du match qu’il put se rendre au stade. En sixième manche, le gérant Jim Fanning l’inséra dans l’alignement pour remplacer Jerry White, blessé, au champ droit. Il en profita pour frapper un coup sûr aux dépends de Steve Carlton.

Ainsi, il est devenu le premier joueur à disputer deux matchs le même jour, dans deux villes différentes. Il fallait donc que les deux équipes jouent dans des villes relativement proches, que le transport soit disponible, que les deux matchs n’aient pas lieu à la même heure et que la transaction se passe au moment propice.

La seule situation presque semblable qui a eu lieu s’est passée le 30 mai 1922, alors que les Cardinals et les Cubs se sont échangé Max Flack et Cliff Heathcote au milieu d’un programme double. Ils ont donc joué deux matchs en un jour pour deux équipes différentes, mais dans leur cas, contrairement à Youngblood, les deux parties ont eu lieu dans la même ville.

Fait intéressant, Youngblood, pourtant pas une si grande menace offensive, a réussi un coup sûr dans les deux parties, et dans les deux cas, ce fut aux dépends d’un futur membre du Temple de la renommée (Jenkins et Carlton).


Youngblood mentionna d’ailleurs que s’il s’était donné la peine de rejoindre sa nouvelle équipe aussi rapidement, c’est qu’il voulait montrer aux Expos son enthousiasme à se joindre à eux, alors qu’il était souvent laissé de côté avec les Mets. Pourtant, celui qu’on a acquis principalement pour sa polyvalence en défensive ne fit finalement que passer à Montréal. Son contrat expira à la fin de la saison et on lui accorda son statut de joueur autonome. Il signa ensuite avec les Giants, avec qui il demeura pendant six ans. Il boucla la boucle en faisant un bref passage avec l’équipe qui l’avait repêché, Cincinnati, en 1989.

Il fut par la suite instructeur avec les Reds, les Brewers, les Orioles et les Diamondbacks, en plus d’œuvrer à différents niveaux dans les mineures.

Sources :

″Un réserviste qui jouera régulièrement″ de Michel Blanchard, 5 août 1982, La Presse, page S2,

″Au cas où Dawson…″ de Michel Blanchard, 5 août 1982, La Presse, page S2,

″Youngblood avait oublié son gant!″ de Michel Blanchard, 5 août 1982, La Presse, page S4,

″Expos get Youngblood″ de Brian Kappler, Montreal Gazette, August 5, 1982, page C7,

″Bloc-notes″ de Michel Blanchard, 6 août 1982, La Presse, page S2,

″Une polyvalence… … qui se fait déjà sentir″ de Michel Blanchard, 6 août 1982, La Presse, page S4,

″Jouer pour deux équipes… dans un même match″, PC, 26 août 2024, RDS (rds.ca),

wikipedia.org.

lundi 25 avril 2022

Hommage à Guy Lafleur



La vie nous réserve parfois des surprises.

En décembre dernier, les Canadiens allaient vraiment mal. Marc Bergevin avait été congédié quelques semaines plus tôt. Par récompense pour son action bénévole dans son milieu scolaire, ma fille a reçu une paire de billets pour le match du 18 décembre. Et puis, Omicron est arrivé. Le match a donc été remis au 24 avril. En février, l’arrivée de Martin St-Louis derrière le banc a redonné une certaine vigueur au tricolore. Et finalement, le 22 avril, le Démon blond nous quittait. C’est ainsi que par un pur hasard, en accompagnant ma fille, je me suis retrouvé à l’hommage à Guy Lafleur. Le tout a été couvert par les médias, mais en voici tout de même un compte-rendu.

Lorsque j’ai commencé à suivre le hockey, Lafleur n’était plus aussi dominant, mais il demeurait un très bon joueur. Mais surtout, son aura demeurait intacte auprès du public. Même si j’avais un faible pour Keith Acton, je savais qui était la vedette de l’équipe et j’avais eu une certaine déception lorsqu’à mon premier match au Forum, il était absent, parce que blessé. (J’ai dû attendre deux ans plus tard, contre les Capitals, pour le voir en vrai, alors qu’il avait même eu une passe sur un but de Keith Acton.)

Pour en faire un hommage à la hauteur de Lafleur, pour l’homme qu’il a été autant sur la patinoire qu’à l’extérieur, il fallait que tous les acteurs jouent leur rôle.

Les bandes presque blanches


L’organisation connait la chanson. Elle a rendu de nombreux hommages au fil des ans et organisé plusieurs événements. Comme toujours, le tout a été fait avec classe et souci des détails, tout en respectant la légendaire simplicité du principal intéressé. D’abord, les bandes étaient dépouillées. Les commanditaires (incluant ironiquement les restaurants Lafleur, aucun lien de parenté) ont effectivement accepté de remplacer leurs publicités par de discrètes affiches avec le nom et la signature de Lafleur.

Christian Dvorak avec l'écusson 10 et les cheveux au vent

De plus, dans la catégorie des détails (qui m’ont d’ailleurs pris un moment à noter), les joueurs avaient tous laissé leur casque au vestiaire pendant la période de réchauffement, clin d’œil sympathique à Lafleur.



Par la suite, on a joué Si fragile, L’essentiel et My Way, tout en projetant une multitude de photos couvrant toutes les phases de sa carrière sur la glace, mais en soulignant également l’homme de famille qu’il était et son implication sociale. Le tout a été fait tout en retenue. Et pour l’occasion, on avait invité certains de ses anciens coéquipiers, visiblement émus.


Le public a aussi joué son rôle à la perfection et avec sincérité. D’abord, la statue de Lafleur à l’extérieur du Centre Bell a été inondée de fleurs. De plus, de nombreux spectateurs avaient sorti leur chandail numéro 10. Et évidemment, il y a eu l’ovation. Dans la lignée des ovations marathon (on pense ici à celle à Maurice Richard lors de la fermeture du Forum), celle-ci a duré plus de neuf minutes. À chaque fois que l’annonceur Michel Lacroix tentait d’enchaîner, les clameurs et les "Guy! Guy! Guy!" reprenaient de plus belle, une façon un peu frondeuse de dire "Nous n’avons pas terminé". C’était une manière de se donner une dernière fois un échantillon des émotions que Lafleur nous a fait vivre au fil des ans et de vibrer à l’unisson.

Et dire que les traces indélébiles qu’il a laissées ont passé à un doigt de rater leur cible. En effet, n’eut été du tour de passe-passe de Sam Pollock, c’est avec les misérables Golden Seals que Lafleur aurait abouti où on peut le supposer, il aurait joué dans un certain anonymat et où même ses solides épaules auraient été incapables de traîner un tel poids de médiocrité, avant peut-être que les Seals ne l’échangent maladroitement pour un conteneur de patins blancs... Impossible également de ne pas avoir une pensée pour Marcel Dionne, choisi par Détroit immédiatement après Lafleur. Bien qu’un peu moins flamboyant, Dionne a connu une carrière exceptionnelle. Mais il a eu moins d’appuis que Lafleur, et surtout, il a passé la majeure partie de sa carrière dans un marché plus anonyme, à Los Angeles. Dans le cas de Lafleur, les étoiles étaient alignées : un talent exceptionnel au sein d’une équipe dominante dans un marché réceptif au cube. C’est cette rare symbiose qui a été célébrée hier.

La seule pièce du casse-tête qui manquait un peu se trouvait sur la patinoire. Il y a eu un effort pour revenir dans le match au début de la troisième, mais il demeure que l’adversaire, Boston, a beau avoir été un éternel souffre-douleur de Lafleur, le présent ne ressemble pas aux années 1970. Les Bruins ont deux fois plus de points que les Canadiens au classement et le tout a paru. Erik Haula et Patrice Bergeron ont compté deux fois et Boston l’a emporté 5-3.

Autre signe des temps difficilement imaginable dans les années 1970, il y avait de nombreux gilets noir et jaune dans les estrades. Selon ma petite étude sociologique improvisée, je dirais que certains étaient des fans de longue date (quelques Orr et Bourque), des amateurs de joueurs actuels (des Bergeron entre autres) et plusieurs anciens Nordiques frustrés et des cas de syndrome d’opposition. Honnêtement, je crois que les insupportables trois types derrière moi font partie d’un des deux derniers groupes, sinon des deux…

Malgré tout, ce fut une soirée mémorable.

Salut Guy!







jeudi 29 juillet 2021

Quand Trevor Timmins magasine les aubaines


Ces jours-ci, il est difficile de passer à côté de la controverse reliée à la sélection de Logan Mailloux par les Canadiens. Au-delà du débat au sujet de la pertinence de le repêcher ou pas, d’attendre à l’an prochain comme Mailloux l’a lui-même demandé, de le prendre en première ronde ou de retarder sa sélectionner à une ronde subséquente, on peut se demander où aurait pu se situer Mailloux dans le classement de la centrale de la LNH, ayant été établi 23e patineur nord-américain malgré les événements qu’on connaît.

On peut par contre y voir l’expression d’une tendance depuis l’arrivée de Trevor Timmins dans l’équipe de dépisteurs. Il semble aimer prendre une chance avec des joueurs qui ont un défaut, pour ainsi pouvoir les choisir à un rang plus tardif qu’ils auraient pu l’être, et ainsi réaliser un coup de circuit. En voici quelques exemples. Les résultats sont très variables.

Andreï Kostitsyn

Au repêchage de 2003, plusieurs voyaient Andreï Kostitsyn comme étant l’un des joueurs des plus doués de la séance. Après sa sélection au 10e rang, derrière entre autres Marc-André Fleury, Eric Staal et Ryan Suter, Timmins alla même jusqu’à le qualifier comme étant le plus talentueux du groupe. Par contre, des problèmes d’épilepsie auraient refroidi les autres équipes.

La suite des événements a donné raison à Timmins sur ce point. L’épilepsie n’a pas nui à sa carrière. Par contre, c’est plutôt une attitude énigmatique, en plus d’un penchant pour la vie nocturne qui l’ont empêché de réaliser son plein potentiel. En quittant pour la KHL en 2012, il a limité sa carrière dans la LNH à 398 matchs.

Tout de suite après lui, les Flyers ont choisi Jeff Carter. Au 13e rang, on retrouve Dustin Brown, au 14e Brent Seabrook et au 19e Ryan Getzlaf, clairement de meilleures alternatives à Kostitsyn.



Danny Kristo

Dans le cas de Danny Kristo, ce n’est pas vraiment un cas où Timmins a choisi de la "marchandise endommagée" (excusez l’expression) à rabais, mais plutôt une situation où la "marchandise" s’est endommagée elle-même, une fois repêchée. Peu importe, j’avais envie de l’inclure quand même.

Sur le campus de l’Université du Dakota du Nord, le choix de deuxième ronde (56e au total) de 2008 eut l’idée d’aller visiter une amie en souliers, sans bas. Enfonçant dans la neige, il perdit une chaussure qu’il ne retrouva pas.

Une fois arrivé à destination, il se rendit compte que quelque chose n’allait pas. On le conduisit à l’hôpital, où on parvint, malgré l’engelure, à lui éviter l’amputation d’un orteil. Il assura toutefois que son aventure n’avait rien à voir avec la consommation d’alcool.

Il ne disputa que 9 matchs avec les Bulldogs de Hamilton, avant d’être échangé aux Rangers. Il ne joua toutefois jamais dans la LNH. Il passa quatre autres années dans Ligue américaine, avant d’aller dans la KHL, en Suède, en Suisse et en Allemagne.

Brendan Gallagher

À l’encan de 2010, il y avait un petit joueur talentueux, mais surtout hargneux, qui jouait avec les Giants de Vancouver. Intéressant, mais comment allait-il pouvoir conserver le même style de jeu dans la LNH, avec des adversaires au gabarit encore plus imposant?

Plusieurs passèrent leur tour. De leur côté, les Canadiens risquèrent un petit choix de 5e ronde (147e au total) sur lui. Depuis, Brendan Gallagher est devenu le cœur de l’équipe et ce, sans changer son style.

Nathan Beaulieu

En 2011, les Sea Dogs de St-John avaient remporté la Coupe Memorial, suite à une saison extraordinaire. Nathan Beaulieu devait sortir dans les 10 premiers, derrière son coéquipier, Jonathan Huberdeau. Ce dernier a été choisi 3e, mais par la suite, le nom de Beaulieu s’est fait attendre. C’est finalement au 17e rang que les Canadiens l’ont réclamé.

Par contre, celui qui a déjà eu "N8THEgrr8" comme identifiant sur twitter n’était pas reconnu pour sa modestie ou pour son sérieux.

En 2013, suite à une soirée bien arrosée chez des connaissances, il s’est mis à briser les biens de leurs hôtes. La situation a dégénéré en bataille, ce qui lui a valu, ainsi qu’à son père, une arrestation. Le paternel, entraîneur-chef du Sting de Sarnia de la Ligue de l’Ontario, a ensuite été congédié.

À Montréal, les résultats se sont fait attendre et Nathan a finalement été échangé en juin 2017 aux Sabres de Buffalo en retour d’un choix de 3e ronde.

Il appartient maintenant aux Jets de Winnipeg.

Alex Galchenyuk

Il semblait y avoir en 2012 un certain consensus autour de Nail Yakupov comme premier choix. Toutefois, son coéquipier chez le Sting de Sarnia, Alex Galchenyuk, avait un talent certain. Par contre, il n’avait pas pu se faire justice, n’ayant joué que 2 matchs l’année précédente, suite à une opération au genou. Choisissant 3e, Montréal en fit tout de même sa sélection.

En bout de ligne, Timmins eut jusqu’à un certain point raison. Yakupov ne joua que six ans dans la Ligue nationale avant de se retrouver dans la KHL. Dans une cuvée assez faible, Galchenyuk s’avéra l’un des plus talentueux (derrière Morgan Rielly 5e, Filip Forsberg 11e, Tomas Hertl 17e et Andreï Vasilevskiy 19e).

Mais bien qu’il ait réussi une saison de 30 buts en 2015-16, il demeure qu’il est imprévisible et a de sérieuses lacunes défensives. Depuis son départ de Montréal, il a appartenu à six équipes en trois ans et n’a pas encore de contrat pour l’an prochain.

Nikita Scherbak

Lors de la séance de 2014, les athlètes russes n’avaient pas la cote. La KHL prenait du galon et offrait de plus en plus des salaires compétitifs. Pour les russes, demeurer ou retourner à la maison devenaient des alternatives de plus en plus valables.

Rare élément positif dans une équipe faible à Saskatoon, Nikita Scherbak attira l’attention. Il claironna également que s’il était venu dans la WHL, c’est parce que son but était de jouer dans la LNH, pas dans la KHL.

C’est finalement au 26e rang que Scherbak, le premier russe de la soirée, entendit son nom. Trevor Timmins affirma à ce moment que sa sélection pourrait bien être un coup de circuit.

Scherbak finit tout de même par rejoindre la KHL, mais ce fut plutôt par dépit. Après 29 matchs avec les Canadiens et 8 avec les Kings et des séjours dans Ligue américaine, il se retrouva à court d’options en Amérique du Nord.

Il est toutefois revenu dans la Ligue américaine en 2020-21, avec les Stars du Texas. Nous verrons s’il parviendra à revenir dans la LNH.

Cole Caufield

Désavantagé par une cuvée 2019 avec de la profondeur, l’indéniable talent offensif de Cole Caufield ne lui a pas suffi pour surmonter l’obstacle de sa petite taille. C’est ce qui explique qu’il était toujours disponible au 15e rang pour être choisi par les Canadiens.

Si ce que nous avons vu ce printemps est annonciateur de l’avenir, il pourrait devenir un vol.

D’ici quelques années, nous devrions savoir si Mailloux se compare à Kostitsyn ou Beaulieu, ou si le pari plutôt culotté de Timmins paiera et qu’il est plus près de Gallagher ou Caufield.

Sources :

"L’espoir venu de l’est" de Mathias Brunet, 22 juin 2003, La Presse, page S1,

"Je n’étais pas saoul" de Marc-Antoine Godin, 19 mars 2011, La Presse, page S8,

"Le Canadien met le grappin sur Nathan Beaulieu" de Marc-André Godin, 25 juin 2011, La Presse, page S2,

"Effacer un surnom" de Jean-François Chaumont, 12 octobre 2012, Journal de Montréal (journaldemontreal.com),

"Jacques Beaulieu a été congédié par le Sting de Sarnia", Agence QMI, 30 mai 2013, Journal de Montréal (journaldemontreal.com),

"Nathan Beaulieu et son père Jacques en probation pendant neuf mois" de Jane Sins, Agence QMI, 14 août 2013, Journal de Montréal (journaldemontreal.com),

"Ce sera peut-être un coup de circuit" de Gabriel Béland, 28 juin 2014, La Presse, page S2,

"Dans une cuvée moins forte comme cette année, il aurait sorti dans le top-5" d’Éric Leblanc, 2 juillet 2021, RDS (rds.ca).

dimanche 1 mars 2020

Les Islanders à Brooklyn, c'est fini




C'est officiel.  La catastrophique expérience des Islanders à Brooklyn tire à sa fin.  Ceux-ci ont annoncé qu'ils disputeront leurs séries et leur prochaine saison au Nassau Coliseum de Uniondale (qu'ils surnomment affectueusement "The Barn" ou "La Grange"), avant de déménager dans leur nouvel aréna à Belmont Park.

Il reste donc trois matchs d'ici la fin de la saison 2019-20 qui seront disputés au Barclays Center, incluant celui du 3 mars prochain contre les Canadiens.

Les Isles avaient dû se rabattre sur le Barclays Center, après que leur projet de nouvel aréna ait été rejeté par la population, même s'il a fallu grandement tourner les coins ronds pour adapter cette enceinte conçue pour le basketball au hockey.

En plus d'être affreux pour le hockey, le Barclays est situé à 42 kilomètres du Nassau Coliseum, leur domicile initial.  Les Islanders, qui avaient déjà de la difficulté à attirer de bonnes foules en raison de leurs performances médiocres depuis longtemps, ont ainsi perdu une autre partie de leurs supporteurs, qui ne les ont pas suivis.

Les Islanders auront donc passé trois saisons complètes (de 2015-16 à 2017-18) et deux autres à mi-temps (2018-19 et 2019-20 partagées avec le Nassau Coliseum) au Barclays. 


samedi 21 septembre 2019

Les meilleurs logos de centre de glace de la LNH





En ces temps de pré-saison, les équipes de la LNH aiment bien nous dévoiler la préparation de leur glace pour la nouvelle saison et c'est toujours un délice pour moi que de regarder ces photos ou ces vidéos en accéléré. Comme ça fait un moment que j'ai pas fait un billet à propos de logos, J'ai donc pensé faire un classement des meilleurs et des pires logos de centre de glace actuellement utilisés dans la LNH.

Ça peut paraître banal mais pour avoir travaillé dans le domaine de l'impression grand format (j'ai imprimé le logo central de quelques patinoires locales au Lac-St-Jean), je peux vous dire qu'il n'est pas toujours évident d'adapter un logo au centre d'une patinoire en prenant compte des contraintes de la ligne rouge, de la délimitation du cercle et du logo en tant que tel. Il est certain que si en partant le logo est mauvais, ce sera très difficile de le rendre attrayant au centre d'une patinoire. Mais comme vous allez voir, quelques équipes ont réussi à sortir du lot avec un peu d'imagination. Vous comprendrez donc qu'il ne s'agit pas d'un palmarès des logos en tant que tel mais plutôt de leur application au centre de la glace. Certains des logos que j'apprécie le moins se retrouvent même dans les meilleurs.

Allons-y donc avec les quinze meilleurs en partant du meilleur jusqu'au milieu de peloton. Demain vous aurez droit au reste avec les moins bons jusqu'aux pires.


#1. Oilers d'Edmonton


J'ai bien sûr un parti pris pour les Oilers alors que je suis un fan invétéré de l'équipe et de leur splendide logo. Il va de soi qu'il est assez efficace au centre du cercle de mise en jeu central alors qu'il est déjà de forme circulaire. Mais ce qui fait qu'il fonctionne autant est qu'il n'est presque pas obstrué par la ligne rouge qui coupe le milieu parfaitement de manière symétrique. Des points bonus vont également aux Oilers pour ce superbe agencement qu'ils ont fait avec les sièges. Cette photo date de l'ouverture du Rogers Place il y a quelques années. Ils avaient alors décoré chaque siège avec un chandail de couleur pour faire la forme du logo. Bien sûr ils ne font pas ça à chaque match mais c'était tout simplement splendide. Regardez cette autre photo ça vaut la peine.


#2. Islanders de New York


Comme les Oilers, les Islanders bénéficient également d'un logo circulaire qui s'agence parfaitement au centre de la glace. Seulement le ''N'' de Islanders est obstrué mais ce n'est pas trop grave. À la base ce n'est pas un de mes logos préférés mais il ''fitte'' juste bien, surtout lorsqu'on le voit en plein match. Points bonus pour l'effet symbolique du bâton et de la rondelle du logo sur un cercle de mise en jeu. Et encore plus de points bonus aux Islanders pour la qualité de leur vidéo de dévoilement et parce qu'ils préfèrent peinturer le logo au lieu de mettre des impressions sur vinyle.


#3. Blackhawks de Chicago


Mon avis change de jour en jour selon mon humeur car j'avais originalement placé ce logo en 8e place mais je suis revenu à mes esprits et le voici en 3e place. J'ai tout simplement été séduit par ce vidéo où l'on peut voir le procédé complet de la peinture de ce logo qui est autant magnifique sur un chandail qu'au centre de la glace.


#4. Sabres de Buffalo


Celui-ci est un logo spécial pour le 50e anniversaire de Sabres en 2019-20. Mais normalement le logo est également parfaitement circulaire et il aurait occupé la même place dans le classement. Je trouve qu'il s'agit d'un des meilleurs logos d'anniversaire depuis longtemps car normalement ce genre de logo me laisse froid. Mais celui-ci a un petit je-ne-sais-quoi qui fonctionne. Il est presque parfaitement symétrique mais le grand sabre vient justement briser cette symétrie de manière symbolique.


#5. Penguins de Pittsburgh


Celui-ci détonne vraiment et je suis tellement content que les Penguins soient retournés à une teinte de jaune plus flash que le or ''vegas'' qu'ils utilisaient auparavant. Si vous comparez les deux logos vous pouvez bien voir ce que je veux dire. Le contraste noir/jaune sur fond de glace blanche est fantastique et des points bonus vont aux Penguins qui, comme pour les Islanders, optent de peindre le logo à la main au lieu d'utiliser des bandes de vinyles imprimées.


#6. Golden Knights de Vegas


On peut dire que les Golden Knights ne font jamais rien à l'ordinaire et leur logo de centre de glace reflète parfaitement bien leur philosophie. Je ne déteste pas le logo des Knights mais il ne fonctionne pas autant au centre de la glace car il est désavantagé par la ligne rouge qui coupe et fait disparaître la ''Crète'' ou si vous voulez le ''nez'' du casque. Cependant ils ont bien compensé ce défaut en utilisant toute la surface circulaire avec un arrière-plan dorée et un contour avec des ornements. C'est peut-être un peu ''too much'' pour certains mais pour ma part je salue cette créativité. Vous allez voir que plusieurs autres équipes n'ont pas cette imagination. Voici un autre de ces splendides vidéos en accéléré.

#7. Maple Leafs de Toronto


Certains vont peut-être me renier d'avoir classé les Maple Leafs avant les Canadiens dans ce décompte mais je me dois (à contre-coeur) de donner crédit au Toronto pour leur nouveau/vieux logo qui détonne lui aussi au centre d'une glace. Histoire de rendre encore plus à César ce qui revient à César, ils ont même réussi à agencer leur logo à celui du nom de l'aréna. Le bleu du logo des Leafs, combiné au rouge de celui du Air Canada Centre, nous donne un ensemble tricolore qui fonctionne parfaitement sur une glace blanche. De plus, l'obstruction du logo par la ligne rouge ne cause pas trop de problèmes visuellement.


#8. Kings de Los Angeles


Ici on a droit à un logo que je déteste normalement mais qui pour une raison obscure fonctionne bien comme logo de centre de glace. La symétrie fonctionne parfaitement et le contraste noir/gris complémenté des écritures rouges est également parfait. Points bonus pour le pattern de petites couronnes en renversé sur la ligne rouge.


#9. Jets de Winnipeg


Un autre logo circulaire qui se pose sans trop de problème au centre de la glace. Bien sûr l'avion principal est coupé en deux mais ils ont compensé en faisant eux aussi un pattern avec leur logo en renversé sur la ligne rouge. Vous pouvez voir l'installation en accéléré ici.


#10. Bruins de Boston


Celui-ci est l'fun par la conception même du logo avec les bandes jaunes transversales qui créent une bonne symétrie et du dynamisme. La ligne rouge n'obstrue pas trop le logo et le gros contour noir et jaune du logo vient parfaitement entourer le tout. Le contraste est également très frappant sur la glace et c'est très efficace.


#11. Rangers de New York


Ici les Rangers ont bien réussi à remplir le cercle en ajoutant une énorme bande de contour au logo ainsi que l'année de conception de l'équipe. C'est une petite addition qui fait toute une différence et plusieurs équipes dans le bas de ce classement devraient prendre des notes et faire de même. Un des points négatifs est que la mention ''New York Rangers'' se répète inutilement.


#12. Red Wings de Detroit


Ici rien de trop compliqué mais je regrette que les Red Wings ait enlevé l'inscription ''Hockeytown'' du centre de la glace alors que c'était devenu assez emblématique de la place (quoiqu'il s'agit désormais d'un nouvel aréna). Ici je crois qu'il aurait été inutile d'entourer le logo d'un contour alors parfait comme ça. Rien à dire de mal mais rien d'extraordinaire non plus.


#13. Canadiens de Montréal



Voilà pour le Canadien qui depuis l'an passé a modifié son logo central et je suis un peu mitigé... Comme la plupart des équipes, Montréal a maintenant le gros logo au centre contrairement à la disposition ancienne avec deux logos dans chaque sens. Je trouvais cette disposition tellement classique qu'il est difficile d'accepter totalement cette nouvelle version. C'est même un des derniers vestiges restants sur les lieux de l'ancien forum (voir également texte du 3 sept. 2019). Quoique j'ignore s'il s'agit de la dernière peinture d'origine où s'ils ont repeint le logo par la suite.

Quoiqu'il en soit cette nouvelle disposition n'est pas mauvaise. Points bonus pour l'agencement subtil des bandes rouges et blanches sur la ligne rouge. Regardez attentivement et vous verrez qu'elles sont parfaitement alignées avec le ''C'' rouge du logo. Vraiment nice comme détail. Mais le principal point qui m'agace est justement le ''Point'' de mise en jeu au centre qui vient un peu tout gâcher mais ils n'avaient pas d'autre choix que de le laisser en place. Ce point de mise en jeu ne cause pas une telle distraction sur les logos vus précédemment donc c'est un peu ce qui fait baisser le Canadien dans mon décompte.

#14. Canucks de Vancouver


À l'instar des Sabres, les Canucks fêtent également leur 50e anniversaire d'existence en 2019-20 et ont eux aussi un logo spécial pour l'occasion. J'aime bien ce logo avec le bâton en renversé qui vient former le chiffre 5 et c'est bien efficace disposé comme ça au centre de la glace où la ligne rouge vient naturellement séparer les deux chiffres et mettre l'accent sur cette forme de bâton invisible. Très bien executé. Cependant il manque un peu de punch pour le mettre plus haut. Un contour de couleur supplémentaire (genre vert) encerclant le tout aurait peut-être fait la job. Un peu comme sur leur chandail.

#15. Lightning de Tampa Bay



Voici pour terminer cette première partie. Le lightning s'en sort bien avec son logo dynamique qui fait un beau contraste sur la glace. À partir d'ici et pour les 5-10 prochaines positions du décompte, les positions sont assez interchangeables. 

Revenez demain pour la suite.

jeudi 19 juillet 2018

Ce sera le Métal Pless de Plessisville








L'image officiel du logo n'est pas encore disponible,
d'où la qualité graphique douteuse de celui-ci.

J'ai fait un article dernièrement annonçant le déménagement du Big Foot de St-Léonard d'Aston à Plessisville. La semaine dernière (je sais, j'ai du retard sur les nouvelles ...), les nouveaux propriétaires ont dévoilé le nouveau nom et logo de leur équipe. Donc, place au "Métal Pless" de Plessisville.

Je dois admettre que je suis un peu déçu que le nom de l'équipe de hockey soit un nom de compagnie, mais je comprends la réalité d'une équipe senior AAA qui veut capitaliser sur le plus de possibilités de commandites. L'avantage ici, c'est que "Métal Pless" est une compagnie qui conçoit et fabrique de l'équipement de déneigement. Et en croire les dirigeants de l'équipe, ils pourraient être capable de "passer la gratte" dans la LHSAAAQ. J'aime toutefois le spartiate qui a été intégré dans le logo. Je suppose que la promotion de l'équipe tournera autour de ce thème. Il reste à voir le dévoilement des uniformes.

Lors du dévoilement du nom et du logo, ils en ont également profité pour présenter leur nouvel entraîneur-chef, Mario Roy. Très connu dans la région des Bois-Francs et de l'Érable, Roy a été pendant plusieurs années entraîneur-chef du Titan de Princeville, dans la LHJAAAQ, les conduisant d'ailleurs au championnat en 2012. Pourra-t-il réaliser l'exploit derrière le banc du "Métal Pless" ? Réponse à la fin de la saison 2018-19.

mardi 12 juin 2018

Le BigFoot, c'est fini ...








Des nouvelles de la LHSAAAQ (Ligue de Hockey Senior AAA du Québec), ligue qui se situe entre le semi-pro et la typique ligue de bière. Le BigFoot ne reviendra pas à St-Léonard-d'Aston l'an prochain. L'équipe a été racheté par un groupe qui l'amènera jouer à l'amphithéâtre Léo-Paul-Boutin de Plessisville pour la saison 2018-19.

Adieu, logo de pneu avec des dents ....

Les assistances faibles et le manque de commanditaires auront sonné le glas du BigFoot. Il faut dire que le Centre Richard-Lebeau, à l'origine, n'a pas été conçu pour recevoir une équipe de hockey, les estrades ayant été installé au 2e palier de l'amphithéâtre. Pour y avoir déjà joué lors d'un tournoi, il était effectivement assez étrange de jouer entre 4 murs et de voir quelques spectateurs presque juchés au-dessus de nos têtes !

À Plessisville, l'aréna conçu pour recevoir 600 spectateurs a été rénové en 2015. Pour l'avoir visité à quelques reprises lors de la saison de hockey de mes fils, je ne doute pas que le futur club Plessisvillois devrait faire courir les foules. Surtout que, si je me fie à mes souvenirs ainsi qu'à mes recherches, il n'y a pas eu d'équipes de hockey senior installé en permanence à Plessisville depuis le "Transport Grégoire" qui quitta la "Ligue de Hockey Senior Promutuel" suite à la saison 2001-2002. Le nom de la nouvelle équipe n'est pas encore choisi. Bien hâte de voir le résultat du brainstorm.

Parlant justement de la LHSAAAQ, elle vient de terminer la première saison de son histoire, qui a vu le Bellemare de Louiseville remporter le championnat. Il s'agit déjà d'un troisième sacre pour le Bellemare dans le hockey Senior AAA. C'est que 9 équipes sur les 10 de la LHSAAAQ évoluaient lors des dernières saisons au sein de la LHSAM (Ligue de Hockey Senior A de la Mauricie), ligue qui existait depuis 2005. Des visions divergentes entre les dirigeants de la ligue et les gouverneurs des équipes les ont poussé à quitter la LHSAM et de repartir sous un nouveau nom. C'est d'ailleurs dans cette ligue qu'est réapparu le Wild de Windsor en 2015, trois ans après que la concession (qui venait de déménager de Sherbrooke) aille s'installer à Cornwall, après une seule saison dans la LNAH.

Bien que la LHSAAAQ ne soit pas considéré comme ligue professionnelle, j'ai l'impression qu'elle souffle dans le cou de la LNAH, elle qui ne compte plus que 6 équipes dans ces rangs.

Sources : https://www.laction.com/actualites/2017/4/24/les-neuf-equipes-quittent-la-lhsam.html ; http://icehockey.wikia.com/wiki/Promutuel_Senior_Hockey_League

mardi 8 mai 2018

Une petite photo pour le plaisir #74 - Décathlon








Depuis quelques semaines, la chaîne Décathlon, une grande surface spécialisée en articles de sport, a fait son entrée chez nous.  Pour le moment, il n'y a qu'un site, au Mail Champlain de Brossard.
 
L'endroit est vaste et on compte même des aires où on peut tester certains produits.
 
Parmi les nombreux articles disponibles, on y retrouve entre autres des crosses de hockey.  Si vous ne le saviez pas déjà, vous aurez donc probablement deviné qu'il s'agit d'une chaîne française...
 
 

mercredi 27 septembre 2017

Le prix des billets du Rocket








Malgré des prix parmi les plus élevés de la LNH, la zone famille de plus en plus petite et la zone Molson Ex (64$ en régulier, encore plus en fin de semaine ou pour les matchs premium) qui se vend maintenant au même prix que les bleus, les billets des Canadiens continuent de s’envoler assez vite.
 
Pour ceux qui veulent assister à un match à prix plus raisonnable, dépendamment d’où vous habitez, il y a bien sûr le hockey junior, le hockey universitaire, le hockey senior ou le hockey féminin.  Par contre, à partir de cette année, il y a une nouvelle alternative, la Ligue américaine, avec l’arrivée du Rocket de Laval.
 
Mais qu’en est-il de la structure de prix?  Où les Canadiens positionnent-ils leur club école?  Où se situe le Rocket par rapport aux autres équipes de la Ligue américaine?
 
J’ai donc fait ma petite enquête.  Toutefois, la tâche n’est pas aussi simple que cela pourrait paraître, puisque chaque équipe a sa façon de faire.
 
D’abord, je me suis limité aux équipes de la Conférence est, puisque celles-ci risquent d’avoir une structure de coût semblable (au niveau des voyages entre autres).
 
Et bien qu’il existe une variété de forfaits, de prix de groupe, de promotions et de frais de billetterie, je me suis aussi limité au prix des billets individuels, pour rendre les choses simples.  Combien doit débourser le partisan moyen pour assister à un match de temps à autre?
 
Au fil de mon étude, j’ai aussi décidé de faire un autre ajustement.  J’ai réalisé que plusieurs équipes avaient de très petites sections avec des billets plus chers (habituellement la rangée sur le bord de la bande).  Je suppose que cette catégorie s’adresse à ceux qui veulent le meilleur billet, peu importe le prix.  On retrouve ceci entre autres à Bridgeport, Charlotte, Hartford, Lehigh Valley, Springfield et Laval.  J’ai donc décidé de retirer ces sections, puisqu’elles ne sont pas vraiment représentatives et qu’elles ne sont pas disponibles en grande quantité.  (C’est particulièrement vrai à Charlotte, où ces billets se détaillent à 86$ chacun, alors que les suivants se vendent 35,50$.  Les inclure aurait fait paraître les billets des Checkers, le club école des Hurricanes, beaucoup plus chers qu’ils ne le sont réalité.)
 
Remarquez que j’aurais aussi pu faire la même chose à l’autre bout du spectre avec les toutes petites sections à rabais que possèdent les Phantoms de Lehigh Valley (Flyers) et les Thunderbirds de Springfield (Panthers).  J’ai toutefois décidé de les inclure, tout comme j’ai inclus les nombreux matchs à 10$ de rabais des Bruins de Providence (qui est en fait le principe des matchs premium, mais inversé).
 
Conclusion?  À l’image des billets des Canadiens, ceux du Rocket sont plutôt chers. 
 
 
Pour les billets les plus dispendieux (47$), ils sont même plus coûteux que ceux des Marlies de Toronto (Maple Leafs, 41$).  En fait, il n’y a que ceux des Sound Tigers de Bridgeport (Islanders, 50,50$) qui sont plus chers.  Est-ce parce qu’ils sont dans la région de New York (au sens élargi) qu’ils sont si chers?  Peut-être.  Du moins, ce n’est pas parce que l’aréna est trop petit, puisque le Webster Bank Arena de Bridgeport peut tout de même contenir 8525 spectateurs.
 
Et qu’en est-il des billets les moins chers?  À 25$, ceux du Rocket sont les moins abordables du groupe.  De plus, l’écart entre les plus dispendieux et les plus abordables est parmi les plus grands (derrière Toronto, Bridgeport et Lehigh Valley).
 
Par contre, les billets du Rocket sont en dollars canadiens.  Est-ce que les résultats seraient différents si on tenait compte du taux de change pour les équipes canadiennes?  J’ai donc ajusté dans mon tableau les prix du Rocket, des Marlies et des Senators de Belleville avec un taux de 0,80$.
 
 
Les billets les plus dispendieux (37,60$) demeurent les deuxièmes plus chers, derrière Bridgeport, mais ils se font maintenant chauffer par Lehigh Valley (36$), qui dépassent maintenant les Marlies (32,80$).
 
Pour les billets les plus abordables (20$ une fois convertis en dollars américains), ils se font maintenant coiffer par Bridgeport (21$) et sont rejoints par ceux du Wolf Pack de Hartford (Rangers) et des Bears de Hershey (Capitals).
 
Dans un autre registre, vous pourriez voir (quantités limitées de toute évidence, mais toujours disponibles au moment d'écrire ces lignes):
 
-les Canadiens jouer en Caroline le 27 décembre à partir de 23,31$ US (plus les frais, évidemment);
-P.K. Subban et les Predators affronter les Sénateurs à Ottawa le 8 février à partir de 30,61$ Can;  
-les Canadiens affronter les Islanders à Brooklyn le 2 mars à partir de 29$ US;
-les Canadiens jouer au New Jersey le 6 mars à partir de 37,79$ US.
 
Sans oublier ces offres des Coyotes :

 
Le moins qu’on puisse dire, c’est que le prix des billets varie beaucoup d’un endroit à l’autre…