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lundi 6 juin 2016

Billy Harris




Billy Harris fit son parcours junior avec une des bonnes équipes de son époque, les Marlboros de Toronto.  En 1971-72, l’équipe domina l’OHA (l’ancêtre de l’OHL), mais elle se fit surprendre en séries par les Petes de Peterborough.
 
Au repêchage de 1972, les Marlies se rattrapèrent en volant la vedette.  Quatre des seize sélections de première ronde avaient ciblé un de leurs joueurs.  Toronto prit George Ferguson au 11e rang.  Les Canadiens jetèrent leur dévolu sur les deux compagnons de trio d’Harris, Dave Gardner au 8e rang et Steve Shutt (voir texte du 20 juin 2015) au 4e.  Quant à Harris, il fut le premier choix de l’histoire des nouveaux Islanders de New York, avec la toute première sélection de l’encan. 
 
Malgré une offre de cinq ans pour 750 000$ des Blazers de Philadelphie de l’AMH naissante, il se rapporta à l’équipe d’expansion.  Il faut dire qu’on lui offrit ce qui était à ce moment un record pour une recrue, 125 000$ par année pendant deux ans.  Toutefois, avant de se rendre au camp, il fit partie des espoirs qui eurent l’occasion de s’entraîner avec l’équipe canadienne, en préparation pour la Série du siècle.  Ses deux autres compagnons furent Michel Larocque (voir texte du 7 avril 2014) et John Van Boxmeer.
 
Comme c’est habituellement le cas avec une équipe d’expansion, les premières années furent difficiles.  La première saison des Islanders, en 1972-73, s’est soldée par une fiche de 12-60-6, où l’entraîneur Phil Goyette (voir texte du 15 juin 2015) n’eut même pas l’opportunité de terminer la saison.  Dans les circonstances, Harris s’est malgré tout illustré.  Il a marqué à son premier match et a terminé sa saison avec 50 points, le plus haut total de l’équipe.  Il termina d’ailleurs troisième dans la course au Trophée Calder (recrue de l’année) derrière Steve Vickers et Bill Barber.
 
L’année suivante sera à peine mieux, mais avec l’arrivée de l’entraîneur Alger Arbour (voir texte du 22 mars 2010), du premier choix du repêchage de 1973, Denis Potvin, de Bob Nystrom, de Clark Gillies et de Glenn Resch, l’organisation des Islanders a connu une progression beaucoup plus rapide que la plupart des autres équipes d’expansion.
 
À peine à leur troisième saison, les Isles ont atteint le carré d’as.  Et ce n’était pas un accident de parcours, puisqu’avec les ajouts de Bryan Trottier et Mike Bossy, New York atteignit la demi-finale quatre fois en cinq ans.  Par contre, l’atteinte de la finale leur échappa à chaque reprise.
 
De son côté, Harris y contribua, entre autres en formant le trio « Long Island Lightning Co » avec Trottier et Gillies.  En 1975-76, Harris accumula 70 points et participa au match des étoiles.  Il connut également durant ces années une série de 579 matchs consécutifs.
 
Néanmoins, le directeur-gérant Bill Torrey sentait qu’il devait bouger pour passer à l’étape suivante et enfin atteindre la finale.  C’est alors que le 10 mars 1980, il transigea pour obtenir ce qui lui semblait la pièce manquante, l’attaquant Butch Goring.  (voir texte du 9 septembre 2011)  Mais pour conclure l’échange, Torrey dut envoyer le futur entraîneur des Red Wings, Dave Lewis, et Harris aux Kings.
 
On connaît la suite.  Un peu plus de deux mois plus tard, les Islanders mirent la main sur une première de quatre Coupes Stanley consécutives.  Goring joua un rôle important dans cette dynastie, se méritant au passage le Trophée Conn Smythe (joueur le plus utile des séries) en 1981.
 
Harris, qui avait connu depuis le début, les années maigres, puis la progression fulgurante des Islanders, rata le point culminant de peu.  Même si Torrey lui envoya sa pleine part de l’argent des séries en 1980, il n’eut pas droit à une bague de la Coupe Stanley, ni cette année-là, ni jamais.  Il en ressentit d’ailleurs une grande frustration pendant plusieurs années et refusa de regarder les matchs de ses ex-coéquipiers en séries.
 
Harris joua deux ans à Los Angeles, puis deux autres à Toronto, où il fut ralenti par les blessures.  Il conclut sa carrière en 1983-84 en faisant un bref retour avec les Kings.  En 897 matchs, il montre une respectable fiche de 231-327-558.
 
Une fois sa carrière de hockeyeur terminée, Harris investit dans plusieurs entreprises, dans le domaine de la restauration, de l’immobilier et de l’automobile, en plus de gérer pendant un moment une marina.  Il est maintenant propriétaire d’une entreprise de chandelles, basée en Ontario.
 
Sources : hhof.com, hockeydraftcentral.com, wikipedia.org.

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