Né le 29 octobre 1920 à Winnipeg, le robuste défenseur Bill Juzda a commencé sa carrière de hockey dans la Western Junior Hockey League avec les Maple Leafs d'Elmwood et les Thistles de Kenora, aidant ces derniers à atteindre la finale de la coupe Memorial en 1940.
Rappelé par les Rangers de New York durant la saison 1940-1941, il a passé une grande partie de l'année avec leur club-école de la Ligue américaine, les Rockets de Philadelphie. Il a ensuite disputé 45 matchs avec les Rangers lors de la saison 1941-1942 avant de mettre sa carrière sur pause lorsqu'il s’engagea au sein de l’aviation royale canadienne. Il joua toutefois au hockey avec le club de la Winnipeg RCAF, les Bombers durant trois saisons.
Juzda, à gauche, en pleine action contre les Red Wings
Après la guerre, il signa un nouveau contrat avec les Rangers. Il semblerait que ses années passées dans l’armée le rendirent davantage robuste car il devint un des plus redoutables plaqueurs de la ligue. Ce serait d’ailleurs lui qui aurait mis fin à la carrière de Toe Blake dans la LNH suite à une mise en échec au cours de la saison 1947-1948
Il joua 137 autres matchs avec les Rangers avant d'être échangé aux Maple Leafs de Toronto dans le cadre d'une transaction impliquant plusieurs joueurs avant la saison 1947-1948.
Juzda, à droite, portant le tristement célèbre Bill Barilko après le but vainqueur de ce dernier lors de la finale de 1951
Avec les Leafs, Juzda remporta deux coupes Stanley, en 1949 et 1951. Il a pris part à un total de 211 matchs avec les Leafs jusqu’en 1952.
Libéré par les Leafs à l’aube de la saison 1952-52, il signa avec les Hornets de Pittsburgh dans la LAH, y obtenant une sélection sur la deuxième équipe d'étoiles de la ligue.
En 1953, il retourna à Winnipeg pour évoluer pendant dix saisons au niveau sénior avec les Maroons de Winnipeg, participant à deux finales de la coupe Allan. Les Maroons ont notamment effectué une tournée en Tchécoslovaquie durant cette période. Au milieu des années 1950, Juzda a aussi fait de brefs passages chez les Wheat Kings de Brandon et les Paper Kings de Pine Falls.
Bien qu'il ait officiellement pris sa retraite du hockey après 1963, il a continué à jouer au hockey des anciens (old-timers) jusqu'à plus de 70 ans.
Juzda a également entraîné des équipes de hockey de la catégorie midget jusqu'au niveau sénior. Jusqu'à son décès, il résidait à Winnipeg et portait toujours sa bague de champion de la coupe Stanley de la saison 1948-1949. Il a été introduit au temple de la renommée du sports du Manitoba en 1992. Il est décédé le 17 février 2008.
En 398 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 14 buts et 54 passes pour 68 points.
Merci à notre fidèle lecteur, Jellos, qui nous a suggéré ce sujet.
Cette année, l’Italie fait un retour au tournoi olympique de hockey, puisqu’en tant que pays hôte, elle est qualifiée d’office, comme ça avait été le cas en 1956 et 2006. Ce ne sont toutefois pas ses seules apparitions, puisqu’elle y était aussi en 1936, en 1948 et en 1964. Il y eut ensuite une absence prolongée, avant de revenir en 1984, en 1992, en 1994 et en 1998, la dernière fois qu’elle s’est qualifiée sans être l’hôtesse.
Le podium n’a toutefois jamais été une réelle possibilité, puisque son meilleur résultat fut en 1956, sur son sol à Cortina d’Ampezzo, avec une septième place dans un tournoi à 10 équipes.
Pour son retour, on a mentionné la présence de Phil Pietroniro dans l’uniforme italien, le seul québécois du tournoi, lui qui est né à St-Eustache et qui, comme son père, a joué dans la LHJMQ. S’il joue aujourd’hui à Kladno, en Tchéquie, aux côtés de Jaromir Jagr, il a déjà joué dans le championnat italien et sa double citoyenneté lui permet de représenter l’Italie aux Jeux.
Pietroniro n’est toutefois pas le premier visage familier à enfiler le gilet italien aux Olympiques. Si lors des premières éditions, l’équipe italienne était composée presque entièrement d’italiens basés en Italie, à partir de 1984, il y eut de plus en plus de canadiens qui jouaient dans la ligue italienne. Plusieurs d’entre eux avaient d’ailleurs des origines dans le pays. En voici quelques-uns.
Bob Manno
Originaire de Niagara Falls, Bob Manno a été repêché en deuxième ronde par les Canucks en 1976. Bien que l’équipe n’était pas si bonne, Manno mit du temps à devenir un régulier, faisant à quelques reprises des retours dans les mineures.
Après la saison 1980-81, Manno fut libéré par Vancouver. Il signa alors avec les misérables Leafs, où il s’intégra bien, avec son sommet en carrière de 50 points. Il alla même au match des étoiles, en remplacement de Börje Salming. À la fin de la saison, il alla représenter l’Italie aux championnats du monde. L’expérience sembla lui plaire, puisqu’au lieu de revenir avec Toronto, il signa avec Mérano de la ligue italienne.
Pour la saison 1983-84, il revint toutefois dans la LNH, mais avec Détroit cette fois. Alors qu’il avait jusque-là joué principalement comme défenseur, il fut utilisé amplement à l’aile gauche et obtint une passe sur le premier but d’une jeune recrue, Steve Yzerman.
Son séjour dans la ville de l’automobile dura deux ans, avant qu’il ne retourne à Mérano. À son retour, il montra une fiche de 106 points en 36 parties et aida l’équipe à remporter le titre.
Il joua par la suite à Canazei et Bolzano, tout en représentant l’Italie aux championnats du monde (A ou B, dépendamment des années). C’est pourquoi que, lorsque l’Italie fit un retour aux Jeux olympiques, à Albertville, en 1992, Il allait de soi que Manno fasse partie de l’équipe.
Si l’équipe dirigé par l’ancien entraîneur des Penguins Gene Ubriaco ne remporta qu’un seul match, celui contre la Pologne, Manno marqua son unique but contre les États-Unis, aux dépends de Ray Leblanc. Il ajouta aussi deux passes à sa fiche.
L’Italie perdit le match de la onzième place contre cette même Pologne et termina donc au douzième et dernier rang.
Manno prit ensuite sa retraite et devint entraîneur, en Italie et en Allemagne.
Frank Nigro
Choix de cinquième ronde en 1979, celui qui est né en banlieue de Toronto fut choisi par son équipe locale, les Leafs. Lorsque Nigro fit l’équipe en 1982-83, Manno était déjà parti pour l’Italie. Par contre, après 68 matchs en deux ans avec les Leafs, toujours dans l'ère Ballard, et avoir passé l’année 1984-85 à Gardena dans la ligue italienne, il alla rejoindre Bob Manno à Mérano en 1985-86. Il surpassa même les statistiques de son nouveau coéquipier avec 132 points en 34 parties.
Il joua ensuite à Varèse et à Bolzano, avant de rejoindre Manno au sein de l’équipe olympique en 1992, alors qu’il obtint trois passes lors du tournoi.
Il prit ensuite sa retraite comme joueur.
Bill Stewart
Choix de quatrième ronde de Buffalo en 1977, le torontois Bill Stewart passa les neufs années suivantes à se promener entre les mineures et les Sabres, les Blues, les Maple Leafs et les North Stars. En bout de ligne, il joua un total de 260 matchs dans la LNH.
En 1986, il prit le chemin de l’Italie, où il joua neuf ans pour Brunica, Milan (où il remporta deux championnats), Gardena et Courmayeur.
Comme Manno et Nigro, il est allé à Albertville, où il a obtenu trois passes. Par contre, contrairement aux deux autres, il a poursuivi son parcours olympique jusqu’à Lillehammer, en 1994.
Cette fois dirigée par Bryan Lefley, le frère de Chuck (décédé récemment) et ancien des Islanders des Scouts et des Rockies, l’Italie remporta un match contre la France dans le tournoi à la ronde et en gagna un autre, toujours contre la France, dans la phase de classement. Ceci lui permit de terminer au neuvième rang sur douze équipes.
Ce n’est toutefois pas en raison de sa contribution offensive qu’elle a obtenu ce résultat, puisqu’il a été blanchi.
À partir de 1995, il devint entraîneur, dans la Ligue coloniale, la Ligue de l’Ontario et la Ligue américaine, avant de graduer dans la Ligue nationale derrière le banc des Islanders en 1998-99. Il devint entraîneur-chef en janvier, lors que Mike Milbury décida de se concentrer sur son poste de directeur-gérant. Stewart termina la saison et suite à une fiche de 11-19-7, il fut relevé de ses fonctions.
La suite est pour le moins étonnante. En 1999, il est devenu l’entraîneur des Colts de Barrie de l’OHL, où son passage fut plutôt chaotique. Dans cette équipe qui comptait Mike Danton (ça commence bien), un joueur fut accusé d’assaut après avoir brandi son bâton durant un match. D’autres furent accusés d’agression sexuelle. Quant à Stewart, il fut accusé d’avoir dissimulé deux fois un joueur ukrainien dans le compartiment à bagages de l’autobus pour passer la frontière. Et suite à la défaite de son équipe en finale de la Coupe Memorial contre Rimouski, Stewart a quitté le Metro Centre d’Halifax sans s’adresser à qui que ce soit.
La saison suivante, plutôt que de retourner à Barrie, il alla en Allemagne et ensuite en Autriche. Durant son passage de 9 ans, il fut entre autres impliqué dans une bagarre générale où il blessa l’entraîneur adverse, en plus à un autre moment d’avoir simulé un évanouissement pour permettre à son joueur étoile de faire aiguiser ses patins.
Il revint une dernière fois dans l’OHL en 2011 avec le Storm de Guelph.
Sources :
″Les Suédois partent du bon pied″, AFP, 10 février 1992, La Presse, pages S8, S12,
″Phil Pietroniro, de la LHJMQ aux Jeux de Milano-Cortina″ de Jean-Patrick Balleux, 21 janvier 2026, Radio-Canada (ici.radio-canada.ca),
À moins que vous soyez caché sous une roche depuis quelques mois, vous avez sûrement entendu plusieurs jeunes de la génération Alpha crier le mot de l'année 2025, "Six Seven" (67). Vous vous demandez peut-être ce que ça veut dire ? Eh bien, à part que c'est tiré d'une chanson d'un rappeur, et qu'un joueur de basketball de 6'7" (six seven !) ai noté son café avec une note de 6-7 (six seven !!) sur 10 en faisant un mouvement de ses deux mains, bien ça ne veut rien dire ! C'est toutefois devenu viral, et restera sûrement ancré dans le cerveau de plusieurs jeunes qui choisiront ce numéro dans leur équipe sportive en se croyant marrant ! En fait, ça semble déjà être le cas, juste à voir ce partisan du Rocket de Laval.
photo tiré de Facebook
Présentement dans la LNH, il n'y a que 4 joueurs qui arborent le 67 sur leur chandail. Il s'agit de Lawson Crouse du Mammoth, Xavier Parent des Devils, Declan Carlisle du Lightning et Rickard Rackell des Penguins. Dans toute l'histoire de la LNH, c'est un grand total de 41 joueurs différents qui choisirent ce numéro, dont un seul gardien et ce pendant seulement 7 matchs. Et dans ces 7 matchs avec les Mighty Ducks d'Anaheim, Tom Askey n'a remporté aucune victoire. Chez le Canadien de Montréal, trois joueurs ont décidé d'y aller avec le numéro 67, de grands joueurs comme Michael Frolik, Chris Tierney et un capitaine, un certain Max Pacioretty.
Tom Askey - 0-2-2 en 7 matchs (dont 1 défaite en séries)
Au hockey le nombre "67" fait référence à un grand évènement de la LNH, lorsque quand on l'associe à l'année 1967. C'est effectivement en 1967 que la LNH fit sa première grande expansion, quittant "l'ère des 6 équipes", doublant le cadre de la ligue alors qu'il y aurait désormais douze (12) équipes qui se disputeraient le championnat de la coupe Stanley. Ça fera donc bientôt 60 ans que les Blues de St-Louis, les Flyers de Philadelphie, les Kings de Los Angeles et les Penguins de Pittsburgh firent leur entrée dans la LNH, accompagné des Golden Seals de la Californie et des North Stars du Minnesota, qui ont depuis disparut de la carte.
N'ayant pu mettre la main sur la coupe Stanley depuis 1967 (ni remporter plus de deux séries éliminatoire d'ailleurs !), je dis également que toute cette trend de SIX SEVEN doit faire solidement suer tous les fans des Maple Leafs. Et c'est ce qu'il nous fait apprécier les Maple Leafs … ils chockent année après années.
Le père de Mike Foligno est arrivé d’Italie lorsqu’il était enfant pour s’établir avec sa famille à Sudbury. Lorsqu’il est devenu père à son tour, il a initié le jeune Mike au hockey. Toutefois, alors que le fils avait 10 ans, le père est décédé subitement.
Ce malheureux événement a alors rendu sa famille vulnérable. Sa sœur a donc dû abandonner ses études pour aller travailler et venir en aide à sa mère. À 13 ans, Mike dut aussi se trouver un petit emploi pour contribuer, mais il continua de jouer au hockey. Il en conserva ainsi des valeurs familiales fortes.
En 1975, il se joignit à l’équipe junior de son coin, les Wolves de Sudbury. À chaque année, son total de buts et son total étaient supérieurs à ceux de l’année précédente. À sa quatrième année, sa fiche était de 65-85-150, ce qui lui permit d’attirer l’attention des dépisteurs. Il fut donc choisi au troisième rang du repêchage de 1979 par les Red Wings, une formation chroniquement mauvaise à cette époque. Il fut devancé par Rob Ramage et Perry Turnbull. Tout juste après avoir entendu son nom, les Capitals choisirent à leur tour Mike Gartner.
Comme les besoins étaient immenses à Détroit, Foligno fit l’équipe immédiatement. Les résultats furent au rendez-vous, puisque ses 36 buts furent le plus haut total de l’équipe, en plus d’être à ce moment un record de sa formation pour une recrue. Ce ne fut toutefois pas suffisant pour sortir les Wings de leur médiocrité, qui terminèrent leur saison avec 63 points. Il termina tout de même deuxième au scrutin pour le Trophée Calder. Par contre, il y avait à ce moment dans la ligue une autre recrue qui s’appelait Raymond Bourque…
1980-81 fut encore pire avec 56 points et au cours de la saison suivante, la direction voulut asséner un électrochoc. Détroit bâcla alors une énorme transaction en envoyant deux de leurs meilleurs attaquants, Foligno et Dale McCourt, en plus de Brent Peterson à Buffalo. En retour, les Wings firent l’acquisition d’un ancien marqueur de 50 buts, Danny Gare, en plus de Jim Schoenfeld, Robert Sauvé et Derek Smith.
C’est à ce moment que plusieurs d’entre nous firent plus ample connaissance avec Foligno. En effet, à cette époque, il y avait beaucoup de matchs intra-division, en plus des deux premiers tours des séries. C’est ainsi que les équipes de la division Adams, comme Buffalo, affrontaient souvent les Canadiens et les Nordiques.
Ailier robuste au talent offensif intéressant, Foligno attirait aussi l’attention de façons bien à lui. D’abord, il était l’un des rares à toujours porter un casque Northland de type dôme, impossible à rater. De plus, lorsqu’il marquait, il avait habitude célébrer de manière enthousiaste en faisant son caractéristique saut de crapaud, le ″Foligno Leap″.
Pendant cette période, les Sabres étaient principalement une équipe de milieu de peloton. S’ils ont causé la surprise en balayant les Canadiens en séries en 1982-83, ce fut l’inverse l’année suivante. Malgré une très bonne saison de 103 points, ils furent balayés par les Nordiques. Lors des années suivantes, s’ils faisaient les séries, ils avaient habituellement ou Boston ou Montréal dans les pattes et ne sortaient pas de leur division.
D’un point de vue personnel, Foligno maintenait une production de 50-60 points par saison, avec une exception en 1985-86, où il marqua 41 buts et obtint 80 points. Quant à son total de minutes de pénalités, il était habituellement d’au moins 150.
En décembre 1990, après un début de saison ordinaire, il fut échangé aux Leafs après 9 ans à Buffalo. Pour l’acquérir, le prix fut plutôt modeste : Lou Franceschetti et Brian Curran.
Les blessures ont ensuite ralenti Foligno, mais il put tout de même participer à l’étonnant parcours en séries de 1992-93, alors que les Leafs sont venus à un match de la finale. Ce sont finalement les Kings qui eurent le privilège de baisser pavillon devant les Canadiens.
Quelques mois plus tard, en novembre 1993, il fut échangé aux nouveaux Panthers de la Floride contre une somme d’argent. Cette transaction lui permit de franchir le seuil des 1000 matchs, lui qui avait atteint celui des 2000 minutes de pénalité à la fin de son passage chez les Leafs.
Il ne fut toutefois pas resigné par les Panthers à la fin de l’année, ce qui mit fin à sa carrière de joueur.
Il devint ensuite entraîneur-adjoint avec les Maple Leafs de St.John’s de la Ligue américaine, avant de retourner à Toronto. Il alla ensuite dans l’organisation de l’Avalanche, d’abord comme adjoint dans la LNH avant de devenir entraîneur-chef avec leur filiale, les Bears de Hershey.
Il retourna ensuite dans sa ville natale, pour prendre les rênes des Wolves de Sudbury de la Ligue de l’Ontario.
Après 7 ans, il retourna dans la LNH, avec Anaheim puis au New Jersey, encore comme adjoint.
Voulant par après donner une autre tangente à son engagement dans le monde du hockey, il s’impliqua au sein de l’équipe nationale de parahockey, en devenant entraîneur-adjoint en 2018.
L’implication de la famille Foligno ne se limite pas à Mike. Son épouse, décédée, en 2009, était la nièce de l’ex-gardien Ed Giacomin. Elle était aussi la mère de Nick et Marcus, qui jouent tous les deux depuis plusieurs années dans la LNH.
Au début de leur carrière, les deux frères ont rendu hommage à leur père en célébrant des buts avec des sauts de crapaud.
Sources :
″Une jeunesse difficile a formé le caractère de Mike Foligno″ de Philippe Cantin, 30 novembre 1985, Le Soleil, page S3,
″Senators rookie brings back father’s ′Foligno Leap′ in 4-3 win over Canadiens″, Associated Press, October 18, 2007, ESPN (espn.com),
″L’épouse de Mike Foligno meurt d’un cancer″, La Presse canadienne, 29 juillet 2009, La Presse (lapresse.ca),
″Des joueurs de la LNH trouvent du bonheur en para hockey″, Comité paralympique canadien, 4 juin 2023 (paralympique.ca),
On retrouve parmi les élus du Temple de la renommée de nombreuses vedettes offensives. En effet, cette façade du jeu y est favorisée. Oui, on compte des joueurs comme Bob Gainey et Rod Langway, mais parmi les patineurs, remplir le but aide énormément. De plus, comme il s’agit d’un vote, d’avoir un certain capital de sympathie ne peut pas nuire.
En 1990, la surprise fut donc grande lorsqu’il fut annoncé que Bill Barber et Gilbert Perreault feraient leur entrée au Temple avec Fern Flaman, un défenseur défensif qui avait conclu sa carrière dans la LNH trente ans auparavant,
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Originaire de Saskatchewan, Flaman fut recruté par les Bruins pendant la deuxième grande guerre. Comme Boston fut particulièrement affecté par le recrutement de ses joueurs, Flaman eut l’occasion de progresser relativement rapidement avec les Olympics de Boston et eut même l’occasion de jouer son premier match avec les Bruins à 18 ans. Ce n’est toutefois qu’une fois la guerre terminée qu’il se fit une place définitive dans la Ligue nationale.
Il se fit alors une réputation de joueur non seulement robuste, mais avec un style fougueux à la limite de la légalité, quand il ne traversait pas carrément la ligne. Ne reculant devant aucune méthode, incluant des insultes envers les canadiens-français, il se fit des ennemis dans la ligue et laissa de mauvais souvenirs à plusieurs, dont les frères Richard, qui le trouvaient particulièrement sournois.
En novembre 1950, il passa aux Maple Leafs avec Léo Boivin, Phil Maloney et Ken Smith. En retour, les Bruins firent l’acquisition de Bill Ezinicki et Vic Lynn, qui poursuivait ainsi son tour de la ligue.
Cet échange permit à Flaman de passer d’une équipe faible à une beaucoup plus compétitive. Les Bruins parvinrent alors à peine à se qualifier pour les séries, en devançant les Rangers d’un seul point. Par le fait même, Flaman put affronter ses anciens coéquipiers. Les Leafs ne firent toutefois qu’une bouchée de Boston, avant de venir à bout des Canadiens en finale. Bien que cette série ne se soit conclue qu’en 5 matchs, ceux-ci ont tous été décidés en prolongation.
Cette victoire permit à Flaman de remporter sa seule Coupe Stanley. Celle-ci prit ensuite une tournure tragique avec la disparition de Bill Barilko.
Au sein d’une équipe qui comptait à la ligne bleue Jim Thomson et un jeune Tim Horton, Flaman eut moins de temps de glace. Il fut donc retourné aux Bruins en juillet 1954, eux qui avaient des problèmes à la défense. En retour, Toronto mit la main sur Dave Creighton, un joueur offensif jugé peu robuste. Il ne fit que passer à Toronto, mais il eut finalement plus tard du succès avec les Rangers.
Quant à Flaman, il rapporta son style rugueux et discutable à Boston, où dès son arrivée en 1954-55, il fut le joueur ayant obtenu le plus de minutes de pénalités dans la ligue. Il fut aussi nommé au sein de la deuxième équipe d’étoiles. Dans une période où Doug Harvey et Red Kelly étaient pratiquement des incontournables pour la première équipe, Flaman fut aussi nommé au sein de la deuxième équipe d’étoiles en 1956-57 et 1957-58. Fait à noter, alors que les Bruins n’étaient vraiment pas à ce moment une puissance de la ligue à six équipes, ils causèrent une certaine surprise en atteignant la finale lors de ces deux mêmes années. Ils se buttèrent toutefois aux Canadiens en finale, eux qui étaient au milieu de leur séquence historique de cinq Coupes Stanley consécutives.
Flaman, qui était capitaine de 1955, demeura avec les Bruins jusqu’en 1960-61, avant de devenir joueur-entraîneur-directeur gérant des Reds de Providence de la Ligue américaine. Il fut ensuite entraîneur dans la WHL et la CHL.
En 1970-71, il devint entraîneur des Huskies de l’Université Northeastern, à Boston. Il y sera 19 ans. Si sa fiche globale est négative (256-301-24), il remporta tout de même une troisième place nationale en 1981-82, alors qu’on retrouvait dans son alignement Randy Bucyk, qui a remporté la Coupe Stanley à Montréal en 1986. Il remporta aussi quatre Beanpots, le tournoi qui réunit les équipes universitaires de la région de Boston.
Lorsqu’il fut élu au Temple de la renommée, il avait terminé son passage à Northeastern. Sa carrière de joueur était terminé depuis longtemps et avait laissé de mauvais souvenirs à plusieurs. Il était donc un peu étrange de voir refaire surface le nom d’un joueur qui a, oui, joué plus de 900 matchs, mais qui n’a compté que 34 buts, qui n’a jamais remporté le Trophée Norris, qui n’a jamais été retenu au sein de la première équipe d’étoiles et qui n’a jamais remporté la Coupe avec l’équipe avec laquelle il est principalement associé. Évidemment, on ne peut pas être contre le fait de reconnaître différents aspects du jeu, dont le jeu défensif. Mais peut-être que le temps a fini par adoucir les souvenirs de certains ou que celui-ci a permis une certaine réhabilitation.
D’ailleurs, autant lors de son introduction au Temle qu’à son décès en 2012, on souligna beaucoup l’apport qu’il eut dans la vie des jeunes joueurs qu’il a dirigés à Northeastern.
Étonnamment, il a été élu au Temple de la renommée des sports de la Saskatchewan en 1992, deux ans après sa sélection à celui du hockey, un peu comme si on trouvait étrange qu’un joueur local soit honoré par la grande ligue sans qu’il ne soit honoré dans son coin de pays et qu’il fallait corriger la situation.
Au Temple de la renommée, Flaman fut plus tard rejoint par Pat Quinn et Colin Campbell, deux joueurs qui n’étaient pas nécessairement des enfants de chœur, mais qui furent toutefois élus dans la catégorie ″Bâtisseurs″.
Sources :
″Le sport en général″ de Jacques Beauchamp, 21 juillet 1954, Montréal-Matin, page 18,
″Le sport en général″ de Jacques Beauchamp, 3 janvier 1958, Montréal-Matin, page 30,
″Flaman le détestable″ de Maurice Richard, 24 juin 1990, La Presse, page S7,
″Friends remember ex-Bruin Flaman as original tough guy″ de Mark Divver, June 12, 2012, Providence Journal (providencejournal.com),
″Leafs Hall of Famer Flaman passes away″ de Luke Fox, June 23, 2012, Sportsnet (sportsnet.ca),
Né d’un
père d’origine irlandaise et d’une mère algonquine et anichinaabée, George
Armstrong a grandi dans la région de Sudbury, où son père travaillait comme
mineur.
Dans sa
jeunesse, il a joué avec Tim Horton.Les
deux ont été alors repérés par les Maple Leafs.Horton a été envoyé avec les Majors de St.Michael's, alors qu’Armstrong a
pris la direction des Marlboros de Toronto.Ils se retrouveront plus tard avec les Leafs.
Avec les
Marlboros, Armstrong remporta la Coupe Allan en 1950.Lors du tournoi qui se déroula en Alberta, l’équipe
visita une réserve.Quand les hôtes
apprirent qu’Armstrong avait des racines autochtones, on lui fit une cérémonie
où on lui remit des plumes et où on le surnomma ″Big Chief Shoots the Puck″.Le surnom ″Chief″ demeurera.
Après un
passage avec les Hornets de Pittsburgh de la Ligue américaine, Armstrong se
fera une place avec les Leafs à long terme.Lorsque le 9 février 1952, il marqua son premier but contre Gerry McNeil
des Canadiens, ce fut le premier filet d’un joueur de descendance autochtone.
Armstrong
deviendra un incontournable à Toronto pendant de nombreuses années.S’il connut des saisons offensives
intéressantes, il dut toutefois réorienter son jeu dans la Ligue Nationale pour
devenir un avant plus défensif qu’auparavant.Il eut tout de même quatre saisons de 20 buts ou plus au fil des ans.
En 1958,
il fut nommé capitaine, titre qu’il conserva jusqu’en 1969.Il portait donc le C lors des quatre
dernières conquêtes de la Coupe Stanley des Leafs, en 1962, 1963, 1964 et
1967.En marquant dans un filet désert
lors du dernier match de la finale de 1967, Armstrong marqua ainsi le dernier
but de l’ère des six équipes, puisque l’automne suivant, la ligue a
augmenté ses cadres à douze équipes.Cette Coupe fut aussi la dernière des Leafs et celle qui empêcha les
Canadiens de remporter le titre lors de l’année de l’expo (alors qu’un présentoir
avec la Coupe Stanley était en place au pavillon du Québec) et de répéter les
cinq Coupes consécutives des années 1956 à 1960.
En 1969,
il annonça sa retraite.On le remplaça
donc comme capitaine par Dave Keon.Toutefois, il se ravisa.Il joua
donc deux autres saisons, avant de mettre fin à sa carrière de joueur pour de
bon.
Encore
aujourd’hui, il est celui qui a joué le plus de matchs dans l’uniforme des
Leafs, avec 1187.
Il devint
ensuite dépisteur des Leafs pendant un an, avant d’être nommé entraîneur des
Marlboros (qui appartenaient toujours aux Leafs à ce moment) en juillet 1972.
Derrière
le banc, Armstrong eut rapidement du succès.Il remporta la Coupe Memorial en 1973 et en 1975, en ayant sous ses
ordres des joueurs comme les frères Mark et Marty Howe, Paulin Bordeleau, Bruce
Boudreau, Mike Palmateer et Mark Napier.
En 1977,
il fut pressenti pour prendre la place de Red Kelly en tant qu’entraîneur des
Leafs.Lorsqu’il refusa, préférant être dépisteur,
on lui accorda le poste convoité, mais ceci laissa un froid dans l’organisation,
qui appartenait à l’irascible Harold Ballard.
Lorsque
les Nordiques furent admis dans la LNH en 1979, ils se cherchèrent un
dépisteur-chef.Considérant l’état de
chaos dans lequel les Leafs glissaient, il accepta de quitter la seule
organisation à laquelle il avait appartenu au cours de sa carrière, pour se
joindre aux Fleurdelysés.
Il
demeura à ce poste pendant neuf ans. Ses
résultats y furent en demi-teinte.Au
début, il repêcha en première ronde des joueurs qui eurent de belles carrières
comme Randy Moller et David Shaw.La suite fut moins reluisante avec des choix
comme Trevor Stienburg, David Latta et Ken McRae.Des choix de rondes ultérieures comme Jeff
Brown, Steven Finn et Ron Tugnutt donnèrent tout de même de bons résultats.À son dernier repêchage en 1987, les
Nordiques ratèrent la cible avec Bryan Fogarty, mais Armstrong laissa aussi son
plus bel héritage à Québec avec la sélection de Joe Sakic. Il demeure toutefois qu’à ce moment, les
Nordiques entraient dans leur traversée du désert, où ils ratèrent les séries
cinq ans de suite, dont trois dernières places.Bien que ce n’était pas le seul problème, le manque de relève était
flagrant.
Lorsqu’il
quitta Québec, Armstrong retourna à ses anciennes amours, pour devenir
directeur-gérant adjoint des Leafs.En
décembre 1988, lorsque John Brophy fut congédié, il accepta à contre-cœur de
redevenir entraîneur, mais seulement sur une base intérimaire.Toronto eut une fiche de 17-26-4 sous ses
ordres et rata les séries.
Il est
ensuite redevenu dépisteur et ce, jusqu’à son décès en 2021, à l’âge de 90 ans.
Celui qui
a été admis au Temple de la renommée du hockey en 1975 est aussi l’oncle de Dale McCourt, le tout premier choix du repêchage de 1977.
Sources:
Mortillaro, Nicole, Hockey Trailblazers, Scholastic Canada, 2011,
pages 19 à 22
″Sport en bref″, PC, 5 juillet 1972, Le Soleil, page 40,
″George Armstrong en charge du dépistage pour les Nordiques″ de Maurice
Dumas, 8 juin 1979, Le Soleil, page C1,
″Jeff Brown, de la graine de quart-arrière″ de Maurice Dumas, 13 juin
1984, Le Soleil, page E2,
″Cent points par saison et un autre Paul Coffey″ de Maurice Dumas, 15
juin 1987, Le Soleil, page S3,
″Entraîneur-chef à temps plein: Armstrong ne veut rien savoir″ de
Maurice Dumas, 30 décembre 1988, Le Soleil, page S4,
Lors de la saison 1977-78, le défenseur Dennis O'Brien marqua l'histoire en devenant le premier joueur à disputer au moins un match pour 4 équipes différentes durant la même saison. Cela lui aura valu, 40 ans plus tard, de voir un trophée à son nom à La Vie Est Une Puck pour le joueur qui a joué pour le plus d'équipes durant la saison.
Mais lors du brainstorm pour la création de ce trophée, on pensait d'abord nommer ce trophée en l'honneur de celui qui répéta l'exploit en 1991-92, nul autre que Dave McLlwain. On s'est finalement rabattu sur O'Brien, le OG, mais aujourd'hui on tient quand même à faire une place à McLlwain en lui accordant finalement une bio.
David Allan McLlwain et né le 9 juin 1967 à Seaforth en Ontario, même ville d'origine que plusieurs joueurs de renom comme Cooney Weiland et Ryan O'Reilly.
Joueur de centre de 6'-0" et 185 livres, McLlwain débuta son stage junior en 1984-85 avec les Rangers de Kitchener mais fut échangé aux Centennials de North Bay la saison suivante, saison qui résulta sur sa sélection tardive en 9e ronde (174e au total) par les Penguins de Pittsburgh au repêchage de 1986.
Il termina ensuite la saison 1986-87 avec 119 points, au deuxième rang de la OHL. Il participa également aux championnat junior de 1987, ce fameux tournoi qui vit la Russie et le Canada être disqualifiés suite à une bagarre générale.
Il débuta ensuite son parcours professionnel en 1987-88, parvenant à se tailler un poste avec les Penguins, à l'exception de 9 matchs dans la IHL avec les Lumberjacks de Muskegon. Il récolta 19 points dont 11 buts en 66 matchs pour cette saison recrue.
Il sembla régresser la saison suivante et ne joua que 24 matchs à Pittsburgh (3 points) et il passa la majorité de la saison à Muskegon, les aidant à remporter la coupe Turner.
Ce fut sa dernière saison à Pittsburgh car durant l'été 89, il fit partie d'une transaction de 6 joueurs entre les Penguins et les Jets de Winnipeg. En compagnie de Randy Cunneyworth et le gardien Rick Tabbaracci, McLlwain prit le chemin du Manitoba. En retour, les Penguins mirent la main sur Jim Kyte, Randy Gilhen et Andrew McBain.
McLlwain répondit parfaitement à cet échange, récoltant des sommets en carrière de 25 buts et 51 points en 1989-90. Cela sembla toutefois être bien éphémère alors qu'il régressa à seulement 25 points en 1990-91.
Vint ensuite sa fameuse saison à 4 équipes en 1991-92.
Après seulement 3 matchs en début de saison avec les Jets, il passa aux Sabres de Buffalo dans un échange impliquant 5 joueurs et un choix au repêchage qui devint Yuri Khmylev chez les Sabres. Mais seulement 2 semaines plus tard, il fit partie d'un autre échange encore plus gros, celui de Pierre Turgeon/Pat LaFontaine entre les Sabres et Islanders de New York. McLlwain, Turgeon, Benoit Hogue et Uwe Krupp devinrent alors des Islanders, tandis que Lafontaine, Randy Hillier et Randy Wood devinrent des Sabres.
Il joua donc pour les Islanders pour les 54 matchs suivants, amassant 23 points. Mais lors de la date limite des transaction au printemps 1992, il passa aux Maple Leafs de Toronto en compagnie de Ken Baumgartner. En retour, les Islanders mirent la main sur Claude Loiselle et Daniel Marois.
Donc si vous étiez parmi ces nombreux collectionneurs de cartes autour de 1992, vous deviez avoir pas mal de versions de Dave McLlwain:
Après autant de mouvement, il put au moins réaliser un rêve d'enfance de pouvoir jouer à Toronto devant les siens. Il fut «récompensé» en 1992-93 en jouant la saison entière avec les Leafs, amassant 18 points en 66 matchs.
Mais ce fut encore une fois très bref dans la ville reine alors qu'il signa avec les Sénateurs d'Ottawa durant l'été 1993, et connaitra sa deuxième meilleure récolte en carrière en 93-94 avec 43 points. Après une demie-saison moyenne en 1995, les Sénateurs s'en débarrassèrent, tout d'abord en le prêtant dans la IHL aux Lumberjacks de Cleveland.
Parenthèse ici pour parler des Sens, qui faisaient alors véritablement honneur à leur jeune réputation de club broche à foin, puisqu'au même moment, le club versait plus de 2,5 millions en salaire à des joueurs qui n'étaient même plus dans la LNH...
Je recopie ici un texte du Soleil du 8 décembre 1995:
«Les infortunés Sénateurs d’Ottawa ont retourné hier aux mineures les vétérans Dave Archibald et Scott Levins. Puisqu’Archibald recevra quand même son salaire de 400 000 $ à l’île-du-Prince-Édouard, les Sénateurs devront désormais verser quelque 2.5 millions à des joueurs qui ne sont pas dans la LNH. L’équipe verse environ 19 millions en salaires. Pat Elynuik (850 000$), Brad Shaw (550 000$), Chris Dahlquist (550 000$), Dave McLlwain (450 000$), Darrin Madeley (300 000$) et Sylvain Turgeon (150 000$) appartiennent tous aux Sénateurs même si aucun d’eux ne joue à Ottawa. Ils écoulent tous leurs contrats garantis dans la LIH. Les Sénateurs doivent également honorer les contrats de l’ancien entraineur Rick Bowness et de son adjoint Alain Vigneault, ainsi que celui de l’ex-directeur général Mel Bridgman.
Mais McLlwain était loin d'être fini car il amassa 75 points dont 30 buts en 60 matchs dans la IHL. Il évoluait avec le même club qu'il avait auparavant porté les couleurs, les Lumberjacks, qui étaient toutefois déménagés à Cleveland. Les Lumberjacks demeuraient toujours le club-école des Penguins et c'est en quelque sorte ce qui dicta la suite des choses. Les Sénateurs trouvèrent finalement preneur pour les services de McLlwain en mars 1996 lorsqu'il retourna aux Penguins en retour d'un choix de 8e ronde.
Après avoir fait ce court retour avec les Penguins, il retourna avec les Lumberjacks en 1996-97. Il parvint toutefois à revenir dans la LNH pour 4 matchs en fin de saison avec un autre ancien club, les Islanders. Ce furent ses derniers matchs dans la LNH.
Il mit ensuite le cap sur la ligue allemande en 1997-98 avec le Landshut EV. S'en suivit par après 2 saisons avec le HC Berne dans la ligue Suisse.
En 2000-01, il retourna dans la ligue allemande avec les Sharks de Cologne. Il y connaitra alors ses années les plus stables, jouant avec le club jusqu'à sa retraite en 2009.
Il termina deux fois en tête des pointeurs de la DEL, soit en 2005-06 et 2006-07. Il fut élu capitaine des Sharks pour ses trois dernières saisons et demeure à ce jour le 2e meilleur pointeur de l'histoire de l'équipe.
L'équipe lui a rendu honneur lors de sa retraite et à ce qu'on peut entendre ici, il avait même appris un peu d'Allemand...
En 501 matchs dans la LNH, il amassa 100 buts et 107 passes pour 207 points.
Il fallut ensuite attendre jusqu'en 2014-15 pour revoir un joueur faire 4 équipes en une saison lorsque Mark Arcobello réédita l'exploit, suivi quelques années plus tard de Jussi Jokinen en 2017-18.
Né à Toronto de 15 mai 1964, David William Reid a grandi en banlieue à Etobicoke. Après une première saison junior avec les Petes de Peterborough en 1981-82, cet attaquant de 6'-1" fut repêché en 3e ronde (60e au total) par les Bruins de Boston au repêchage de 1982.
Il joua deux autres saisons à Peterborough, à l'exception de 8 matchs avec les Bruins durant la saison 1983-84 où il marqua son premier but en carrière. Il passa ensuite les 4 saisons suivantes à faire la navette entre les Bruins et leurs divers clubs-école, malgré de statistiques honnêtes comme sa saison 84-85 où il ammassa 27 points en 35 matchs à Boston. Cependant, au fil des saisons, les Bruins l'employèrent de moins en moins et après la saison 87-88 où il ne joua que 3 matchs avec le grand club, il fut libéré.
Il signa alors comme agent libre avec son club d'enfance, les Maple Leafs, pour la saison 1988-89. Avec un club plus faible à Toronto qu'à Boston, Reid put finalement devenir joueur de la LNH à temps plein, et il obtint 30 points en 77 matchs. C'est surtout en tant que spécialiste défensif et tueur de pénalités que Reid sut faire sa niche. En 1990-91, il connut sa meilleure saison en carrière jusque-là avec 15 buts et 13 passes. 8 de ces 15 buts furent marqués en désavantage numérique, ce qui égalisa un record d'équipe avec Dave Keon (en 1970-71), record qui demeure en place jusqu'à ce jour.
Cependant, malgré cette bonne saison et ce record, les Leafs le libérèrent au début de la saison 91-92. Sans contrat pendant quelques semaines, ce sont finalement les Bruins qui lui firent signe. Il revint donc en décembre 1991 après une dizaine de matchs dans les mineures avec le club-école.
Il joua les 5 saisons suivantes à Boston, principalement dans son rôle fétiche de spécialiste défensif mais étant parfois amené à jouer sur la première ligne avec Cam Neely ou Adam Oates. Il obtint 2 saisons de plus de 20 buts, une en 92-93 et l'autre en 95-96 avec 23 buts et 21 passes pour un sommet en carrière de 44 points.
De nouveau agent libre à l'été 1996, il signa alors avec les Stars de Dallas. Il connut d'abord une bonne saison de 18 buts en 96-97 avant de redevenir exclusivement comme spécialiste défensif. Il continua toutefois de contribuer offensivement au bon moment, comme par exemple durant les séries de 1999 où il obtint 10 points en 23 matchs, aidant grandement à la conquête de la coupe par les Stars.
Après cette première coupe, il retourna de nouveau sur le marché des joueurs autonomes et il signa alors un dernier contrat avec l'Avalanche où il joua deux saisons et se retira du jeu après une deuxième coupe remportée en 2001.
En 961 matchs dans la LNH, il obtint en tout 164 buts et 204 passes pour 369 points, en plus de 35 points en 118 matchs en séries.
Né à Thorburn en Nouvelle-Écosse le 30 août 1941, l'attaquant Lowell MacDonald est probablement le meilleur exemple du joueur qui a su grandement profiter de la grande expansion dans la LNH en 1967.
Il se développa d'abord dans la ligue junior de l'Ontario au sein des Red Wings d'Hamilton, avec qui il joua de 1959 à 1962 en compagnie d'autres joueurs d'exception comme Hubert «Pit» Martin et Paul Henderson. MacDonald et Martin dominèrent la OHA (ancien nom de l'OHL) en 1961-62 en terminant au premier et deuxième rang de la ligue pour les buts marqués avec 46 pour MacDonald et 42 pour Martin, et ce durant un calendrier de seulement 50 matchs. Les Red Wings remportèrent la coupe Memorial cette année-là et MacDonald continua de transporter l'équipe avec une récolte de 17 buts en 14 matchs lors de ce tournoi.
Étant propriété des grands Red Wings dans la LNH, MacDonald fit ses débuts professionnels également durant cette même saison 1961-62 avant d'être retourné au junior. Il fit ensuite la navette entre Détroit et leur club-école, les Hornets de Pittsburgh, lors des trois saisons suivantes. Il fut toutefois victime du peu de postes disponibles dans une ligue à seulement 6 clubs et ne parvint pas à craquer le line-up du grand club de manière permanente, malgré des résultats exemplaires dans la ligue américaine.
Il fit ensuite partie à l'été 1965 d'une méga transaction entre les Red Wings et les Maple Leafs envoyant Andy Bathgate à Détroit. Il prit le chemin de Toronto en compagnie de Larry Jeffrey, Eddie Joyal et Marcel Pronovost. Bathgate, Gary Jarrett et Billy Harris prirent le chemin inverse vers la ville de l'automobile.
Cependant, il y avait encore moins de postes disponibles à Toronto qu'à Détroit. Et pendant que les Leafs remportaient leurs dernières coupes Stanley, MacDonald rongeait toujours son frein dans les mineures, désormais loin de sa famille avec les Oilers de Tulsa dans la ligue centrale. Il considéra alors de prendre sa retraite, lui qui était très éduqué et avait d'autres intérêts en dehors du hockey.
Il eut toutefois un coup de pouce du destin avec l'arrivée de six nouveaux clubs majeurs avec la grande expansion de 1967. Les nouveaux Kings de Los Angeles le sélectionnèrent au repêchage d'expansion et il put ainsi jouer dans la LNH à temps plein. Il fit ainsi partie de la première édition des Kings et connut une première saison complète avec une fiche raisonnable de 21 buts et 24 passes en 1967-68.
Il régressa toutefois en 68-69 avec seulement 28 points en 58 matchs, avec en plus un retour de 9 matchs dans les mineures. En 1969-70, il avait besoin de se faire opérer au genou et ne voyant pas nécessairement beaucoup d'avenir dans le hockey, il ne joua qu'une douzaine de matchs durant l'année avec le club-école des Kings et se concentra plutôt sur la complétion de son diplôme universitaire. Il penchait également vers la retraite en raison de sa peur de prendre l'avion, une peur davantage accentuée par les longs voyages effectués par les Kings loin dans l'ouest.
Il fut toutefois acquis par les Penguins de Pittsburgh à l'été 1970 au repêchage intraligue et c'est Red Kelly, le coach des Penguins, qui le convainquit de demeurer dans la LNH. Kelly le connaissait depuis ses années à Détroit et également à Los Angeles où il fut le premier entraîneur des Kings. Kelly lui promit entre autres d'avoir à effectuer moins de longs vols d'avion.
Cependant, sa blessure réapparut et le mit hors du portrait pour la majorité de la saison où il ne put faire plus que 1 passe en 10 matchs. Il ne joua ensuite aucun match en 1971-72, optant possiblement une nouvelle fois pour la retraite.
Cependant, sa femme le persuada de tenter un comeback en 1972-73. Il fut réinvité au camp d'entraînement des Penguins et parvint à refaire l'équipe. C'est alors qu'il explosa. Jumelé sur la première ligne avec Syl Apps Jr. et Jean Pronovost, MacDonald connut une superbe saison de 34 buts et 41 passes pour 75 points.
MacDonald et son trophée Bill Masterton
Son long cheminement pour se rendre à ce niveau et sa persévérance lui valurent alors le trophée Bill Masterton. Il fut également invité au match des étoiles.
Il reprit de plus belle en 1973-74 avec des sommets en carrière de 43 buts et 39 passes pour 82 points, ce qui le plaçait dans le Top 10 des buts et des points à travers la LNH. L'entraîneur des Penguins Ken Schinkel déclara que MacDonald était son joueur le plus complet. Il retourna également au match des étoiles cette saison-là. Le trio de MacDonald, Pronovost et Apps fut surnommée la «Century Line» car ils marquaient ensemble une centaine de buts annuellement.
La «Century Line» ou «Bicentennial Line»
Après deux autres bonnes saisons de 60 et 73 points, les choses recommencèrent à mal aller dans son cas. Il subit une sérieuse blessure au genou qui le mit au rancard pour presque l'entièreté de la saison 76-77 où il ne put jouer que 3 matchs.
Il tenta un autre retour en 77-78 et malgré de bonnes statistiques de 13 points en 19 matchs, ses blessures persistantes le forcèrent à une retraite définitive.
Sa fiche en carrière fut de 180 buts et 210 passes pour 390 points en 506 matchs.
Après sa retraite, il s'établit à Milwaukee et devint entraîneur-chef de l'école préparatoire University School of Milwaukee où il entraîna durant 18 saisons. Il fut également introduit au temple de la renommée du sport en Nouvelle-Écosse en 1982.
Son fils Lane MacDonald fut plus tard une star du hockey universitaire américain avec Harvard. Il remporta notamment le trophée Hobey Baker en 1989 en plus d'aider Harvard à remporter le championnat de la NCAA.