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mercredi 17 juillet 2019

Les Roadrunners (2e partie)




Pour la saison 1996, la ligue comptait maintenant 18 équipes.  De leur côté, les Roadrunners déménagèrent au Centre Molson.  Ils recrutèrent également un jeune défenseur qui venait de remporter la Coupe Memorial avec les Prédateurs de Granby, mais qui avait été ignoré au repêchage, Francis Bouillon.  Le directeur-gérant Richard Sévigny fit également appel au cours de la saison à son ancien coéquipier, Gilbert Delorme.

Les résultats furent corrects, mais régressèrent par rapport à l’année précédente.  On rapatria Guy Rouleau, qui avait débuté la saison avec Ottawa.  On remplaça aussi Daniel Doré derrière le banc par Martin Raymond.  En bout de ligne, l’équipe termina avec une fiche de 14-11-3, ce qui ne lui permit pas d’accéder aux séries.

Sur une note positive, la foule moyenne augmenta à 5979 spectateurs, le 6e plus haut total de la ligue.

En 1997, il ne restait plus que 10 équipes.  Du côté des Roadrunners, on rapatria Daniel Gauthier d’Ottawa.  On revit aussi des joueurs qui avaient joué quelques années plutôt faire un retour après quelques années d’absence, comme Patrice Lefebvre et l’ex-Nordique Serge Roberge (le frère de Mario).  Sylvain Naud, qui avait joué jusque-là avec Oakland, se joignit également à l’équipe. 

Les résultats laissèrent toutefois à désirer et avec une fiche de 4-6-3, Martin Raymond démissionna.  C’est donc le directeur-gérant Richard Sévigny qui termina la saison derrière le banc.

Pour une deuxième année de suite, Martin Lacroix fut le meilleur pointeur de l’équipe.

Avec une fiche globale de 9-10-5, les Roadrunners accédèrent tout de même aux séries, mais ils s’inclinèrent en deux matchs contre les Rockin’ Rollers du New Jersey, une équipe qui comprenait le futur Canadien, Glen Metropolit.  L’équipe qui attira les meilleures foules, les Bullfrogs d’Anaheim, remporta ensuite un deuxième titre, contre ces mêmes Rockin’ Rollers.

Du côté affaires, les foules diminuèrent, avec une moyenne de 4437 spectateurs, le 6e total de la ligue.  Les affaires n’allaient pas très bien et ce, pas seulement à Montréal.  Il fut donc décidé de suspendre les activités de la ligue pour la saison 1998.

RHI fit un retour en 1999, mais avec seulement 8 équipes, et sans les Roadrunners.  Avec la moitié des équipes qui ne parvint pas à maintenir une moyenne de 1000 spectateurs, on décida de fermer les livres.  Il y eut un projet de ressusciter la ligue en 2001, mais on abandonna l’idée.  Un peu comme pour les autres ligues fondées par Dennis Murphy, Roller Hockey International (RHI) prit de l'expansion rapidement, acceptant au passage des franchises plus faibles, qui déménagèrent fréquemment.  Lorsqu'on manqua d'endroits pour les relocaliser, la musique s'arrêta. 

Du côté de Montréal, en quatre ans d'existence, les Roadrunners montrent une fiche de 51-36-11 en 98 matchs.  L'équipe réussit à faire parler d'elle et à attirer des foules respectables, mais l'effet de nouveauté s'est estompé.


Avec un sport comme le roller hockey, comme vous pouvez vous en douter, certaines équipes portèrent des noms contenant des références ou des jeux de mots boiteux en lien avec les roulettes, comme par exemple les Rollerbees de l’Utah, les Rollergators d’Orlando, les Skates d'Oakland et les Wheels d’Ottawa.  J’aimerais également souligner l’originalité des Buffalo Wings, en hommage à la spécialité culinaire de la ville.  Peut-être que finalement, l’équipe de Montréal aurait dû porter le nom de "Poutine" ou de "Smoked Meat"…

Sources : "Doré : « J’espère qu’ils ont aimé ça quand même »" de Mathias Brunet, 6 juin 1996, La Presse, p.S7, "Martin Raymond démissionne…", PC, 10 juillet 1997, La Presse, p.S7, hockeydb.com, rhistats.tripod.com, wikipedia.org.

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