À LVEUP, nous avons affirmé à quelques reprises que les matchs des Redbirds de McGill représentaient un très bon rapport qualité / prix. Si l’aréna est plutôt rustique, le produit sur la glace est intéressant. L’ajout l’an prochain d’équipes dans ce circuit à l’UQAC, l’ETS et à Sherbrooke à ce circuit est certainement une bonne nouvelle.
Du côté de McGill, l’équipe existe depuis près de 150 ans et a une longue histoire. Au fil des ans, certains joueurs ont réussi à atteindre la LNH, dont Johnny Peirson.
Né à Winnipeg en 1925, sa famille a déménagé à Montréal alors qu’il avait 10 ans. Après avoir joué avec les Canadiens Junior, il se porta volontaire pour aller combattre sous les drapeaux en Europe.
À son retour de la guerre en 1945, Peirson fut admis à l’Université McGill et se joignit à l’équipe de hockey.
En 6 matchs, il marqua 13 buts et amassa 5 passes, au sein d’une équipe pleine de talent. Le 15 mars 1946, les Redmen (aujourd'hui Redbirds) disputèrent la finale de la Queen's Cup aux Varsity Blues de l’Université de Toronto au Forum devant 12000 spectateurs. C’est finalement McGill qui l’emporta 4-1. Lors de cette partie, Peirson obtint un but et une passe. Cette Queen’s Cup fut d’ailleurs la dernière avant une longue traversée du désert qui dura jusqu’en 2008.
Peirson attira alors l’attention des Bruins, qui lui offrirent un essai professionnel. Celui-ci y vit une occasion d’amasser un peu d’argent pour payer ses études. Les choses se sont toutefois bien passées. Il fut d’abord assigné aux Olympics de Boston la Eastern Amateur Hockey League (EAHL), puis aux Bears de Hershey de la Ligue américaine, avant de faire ses débuts dans la Ligue nationale le 4 janvier 1947 au Forum. Les Bruins se sont alors inclinés 4-1 devant les Canadiens.
Il partagea aussi sa saison 1947-48 entre Hershey et Boston, avant de s’établir dans cette dernière ville pendant neuf ans. À cette occasion, le polyvalent ailier droit retrouva Jack Gélineau, son gardien à McGill, qui prit le filet à Boston pendant un moment. Il accumula aussi quatre saisons de 20 buts et plus et participa aux matchs des étoiles de 1950 et 1951.
Excellent golfeur, son année 1950 fut aussi marquée par sa participation à l’Omnium canadien.
Par contre, pendant cette période, les Bruins étaient une équipe plutôt ordinaire. À peu de choses près, on retrouvait pendant ces années Montréal, Toronto et Détroit (dans un ordre variable) au sommet du classement, pendant que New York et Chicago fermaient la marche. Quant à Boston, il se retrouvait souvent pris en étau entre ces deux groupes, ce qui lui donnait malgré tout accès aux séries de justesse. Les Bruins parvinrent tout de même à se faufiler en finale en 1953, 1957 et 1958. Lors de ces trois apparitions, ils durent néanmoins se contenter d’un total global de 3 victoires. Dans les trois cas, ils se sont inclinés devant Montréal.
Considérant que ses jambes l’avaient abandonné, Peirson prit sa retraite après une saison 1957-58 moins productive.
Ses 544 matchs, ses 153 buts, ses 173 passes et ses 326 points sont tous des sommets dans la Ligue nationale parmi les porte-couleurs de McGill.
Il demeura ensuite dans la région de Boston, allant travailler dans l’usine de fabrication de meubles de son beau-père.
En 1969, il devint analyste aux diffusions radio des matchs des Bruins, alors que les Oursons reprenaient vie après un début des années 1960 absolument horribles. Deux ans plus tard, il passa à la télévision, où il sera, dans un rôle ou dans un autre; jusqu’en 1995.
Il est décédé en 2021, à l’âge vénérable de 95 ans.
Sources :
″McGill Defeats Varsity, Redmen Win, 4-1, Cop Championship″ de Bruce Croll, March 16, 1946, Montreal Gazette, page 14,
″THIS DATE IN HISTORY: Future McGill star and NHL player Johnny Peirson was born″ July 21, 2012, McGill Channels (mcgill.ca),
″OBIT : Former McGill and NHL Star Johnny Peirson was 95″ d’Earl Zukerman, April 19, 2021, McGill Athletics (mcgillathletics.ca),
hockey-reference.com.



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