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lundi 8 octobre 2018

Don Edwards









Malgré une belle carrière junior avec les Rangers de Kitchener, où il a fait partie de la première équipe d’étoiles à ses deux années, Don Edwards n’était pas considéré comme un espoir de premier plan.  En effet, sa petite taille de 5’8’’ en poussa plusieurs à regarder ailleurs. 
 
En 1975, dans un repêchage pas si riche en talent, dix autres gardiens ont été choisi avant lui.  C’est finalement en fin de cinquième ronde, au 89e rang que les Sabres de Buffalo le sélectionnèrent.  Un peu plus tôt, en première ronde, ces mêmes Sabres avaient choisi un autre gardien, Robert Sauvé, du National de Laval.  Buffalo mit donc la main sur sa future paire de gardiens la même année.
 
Edwards continua sur sa lancée dans la Ligue américaine, alors qu’il fut nommé sur la deuxième équipe d’étoiles en 1975-76 lors de son passage avec les Bears de Hershey.
 
Le 13 février 1977, il fut rappelé pour palier à l’absence de Gerry Desjardins, le gardien numéro 1 des Sabres qui venait de subir une grave blessure à l’œil qui mit éventuellement fin à sa carrière.  Edwards s’attendit à être l’auxiliaire du gardien numéro 2, Al Smith.  Pourtant, le directeur-gérant Punch Imlach insista pour qu’Edwards soit envoyé immédiatement dans la mêlée, ce qui irrita profondément Smith.  Ce dernier quitta l’équipe et n’y revint pas, ce qui créa une ouverture pour Edwards.  Dorénavant appuyé par Robert Sauvé, celui-ci joua l’immense majorité des matchs restants et sa moyenne de 2,51 en 25 matchs le mit parmi les meneurs de la ligue.
 
L’année suivante, Edwards fut le gardien qui vit le plus d’action dans la ligue, avec 72 matchs.  Toujours secondé par Sauvé, il afficha une moyenne plus que respectable de 2,64.
 
Par la suite, la charge de travail fut mieux réparti avec Sauvé, mais Edwards demeura le numéro 1.  En 1979-80, le duo se mérita le Trophée Vézina.  Pas si mal, considérant qu’Edwards n’a débuté à garder les buts qu’à l’âge de 13 ans.  Il fit également partie de l’équipe canadienne lors de la Coupe Canada de 1981, où il joua un match.  Le Canada perdit la finale face à l’Union Soviétique, mais c’est Mike Liut qui était à ce moment devant le filet.
 
En juin 1982, les Sabres décidèrent de prendre une autre direction, lorsqu’Edwards fut envoyé aux Flames de Calgary dans un échange de plusieurs choix au repêchage.  Il n’eut toutefois pas autant de succès en Alberta.  Bien qu’il s’agissait d’années particulièrement offensives, Edwards n’a pas réussi à afficher une moyenne en bas de 4,00 en trois saisons.
 
Les Flames l’échangèrent alors à l’équipe de son enfance, les Leafs, contre un modeste choix de 4e ronde.  Toutefois, le rêve d’enfance a tourné au cauchemar.  Toronto était une équipe faible et Edwards performa en ce sens.  Bien qu’il avait un contrat de trois ans en poche, les Leafs le rachetèrent après une seule saison.
 
Edwards se retrouva donc dans une équipe senior hors du commun qui comptait plusieurs ex-professionnels dans ses rangs, les Mott's Clamato's de Brantford, qui remporta la Coupe Allan en 1986-87.
 
Fort de ce succès, Edwards tenta un retour dans l’organisation des Oilers, mais celui-ci se limita à trois matchs dans la Ligue américaine.
 
Suite à sa carrière de joueur, Edwards alla travailler comme directeur-gérant d’une équipe britannique, puis comme commentateur à la télé.
 
C’est toutefois le 21 mars 1991 que bascula de façon dramatique la vie d’Edwards.  Un homme qui avait fréquenté sa sœur et qui avait déjà été condamné pour l’avoir séquestré pendant cinq heures l’attendit à son domicile.  Lorsqu’elle rentra du travail, il pointa une arme en sa direction.  Elle tenta alors de se réfugier chez ses parents de l’autre côté de la rue.  L’homme la suivit et se rabattit sur les parents.  Il tira alors la mère et poignarda le père.
 
Edwards fut plus tard diagnostiqué d’un syndrome post-traumatique.  Le meurtrier ayant été condamné à 25 ans de prison, Edwards passa vers la fin de sa sentence d’innombrables heures à des audiences pour éviter que celui qui tua ses parents obtienne une libération conditionnelle.
 
C’est finalement en juin 2017 que le meurtrier eut l’autorisation d’effectuer des sorties non-surveillées, ce qui choqua profondément Edwards et sa famille.
 
Désabusé et toujours secoué comme le reste de sa famille, il habite maintenant en Floride, où il travaille aux ventes dans un club de golf.
 
Sources : ″Former NHLer Don Edwards fights for reincarceration of the man who brutally murdered his parents” de Tristin Hopper, 30 avril 2015, The National Post (nationalpost.com), “Former Sabres Goalie Don Edwards Fights to Keep Parents Killer Behind Bars″ de Denis Gibbons, 29 novembre 2015, The Hockey News (thehockeynews.com), “Family of slain Ontario Couple fearful after ′volatile′ murderer granted unescorted absences from jail″, 8 juin 2017, National Post (nationalpost.com), hhof.com, hockeydraftcentral.com, wikipedia.com.

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