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mercredi 8 avril 2026

Jean Pronovost

 

On parle beaucoup de Cole Caufield par les temps qui courent et de ses 50 buts. Nous sortons aussi dans la période pascale.  Voici donc un billet qui fait un lien entre les deux: un marqueur de 50 buts pour qui la religion revêt beaucoup d’importance: Jean Pronovost.

Né à Shawinigan, onzième au sein d’une famille de 12 enfants, Jean Pronovost s’est affairé à suivre le chemin de ses frères Marcel et Claude, qui ont joué dans la LNH avant lui.

Recruté par les Bruins de Boston, il fut assigné aux Flyers de Niagara Falls, avec qui il remporta la Coupe Memorial en 1965.  Après une autre année à Niagara Falls, il fut assigné aux Blazers d’Oklahoma City de la Ligue centrale, où l’équipe remporta la Coupe Adams en 1967.

C’est toutefois pendant cette période que les Bruins reprirent vie après une période médiocre, alors que l’arrivée de Bobby Orr, Phil Esposito et compagnie changea la donne.  Gravir les échelons devint donc plus difficile.  L’arrivée de l’expansion en 1967 créa par contre d’autres opportunités pour Pronovost, chance que n’eurent pas certains autres de ses frères.

En 1968, Boston l’échangea aux Penguins en compagnie de John Arbour contre un montant d’argent.  Si ainsi il quittait une organisation au sommet, ceci lui permit toutefois de finalement atteindre la Ligue nationale et ce, sans aller-retour vers les mineures.  Dès sa saison recrue, il marqua 16 buts, un total qui progressa constamment pendant plusieurs saisons.  Il devint donc un incontournable de l’attaque des Penguins.  Par contre, en plus d’être une équipe d’expansion récente, Pittsburgh n’était pas la plus performante de ce groupe, en plus d’être souvent instable, que ce soit derrière le banc ou au niveau des propriétaires.

Le 17 novembre 1973, Pittsburgh recevait Chicago.  Pronovost jouait avec un poignet cassé, ce qui représente un problème, surtout pour un marqueur.  Il rata donc 4 ou 5 bonnes chances de compter et fut frustré par Tony Esposito.  Il y avait parmi les maigres foules des Penguins un partisan qui avait habitude de vociférer contre les joueurs, tellement que les joueurs locaux l’avaient surnommé le ″delicatessen manager″.  (Il ne gérait pas un delicatessen.  Il était plutôt programmeur.  Tout ça pour dire que les joueurs des Penguins le connaissaient bien.)  Ce soir-là, en raison de ses occasions ratées, il s’en prit particulièrement à Pronovost.  Et parmi la maigre foule de 11 488 spectateurs, on entendait bien ses propos.  Frustré, Pronovost s’en prit à lui, même si ce n’était pas dans sa personnalité.  La tirade dura plus d’une minute.  Pittsburgh perdit 4-1.  Pronovost avoua quelques jours plus tard que ce n’était peut-être pas une bonne idée…

En 1974-75, sous les ordres de Marc Boileau et aidé par les 43 buts de Pronovost, les Penguins connurent leur première saison avec une fiche supérieure à ,500.  Une fois en série, après avoir éliminé St-Louis, Pittsburgh devint la deuxième équipe de l’histoire, après les Red Wings de 1942, à prendre les devants 3-0 dans une série pour ensuite la perdre 4-3.

En 1975-76, alors qu’il formait la Bicentennial Line avec Syl Apps Jr. et Lowell MacDonald, Pronovost devint le premier marqueur de 50 buts de l’histoire des Penguins.  (Pierre Larouche le suivit quelques jours plus tard.)  Par contre, une fois en série, les Penguins furent éliminés au premier tour par les Leafs.

Son total de 52 buts et ses 104 points lui valurent tout de même un contrat de 100 000$ par année.

L’argent n’effaça toutefois pas la frustration d’évoluer avec une équipe qui tournait en rond.  En décembre 1976, après deux défaites, il n’apprécia pas que les pratiques furent suspendues pour laisser place à une fête de Noël.  En indiquant que sous une direction appropriée, une telle situation ne serait pas acceptable, on comprenait qu’il égratignait l’entraîneur, son ex-coéquipier Ken Schinkel.  Il dénonça aussi la culture de perdants et l’atmosphère de country club au sein de l’équipe, qui à ses yeux, sous-performait.

Les 64 points de Pronovost l’assurèrent de la tête chez les Penguins.  Pittsburgh termina alors avec une fiche de 34-33-13, mais fut encore éliminé par Toronto au premier tour.  Cette élimination hâtive lui permit tout de même d’aller à Vienne, où le Canada revenait aux championnats du monde après une absence de 8 ans.  L’unifolié prit la quatrième place du tournoi qui se déroule pendant les séries de la LNH.

Si Pronovost, maintenant capitaine, redevint un marqueur de 40 buts en 1977-78, l’équipe rata les éliminatoires.  Il put donc retourner aux championnats du monde, à Prague cette fois.  Il revint de Tchécoslovaquie avec une médaille de bronze au cou.

À son retour, comme il en avait assez de perdre, il demanda d’être échangé.  Il approcha même Cliff Fletcher, le directeur-gérant des Flames d’Atlanta.  Baz Bastien, le dg des Penguins, s’est alors dit que son attitude aurait une mauvaise influence sur l’équipe et se résigna à s’en départir.  Quelques mois après l’introduction de son frère Marcel au Temple de la renommée, Jean quitta finalement Pittsburgh pour prendre le chemin d’Atlanta dans un échange à trois équipes.  Gregg Sheppard se retrouva quant à lui à Pittsburgh, alors que Dick Redmond alla à Boston.

Au moment de partir de Pittsburgh, Pronovost détenait les records d’équipe pour les buts et les points.  (Ces records ont depuis été battus par Mario Lemieux.)

À son arrivée en Géorgie, on lui conseilla d’éviter Ed Kea, qui prêchait intensément la bonne parole.  Son épouse se lia tout de même d’amitié avec la femme de ce dernier et se joignit au mouvement.  Pronovost devint aussi ″born again Christian″.

Sur la glace, Atlanta avait la réputation d’être une équipe respectable, mais qui s’écrasait en séries.  Lors des deux ans de Pronovost dans leur uniforme, l’équipe s’est montrée fidèle à sa réputation, en ne remportant qu’un seul match de séries.

Lorsqu’à l’été 1980, les Flames déménagèrent à Calgary, Pronovost n’a pas été invité à suivre.  Voulant effectuer un virage jeunesse, ils échangèrent leur capitaine aux Capitals, une autre équipe faible, contre un montant d’argent.

Si Pronovost amassa 65 points en 1980-81, il fut limité à 10 matchs en 1981-82, passant la majorité de l’année avec les Bears de Hershey de la Ligue américaine.  Il profita toutefois de son passage à Washington pour enseigner la bonne parole à Mike Gartner et Ryan Walter. 

Comme ce fut sa dernière saison, il termina sa carrière avec une fiche de 391-383-774.  Malheureusement pour lui, il ne lui manqua que 2 petits matchs pour atteindre le seuil de 1000.

À la fin des années 1980, il s’est joint aux Redmen (aujourd’hui Redbirds) de McGill, d’abord comme entraîneur-adjoint, puis comme entraîneur.

En 1994-95, il devint entraîneur de l’équipe de son patelin, les Cataractes de Shawinigan, en cours d’année.

En 1996-97, il fit partie de la brève aventure des Rafales de Québec de la Ligue internationale.  Il quitta au milieu de l’année suivante (la dernière de l’équipe), pour ensuite se joindre aux Huskies de Rouyn-Noranda.  Il y sera jusqu’au milieu de l’année 2000-01.  Il complétera la saison 2001-02 derrière le banc des Castors de Sherbrooke.

Il passa ensuite une saison en Suède.

Il est aujourd’hui à la retraite et vit à Calgary.

Sources:

″Fan’s Baloney Cuts Through Pens’ Prony″ de Dan Donovan, November 27, 1973, Pittsburgh Press, page 26,

″Penguins’ Pronovost fed up″, CP, December 22, 1976, Ottawa Citizen, page 19,

″Pronovost Skates Off; Pens Land Sheppard″ de Bob Whitley, September 7, 1978, Pittsburgh Post-Gazette, page 10,

″Pronovost to play for Caps″, AP, July 2, 1980, The Lewiston Journal, page 21,

″Charter members to enter Penguins’ Hall″ de Bob Grove, October 22, 1992, Greene County Observer-Reporter, page C-6,

″NHL Star gets a wake up Call: The Story of Jean Pronovost″, Hockey Ministries International (hockeyministries.org),

chl.ca, wikipedia.org.

 

jeudi 2 avril 2026

Richie Regehr



N.D.L.R
Ce texte nous provient de l'excellente page «Le hockey et ses histoires» que vous pouvez suivre sur Facebook ici.

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Malgré qu'il avait disputé cinq saisons complètes et productives dans la Ligue junior de l’Ouest, aucune équipe de la LNH n’avait appelé au repêchage le nom de Richie Regehr, frère de Robyn, celui qui a joué 1089 matchs avec Calgary, Los Angeles et Buffalo (surtout Calgary)!

Ayant déjà un Regehr dans leur équipe, les Flames décidèrent de donner la chance à Richie, le signant en 2004 à titre d’agent libre, alors qu’il était âgé de 21 ans. Il joua quatorze matchs (deux passes) avec l’équipe en 2005-06 et six (un but et une passe) en 2006-07, pour vingt matchs, les seuls de sa carrière dans la LNH. Il a marqué son seul but le 19 Décembre 2006 contre Los Angeles, alors qu’il déjoua le gardien Dan Cloutier d’un tir des poignets de la ligne bleue. Les Flames gagnèrent la partie, 5-3.

Malgré tout, les Flames ne retinrent pas ses services à l’issue de la saison 2006-07. C’était dommage pour Regehr car en plus de n’avoir pas mal paru durant ces vingt matchs avec Calgary, il avait bien fait dans la Ligue Américaine avec 21 buts et 48 passes en 134 matchs, répartis sur trois saisons, en plus d’un différentiel de +15.

Ne recevant pas d’autres appels de la LNH, le petit frère de Robyn décide de traverser l’Atlantique pour continuer sa carrière, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il a fait durer le plaisir sur le Vieux Continent, laissant sa marque à gauche et à droite en Allemagne et en Suède, en passant par un court séjour en Autriche.

D’abord, l’ancien de la WHL a disputé la saison 2007-08 avec les Lions de Francfort et brillé, avec 21 buts et 20 passes en 42 matchs, une excellente production pour un défenseur! Il était un quart-arrière solide et son jeu a attiré l’attention des Eisbären (Ours Polaires) Berlin, puissante équipe de la Deutsche Hockey League, avec laquelle il évolua quatre saisons, de 2008 à 2012.
 

Le productif défenseur y remporte notamment trois championnats en quatre ans (2009, 2011 et 2012). Il a été excellent à Berlin et les fans l’ont adoré. En 184 matchs là-bas, il a marqué 49 buts et s’est fait complice de 81 autres (130 points). Il joua ensuite en première et deuxième division avec MODO en Suède, de 2012 à 2014.

Avec ses récents championnats encore en mémoire, Regehr décide de retourner en Allemagne pour jouer trois ans à Munich. Malgré une production réduite à ses deux dernières années et une blessure qui l’empêche de participer aux séries de 2016, Regehr remporte le championnat en 2016 et en 2017, même si officiellement, il n’est considéré champion qu’en 2017.

À bout de souffle, il dispute six matchs avec Klagenfurt (Autriche) en 2017-18, avant de tirer sa révérence pour de bon. Peut-être ne s’était-il pas fait un nom ici, mais il a tout de même fait partie de cinq équipes championnes en huit saisons dans la DEL, en plus d’être fiable et productif en Europe, ne terminant jamais avec un différentiel négatif en dix saisons en Allemagne et en Suède, deux pays au très bon calibre!

De son côté, Robyn passa des Flames aux Sabres à l'été 2011. Il est ensuite échangé aux Kings durant la saison écourtée de 2012-13. Il gagnera la Coupe Stanley au printemps 2014, jouant 8 matchs en séries. Il se retira du jeu après la saison 2014-15, signant un contrat d'une journée pour se retirer en tant que membre des Flames.
 
Robyn et Richie Regehr lors de leur court séjour comme coéquipiers avec les Flames.

 
Dernière petite anecdote sur les frères Regehr. Bien qu’ils soient d’origine canadienne, Robyn est né au Brésil et Richie, en Indonésie. Bizarre? Pas si on considère que leurs parents étaient des missionnaires mennonites qui voyageaient à travers le monde dans leur mission.

Seulement deux patineurs natifs du Brésil ont joué dans la LNH. Robyn Regehr et le gardien Mike Greenlay, qui a joué deux parties avec Edmonton en 1989-90.

Mais un seul patineur natif de l’Indonésie a joué dans la LNH : Richie Regehr.

Ils s’agit du seul duo de frères à mener les pointeurs de l’histoire de pays différents dans la LNH. Aucun joueur né au Brésil n’a plus de points que Robyn Regehr et aucun né en Indonésie ne dépasse le petit frère Regehr!

Bon, d’aucuns diraient qu’ils sont chanceux que Wayne Gretzky ne soit pas Brésilien ou Indonésien mais bon…ce n’est tout de même pas de leur faute!

Bon, peut-être qu’on exagère un peu sur ce «record», mais ça demeure tout de même un accomplissement hors du commun, bien qu’hautement anecdotique!

mercredi 17 décembre 2025

Les arénas des Flames - Stampede Corral

 

D’abord, je devrais spécifier ″Les arénas des Flames DE CALGARY″. Les Flames ont débuté en 1972 à Atlanta, où ils ont joué à l’Omni Coliseum, mais comme je ne suis pas allé à Atlanta, on débutera donc avec le Corral. Ils ont ensuite déménagé au Saddledome, couvert dans le billet précédent. 

Comme le Saddledome, comme le futur Scotia Place, le Stampede Corral était situé sur le site du Stampede. Construit en 1950, il remplaçait le Victoria Arena, aussi situé dans le même secteur. Ce dernier avait un profil semblable au Edmonton Gardens, soit une construction avant la première grande guerre, qui a servi pour des expositions agricoles. Elle a aussi abrité l’équipe locale de la WCHL, les Tigers. Ainsi, depuis plus de 100 ans, lorsqu’il y a du hockey professionnel à Calgary, c’est dans le même secteur. 

 

Pour en revenir au Corral, il a été construit au coût de 1,25 million $ (16 millions en dollars d’aujourd’hui). Sa capacité a varié de 6475 à 8700 sièges. 

Il a été l’hôte de hockey junior et senior. Les Cowboys de l’AMH y ont aussi élu domicile de 1975 à 1977. Les Boomers de la NASL y ont joué au soccer intérieur en 1980-81. Stu Hart, promoteur de lutte (et père de Bret et Owen) y a tenu d’innombrables galas. Les représentants canadiens y ont aussi joué de nombreux matchs de la Coupe Davis.

En 1972, les championnats du monde de patinage artistique se sont déroulés au Corral. 

En 1980, les Flames débarquèrent en ville. Le Corral était l’endroit incontournable pour les installer, mais il était clair qu’il ne répondait pas aux critères de la Ligue nationale. La résidence des Flames y a duré trois ans, jusqu’à ce que le Saddledome soit prêt. 

En huit ans à Atlanta, les Flames ont atteint les séries à six reprises. Toutefois, ils n’y ont jamais remporté une série. En fait, ils n’ont remporté que deux matchs, tout en perdant quinze. 

Une fois à Calgary, il s’agissait pratiquement de la même équipe, mais il y eut un revirement de situation. Les succès en séries ont été immédiats. Au printemps 1981, les Flames balayèrent Chicago, pour ensuite éliminer les finalistes de l’année précédente, les Flyers, en sept matchs. La ville, déjà enthousiaste d’avoir une équipe de la LNH, devint folle et l’atmosphère dans le petit Corral devint électrique. Le beau parcours des Flames prit ensuite fin contre les North Stars, qui atteignirent ainsi la finale. 

En 1988, lors des Olympiques, le Corral a joué un rôle de soutien au Saddledome lors des compétitions de hockey et de patinage artistique. 

Il y eut par la suite des spectacles, de la lutte et un peu de hockey. 

On annonça en 2016 que le centre de congrès BMO Centre serait agrandi au coût de 500 millions $. Pour y faire de l’espace, il fallait démolir le Corral, ce qui fut terminé en 2021. 

L'agrandissement du BMO Centre, où se trouvait le Corral
 

Comme le hockey dans la ville de Calgary a toujours été dans le même secteur, il n’y a peut-être pas de nécessité de mettre des plaques ou des affiches pour souligner le site du Corral et je n’en ai d’ailleurs pas vu. 

Sources : banqueducanada.ca, wikipedia.org.

mardi 16 décembre 2025

Escapade à Calgary


 

Une de mes motivations pour aller en Alberta cette année était de voir le Saddledome. Troisième plus vieil aréna de la ligue derrière la Madison Square Garden de New York et le Climate Pledge Arena de Seattle (bien que ce dernier ait été rénové de fond en comble récemment), il est en fin de vie. Après de longues négociations, l’équipe, la ville et la province se sont entendus pour se partager les coûts d’un projet de 1,22 milliard $ tout juste à côté de l’aréna actuel. Le futur Scotia Place est maintenant en construction et devrait être prêt pour la saison 2027-28. 

Le vénérable Saddledome est à la fin de sa vie
 

Le compte à rebours est donc commencé et si je voulais aller dans cet endroit plein d’histoire, je me devais d’agir. 


 

Les Flames ont débuté à Atlanta en 1972, mais malgré quelques réussites sur la glace (mais pas en séries), ils n’ont pas eu un grand succès aux guichets. En 1980, un groupe mené par l’ex-propriétaire des Oilers et des Racers d’Indianapolis dans l’AMH et futur propriétaire des Alouettes, Nelson Skalbania, mit la main sur la franchise. Ils la déménagèrent alors à Calgary, mais il était évident que les 8700 sièges du Stampede Corral étaient insuffisants et qu’il s’agissait d’une solution temporaire. 

En septembre 1981, Calgary devança Falun en Suède et Cortina d’Ampezzo en Italie pour obtenir les Jeux d’hiver de 1988. La nécessité pour un nouvel aréna n’avait donc plus à être démontrée. Après avoir envisagé quelques sites, il fut décidé que la nouvelle installation serait construite dans la partie est de la ville, sur les terrains du Stampede et tout juste à côté du Corral. 

L’architecture est unique, puisqu’en cette ville du Stampede, l’immeuble est forme de selle, d’où le nom, Saddledome. 

Comme les Flames en avaient besoin le plus rapidement possible, c’est donc en octobre 1983, un peu moins que 5 ans avant le début des Jeux, que fut inauguré le Saddledome. Toutefois, il s’agissait tout de même d’un retard de 9 mois par rapport à ce qui était prévu. D’un budget initial de 60 millions $, des dépassements de coûts et des efforts pour accélérer le projet ont résulté en un coût total de 97,7 millions $ (273 millions en dollars d’aujourd’hui). 

Les rivaux albertains, les Oilers, ont toutefois gâché la fête en l’emportant 4-3. 

Le Saddledome a évidemment été le site des compétitions de patinage artistique et de hockey pendant les Olympiques. Dans le premier cas, il y a eu l’intense bataille des Brian (Boitano et Orser) et la performance surprise d’Elizabeth Manley, qui termina derrière l'est-allemande Katarina Witt. Quant au hockey, le tournoi constitutait un tournant, puisqu’on commençait à accueillir des joueurs qui avaient déjà joué comme professionnels. Il s’agissait toutefois de joueurs qui étaient autonomes, puisque les équipes de la Ligue nationale n’en avaient pas libéré pour l'occasion et la ligue n’avait pas fait de pause dans son calendrier. 

 

Il était incontournable de mettre une section au sujet des Jeux de 1988


Le Canada avait mis sur pied un programme olympique pour développer un esprit d’équipe, puisque c’est ainsi que fonctionnaient les pays de l’est à ce moment. Des joueurs comme Randy Gregg, Claude Vilgrain, Andy Moog et Jim Peplinski ont porté l’unifolié à Calgary, mais l’équipe a raté le podium en terminant quatrième. C’est finalement l’Union soviétique qui a remporté l’or, avec des joueurs qui furent ensuite autorisés à se joindre à la LNH comme Fetisov, Kasatonov, Gusarov, Kamensky et Larionov.

Le Saddledome était le site du programme de l'équipe olympique canadienne

Section sur l'histoire du hockey à Calgary, incluant en bas à gauche une photo des éphémères Cowboys de l'AMH (1975-77)

 
Photo des Tigers de la WCHL (1920-27).  L'équipe de 1923-24 a perdu en finale de la Coupe Stanley contre les Canadiens
 

Section où on honore tous les membres du Temple de la renommée originaires d'Alberta

La reine Elizabeth et le prince Philip sont déjà passés dans le coin

Du côté professionnel, les partisans des Canadiens se souviendront peut-être que c’est au Saddledome que le tricolore a remporté la Coupe Stanley en 1986. De son côté, les Roughnecks, l’équipe locale de crosse, y ont gagné le titre de la NLL en 2004, 2009 et 2019. 

Les championnats du monde de patinage artistique y ont eu lieu en 2006. Les mondiaux juniors y ont été tenus en 2012. 

Au niveau politique, c’est au Saddledome qu’en 1990 Jean Chrétien a été désigné chef du Parti libéral, en chemin pour devenir premier ministre. 

En 2013, la rivière Bow a débordé et l’endroit a été sévèrement endommagé. 

Aujourd’hui, en plus des Flames et des Roughnecks, les locataires sont les Wranglers de la Ligue américaine et les Hitmen de la WHL. 

Si l’endroit montre un peu son âge, sa riche histoire est bien mise en valeur. Facilement accessible (station Victoria Park / Stampede du C Train), on y trouve un public enthousiaste et en nombre respectable, malgré une année difficile. Bien heureux de l’avoir visité avant qu’il ne soit qu’un souvenir. 

Pour ce qui est du match, le Wild poursuivait sa tournée de l’ouest. En cette soirée hommage aux Forces armées canadienne, nous avons eu droit à un Ô Canada avec une partie en français. 

Les Flames portaient leur chandail noir que je n'aime pas tant.

 

Même si le Wild était favori, les Flames ont offert une belle performance. Huberdeau, Coronato, Zary et Andersson ont compté. Seul Trenin a répliqué pour le Minnesota. Dustin Wolf a été solide devant le filet des Flames et ceux-ci l’ont emporté 4-1. 

Sources: banqueducanada.ca, wikipedia.org.

La réplique géante du masque d'Yves Bélanger est toujours là. (en dessous, les Flames, les Hitmen (junior), les Roughnecks (crosse) et les Wranglers (LAH))

 

Les allées sont vastes.  On y circule facilement.


Un peu tout autour, on voit des photos d'anciens joueurs

 

À la boutique souvenir, on vend encore des Iginla et des Lanny.  À droite, des chandails des Roughnecks, qui appartiennent à la même entreprise que les Flames, tout comme les Hitmen, les Wranglers et les Stampeders de la LCF

Les Flames ont connu du succès au fil des ans, dont la Coupe de 1989, remportée au Forum.  Les côtés montent plus haut. Ce sont les pointes de la "selle".


Il y a peu d'arénas de la LNH qui peuvent afficher un drapeau olympique
L

Les loges, rajoutés en 1994, sont les plus basses que j'ai vues.  Elles ont toutefois fait baisser la capacité sous les 20 000.  Aujourd'hui, elle est d'environ 19 300.


Les Flames ont retiré les numéros de McDonald, Iginla, Vernon et Kiprusoff.  MacInnis et Nieuwendyk sont "Forever A Flame" (honorés mais leur numéro n'est pas retiré).


Les sections du bas sont sur une structure d'aluminium, chose que je n'avais jamais vue au niveau LNH.  Plusieurs sièges montrent leur âge en étant chambranlants.

 

Première fois que je vois une bannière pour un lutteur.  Il faut dire que Bret "The Hitman" Hart est originaire de Calgary et qu'il est l'un des fondateurs des Hitmen.


Fidèle au nom, des (vraies) flammes jaillissent lorsque les Flames comptent

On voit plusieurs types de chandails, avec plusieurs joueurs, incluant quelques Jagr, même s'il n'a joué que 22 matchs avec les Flames

Martin St-Louis n'a joué que 69 matchs avec Calgary, mais il y a un grand fan

Ce cher Harvey paraît un peu défraîchi.  En espérant qu'il ait droit à un peu de toilettage avant le déménagement...


Qui dit Alberta, dit boeuf de l'ouest.  On trouve chez Shorty's ce sandwich: pain ciabatta dans lequel on défait devant vous un short rib, qu'on couvre de frites, d'oignons frits, de chimchurri et d'une sauce demi-glace au vin.  Pas léger, pas donné (35$), mais délicieux.  On trouve évidemment aussi la bouffe d'aréna plus traditionelle et des mets indiens.


Le nouveau domicile des Flames (juste à côté) est déjà en construction


Voici ce à quoi devrait ressembler le nouvel aréna


Peut-on aller à Calgary sans faire un détour à Banff?