
Laurence, J.-C. (2011, 23 avril). La barbe des séries, symbole de virilité et de solidarité. La Presse.
Sardin, V. (2026, 21 mai). D’où vient la barbe des séries au hockey? Noovo Moi.

Le père de Mike Foligno est arrivé d’Italie lorsqu’il était enfant pour s’établir avec sa famille à Sudbury. Lorsqu’il est devenu père à son tour, il a initié le jeune Mike au hockey. Toutefois, alors que le fils avait 10 ans, le père est décédé subitement.
Ce malheureux événement a alors rendu sa famille vulnérable. Sa sœur a donc dû abandonner ses études pour aller travailler et venir en aide à sa mère. À 13 ans, Mike dut aussi se trouver un petit emploi pour contribuer, mais il continua de jouer au hockey. Il en conserva ainsi des valeurs familiales fortes.
En 1975, il se joignit à l’équipe junior de son coin, les Wolves de Sudbury. À chaque année, son total de buts et son total étaient supérieurs à ceux de l’année précédente. À sa quatrième année, sa fiche était de 65-85-150, ce qui lui permit d’attirer l’attention des dépisteurs. Il fut donc choisi au troisième rang du repêchage de 1979 par les Red Wings, une formation chroniquement mauvaise à cette époque. Il fut devancé par Rob Ramage et Perry Turnbull. Tout juste après avoir entendu son nom, les Capitals choisirent à leur tour Mike Gartner.
Comme les besoins étaient immenses à Détroit, Foligno fit l’équipe immédiatement. Les résultats furent au rendez-vous, puisque ses 36 buts furent le plus haut total de l’équipe, en plus d’être à ce moment un record de sa formation pour une recrue. Ce ne fut toutefois pas suffisant pour sortir les Wings de leur médiocrité, qui terminèrent leur saison avec 63 points. Il termina tout de même deuxième au scrutin pour le Trophée Calder. Par contre, il y avait à ce moment dans la ligue une autre recrue qui s’appelait Raymond Bourque…
1980-81 fut encore pire avec 56 points et au cours de la saison suivante, la direction voulut asséner un électrochoc. Détroit bâcla alors une énorme transaction en envoyant deux de leurs meilleurs attaquants, Foligno et Dale McCourt, en plus de Brent Peterson à Buffalo. En retour, les Wings firent l’acquisition d’un ancien marqueur de 50 buts, Danny Gare, en plus de Jim Schoenfeld, Robert Sauvé et Derek Smith.
C’est à ce moment que plusieurs d’entre nous firent plus ample connaissance avec Foligno. En effet, à cette époque, il y avait beaucoup de matchs intra-division, en plus des deux premiers tours des séries. C’est ainsi que les équipes de la division Adams, comme Buffalo, affrontaient souvent les Canadiens et les Nordiques.
Ailier robuste au talent offensif intéressant, Foligno attirait aussi l’attention de façons bien à lui. D’abord, il était l’un des rares à toujours porter un casque Northland de type dôme, impossible à rater. De plus, lorsqu’il marquait, il avait habitude célébrer de manière enthousiaste en faisant son caractéristique saut de crapaud, le ″Foligno Leap″.
Pendant cette période, les Sabres étaient principalement une équipe de milieu de peloton. S’ils ont causé la surprise en balayant les Canadiens en séries en 1982-83, ce fut l’inverse l’année suivante. Malgré une très bonne saison de 103 points, ils furent balayés par les Nordiques. Lors des années suivantes, s’ils faisaient les séries, ils avaient habituellement ou Boston ou Montréal dans les pattes et ne sortaient pas de leur division.
D’un point de vue personnel, Foligno maintenait une production de 50-60 points par saison, avec une exception en 1985-86, où il marqua 41 buts et obtint 80 points. Quant à son total de minutes de pénalités, il était habituellement d’au moins 150.
Les blessures ont ensuite ralenti Foligno, mais il put tout de même participer à l’étonnant parcours en séries de 1992-93, alors que les Leafs sont venus à un match de la finale. Ce sont finalement les Kings qui eurent le privilège de baisser pavillon devant les Canadiens.
Quelques mois plus tard, en novembre 1993, il fut échangé aux nouveaux Panthers de la Floride contre une somme d’argent. Cette transaction lui permit de franchir le seuil des 1000 matchs, lui qui avait atteint celui des 2000 minutes de pénalité à la fin de son passage chez les Leafs.
Il ne fut toutefois pas resigné par les Panthers à la fin de l’année, ce qui mit fin à sa carrière de joueur.
Il devint ensuite entraîneur-adjoint avec les Maple Leafs de St.John’s de la Ligue américaine, avant de retourner à Toronto. Il alla ensuite dans l’organisation de l’Avalanche, d’abord comme adjoint dans la LNH avant de devenir entraîneur-chef avec leur filiale, les Bears de Hershey.
Il retourna ensuite dans sa ville natale, pour prendre les rênes des Wolves de Sudbury de la Ligue de l’Ontario.
Après 7 ans, il retourna dans la LNH, avec Anaheim puis au New Jersey, encore comme adjoint.
Voulant par après donner une autre tangente à son engagement dans le monde du hockey, il s’impliqua au sein de l’équipe nationale de parahockey, en devenant entraîneur-adjoint en 2018.
L’implication de la famille Foligno ne se limite pas à Mike. Son épouse, décédée, en 2009, était la nièce de l’ex-gardien Ed Giacomin. Elle était aussi la mère de Nick et Marcus, qui jouent tous les deux depuis plusieurs années dans la LNH.
Au début de leur carrière, les deux frères ont rendu hommage à leur père en célébrant des buts avec des sauts de crapaud.
Sources :
″Une jeunesse difficile a formé le caractère de Mike Foligno″ de Philippe Cantin, 30 novembre 1985, Le Soleil, page S3,
″Senators rookie brings back father’s ′Foligno Leap′ in 4-3 win over Canadiens″, Associated Press, October 18, 2007, ESPN (espn.com),
″L’épouse de Mike Foligno meurt d’un cancer″, La Presse canadienne, 29 juillet 2009, La Presse (lapresse.ca),
″Des joueurs de la LNH trouvent du bonheur en para hockey″, Comité paralympique canadien, 4 juin 2023 (paralympique.ca),
nhldraftcentral.com.
Bill Houlder est né le 11 mars 1967 à Thunder Bay. Défenseur costaud de 6'2" et 216 livres, il fit ses classes avec les Centennials de North Bay qu'il joignit pour la saison 1984-85. Il se fit suffisamment remarquer pour être repêché en 4e ronde (82e au total) par les Capitals de Washington. Il joua deux autres saisons à North Bay, se démarquant notamment en 1986-87 où il termina parmi les meilleurs défenseurs offensifs de la OHL avec 68 points et une place sur la première équipe d'étoiles.
N'ayant vraisemblablement plus de place pour lui, les Capitals l'échangèrent aux Sabres de Buffalo durant le camp d'entraînement en septembre 1990. En retour, les Capitals reçurent le défenseur Shawn Anderson, 5e choix au total en 1986 qui n'avait rien fait d'extraordinaire jusque-là. Les Capitals perdirent ensuite Anderson au ballotage le lendemain...
Houlder prit donc le chemin de Buffalo mais il y joua encore moins qu'à Washington, soit seulement 7, 10 et 15 matchs lors des trois saisons subséquentes. Il était toutefois trop fort pour les mineures, étant élu meilleur défenseur de la IHL en 1992-93 et obtenant une place sur la première équipe d'étoiles la même année, ainsi qu'en 1990-91 dans la AHL.
Il eut finalement une véritable chance avec les expansions lorsqu'il fut sélectionné par les Mighty Ducks au repêchage d'expansion de 1993. Au sein de la nouvelle équipe en 1993-94, il joua 80 matchs et récolta 39 points dont 14 buts, soit le meilleur rendement offensif pour un défenseur des Ducks lors de cette saison inaugurale. Ses allers-retours dans les mineures étaient alors chose du passé.
Il ne resta toutefois que cette seule saison à Anaheim, étant échangé durant l'été 94 aux Blues de St-Louis en retour d'un autre défenseur, Jason Marshall.
Après une seule saison également à St-Louis, il devint agent libre et signa avec le Lightning de Tampa Bay, amassant 28 et 25 points lors des deux saisons suivantes.
De nouveau agent libre en 1997, il signa avec les Sharks avec qui il connut deux autres bonnes saisons de 32 points chacune. À l'été 99, les Sharks l'échangèrent au Lightning dans un échange impliquant 5 joueurs dont Niklas Sundstrom qui prit le chemin de San Jose.
De retour à Tampa Bay et désormais un vétéran de 10 saisons professionnelles, il fut élu comme nouveau capitaine, le précédent occupant Rob Zamuner ayant été échangé plus tôt durant la saison morte. La suite des choses fut toutefois un fiasco.
Le Lightning était alors dans une autre de leurs saisons de misère et d'instabilité à l'époque, ayant eu 4 entraîneurs-chef depuis la saison 1997-98 et presque autant de propriétaires. L'équipe eut également la distinction peu honorable d'employer 6 gardiens par saison de 1998-99 à 2000-01.
Donc au travers de cette instabilité au début de la saison 99-00, le Lightning connut un lent début de saison et décidèrent de placer leur nouveau capitaine au ballotage après seulement 14 matchs. Il s'agit d'un des plus courts mandats pour un capitaine officiel dans l'histoire de la LNH, à l'exception des capitaines par intérim ou les rotations de capitaine.
Houlder fut alors récupéré au ballotage par les Predators de Nashville, une autre équipe d'expansion récente. L'équipe en était en fait à sa deuxième année. Après les Mighty Ducks, le Lightning et les Sharks, il s'agissait de sa 4e équipe en carrière qui n'avait pas encore une décennie d'existence. Il est ce qu'on surnomme ici un abonné des équipes d'expansion.
Houlder fut très apprécié au sein des Predators, demeurant un vétéran fiable durant 4 saisons. À l'exception d'un seul match, il joua l'entièreté du calendrier de l'équipe de la saison 2000-01 jusqu'à sa retraite après la saison 2002-03.
Donc malgré quelques saisons précaires en début de carrière, Houlder joua un impressionnant total de 846 matchs dans la LNH, amassant 59 buts et 191 passes pour 250 points.
Après sa retraite, il revint dans la région de North Bay et est présentement assistant-entraîneur du Battalion de North Bay depuis la saison 2017-18.
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| Le trophée O'Brien |
Lors de la saison 1977-78, le défenseur Dennis O'Brien marqua l'histoire en devenant le premier joueur à disputer au moins un match pour 4 équipes différentes durant la même saison. Cela lui aura valu, 40 ans plus tard, de voir un trophée à son nom à La Vie Est Une Puck pour le joueur qui a joué pour le plus d'équipes durant la saison.
Mais lors du brainstorm pour la création de ce trophée, on pensait d'abord nommer ce trophée en l'honneur de celui qui répéta l'exploit en 1991-92, nul autre que Dave McLlwain. On s'est finalement rabattu sur O'Brien, le OG, mais aujourd'hui on tient quand même à faire une place à McLlwain en lui accordant finalement une bio.
David Allan McLlwain et né le 9 juin 1967 à Seaforth en Ontario, même ville d'origine que plusieurs joueurs de renom comme Cooney Weiland et Ryan O'Reilly.
Joueur de centre de 6'-0" et 185 livres, McLlwain débuta son stage junior en 1984-85 avec les Rangers de Kitchener mais fut échangé aux Centennials de North Bay la saison suivante, saison qui résulta sur sa sélection tardive en 9e ronde (174e au total) par les Penguins de Pittsburgh au repêchage de 1986.
Il termina ensuite la saison 1986-87 avec 119 points, au deuxième rang de la OHL. Il participa également aux championnat junior de 1987, ce fameux tournoi qui vit la Russie et le Canada être disqualifiés suite à une bagarre générale.
Il débuta ensuite son parcours professionnel en 1987-88, parvenant à se tailler un poste avec les Penguins, à l'exception de 9 matchs dans la IHL avec les Lumberjacks de Muskegon. Il récolta 19 points dont 11 buts en 66 matchs pour cette saison recrue.
Il sembla régresser la saison suivante et ne joua que 24 matchs à Pittsburgh (3 points) et il passa la majorité de la saison à Muskegon, les aidant à remporter la coupe Turner.
Ce fut sa dernière saison à Pittsburgh car durant l'été 89, il fit partie d'une transaction de 6 joueurs entre les Penguins et les Jets de Winnipeg. En compagnie de Randy Cunneyworth et le gardien Rick Tabbaracci, McLlwain prit le chemin du Manitoba. En retour, les Penguins mirent la main sur Jim Kyte, Randy Gilhen et Andrew McBain.
McLlwain répondit parfaitement à cet échange, récoltant des sommets en carrière de 25 buts et 51 points en 1989-90. Cela sembla toutefois être bien éphémère alors qu'il régressa à seulement 25 points en 1990-91.
Vint ensuite sa fameuse saison à 4 équipes en 1991-92.
Après seulement 3 matchs en début de saison avec les Jets, il passa aux Sabres de Buffalo dans un échange impliquant 5 joueurs et un choix au repêchage qui devint Yuri Khmylev chez les Sabres. Mais seulement 2 semaines plus tard, il fit partie d'un autre échange encore plus gros, celui de Pierre Turgeon/Pat LaFontaine entre les Sabres et Islanders de New York. McLlwain, Turgeon, Benoit Hogue et Uwe Krupp devinrent alors des Islanders, tandis que Lafontaine, Randy Hillier et Randy Wood devinrent des Sabres.
Il joua donc pour les Islanders pour les 54 matchs suivants, amassant 23 points. Mais lors de la date limite des transaction au printemps 1992, il passa aux Maple Leafs de Toronto en compagnie de Ken Baumgartner. En retour, les Islanders mirent la main sur Claude Loiselle et Daniel Marois.
Donc si vous étiez parmi ces nombreux collectionneurs de cartes autour de 1992, vous deviez avoir pas mal de versions de Dave McLlwain:
Mais ce fut encore une fois très bref dans la ville reine alors qu'il signa avec les Sénateurs d'Ottawa durant l'été 1993, et connaitra sa deuxième meilleure récolte en carrière en 93-94 avec 43 points. Après une demie-saison moyenne en 1995, les Sénateurs s'en débarrassèrent, tout d'abord en le prêtant dans la IHL aux Lumberjacks de Cleveland.
Parenthèse ici pour parler des Sens, qui faisaient alors véritablement honneur à leur jeune réputation de club broche à foin, puisqu'au même moment, le club versait plus de 2,5 millions en salaire à des joueurs qui n'étaient même plus dans la LNH...
Je recopie ici un texte du Soleil du 8 décembre 1995:
«Les infortunés Sénateurs d’Ottawa ont retourné hier aux mineures les vétérans Dave Archibald et Scott Levins. Puisqu’Archibald recevra quand même son salaire de 400 000 $ à l’île-du-Prince-Édouard, les Sénateurs devront désormais verser quelque 2.5 millions à des joueurs qui ne sont pas dans la LNH. L’équipe verse environ 19 millions en salaires. Pat Elynuik (850 000$), Brad Shaw (550 000$), Chris Dahlquist (550 000$), Dave McLlwain (450 000$), Darrin Madeley (300 000$) et Sylvain Turgeon (150 000$) appartiennent tous aux Sénateurs même si aucun d’eux ne joue à Ottawa. Ils écoulent tous leurs contrats garantis dans la LIH. Les Sénateurs doivent également honorer les contrats de l’ancien entraineur Rick Bowness et de son adjoint Alain Vigneault, ainsi que celui de l’ex-directeur général Mel Bridgman.
Mais McLlwain était loin d'être fini car il amassa 75 points dont 30 buts en 60 matchs dans la IHL. Il évoluait avec le même club qu'il avait auparavant porté les couleurs, les Lumberjacks, qui étaient toutefois déménagés à Cleveland. Les Lumberjacks demeuraient toujours le club-école des Penguins et c'est en quelque sorte ce qui dicta la suite des choses. Les Sénateurs trouvèrent finalement preneur pour les services de McLlwain en mars 1996 lorsqu'il retourna aux Penguins en retour d'un choix de 8e ronde.
Après avoir fait ce court retour avec les Penguins, il retourna avec les Lumberjacks en 1996-97. Il parvint toutefois à revenir dans la LNH pour 4 matchs en fin de saison avec un autre ancien club, les Islanders. Ce furent ses derniers matchs dans la LNH.
Il mit ensuite le cap sur la ligue allemande en 1997-98 avec le Landshut EV. S'en suivit par après 2 saisons avec le HC Berne dans la ligue Suisse.
En 2000-01, il retourna dans la ligue allemande avec les Sharks de Cologne. Il y connaitra alors ses années les plus stables, jouant avec le club jusqu'à sa retraite en 2009.
Il termina deux fois en tête des pointeurs de la DEL, soit en 2005-06 et 2006-07. Il fut élu capitaine des Sharks pour ses trois dernières saisons et demeure à ce jour le 2e meilleur pointeur de l'histoire de l'équipe.
L'équipe lui a rendu honneur lors de sa retraite et à ce qu'on peut entendre ici, il avait même appris un peu d'Allemand...
En 501 matchs dans la LNH, il amassa 100 buts et 107 passes pour 207 points.
Il fallut ensuite attendre jusqu'en 2014-15 pour revoir un joueur faire 4 équipes en une saison lorsque Mark Arcobello réédita l'exploit, suivi quelques années plus tard de Jussi Jokinen en 2017-18.
Voici un (rare) clip cocasse des NHL Awards de 1997 où Ron MacLean
annonce à Phil Esposito que suite à la règle controversée du patin dans
le demi-cercle, la ligue a décidé d'appliquer rétroactivement le
règlement. Cela fait en sorte que le total de buts en carrière
d'Esposito (un joueur qui était réputé pour les buts devant le filet) a
diminué drastiquement, le mettant finalement à 3 buts derrière Doug Houda...
Douglas Harold Houda est né le 3 juin 1966 à Blairmore en Alberta. Grand défenseur physique de 6'2" en 200 livres, Houda était ce qu'on appelle un défenseur «défensif» ou «dans sa zone», étant rarement appelé à contribuer offensivement. Il n'était pas non plus un agitateur ou un pugiliste mais n'hésitait toutefois pas à se battre si la situation l'exigeait. Il était également réputé pour ses bonnes mises en échec.
Il débuta son stage junior avec les Wranglers de Calgary de la WHL en 1982. Après sa deuxième saison avec les Wranglers où il amassa 195 minutes de pénalités et une fiche de 36 points, les Red Wings en firent leur choix de 2e ronde (28e au total) du repêchage de 1984.
Il débuta ensuite la saison 85-86 à Détroit mais fut renvoyé au junior après 6 matchs. Il termina sa carrière junior en étant échangé à Medecine Hat.
Il passa ensuite les saisons suivantes à faire la navette entre les Wings et leurs clubs-école, n'étant jamais capable de s'assurer un poste permanent à Détroit. Sa meilleure saison (à vie dans la LNH) fut celle de 1988-89 où il obtint 2 buts et 11 passes pour 13 points. Il parvint ensuite finalement à jouer 73 matchs avec le club, récoltant 2 buts et 9 passes.
Un changement d'entraineur la saison suivante le fit toutefois retourner dans la ligue américaine. Il fut finalement échangé aux Whalers en février 1991 en retour de Doug Crossman.
Il eut plus de temps de glace avec une plus faible équipe à Hartford, connaissant sa meilleure récolte de buts en 1991-92 avec 3 buts(!) et jouant exclusivement pour le grand club. Il fut toutefois échangé aux Kings durant la saison 1993-94 en retour de Marc Potvin. Après cette seule demie-saison à L.A., Houda fut échangé aux Sabres en retour d'un jeune Sean O'Donnell.
Houda eut des moments difficiles à Buffalo, étant finalement rétrogradé dans les mineures en 1995-96. Il profita toutefois de l'occasion pour s'imposer avec leur club-école, les Americans de Rochester, qu'il aida à remporter la coupe Calder au printemps 1996. Cela le remit sur le radar des autres équipes et finalement, les Islanders le signèrent comme agent libre durant l'été. Après une saison complète à Long Island, il fut échangé aux Mighty Ducks durant la saison 1997-98.
Il retourna au bercail à l'automne 98 lorsque les Red Wings refirent son acquisition en retour d'un choix de 9e ronde. Désormais une super-puissance, les Wings l'employèrent exclusivement comme mentor avec le club-école, ne lui faisant jouer que 3 matchs en remplacement de blessés durant la saison 98-99.
Il retourna ensuite dans l'organisation des Sabres avec leur club-école de Rochester. À ce stade de sa carrière, il était heureux dans les mineures dans le rôle de grand frère, ce qui lui permit de préparer sa prochaine carrière derrière le banc. Il joua 4 saisons avec les Americans, n'étant rappelé que pour deux matchs à Buffalo, dont son dernier en 2002-03 à sa dernière saison.
Après sa retraite, il demeura à Rochester comme assistant entraineur. Il fut ensuite engagé par les Bruins comme assistant. Il demeura à ce poste jusqu'en 2016, étant au passage membre de l'équipe championne de 2011. Il fut ensuite assistant avec son ancien club, les Red Wings, de 2016 à 2022. Il demeura ensuite assistant, mais cette fois-ci avec les Islanders. Il fut toutefois remercié cet été et ne sera pas de retour la saison suivante.
En carrière dans la LNH, sa fiche fut de 19 buts et 63 passes pour 82 points en 561 matchs. Le total de buts officiels de Phil Esposito est demeuré à 717, soit 37 fois la récolte de Doug Houda...
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| De Tomaso Pantera |
Beaucoup de joueurs de cette série ont la distinction d'être «oublié» principalement par le fait qu'ils étaient originaires de la Russie. Lors de la tombée du rideau de fer, un vaste nouveau bassin de joueurs était désormais ouvert aux recruteurs de la LNH. Mais contrairement aux autres pays, on avait alors accès à des joueurs de tous âges, et pas seulement des espoirs de 18 ans. On pouvait alors prendre des chances au repêchage en sélectionnant des joueurs plus âgés et établis en Russie plutôt qu'un jeune nord-américain. Il y avait même certains joueurs russes qui venaient faire leurs preuves dans les mineures afin de se faire découvrir plus facilement par les recruteurs nord-américains, surtout dans l'ancienne IHL. De nombreux «coups de dé» du genre arrivèrent donc en scène dans la LNH durant les années 90 et bien qu'on retrouvait de bons soldats qui comblèrent les besoins de plusieurs équipes, il s'agissait très souvent d'«étoiles filantes» alors que plusieurs d'entre eux étaient déjà trop vieux ou ne cadraient pas dans le système nord-américain.
Cela fait en sorte que j'ai discuté de pas mal d'entre eux comme Nikolai Borschevsky, Alexander Semak, Dmitri Kvartalnov, Vladimir Tsyplakov et Anatoli Semenov.
Et en voici un autre bel exemple dans le genre, Yuri Khmylev.
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| En prêt au CSKA Moscou pour la Super Series 1990-91 |