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dimanche 23 avril 2023

L'assassinat de Martin Luther King et les séries


Les séries de la Coupe ont débuté cette semaine. Une fois entamé, il s’agit d’un marathon sans interruption où l’usure fait son œuvre, pour ensuite couronner une équipe qui est rarement la même qui a remporté le titre au cours de la saison.

Le tournoi a déjà été retardé (pour la covid 19) ou annulé (en raison de la grippe espagnole en 1919 et lors de l’année du lock out de 2004-05), mais rarement a-t-il été débuté pour ensuite être suspendu pendant un moment. Il arrive tout de même que les circonstances l’imposent. C’est arrivé en 1968.

Il s’agissait alors des premières séries de l’ère de l’expansion. Dans la conférence est (composée des six anciennes équipes), Montréal faisait face à Boston, de retour en séries après huit ans d’absence. Dans l’autre confrontation, New York affrontait Chicago. Dans l’ouest (les nouvelles équipes), il y avait des duels Philadelphie-St-Louis et Minnesota-Los Angeles.

Martin Luther King

Le 4 avril, lors du jour du match 1 des quatre confrontations, le révérend Martin Luther King, militant des droits civiques des plus en vue, fut assassiné à Memphis, au Tennessee. La population, principalement bien sûr afro-américaine, était en colère et se souleva dans plusieurs villes.

Le 6, des matchs eurent tout de même lieu à Montréal, Philadelphie et Los Angeles. Par contre à New York, on appréhenda une flambée de violence et le Madison Square Garden fut fermé, ce qui empêcha les Black Hawks de pratiquer. Le lendemain, le match prévu fut reporté. Sur les ondes de CBS, on présenta plutôt un enregistrement du match de la veille entre Montréal et Boston.

Le directeur administratif de la ligue, Brian O’Neill, annonça ensuite que les prochains matchs auraient lieu après les obsèques du révérend King. Le match du 8 à Los Angeles fut donc reporté au 9, le soir de la journée des funérailles, qui eurent lieu à Atlanta. Ce même soir, il y eut aussi un match à New York et Boston. Celui de St-Louis fut reporté au 10.

En bout de ligne, seulement la série Montréal (ville canadienne) – Boston (ville peu affectée par les émeutes) conserva son calendrier initial. Comme les Canadiens ont ensuite balayé les Bruins en 4 parties, le tout fut terminé le 11 avril.

À l’inverse, les deux séries de l’ouest allèrent jusqu’à la limite et se terminèrent une semaine plus tard, le 18. Le même soir, Montréal débutait déjà son deuxième tour en écrasant les Black Hawks, qui avaient pris 6 matchs à se débarrasser des Rangers, et dont la ville fut l'une des plus affectées par les soulèvements.

Ayant déjà terminé en tête de la ligue en saison régulière, le Tricolore put se reposer après sa série expéditive contre Boston, ne céda qu’un match aux Black Hawks, avant de balayer les Blues en finale qui n'étaient, souvenons-nous, qu’une équipe d’expansion. Comme parcours en séries, on a déjà vu plus ardu.

Pour la petite histoire, notons que la LNH n’a évidemment pas été la seule à modifier son calendrier suite à l’assassinat du récipiendaire du Prix Nobel de la paix en 1964.

Les As de Québec de la Ligue américaine ont aussi vu leur match à Buffalo reporté. La NBA, la PGA et le tennis ont également modifié leur calendrier.

Quant aux Ligues majeures de baseball, pour la première fois de leur histoire, elles ont retardé de 48 heures le début de leur saison. Les Dodgers, qui avaient initialement laissé entendre qu’ils joueraient coûte que coûte, ont finalement plié. Leurs adversaires, les Phillies, avaient réagi en affirmant qu’ils boycotteraient le match s’il avait lieu, ce qui aurait été une première depuis 1949.

Sources :

"Retard dans les éliminatoires", 8 avril 1968, La Presse, page 38,

"Sport Schedule Revised", April 8, 1968, Montreal Gazette, page 37,

"Le calendrier sportif est chambardé aux USA", Montréal-Matin, 8 avril 1968, page 45,

"Les Phillies boycotteront la partie", UPI, Montréal-Matin, 8 avril 1968, page 48,

"Trois matches de hockey sont remis à plus tard", Montréal-Matin, 8 avril 1968, page 60,

"Dodgers Call Off Game", AP, Montreal Gazette, April 9, 1968, page 29,

wikipedia.org.

lundi 8 octobre 2018

Don Edwards









Malgré une belle carrière junior avec les Rangers de Kitchener, où il a fait partie de la première équipe d’étoiles à ses deux années, Don Edwards n’était pas considéré comme un espoir de premier plan. En effet, sa petite taille de 5’8’’ en poussa plusieurs à regarder ailleurs. 

En 1975, dans un repêchage pas si riche en talent, dix autres gardiens ont été choisi avant lui. C’est finalement en fin de cinquième ronde, au 89e rang que les Sabres de Buffalo le sélectionnèrent.  Un peu plus tôt, en première ronde, ces mêmes Sabres avaient choisi un autre gardien, Robert Sauvé, du National de Laval. Buffalo mit donc la main sur sa future paire de gardiens la même année.

Edwards continua sur sa lancée dans la Ligue américaine, alors qu’il fut nommé sur la deuxième équipe d’étoiles en 1975-76 lors de son passage avec les Bears de Hershey.

Le 13 février 1977, il fut rappelé pour palier à l’absence de Gerry Desjardins, le gardien numéro un des Sabres qui venait de subir une grave blessure à l’œil qui mit éventuellement fin à sa carrière. Edwards s’attendit à être l’auxiliaire du gardien numéro 2, Al Smith.  Pourtant, le directeur-gérant Punch Imlach insista pour qu’Edwards soit envoyé immédiatement dans la mêlée, ce qui irrita profondément Smith. Ce dernier quitta l’équipe et n’y revint pas, ce qui créa une ouverture pour Edwards. Dorénavant appuyé par Robert Sauvé, celui-ci joua l’immense majorité des matchs restants et sa moyenne de 2,51 en 25 matchs le mit parmi les meneurs de la ligue.

L’année suivante, Edwards fut le gardien qui vit le plus d’action dans la ligue, avec 72 matchs. Toujours secondé par Sauvé, il afficha une moyenne plus que respectable de 2,64.

Par la suite, la charge de travail fut mieux réparti avec Sauvé, mais Edwards demeura le numéro 1.  En 1979-80, le duo se mérita le Trophée Vézina. Pas si mal, considérant qu’Edwards n’a débuté à garder les buts qu’à l’âge de 13 ans. Il fit également partie de l’équipe canadienne lors de la Coupe Canada de 1981, où il joua un match. Le Canada perdit la finale face à l’Union Soviétique, mais c’est Mike Liut qui était à ce moment devant le filet.

En juin 1982, les Sabres décidèrent de prendre une autre direction, lorsqu’Edwards fut envoyé aux Flames de Calgary dans un échange de plusieurs choix au repêchage. Il n’eut toutefois pas autant de succès en Alberta. Bien qu’il s’agissait d’années particulièrement offensives, Edwards n’a pas réussi à afficher une moyenne en bas de 4,00 en trois saisons.

Les Flames l’échangèrent alors à l’équipe de son enfance, les Leafs, contre un modeste choix de 4e ronde. Toutefois, le rêve d’enfance a tourné au cauchemar. Toronto était une équipe faible et Edwards performa en ce sens.  Bien qu’il avait un contrat de trois ans en poche, les Leafs le rachetèrent après une seule saison.

Edwards se retrouva donc dans une équipe senior hors du commun qui comptait plusieurs ex-professionnels dans ses rangs, les Mott's Clamato's de Brantford, qui remporta la Coupe Allan en 1986-87.

Fort de ce succès, Edwards tenta un retour dans l’organisation des Oilers, mais celui-ci se limita à trois matchs dans la Ligue américaine.

Suite à sa carrière de joueur, Edwards alla travailler comme directeur-gérant d’une équipe britannique, puis comme commentateur à la télé.

C’est toutefois le 21 mars 1991 que bascula de façon dramatique la vie d’Edwards. Un homme qui avait fréquenté sa sœur et qui avait déjà été condamné pour l’avoir séquestré pendant cinq heures l’attendit à son domicile.  Lorsqu’elle rentra du travail, il pointa une arme en sa direction. Elle tenta alors de se réfugier chez ses parents de l’autre côté de la rue. L’homme la suivit et se rabattit sur les parents. Il tira alors la mère et poignarda le père.

Edwards fut plus tard diagnostiqué d’un syndrome post-traumatique. Le meurtrier ayant été condamné à 25 ans de prison, Edwards passa vers la fin de sa sentence d’innombrables heures à des audiences pour éviter que celui qui tua ses parents obtienne une libération conditionnelle.

C’est finalement en juin 2017 que le meurtrier eut l’autorisation d’effectuer des sorties non-surveillées, ce qui choqua profondément Edwards et sa famille.

Désabusé et toujours secoué comme le reste de sa famille, il habite maintenant en Floride, où il travaille aux ventes dans un club de golf.

Sources : ″Former NHLer Don Edwards fights for reincarceration of the man who brutally murdered his parents” de Tristin Hopper, 30 avril 2015, The National Post (nationalpost.com), “Former Sabres Goalie Don Edwards Fights to Keep Parents Killer Behind Bars″ de Denis Gibbons, 29 novembre 2015, The Hockey News (thehockeynews.com), “Family of slain Ontario Couple fearful after ′volatile′ murderer granted unescorted absences from jail″, 8 juin 2017, National Post (nationalpost.com), hhof.com, hockeydraftcentral.com, wikipedia.com.

mercredi 18 novembre 2009

And the winner is : Craig McTavish

Et oui, vous avez élu Craig McTavish comme étant votre joueur préféré parmi les derniers ayant joué avec pas de casque. Non seulement Craig est votre préféré avec pas de casque, mais il fut LE dernier joueur avec pas de casque. Il a tellement joué avec pas de casque les cheveux dans le vent qu'il a encore l'air d'avoir les frisettes au vent maintenant qu'il est à la retraite.

Tant qu'à parler de Craig McTavish, parlons d'un évènement triste de sa carrière qui se arriva en 1984 qui est digne de mention dans ce blogue. Si on associe souvent McTavish à son long passage avec les Oilers d'Edmonton mais ce dernier a débuté sa carrière avec les Bruins de Boston. Après une carrière avec la University of Massachusetts Lowell avec qui ce natif de London en Ontario évolua à la fin des années 70, il fut repêché par les Bruins en neuvième ronde lors du repêchage de 1978. C'est à la saison 1982-83 que McTavish se tailla une place régulière avec les Bruins où il devint un excellent "plombier" et un très bon joueur en infériorité numérique. Lors de cette première saison complète, il marqua une bonne trentaine de points en 75 matchs en plus de terminer la saison avec un différentiel de +15.

C'est à sa seconde saison avec Boston que la carrière de Bruins de McTavish allait se terminer abruptement. à la fin de sa deuxième saison avec les Bruins, il fut reconnu coupable de conduite en état d'ébriété ayant causé la mort. En effet, le 25 janvier 1984, fut impliqué dans un accident ayant causé la mort d'une dénommée Kim Radley, une femme de 26 ans. Il reçut une peine d'un an de prison ce délit a fait face à une poursuite au civil pour 10 millions de dollars de la famille de la victime qui fut réglée hors cours.

McTavish passa donc la saison 1984-85 dans une prison du Massachussets et fut relâché à l'été 1985. Les Bruins acceptèrent la demande de Craig McTavish de quitter l'équipe afin de s'éloigner du Massachusetts et des projecteurs. Son contrat annulé, McTavish a accepté l'offre des Oilers afin de refaire sa vie et sa carrière en Alberta. il a remporté 3 Coupes Stanley avec l'équipe et fut nommé capitaine lors du départ de Mark Messier. Après 9 saisons avec les Oilers, McTavish termina la saison 1993-94 en allant supporter ses anciens coéquipier Messier et Glen Anderson a ramener la Coupe Stanley sur Broadway après 54 ans d'absence. Il prit le chemin de Philadelphie la saison d'après où il évolua durant deux saison avant d'aller terminer sa carrière à St-Louis...

Rappelons que lorsque ce plombier de luxe se retira, il fut le dernier professionnel à ne pas porter de casque... Il bénéficiait d'une clause grand-père datant de 1979 qui faisait en sorte que si l'on avait signé un contrat professionnel avant juin 1979, on pouvait toujours porter le casque rendu obligatoire avant la saison 1979-80. Ça aura pris 18 ans avant que le dernier joueur bénéficiant de cette clause ne cesse de jouer...

Il retourna à Edmonton pour devenir l'entraîneur des Oilers en 2000. En mai 2009, après 8 saisons, McTavish se retira après avoir manqué les éliminatoires lors des 3 dernières saisons...












Voici les résultats du sondage :

Quel est votre joueur préféré parmis ces joueurs ayant été les derniers à jouer dans la NHL sans porter le casque?

(Pauvre Randy)

Randy Carlyle
1 (1%)
Rod Langway
29 (30%)
Brad Marsh
12 (12%)
Craig McTavish
36 (38%)
Doug Wilson
16 (17%)

Nombre de votes : 94

mercredi 30 septembre 2009

Ce que vous devez savoir sur Jere Lehtinen!



Il est un gros fan de Slayer...

Sur la page Wikipedia de Jere Lehtinen, on peut y lire ceci : Jere is a huge Slayer fan and has attended five of their concerts: two in USA, three in Finland.

Comment maintenant peut-on détester ce joueur finlandais??

Et en fouillant un peu plus sur le net, j'ai trouvé ce texte sur le site des Stars. On y apprend que Janne Niinimaa aime aussi Slayer... Merde, pourquoi est-ce qu'on l'a pas su avant? Je l'aurais bien amené voir un show de metal au Medley si ça avait fait un meilleur joueur pour le Canadiens... Anyway, moi j'aime beaucoup Lehtinen et ça me le fait aimer encore plus. En passant, je vous recommande la lecture d'un livre qui a été écrit sur l'album Reign In Blood dans la série 33 1/3 écrit par un mec nommé DX Ferris. C'est sérieusement impressionnant comme livre à propos d'un album tout aussi impressionnant...

http://www.amazon.com/Slayers-Reign-Blood-33-3/dp/0826429092/

Bon, voici le texte :

_________________________________________________

My Night With Slayer

Friday, 08.31.2007
Dallas Stars
By Jere Lehtinen

A
s you know, I am a hockey player and not a writer so bear with me as I tell you about my night with the band Slayer. About a month ago the National Hockey League gave me a call in Finland and asked me if I would like to attend a Slayer concert at Nokia Theater in Grand Prairie on August 30. They told me that I would meet the band and the league would do a big feature on it, sending a camera crew and production staff. Since Slayer is one of my favorite bands, I could not pass it up.

Of course, it was a great night because I had the chance to see Slayer once again. I have seen them six other times so this was my seventh chance to go to their concert. This time was totally different though. I’ve been twice before in Dallas and the other four times were in Europe, where they are absolutely huge. I actually met the band in Finland back in 2002, but there were six other guys and it was just a quick hello and then we were out of there (former Dallas Star Janne Niinimaa was the one who set that meeting up). This meeting was much more meaningful to me.

We arrived at Nokia Theater at about 5 p.m. and met Slayer’s management team. They couldn’t have been nicer to all of us. They gave us “All-Access, VIP Passes” and told us to go anywhere we wanted…anywhere, except for in the dressing room for Marilyn Manson, who was set to play after Slayer.

Shortly after arriving, Slayer’s managers took us into their dressing room. I was pretty excited because I knew the band was coming in next. After about 10 minutes, the door opened up and guitarist and co-founder of Slayer Jeff Hanneman walked in. He was a great guy to talk to, as we talked about the band’s future plans, who is going to be good in the NHL next season and why he loves hockey so much. I was surprised at how big of hockey fan he was. He talked about the similarities in what he does and hockey. He compared the speed of Slayer and the NHL, as well as the intensity and the rush you get. It was very interesting to listen to him. We ended up chatting for about 10 or 15 minutes.

When Hanneman left, he came back with the other three guys in the moment I was waiting for. It was funny because the anticipation of waiting for them in the dressing room made me a little nervous. However, once they got in and we began to talk, it ended up being a moment I will never forget.

I also had the opportunity to present all four of them with Dallas Stars jerseys that they seemed very pumped to get. As I spoke with the four of them – Hanneman (guitar), Tom Araya (singer), Kerry King (guitar) and Dave Lombardo (drums) – it hit me that I have been listening to these guys for over 20 years now. That’s right, 20 years! It was back in the mid 80’s that a few of my friends and I started to listen to this band from California (they’re from Huntington Beach). After we shook hands and they left, I couldn’t wait for the concert to start.

The band allowed us to watch the concert from the left side of the stage. We saw them come out and could even see which songs they were going to play because we were directly behind one of their board operators. After a few songs on the stage, I decided to venture out and go down right in front of the stage. Once I got down there, you could feel the difference in the intensity from where I stood as the band played loud, hard and with passion. They haven’t changed a bit. I saw them 10 years ago and they played with the same exact intensity that they played back then. The whole place was packed and Nokia Theater was rocking. That’s a really cool place to catch a concert. I was surprised at how loud it got in there.

Slayer closed with one of my favorite songs, “Angel of Death”, and I left a very happy man. Like I said before, this was an experience I will never forget. I’m sure I’ll be seeing them again, whether in Europe or here in Dallas, and I can’t wait for that next time!



samedi 6 juin 2009

Brian Spencer (Recherché : Gross Misconduct d'Atom Egoyan)

Et non, ce n'est pas ce classique du thrash metal de M.O.D. qui se nomme Gross misconduct que je cherche, je l'ai déjà, mais bel et bien le film du grand réalisateur Atom Egoyan du même nom. Ce film a été réalisé en 1993 pour la CBC et relate la vie du joueur de hockey Brian "Spinner" Spencer. Comme la vie de Spencer fut très mouvementée, le film doit sûrement être assez impressionnant. Comme ce fut un film fait pour la télévision, la CBC doit probablement posséder les droit et cela fait en sorte que le film n'existe pas en DVD. Si vous avez une copie, je vous demande si il serait possible d'en avoir une...

Brian Spencer est un peu l'exemple typique que les parents prennent parfois la carrière de leur rejeton à un sérieux qui approche le ridicule. Roy Spencer, papa de Brian, a beaucoup misé sur la carrière se son fils, n'hésitant jamais à investir pour envoyer son fils apprendre son art au sein d'école de hockey. Ce qui porta fruit parce que son fils fut repêché par les Maple Leafs de Toronto en 1969. C'est à son premier match diffusé à Hockey Night In Canada que survenut un drame. Alors que le match était diffusé à la CBC, la CBC de la Colombie-Britannique décida de ne pas mettre en onde le match entre les Black Hawks et le Maple Leafs de Toronto, mais un match de la nouvelle équipe de l'Ouest, les Canucks de Vancouver, qui affrontaient pour l'occasion les Golden Seals de la Californie. Rappelons-nous qu'à l'époque le seul moyen de voir votre joueur préféré était lors de la sacrosainte émission du samedi soir.


Donc Roy Spencer, de sa mansarde de Fort St-James en Colombie-Britannique, ne put assister aux débuts télévisés de son fils. En beau tabernacle comme on dit ici, Roy sauta dans sa voiture pour aller à Prince George pour aller à la station de la CBC le plus près pour leur demander de mettre le match Leafs-Hawks. Après avoir roulé au dessus de 100 kilomètres, il arriva au poste de télévision de Prince George et menaça avec une arme à feu les employés afin de mettre le match désiré. Ironiquement, pendant que papa Spencer faisait des pieds et des mains afin de voir son fils à la télé, ce dernier fut interviewé à la CBC à propos de sa première expérience à Hockey night in Canada. Après plusieurs minutes dans les locaux de la CBC, Roy Spencer sortit dehors, où il fut attendu par des agents de la GRC qui s'abattirent sur le coup...

L'un de ces policiers se nommait Arnold Nylund, il était le père du futur défenseur Gary Nylund.

Au match suivant qu'il disputa sur les ondes de la CBC et qui fut cette fois diffusé à Hockey night in Canada, Brian Spencer marqua un tour du chapeau. Il joua dans la NHL jusqu'à la saison 1978-79 avec les Leafs, les Islanders, les Sabres et les Penguins. il fut un bon élément dans l'accession des Sabres à la finale de la Coupe Stanley en 1974.

Après son retrait du jeu, Spencer entra dans un gouffre sans fond. En 1987, alors qu'il habitait à Palm Beach en Floride, Spencer fut accusé d'avoir assassiné en 1982 un restaurateur local nommé Michael Dalfo. Il faut dire qu'à l'époque il vivait au sein du milieu interlope de la Floride où drogue et autres crimes sont au centre de tout. il aurait même longtemps partagé sa vie avec une prostituée, ça serait d'ailleurs elle qui l'aurait dénoncé à la police. Après 10 mois de procès, Spencer fut toutefois acquitté de ses accusations de meurtre.

c'est peu de temps après, en juin 1988, alors qu'il se déplaçait en voiture avec un ami, Spencer fut victime d'un meurtre. Alors qu'il était arrêté à un coin de rue, un homme qui leur demanda d'ouvrir la fenêtre exigea leur monnaie. Alors qu'il ne lui donnèrent que quelques billets, l'homme tira Spencer en plein cœur. Il avait 38 ans...

Vous comprenez donc pourquoi je veux voir le film d'Atom Egoyan à tout prix?

Ce film est d'ailleurs basé sur un livre d'un auteur nommé Martin O'Malley. Inutile de dire que j'aimerais également mettre la patte dessus...