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dimanche 23 août 2026

R.I.P. Bill Rasmussen

 

Bill Rasmussen est décédé mercredi dernier. Âgé de 93 ans, il souffrait de Parkinson depuis quelques années. Peut-être qu’à prime abord, son nom ne vous fit rien. Pourtant, comme fondateur d'ESPN, il a eu un impact majeur sur le monde du sport. 


 

Avant de devenir directeur des communications des Whalers de la Nouvelle-Angleterre en 1974, alors toujours dans l’Association mondiale de hockey (AMH), Bill Rasmussen avait travaillé dans le domaine de la radio, de la publicité, puis il a été directeur des sports, et ensuite directeur des informations pour une station de télé de Springfield, au Massachussetts. 

Alors qu’il était à l’emploi des Whalers, une partie de son travail consistait à monter une émission hebdomadaire qui montrait les faits saillants de la semaine. Il devait ensuite aller livrer la cassette à neuf câblodistributeurs de la région. Il cherchait alors aussi une façon de distribuer les matchs des Whalers et le contenu sportif émanant de l’Université du Connecticut. 

À la conclusion de la saison 1977-78, Rasmussen, comme plusieurs de ses collègues travaillant dans les bureaux des Whalers, furent congédiés. 

Moins d’un mois après son congédiement, Rasmussen se remit à retravailler sur son concept de distribuer son contenu aux câblos du coin. Il les convoqua pour leur présenter son idée. Seulement la moitié se présenta. On lui expliqua alors aussitôt que techniquement, la tâche serait difficile, parce que tous n’avaient pas la même méthode de réception du contenu. De nombreuses sources leur envoyaient leur matériel par micro-ondes, qu’ils devaient ensuite amplifier avec leurs propres antennes. 

L’un d’eux lui suggéra de contacter RCA pour discuter de transmission satellite, une technologie dont Rasmussen ignorait tout. Lorsqu’il les appela, on s’empressa de le rencontrer pour lui offrir de l’espace disponible (et à ce moment, il y avait beaucoup de capacité excédentaire) sur cette nouvelle technologie, le SATCOM 1, qui pouvait transmettre du contenu à n’importe quelle station de réception en Amérique du Nord. Le problème, c’est qu’il y avait encore bien peu de ces stations. 

Ne pouvant recevoir le représentant de RCA dans ce qui lui servait de bureau, il loua une salle de conférence chez l’un des câblos. 

Son interlocuteur lui expliqua qu’une période de cinq heures de transmission satellite par jour, sept jours sur sept, coûtait 1250$ par jour. Ça pouvait paraître raisonnable, mais il demeurait que Rasmussen n’avait pas vraiment d’argent et plus d’emploi. 

Le représentant de RCA lui dit alors qu’un forfait annuel 24 heures sur 24, 365 jours par année était aussi disponible pour 35000$ par mois, mais qu’il suscitait bien peu d’intérêt et qu’il ne le mettait plus de l’avant. 

Rasmussen y réfléchit, et comme son prix de revient était de 1143$ par jour, moins qu’un forfait de cinq heures, c’est ce qu’il choisit. L’entente exigeait un premier paiement dans trois mois. C’est donc le temps qu’il avait pour donner une forme à son projet. Le moment venu, il dut alors remplir sa carte de crédit pour faire cette avance initiale de 9000$. 

Deux éléments lui apparurent et à lui et son fils, avec qui il travaillait. D’abord, il se demanda comment il ferait pour remplir autant d’heures de programmation. Par contre, la technologie du satellite faisait en sorte que contrairement à son plan initial, il n’avait pas à se limiter au Connecticut. C’est alors que la solution leur apparut. La NCAA, avec sa multitude d’universités, pouvait leur fournir une quantité astronomique de contenu. De plus, se souvenant comment, alors qu’il travaillait â la télé, il était frustré d’être limité â des capsules de 4 minutes pour présenter les nouvelles du sport, il eut l’idée d’en faire un bulletin d’une demi-heure. Ceci avait l’avantage de peupler la grille-horaire, surtout en le répétant plusieurs fois par jour, en plus de fournir du contenu peu coûteux. Ce fut le début du concept de SportsCenter. Toutefois, au début, l’idée fut reçue avec scepticisme. 

Il fallait donc convaincre la NCAA, s’acheter du matériel technique et se trouver un site. Toutefois, sa carte de crédit ne suffisait plus, puisque tout ça coûtait évidemment cher. Il fallait donc en plus trouver des investisseurs. Et pour les trouver, il fallait leur démontrer une capacité â générer des revenus. Et comme les câblos n’étaient pas intéressés à lui payer un frais d’abonnement, il fallait donc trouver des commanditaires. Par contre à ce moment, l’autre canal câblé, HBO, fonctionnait plutôt avec des abonnements. ESPN reviendra à ce modèle d’affaires en 1983. 

Il y avait donc beaucoup de pain sur la planche. 

Il y eut plusieurs allers-retours vers les bureaux de la NCAA, au Kansas, Ceux-ci étaient particulièrement intéressés à mettre en lumière des sports qui, jusque-là, en recevaient bien peu. Une entente fut signée finalement signé en février 1979. Ce même mois, un investisseur majeur avait été trouvé à un endroit surprenant. Une compagnie de pétrole, Getty Oil, accepta alors de sortir son chéquier, en investissant 10,4 millions $. Celle-ci voulait diversifier ses investissements, mais il demeure que c’était un pari risqué. Ceci aida toutefois bien sûr à donner de la crédibilité au projet.

Les événements se sont ensuite enchaînés. La rivalité Larry Bird – Magic Johnson aida à augmenter la popularité du basketball universitaire. Getty Oil investit 15 millions $ supplémentaires, devenant ainsi largement majoritaire. Et du côté des commanditaires, Anheuser-Busch signa pour plus d’un million. D’autres suivirent. Rasmussen réussit à attirer l’attention et créer un certain engouement autour du projet. 

Du côté du personnel, on réussit un grand coup de filet en convainquant Chet Simmons, le président de NBC Sports, de se joindre à l’entreprise. Dans son cas, il s’agissait d’un pari professionnel audacieux. Toutefois, Stuart Evey, le représentant de Getty Oil, lui assura qu’il serait en charge, sans toutefois le mentionner à Rasmussen. 

On signa aussi une entente avec un premier câblodistributeur prêt à offrir la station à ses abonnés. Celui-ci était bien loin du Connecticut. Il était plutôt au Colorado. 

Du côté professionnel, ce fut un peu plus difficile. Rasmussen rencontra la NFL, mais le commissaire Pete Rozelle lui répondit que le concept était intéressant, mais que c’était trop tôt. On trouva donc d’autre contenu pour remplir la grille 24/7, comme de la balle molle, du tir de tracteur, du football australien, des rodéos et du hurling irlandais. 

C’est finalement le 7 septembre 1979 qu’ESPN (Entertainment and Sports Programming Network) entra en ondes, dans des studios pas encore tout à fait terminés. La NFL n’y sera qu’à partir de 1987. Le baseball majeur y sera en 1989. 

La première émission diffusée fut un match de la World Series of Professional Slow Pitch Softball. Malheureusement pour eux, l’une des équipes était le Schlitz de Milwaukee. Schlitz étant un compétiteur direct de Budweiser, la marque du commanditaire principal d'ESPN, Anheuser-Busch, on décida de se contenter de les nommer ″Milwaukee″. Ce ne fut évidemment pas le seul moment cocasse des débuts de la nouvelle station. 

L’atmosphère de travail à cette époque était empreinte de testostérone, alors qu’on retrouvait dans les studios de la petite ville isolée de Bristol, Connecticut un mélange de travail intense et de fête sans fin. Toutefois, Simmons et Rasmussen n’avaient pas la même lecture de leurs rôles respectifs, ce qui créa bien sûr des frictions. De plus, Simmons ne voulait plus de l’implication de Scott, le fils de Rasmussen.

Le 30 septembre 1980, il fut annoncé que Bill Rasmussen quittait l’entreprise. Il en demeura toutefois actionnaire. 

Par ailleurs, la profitabilité n’était pas encore au rendez-vous. On dut donc amener un autre partenaire En 1982, ABC paya 20 millions $ pour 10% de la compagnie. Cette dernière lui fournit du contenu et apporta des synergies. 

En 1984, ABC racheta avec Nabisco les actions de la famille Rasmussen et celles de Texaco (qui avait acheté Getty Oil). Les sources divergent quant au montant que les Rasmussen ont obtenu. Certains parlent de 6 millions, d’autres 20 millions. 

Bill Rasmussen fut ensuite écarté de l’entreprise qu’il avait fondée jusqu’en 1999, alors que le président du moment l’invita pour le vingtième anniversaire. 

Par la suite, Rasmussen a investi et s’est impliqué dans différentes entreprises, dont un tournoi de la PGA. Il a aussi eu comme projet de construire un stade de golf (?) en Floride. Toutefois, le projet ne se matérialisa pas. Il y eut des enquêtes pour corruption et Rasmussen plaida finalement coupable à des accusations réduites de fraude en échange de sa collaboration. 

Il demeure toutefois qu'il a eu une influence majeure sur la diffusion de contenu sportif, 


Sources: 

Miller, James Andrew and Shiles, Tom, Those Guys Have All the Fun, Inside The World of ESPN, 2011, Little Brown, chapter 1, 

Sarver Coombs, Danielle and Batchelor, Bob, American History through American Sports, From Colonial Lacrosse to Extreme Sports, Bloomsbury Publishing, 2012, chapter 1, 

Deninger, Dennis, Live sports media: the what, how and why of sports broadcasting, Routledge, New York, 2022, chapter 1, 

″ABC expected to bid for ESPN″, AP, April 27 1984, Windsor Star, page C2, 

″ESPN has hand in changing American sports landscape″ de Gerald Eskenazi, New York Times News Service, Washington Observer-Reporter, page C1, 

″On the Air″ de Sara Powers Bailey, October 25 1989, Sarasota Herald-Tribune, page C1, 

″Station proves it can handle the big event″, AP, November 24 1995, Lewiston Sun-Journal, page 4C,

″Founder of ESPN tells tale″ de Pete Warner, April 3 1997, Bangor Daily News, page C1, 

″Sports giant ESPN not even considering calling time out″ de Gary D’Amato, December 16 1997, Toledo Blade, page 44, 

″Lighthouse Project – History: Stadium was biggest public corruption scandal in local history″ de Brittany Shammas, April 2, 2012, Naples News (archive.naplesnews.com), 

″Bill Rasmussen, Sports TV visionary and co-founder of ESPN, dies at 93″, August 18, 2026, ESPN (espn.com), 

″Bill Rasmussen’s legacy: He made ESPN part of your family″ de Andrew Marchand, August 19, 2026, New York Times (nytimes.com), 

bill-rasmussen-speaker.com, wikipedia.org.

 

dimanche 19 septembre 2021

Trève de hockey #104: Norm Macdonald au gala des ESPY


 

Voici un petit texte/hommage avec quand même un bon lien avec le sport et un petit peu le hockey.

 

 

C'est avec grandement de tristesse que j'ai appris le décès du comédien Norm Macdonald, décédé la semaine dernière du cancer à l'âge de 61 ans.  Lorsque j'apprends le décès d'une personne célèbre ou d'un ancien joueur, je suis parfois surpris ou attristé mais rarement à ce point. Je n'ai pas pleuré ou rien mais j'ai vraiment été plusieurs minutes en état de choc. C'était davantage bizarre alors que j'avais regardé des extraits du podcast de Norm sur Youtube pas plus tard que la veille de son déces.

Car voyez-vous pour moi, Norm Macdonald était un des meilleurs comiques que j'aie jamais vu et je vous invite à aller parcourir Twitter et vous verrez de nombreuses sommités du milieu comme Conan O'Brien ou David Letterman qui ont évoqué le même sentiment que moi. Pourtant il n'était pas le plus connu ni le plus célébré mais son style terre à terre nonchalant et sa répartie légendaire en font un des meilleurs de tous les temps. Norm en avait rien à foutre si ses jokes ne plaisaient pas ou en choquaient plusieurs et c'est peut-être un peu ce qui explique qu'il n'était pas aussi connu que bien de ses confrères. Macdonald avait un parfait sens du timing et était tellement naturel qu'il avait le don d'être drôle, que sa blague soit bonne ou pas. Même qu'en le connaissant davantage, on remarque que parfois plus sa blague était mauvaise, le plus de plaisir il semblait avoir.

Je l'ai originalement connu lorsque j'ai découvert la comédie «Sale Boulot» (Dirty Work) au secondaire en 1999, un film tellement niaiseux mais qui devint un incontournable pour moi et mes potes qui avons beaucoup emprunté et cité les nombreuses blagues hilarantes de ce film. 

Mais après ça, j'ai rarement revu Norm Macdonald. Il faut dire qu'ici au Québec on avait pas vraiment la même culture comique qu'aux States ni les moyens technologiques de maintenant. Et pourtant Macdonald était québécois d'origine, étant né dans la ville de Québec en 1959 avant de déménager à Ottawa lorsqu'il était adolescent.

Donc bien des années plus tard j'ai commencé à m'intéresser à Saturday Night Live en parcourant l'internet et c'est là que j'ai vraiment découvert Macdonald, membre de la distribution entre 1993 et 1998 et qui était principalement connu pour l'animateur du segment «Weekend Update» où il avait plusieurs célébrités majeures comme têtes de turc comme Madonna, Michael Jackson et surtout O.J. Simpson. Ce serait d'ailleurs ses opinions répétitives sur l’ex-footballeur et accusé de meurtre qui firent en sorte qu'il fut congédié de SNL en 1998 alors que son patron, le président du réseau NBC, était un proche ami de Simpson... Son renvoi du réseau fut quelque chose qui fit en sorte qu'il fut quelque peu «blacklisté» par la suite... Même que «Sale boulot» aurait floppé au box office un peu pour ces raisons, mais est devenu un film culte par la suite.



Macdonald était donc un sacré numéro et il fut étrangement choisi comme animateur de la cérémonie des ESPY (Excellence in Sports Performance Yearly) du réseau ESPN en février 1998. Alors à sa 6e édition, les ESPY ne savaient probablement pas à quoi s'attendre de Macdonald qui se défoula envers les nombreuses personnalités sportives assemblées dans la salle, plus habitués de se faire encenser et non pas de se faire «roaster» de la sorte. Macdonald raconta plus tard qu'il se sentait comme dans un gymnase rempli de «jocks» prêts à lui casser la figure.

Je vous laisse ici cet exquis monologue d'ouverture de Macdonald où vous pouvez tâter le malaise de plusieurs célébrités sportives. Il y a aussi une blague de hockey et une courte apparition de Mark Messier.

 

Coïncidence ou pas après cette énième blague sur Simpson, Macdonald fut renvoyé de SNL 3 semaines plus tard. Il n'a jamais été ré-invité aux ESPYS...

R.I.P Norm.

mercredi 23 septembre 2020

Une vidéo pour le plaisir #2 - ESPN Images of the Century (1999)


 

Il y a quelques semaines j'ai publié un billet avec quelques séquences vidéos cultes que j'ai collectionné au fil des années sur mon compte Youtube. Voici un vidéo que j'avais omis d’omettre car il se méritait un billet à lui tout seul. Il s'agit d'un montage que ESPN diffusa la veille du jour de l'an 2000 pour célébrer les meilleurs moments sportifs du 20e siècle. Bien sûr comme il s'agit d'ESPN on retrouve principalement des moments marquants du sport américain et donc pas beaucoup de soccer ou de rugby mais en grande majorité des moments célèbres des 3 grosses ligues américaines (NBA, NFL, MLB) et aussi surprenamment assez d'extraits de hockey à travers tout ça. On retrouve aussi quand même plusieurs moments marquants d'autres sports comme la boxe, le golf et les Olympiques. D'ailleurs les meilleurs extraits selon moi sont ceux des sports collégiaux. C'est donc très complet et bien balancé.

Ça fait plusieurs années que je regarde ce vidéo remarquable où il est impossible de ne pas avoir la chair de poule à plusieurs reprises. Bien sûr je ne connaissais pas tous les nombreux moments de ce montage mais plusieurs d'entre eux m'ont poussé à rechercher davantage et ce vidéo a grandement contribué à mes connaissances sportives par la suite. Le choix de musique est d'ailleurs parfait avec ''Dream On'' d'Aerosmith soit leur seule toune que je trouve vraiment bonne...

Voici donc pour vous ce vidéo. J'ai décortiqué en bas quelques moments qui vont peut-être vous intriguer ou que vous ne connaissez peut-être pas en plus de quelques moments que je préfère particulièrement. Mes préférés sont ceux où on entend les calls légendaires des annonceurs télé souvent à bout de souffle. J'ai mis des liens sur certains extraits si vous désirez voir au complet les événements en question.

 

 

- (0:13) Toe Blake soulevé par ses joueurs, lors de sa première coupe comme coach en 1956.

- (0:18) Le fameux Jos Louis.

- (0:20) Match all-star de la Negro League.

- (0:25) James Naismith, l'inventeur du basketball.

- (0:31) Lord Stanley of Preston, donateur de la coupe qui porte son nom.

- (0:54) Maple Leafs de Toronto 1948, dans le temps que la Coupe se séparait en deux...

- (0:59) Cassius Clay

- (1:08) Attaque terroriste lors des jeux olympiques de Munich en 1972.

- (1:10) Tremblement de terre lors des Séries Mondiales de 1989.

- (1:15) Nancy Kerrigan après l'attaque à son endroit, 1994.

- (1:23) Le fameux ''Super Bowl Shuffle'' des Bears de Chicago en 1985.

- (1:27) John McEnroe, célèbre pour ses colères sur le terrain.

- (1:29) Le speech de Lou Gherig lors de sa retraite prématurée.

- (1:37) Lancer magistral de Michael Jordan éliminant les Cavs de Cleveland en 1989.

- (1:42) Un des buts les mieux filmés de l'histoire du hockey, Steve Yzerman, but gagnant lors du 7e match en prolongation contre les Blues en 1996.

- (1:47) Le ''Miracle at Michigan''. Passe ''hail-mary'' de Kordell Stewart des Buffaloes du Colorado. On appelle ce jeu l'une des plus incroyables fin de matchs du football universitaire américain.

- (1:56) ''Down goes Frazier'', un des plus célèbres commentaires d'un descripteur de boxe. Match entre Joe Frazier et George Forman qui devint champion poids lourd en 1973.

- (2:02) ''The shot heard around the world''. Coup de circuit de Bobby Thompson des Giants de NY éliminant les Dodgers de Brooklyn du championnat de la ligue nationale en 1951.

- (2:21) Roger Maris durant sa quête du record de 60 coups de circuit de Babe Ruth. Cet extrait est célèbre parce qu'il capture parfaitement l'état de détresse de Maris qui était plus qu'inconfortable devant les fans et médias.

- (2:28) Len Bias, star du basketball universitaire qui décéda d'une overdose de cocaïne 2 jours après avoir été sélectionné au 2e rang du repêchage de 1986 par les Celtics de Boston.

- (2:33) Roberto Clemente, des Pirates de Pittsburgh, un des premier joueurs vedette latino dans la MLB

- (2:39) Donnie Moore, lanceur des Angels de Californie qui alloua un circuit aux Red Sox en 1986 qui élimina éventuellement les Angels. Moore ne fut jamais le même par la suite et se suicida 3 ans plus tard, 1 mois après avoir terminé sa carrière.

- (2:41) Wilt Chamberlain, seul joueur de la NBA à avoir marqué 100 points dans 1 match en 1962

- (2:51) Brendan Shanahan qui plaque Claude Lemieux circa 1997, exemple de la rivalité Red Wings/Avalanche des années 90

- (2:52) Le plongeur américain Greg Louganis qui se frappa la tête lors des olympiques de 88 mais parvint à gagner l'or dans une épreuve subséquente.

- (2:54) Bo Jackson

- (2:55) Barry Sanders des Lions de Detroit (parfait moment synchronisé avec la musique ici)

- (2:56) Roberto Alomar, Orioles de Baltimore, qui cracha sur un arbitre en 1996.

- (3:00) L'incident Mary Decker/Zola Budd durant les Olympiques de 1984

- (3:02) George Brett des Royals de Kansas City en 1983 qui charge l'arbitre après que son circuit ait été déclaré illégal car son bâton dépassait la limite de goudron de pin qu'il pouvait y appliquer. Les Yankees gagnèrent le match avec cette décision mais la ligue se ravisa et le match fut éventuellement rejoué .

- (3:04) Interception de John Havlicek des Celtics de Boston en fin du 7e match de la finale de conférence de l'est de 1965. Les Celtics remportèrent ensuite le 7e de 8 championnats consécutifs.

- (3:09) Une autre interception légendaire des Celtics, cette fois du légendaire Larry Bird contre les Pistons de Detroit. Finale de conférence 1987.

- (3:15) Wayne Gretzky lors de sa jeunesse à Brantford en Ontario.

- (3:18) Michael Jordan et son légendaire lancer gagnant durant la finale de la NCAA de 1982.

- (3:22) Bobby Knight, entraineur des Hoosiers de l'Université d'Indiana, un des coachs les plus démonstratifs et controversés du basketball universitaire américain.

- (3:24) Woody Hayes, un autre entraineur controversé, cette fois au football universitaire avec Ohio State. Hayes frappa un joueur de l'équipe adverse lors du ''Gator Bowl'' de 1978 avant de s'en prendre ensuite aux arbitres. Il fut ensuite limogé et c'en était fini de ses jours comme entraineur.

- (3:25) Montage rapide de plusieurs coach légendaires. Dans l'ordre, Bear Bryant (Alabama State football), Dean Smith (North Carolina, Basketball), George Halas (NFL), Knute Rockne (Notre Dame, Football), Scotty Bowman (NHL), Joe Paterno (Penn State football, qui fut limogé pour avoir caché des informations concernant les allégations de pédophilie de Jerry Sandusky) et finalement la silhouette de Tom Landry (NFL) et son fameux chapeau.

- (3:42) Rickey Henderson après avoir battu le record pour les buts volés en 1991.

- (3:45) Eddie Robinson, coach légendaire de l'Université Grambling de Louisiane qu'il entraina pendent plus de 50 ans.

- (3:47) Bjorn Borg, Wimbledon 1980

- (3:49) Bill Mazeroski, Pirates de Pittsburgh. Circuit gagnant contre les Yankees lors de la série mondiale de 1960.

- (3:50) Tony Hawk, lors de la première fois qu'il réussit un ''900'' degrés lors des Xgames de 1999.

- (3:57) Petit flash rapide de Gordie Howe en 1980

- (4:00) Dernier but de la carrière de Mario Lemieux (à ce moment-là) en 1997.

- (4:06) Surnommé ''The Play'', il s'agit d'un des moments les plus fous de l'histoire du football américain (universitaire ou pro) lorsque les Bears de California University tentèrent un jeu de dernière seconde pour l'emporter in extremis contre les Cardinals de l'Université Stanford, le 20 novembre 1982. Les dirigeants du marching band de Stanford, croyant que Stanford avait déjà gagné, avait déjà envoyé le band sur le terrain, en même temps que des cheerleaders et plusieurs fans. Le commentateur Joe Starkey avait même déclaré avant le jeu que ''seul un miracle peut encore sauver les Bears''. Dans un jeu rempli de confusion, le ballon se fraya un chemin jusque dans les mains de Kevin Moen des Bears qui parvint à traverser cette marée humaine d'hurluberlus pour renverser le score et faire gagner California University tout en renversant un des membres du marching band.  Ce jeu continue d'être débattu jusqu'à nos jours sur la légalité des passes menant au touchdown de Moen ainsi que toutes les autres infractions non pénalisées pour Stanford, dont les membres du marching band sur le terrain... Vous pouvez lire plus en détails tout ça ici...

 


 

- (4:15) Jerome Lane, Pittsburgh College. Un des ''monster dunks' les plus rejoués des réseaux sportifs américains, ponctué davantage par le call ''Send it in, Jerome'' de l'annonceur.

- (4:19) Trevor Linden et une des mises en échec les plus célèbres de l'histoire de la LNH. Jeff Norton des Blues est le récipiendaire et fut même coupé à la joue à cause du verre cassé.

- (4:24) Jana Novotna, après sa défaite contre Steffi Graff à Wimbledon en 1993.

- (4:30) Shaquille O'Neal qui détruit le filet lors d'un match contre les Nets de New Jersey en 1993. La NBA renforça ensuite les filets pour éviter ces accidents qui étaient de plus en plus fréquents.

- (4:31) Montage rapide de moments divers, dans l'ordre: Hermann Maier qui s'écrase en ski aux Olympiques de Nagano, Deion Sanders et ses célébrations de touchdown, Reggie Jackson, la ''Punch Line du Canadien'', Pele, John Starks, O.J. Simpson (et sa poursuite en voiture), Mike Tyson en menottes, Monica Seles après son attaque au couteau par un fan de Steffi Graff, Tom Chambers, Carlton Fisk, Brett Hull en 1999, John Riggins, Mike Schmidt, Keith Smart 

- (4:42) ''The catch'' de Willie Mays des Giants de NY, Série Mondiale de 1954

- (4:57) Mike Legg et l'inventeur du but ''michigan'' en 1996

- (5:05) Chris Weber, Wolverines de Michigan et son ''time-out'' illégal qui couta la victoire à son équipe lors de la finale de la NCAA en 1993.

- (5:09) Petit flash rapide de Cliff Ronning en 1991.

- (5:26) Le sprinter américain Tommie Smith et son soutien au mouvement Black Power sur le podium aux jeux olympiques de 1968.

- (5:28) Fusion de la NFL et AFL en 1970.

- (5:32) Doug Flutie et son célèbre ''hail-mary'' lors d'un match entre Boston College et Miami en 1984. 

- (5:44) 802e but de Wayne Gretzky en 1994 lui permettant de dépasser Gordie Howe.

- (5:51) Kirk Gibson des Dodgers de Los Angeles après son circuit lors du 1er match de la série mondiale de 1988. Alors blessé aux deux jambes, Gibson n'était même pas supposé prendre au match. De l'arrière dans le match, le gérant Tommy Lasorda fit toutefois appel à Gibson comme frappeur suppléant qui de peine et de misère pour se rendre au marbre, claqua ce circuit qui donna l'avance aux Dodgers.

- (5:55) Tir de dernière seconde de Christian Laettner des Blue Devils de Duke éliminant l'université du Kentucky.

- (6:02) Le Miracle on Ice de 1980.

- (6:14) Joe Carter des Blue Jays après son circuit vainqueur lors de la série mondiale de 1993.

- (6:18) Pete Sampras en larmes après qu'un fait lui ait crié ''Do it for Tim''. La journée d'avant, le coach de Sempras Tim Gullikson avait été diagnosticé du cancer.

- (6:19) Célèbre célébration de Theoren Fleury

- (6:29) Michael Johnson, sprinter américain après avoir reçu sa médaille d'or aux olympiques.

- (6:32) Cal Ripken Jr des Orioles de Baltimore après avoir battu le record de matchs consécutifs de 2130 matchs de Lou Gherig en 1995.

 

Si d'autres moments vous intéressent, voici la liste complète.