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mardi 4 août 2026

Bill Juzda



   


Né le 29 octobre 1920 à Winnipeg, le robuste défenseur Bill Juzda a commencé sa carrière de hockey dans la Western Junior Hockey League avec les Maple Leafs d'Elmwood et les Thistles de Kenora, aidant ces derniers à atteindre la finale de la coupe Memorial en 1940.

Rappelé par les Rangers de New York durant la saison 1940-1941, il a passé une grande partie de l'année avec leur club-école de la Ligue américaine, les Rockets de Philadelphie. Il a ensuite disputé 45 matchs avec les Rangers lors de la saison 1941-1942 avant de mettre sa carrière sur pause lorsqu'il s’engagea au sein de l’aviation royale canadienne. Il joua toutefois au hockey avec le club de la Winnipeg RCAF, les Bombers durant trois saisons.


Juzda, à gauche, en pleine action contre les Red Wings

Après la guerre, il signa un nouveau contrat avec les Rangers. Il semblerait que ses années passées dans l’armée le rendirent davantage robuste car il devint un des plus redoutables plaqueurs de la ligue. Ce serait d’ailleurs lui qui aurait mis fin à la carrière de Toe Blake dans la LNH suite à une mise en échec au cours de la saison 1947-1948

Il joua 137 autres matchs avec les Rangers avant d'être échangé aux Maple Leafs de Toronto dans le cadre d'une transaction impliquant plusieurs joueurs avant la saison 1947-1948.

Juzda, à droite, portant le tristement célèbre
Bill Barilko après le but vainqueur de ce dernier
lors de la finale de 1951
Avec les Leafs, Juzda remporta deux coupes Stanley, en 1949 et 1951. Il a pris part à un total de 211 matchs avec les Leafs jusqu’en 1952.

Libéré par les Leafs à l’aube de la saison 1952-52, il signa avec les Hornets de Pittsburgh dans la LAH, y obtenant une sélection sur la deuxième équipe d'étoiles de la ligue. 

En 1953, il retourna à Winnipeg pour évoluer pendant dix saisons au niveau sénior avec les Maroons de Winnipeg, participant à deux finales de la coupe Allan. Les Maroons ont notamment effectué une tournée en Tchécoslovaquie durant cette période. Au milieu des années 1950, Juzda a aussi fait de brefs passages chez les Wheat Kings de Brandon et les Paper Kings de Pine Falls. 

Bien qu'il ait officiellement pris sa retraite du hockey après 1963, il a continué à jouer au hockey des anciens (old-timers) jusqu'à plus de 70 ans.

Juzda a également entraîné des équipes de hockey de la catégorie midget jusqu'au niveau sénior. Jusqu'à son décès, il résidait à Winnipeg et portait toujours sa bague de champion de la coupe Stanley de la saison 1948-1949. Il a été introduit au temple de la renommée du sports du Manitoba en 1992. Il est décédé le 17 février 2008.

En 398 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 14 buts et 54 passes pour 68 points.

jeudi 30 juillet 2026

Les champions des autres ligues 2025-26



Je vous gage que plusieurs d'entre vous ignorez qui a gagné la Coupe Kelly dans la ECHL cette année. Ou encore les champions de la FPHL. Et qu'en est-il des niveaux universitaires?

Ne cherchez pas plus loin. Voici les différents champions de leur ligue respective, en dehors de la LNH.

On va commencer ici avec l'Amérique du Nord.


   

AHL
Marlies de Toronto


Marlies de Toronto vs. Wolves de Chicago –  4-1
Coach: John Gruden
Joueurs notables: Logan Shaw, Michael Pezzetta, Alex Nylander, William Villeneuve
Meilleur pointeur en séries: Vinni Lettieri (11-15-26)

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On commence dans le bizarre ici avec une photo (en couleur) d'une équipe championne portant la feuille d'érable sur un chandail bleu. Mais les Marlies de Toronto sont parvenus à le faire en éliminant les Wolves de Chicago en 5 matchs.

Il s'agit du premier championnat de l'équipe depuis 2018, et une troisième coupe Calder au total pour cette franchise autrefois nommée les Hawks du Nouveau Brunswick, qui avait remporté le trophée en 1981-82.

L'AHL a décerné le trophée Jack-A.-Butterfield au gardien Artur Akhtyamov à titre de joueur le plus utile des séries éliminatoires de la Coupe Calder. Originaire de Kazan, en Russie, il a fait ses débuts dans la LNH le 13 décembre 2025 avec les Maple Leafs de Toronto, l'équipe qui l'avait sélectionné au quatrième tour (106e au total) lors du repêchage de la LNH en 2020.


ECHL
Everblades de la Floride

Florida Everblades vs Kansas City Mavericks 4-2
Coach: Brad Ralph
Meilleur pointeur en séries: Anthony Romano (12-5-17)

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Quel glorieux chandail que celui des Everblades...

On a une véritable dynastie sous le radar dans la ECHL alors qu'il s'agit du 4e championnat en 5 saisons pour les Everblades après trois conquêtes d'affilée en 2022, 2023 et 2024. Seuls les Lions de Trois-Rivières ont pu interrompre ce parcours incroyable avec la coupe de l'an dernier.

Il s'agit de tout un exploit car les ligues mineures étant ce qu'elles sont, il est grandement difficile d'aligner une équipe dominante saison après saison. Les Everblades étaient d'ailleurs les premiers de l'histoire de la ECHL à remporter la coupe Kelly trois ans d'affilée.

Le gardien de but Cam Johnson a remporté le prix June-M.-Kelly remis au joueur le plus utile des séries éliminatoires de la Coupe Kelly 2026. Il s'agit d'un troisième titre du joueur le plus utile en éliminatoires pour lui, un record de la ECHL, après avoir reçu cet honneur en 2022 et 2023. Il s'agissait du quatrième titre de la Coupe Kelly pour Johnson, ce qui lui permet d'égaler Kyle Neuber pour le plus grand nombre de championnats remportés par un joueur depuis la création du trophée en 1997.

Le trophée du joueur le plus utile des séries éliminatoires a été renommé en 2019 en l'honneur de June M. Kelly, l'épouse du commissaire émérite de la ECHL, Patrick J. Kelly, qui a donné son nom à la Coupe Kelly. Mme Kelly a été une figure essentielle de la ECHL en coulisses durant le mandat de son mari à la tête de la ligue, de sa saison inaugurale en 1988-1989 jusqu'à sa retraite.


SPHL
Thunderbolts d'Evansville


Evansville Thunderbolts vs. Rivermen de Peoria 3-2
Coach: Jeff Bes
Meilleur pointeur: Aaron Huffnagle (2-8-10)

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Un autre repeat ici avec les Thunderbolts d'Evansville qui remportent le trophée de la SPHL, la President's Cup, pour une deuxième année consécutive.

Les séries de la SPHL sont en format 3 de 5 et Evansville est remonté de l'arrière 0-2 pour gagner la série 3-2.


FPHL
Black Bears de Binghamton

Binghamton Black Bears vs. Pee Dee IceCats 3-1
Coach: Brant Sherwood
Meilleur pointeur: C.J Stubbs (6-5-11)

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Une autre dynastie des ligues mineures ici avec un troisième titre d'affilée pour les Blackbears de Binghamton dans la Federal Prospects Hockey League. Les Blackbears semblent être toute une machine de hockey alors qu'ils ont également terminé en première place de la ligue avec une fiche de 48-6-1-1 dans un calendrier de 56 matchs.


LNAH
Pétroliers de Laval

Pétroliers de Laval vs. Battallion de St-Hyacinthe 4-0
Coach: Pierre Pelletier
Meilleur pointeur: Phelix Martineau (9-7-16)

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C'était la fête à Laval suite aux célébrations de la conquête de la Coupe Gilles-Rousseau en mai dernier. C'était peut-être même un peu trop la fête alors que l'équipe a fait les manchettes lorsque des images sont apparues de leurs célébrations d'après-match où des joueurs et préposés de l'équipe ont détruit le trophée et en même temps donné un dur coup à l'image de la ligue.

Les gouverneurs de la LNAH ont par la suite voté pour l'expulsion de l'équipe en vue de la prochaine saison. Les Pétroliers sont présentement en possibles procédures judiciaires pour faire renverser cette décision...

Bravo les gars...


LPHF
Victoire de Montréal

Victoire de Montréal vs. Charge d'Ottawa 3-1
Entraineuse: Kori Cheverie
Meilleures pointeuses: Abby Roque (4-4-8) et Marie-Phillip Poulin (2-6-8)

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Retrouvons un peu de classe ici avec le premier championnat de l'histoire de la Victoire de Montréal qui a remporté la Coupe Walter le 20 mai dernier.

La capitaine Marie-Philip Poulin a été nommée récipiendaire du trophée Ilana Kloss de la joueuse la plus utile des séries éliminatoires.


USports - Hockey masculin
Patriotes de l'UQTR


UQTR vs. St-Mary's - 3-2
Coach: Marc-Étienne Hubert

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Pourquoi pas un peu de hockey universitaire pour changer? C'est toujours gagnant. Comme les valeureux Patriotes de l'UQTR qui remettent la main sur la Coupe University après une courte disette, l'ayant remporté pour la dernière fois en 2022.

Il s'agit du 6e titre national dans l'histoire de l'UQTR qui l'ont emporté 3-2 lors de la finale en mars dernier contre l'Université St.Mary's. Les Pats ont été fondés en 1969-70 et l'ont donc aussi gagné en 1987, 1991, 2001, 2003 et 2022.

NCAA
Université de Denver - Pioneers

Université de Denver vs. Université du Wisconsin - 2-1
Coach: David Carle

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Pour la deuxième fois en trois saisons, les Pioneers de Denver ont remporté le championnat national de la NCAA en battant les Badgers du Wisconsin 2 à 1 lors du Frozen Four.

Après s'être inclinés en demi-finale la saison dernière, les Pioneers ont décroché un 11ᵉ titre national, un record de la NCAA, et leur quatrième au cours des dix dernières années.

Le gardien de Denver, Johnny Hicks, a couronné une saison recrue historique en réalisant 78 arrêts lors du Frozen Four. Durant cette première saison Hicks a terminé avec une fiche invaincue de 16-0-1 et un nouveau record de la NCAA pour le meilleur taux d'efficacité. Hicks n'a accordé que 22 buts sur 514 tirs pour un taux d'efficacité astronomique de ,957, brisant ainsi le record en une saison de Jimmy Howard établi en 2004 avec l'Université du Maine (,956).

 

Coupe Memorial
Rangers de Kitchener


Rangers de Kitchener vs Silvertips d'Everett - 6-2
Coach: Jussi Ahokas
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Les Rangers de Kitchener ont battu les Silvertips d'Everett le 31 mat dernier par la marque de 6 à 2 pour remporter leur troisième titre de la Coupe Memorial.

Les Silvertips avaient précédemment éliminé les Saguenéens de Chicoutimi en demie-finale. L'équipe hôtesse, les Rockets de Kelowna, n'ont remporté aucun match durant le tournoi.



On va ensuite passer aux différentes ligues d'Europe dans la prochaine partie.

mardi 21 juillet 2026

Gord Smith


   


Né le 17 novembre 1949 à Perth en Ontario, le défenseur Gord Smith fit ses classes au sein des Braves de Brockville et des Royals de Cornwall avant d'être sélectionné en 5e ronde (59e au total) au repêchage de 1969 par les Rangers de New York.

Le frère aîné du légendaire gardien Billy Smith ne jouera toutefois jamais pour les Rangers, son parcours avec eux se limitant à un court séjour de 5 matchs avec leur club-école de la CHL, les Knights d'Omaha, qu'il rejoignit pour les séries du printemps 1970 et qu'il aida à remporter le championnat. Après cette seule saison, il fut libéré par les Rangers et il signa alors avec les Kings de Los Angeles, le même club qui repêcha initialement son frère Billy.

Les deux frères ne jouèrent toutefois jamais ensemble, alors que Gord fut prêté aux Blades de New Haven de la EHL tandis que Billy débuta son parcours professionnel avec les Kings de Springfield dans la AHL. Après deux saisons à New Haven, les Kings l'assignèrent à son tour à Springfield, mais à ce moment, Billy avait été sélectionné au repêchage d'expansion par les Islanders et on connaît la suite dans son cas.

Gord joua deux saisons à Springfield et devint un des meilleurs défenseurs de la ligue, terminant au premier rang des défenseurs de la AHL avec 67 points en 1973-74, ce qui lui valut le trophée Eddie Shore, remis au meilleur défenseur du circuit, ainsi qu'une sélection sur la première équipe d'étoiles. Cependant, comme avec les Rangers, il ne joua jamais avec le grand club.

C'est finalement en 1974-75 qu'il put graduer dans la LNH, alors qu'il fut également repêché par un club d'expansion, les Capitals de Washington. Il fit donc ses débuts dans la LNH en même temps que les Capitals, participant au match inaugural de l'équipe le 9 octobre 1974 contre son ancienne équipe, les Rangers. 

Comme vous savez, les Capitals de 1974-75 représentent la pire fiche de l'histoire de la LNH avec un record de médiocrité de 8–67–5 et un autre record de 446 buts accordés. Gord termina cette première saison dans la LNH avec une fiche de 3 buts et 8 passes en 63 matchs ainsi qu'un différentiel de -60.

Gord évolua avec les Capitals jusqu'en 1979, alternant parfois entre le grand club et le club-école. Sa meilleure saison fut celle de 1977-78 qu'il termina avec 4 buts, 11 points et un différentiel de -20. Il fut également nommé capitaine par intérim durant quelques matchs. 

Au même moment, la carrière de son frère prenait son envol spectaculaire à Long Island. Mais pour sa part, Gord en était à ses derniers milles dans la grande ligue. Il fut laissé sans protection par les Caps après la saison 1978-79. Des premiers Capitals de l'édition inaugurale de 1974-75, seul son partenaire en défense Yvon Labre aura joué plus de matchs avec l'équipe, se retirant du jeu en 1981 et devenant le premier joueur de l'équipe à avoir son numéro retiré.

Faisant leur entrée dans la LNH en 1979-80, les Jets de Winnipeg le sélectionnèrent au repêchage d'expansion de 1979.

Le vétéran défenseur ne fit toutefois pas long feu dans la LNH par la suite. Il débuta la saison avec les Jets mais après avoir été blanchi au pointage après les 13 premiers matchs de l'équipe, il fut cédé au club-école de Tulsa dans la CHL. 

Malgré que ses droits furent retournés aux Rangers, il ne revint jamais dans la LNH. Il joua les trois saisons suivantes dans la AHL avec trois clubs différents, les Nighthawks de New Haven, les Indians de Springfield et les Mariners du Maine. Il tira finalement sa révérence après la saison 1982-83.

Après sa retraite, il devint recruteur pour différentes organisations et brièvement entraîneur dans la ligue britannique.

En 299 matchs dans la LNH, Gord Smith récolta 9 buts et 30 passes pour 39 points ainsi que 284 minutes de pénalité.

En plus de Gord et Billy, la famille Smith comprenait également le frère cadet Jack Smith, qui, comme ses deux frères, évolua avec les Royals de Cornwall au niveau junior. Jack joua quelques saisons dans la EHL et au niveau sénior sans jamais se rendre dans la LNH.

mercredi 1 juillet 2026

Les trophées LVEUP (partie 2 de 3)

 

  


   


Une autre saison terminée, c'est le temps de se contempler dans la célébration de fin d'année avec les fameux trophées personnalisés de La vie est une Puck!

Ici, on en a que faire des marqueurs de buts, des bons gardiens et des joueurs gentilhommes. Contrairement à la LNH, les prix LVEUP récompensent la médiocrité et les statistiques peu flatteuses. 

Pour voir les anciennes éditions des années précédentes, cliquez ici.

Nous faisons un peu différent cette année alors que les 5 premiers trophées ont été dévoilés dans une première partie.

Voici sans plus tarder, la suite des prix LVEUP 2025-26!
 
 



Ancien joueur de seulement 3 matchs dans la LNH avec les Canadiens en 1983-84, Dave Allison a plus tard sévi comme entraîneur par intérim des Sénateurs d'Ottawa pour un très modique 27 matchs (fiche de 2-22-3) lors de la saison 1995-96 avant d'être licencié et remplacé par Jacques Martin. Il n'est jamais revenu dans la LNH suivant ce bref épisode.
 
En honneur de ce parcours éphémère, le Dave Allison Trophy est remis à l'entraîneur qui a été le plus rapidement congédié dans la LNH durant la saison.


Les précédents gagnants :
2024-25 : Jim Montgomery
2023-24: Mike Babcock
2022-23 : Bruce Boudreau
2021-22 : Jeremy Colliton/Joel Quenneville
2020-21 : Claude Julien
2019-20 : Mike Babcock
2018-19 : John Stevens
2017-18 : Alain Vigneault
2016-17 : Gérard Gallant
2015-16 : Todd Richards


And the winner is :
Dean Evason

C'est lors du 12 janvier dernier que l'on assista au premier congédiement de coach de la saison lorsque Dean Evason, cet ancien joueur des Whalers et des premiers Sharks de 91-92, fut remercié par les Blue Jackets après une fiche de première moitié de saison de 19-19-0-7. Cette fiche était pourtant vraiment bien digne des Blue Jackets… oubliable.

Il fut remplacé par l'éternel Rick Bowness qui sortit alors de sa retraite pourtant bien méritée. Je suggère d'ailleurs que l'on renomme l'équipe les Blue Bowness en son honneur.

Mais pour Dean Evason, et bien il devra se contenter d'un beau trophée Allison tout neuf. Bravo Dean.




Comme le circuit Bettman, nous récompensons un directeur général, mais nous optons pour élire le cancre des cancres en lui décernant le Mike Milbury Trophy, remis au directeur général ayant fait la ou les pires transactions ou mouvements de personnel de l'année. 
 
Dire qu'il aurait pu seulement demeurer dans notre mémoire comme celui qui a assommé un fan des Rangers dans les estrades avec sa propre chaussure, mais Mad Mike désirait plus de postérité et est ainsi devenu coach et DG des Islanders de New York dans les années 90. Son règne malfamé fut marqué de décisions douteuses comme d'échanger Roberto Luongo, échanger Zdeno Chara et un 1er choix (Jason Spezza) pour Alexei Yashin, signer ce même Yashin pour 10 ans, repêcher Rick DiPietro au premier rang etc... la liste est longue.
 

Les précédents gagnants :
2024-25 : Don Sweeney
2023-24 : Kyle Dubas
2022-23 : Chuck Fletcher
2021-22 : Kelly McCrimmon
2020-21 : Bob Murray
2019-20 : Stan Bowman
2018-19 : Peter Chiarelli
2017-18 : Pierre Dorion 
2016-17 : Tom Rowe  
2015-16 : Bryan Murray
2014-15 : non remis
2013-14 : Mike Gillis


And the winner is :
Stan Bowman

Avoir le meilleur joueur au monde mais demeurer incapable de l'équiper d'un gardien et d'une défense fiable, tel est le folklore à Edmonton. Après deux présences d'affilée en finale et ces coïts interrompus où ils durent endurer les soubresauts de Stuart Skinner, Stan Bowman et les Oilers passèrent finalement à l'action en décembre dernier. 
 
Dans ce qui est selon nous la pire transaction de la dernière saison, ils échangèrent alors Skinner, Brett Kulak et un choix de 2e ronde de l'an 2029 en retour de...Tristan Jarry et l'ailier Samuel Poulin.

Jarry, dont la dernière saison gagnante remontait à 2022-23, n'était pas vraiment un upgrade à Skinner. Il ne joua que 19 matchs pour terminer la saison et malgré une fiche sur papier acceptable de 9-6-2, il avait une horrible moyenne de 3.86 et un pourcentage d'efficacité de seulement 0.858, ce qui lui vaudrait normalement le trophée Caprice si ce n'était que de ses stats à Edmonton, ses matchs disputés à Pittsburgh arrondissant le tout à un moins pire 0.88. En séries, c'est finalement Connor Ingram qui fut désigné. Jarry a seulement joué un match.

Et la solution pour 2026-27? Engager Mike Babcock... Maudits Oilers. Bowman devient le premier DG de l'histoire à remporter un deuxième trophée Milbury... faut le faire.




 
Pensé en hommage au célèbre chandail "Fishsticks" des Islanders des années 90, le Fishsticks Award récompense le pire chiffon à avoir été porté lors d'un match régulier durant la dernière saison.   
 
À moins d'un cas de force majeure, nous incluons seulement les chandails portés lors de matchs réguliers dans la LNH, incluant les matchs extérieurs. Conséquemment, les uniformes du match des étoiles et des échauffements d'avant-match ne sont pas considérés pour le titre. 


Les précédents gagnants :
2024-25 : New "Jersey"
2023-24:  In Mémoriam - Coyotes de l'Arizona 1996-2024
2022-23 : Le Reverse Retro ultra plate des Blackhawks
2021-22 : Le «Smashville» des Predators
2020-21 : Le Reverse retro «fantôme» des Stars
2019-20 : Le chandail "Bavette Stadium Series" de l'Avalanche
2018-19 : Le 3e chandail noir délavé du Lightning
2017-18 : Le chandail Stadium Series des Capitals
2016-17 : Le 3e chandail orange des "Mighty" Ducks d'Anaheim 
2015-16 - Le chandail "Bolts" du Lightning

And the winner is :
Le "Stadium Series" du Lightning


Un des trophées le plus difficile à élire, c'est pourquoi nous préférons la plupart du temps passer au vote démocratique sur Facebook. Cette année, c'est finalement le "TBL" du Lighting qui l'emporte avec l'étrange inclusion du bleu poudre dans la palette de l'équipe et cet atroce TBL en diagonale. Si vous nous connaissez bien ici, vous êtes au courant de notre politique de la "Règle Rangers" pour le lettrage en diagonale. 7 lettres minimum et maximum, avec parfois des exceptions acceptables pour 5,6 ou 8 si c'est bien gêré. Mais TROIS LETTRES? Non.

Résultats du vote populaire:

Avec tout ça, il s'agit du 3e trophée Fishsticks pour le Lightning, eux qui n'ont apparemment pas eu "d'éclair de génie" concernant leur chandail. Ba-dum tsss.



Lors de la saison 2015-16 et l'arrivée d'Alex Semin, nous avons introduit le Mariusz Czerkawski Ceremonial Trophy en honneur de cet ex-joueur polonais qui joua une saison plus que médiocre avec le CH en 2002-03 avant d'être expédié dans les mineures et racheté rapidement.
 
Plusieurs facteurs entrent en compte afin de mériter ce trophée et il ne s'agit pas nécessairement du pire joueur du Canadien de la saison. On pourrait simplifier en qualifiant le gagnant du "plus grand flop" de l'année chez le CH mais on peut y apporter certaines nuances selon l'année ou le joueur en question.

Comme critère principal pour le Trophée Czerkawski, nous privilégions les cas d'expériences ratées, comme une signature comme joueur autonome (haut risque ou bas risque) qui a floppé. Ça peut aussi être un choix au repêchage qui n'a pas rempli les attentes, un joueur indésirable au sein de l'équipe ou bien celui qu'on avait le plus hâte que son contrat se termine.
 
Les meilleurs facteurs pour trancher en cas d’incertitude peuvent être un rachat de contrat, un renvoi dans les mineures ou un échange-débarras avant la fin de la saison.


Les précédents gagnants:
2024-25 : Justin Barron
2023-24: Colin White
2022-23 : Evgenii Dadonov
2021-22 : Mike Hoffman
2020-21 : Michael Frolik
2019-20 : Keith Kinkaid
2018-19 : Karl Alzner
2017-18 : Mark Streit 2.0
2016-17 : Greg Pateryn
2015-16 : Alexander Semin
2014-15 : René Bourque
2013-14 : Louis Leblanc
2012-13 : Tomas Kaberle
2011-12 : Scott Gomez
2010-11 : Benoit Pouliot
2009-10 : Sergei Kostitsyn
2008-09 : Mike Komisarek
2007-08 : Mikhail Grabovski
2006-07 : Sergei Samsonov / Janne Niinimaa
2005-06 : Pierre Dagenais / José Théodore
2003-04 : Marcel Hossa
2002-03 : Mariusz Czerkawski


And the winner is :
Patrik Laine

Quoi dire de plus... L'expérience Patrik Laine, que l'on considérait l'an dernier comme un risque calculé, s'est finalement terminée après une agonie très longue pour lui, prisonnier des limbes de l'organisation après une autre de ses nombreuses blessures. On aura quand même pu en retirer une saison potable de 20 buts l'an dernier. Mais cette saison, ce ne fut qu'un court passage de 5 matchs ou il ne récolta seulement qu'une maigre passe. Une fois rétabli, on ne s'en fit pas plus qu'il faut sur son cas et il demeura dans les estrades jusqu'à la fin du calendrier. 

Donc 5 matchs, 1 point, 8.7 millions sur le cap salarial. Il est donc un très bon choix pour le Czerkawski.

À la prochaine Pat.

 


Voici pour conclure le Dennis O'Brien Trophy, remis au joueur qui a joué pour le plus grand nombre d'équipes lors de la saison régulière. 
 
À l'origine du nom pour ce trophée, on retrouve Dennis O'Brien, un solide défenseur cogneur mieux connu pour ses années passées au Minnesota dans les années 70. Cependant, durant la saison 1977-78, il eut l'honneur de devenir le premier joueur de l'histoire à jouer un match avec 4 équipes différentes dans la LNH durant la même saison.

Alors qu'il en était à sa 8e saison avec les North Stars, l'équipe le plaça au ballottage et il fut réclamé par les Rockies du Colorado en décembre. Il fut par la suite échangé à nos chers Barons de Cleveland en janvier. Une vingtaine de matchs plus tard, les Barons le placèrent au ballottage à leur tour et il termina la saison avec sa quatrième équipe, les Bruins. Au moins il eut la chance de terminer avec une bonne équipe contrairement aux trois autres… et il participa aux séries de surcroît.

Ce record fut réédité en 1991-92 par Dave McLlwain et plus récemment par Mark Arcobello en 2014-15 et ensuite Jussi Jokinen en 2017-18.


Les précédents gagnants:
2024-25: Daniel Sprong
2023-24: Tobias Bjornfot
2022-23 : Dryden Hunt
2021-22 : Adam Brooks
2020-21 : Greg Pateryn
2019-20 : Ilya Kovalchuk
2018-19 : Chris Wideman 


And the winner is :

Lukas Reichel

Choix de 1ère ronde des Blackhawks en 2020, l'attaquant allemand Lukas Reichel est celui qui a fait le plus de millage et qui a porté le plus de chandails différents durant la saison 2025-26.

Le neveu de l'ancien joueur des Flames Robert Reichel n'est pas parvenu à se démarquer avec les Blackhawks malgré quelques séquences ici et là. L'équipe a finalement abdiqué dans son cas en début de saison, l'échangeant aux Canucks malgré un bon début de saison (4 points en 5 matchs). Ce fut toutefois un fiasco à Vancouver (comme tout le reste de l'organisation) et il n'obtint qu'une seule passe en 14 matchs à Vancouver, étant relégué dans les mineures à Abbotsford.

Finalement en fin de saison, il fut échangé aux Bruins dans un échange de choix au repêchage. Il n'a obtenu que 3 points en 10 matchs avec les Bruins et joué un seul match en séries.

Avec ses 5 chandails portés en 2025-26, Reichel l'emporte. Le seul autre prétendant au titre était notre ancien préféré Brett Kulak, qui lui a joué pour les Oilers, Penguins et Avalanche durant la saison, mais aucun match dans les mineures. 


C'est ce qui conclut les trophées LVEUP 2025-26! Ah mais non. J'ai bien indiqué que c'était en 3 parties n'est-ce pas? 

On a un petit nouveau qui s'en vient. Plus de détails bientôt...


dimanche 31 mai 2026

La seule présence en séries des Rockies du Colorado



Je suis tombé l'autre jour sur cette publication expliquant que de toutes les équipes existantes de la LNH, seuls les Devils du New Jersey n'ont jamais été balayé en séries. Il y a bien sûr comme vous voyez le Mammouth, le Kraken et les Golden Knights qui font également partie du portrait mais comme ce sont des franchises toutes jeunes, ils ne sont évidemment pas encore pris en considération.

Mais si on considère le Mammouth comme étant la continuation des Coyotes de l'Arizona et des premiers Jets de Winnipeg, et bien il faut sans hésitation garrocher le mammoth dans la grosse batch de gauche avec tous les autres...


 

J'étais un peu perplexe avec ce tableau et fallait bien que j'aille vérifier. Il est cependant bien vrai que les Devils n'ont jamais perdu une série avec une fiche pire que 4-1 depuis leurs débuts en 1982-83. 

Mais si vous êtes familiers avec notre contenu ici, vous savez bien que pour nous, les Devils du New Jersey ne seront jamais seulement les Devils du New Jersey. 

Ici, quand on pense aux Devils du New Jersey, on parle plutôt de la franchise des "Devils du New Jersey/Rockies du Colorado/Scouts de Kansas City". Tsé, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué et inutile?

Donc, si ça vous dit rien, résumons rapidement. La franchise des Devils a d'abord commencé ses activités sous le nom des Scouts de Kansas City, équipe d'expansion pour la saison 1974-75, en même temps que les Capitals de Washington. La santé du hockey professionnel était alors tellement précaire avec les récentes expansions et la concurrence de l'AMH, tellement que les Capitals et les Scouts furent deux des pires équipes d'expansion de l'histoire, les Capitals terminant leur première saisons avec la pire fiche de tous les temps (8-67-5) tandis que les Scouts firent à peine mieux avec une fiche de 15-54-11.

On considéra même que l'expansion de 1974 était une erreur, tellement que la seule utilité des deux équipes pour la ligue fut d'être utilisés comme équipe de démonstration lors d'une tournée au Japon au printemps 1976, la fameuse Coca-Cola Bottler's cup.

Wilf Paiement avec les Scouts de Kansas City

Les mauvaises performances sur la glace n'étaient pas le seul problème des Scouts. L'équipe souffrait également de la flambée des salaires des joueurs, d'un ralentissement économique dans le Midwest et d'une faible affluence. Les Scouts n'attiraient en moyenne que 8 218 spectateurs par match alors qu'à l'époque, la moyenne de la ligue tournait autour de 13 000. Les 37 investisseurs de l'équipe, criblés de dettes, ont alors choisi de vendre la franchise après seulement deux saisons.

C'est alors que naquit la franchise des Rockies du Colorado pour la saison 1976-77. Après une première saison de 20 victoires et 54 points, les Rockies remplacèrent leur entraîneur par le légendaire joueur et entraîneur des ligues mineures, Pat Kelly. Ce même Pat Kelly qui fut plus tard fondateur et commissaire de la ECHL dont le trophée de championnat porte son nom. Kelly ne parvint pas vraiment à redresser la barque chambranlante des Rockies alors que l'équipe n'obtint que 19 victoires en 1977-78. 

Cependant, avec un sommet dans la LNH de 21 matchs nuls et un total de 59 points, le meilleur total ever en tant que Scouts/Rockies, l'équipe parvint miraculeusement à se tailler une place en séries, notamment grâce au fait que la section Smythe était très faible avec les Canucks, Blues et les éternels abonnés des bas fonds à l'époque, les North Stars. Seuls les Blackhawks étaient de taille dans cette division et les Rockies terminèrent donc deuxièmes in extremis et purent participer aux séries de 1978.


À l'époque, le meilleur club de chaque section se méritait un laisser-passer en deuxième ronde tandis que les autres clubs devaient s'affronter lors d'une série 2 de 3 en première ronde. Grâce à leurs deuxième rang dans la division Smythe, les Rockies durent donc se mesurer aux deuxièmes de la section Patrick. 

Malheureusement pour eux, la division Patrick était davantage boostée avec les Islanders en première place devant les encore puissants Flyers de Philadelphie, qui eurent alors l'honneur de devenir les premiers adversaires des Rockies en séries.

Les Flyers avaient bien sûr tout un alignement avec des joueurs comme Bobby Clarke, Bill Barber et Reggie Leach ainsi qu'un Bernard Parent toujours dominant. Les Rockies eux n'avaient que très peu de punch en attaque, les seuls dignes de mention étant Wilf Paiement (87 points) ainsi que deux pas pires défenseurs en Barry Beck et John Van Boxmeer. Dans les buts pour les Rockies se retrouvait l'ancien des Flyers Doug Favell ainsi que Michel Plasse comme adjoint. 

Cependant, les Rockies ne furent pas la proie facile que l'on croyait lorsque la série débuta le 11 avril 1978. À domicile à Philadelphie, les Flyers procédèrent à un barrage en force de 44 tirs contre seulement 18, mais les Rockies parvinent à tenir la marque à 2-2 jusqu'en fin de troisième période. Mais avec seulement 22 secondes d'écoulées en début de prolongation, Mel Bridgman marqua contre Favell et les Flyers l'emportèrent.

La série se transposa ensuite à Denver ou les Rockies tentèrent tant bien que mal de contenir les Flyers (48 tirs) à une marque finale de 3-1. Le seul à marquer devant les partisans des Rockies fut l'obscur défenseur Dennis Owchar en première période, mais les Rockies donnèrent du fil à retordre jusqu'à la toute fin du match. 


Mais au final, c'en était fini de cette série expéditive et somme toute sans histoire. Les Flyers passèrent en deuxième ronde contre les Sabres de Buffalo dont ils disposèrent rapidement par la marque de 4-1. Ils s'inclinèrent finalement en finale de conférence contre les Bruins.

Pour leur part, ce fut la première et dernière présence en séries des Rockies, et la dernière pour la franchise jusqu'au début de l'émergence des Devils en 1988, où la jeune équipe surprit tout le monde et se rendit à son tour jusqu'en 3e ronde.

Les Devils n'avaient pas encore la version 
finale de leur logo lors de leur première
 séance du repêchage en 1982.

Les Rockies jouèrent 4 autres saisons difficiles au Colorado. Minés par l'instabilité, ils eurent sept entraîneurs en quatre ans — aucun n'étant resté plus d'une saison complète — et les propriétaires ont changé de mains à deux reprises au cours de cette même période. En 1982, l'équipe continuait de faire face à de graves difficultés financières et fut de nouveau mise en vente. 

Cela a notamment donné lieu à une tentative d'achat ratée par un groupe d'investisseurs d'Ottawa, dont l'intention était de déménager les Rockies dans la capitale canadienne. On alla même jusqu'à envisager une fusion de l'équipe avec les Capitals, à l'image de ce que la ligue avait fait quatre ans plus tôt entre les Barons de Cleveland et les North Stars du Minnesota. Finalement, la franchise fut vendue en mai au magnat du transport maritime du New Jersey, John McMullen, qui était également propriétaire des Astros de Houston dans la Ligue majeure de baseball.

C'était alors la fin des éphémères Rockies du Colorado dont le nom fut toutefois récupéré au baseball majeur en 1993 par l'arrivée d'une équipe d'expansion au Colorado. 

Les partisans de hockey de Denver purent enfin revoir du hockey de séries en 1996 avec leur nouvelle équipe du nom de l'Avalanche. Les Devils et l'Avalanche furent ensuite deux des meilleures équipes au tournant du millénaire, s'affrontant même en grande finale en 2001 lors d'une série épique de 7 matchs remportée par l'Avalanche.

Donc au final, OUI, la franchise des Devils a déjà été blanchie en séries, sous une incarnation différente et seulement lors d'une courte série préliminaire 2 de 3. Mais ils ont été blanchi quand même lors de leur histoire, même si c'était ailleurs qu'au New Jersey. 

My job here is done... Désolé au gars qui a fait le graphique...

Si ça vous intéresse, ces deux seuls matchs en séries dans l'existence ses Rockies existent sur YouTube, grâce à un transfert de VHS granuleux comme on les adore...

 

 

mercredi 22 avril 2026

Wayne Caufield

 


Né le 26 avril 1943 à Sault-Sainte-Marie, Wayne Caufield débuta son parcours junior en tant que propriété des Red Wings de Détroit en 1962-1963, au sein de trois de leurs clubs affiliés : les Red Wings de Hamilton de la OHA, les Siftos de Goderich dans la ligue junior B de l'Ontario, ainsi que les Red Wings de Weyburn dans la ligue junior de la Saskatchewan.

De 1963 à 1970, Wayne a joué à temps plein dans la mythique Eastern Hockey League (EHL), connaissant un parcours nomade avec des équipes comme les Ramblers de Philadelphie, les Devils de Jersey, les Ducks de Long Island, les Rebels de Salem et les Generals de Greensboro.

Il a occupé le double rôle de joueur-entraîneur pour les Blazers de Syracuse lors de la saison 1967-1968, qui fut d'ailleurs sa meilleure saison offensive avec 95 points, dont 36 buts. En tout, il obtint 156 buts et 207 passes pour un total de 363 points en 367 matchs dans la EHL.

En 1969-1970, il quitta les Rebels à la mi-saison pour rejoindre les Canadians de Sault-Sainte-Marie dans la United States Hockey League (USHL), une ligue senior à ne pas confondre avec l'autre USHL, celle qui avait hébergé des clubs-écoles de la LNH durant les années 40.

Wayne Caufield revint donc dans sa ville natale de Sault-Sainte-Marie et y joua deux saisons. Son fils, Paul Caufield, y était d'ailleurs né quelques mois plus tôt, en août 1968. 

La lignée des Caufield changea toutefois par la suite, lorsqu'en novembre 1972, Wayne s'installe pour de bon au Wisconsin pour devenir joueur-entraîneur des Admirals de Milwaukee, équipe indépendante qui rejoindra la USHL en 1973-1974. Wayne y poursuivit sa carrière de joueur jusqu'à la fin de la saison 1976-1977. En tant qu'entraîneur-adjoint sous la direction d'André Caron, il a mené les Admirals au titre de champions de la USHL en 1975-1976.

Il obtint 272 points (dont 106 buts) en 189 matchs dans la USHL.

Caufield s'est impliqué activement auprès de la Southeastern Hockey Association of Wisconsin (SHAW) lorsque son fils Paul y a fait ses débuts en 1973, suivi de son autre fils Ryan en 1980. Pendant plus de 16 ans, il a entraîné des équipes locales et de compétition au sein de la SHAW, remportant plusieurs tournois d'État. Il a également dirigé des stages de hockey annuels pendant 25 ans, pavant évidemment le chemin pour ses petits-fils Brock et Cole Caufield, qui évoluèrent tous les deux avec succès, nul doute grâce à l'héritage hockey de leur grand-père.

Il fut intronisé au Temple de la renommée du hockey du Wisconsin en septembre 2011.

Il rendit l'âme le 13 juillet 2018, à l'âge de 75 ans, à Greenfield au Wisconsin.

Wayne Caufield, sa femme Eileen, Brock, Cole, Paul et sa femme Kelly

 

dimanche 19 avril 2026

Marc Rodgers


N.D.L.R
Ce texte nous provient de l'excellente page «Le hockey et ses histoires» que vous pouvez suivre sur Facebook ici.



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Né le 16 mars 1972 à Shawville en Outaouais, Marc Rodgers est un ailier droit qui a disputé la majorité de son hockey professionnel dans la défunte Ligue Internationale de Hockey, et aussi quelques matchs dans la LNH.

Il a disputé son hockey Midget AAA avec les Frontaliers de l’Outaouais, avant de migrer à la LHJMQ à seize ans, avec les Bisons de Granby. Il est productif durant quatre ans avec eux, culminant avec une saison de 120 points en 1991-92 alors qu’il quitte pour Verdun (Collège Français) à la fin de la saison, échange qui lui sourira puisqu’il remporte la Coupe du Président à la fin des séries.

Malheureusement, surtout en raison de sa taille de 5 pieds 9 pouces, Rodgers n’est pas repêché par une équipe de la LNH. Il devra donc trouver d’autres moyens pour monter les échelons et espérer faire carrière au plus haut niveau. Pourtant, le Québécois n’avait pas froid aux yeux, lui qui se défendait lorsqu’il le fallait et qui a souvent atteint les cent minutes de pénalité en saison régulière.

Il a débuté sa carrière professionnelle en 1992-93 dans la ECHL avec les Thunderbirds de Wheeling, avant de passer la saison suivante avec les Cherokees de Knoxville. Après un total de 93 points en 91 matchs, dont 35 buts, dans l’ECHL, il monte de niveau à mi-chemin de la saison 1993-94 avec le Thunder de Las Vegas, dans l’IHL.

Sa production sera modeste à Vegas, mais il demeure bon marqueur, effleurant la marque des vingt buts lors des deux saisons subséquentes. À la fin de 1995-96, il est échangé aux Grizzlies de Utah et joue un rôle crucial avec l’équipe dans sa route vers la Coupe Turner. 

Il débute la saison 1996-97 avec Utah, mais les Rafales de Québec décident de faire l’acquisition de ses services après cinq matchs et, pour la première et seule fois de sa carrière professionnelle, Marc Rodgers aura la chance de patiner au Québec.

 

En compagnie d’autres locaux comme Steve Larouche (102 points en 79 matchs) et Jesse Bélanger (62 points en 47 matchs), Rodgers fait la pluie et le beau temps avec le club de la Vieille Capitale, amassant 67 points en 70 matchs, sa meilleure saison en carrière au niveau statistique. Il aide les Rafales à atteindre la deuxième ronde des séries, une défaite en six matchs contre les Vipers de Detroit.

Vers la fin de la saison suivante, Rodgers et Larouche sont échangés aux Wolves de Chicago, eux qui sont incapables de reproduire la magie de 1996-97. Ils remporteront ensemble la coupe Turner avec les Wolves en 1998, le deuxième et dernier championnat de la carrière de Marc Rodgers.

À l’été 1998, l’attaquant de Shawville voit enfin son rêve commencer à se matérialiser : il reçoit l’appel de l’organisation des Red Wings de Détroit qui, impressionnés part son récent parcours de victoires dans l’IHL, lui octroient un contrat à titre d’agent libre!

Ainsi donc, Rodgers se retrouve maintenant dans la deuxième ligue en importance au monde (Red Wings d’Adirondack, dans la LAH), et y dispute la totalité de la saison 1998-99. En quatre-vingt joutes, il amasse 19 buts et 57 points.

La saison suivante, il goûte enfin au hockey de la LNH. Il débute la saison 1999-2000 en disputant 21 parties avec les Red Wings, amassant ses deux premiers points (un but et une passe) dans une victoire de 7 à 2 contre les Canucks à Vancouver, le jour du dix-neuvième anniversaire de votre humble serviteur (like it matters!), le 17 novembre 1999.

Malheureusement, dans les vingt autres parties dans lesquelles il est en uniforme, il n’amasse pas d’autres points. Le 11 décembre 1999, dans une victoire de 5 à 4 des Wings à Boston, Rodgers dispute les dernières 10 minutes et 28 secondes de sa carrière dans la LNH, avant de retourner finir la saison dans l’AHL (34 matchs, 8 buts, 18 points).

Il ne dispute que trente-deux matchs en 2000-01 avec Cincinnati et produit assez peu (12 points en 32 matchs), aux prises avec diverses blessures. Après des séjours infructueux dans la DEL (Allemagne, Schwenningen) et la UHL (États-Unis, Knoxville) en 2001-02, il décide de mettre un terme à sa carrière, au jeune âge de trente ans.

Malheureusement pour lui, à 5 pieds et 9 pouces à une époque qui aimait davantage les matamores, Marc Rodgers n’a jamais été très sexy sur les radars de la LNH. Pourtant, il a remporté deux coupes Turner et il a su déjouer les prévisions des experts en enfilant l’uniforme d’une équipe de la meilleure ligue de hockey au monde à 21 reprises, en compagnie de légendes comme Steve Yzerman, Brendan Shanahan, Nicklas Lidstrom, Sergei Fedorov et Igor Larionov, entres autres.