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mardi 23 octobre 2018

Peter Puck





En 1974, NBC diffusa des capsules principalement destinées aux enfants pour leur expliquer les règles du hockey.  Pour y parvenir on utilisa un personnage de bande dessinée imaginé par un de ses employés, Peter Puck.  Réalisées avec Hanna-Barbara (le studio qui réalisa entre autres les Pierrafeu, Scooby Doo et Capitaine Caverne), les capsules duraient un peu plus de trois minutes et étaient présentées au premier entracte des parties. 

Ces capsules furent aussi reprises par Hockey Night in Canada à la CBC.  On produisit également une multitude de produits dérivés à son effigie.

Peter Puck fit alors son entrée dans le monde du hockey.  Dave Gardner a entre autres lu une lettre à Peter Puck à bord du vol de l’équipe.  Dans celle-ci, Gardner demanda à Peter Puck comment il pouvait compter des buts alors qu’il était sur le banc.  Les Canadiens l’ont échangé aux Blues quelques jours plus tard.

Lorsque NBC cessa de diffuser les matchs de la LNH, Hanna-Barbara racheta les droits de Peter Puck, qui les revendit à Brian McFarlane.  Ce dernier publia trois livres pour enfants de 1975 à 1980.
Après une longue période dans l’oubli, on tenta dans une optique rétro de ramener Peter Puck en 2007.  On revit donc certains produits à son image, incluant les anciens épisodes en dvd.  De nouveaux segments furent également préparés pour Hockey Night in Canada, avec une technique de dessin animé moderne, évidemment.
Sources : hhof.com, wikipedia.org.



mercredi 3 janvier 2018

Des matchs entiers à la télé



C’est le 11 octobre 1952 qu’eut lieu la première télédiffusion de la Soirée du hockey, à Radio-Canada. Ce soir-là, René Lecavalier a décrit une victoire des Canadiens au Forum, 2-1 sur les Red Wings.


La Patrie, 11 octobre 1952
(À noter que c’est seulement le 1er novembre 1952 qu’un premier match a été télédiffusé du côté anglophone. Lors de la première d’Hockey Night in Canada, Foster Hewitt a alors décrit une victoire des Maple Leafs de 3-2 sur les Bruins, au Maple Leaf Gardens. Lecavalier est donc l’ultime pionner au Canada. Par contre, aux États-Unis, le premier match remonte au 25 février 1940, lorsque NBC diffusa une victoire des Rangers de 6-2 face aux Canadiens.)

Toutefois, en octobre 1952, cette nouveauté n’est arrivée qu’en partie. Comme on craignait que la présence de la télé fasse baisser la demande pour les billets, on ne diffusa que la troisième période, alors que la marque était déjà 1-1. Pourtant, un téléviseur demeurait à ce moment un objet qui n’était pas à la portée de toutes les bourses. Cette appréhension n’était toutefois pas sans fondement, puisque plusieurs formes de sortie de divertissement ont pâti de l’arrivée de la télévision, comme le cinéma ou même les ligues seniors.

319$ en 1952 = 2970$ en 2017
950$ en 1952 = 8846$ en 2017


En octobre 1957, la famille Molson fut impliquée à nouveau avec le Club de hockey Canadien. (Herbert Molson avait été impliqué dans la construction du Forum en 1924. De 1957 à 1972, l’équipe a appartenu au sénateur Hartland de Montarville Molson et à son frère Thomas Henry. La Brasserie Molson l’a détenu de 1978 à 2001 et un groupe comprenant Geoff, Andrew et Justin Molson la possède depuis 2009.) Mais à ce moment, on peut voir dans l’édition du 5 octobre 1957 de Parlons Sport qu’un des grands espoirs est que les Molson permettent enfin la diffusion des matchs en entier.










Ça ne s’est toutefois pas réalisé, ou pas immédiatement du moins. Ce n’est finalement qu’en octobre 1968, deux ans après le début des reportages en couleur, que les matchs ont été diffusés en entier.

C’est en 2004 que la Soirée du hockey a cessé d’être diffusée.


Sources : ″La Soirée du hockey au petit écran″, 11 octobre 2017, Radio-Canada (ici.radio-canada.ca), ″Highlights in the History of ′Hockey Night in Canada′″, Canadian Press, 10 mars 2014, The Hockey News (thehockeynews.com), Feuille de calcul de l'inflation (banqueducanada.ca), wikipedia.org.

lundi 27 octobre 2014

Howie Meeker









Howie Meeker a connu du succès au niveau junior, mais sa carrière aurait bien pu s’arrêter à ce niveau.  En raison de la guerre, il se retrouva dans l’armée et fut blessé sérieusement par une grenade. 

Il parvint malgré tout à se rétablir, suffisamment pour faire ses débuts avec les Maple Leafs en 1946-47.  Sa fiche de 27-18-45 en 55 matchs lui permit de se voir décerner le Trophée Calder (recrue de l’année).  C’est 33 points de plus qu’une autre recrue des Red Wings, un certain Gordie Howe.  Lors d’un match de janvier contre Chicago, Meeker marqua cinq buts.  Cette même année, Toronto remporta la première de trois Coupes Stanley consécutives.

Les saisons suivantes furent moins productives, incluant quelques-unes marquées par des blessures.

En 1951, suite à sa participation à une quatrième victoire de la Coupe Stanley, il se porta candidat à une élection partielle dans Waterloo Sud.  Élu sous la bannière progressiste-conservatrice, il siégea pendant sa carrière de joueur, comme le fera plus tard Red Kelly. (voir texte du 24 août 2012)  On peut par contre supposer qu’il était difficile de partager son temps entre Waterloo, Ottawa et Toronto (en plus des voyages sur la route).  Il ne fut pas candidat à sa réélection en 1953.

Il cessa de jouer après quelques matchs en 1953-54.  Il devint ensuite entraîneur des Hornets de Pittsburgh de la Ligue américaine, qu’il mena à une victoire de la Coupe Calder en 1954-55.

En 1956, il fut embauché comme entraîneur-chef des Leafs.  Toutefois, les résultats ne furent pas au rendez-vous.  Les Leafs ratèrent les séries pour une rare fois pendant la période des "Original Six" et après une seule saison, Meeker fut congédié.  Par la suite, il continua de jouer au niveau senior pendant une quinzaine d’années.

Meeker refit surface au début des années 1970 lorsqu’il devint analyse à  Hockey Night in Canada.  Il se fit remarqué, malgré une voix pas nécessairement des plus appropriées pour la télévision, en poussant son analyse à un niveau supérieur à ce qui avait été vu auparavant.




De 1973 à 1976, il participa à une deuxième émission à la CBC, Howie Meeker‘s Hockey School, où ils recevaient des jeunes qui apprenaient à polir certains aspects du jeu.  On peut donc dire que Meeker était un mélange de Gilles Tremblay (voir texte du 9 décembre 2013) et de Joël Bouchard…  Meeker voulait ainsi souligner que l’enseignement du hockey laissait souvent à désirer.


En 1987, il se joignit à l’équipe de TSN, avec qui il resta jusqu’à sa retraite en 1998.  À ce moment, il fut élu au Temple de la renommée du hockey dans la catégorie médias, en plus de recevoir le prix Foster-Hewitt.

Il habite aujourd’hui en Colombie-Britannique.

Sources :  legendsofhockey.net, wikipedia.org.

samedi 6 juin 2009

Brian Spencer (Recherché : Gross Misconduct d'Atom Egoyan)

Et non, ce n'est pas ce classique du thrash metal de M.O.D. qui se nomme Gross misconduct que je cherche, je l'ai déjà, mais bel et bien le film du grand réalisateur Atom Egoyan du même nom. Ce film a été réalisé en 1993 pour la CBC et relate la vie du joueur de hockey Brian "Spinner" Spencer. Comme la vie de Spencer fut très mouvementée, le film doit sûrement être assez impressionnant. Comme ce fut un film fait pour la télévision, la CBC doit probablement posséder les droit et cela fait en sorte que le film n'existe pas en DVD. Si vous avez une copie, je vous demande si il serait possible d'en avoir une...

Brian Spencer est un peu l'exemple typique que les parents prennent parfois la carrière de leur rejeton à un sérieux qui approche le ridicule. Roy Spencer, papa de Brian, a beaucoup misé sur la carrière se son fils, n'hésitant jamais à investir pour envoyer son fils apprendre son art au sein d'école de hockey. Ce qui porta fruit parce que son fils fut repêché par les Maple Leafs de Toronto en 1969. C'est à son premier match diffusé à Hockey Night In Canada que survenut un drame. Alors que le match était diffusé à la CBC, la CBC de la Colombie-Britannique décida de ne pas mettre en onde le match entre les Black Hawks et le Maple Leafs de Toronto, mais un match de la nouvelle équipe de l'Ouest, les Canucks de Vancouver, qui affrontaient pour l'occasion les Golden Seals de la Californie. Rappelons-nous qu'à l'époque le seul moyen de voir votre joueur préféré était lors de la sacrosainte émission du samedi soir.


Donc Roy Spencer, de sa mansarde de Fort St-James en Colombie-Britannique, ne put assister aux débuts télévisés de son fils. En beau tabernacle comme on dit ici, Roy sauta dans sa voiture pour aller à Prince George pour aller à la station de la CBC le plus près pour leur demander de mettre le match Leafs-Hawks. Après avoir roulé au dessus de 100 kilomètres, il arriva au poste de télévision de Prince George et menaça avec une arme à feu les employés afin de mettre le match désiré. Ironiquement, pendant que papa Spencer faisait des pieds et des mains afin de voir son fils à la télé, ce dernier fut interviewé à la CBC à propos de sa première expérience à Hockey night in Canada. Après plusieurs minutes dans les locaux de la CBC, Roy Spencer sortit dehors, où il fut attendu par des agents de la GRC qui s'abattirent sur le coup...

L'un de ces policiers se nommait Arnold Nylund, il était le père du futur défenseur Gary Nylund.

Au match suivant qu'il disputa sur les ondes de la CBC et qui fut cette fois diffusé à Hockey night in Canada, Brian Spencer marqua un tour du chapeau. Il joua dans la NHL jusqu'à la saison 1978-79 avec les Leafs, les Islanders, les Sabres et les Penguins. il fut un bon élément dans l'accession des Sabres à la finale de la Coupe Stanley en 1974.

Après son retrait du jeu, Spencer entra dans un gouffre sans fond. En 1987, alors qu'il habitait à Palm Beach en Floride, Spencer fut accusé d'avoir assassiné en 1982 un restaurateur local nommé Michael Dalfo. Il faut dire qu'à l'époque il vivait au sein du milieu interlope de la Floride où drogue et autres crimes sont au centre de tout. il aurait même longtemps partagé sa vie avec une prostituée, ça serait d'ailleurs elle qui l'aurait dénoncé à la police. Après 10 mois de procès, Spencer fut toutefois acquitté de ses accusations de meurtre.

c'est peu de temps après, en juin 1988, alors qu'il se déplaçait en voiture avec un ami, Spencer fut victime d'un meurtre. Alors qu'il était arrêté à un coin de rue, un homme qui leur demanda d'ouvrir la fenêtre exigea leur monnaie. Alors qu'il ne lui donnèrent que quelques billets, l'homme tira Spencer en plein cœur. Il avait 38 ans...

Vous comprenez donc pourquoi je veux voir le film d'Atom Egoyan à tout prix?

Ce film est d'ailleurs basé sur un livre d'un auteur nommé Martin O'Malley. Inutile de dire que j'aimerais également mettre la patte dessus...