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mardi 28 juin 2022

Théories au sujet de la vie personnelle des joueurs


Depuis la victoire de l’Avalanche en finale de la Coupe Stanley d’avant-hier, il circule sur internet une photo d’Erik Johnson au lit, légèrement vêtu, au côté de sa nouvelle "conquête", la Coupe. J’ignore la situation maritale de Johnson, qui n'a "scoré" que 8 buts cette année, mais vous pouvez insérer ici la blague salace de votre choix.



Il y eut au fil des années différentes théories au sujet de la vie personnelle des joueurs.

Au début des années de Scotty Bowman avec les Canadiens, lors du début des séries, les joueurs du tricolore se retrouvaient en retraite fermée. Cette tradition fut reprise par Bob Berry dans les années 1980 en direction des Laurentides, puis par Jacques Lemaire, qui utilisa un hôtel de banlieue comme base, les sorties se limitant aux pratiques et aux matchs au Forum. La logique étant de forcer les joueurs, célibataires ou en couple, à se concentrer sur leurs matchs et à éviter toutes sortes de distractions auxquelles vous pouvez penser.

Si on recule jusqu’aux années 1960, Yvan Cournoyer a déjà mentionné que lors de sa jeunesse, Sam Pollock lui avait tordu le bras pour qu’il se "case", dans le but de l’amener à vivre une vie rangée. Dans le cas de Cournoyer, selon ses dires, il n’avait pas la maturité nécessaire. Il a plutôt senti qu’il avait manqué une partie de sa vie, pour en bout de ligne se retrouver avec un mariage raté, un divorce pénible et des enfants malheureux. Une telle exigence serait impensable aujourd’hui.

Tout ceci pour vous parler d’un petit article de La Presse du 4 novembre 1937 sur lequel je suis tombé par hasard.

Dans celui-ci, on fait référence à George Redding. Celui-ci a joué au niveau senior avec Hamilton avant de se joindre aux Bruins de Boston lors de leur saison inaugurale, en 1924-25. Il y joua 27 des 30 matchs, avant de revenir pour 8 matchs l’année suivante. Sa fiche est de 3 buts et 2 passes. Il poursuivit ensuite sa carrière dans la Ligue Can-Am (l’ancêtre de la Ligue américaine) et au sein d’autres circuits mineurs.

Une fois sa carrière de joueur terminée, il devint entraîneur. En 1937, il tenta l’expérience britannique en se retrouvant derrière le banc des Rangers d’Earl’s Court.

Redding avait de son côté un point de vue à l’opposé de Sam Pollock. Il fit promettre à chacun de ses joueurs de ne pas se marier pendant la saison. Un de ceux-ci, Bobby Lee, dut même envoyer un câblogramme à sa fiancée à Montréal pour lui dire de ne pas faire le voyage vers l’Angleterre (ce qui était toute une expédition à ce moment), alors qu’ils devaient s’épouser sous peu. L’histoire ne dit toutefois pas si la demoiselle l’a attendu ou si elle l’a plaqué…

Selon Redding, "les joueurs devraient concentrer toute leur attention à gagner des parties seulement. Il n’y a rien comme une jeune femme mariée pour faire oublier le hockey à un joueur."  Mesdames, selon Redding, il semblerait donc que vous soyez un élément perturbateur...

Le club londonien de Redding termina la saison 1937-38 avant dernier de la ligue avec une fiche de 8-11-5. Difficile à dire si l’absence de talent ou de vie conjugale a été le facteur déterminant de ce manque de succès.

Redding est décédé en 1974, à l’âge de 74 ans. Il n’a donc jamais regardé Lance et compte

Sources :

"Le hockey et l’amour", 4 novembre 1937, La Presse, page 24,

"La retraite, comme au temps de Scotty" de Bernard Brisset, 3 avril 1984, La Presse, page S3,

"Des hockeyeurs froids et silencieux" de Ronald King, 24 janvier 2009, La Presse (lapresse.ca).

samedi 9 mai 2015

La culture du point de perdant...










Comme je dis toujours, les films sur le sport sont inutiles, surtout quand on les compare avec la réalité, vivre un évènement sportif en direct. Souvent ils sont d'une banalité, mais certains sont de véritables tragédies... Sans vouloir trop entrer dans les détails, le match de mercredi dernier rentre dans cette catégorie. Je disais justement que l'issue de ce match était tellement tragique, le Canadien perdant dans la dernière seconde après avoir dominé son adversaire et faisant ainsi face à l'élimination, que je disais hier à une collègue de travail qu'on risque de plus se souvenir de ce match que celui de la finale de la Coupe Stanley de 2014, match morne et sans émotion...

Mais une chose m'a marqué justement à la fin de ce match, pourquoi est-ce que le Canadien semblait avoir laissé aller l'émotion pour se préparer à la supplémentaire. Honnêtement, je faisais la même chose, je venais de me déboucher une St-Ambroise Pale Ale en préparation de la supplémentaire... Déçu, je l'ai vidé dans mon évier... Je travaillais le lendemain de toute façon... Mais j'ai téléphoné à mon père au Saguenay et je lui ai dit "Voyons, sti, ils ne jouaient pas, t'es en séries, t'as pas de points de perdant à aller chercher, tu dois jouer tout le temps..."



J'ai vu plus tard qu'Enrico Ciccone, un des très bons commentateurs de TVA Sports, il faut mentionner les bons parmi tant de mauvais, a fait le même commentaire...

De là la "culture du point de perdant"...

Dans un des textes de la fin 2013 qui a été le plus lu de l'histoire de ce site (et dont je suis très fier, encore de nos jours), je disais que je suis à 100% contre l'élimination du "point baveux", c'est à dire ce point que l'on donne pour une défaite en prolongation pour la simple et bonne raison que quand on perd, on perd, point... De plus, le tout crée ainsi ce que je nomme dès lors "la culture du point de perdant".

On connaît tous la chose, fin de match entre deux équipes dans la lutte pour une ticket pour le tournoi annuel pour le Saint Graal, score égal quelques minutes avant la fin de la troisième... Les deux équipes se mettent à dormir au gaz et à jouer pour repartir de l'arena avec au moins un point... Vaut mieux un point que pas pentoute, même dans la défaite...

Raison de plus pour abolir ce point de perdant... Il a rendu les hockeyeurs lâches en fin de 3e en plus de récompenser les perdants...

samedi 14 février 2015

Qu'est-ce qu'une rivalité?








Ça fait longtemps que je me pose une question assez futile : Est-ce qu'il y a véritablement une rivalité entre le Canadien et les Leafs? Question qui peut paraître anodine, mais j'ai souvent l'impression que cette rivalité est souvent "boosté" dans les médias canadiens-anglais qui fait en sorte que les partisans des Leafs et certains fans du CH y croient. J'ai souvent l'impression justement que cette rivalité n'est qu'une relique du passé, passé révolu. Je crois que je peux même donner la date exact de la fin de cette rivalité, le 22 avril 1979 alors que Larry Robinson marqua en supplémentaire et élimina du coup les Leafs...




Ce fut la dernière fois que le Canadien et les Leafs s'affrontèrent en séries éliminatoires...

J'exagère peut-être, mais pour être certain que je ne suis pas le seul à penser ainsi, j'ai fait un sondage avec une méthode plus que douteuse, sur Facebook et Twitter, aux abonné des comptes de LVEUP, avec une question assez directe "Pensez-vous qu'il y a une rivalité entre le Canadien et les Leafs?"

À une question aussi sérieuse, 100% des questions allaient vers la négative avec quelques précisions assez intéressantes comme :

"Lol, rivalité? J'ai toujours cru qu'il y a rivalité lorsque deux équipes s'affrontent à maintes reprises en séries #60sareover"

"La seule rivalité que les Leafs ont, c'est avec eux-mêmes."

"Possiblement pas une rivalité aussi intense qu'avec les Bruins, mais c'est tout de même digne de mention. Ça fait toujours des matchs spéciaux."

Et ma préférée :

"Par contre j'admets que nous on est leur ennemi #1, et on a eu la preuve tous les samedis pendant une décennie."

J'aime bien cette mention parce que justement, elle est pas loins de ce que je crois, que cette rivalité est peut-être dans un seul sens...

Ça me fait penser à une personne qui dit que telle autre personne est son ennemi personnel alors que ladite personne ne le connait pas...



Mais bon... Trêve de Maple Leafs...

Mais tout ça ne donne pas réponse à ma question, "qu'est-ce qu'une rivalité?"

On peut y aller à la source...

Rivalité vient du mot latin rivus, c'est-à-dire "ruisseau" et d'un suffixe "itas", c'est-à-dire vérité pour former le mot rivalitas. On voit poindre ainsi l'idée des deux rives d'un ruisseau comme étymologie du mot "rivalité". Ça nous donne un bon point de départ...

Si je me fie à une source tout aussi scientifique, Wikipedia, l'article "List of sports rivalries" nous donne une définition courte et intéressante de ce qui peut constituer une rivalité dans le sport. Quelques aspects sont assez intéressants, reprenons quelques bouts de cet articles :

A sports rivalry is intense competition between athletic teams or athletes. 

Jusqu'ici, tout est correct?

This pressure of competition is felt by players, coaches, and management, but is perhaps felt strongest by the fans. 

Ce qui est intéressant à retenir, c'est que les rivalités sont en apparence des construits qui sont vécus en majeure partie par les supporteurs. Ce qui est intéressant dans notre questionnement initial. Si les fans du Canadien ont plus d'animosité envers les Bruins et le Lightning et n'ont aucune intérêt envers les Leafs... À l'opposé, c'est pourquoi j'ai ri avec le "on est leur ennemi #1" lancé par un lecteur...

 Team owners typically encourage rivalries as they tend to improve game attendance and television ratings for rivalry matches.

Ah oui, bien sûr, on a tous un montage de Maple Leafs et de Canadien des années 60 au début de Hockey Night in Canada en tête en lisant ça...

Rivalries stem from various sources. Simple geographic proximity as well as frequent meetings in important games can lead to rivalries.

C'est ici que tout peut devenir intéressant. L'aspect géographique a historiquement été important dans la rivalité Canadien-Leafs, on peut même dire que deux cultures s'affrontaient (et ici, je ne vous surprendrai pas...). Du temps des 6 équipes, il n'y avait que deux équipes canadiennes, celle de Montréal, dont l'image d'équipe francophone reluisait, et celle de Toronto, l'équipe de la Ville Reine, l'équipe de zanglais... Même pas besoin de la tête à Papineau pour comprendre que le feu pouvait facilement prendre... L'idée justement que ces deux équipes se soient affrontées en 1967, année du centenaire du Canada, en finale, donne des frissons. 



Ça nous revient au "frequent meeting in important games." Le fait par exemple que les Leafs aient joué durant plus d'une quinzaine d'années dans l'Ouest, c'est pour cette raison que je mets la date de 1979 comme fin de la rivalité disons "classique". Et depuis que le Canadien et les Leafs jouent dans la même division, depuis 1998, les deux équipes n'ont jamais connu de niveaux de calibre égal permettant un affrontement disons sérieux, le Canadien ayant été très mauvais du temps où les Leafs étaient bons et inversement... Le seul moment où il y eut un moment réellement intéressant de rivalité entre le Canadien et les Maple Leafs fut probablement ce samedi soir d'avril 2007 où le gagnant du dernier match de la saison opposant les deux protagonistes allait faire les séries éliminatoires... Bon, les Leafs ont remporté le match, mais ont été éliminé le lendemain, mais ce fut véritablement un des rares moments de véritable moment de rivalité entre les deux équipes dans les années 2000. Un moment dans la médiocrité...

Je ne dis donc pas que cette rivalité est morte, mais elle est certainement mise en tutelle depuis, selon moi, 1979. Advenant par exemple, une rencontre entre les Leafs et le Canadien en séries, cette rivalité pourrait revenir au galop. C'est ce qui rend la chose complexe, contrairement à une rivalité entre, disons les Red Wings et l'Avalanche dans les années 90. Cette rivalité était plus que temporaire à bien des égards, ces deux équipes ne se rencontres plus en séries (ils ne sont même plus dans la même conférence), ne sont pas géographiquement rapprochés et ne sont même plus du même calibre, seuls les souvenirs demeurent. C'est aussi pourquoi une rivalité entre le Lightning et le Canadien n'existera fort probablement jamais, malgré qu'il s'agit d'un rival de division qui donne du fil à retorde au Canadien depuis quelques saison, la séparation géographique n'en fera jamais une rivalité comme il pourrait plus s'installer avec, disons, les Senators. 

Mais la rivalité Canadien-Maple Leafs a des assises très profonde qui font en sorte qu'elle peut être ravivée à n'importe quel moment... 

Pour l'instant, du point de vu montréalais, elle ne semble pas exister... 

De l'autre côté, par contre...



samedi 19 avril 2014

Fabrique-t-on encore des héros?









(Conan, mon héros...)


La semaine dernière, j'ai été invité à participer à une conférence/discussion sous le thème Sport Et Société au cégep de Lanaudière en compagnie d'Olivier Niquet, célébrissime Sportnographeur, au Cégep de l'Assomption... Pour s'y faire, j'ai conçu une présentation parlant d'une de mes théories préférées, celle du mythe chez Roland Barthes, théorie où la fameuse équation "signifiant/signifié=signe" de la sémiologie "saussurienne" est doublé, ce qui veut dire en quelque sorte que ce qui est perçu et interprété comme un mythe est une construction qui fait abstraction d'éléments qui constituent ce qui est la réalité... Donc, j'ai expliqué un peu cette théorie en donnant quelques exemples comme celui de Maurice Richard, des "Original Six", du ti-cul qui joue sur un étang et autres idées reçues entourant le hockey qui aident à non seulement inspirer la société, mais également remplir les poche de ceux qui font de l'argent avec...


Prenons par exemple l'idée du mythe des 6 équipes ORIGINALES. On nous vend souvent l'idée que le hockey de la NHL était plus "pur", meilleur que de nos jours, une sorte d'idée de paradis perdu "originel" à l'époque où il n'y avait que 6 équipes comparé à notre époque de hockey moins bon avec trop d'équipes alors que 1) seulement deux de ces équipes (Toronto et Montréal) sont réellement des équipes originales de la NHL et 2) il y avait bien certainement des mauvaises équipes et des mauvais joueurs lors de cette période qui dura près de 25 ans (1942-1967), les Rangers par exemple n'ont fait les séries éliminatoires qu'à 4 reprises durant cette période... Il y avait donc des Panthers de la Floride et des Islanders de New York dans la période des "Original 6" (pour la raison évoquée plus haut, j'aime mieux dire "classique" que "original"), je vous invite d'ailleurs à lire l'excellent billet de Benoît AKA KeithActon d'août dernier qui parle de ça... Donc c'est des trucs comme ça qui constituaient un peu ma présentation...

(Eille, c'est laid ça...)


Venons en au vif du sujet....

Durant la période de question, un des professeur du Cégep m'a posé une superbe colle : "Peut-on encore créer des mythes?"

L'exemple donné fut celui du but de Sidney Crosby, est-ce que ce fameux but (de la finale des JO de 2010, au cas où vous n'aviez pas fait le lien) peut-il devenir une chose "mythique"...

En fait, je crois que c'est le temps qui nous l'apprendra, mais j'aurais tendance à dire non dans le cas qui nous concerne parce qu'on n'a pas (du moins pas encore) interprété ce geste en le mettant dans un contexte social qui sort du cadre à proprement parler du hockey. Aussi spectaculaire que ce but fut, il n'a jamais été interprété comme une victoire symbolique comme le but de Paul Henderson qui fut interprété presque automatiquement comme une victoire, dans le contexte de la Guerre Froide, sur le communisme du libéralisme occidental, tout comme la victoire américaine de 1980 (surtout dans sa version Disney) fut interprétée de la sorte...


Restera à voir comment dans 20 ans on interprétera ce geste... Je doute par contre que ça sortira du cadre à proprement parler du hockey... Désolé, Sid...

Par contre m'est venu une autre question en me référant à une phrase de Roland Barthes écrite pour un film de l'ONF d'Hubert Aquin (le même Hubert célèbre pour son pavillon et ses superbes romans) nommé le Sport et les Hommes où le grand sémiologue parle de sport dont le hockey en nous énumérant notamment  des bons clichés du genre "le hockey est une victoire des gens des pays du froid sur l'hiver..." Mais une phrase m'a assez marqué dans ce court texte (le texte du film a été publié il y a quelques années aux Presses de l'Université de Montréal) où Barthes nous dit :

"Les grands joueurs sont des héros et non des vedettes..."

D'où une question que je me demande, est-ce que les joueurs de hockey contemporains, les meilleurs, les grands, sont des héros ou des vedettes? J'ai donc posé la question à l'audience suite à cette question en citant cette phrase de Roland Bathes : "Est-ce que PK Subban est un héros ou une vedette?" 

À l'unisson tout le monde a répondu que PK Subban était une vedette et non un héros...


La question mérite donc d'être posée si on veut savoir si on fait encore des mythes, fais-t-on encore des héros?

Allons voir ce que nous dit Wikipédia sur le Héros : 

Un héros (ou, au féminin, une héroïne) est un personnage réel ou fictif de l'Histoire, de la mythologie humaine ou des arts, dont les hauts faits valent qu'on chante son geste. Ces derniers, édulcorés par la légende dorée des hagiographes, sont passés dans la légende populaire.

Selon les cultures, un héros est un demi-dieu, un personnage légendaire, un idéal, un surhomme ou simplement une personne courageuse, faisant preuve d'abnégation.

Le rôle du héros se situe entre l'aspiration métaphysique, presque religieuse, de dépasser la condition humaine, notamment d'un point de vue physique et entre l'aspiration plus réaliste d'œuvrer pour le bien de la communauté, d'un point de vue moral. Un troisième rôle, peut être aussi celui de propagande pour une idéologie politique ou religieuse.

Par extension, le terme "héros" désigne le personnage principal d'une œuvre de fiction, quelles que soient les qualités dont il fait preuve. Si sa conduite ne correspond pas à un idéal (par exemple, s'il est lâche ou cupide), ce héros peut être qualifié d'antihéros.


On peut ainsi reposer la question, après avoir lu cette définition : Est-ce que les joueurs de hockey contemporains, même Sidney Crosby ou Jonathan Toews, sont des héros?

Je vous pose la question...

Je reviendrai sur vos réponses...

jeudi 10 avril 2014

Deux raisons pourquoi le Canadien va gagner la Coupe...











Les séries éliminatoires sont sur le point de débuter. Voici deux raisons trèèèèèèèès rationnelles sur pourquoi les astres sont alignées pour que le Canadien remporte la Coupe Stanley...

1. Le Canadien est la seule équipe Canadienne en séries...

Ça peut paraître anodin, mais la dernière fois qu'une seule équipe canadienne prit part aux séries éliminatoires fut en 1973... Et si vous vous rappelez bien, qui est-ce qui a remporté par la Coupe Stanley?




2. Serge Fiori a lancé un album...

Serge ne lance pas souvent d'albums... Mais le dernier album solo de l'ex leader d'Harmonium fut lancé en 1986... Et qui est-ce qui a gagné la Coupe en 1986?


C'est le lecteur Alexandre Gagné-Chenail qui m'a fait remarqué ça... Je dois bien citer ma source...

De plus, l'album précédent de Fiori, son album avec Richard Séguin, fut lancé en 1978 et L'Heptade d'Harmonium en 1976, deux années de Coupes du Canadien... Par contre, les deux premiers albums d'Harmonium furent lancés des années de Coupes des Flyers... Mais  bon...

Si la logique se tient j'espère que Serge en lancera un à chaque année...



Si vous avez d'autres astres à nous faire part, n'hésitez pas...


mardi 31 décembre 2013

Développer des règlements fondamentaux et non populistes




Il y a deux sortes de sport. Il y a ces sports dont les règles sont assez claires et qui ne changent presque jamais ou sinon pour résister aux développements techniques, comme au baseball où l'on regarde presque pratiquement le même sport qu'il y a 100 ans, et il y a ces sports dont on change les règles à tout bout de champs, ce qui fait en sorte qu'on ne peut pas trop comparer les époques entres elles...

Le hockey fait malheureusement partie de la seconde catégorie. Si l'on ne peut pas comparer le hockey d'il y a 15 ans avec celui d'aujourd'hui, imaginez face à celui de l'époque de la fameuse ligne Aurèle Joliat/Howie Morenz/Johnny Gagnon...

Mais ce que je n'aime pas du changement de règles continuel au hockey, c'est que ces changements sont basés sur des désirs de corriger des erreurs lors de changements de règles précédents et/ou de désirs un peu futile de vouloir apparemment "améliorer le spectacle"... Rarement on ne se base sur la philosophie du hockey, sur ses buts et ses constituants en tant que tel, pour développer des règles afin d'améliorer le jeu.  

Il y a par contre ici et là des règles qui sont avancées par des chroniqueurs qui selon moi seraient très intéressantes et qui sont souvent basées sur des réflexions assez poussées sur la base du hockey qui devraient selon moi être appliquées au hockey et qui amélioraient fondamentalement le jeu tout en corrigeant des règles qui ont été développées de manières dites populistes...

Voici donc quelques règles qui sont, selon moi du moins, basé sur l'amélioration du hockey sur sa base fondamentale et non pour "améliorer le spectacles" : 

1. Éliminer les bagarres - Le tout va de soi... En se basant sur la philosophie fondamentale du hockey, sur le but du jeu, on devrait, bien malgré ce que peuvent en penser les Don Cherry du monde, éliminer cet archaïsme qu'est la bagarre... Après tout, se battre n'est pas fondamentalement le but du jeu... Bien certainement, on a beau dire que les gens aiment la bagarre et se lèvent quand il y en a, moi-même j'aime bien et ça me fait lever de mon siège, mais ça n'a pas sa place au hockey... L'argument de la tradition, souvent employé par les défendeurs de la bagarre est souvent un des arguments de dernière instance. Si, par exemple, il y a de plus en plus d'évidences qui pointent vers la confirmation de l'hypothèse selon laquelle les bagarres au hockey causeraient des dommages irréversibles sur la santé des joueurs, à quoi bon l'argument de la tradition si on veut enlever cette chose qui en soi n'est fondamentalement pas le but du sport et qui cause des torts aux "joueurs-pugilistes" à long terme.

Où sont ceux qui dans les années 70 étaient contre le port du casque ou dans les années 50-60 contre le port du masque pour les gardiens et est-ce que ces ajouts ont changé la nature du sport?

Est-ce que l'élimination de la bagarre, surtout ces bagarres un peu niaiseuses de style LNAH où on décide de se battre lors d'une mise en jeu, changera des choses au sport qu'est le hockey, c'est à dire un sport qui se joue à 6 contre 6 sur une patinoire où le but est de mettre une rondelle dans un filet, pour vrai?


2. Purger toute sa punition - J'entends parler ici d'abolir cette règle qui fait en sorte qu'un joueur quitte le cachot lorsqu'un but est marqué. Et pourquoi pas? Il s'agirait du coup de corriger une de ces fameuses règles que je dis populistes.  À l'origine, cette règle a été mise sur pied à une époque où le Canadien de Montréal formait une équipe redoutable pour faire diminuer la charge de buts marqués en avantage numérique par le tricolore et en quelque sorte laisser des chances aux autres équipes. Jamais n'est venue l'idée de dire aux autres équipes de se tenir tranquille sur la glace et de ne pas prendre de punitions... En fait, une punition est une punition, donc si vous avez fait quelque chose de "mal", votre équipe va payer le prix et le prix n'aurait pas à être nécessairement un seul but. Si un joueur prend trop de pénalité et coûte énormément de buts parce que son équipe n'est pas bonne pour résister durant deux minutes à une attaque, le joueur doit payer pour et subir le poids de son geste personnel auprès de son équipe... Après tout, le hockey est un sport d'équipe...

3. Refuser les dégagements en désavantage numérique - Martin Leclerc a récemment écrit une chronique où il affirmait que comme les suspensions ne fonctionnent pas à titre punitif dans la NHL, il faudrait faire payer l'équipe pour les accrocs des joueurs sur la glace-même. La règle émise précédemment fait bien certainement partie du lot mais une autre règle serait éliminée qui ferait très mal aux équipes directement sur la glace lors de punitions de joueurs, celle qui permet les dégagements en désavantage numérique. Je ne sais pas trop pourquoi on permet les dégagements lors des situations de désavantages numériques, mais selon moi, si on n'a pas le droit à 5 contre 5, je ne vois pas pourquoi on aurait le droit en infériorité numérique.

Une punition sert justement à punir un joueur pour un accroc... Si on se fie à une définition de ce qu'est une punition (je vous recommande d'ailleurs de lire Surveiller et Punir de Michel Foucault à cet effet), une punition est un acte symbolique (pas nécessairement coercitif) sur un individu ou un groupe afin premièrement de lui faire subir les conséquences d'un geste et également pour donner l'exemple au reste du groupe afin de se discipliner et ne pas agir de la sorte dans le futur. Si l'on adoucit une règle en tant que tel lors d'une punition, si on permet à l'équipe de dégager alors qu'à forces égales on ne peut pas, pourquoi donc punir? Si les joueurs sur le PK passent justement, comme le disait Leclerc, 2 minutes sans pouvoir dégager et sans pouvoir retourner à forces égales suite à un but, le joueur punit n'irait pas dans la chambre des joueurs sans se faire recommander de se tenir tranquille par le reste du groupe qui a payé le coût physiquement et probablement au niveau du score... On ferait en sorte que le hockey se disciplinerait pas mal plus si tel était le cas...

(Donc plus de job pour les Hal Gill de ce monde...)

4. Un joueur suspendu est un joueur actif - Encore une fois, à quoi bon punir si la mesure ne fait pas mal à l'équipe, au groupe? Alors pourquoi suspendre un joueur dans l'alignement si on peut faire venir un joueur des ligues mineures pour palier à son absence. Prenons le cas de Shawn Thornton qui a récemment écopé de 15 matchs qui aurait dû probablement être plus compte tenu que sa sauvage agression s'est déroulée en dehors du jeu (c'est ici mon opinion). Si, par exemple, les Bruins ont un joueur de moins dans leur alignement durant 15 matchs (environ 4 semaines), ils risquent peut-être de payer le prix si des joueurs sont moins performants ou si des joueurs se blessent. L'alignement étant limité et les chances de pouvoir aller chercher des joueurs dans les filiales, c'est l'équipe qui paie le prix pour un geste en apparence immoral de la part d'un joueur de l'équipe et poussera l'équipe à peut-être reconsidérer l'embauche de tels joueurs à l'avenir...

5. Permettre les buts avec le pied et les mains - J'ai entendu Dany Dubé récemment discuter du fait que, selon lui, les buts marqués avec les pieds et les mains en dehors du cercle du gardien devraient compter. J'avoue avoir pensé à ça longtemps, quitte à ne pas dormir la nuit, mais en y réfléchissant bien, on ne peut qu'en venir à se poser une question, What's wrong with that? Le but du hockey est bien certainement de marquer des buts, mais qu'est-ce qui fait en sorte qu'il faille absolument marquer avec un bâton? En balisant le fait qu'on ne puisse marquer avec la main ou le patin dans le cercle de mise en jeu on fait en sorte que le travail du gardien s'avère possible et que ce dernier n'a qu'à s'assurer de surveiller les bâtons ou les rondelles qui viennent de l'extérieur de ce cercle... Je ne vois aucune raison de refuser un but "kicking motion" si ce dernier vient, par exemple, du cercle de mise en jeu. Si tel est le cas, le but est sans conteste la faute du gardien...


4. Avoir le droit de contester une décision de l'arbitre - Si les arbitres peuvent avoir des doutes sur leurs décisions "arbitraires", pourquoi les équipes ne l'auraient pas? Donc si les arbitres ont le droit d'aller voir une instance extérieure pour revoir une décision, donc de demander au "War Room" de Toronto si un but est bon ou pas, pourquoi ne pas donner ce droit à l'entraîneur de l'équipe, comme au football, de faire revoir au moins une décision par match à ce fameux tribunal inquisiteur? Sinon, on devrait éliminer le droit de consulter la reprise vidéo par les arbitres et laisser l'arbitraire régner comme du temps du but d'Alain Côté... L'arbitre a refusé le but, donc il n'est pas bon, point à la ligne...

C'est peut-être ma proposition la plus contestable du lot je crois... En fait, je serais plus radical et je me dis que si personne ne peut appliquer objectivement toutes les décisions, si par exemple, malgré les reprises vidéo il y a encore des buts douteux, vaut mieux abandonner le processus et revenir à un sport  100% arbitraire, comme au soccer par exemple. Bien certainement il y aurait des débordement, des inégalités, de buts refusés et des des buts contestables, mais ça ferait en sorte que ce qui est sur la glace est décidé sur la glace, pas à l'extérieur.

Par exemple, je vais souvent voir du hockey universitaire et il n'y a pas de reprises vidéos. Ça arrive souvent par exemple qu'on voit la rondelle rentrer dans le but parfois "ostensiblement" (pour reprendre un terme à la mode), parfois subtilement, et que l'arbitre poursuive le jeu. Et selon moi, à moins de choses assez flagrantes, rappelez-vous le fameux but de l'Angleterre lors de la Coupe du Monde de 2010 au soccer, ça ne change souvent pas grand-chose à un match. Je dirais même qu'il faudrait vérifier l'incidence de buts du genre qui sont soit bons ou refusés alors qu'il n'en est réellement le cas, mais peut-être qu'on a affaire à des insignifiances statistiques. Si un but sur 100 est bon alors qu'il n'aurait pas dû l'être ou vice versa, à quoi bon se doter d'un système de révision si l'entraîneur de l'équipe n'y a pas accès à sa demande en cours de match... En statistique, 1% de marge d'erreur, c'est peu... Donc on abandonne les reprises vidéos au hockey ou on donne la chance aux équipes d'avoir accès à cette dernière, probablement avec certaines restrictions, afin d'être certain à 100% qu'un but est bon.

6. Fini les tirs de barrage - J'ai parlé souvent de cette chose qui est très fondamentalement opposée à la nature du sport. Les tirs de barrage sont en quelques sortes l'emblème-même de ce qui constitue des règlements populistes et économiques au hockey tout en faisant abstraction d'un de ses caractères fondamentaux. Le hockey est un sport d'équipe, alors pourquoi le décider de l'issue d'un match avec des "skills" individuels? Il n'y a pas toujours une fin dans la vie, alors pourquoi ne pas revenir aux matchs nuls... Je sais bien que pour le gars qui paye 150$ pour aller voir un match de hockey, il est bon d'avoir une "fin au final", mais "fondamentalement parlant", c'est contre les fondements d'un sport d'équipe de décider le tout individuellement, n'en déplaise à Lars Eller, un artiste du tir de barrage s'il en est...


Pourquoi pas un autre 5 minutes à 3 contre 3, donc en équipe, comme c'est souvent proposé, et ensuite, fuck off, c'est fini, une nulle, un point chaque? Après tout, il y a des soirs où ça ne veut tout simplement pas rentrer dans le but...

Jean Dion parlait justement des matchs nuls récemment et donnait par exemple le fameux match Canadiens/Armée Rouge du 31 décembre 1975, jugé le plus grand match à avoir été joué de l'histoire du hockey avec deux H majuscules si vous me permettez. Ce légendaire match se termina par une nulle devant l'éternel... Auriez-vous vu ce légendaire match se terminer en tirs de barrage?


7. Fini le "point baveux" - Quand on perd, on perd... Pourquoi donner un point, donc récompenser, une équipe qui perd, même en supplémentaire? Comme on dit en démagogie, poser la question, c'est y répondre...



N'hésitez pas à me soumettre vos règlements basés sur les aspects fondamentaux du hockey sur Twitter et Facebook ou à les discuter. 

samedi 21 décembre 2013

Metallica, le "rock de Marie-Mai" et le Monopoly...



Une de mes amies, une charmante dame qui a récemment complété un doctorat à McGillqui traitait de rien de moins que de Mötley Crüe et qui semble connaître assez bien les choses qui risquent de me sortir de mes gonds (expression utilisée ici afin d'avoir le pourcentage de hockey) a posté hier un lien pour que je puisse me procurer le nouveau jeu de Monopoly Metallica... 

Désolé, j'aime beaucoup les premiers albums de Metallica, j'aime toujours écouter Kill'Em All quand je veux faire sortir le petit poil à pinch doux qui sommeille en moi, mais je trouve que ce groupe est plus que ridicule depuis très longtemps, n'étant qu'une pâle copie de ce qu'ils sont. En fait, la seule chose que j'ai aimé de Metallica depuis 20 ans doit être le film Some Kind Of Monsters dont je me demande encore quel avantage ils avaient à lancer un film de la sorte nous montrant 3 adolescents attardés dans la peau de rockeurs millionnaires dans la quarantaine nécessitant un thérapeute pour pouvoir se parler... Personnellement, je leur aurait donné un Oscar du meilleur film, mais ce n'est cetainement pas moi qui décide...

Mais je ne pourrais jamais détester complètement le groupe qui a un jour écrit Motorbreath...


Mais parlant de groupe pâle copie d'eux-mêmes abusant du branding, je me suis alors demandé si Kiss, ce groupe qui a mené le concept de marchandising à son point grotesque ultime en lançant même un cercueil (en trois modèles) à son effigie que l'on peut avoir d'ailleurs autographié par les membres du groupe pour un supplément de plus, avaient eux aussi leur Monopoly... 


Poser la question était bien certainement inutile...



Manque juste le lance-flamme Kiss, comme le lance-flamme Spaceballs...

En faisant une petite recherche j'ai également aperçu un Monopoly d'un certain groupe australien qui a également sa marque de bières qui apparemment, et sans surprise, est archi-dégueulasse...



Et bien certainement, un autre groupe/brand qui carbure aux produits dérivés   


Et question de parler de hockey, après tout il s'agit d'un blogue de hockey, pourquoi ne pas y aller avec d'autres champions du branding...

Il y a la version "normale" :



La version édition spéciale du Centenaire :


Et d'autres comme la version Original 6 :


Bref, si vous voulez un Monopoly, vous avez le choix... Allez-y avec ce que vous aimez le plus dans la vie...

Tout ça s'avère être assez significatif de plusieurs phénomènes de notre époque qui s'imbriquent entre eux... Tout ça est quand même assez emblématique d'une société où l'individualisme s'exerce avec une certaine forme d'exacerbation. Un monde où l'individu se met au centre de tout quitte à imposer ses règles au delà des codes établis. À l'ère des médias sociaux, l'individu est maître, vous pouvez dire n'importe quoi sur les médias sociaux, vous exprimer comme vous voulez, vous êtes le centre du monde...

Tout ça est bien représenté dans une formule que je reprends souvent, le rock de Marie-Mai. Je ne sais pas si vous vous rappelez de ce reportage d'Infoman où Jean-René a posé, en marge du Gala de l'Adisq, une question un peu condescendante du genre "Marie-Mai, meilleur disque rock?" et Marie-Mai qui répond "Mais c'est mon rock à moi..." Rien à foutre de 60 ans d'histoire du rock, c'est son rock à elle, selon ses codes...

Marie-Mai qui est d'autant plus emblématique d'une société surindividualisé qu'une de ses chansons les plus connues est "C'est moi hah ha haha"...

Tout ça, pour revenir au Monopoly (parce que Marie-Mai n'a malheureusement pas son Monopoly), se marie superbement avec l'économie capitaliste. Si vous voulez fièrement montrer fortement ce que vous aimer, tout est là... Si vous voulez n'importe quel objet de votre maison à l'effigie du Canadien par exemple, vous le pouvez, la qualité de la chose ne sera peut-être pas toujours au rendez-vous, mais votre maison pourra ressembler à un temple du CH. En fait vous pouvez vous exprimer et montrer tout ce que vous voulez tant que l'on reste dans l'économie de marché... Et les compagnies à l'origine de tout ce branding le savent...

Et ne vous inquiétez pas, je ne suis pas meilleur qu'un autre, je possède beaucoup de machins pas très utiles à l'effigie du CH, mais je me suis retenu et je n'ai pas le machin pour faire des boulettes de steak haché avec un logo du CH...

Une tendance qui est également représenté dans cette abondance de sortes de Monopoly, c'est que le champ des possibilité, du moins l'exposition des possibilité, se resserre et s'amenuise...

Une bonne façon d'expliquer cela est avec l'autre grand jeu de société...


Et oui un Scrabble Beatles...

Ce qui est intéressant, c'est qu'avec un objet de branding, un jeu avec une thématique des Beatles, on place une chose qui en apparence était dans un univers ouvert dans un système fermé où l'orignalité n'est plus permise... Reste la conformité... Alors qu'à l'origine le Scrabble était un jeu où l'on devait faire valoir l'étendu de sa connaissance de la langue dans lequel on joue à ce jeu. Avec un Scrabble Beatles, on demeure dans la thématique Beatles, on se fait en apparence imposer les mots à utiliser...

L'idée du monopoly à toutes les sauces s'avère de la même chose, vous pouvez acheter le Monopoly que vous voulez selon VOS goûts personnes, tant qu'on demeure dans le monde du Monopoly. Les compagnies qui font ces choses savent pertinemment ce genre de chose, la plupart de ces éditions de Monopoly étant par exemple édition limités. Ainsi se créent des besoins superflus et une rareté programmée... (Est-ce qu'il y a des collectionneurs de Monopoly? J'ose même pas googler...)

Pourquoi attendre que les gens renouvellent leur vieille version du Monopoly dans une boîte poussiéreuse avec des jetons manquants qui croupit dans un tiroir quand on peut leur vendre une deuxième version parce qu'il est un partisan du Canadien de Montréal ou un fan de Metallica... Mais il faut qu'ils se dépêchent pour se procurer ce jeu pendant qu'il en reste...

Une bonne double leçon, laissez les gens choisir leur sorte de Monopoly selon leurs intérêts au lieu de les laisser choisir entre divers jeux de société... Nous sommes maintenant dans un monde où Walt Disney possède Marvel Comics et Star Wars... C'est un peu la même chose, aimez ce que Disney possède, peu importe ce que c'est, mais ne sortez pas du monde merveilleux de Disney...

D'ailleurs...


Assez ironique que Picsou soit à l'avant-plan...


Bref, Joyeux Noël!


(Wow, même un Monopoly A Christmas Story...)

jeudi 19 décembre 2013

Ontologie de l'odeur du hockey...





Petit essais ontologique...

Dimanche dernier, je suis allé voir le match des Stars de Montréal, équipe professionnelle féminine (au cas où vous ne le saviez pas), avec un de mes amis dans le vénérable Aréna Étienne-Desmarteau. En entrant dans l'enceinte de l'aréna, mon ami a fait remarqué que ça faisait longtemps qu'il n'avait pas mis les pied dans un aréna pour voir un match "live" (il a demeuré en France un bon bout de temps dans les dernières années) et qu'il s'ennuyait de cet ambiance... C'est resté dans ma tête et je me suis mis à réfléchir sur les odeurs du hockey...

J'aime beaucoup cet odeur que l'on retrouve dans un aréna. Je ne sais pas ce qu'elle est au fait, l'odeur des rejets de la zamboni dans un air frais émanant de la glace, je ne sais pas tant, je n'ai jamais fait de recherches. Pénétrer dans un aréna et avoir cet atmosphère me remplit toujours d'une sorte d'énergie, d'une sensation qu'on est à la bonne place, que l'on ne regrettera pas d'être venu voir un match de hockey. 

Vous n'aurez pas cette odeur dans un giga-aréna comme le Centre Bell, c'est dans ces petits arénas comme par exemple au ci-mentionné aréna Étienne-Desmarteau où on peut admirer Caroline Ouellette jouer sur la glace qui porte son nom ou dans tout autre aréna du Québec où vous pouvez vous rapprocher assez  de la glace pour sentir cet air froid pénétrer vos poumons et vous rend heureux...


Il y a d'autres odeurs aussi qu'on ne peut retirer du hockey... Il y a par exemple celui d'une rondelle neuve, cet amas de caoutchouc qui sent fort. Cette odeur s'amenuise par contre à mesure que l'on joue avec ladite rondelle jusqu'à ne presque plus rien sentir... 

Celui du "tape à palette" est tout aussi intéressant et autant sinon plus éphémère que celui de la rondelle... Texture molle et étrangement collante sur les côtés, il a une odeur assez distincte qui font des ces quelques minutes passées à se prendre pour un pro à essayer de faire un agencement de ruban sur le bout et sur la palette des plus esthétiques vous élèvent plus lorsque l'odeur tout aussi nauséabond que que rassurante du "tape à palette" entre dans vos narines... Si en plus vous sentez l'odeur de la patinoire sus-mentionnée, vous vous sentez presque aussi important qu'Alex Ovechkin ou PK Subban...

Mais il y a une odeur plus intense encore que celui de ces deux objets...

Je suis récemment allé voir un match des Redmen Hockey avec un ami français qui n'avait jamais vu de match de hockey de sa vie, on ne pas tout avoir dans la vie, déjà qu'il m'a comme ami. Je lui ai suggéré de s'asseoir très près du banc de l'équipe adverse, non seulement pour avoir une bonne vu sur ce qui se trame sur le banc mais pour une plus value de plus, il aurait peut-être la chance de sentir l'odeur unique d'un équipement de hockey...


Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais je crois que tout le monde qui joue au hockey devient résiliant et en vient un jour à trouver cette odeur rassurante. Depuis que la série 24/7 mettant en vedette les Penguins et les Capitals nous a appris que même dans la NHL, même dans une équipe comme les Penguins avec le meilleur joueur au monde, l'équipement de hockey sent pas bon, on sait maintenant que l'odeur de l'équipement fait parti de la culture du hockey. Il faut donc vivre avec, du MAHG à la NHL. J'en soupçonne même avec qui j'ai joué depuis quelques années de tirer profit de cette odeur. On ne tournoie pas toujours avec aisance autour d'un gardien qui sent le vieux fromage qui sent les pieds... Il n'y a vraiment rien de sexy au hockey, on sent mauvais, on le sait et on vit avec...

Je vais me confesser, j'aime beaucoup cette odeur, je ne sais pas, ça me rappelle peut-être ma jeunesse ou je ne sais quoi... Remarquez que je ne ma suis pas rendu au niveau où on peut se faire mettre un beau gros gant gluant et puant dans le visage, j'aurais peut-être une autre opinion... 

Mais il y a une odeur de hockey que l'on ne peut pas, ou presque pas, reproduire de nos jours qui représente notre jeunesse, vous savez, un genre de paradis perdu du hockey...


Je crois que la journée où les cartes de hockey ont cessé d'avoir ces paquets cirés qui venaient coller sur certaines cartes et ce bâtonnet de "gomme balloune"(sic) farinée qui se répandait tout autant que la cire du paquet sur les carte et leur donnait une odeur particulière, il était évident que le monde de la carte de hockey n'avait plus sa raison d'être et .tait passé à autre chose. On était passé d'un plaisir pour enfant, d'un attrait ludique à un objet de collection, une chose auquel on ne peut plus toucher pour le plaisir de tâter, d'épingler sur un tableau, de coller dans un livre, de faire des matchs imaginaires où Guy Lafleur pouvait jouer avec Mats Näslund et Stéphane Richer sur le même trio vers un monde fini... 

Les cartes de hockey étaient dorénavant un musée personnel, une chose arrêtée où il était bien défendu de tirer plaisir de la chose à la manière d'un gamin... On ne jouait plus avec les cartes, on classait et mettait dans des cahier, devait ardemment garder en bonne condition parce que ça allait faire perdre de la valeur à la chose. On agissait dorénavant en cherchant la carte rare en ne sachant pas encore que ce qui fait ladite valeur d'une chose, c'est sa rareté, et une rareté non simulée... Parmi ce que les ti-culs s'amusaient à détruire parce que la carte de hockey avait son aspect ludique, peu sont demeurées intactes, passé le temps et gagné de la valeur... 

Selon moi, aucunes cartes de hockey avec un morceau de chandail et/ou un autographe ne pourra accoter une carte recrue de Mike Foligno pas scrap selon moi, surtout avec une superbe photo sombre de la sorte... 



C'est la même chose pour les jouets de collection, parce qu'ils n'ont pas été fait pour que les jeunes jouent avec, à quoi bon les collectionner... Mais restera de cette époque dans ma tête une odeur que jamais, justement à moins d'allonger l'oseille, je 

On a peut-être enlevé l'odeur de la friture des casse-croûtes d'aréna d'antan, on a peut-être mis au rancard ces carte de hockey cirées et farinées, mais heureusement, reste toujours l'odeur de l'aréna, l'odeur d'une puck neuve, d'un rouleau de tape à palette mais surtout l'odeur de l'équipement de hockey pour nous faire sentir que le sport qui a fait partie de nos vies...

On ne se doute jamais à quel point l'odorat peut être important dans le monde du hockey...

mercredi 4 décembre 2013

Le principe de la sauce Tương Ớt Sriracha...


Après le très populaire Théorème de Dustin Boyd de septembre dernier, pourquoi pas un nouveau postulat philosophique : Le principe de la sauce sriracha...

Le nom Jan Erixon m'est récemment venu en tête. Je me suis rappelé de ce joueur sans trop d'histoire remarquables autre qu'avoir un nom de famille cool. Et en farfouillant sur l'autoroute de l'information, je suis tombé sur la photo ci-dessus...

Voici Jan Erixon dans un chandail qui fut porté lors de la Coupe Canada de 1981... Inutile de préciser que j'ai cherché un peu pour trouver l'origine de ce chandail...

J'ai toujours aimé le chandail de l'équipe nationale de Suède. J'en possède d'ailleurs un avec le numéro 26 de mon idole de jeunesse, le seul et unique Mats Naslund. Je trouve que c'est presque criminel d'avoir osé faire porter à l'équipe suédoise un jour un chandail sans les mythiques trois couronnes, symbole de ce pays depuis le 14e siècle... En fait, ce que je trouve ironique sur ce chandail, c'est qu'il est écrit Tre Kronor (trois couronnes) sur ledit chandail sans les représenter...

Heureusement, par contre, Nike n'a pas fait une horreur avec le chandail suédois pour les jeux de Sotchi... Ils ont simplement oublié de mettre des bandes bleues sur les bras... On retrouvera à nouveau les trois bonne vieilles couronnes que l'on aime tant!


Ça revient à mon sacrosaint principe en termes de hockey (et de sport en général), on ne change jamais le chandail avec lequel on a gagné. Les suédois ont un splendide desing qui a traversé le temps sans trop de difficulté avec lequel ils ont pu monter sur la plus haute marche du podium à plusieurs occasions... Pourquoi changer un look que tout le monde apprécie, qui est emblématique et avec lequel vous avez gagné... La plupart des 6 équipes classiques de la NHL ont relativement bien compris ce principe, pas nécessairement les autres...

Ça me rappelle la sauche Tương Ớt Sriracha vous savez cette marque de sauce chili asiatique avec un poulet sur la bouteille au bouchon vert... Voici donc un de mes principes pour les chandails de hockey (et pleins d'autre chose dans la vie en général), le principe de la sauce Tương Ớt Sriracha...


J'ai lu il y a quelques temps un article sur cette fameuse sauce qui était dans le Los Angeles Times je crois, mais vous pouvez trouver pleins d'articles à ce sujet en cherchant sur Google avec les doigts dans le nez...

On y mentionnait le plan d'affaire du fondateur de la compagnie, un réfugié vietnamien nommé David Tran, qui va à l'encontre de ce que l'on apprend dans les écoles de marketing. En fait, depuis le lancement de la compagnie au début des années 80, la sauce, inspirée de sauces qu'il y avait dans le Viet-Nam natal de Tran, n'a jamais trop changé de goût, seuls les piments utilisés ont changé, faute d'approvisionnement. Elle est aussi piquante et le propriétaire s'obstine à dire que si on veut une sauce plus douce, de consommer autre chose. D'ailleurs quand on lui demande pourquoi est-ce qu'il ne fait pas une sauce moins forte ou d'autres produits, il répond la même chose, que sa sauce est faite pour être comme elle est...

Une autre caractéristique de l'approche de la sauce Tương Ớt Sriracha, c'est qu'elle n'a jamais mis un sou en publicité. Et si le geste peut paraître étrange, sachez qu'elle ferait pleurer tous les pimps des écoles de marketing par le fait que la compagnie double de chiffre d'affaire annuellement et ce sans publicité... Quand on sait que des compagnies comme McDonald's ou Budweiser dépensent des milliards en publicité annuellement pour nous faire avaler leur produit... Ça donne quand même l'idée de la place du produit dans la chaîne...

Ce non-investissement en publicité, ne laisser que sa réputation et son goût parler d'eux-mêmes, fait d'ailleurs en sorte qu'une bouteille de Tương Ớt Sriracha est toujours abordable...

Bref, que t'aimes ou t'aimes pas, la sauce Tương Ớt Sriracha va toujours avoir le même look, le même goût et coûte presque toujours le même prix... Pourquoi aller vers une pâle imitation...

(Vous voyez, même Subway a une sauce sriracha "crémeuse" ces jours-cis... À quoi bon?)

Vous comprenez maintenant le "principe de la sauce sriracha", quand on a un produit dont la qualité est constante et dont on peut reconnaître l'image facilement, pas besoin de rien de plus pour faire parler de soi...

(Peut-être d'une controverse concernant les émanations provenant de l'usine, mais...) 

Dans ma tête, le hockey suédois, c'est le Tương Ớt Sriracha du hockey...


Enfin, sauf une fois... Au...



Et Jan Erixon dans tout ça?

Il a quand même eu une carrière à cet image...


Tout comme le grand Claude Provost à une autre époque, Jan Erixon était surnommé the Shadow parce  qu'il était un redoutable attaquant défensif. Et dans l'époque probablement la plus offensive de l'histoire, celle où chaque équipe avait son marqueur de 100 points, la tâche était ardue. 


Jan Erixon est arrivé en 1983 avec les Rangers après avoir débuté sa carrière en Suède avec le Skellefteå AIK. Son incorporation fut quand même assez rapide, ayant été pris sou l'aile d'autres suédois évoluant avec les Rangers Kent-Erik Andersson et le grand Anders Hedberg à une époque où les joueurs suédois étaient plutôt rares, Erixon fit l'équipe dès la première année. D'ailleurs, il n'a jamais été retranché et a évolué toute sa carrière avec les Rangers. Après 10 ans à se frotter aux meilleurs joueurs de la NHL, ralenti par les blessures, il quitta New York pour jouer une dernière saison avec le Skellefteå AIK en 1993-94. 

Il est présentement l'entraîneur de l'équipe junior du Skellefteå AIK...


Son fils, Tim Erixon évolue dans l'organisation des Blue Jackets de Columbus. Né dans la région de New York, il avait été repêché par les Flames en 2009. Il fut échangé aux Rangers de son papa contre deux choix de repêchage et après une saison, ces même Rangers avec qui sont père passa toute sa carrière l'impliquèrent dans l'échange qui envoya Rick Nash sur Broadway...

Toutefois, l'histoire ne dit pas si Tim Erixon possède une bouteille de Tương Ớt Sriracha acheté en 2011 alors qu'il jouait avec le Whale du Connecticut dans le fond de son frigidaire... 

Le Whale qui est redevenu le Wolfpack d'Hartford, chose qui n'est pas tant un mauvais move...