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vendredi 11 juillet 2025

Petri Skriko


    

 

Petri Skriko fit partie de cette première génération de joueurs finlandais à faire leur marque dans la LNH dans les années 80 avec notamment Jari Kurri, Reijo Ruotsalainen, Reijo Siltanen et Ilkka Sinisalo. 

Né le 13 mars 1962 à Lappeenranta en Finlande, il émergea comme un joueur phénomène à l'âge junior dans son pays natal, étant nommé joueur recrue de l'année en 1980-81, ce qui incita les Canucks de Vancouver à le repêcher en 8e ronde (157e choix au total). Il continua sur sa lancée en 81-82 en se démarquant aux championnats junior où il termina en tête des marqueurs, alors que la Finlande remporta la médaille de bronze. Il représenta également son pays aux Olympiques de 1984 et termina meilleur pointeur de son équipe avec 10 points en 6 matchs.

Il arriva à Vancouver pour la saison 1984-85 qu'il termina avec un respectable 21 buts et 14 passes pour 35 points. Si les Canucks étaient assez avant-gardistes au niveau de l'introduction des joueurs suédois (Thomas Gradin, Patrick Sundstrom, Per-Olov Brasar), Skriko était pour sa part le premier finlandais de l'histoire de la franchise. Il y en eut d'ailleurs que très peu après lui, contrairement aux nombreux joueurs suédois dans l'histoire subséquente des Canucks, dont quelques-uns des meilleurs joueurs de la franchise (Markus Naslund, Mattias Ohlund, Henrik et Daniel Sedin, Elias Pettersson).

Vint ensuite sa deuxième saison en 1985-86 où il connut ses sommets en carrière de 38 buts et 40 passes pour 70 points, au premier rang des pointeurs des Canucks. Sa saison suivante commença dans la même veine, encore mieux même alors qu'il marqua à profusion en début de saison. En novembre 1986, il obtint 3 tours du chapeau en 8 jours dont un match de 4 buts contre les Rangers, alors le record de buts en un match pour un joueur des Canucks.


Cependant, Skriko était ce qu'on appelle un joueur de séquences, qui connaissait de longs passages à vide entre ses poussées d'offensive. Par exemple, après ce fameux 3 tours du chapeau en 5 matchs, il n'obtint que 3 buts lors des 20 matchs suivants. Il n'était également pas un atout en défensive et plusieurs le trouvaient trop frileux pour ce rude hockey nord-américain des années 80.

Il termina quand même la saison 1986-87 avec la deuxième de 4 saisons consécutives de plus de 30 buts avec 33 buts et 41 passes. Les Canucks de la fin des années 80 étaient toutefois une équipe très médiocre et il est à se demander s'il n'aurait pas obtenu de meilleurs statistiques ailleurs. Il termina de nouveau premier pointeur de l'équipe en 1988-89 avec 30 buts et 36 passes pour 66 points.

Un autre «chef d'oeuvre» Upper Deck

Après une saison de seulement 48 points en 89-90, il fut graduellement écarté de la formation par l'entraîneur Bob McCammon avec qui il y eut plusieurs frictions. Il demanda alors d'être échangé. Après plusieurs semaines dans les gradins sans trouver preneur, il fut finalement échangé aux Bruins de Boston en janvier 1991. En retour, les Canucks obtinrent un choix de 2e ronde en 1992, un choix qui deviendra Mike Peca.

Skriko sembla bénéficier de ce nouveau départ à Boston alors qu'il récolta 19 points en 28 matchs à Boston, en plus de 8 points en séries. Il fut toutefois rapidement échangé au début de la saison 1991-92 où après seulement 9 matchs, il passa aux Jets de Winnipeg en retour du grand voyageur Brent Ashton

Son séjour à Winnipeg fut toutefois très bref. Après 15 matchs, il demanda à la direction de pouvoir participer aux Olympiques de 1992. L'équipe acquiésa et il fut alors prêté à l'équipe nationale finlandaise pour le restant de la saison. 



Libéré par les Jets, il signa ensuite avec les Sharks pour la saison 1992-93. Il fut toutefois libéré après seulement 17 matchs où il avait obtenu 7 points. Ce furent ses derniers matchs dans la LNH. Il termina ensuite la saison en Finlande avec le club d'Espoo.

Il opta ensuite de conclure sa carrière avec le club de Herning au Danemark où il joua de 1993 à 1999, terminant annuellement parmi les meilleurs pointeurs et remportant 3 championnats.

Suite à se retraite en 1999, il passa directement derrière le banc de Herning pendant 2 saisons, pour ensuite entraîner son ancien club, le SaiPa, en Finlande pour trois saisons. Il occupa ensuite plusieurs fonctions de dépisteur pour les Capitals, Flames et Panthers. Il est depuis deux saisons entraîneur-chef de l'équipe nationale d'Estonie.

Il fut introduit au temple de la renommée de Finlande en 2004. Son numéro 9 fut également retiré par le SaiPa.

 En 541 matchs dans la LNH, il obtint 183 buts et 222 passes pour 405 points.

 


lundi 7 octobre 2024

Bo Berglund




Le championnat junior a toujours été une bonne occasion de se faire voir pour les joueurs européens. C’était particulièrement vrai alors que peu d’équipes avaient des dépisteurs sur le vieux continent. Les trois premières éditions (1974, 1975 et 1976) n’étaient toutefois pas des tournois officiels. Bo Berglund participa tout de même aux deux premières éditions avec l’équipe suédoise, remportant la médaille de bronze en 1975. Ceci l’aida sûrement à devenir l’un des 6 européens sur 217 joueurs à être choisis au repêchage de 1975. Il fut alors un choix de 8e ronde des Bruins.

Son expérience avec Boston fut toutefois de courte durée. Il alla au camp de 1975, mais ses services ne furent pas retenus. Il retourna donc avec son club suédois, le MoDo.

En 1978, il reçut une nouvelle offre, mais comme son nouveau club, Djurgardens, était sur une lancée, il préféra demeurer en Suède. Boston vit ses droits expirer deux ans plus tard.

Berglund continua aussi de représenter son pays sur la scène internationale. En 1980, à Lake Placid, il aida la Suède à remporter la médaille de bronze. Il s’agissait d’un premier podium en seize ans pour le Tre Kronor.

En 1982-83, Djurgardens a gagné le Mat-pokalen (l’équivalent de la Coupe Stanley dans la ligue suédoise). Peut-être que cette victoire a ainsi aidé à convaincre les Nordiques de le repêcher une deuxième fois, puisqu’ils le choisirent en 12e ronde ronde (232e au total) malgré qu’il avait déjà 28 ans. Considérant son bagage, il pouvait ainsi leur venir en aide immédiatement, leur permettant d’être plus patients avec des jeunes comme Mike Eagles et Paul Gillis, qui se développaient.

Berglund ne mit pas de temps à se faire remarquer. Dès son premier match, une victoire de 7-3 des Nordiques aux dépens des champions en titres, les Islanders, il marqua un but et obtint une passe.

De petit gabarit et rapide patineur, le diplômé en génie civil montrait de belles habiletés. Par contre, ceci en faisait le prototype du joueur suédois à l’époque. Suite à une victoire de Québec contre Boston, Harry Sinden, qui l’avait pourtant repêché en 1975, se mit d’ailleurs à pester contre plusieurs joueurs des Nordiques, incluant Berglund. Le directeur-gérant des Bruins le traita entre autres de trouillard et de sournois. Il faut dire que son entraîneur, Michel Bergeron, qui avait une philosophie un peu semblable à celle de Sinden, l’aimait plus ou moins, et lui faisait parfois rater des matchs. Berglund tenta de se défendre ainsi que ses compatriotes, en mentionnant qu’en Suède, les joueurs étaient en fait amateurs et devaient protéger leur emploi en dehors de la glace. Toutefois, maintenant qu’il était devenu professionnel, il disait se donner à fond.

Il termina sa première saison dans la LNH avec une fiche de 16 buts et 27 passes pour 43 points et seulement 20 minutes de punition. Il marqua également un but en prolongation lors du match 4, dans une série finalement remportée par les Canadiens en 6 matchs.  Pas si mal pour un choix de 12e ronde...

Lors de la saison 1984-85, Berglund fut relégué au 4e trio, pour ensuite être blessé à l’épaule. Ne figurant ensuite plus vraiment dans les plans de l’équipe, il servit de monnaie d’échange lorsque les Nordiques voulurent aller chercher un défenseur. En compagnie de Tony McKegney, il prit le chemin du Minnesota, pendant que Brad Maxwell et Brent Ashton prirent le chemin de Québec.

Comme il arriva avec les North Stars alors qu’il était déjà blessé, il mit du temps à se faire valoir et demeura au sein du 4e trio.

Son passage au Minnesota fut finalement de courte durée, puisqu’en novembre 1985, il se retrouva avec les Flyers en compagnie de Dave Richter. En retour, les Stars obtinrent l’énigmatique Todd Bergen et le robuste Ed Hospodar. Avec les deux équipes, il ne joua qu’un total de 10 matchs et passa le reste de la saison dans la Ligue américaine. Devant ce fait, il préféra retourner en Suède l’année suivante.

Dès son retour en Suède, Berglund connut une saison 1987-88 des plus intéressantes. Avec AIK, il remporta le championnat des pointeurs avec 27 buts, 32 passes et donc 59 points, en 39 matchs. Cette performance lui valut la Guldpucken (rondelle d’or), remise au joueur de l’année en Suède.

Toujours au cours de cette même saison, il retourna en Amérique du Nord en février. Comme les joueurs qui avaient déjà joué dans LNH étaient désormais admis aux Jeux olympiques, Berglund eut l’occasion de retourner aux Jeux, à Calgary cette fois. Il connut un très bon tournoi, récoltant 8 points en 8 matchs, ce qui lui permit de repartir avec une deuxième médaille de bronze au cou.

Berglund prit sa retraite comme joueur en 1990. Il devint ensuite dépisteur pour les Sabres pendant de nombreuses années. Son association avec Buffalo prit fin en 2015.

Sources:

″Les Suédois peureux, ça s’explique″ d’Alain Bouchard, 8 septembre 1983, Le Soleil, page C2,

″Sinden rate Bo Berglund″ de Claude Larochelle, 20 octobre 1983, Le Soleil, page C1,

″Berglund : ″Bergeron me traite bien″″ de Claude Larochelle, 26 novembre 1983, Le Soleil, page E1,

″Hunter poignarde dans le dos″ de Maurice Dumas, 18 janvier 1984, Le Soleil, page D1,

″Bo Berglund, la trouvaille de 1983″ de Maurice Dumas, 2 juin 1984, Le Soleil, page D3,

″Berglund surpris, mais pas très décu″ de Maurice Dumas, 15 décembre 1983, Le Soleil, page S3,

″Bo Berglund toujours confié au même rôle″ d’Yves Poulin, 4 février 1985, Le Soleil, page S4,

hockeydraftcentral.com, wikipedia.org.

jeudi 18 avril 2024

Joueur(s) oublié(s) des 90’s #90 - Patric Kjellberg et Patrik Carnback


 

 
Ce texte a d'abord été publié comme texte inédit dans notre livre «Le meilleur de La vie est une puck» en 2022. Ce livre est désormais épuisé mais demeure toujours disponible en format digital (eBook). 
 
 

Voici deux joueurs que je n’ai jamais vraiment réussi à distinguer. Après toutes ces années, et même après avoir écrit ce texte, je doute d’en être un jour capable. En plus d’avoir plusieurs consonnes en commun dans leur nom, les deux ont connu des carrières étrangement semblables, qui impliquent plusieurs des mêmes équipes aux mêmes dates. Cette similitude m’a toujours chicoté, et c’est aujourd’hui que je vais tenter de démêler ressemblances et différences dans leurs parcours.

Jan ­Patrik ­Carnback est né le 1er février 1968 à ­Göteborg, en ­Suède. Patric ­Göran ­Kjellberg, lui, le 17 juin 1969 à ­Trelleborg, toujours en ­Suède. Carnback, un ailier droit, mesure 6’0’’ et pèse 87 kilos tandis que ­Kjellberg, un ailier gauche, le dépasse de deux pouces et de deux kilos. Les deux ont donc à peu près le même âge, un physique similaire et pour origine une ville se terminant en « ­Borg ». Ces deux villes ne sont d’ailleurs qu’à trois heures de route l’une de l’autre.

Kjellberg
Le premier irritant, lorsqu’on tente de les différencier, est la formulation de leurs noms. Les deux sont des « ­Patrick » mais ­Carnback l’écrit sans ‘‘C’’ tandis que ­Kjellberg l’écrit sans ‘‘K’’. Un truc que j’ai façonné durant mes recherches est d’abord écrire ­PatriCK avec les deux consonnes et d’ensuite y enlever la première lettre du nom de famille du joueur voulu. Je dis « truc » mais je me fourre encore une fois sur deux. 

En plus de ça, leurs noms de famille ne se distinguent pas assez pour créer une véritable accroche sonore qui resterait dans ma mémoire. Berg, ­Back, ­Borg... S’il s’agissait de ­Patric ­Forsberg et ­Patrik ­Sundin, ça m’aiderait déjà un peu. Et ça ne fait que commencer car les similarités ne vont que s’ajouter par la suite.

Carnback
Les deux débutent dans le système suédois vers 1986. Carnback avec le ­Frölunda ­HC et ­Kjellberg avec le ­Falu ­IF, tous deux en deuxième division. Comme ­Carnback est légèrement plus vieux, ils ne font pas partie des mêmes tournois (U18, ­U19, etc.). Ils graduent donc dans la première division (Elitserien), ­Kjellberg en premier en ­1988-89 avec le club ­AIK et ­Carnback un an plus tard, toujours avec ­Frölunda. C’est en 1990 qu’ils deviennent coéquipiers pour la première fois, au sein de l’équipe suédoise au Championnat du monde. 

Les deux avaient cependant déjà capté l’attention des dépisteurs du ­Canadien qui les sélectionnèrent au même repêchage de 1988. Kjellberg est choisi en quatrième ronde (83e au total) tandis que ­Carnback voit son nom sortir en sixième ronde (125e au total). Pourtant, ­Carnback venait de récolter de meilleures statistiques durant l’année. ­Peut-être que les dépisteurs du ­CH avaient le même problème que moi à les différencier et qu’ils ont décidé de repêcher les deux pour être sûrs de leur coup...

Les deux « ­Pats » retardent toutefois leur arrivée dans la ­LNH et préfèrent continuer leur chemin dans leur pays natal. Ils se retrouvent en tant qu’adversaires en première division et en tant que coéquipiers sur la scène internationale, notamment lors des ­Olympiques et du Championnat du monde de 1992. La seule véritable différence notable durant ces années en ­Suède est le titre de recrue de l’année de la ligue suédoise remporté par ­Carnback en ­1989-90.

Les deux font ensuite le saut en ­Amérique du nord en même temps, soit pour la saison ­1992-93. Ils sont alors pratiquement inséparables et font souvent partie de la même phrase dans les journaux. Ils étaient quand même attendus depuis quelques années, pas à un niveau comme les frères ­Sedin, mais on constate un certain engouement quand ils débarquent simultanément à ­Montréal. Le ­CH espérait sans doute recréer le même regain apporté par d’anciens suédois comme ­Mats Näslund et ­Kjell Dahlin quelques années auparavant.

Ils redeviennent donc coéquipiers avec le ­club-école du ­CH à ­Fredericton. Carnback est toujours le plus productif avec une fiche de 20 buts et 37 passes en 45 matchs, tandis que ­Kjellberg amasse 10 buts et 27 passes. Les deux se méritent un rappel à ­Montréal à la fin novembre, mais ils passent la majorité du temps sur la passerelle avant d’être retournés à ­Fredericton après le congé de ­Noël. Les deux restent bredouille durant ce court séjour et jouent presque le même nombre de matchs, ­Kjellberg sept et ­Carnback six. Aucun des deux ne figure parmi l’équipe championne de 1993, puisqu’ils n’ont pas été appelés en renfort durant la conquête de la coupe. Ils ont tout simplement perdu leur place dans la hiérarchie des recrues au profit de ­Gilbert ­Dionne et ­Oleg ­Petrov.

Insatisfait de ce traitement, ­Kjellberg retourne en ­Suède la saison suivante. Carnback a pour sa part la chance de se faire valoir ailleurs lorsque ­Todd ­Ewen et lui sont échangés aux nouveaux ­Mighty ­Ducks d’Anaheim en retour d’un choix de 3e ronde en 1994 (Chris ­Murray). Carnback fait donc partie de l’édition inaugurale des ­Mighty ­Ducks et y joue trois saisons comme joueur de soutien. 

En ­1995-96, de moins en moins utilisé et en froid avec son entraîneur, il se retrouve « prêté » aux ­Sharks de ­Cologne dans la ligue ­allemande et ne revient jamais dans la ­LNH. Il retourne ensuite avec son ancien club, le ­Frölunda ­HC, où il jouera jusqu’en 2003. Un parcours qui se terminera par un championnat de ­Suède et le retrait de son numéro 14 par le club.

Au même moment où ­Carnback débutait à ­Anaheim, ­Kjellberg est ravi d’être de retour en ­Suède et il s’en sort très bien. Il remporte tout d’abord la médaille d’or aux ­Olympiques de 1994 en compagnie de ­Peter ­Forsberg, puis le championnat de la ­Elitserien en 1995 avec son nouveau club, le ­HV71. Il joue ensuite avec le ­Djurgårdens ­IF où il connaît de très bonnes saisons. Et comme pour ­Carnback avec les ­Ducks en ­1993-94, c’est une équipe d’expansion qui va permettre à un de ces ­Patrick de s’établir dans la ­LNH. Cherchant de la profondeur pour leur nouvelle équipe, les ­Predators de ­Nashville mettent ­Kjellberg sous contrat, lui qui vient de terminer la saison ­1997-98 au sommet des compteurs de la ­Elitserien avec 30 buts en 46 matchs.

Kjellberg revient ainsi en ­Amérique du ­Nord pour la première saison des ­Predators et obtient finalement ses premiers points dans la ­LNH, dix ans après sa sélection au repêchage. Il récolte 31 points lors de cette première saison et termine deuxième chez les ­Predators l’année suivante avec 23 buts et 46 points. Il joue en tout trois saisons complètes au ­Tennessee avant de se voir échangé à l’ancienne équipe de ­Carnback, les ­Mighty ­Ducks, en novembre 2001. 

Le fait que les deux ont joué pour le ­Canadien ­ET les ­Ducks, même si ce n’était pas en même temps, constitue probablement le point de ­non-retour, l’élément qui fait en sorte que je ne les différencierai jamais. Après deux saisons identiques de seulement 19 points, ­Kjellberg prend sa retraite en 2003... en même temps que ­Carnback en ­Suède. Kjellberg fera cependant un court retour de trois matchs en ­2011-12 avec son ancien club, le ­Falu ­IF en 2e division, alors qu’il était âgé de 42 ans. Il récoltera deux aides.

Suite à leur retraite respective, ­Carnback devient agent de joueur et ­Kjellberg recruteur pour les ­Rangers de ­New ­York. Au final, ­Kjellberg aura quand même mérité d’avoir été repêché avant ­Carnback avec 64 buts, 96 passes et 160 points en 394 matchs dans la ­LNH. La fiche de ­Carnback, elle, compte 24 buts, 38 passes pour 62 points en 154 matchs.

J’espère que ce petit texte vous aura aidé, contrairement à moi, à démêler ces deux ­Patrick suédois de 6’ repêchés par le ­Canadien de ­Montréal en 1988, qui ont fait leurs débuts ensemble en ­1992-93, sans gagner la coupe, avant d’avoir tous les deux leur chance dans des équipes d’expansion, dont les ­Mighty ­Ducks, et qui se sont retirés du jeu en 2003.

mercredi 17 janvier 2024

Mats Naslund avec les Bruins

 






L'autre jour j'ai publié comme carte du jour cette carte Donruss 1995-96 de Mats Naslund lors de son bref passage à Boston en fin de carrière. Je savais que ce genre de carte ferait réagir et j'ai bien reçu quelques émoticônes du genre: 😢😡😮, ainsi qu'un commentaire selon quoi il s'agissait d'un sacrilège, tandis que d'autres ignoraient totalement ce passage de Naslund à Boston.

Personnellement, je ne considère pas vraiment cette carte comme étant un sacrilège, étant donné que de nombreux joueurs adorés des fans avant et après Naslund ont aussi terminé leurs carrière ailleurs. Faut vivre avec les faits, et les faits sont que la plupart du temps, le joueur ou l'équipe va voir ailleurs.


Tiens, voici d'autres sacrilèges:



 
 
Donc oui ça arrive que des joueurs cultes et légendaires partent du nid. Mais j'avoue que le cas de Mats Naslund est assez particulier et ça m'a toujours intrigué d'aller en savoir plus sur son départ et retour surprise à Boston lors de cette saison écourtée de 1995. Et à LVEUP on aime bien aller dans le moins glorieux, le moins célébré et le malaisant alors préparez-vous mentalement, on va aujourd'hui voir beaucoup du petit Viking en jaune et noir de Boston...

D'abord, qu'est-ce qui a poussé Mats Naslund à partir prématurément de Montréal? 

Au printemps 1990, la grogne est installée à Montréal. Cette équipe qui avait été défaite en finale à peine un an plus tôt vient de se faire éliminer en 5 parties par les Bruins en deuxième ronde. Le titre de co-capitaine, détenu par Guy Carbonneau et Chris Chelios, ne fait pas l'unanimité et on retrouve pas mal de bois mort et de mécontents dans l'alignement. Ils seront d'ailleurs nombreux à quitter l'équipe durant l'entre-saison 1990, comme entre autres Bobby Smith, Rick Green, Craig Ludwig, Brian Hayward, Claude Lemieux et surtout Chris Chelios.

Il y a aussi un petit attaquant suédois du nom de Mats Naslund qui vient de connaître sa pire saison en carrière en 1989-90 avec seulement 21 buts et 20 passes en 72 matchs, soit une baisse de plus de la moitié de sa saison précédente (84 points). Il vient de passer le cap des 30 ans et songe depuis la dernière finale à retourner dans son pays, ou du moins sur le continent européen, là où les saisons sont moins longues et ardues.

 
Le Soleil, lundi 30 avril 1990


C'était d'ailleurs une tendance à l'époque pour plusieurs européens de ne pas vouloir finir leur carrière en Amérique du Nord. D'autre joueurs vedettes comme Hakan Loob et Kent Nilsson avaient précédemment fait de même, notamment pour voir leurs enfants être éduqués dans leur pays d'origine. En impasse salariale, le finlandais Jari Kurri fit aussi de même après la conquête des Oilers de 1990, optant d'aller jouer en Italie.
 
Donc durant cette saison 1989-90, on semble voir un Mats Naslund moins intéressé et moins impliqué. Ayant d'abord refusé une prolongation de contrat au début de la saison et étant courtisé depuis deux ans par plusieurs clubs européens, il se laisse finalement tenter durant cette saison difficile et officialise le tout après l'élimination du CH au début du moi de mai, après n'avoir pu disputer que 3 matchs, étant blessé et même laissé de côté par Pat Burns. Il raconte alors aux médias qu'il aurait pu physiquement continuer encore quelques saisons mais qu'il en a assez des longs calendriers et des voyages lassants. Il raconte également qu'il ne voulait pas finir usé comme Mike Bossy ou Yvan Cournoyer.

 

 

Du côté du CH, on n'a pas beaucoup essayé de retenir Naslund. Les offres qu'on lui a fait en Europe étaient bien supérieures à ce que Serge Savard était prêt à donner, et en plus pour moins de matchs. De plus, avec la mauvaise saison qu'il venait de connaître, Naslund n'aurait surtout pas reçu le montant que Savard était initialement prêt à lui donner au début de la saison.

C'est finalement avec le HC Lugano que Naslund continue sa carrière pour la saison 1990-91, ayant signé un contrat de 2 saisons avec le club suisse, pour environ 300 000$ par saison. Le club lui offre également de payer ses impôts en plus de lui fournir voiture et logement.

Mais l'aventure en Suisse de Naslund ne se déroula pas comme prévu. Malgré qu'il termina premier pointeur du club avec 70 points, et 7e pointeur de la ligue, le club décida de rompre son contrat après cette seule saison 1990-91, expliquant qu'il n'avait pas offert le rendement attendu.

Fun fact, l'autre exilé suédois Kent Nilsson termina au 3e rang des pointeurs, lui qui jouait à ce moment avec le HC Kloten.  Un autre ex-joueur de la LNH, Mike Bullard, termina au 5e rang, et Anton Stastny termina derrière Naslund au 8e rang.

Naslund opta donc d'effectuer un retour en Suède avec le club Malmo IF, qu'il mena au championnat suédois en 1991-92. Il représenta ensuite son pays aux Olympiques de 1992 et 1994, récoltant la médaille d'or en 94 aux côtés de Peter Forsberg et compagnie.



Il prit initialement sa retraite après cette saison 1993-94, avec en plus de l'or olympique, un autre championnat national avec Malmo.

Il reprit toutefois du service le temps d'un match en décembre 1994 lorsqu'il participa à la tournée «Ninety-Nine All-Star Tour» organisée par Wayne Gretzky durant le lock-out de l'automne 1994. Durant ce court tournoi de 8 matchs organisé par la merveille pour garder la forme et amasser de l'argent pour des causes humanitaires, un des adversaires du club All-Star de Gretzky fut le Malmo IF de Naslund. Ce dernier marqua 2 buts, dont le but égalisateur en fin de troisième contre la troupe de Gretzky qui mettait également en vedette Mark Messier, Jari Kurri, Brett Hull et Steve Yzerman.
 
Malmo l'emporta finalement 6-5 en prolongation et cela sembla remettre Naslund sur le radar des équipes de la LNH. Au retour des activités de la LNH au début 1995, les Bruins approchèrent Naslund pour acquérir ses services en renfort, en lui offrant un contrat de deux ans pour 400 000$. Par courtoisie, Naslund contacta Serge Savard pour savoir si le CH désirait ravoir ses services en premier, mais Savard refusa, ne voulant pas égaler l'offre des Bruins.
 

 
Tout un but de Naslund à 7:25, qui envoya le match en prolongation.




Donc après avoir passé ses tests physiques, le petit viking fit son retour dans la LNH le 22 février 1995. Il accepta principalement l'offre des Bruins puisqu'il ne s'agissait que d'une saison de quelques mois seulement, et qu'il allait considérer par la suite s'il allait demeurer davantage.
 
Il affronta pour la première fois son ancienne équipe le 16 mars à Boston, match où il récolta 2 passes, et il revit ses anciens partisans à deux reprises plus tard en avril. En tout, il s'en sortit pas mal et rendit de fiers services aux Bruins, récoltant 8 buts et 14 passes pour 22 points en 34 matchs. Il était alors principalement partenaire de trio avec Adam Oates, et aida beaucoup l'attaque à cinq des Bruins.

Les Bruins connurent toutefois de courtes séries, s'inclinant en 5 matchs contre les Devils en première ronde. Naslund ne récolta qu'un seul but durant ces dernières séries, suite à quoi il déclina de revenir pour la deuxième année optionnelle de son contrat et prit sa retraite définitive. 
 
Autre fun fact, Kent Nilsson (encore lui) effectua lui aussi un retour dans la LNH la même saison, pour sa part avec les Oilers d'Edmonton, là où il avait joué pour la dernière fois en 1986-87. Il ne joua cependant que 6 matchs.  
 
Avec ces 22 points en tant que membre des Bruins, Mats Naslund aura fait gonfler sa fiche à un total de 251 buts et 383 passes pour 634 points en 651 matchs dans la LNH.
 
Il marqua son dernier but le 1er mai 1995 contre les Sénateurs d'Ottawa, eux qui n'existaient pas encore lors de son départ du CH en 1990.

 

Sources:
Naslund de plus en plus près de la Suisse, Le Soleil, 30 avril 1990
Savard laissera aller Naslund, Le Soleil, 1er mai 1990
Naslund quitte Montréal pour la Suisse, Le Droit, 5 mai 1990
Kamensky n'a rien signé, La Presse, 19 avril 1991
Swedes edge Gretzky's stars, Washington Post, 13 décembre 1994
Retour de Naslund, La Tribune, 17 février 1995
Mats Naslund va très bien, La Presse, 26 février 1995
Les Bruins aussi sont hués..., La Presse, 16 mars 1995
Naslund revivra au Forum, Le Soleil, 17 mars 1995
Naslund revient au Forum après 5 ans, Le Soleil, 16 avril 1995

mardi 18 juillet 2023

Joueur oublié des 90's #80 - Johan Witehall


 


Le joueur d'aujourd'hui ça fait depuis les débuts de cette série que je l'ai dans ma liste. Mais à chaque fois que je tente d'écrire sa bio, c'est toujours le même constat... Je débute mes recherches et après 15 minutes je laisse tomber en lâchant un bon «Voyons y'a donc ben rien à dire sur c't'ostie-là.» et je passe au suivant sur la liste... 

Mais l'autre jour, j'ai réussi à le plugger dans mon Puckdoku où il m'est sorti avec un excellent score de 0.0%. C'était le signe du destin selon quoi je me devais coûte que coûte de faire sa maudite bio.

Johan Nils Erik Witehall est né le 7 janvier 1952 à Gothenburg en Suède. Ailier gauche de 6'-0" et 196 livres, il fit d'abord ses classes au sein des divers niveaux junior du club Västra Frölunda à partir de 1987-88. Il passa ensuite la majorité des années 90 avec le club Hanhals HF en 2e et 3e division et ce n'est qu'à la saison 1997-98 qu'il gradua enfin en Elitserien, le premier niveau du hockey suédois, avec le Leksands IF. Il sembla alors capter l’œil des recruteurs des Rangers qui en firent un choix tardif au repêchage de 1998 avec la 207e sélection en 8e ronde. Il était alors âgé de 26 ans, un âge très avancé pour le repêchage.



Il signa alors avec les Rangers et traversa en Amérique du nord pour la saison 1998-99 qu'il passa majoritairement avec le club-école des Rangers, le Wolf Pack de Hartford, où il obtint 29 points en 62 matchs en plus de jouer 4 matchs avec les Rangers, sans récolter de points. Il continua de se développer en 99-00 et obtint 41 points à Hartford en plus de représenter l'équipe au match des étoiles de la AHL. Il fut rappelé avec les Rangers le temps de 9 matchs durant la saison, obtenant 1 but et 1 passes lors de son premier match mais rien par la suite. Il aida toutefois le Wolf Pack à remporter la coupe Calder alors qu'il obtint 13 points en 17 matchs durant ce parcours.

Il fit la navette entre New York et Hartford au début de la saison 2000-01 mais après une fiche de seulement 3 passes en 15 matchs avec les Blueshirts, il fut placé au ballotage et réclamé par le Canadien le 12 janvier 2001. Le CH était alors décimé par les blessures comme c'était souvent coutume à cette époque qu'on surnomme ici affectueusement les «Années Linden» ou «dans l'temps de Christian Laflamme».

Martin Madden, l'adjoint du DG de l'époque André Savard, déclara «Il peut nous aider même si ce n'est pas la trouvaille du siècle», un sentiment qui me rejoint vraiment particulièrement bien dans l'esprit de cette bio...

Au sein de ce CH dégarni, Witehall ne put vraiment faire mieux qu'à New York. Sa fiche pour terminer la saison fut de 1 but et 1 passe en 26 matchs. Il fut rétrogradé en fin de saison pour aider les Citadelles de Québec en séries. C'est à Québec que le parcours nord-américain de Witehall se termina, avec une fiche de 8 points en 9 matchs avec les Citadelles qui s'inclinèrent en 2e ronde. 

Son contrat dans la LNH échu, Witehall quitta pour la Suisse avec les EHC Capricorns de Chur. Il joua ensuite en Allemagne en 2002-03 et revint au bercail en 2003-04 avec son ancien club, le Leksands IF. Il évolua pour différents clubs et différentes divisions suédoises jusqu'à sa retraite en 2010.

Il n'est pas resté dans l'univers du hockey depuis sa retraite et je n'ai rien trouvé de plus sur lui. Je l'ai quand même trouvé sur Facebook et j'ai ainsi découvert qu'il habite maintenant à Oslo en Norvège.

En 54 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 2 buts et 5 passes pour 7 points.

C'était donc la bio de Johan Witehall. Au moins ça pourra peut-être vous servir pour vos Puckdoku...


Sources:
Le Canadien réclame le Suédois Johan Witehall, Le Devoir, 13 janvier 2001
Anciens du Canadien - Quiz - RDS.ca

 

lundi 16 janvier 2023

Joueur oublié des 90's #71 - Mikael Andersson

 

Il y a souvent de ces joueurs que je croise comme joueurs potentiels pour cette série mais qui me frustrent car je n'arrive pas à trouver un angle intéressant pour parler d'eux. Le genre de joueur qui était «juste là», qui n'était pas une vedette ni un joueur controversé, mais que j'ai quand même 60 fois ses cartes dans ma collection et qui continue ainsi de me gosser jusqu'à temps que je me décide à écrire sa bio, quitte à ce que ce soit plate comme dans le cas de Dan Plante...

Bref.

Mikael Bo Andersson est né le 10 mai 1966 à Malmö en Suède. Son père, Ronny Andersson, évoluait comme gardien dans diverses équipes du système suédois dans les années 50 et 60.

Rapide et agile patineur de 5'10'' et 180 livres, Mikael évolua dans le système du club Västra Frölunda IF à partir de 1981-82 et fut plus tard nommé joueur junior de l'année en Suède en 1983-84, suite à quoi l'entraîneur et DG Scotty Bowman des Sabres de Buffalo en fit son choix de première ronde (18e au total) au repêchage de 1984. 

Après une autre saison en Suède, Andersson fit ses débuts dans l'organisation des Sabres durant la saison 1985-86, partageant son temps entre Buffalo et le club-école de l'équipe, les Americans de Rochester. Il aida ces derniers à remporter la coupe Calder de 1987, en compagnie de nul autre que mon avatar, Ray Sheppard, également un choix des Sabres lors de ce même repêchage de 1984.

Andersson en laissa toutefois plusieurs sur leur faim à Buffalo, peinant à percer l'alignement et en marquant très peu de buts. De nombreuses blessures furent une des raisons de ce mécontentement mais il était surtout perçu comme un des nombreux échecs de Bowman au repêchage chez les Sabres, surtout en ce qui concernait les joueurs européens. 

D'ailleurs, durant son règne à Buffalo, endroit où il a eu le moins de succès durant sa longue carrière, les seuls bons coups de Bowman en première ronde furent davantage avec des joueurs américains comme Phil Housley (1982) et Tom Barrasso (1983), et aussi avec la sélection de Dave Andreychuk lors de la même année qu'Housley. 

Sinon voici les autres choix de première ronde de l'équipe durant cette période, jusqu'au départ de Bowman durant la saison 1986-87.

• Steve Patrick (1980 - 20e au total)
Jiri Dudacek  (1981 - 17e)
• Paul Cyr (1982 - 9e)
• Normand Lacombe (1983 - 10e)
• Adam Creighton (1983 - 11e)
• Mikael Andersson (1984 - 18e)
• Calle Johansson (1985 - 14e)
• Shawn Anderson (1986 - 5e)

Donc oui ce n'était pas très reluisant, outre les sélections de Housley, Andreychuk et Barrasso. Il y avait quand même Calle Johansson qui était un pas pire joueur, mais il ne joua que très peu à Buffalo, étant échangé aux Capitals en 1988.

Bref, Mikael Andersson était un de ces «flops» au repêchage pour les Sabres, du moins à ce qu'on peut s'attendre d'un choix de première ronde. Donc après n'avoir pu jouer que 99 matchs en 4 saisons avec le grand club (seulement 4 buts et 33 passes au total) et passant le reste du temps dans les mineures ou sur la liste des blessés, Andersson fut réclamé par les Whalers de Hartford au repêchage intra-ligue au début du mois d'octobre 1989.


Hartford fut immédiatement un meilleur fit pour Andersson alors qu'il obtint un respectable 13 buts et 24 passes pour 37 points en 50 matchs durant cette saison 89-90. Il rata toutefois encore plein de matchs à cause de blessures. 

En fait, j'ai essayé de comprendre la nature et l'étendue de ces blessures durant sa carrière. Voici quelques rapports de ces blessures que j'ai piqué sur le superbe site Hockey Draft Central:

  • Missed part of 1986-87 season with sprained ankle, an injury suffered in Buffalo's March 3, 1987, game at Philadelphia. He did not return until Buffalo's March 22, 1987, game vs. Detroit. 
  • Missed remainder of 1987-88 regular season and start of 1988 playoffs with twisted ankle, an injury suffered during Buffalo's March 27, 1988, game vs. Detroit. He did not return to action until Game 6 of Buffalo's first-round playoff series vs. Boston on April 14, 1988
  • Missed part of 1988-89 season with sprained neck and shoulder, an injury suffered during Buffalo's Dec. 31, 1988, game vs. Philadelphia. While he was out with the injury, he was demoted to Rochester (AHL) and was not back in the NHL until March 1, 1989
  • Missed part of 1989-90 season with bruised left knee, an injury suffered when he collided with Keith Crowder during Hartford's Dec. 13, 1989, game vs. Los Angeles. He did not return until Hartford's Dec. 26, 1990, game at Quebec.
  • Missed part of 1989-90 season with bruised ankle, an injury suffered when he was hit by Al MacInnis' slap shot during Hartford's Jan. 19, 1990, game vs. Calgary. He did not return to action until Hartford's Jan. 27, 1990, game vs. Chicago.
  • Missed part of 1989-90 season with re-aggravation of left knee injury that resulted in cartilage damage and a sprain, suffered during Hartford's Feb. 9, 1990, game vs. Vancouver. He did not return to action until Hartford's March 8, 1990, game vs. Toronto. He re-aggravated the injury in that game and missed another one before returning to action for Hartford's March 11, 1990, game vs. Boston.
  • Missed remainder of 1989-90 regular season with pulled right hamstring, suffered during Hartford's March 17, 1990, game at Calgary. He did not return until Game 1 of Hartford's first-round playoff series at Boston on April 5, 1990.
  • Missed remainder of 1990 playoffs with re-aggravation of hamstring injury, suffered during Game 5 of Hartford's first-round playoff series at Boston on April 13, 1990. 
  • Missed start of 1990-91 season with the flu, an illness contracted in October 1990. He did not make his 1990-91 regular-season debut until Hartford's Oct. 10, 1990, game vs. Buffalo. ...

 

Je me suis arrêté après ça, mais ça continuait longtemps.

Bref le gars était badlucké en mautadine... Ou juste vraiment fragile...

Donc si vous avez lu ce fascinant rapport médical, vous avez vu que c'était pas évident de le garder dans le line-up...

Durant sa deuxième saison à Hartford en 90-91 où il avait régressé avec seulement 11 points en 41 matchs, il fut récalé dans les mineures avec les Indians de Springfield où il termina la saison et où il remporta une deuxième coupe Calder. Il était très performant durant ces quelques matchs dans les mineures avec notamment une fiche de 10 buts en 18 matchs lors des séries. 

Fun Fact, il s'agissait de la deuxième coupe Calder d'affilée des Indians, malgré que le club avait totalement changé d'alignement entre les deux saisons (voir texte du 12 septembre 2010), le club étant passé d'une affiliation des Islanders aux Whalers.

Andersson put finalement jouer une saison complète dans la LNH et sans blessure majeure lors de la saison 1991-92, sa meilleure en carrière où en 74 matchs, il obtint 18 buts et 29 passes pour 47 points. 

Le timing était bon alors qu'il était désormais agent libre. Il signa ensuite avec la nouvelle franchise du Lightning de Tampa Bay pour leur saison inaugurale en 1992-93. 

Autre Fun Fact, il a la distinction d'avoir été le premier joueur du Lightning à marquer sur un tir de pénalité.

Drôle de poisson ce Robb Stauber... premièrement il lance son bâton sur le gars en échapée et ensuite il essaie de faire croire qu'il a fait l'arrêt sur le tir de pénalité. Y'A DES CAMÉRAS, MAN! C'est pas une ligue de garage...

Les saisons suivantes furent finalement stables pour Andersson, malgré qu'il n’amassa plus jamais autant de points et devint un joueur exclusivement confiné aux missions défensives. Il joua longtemps avec le Lightning, soit jusqu'en mars 1999 lorsqu'il fut échangé aux Flyers comme renfort pour la fin de la saison. Il débuta la saison suivante à Philadelphie mais fut échangé en cours de saison aux Islanders en retour de nul autre que Gino Odjick. 

EDIT: Coincidence ici que ce texte soit publié le lendemain de l'annonce du décès de Odjick. RIP Gino.

Énième Fun Fact, lors de son arrivée à Long Island, il put alors jouer avec son frère, Niklas Andersson, un ancien choix des Nordiques en 1989. D'ailleurs, le fils de Niklas, Lias Andersson, fut repêché par les Rangers en première ronde (7e au total) en 2017. Il appartient désormais aux Kings mais évolue toujours dans les mineures.

Lightning de Tampa Bay (1992-1999)

Islanders de New York (2000)

Niklas (parfois Niclas) Andersson, Nordiques de Québec (1989-1994)

 
Niklas et Mikael Andersson, Frolunda IF (2001-2003)

 

Donc après cette saison 1999-2000 partagée entre Philadelphie et New York, Mikael Andersson termina son parcours dans la LNH. Il retourna en Suède pour jouer trois saisons avec son ancien club de Frolunda en première division. Il prit sa retraite après un dernier championnat remporté avec Frolunda en 2003. Il était alors de nouveau réuni avec son frère Niklas, qui lui pour sa part revint dans sa patrie en 2001-02 et qui joua avec Frolunda jusqu'en 2011.

Après sa retraite comme joueur, Mikael Andersson retourna immédiatement à une valeur sûre durant sa carrière, le Lightning, comme dépisteur en Europe. Il occupe toujours ces fonctions à ce jour.

En 761 matchs dans la LNH, il aura récolté 95 buts et 169 passes pour 264 points.


Sources:
hockeydb
hockeydraftcentral
Greatest Hockey Legends
EliteProspects
Expressen.se

mardi 3 mai 2022

Joueur oublié des 90's #63 - Calle Johansson

 

 

Carl Christian Johansson, surnommé «Calle», est né à Gothenburg en Suède le jour de la St-Valentin 1967. Ce costaud défenseur de 5'11" et 203 livres gradua dans les différentes divisions du système suédois à partir de 1981 jusqu'à se rendre en première division avec le club de son patelin natal, le Frölunda HC, en 1983-84. Il s'y illustra la saison suivante avec 14 buts et 14 passes en 41 matchs, ce qui lui valut d'être repêché en première ronde, 14e au total, du repêchage de 1985 par les Sabres de Buffalo. Il venait également d'aider la Suède à remporter l'or aux championnats junior des moins de 18 ans.

Il passa ensuite à un autre club, le IF Björklöven, où il joua deux saisons avant de faire le saut en Amérique du nord avec les Sabres. Il couronna toutefois le tout avec un championnat de la Elitserien en 1987 et le titre du joueur junior de l'année en Suède.

 

Il débuta à Buffalo en 1987-88 et se distingua de belle manière avec une récolte de 42 points, ce qui lui valut une nomination sur l'équipe d'étoiles des recrues. La guigne de la deuxième année s'abattit toutefois sur lui lors de sa deuxième saison et au même moment, les Sabres se retrouvèrent avec leurs deux gardiens blessés (Darren Puppa et Tom Barrasso). Ils utilisèrent donc Johansson comme monnaie d'échange pour acquérir Clint Malarchuk des Capitals de Washington. Grant Ledyard et un choix de 6e ronde en 1991 prirent également le chemin de Buffalo, tandis que les Capitals reçurent également un choix de 2e ronde en 1989 en plus de Johansson. Avec leurs choix respectifs, les Sabres et les Capitals repêchèrent Brian Holzinger et le gardien Byron Dafoe respectivement. Surpris de cet échange, Johansson a longtemps cru que c'était son compatriote Bengt-Åke Gustafsson qui aurait fait pression auprès des Capitals pour faire son acquisition.

Johansson débuta donc son long parcours à Washington où il devient la valeur sûre de la brigade défensive pour les 14 saisons suivantes. Son rôle était souvent d'être jumelé avec le défenseur vedette du moment chez les Caps, que ce soit Scott Stevens, Rod Langway, Al Iafrate, Kevin Hatcher ou plus tard Sergei Gonchar. Il récoltait ainsi annuellement son 30-40 points, atteignant des sommets de 52 et 56 points en 90-91 et 91-92.

 

 
En 1992-93, les Capitals, comme le reste de la ligue, explosèrent offensivement. Les Caps établirent un record de la LNH pour le total des buts marqués par les défenseurs avec 94 filets, alors que Hatcher en récolta 34, Iafrate 25 et  Sylvain Côté 21. Pour sa part, Johansson en récolta 7, en plus de 38 passes.
 
Éternellement considérée comme une équipe de milieu de peloton, les astres s'alignèrent enfin pour les Capitals en 1998, alors qu'ils se faufilèrent jusqu'en finale contre les Red Wings. Cette saison-là, Johansson venait de marquer un sommet en carrière de 15 buts. Il obtint ensuite 10 points durant les séries mais lui et les Caps virent leur beau parcours prendre fin lors d'un balayage en règle par les Red Wings qui remportèrent une deuxième coupe d'affilée.




L'équipe rata les séries l'année suivante et s'effrita davantage lors des années subséquentes. Johansson continua d'être fidèle au poste malgré tout, à l'exception de la saison 2001-02 où il se blessa tôt au début de la campagne et ne put revenir qu'en octobre 2002. Il joua ensuite une dernière saison avec l'équipe en 2002-03, jouant cette fois l'entièreté du calendrier. Lors de sa retraite, il détenait le record de la franchise pour les points chez les défenseurs avec 474 points, ayant battu le précédent record de Scott Stevens quelques saisons auparavant. Ce record ne fut battu qu'en février 2020 par John Carlson. Johansson demeure toutefois le défenseur ayant joué le plus de match avec l'équipe avec 983 matchs. Il n'est devancé que par Alex Ovechkin et Nicklas Backstrom, les deux seuls joueurs de l'équipe à avoir franchi le cap des 1000 matchs.

Ayant toujours une année à son contrat avec les Caps mais n'étant pas intéressé à demeurer dans une équipe en reconstruction, l'équipe lui offrit de devenir recruteur. Les Maple Leafs étaient toutefois intéressés à ses services pour la saison 2003-04 mais sans réponse de leur part, il accepta le poste de recruteur avec les Caps. Ce n'est qu'en mars 2004 que les Leafs se décidèrent enfin de lui offrir un contrat pour le restant de la campagne et les séries. Il termina donc officiellement sa carrière après 8 matchs supplémentaires à Toronto ainsi que 4 autres en séries.
 
Après un retour en Suède, la famille Johansson revint dans la capitale américaine en 2012 lorsque le nouvel entraineur des Capitals, son ancien coéquipier Adam Oates, le recruta pour devenir son assistant. Cette expérience ne fut pas fructueuse pour les Caps qui ratèrent de peu les séries en 2013-14, la seule fois depuis 2008, et Adam Oates fut congédié en même temps que le DG George McPhee. Pour sa part, Johansson décida de retourner en Suède. Il est depuis conseiller chez son ancien club, le IF Björklöven.

 

 
 
En 1110 matchs en carrière dans la LNH avec les Sabres et les Capitals, Calle Johansson a récolté 119 buts et 416 passes pour 535 points.





Sources:
hockeydraftcentral.com
novacapsfans.com
nhl.com
eliteprospects.com

dimanche 16 août 2020

Joueur oublié des 90's #36 - Tommy Sjödin





L'autre jour j'ai publié cette carte sur notre Instagram et un de nos abonnés, Mike Prnt, déclara ne pas se souvenir du tout de ce joueur. Alors pour toi Mike, voici l'histoire de ce joueur oublié des 90's...




Né le 13 août 1965 à Timra en Suède, le défenseur offensif Tommy Sören Sjödin fut un choix tardif au repêchage de 1985 (237e au total) par les North Stars du Minnesota. Il connut une longue carrière dans son pays natal mais ne joua que très peu dans la LNH.

Il resta dans sa ville natale après sa sélection au repêchage, jouant en 2e division suédoise avec le club Timra IK. Il gradua ensuite dans la ligue élite suédoise avec le club Brynäs IF qu'il joignit à partir de la saison 1986-87. On pourrait qualifier Sjödin de projet à très long terme car ce n'est qu'en 1992 que les North Stars décidèrent de le faire traverser en Amérique du nord. Sjödin avait particulièrement bien joué aux Olympiques de 1992, récoltant 4 buts en 8 matchs, ce qui l'a probablement remis sur le radar des North Stars. Il était pourtant un des meilleurs défenseurs de la SHL depuis plus de 5 ans et venait de recevoir  le titre du MVP de la ligue en 1991-92 en plus d'aider l'équipe suédoise à remporter l'or aux championnats du monde.

Il débuta donc avec les North Stars pour la saison 1992-93 et se démarqua assez bien avec 7 buts et 29 passes pour 36 points. Spécialiste en avantage numérique, son jeu défensif faisait toutefois défaut alors qu'il termina la saison à -25.



Les North Stars devinrent seulement les Stars la saison suivante et déménagèrent à Dallas. Il ne joua que très peu à Dallas, alors une équipe avec un surplus de défenseurs plus expérimentés et fiables. Il fut donc rétrogradé dans les mineures avec les Wings de Kalamazoo après seulement 7 matchs. Il était toutefois trop fort pour la IHL alors qu'il récolta 12 buts et 44 points en 38 matchs à Kalamazoo, ce qui attira l'attention des Nordiques, alors en manque de défenseurs offensifs, surtout après le départ de Steve Duchesne avant la saison. Leurs deux meilleurs défenseurs sur ce point étant Alexei Gusarov et Curtis Leschyshyn...

Les Nordiques avaient également un problème avec un de leurs prospects, le gardien Emmanuel ''Manny'' Fernandez. Choix de 3e ronde en 1992, Fernandez était alors considéré comme le meilleur gardien de la LHJMQ mais ne se sentait pas désiré dans l'équipe, surtout après avoir été retranché du camp d’entraînement et retourné au junior à l'automne 1993. Fernandez se sentait surtout de trop depuis la sélection de Jocelyn Thibault en première ronde de l'encan de 1993. Thibault fit immédiatement l'équipe et les Nordiques ne purent s'entendre avec Fernandez sur un contrat. Ne voulant pas le voir retourner au repêchage de 1994, les Nordiques échangèrent donc ses droits à Dallas à la mi-janvier. En retour, ils mirent la main sur Sjödin ainsi qu'un choix de 3e ronde en 1994 qui devint le futur attaquant vedette Chris Drury.

Sjödin termina donc la saison avec les Nordiques mais ne fut utilisé que sporadiquement. Il récolta 1 but et 9 passes pour 10 points en 22 matchs mais fut souvent laissé de côté.

De rares photos de ces deux joueurs avec le chandail des Nordiques...

Les Nordiques ratèrent les séries, le contrat de Sjödin se termina et des rumeurs l'envoyaient en Suisse ou de retour en Suède. C'est ce qui se produit alors que Sjödin joignit les rangs du HC Lugano pendant le lock-out de 1994 et y resta après le conflit réglé, ne revenant ainsi jamais dans la LNH. Contrairement à ce que cette coupure du Soleil raconte, Fernandez ne fut pas échangé pour rien car le meilleur atout de cet échange fut sans contredit la sélection de Drury au repêchage mais à l'époque ils ne le savaient pas encore... Ils durent attendre d'ailleurs jusqu'à la saison 98-99 pour voir Drury faire ses débuts avec l'Avalanche et remporter le trophée Calder.

Sjödin devint ensuite une star en Suisse où il joua pendant 5 ans et mena deux fois la ligue pour les points chez les défenseurs. Il joua également quelques matchs pour le HC Bolzano en Italie en 1996-97.

Il retourna ensuite en Suède pour son ancien club, le Brynäs IF en 1999-00 et y joua jusqu'à sa retraite en 2008 alors qu'il était âgé de 41 ans. Il détient d'ailleurs le record du plus vieux joueur de la SHL à avoir marqué un but dans cette ligue, battant le record de la légende Börje Salming.



Il devint ensuite entraîneur dans les différentes ligues et divisions suédoises, graduant éventuellement dans la SHL avec Brynäs IF en 2015. Il fut remercié en 2018 mais est présentement entraineur de leur équipe au niveau junior.

En 106 matchs dans la LNH, il récolta 8 buts et 40 passes pour 48 points.
En 173 matchs dans la ligue suisse (NLA) il récolta 61 buts et 114 passes pour 175 points.
En 675 matchs dans la ligue élite suédoise (SHL) il récolta 116 buts et 197 passes pour 313 points.


Sources:
Le Nouveliste, 14 février 1994
Le Soleil, 15 février 1994
Le Soleil, 28 mai 1994