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mercredi 2 novembre 2011

Le logo de l'Intrépide de Gatineau




Connaissez-vous l'Intrépide de Gatineau de la ligue Midget AAA du Québec? Et bien, maintenant c'est fait!

Vous vous rappelez certainement de mon article à propos de l'Entreprise AM de St-Tite? Et bien mon pote Mathieu Marcotte celui qui dans une autre vie fut connu comme "Le Emo de Musique Plus" (il va adorer lire ça!) qui est maintenant à RadioX à Québec s'en rappelle et dans le même ordre d'idée m'a fait parvenir un courriel pour m'informer de l'existence du logo de cette équipe et d'un texte datant de 2009 qui décrit le nouveau logo. Voici quelques extraits :

Le nouvel emblème de la formation midget AAA sera un colosse chevalier prêt à se battre, armé d’une épée et d’un bouclier. Les couleurs qu’on associe à l’équipe depuis sa création, en 1993, ont quant à elles été conservées, soit le blanc, le noir, l’or et le vert. C’est le graphiste Marc Brisson qui a imaginé et conçu le logo.

(...)

Le problème avec ce logo et le texte, c'est que le dit Marc Brisson a "tsé genre comme" plagié le logo des Gwinnett Gladiators de la ECHL.
L'équipe basée à Duluth en Georgie, dans le compté de Gwinnett, qui est présentement le club école des Coyotes de Phoenix et des Pirates de Portland existe depuis 2003 et possède ce logo depuis le début. Donc le graphiste s'est inspiré probablement plus en furetant sur les Internets plutôt que de monter sur une montagne et de regarder dans le ciel pour s'inspirer... Mais dans mon coeur ça ne bat pas le logo de l'Entreprise AM...

Un gros merci à Mathieu pour le cue... Si vous connaissez d'autres logos plagiés au Québec, faites-moi le savoir. Je trouve le sujet assez intéressant...

J'en ai parlé récemment sur 25Stanley, mais c'est justement avec les Gladiators de Gwinnett que Tom Glavine, cet ancien choix au repêchage des Kings de Los Angeles en plus d'être une légende du baseball, est apparu durant un match l'an dernier pour amasser des fonds pour des oeuvres caritatives... À l'époque, l'équipe était un club-école des défunts Thrashers...


Léo Dandurand



Né en 1889, à Bourbonnais, en Illinois, Léo Dandurand déménage au Canada avec sa famille à l’âge de 16 ans. Pendant ses études au Collège Sainte-Marie, il joue au hockey, au baseball et à la crosse. Après sa graduation, il s’implique d’abord dans l’immobilier et le commerce de gros du tabac. Il est toutefois aussi fasciné par le monde du sport et décide d’y investir. Son premier investissement sera la piste de course de Kempton Park de La Prairie. Avec ses partenaires Joseph Cattarinich (un ancien joueur des Canadiens) et Louis Létourneau, il a aussi acheté la piste de course De Lorimier et une autre à Cleveland.

En 1921, il se porte acquéreur, toujours avec les mêmes partenaires, des Canadiens de Montréal. Pour mettre la main dessus, le trio verse la somme de 11 000$ à la veuve de George Kennedy. S’impliquant à fond dans la gestion de l’équipe, cet ancien arbitre de la National Hockey Association (NHA) occupe le poste d’entraîneur jusqu’en 1926 et de directeur-gérant jusqu’en 1935. Sous sa gouverne, les Canadiens remportent trois Coupes Stanley (1923-24, 1929-30, 1930-31). C’est d’ailleurs Dandurand et ses partenaires qui ont suggéré de créer le Trophée Vézina, pour honorer la mémoire de Georges Vézina, le gardien des Canadiens qui venait de mourir de la tuberculose. Il est aussi à l’origine de la signature d’Howie Morenz avec Montréal.

En 1932, c’est la piste de Blue Bonnets qu’ils achètent. À un moment, ils ont possédé jusqu’à 17 hippodromes, au Québec, en Ontario et un peu partout aux États-Unis. Dandurand a aussi été promoteur de lutte et de boxe à Montréal, en plus d’être impliqué au baseball, en étant directeur des Royaux.

Toutefois, les temps sont durs durant les années 1930, où on tente péniblement de se relever de la grande dépression. Létourneau vend ses parts de l’équipe en 1930. En 1934-35, les pertes des Canadiens s’élèvent à 40 000$ pour cette seule saison. Dandurand et Cattarinich décident de vendre à un groupe de propriétaires qui comprend Ernest Savard, un courtier en valeurs mobilières et actionnaire des Royaux, pour la somme de 165 000$.

(Décidément, le monde financier du sport est tissé serré à Montréal dans ces années. Un des partenaires de Savard avec les Royaux est Athanase David, avocat, membre du gouvernement Taschereau à Québec et futur grand-père de Françoise David de Québec Solidaire. C’est ce même David que Dandurand et compagnie ont nommé président des Canadiens lors de l’acquisition de l’équipe en 1921. Il occupera ce poste jusqu’à la vente en 1935.)

En 1946, « Monsieur Léo » (comme on l’appelle souvent) se lance dans un nouveau projet. Après une période d’instabilité dans le football montréalais, où plusieurs équipes tentent leur chance sous divers noms (Indians, Bulldogs, Royals, etc.), Lew Hayman est abandonné par ses partenaires propriétaires des Hornets (la dernière version du club de football). Reconnaissant qu’il devait conquérir le marché francophone pour finalement avoir du succès (le football était jusque là très anglophone), il convainc donc Dandurand de s’associer au projet (avec également Eric Cradock). Monsieur Léo devient donc fondateur des Alouettes (à noter le nom francophone). Ce sera d’ailleurs Dandurand qui décidera d’établir l’équipe dans l’est, au Stade De Lorimier. Il conserve ses parts de l’équipe jusqu’en 1952 et est donc là lors de la conquête de la Coupe Grey de 1949.

Il est devenu membre du Temple de la Renommée du Hockey comme bâtisseur en 1963. Il est décédé d’une crise cardiaque en 1964, à l’âge de 74 ans.

Depuis 1974, la LCF remet annuellement le Trophée Léo Dandurand au meilleur joueur de ligne de la division est.

Sources : Lemay, Daniel, Montréal Football, Un siècle et des poussières, Les Éditions La Presse, 2006.

« Léo Dandurand, Sports équestres » (rds.ca/pantheon), « Léo Dandurand (1892-1964), Homme d’affaires » (bilan.usherbrooke.ca), wikipedia.org, sportslogos.net


lundi 31 octobre 2011

Le lien entre les Varsity Blues de Toronto et les Maple Leafs




Sur la photo ci-dessus, le joueur à droite joue pour les Varsity Blues de la University of Toronto. Cette équipe affrontera les Redmen de McGill vendredi soir à 19h au McConnell Arena. Vous ne remarquez pas que l'uniforme de cette équipe vous fait penser à une autre équipe de Toronto?

Ce n'est pas un hasard...

Les Varsity Blues de Toronto sont une des plus vieilles équipes de hockey au monde. Ils furent fondés en 1891. À titre comparatif, les Redmen furent fondés en 1877 et forment la plus vieille équipe toujours active. Il s'agit donc d'une très vieille équipe qui a une longue tradition. L'équipe a d'ailleurs représenté le Canada aux Olympiques de 1928, remportant l'or. Considérée comme étant une équipe senior durant les années 20, l'équipe a remporté la Coupe Allan, trophée remis à la meilleure équipe senior au Canada, en 1921 et 1927.

Et pour la connexion avec les Maple Leafs...

Au début des années 1910, un jeune homme nommé Conn Smythe, alors étudiant en ingénierie, s'aligna avec l'équipe à la position de centre... Il aida l'équipe à se rendre à la finale de la Ontario Hockey Association en 1914 et à remporter le championnat l'année suivante. En 1915 d'ailleurs, l'entraîneur de l'équipe adverse, les Union Jacks de Berlin (ville qui sera renommée Kitchener) fut nul autre que Frank J. Selke, son futur adjoint. Quelque temps après avoir remporté ce championnat de 1915, Conn Smythe s'enrôla pour l'armée afin de se battre sous les drapeaux...

Au début des années 1920, Smythe termina ses études à University of Toronto où il put notamment toucher pour la première fois au métier de coach... Vous connaissez peut-être la suite... Mais pour résumer, à la fin des années 1920, Smythe se porta acquéreur des St.Pats de Toronto. Il renomma ainsi les St.-Pats Maple Leafs, voulant donner un nom plus canadien que celui de l'autre équipe qui sonnait plus irlandais et catholique... C'est alors que désirant changer les couleurs vertes de l'équipe, il décida d'utiliser le bleu et blanc de son alma mater.

C'est donc la raison pourquoi les Maple Leafs et les Varsity Blues ont les mêmes couleurs...

À noter également que Conn Smythe possédait une compagnie de gravier et de sable dont les camions avaient les mêmes couleurs...

Donc les Varsity Blues de University of Toronto seront au McConnell Arena vendredi pour affronter les Redmen... Je risque d'y être...

L'autre Michel Bergeron








Nous connaissons tous Michel Bergeron, l’ancien entraîneur des Nordiques et des Rangers, toujours omniprésent dans les médias sportifs, plus de vingt ans après la fin de sa carrière derrière le banc.

Ce Michel Bergeron n’a toutefois jamais joué dans la Ligue Nationale. Il y en a un qui y est parvenu, mais ce n’est pas le même. Celui-ci est natif de Chicoutimi et a joué son hockey junior avec les Éperviers de Sorel de 1971 à 1974 (donc avant que l’autre ne devienne entraîneur des Draveurs de Trois-Rivières).

À sa dernière année junior, il avait accumulé des statistiques offensives impressionnantes, avec une fiche de 62-81-143. Pourtant, ça ne lui valut que le quatrième rang des meilleurs compteurs de l’équipe, puisque Pierre Larouche, Michel Déziel et Jacques Cossette avaient accumulé plus de 200 points chacun (voir texte du 12 septembre 2009). Pierre Mondou n’était pas très loin derrière avec sa fiche de 62-57-119 (texte du 20 septembre 2009).

Sa fiche lui vaudra d’être repêché au 63e rang (4 rangs derrière Harold Snepsts, texte du 6 octobre 2009) en 1974 par les Red Wings de Détroit, équipe médiocre des années 1970.

Après un bref stage dans la AHL, il accèdera au club dès février 1975. La saison suivante, il manquera 32 buts (en plus d’ajouter 27 passes), ce qui constituait à l’époque un record d’équipe pour une recrue. Néanmoins, ceci n’empêchera pas l’équipe de rater les séries pour une dixième fois en onze ans. Ses compagnons de trio étaient principalement Dennis Hextall (le fils de Bryan, le frère de Bryan Jr. et l’oncle de Ron, voir texte du 14 janvier 2009) et Nick Libett.




L’année suivante, il comptera 21 buts et amassera 12 passes avec une équipe particulièrement mauvaise. Détroit se contentera de 41 points, malgré la présence de la légende des Red Wings, Alex Delvecchio, derrière le banc pour une partie de la saison.

C’est au cours de l’année suivante, en 1977-78, qu’il pourra finalement jouer pour une équipe gagnante, en étant échangé aux Islanders contre André St-Laurent. Il ne jouera toutefois que 28 matchs au total, étant ralenti par une blessure. Il ne participera pas aux séries. Ironiquement, il s’agit d’une des rares saisons de cette période où les Red Wings accéderont aux séries éliminatoires.





Son séjour avec une équipe gagnante ne durera pas longtemps. Il sera échangé pour la saison 1978-79 aux Capitals de Washington, une autre équipe constamment mauvaise des années 1970, contre un deuxième choix au repêchage qui deviendra Tomas Jonsson.

Il signera en 1979 avec Montréal, mais il ne s’alignera jamais avec le grand club, passant du temps avec les Voyageurs de la Nouvelle-Écosse de la AHL. Il se dirigera ensuite vers la IHL, où il jouera avec Milwaukee et Kalamazoo jusqu’en 1982.

Sa fiche totale dans la LNH est de 80-58-138 en 229 matchs.

Sources: legendsofhockey.net, hockeydraftcentral.com, hockeydb.com