Dans l'histoire longue et compliquée des chandails et logos de hockey, il y a eu des changements qui sont plutôt passés inaperçus à l'époque. Ou qui ont simplement été oubliés au fil des années.
En voici quelques-uns au hasard.
Selon moi, le meilleur exemple de changement subtil qui intéresse seulement les geeks de logos, est le cas des North Stars des années 90.
Après la vente de l'équipe suite à la finale de 1991 perdue contre les Penguins, les North Stars changèrent de logo et de chandail pour une version plus moderne qui ne mettrait désormais en vedette que le mot «Stars», ce qui selon plusieurs avait pour but de rendre l'équipe plus attrayante aux yeux d'acheteurs potentiels qui voudraient la déménager.
C'est ce qui arriva alors que les Stars déménagèrent au Texas pour la saison 1993-94. Le chandail ne subit alors que quelques modifications mineures. En fait les seuls ajouts furent le logo du Texas à l'épaule et le «Dallas» ajouté sur les pantalons. Après cette seule saison 93-94 avec cette version, on ajouta le «Dallas» au logo et la teinte de vert devint plus foncée.
On pourrait croire que ces petits changements ne valent même pas la peine d'être considérés comme un «nouveau» chandail pour l'équipe, mais la teinte de vert vient vraiment changer la donne, surtout sur la bande aux épaules qui est presque totalement confondue avec le noir comparativement aux années précédentes. Ce n'est pas pour rien que les Stars sont revenus à un vert plus vif avec leur chandail actuel, alors que ce vert «kaki» était tout simplement trop foncé.
Avec ces changements subtils/pas trop subtils, cette période de «foncisation» dans la LNH a mené à des excès de chandails trop sombres, ce qui a culminé avec une finale de 1999 mettant en vedette des chandails excessivement foncés chez les Stars et les Sabres, ce qui en faisait quelque chose de très plate à regarder, en plus des matchs qui se terminaient 2 à 0...
À peu près au même moment à Montréal, il y eut aussi un petit changement subtil sur le chandail blanc du CH. En 1997-98, l'équipe a modifié son lettrage pour ajouter un léger «outline» blanc entre le chiffre bleu et son contour rouge, ce qui accentue davantage l'identité «tricolore» de l'équipe. Ce traitement est toujours en vigueur de nos jours.
Également subtil, le gros numéros au dos ont aussi été légèrement grossis. Vous pouvez le voir ici avec un avant 1997 et un après 1997.
Dans le même style, les Nordiques avaient aussi trafiqué en 1991-92 leur contour de lettrage avec l'ajout d'un subtil contour rouge, en plus de grossir le logo. Il s'agit essentiellement du même chandail mais ces petits changements en font un chandail vraiment plus intéressant et moderne. Le rouge, qui était jusque là seulement présent sur le logo, vient accentuer le reste du chandail de brillante façon.
Je crois même ne pas trop exagérer en disant que ces modifications ont subconsciemment aidé l'équipe à sortir de ses années de misère.
C'était pas l'échange de Lindros, c'était le chandail...
Remarquez également la grosseur du contour blanc sur le logo de la 2e photo. Fantastique.
Ici vous avez deux versions de John Ogrodnick. La première date de 1982 tandis que la deuxième version date de 1985. Remarquez que le logo a été inversé d'une version à l'autre. Ce qui était blanc est désormais rouge et vice-versa. Encore une fois c'est très subtil mais avouez qu'une fois qu'on le sait, c'est difficile de contredire le choix des designers. Le même procédé fut également appliqué sur le chandail blanc.
Remarquez également le style de lettrage plus arrondi sur la première photo. Ce style étrange pour un chandail de hockey, surtout pour les Red Wings, n'a été utilisé que durant cette saison 1982-83.
À leurs débuts, les Panthers portent leur chandail rouge classique à l'étranger. En 1998, ils sortent un 3e chandail alternatif aux couleurs inversées où le bleu marin est la couleur principale et où la panthère brise désormais un bâton. Ce 3e chandail fut en place jusqu'en 2003 lorsqu'il devint le chandail principal suite au changement à travers la LNH sur les couleurs de chandails à domicile et à l'étranger. Le rouge devint alors le 3e chandail occasionnel et les logos avec et sans bâton firent également «le switch» pour l'occasion.
Le logo avec bâton fut ensuite retiré à partir de la saison 2007-08. Un peu trop «Sharks» je crois.
Les Kings de l'ère Gretzky expérimentent avec l'argent et le chrome au début des années 90. À un tel point qu'en 1991-92, leur lettrage devint pratiquement illisible sur le chandail blanc.
Remarquez la minime différence entre la version de 90-91 et celle de 91-92. Entre le lettrage argent et le contour noir du «Gretzky», il y a un subtile (et inutile) espace blanc qui vient toute fucker la patente. Celle de 90-91 demeurait lisible par l'absence de ce «gap» blanc, malgré que c'était quand même difficile à lire, surtout, j'imagine, depuis les estrades.
Voyez ici durant un match comment c'était difficile à discerner:
Ils ont finalement renoncé à cet abus de chrome en 1992-93, avec le nom du joueur totalement noir ainsi que le numéro au dos qui passa au noir avec un contour gris, soit une inversion de la version précédente. Juste à temps pour le parcours en finale en 1993.
Et pour finir, avouez que Mario a l'air pas mal plus menaçant sur la photo de droite. Exit le casque jaune et le collet jaune, les numéros descendent des épaules aux manches et on a un chandail pas mal plus emblématique.
Avez-vous d'autres exemples qui vous viennent en tête? Laissez-le moi savoir dans les commentaires ou sur Facebook.
Les Coyotes de Phoenix/Arizona ne sont plus! Alléluia!
Ne vous laissez pas influencer par ces tristes 28 fans ou autres Auston Matthews que l'on voit pleurer leur vie sur le fait que l'équipe de leur enfance qui leur a donné envie de jouer au hockey n'existe plus et snif snif snif que c'est triste, etc... etc... etc...
Non. Les Coyotes sont enfin morts et y'était temps. Oui c'est un peu triste pour la base de fans trahis par un proprio de merde, mais il y avait aussi plein de fans tristes à Québec ou à Hartford et oui MÊME À CLEVELAND! Combien de fans n'ont plus de hockey à Québec et ne s'en sont pas remis? C'est triste pour les fans parce que oui c'est triste de perdre du hockey, le meilleur sport au monde, donc c'est normal de trouver des fans tristes. Et c'est pas comme si les Coyotes n'avaient pas eu 478 autres chances de survivre par le passé. Les résidents payeurs de taxes et les élus ont jamais voulu rien savoir. Alors fuck it. RIP Coyotes, c'est fini et c'est tant mieux et c'est pas trop tôt.
En fait, si les Coyotes ont semblé avoir 9 vies, c'était aussi le cas pour l'autre incarnation du hockey professionnel à Phoenix, les Roadrunners. Oui Roadrunner, comme Will E. Coyote et son éternel ennemi à plumes des Looney Tunes...
Ils n'ont jamais existé aussi longtemps que les Coyotes, mais les Roadrunners de Phoenix ont aussi existé pendant plusieurs décennies, mais sous plusieurs incarnations dans plusieurs ligues, que je vais décortiquer ici pour vous en détails interminables...
WHL (1967-1974)
Le premier club sous ce nom débuta en 1967-68 dans l'ancienne Western Hockey League, qui était à l'époque l'équivalent de le la ligue américaine dans l'ouest nord-américain. Avant de s'installer à Phoenix, la franchise opérait auparavant sous le nom des Comets de Spokane (1958 à 1963), les Invaders de Denver (1963-64) et les Maple Leafs de Victoria (1964 à 1967).
Le club joua ses matchs dans un aréna du nom de l'Arizona Veterans Memorial Coliseum, le même édifice que les Suns de Phoenix occupèrent dans la NBA jusqu'en 1992, et qui abritera plusieurs autres Roadrunners plus tard...
Les premiers Roadrunners ont joué de 1967-68 à 1973-74 dans la WHL, soit jusqu'à la fin de cette ligue suite au développement de la LNH dans l'ouest et l'arrivée de l'AMH lors des années précédentes. Il ne restait alors que six équipes en place dans la WHL et ce sont les Roadrunners qui furent champions de la Coupe Lester Patrick lors de ses deux dernières campagnes.
Parmi les Roadrunners de renom dans la WHL, on retrouve le trifluvien
André Hinse, qui termina au premier rang des pointeurs de leur histoire
avec 313 points en 277 matchs, ainsi que quelques futurs joueurs de la
LNH comme René Robert (qui y joua seulement 7 matchs), l'ancien du CH
André Pronovost, Walt McKechnie et Gary «Cobra» Simmons.
J'ai trouvé ce fascinant vidéo d'époque où l'on peut voir l'équipe en action pendant ces années WHL. C'est la première fois que je vois autant de matériel vidéo de qualité de cette ancienne ligue disparue. C'est même très rare. On y voit les débuts de la franchise et plus loin les séries de 1972-73.
Après la fin de la WHL en 1974, l'équipe était assez bien implantée à Phoenix et décida de continuer l'aventure en migrant dans l'Association mondiale de Hockey (AMH) pour la saison 1974-75. J'avais initialement lu quelque part que l'équipe était demeurée presque intacte pour son passage dans l'autre ligue mais il n'y a en fait que 6 joueurs qui sont demeurés en poste à Phoenix, le reste étant de nouveaux arrivants. L'équipe avait toutefois le même coach, Alex «Sandy» Hucul, un ancien joueur des Roadrunners qui avait fait le saut derrière le banc en 1972-73.
AMH (1974-1977)
Les Roadrunners étaient généralement bons dans l'AMH, du moins pour ses deux premières saisons, étant menés par Dennis Sobchuk et surtout un jeune Robbie Ftorek qui connut deux saisons de 113 et 117 points respectivement. La franchise connut toutefois des déboires financiers et décida de ne pas renouveler le contrat du populaire coach Hucul après la saison 1975-76.
Ici, je pourrais faire une joke plate comme par exemple «Il a dû tomber su'l'hucul en apprenant la nouvelle» ou quelque chose du genre. Mais c'est pas vraiment mon style.
En plus la page wikipedia de Hucul m'a appris qu'il a longtemps été aux prises d'un cancer du rectum. Ce sont des choses qui ne s'inventent pas et je ne peux juste pas rien dire de plus. Rien.
De plus, on prononce son nom «Huckle» donc c'est même pas drôle.
Hucul fut donc remplacé par l'ancien gardien Al Rollins, ce qui s'avéra une mauvaise décision alors que ce dernier était détesté par les fans des Roadrunners, car il était autrefois le coach de leurs rivaux dans la WHL, les Golden Eagles de Salt Lake City. La saison 1976-77 des Roadrunners fut difficile alors qu'ils terminèrent derniers de leur association et durent vendre plusieurs joueurs pour survivre, dont Ftorek. La franchise fut finalement dissoute après la saison,
Une autre pause vidéo? En fait ici c'est la suite de l'autre de tout à l'heure et on les voit remporter la coupe Lester Patrick dans la WHL. Ensuite on les voit dans l'AMH dans un match contre les Nordiques et comme il s'agissait de la saison 1974-75, on voit les Nordiques dans le fameux chandail avec la Fleur de lys «Québec» dont j'ai parlé l'autre jour. Toute est dans toute man.
CHL (1977)
Après la fin des Roadrunners dans l'AMH, ce ne fut toutefois pas la fin du nom et du logo des Roadrunners puisque l'équipe naquit de ses cendres immédiatement dans une autre ligue, la Central Hockey League, dès la saison 1977-78. La CHL était une ligue sponsorisée par la LNH et chaque club en faisant partie était affilié à un club de la LNH.
Dans le cas des Roadrunners, il s'agissait d'une double association avec les Rockies du Colorado et les Barons de Cleveland. Comme il s'agissait exclusivement d'une ligue de développement, cette fois-ci, aucun Roadrunner ne suivit l'équipe de l'AMH à la CHL. Mais l'équipe ramena toutefois le populaire Sandy Hucul comme entraîneur-chef.
Cependant, j'ignore où tout a foiré, mais après seulement 27 matchs et une horrible fiche de 4-20-3, la franchise quitta abruptement la CHL en décembre 1977 et abandonna ainsi les prospects des Barons et Rockies. J'ai lu que l'équipe avait de la difficulté à aligner assez de joueurs à chaque match. J'imagine aussi que les difficultés financières des Barons et Rockies au même moment ne devaient pas aider beaucoup.
Les Rockies avaient un club-école secondaire de disponible dans la IHL mais les Barons, aux prises avec déjà beaucoup de problèmes, n'avaient même pas de club en backup et leurs prospects se retrouvèrent prêtés à travers les autres ligues mineures. C'était le cas du défenseur John Baby dont j'ai parlé l'autre jour.
PHL (1977-1979) Oui, ils ont repris les mêmes programmes et simplement masqué le CHL dessus...
Quoiqu'il en soit, les Roadrunners firent faux bond à la CHL et migrèrent encore plus profond, soit dans la Pacific Hockey League pour terminer cette saison 1977-78. La «PHL» est une ligue tellement obscure que je n'avais jamais encore eu la chance d'en parler dans ma carrière de blogueur, si ce n'est que très brièvement. Et j'ai parlé de beaucoup de ligues profondes... Disons que j'ai peur pour la suite.
L'origine de la PHL est en fait liée à l'AMH alors que l'idée de sa création aurait eu lieu lors du match des étoiles de l'AMH à l'hiver 1977. Voyant que sa ligue rebelle allait éventuellement fusionner avec la LNH ou carrément disparaitre, le fondateur de l'AMH Dennis Murphy aurait lancé l'idée à d'anciens propriétaires d'équipes de l'AMH de créer une nouvelle ligue mineure dans l'ouest, pour palier à l'absence d'équipes depuis le départ de quelques unes de l'AMH et la fin de la WHL. Plusieurs anciennes équipes défuntes de l'AMH allaient ainsi pouvoir revivre dans la PHL.
Les choses déboulèrent rapidement par la suite et la Pacific Hockey League débuta dès cette saison 1977-78 avec seulement 3 équipes. Je n'ai toujours pas compris pourquoi ils n'en firent pas partie à la base mais bref, les Roadrunners quittèrent la CHL pour la PHL à la mi-saison et vinrent arrondir la ligue à 4 équipes. Ils se rendirent en finale, s'inclinant contre les Shamrocks de San Francisco.
La PHL était toutefois un autre de ces plans foireux digne de l'instabilité du hockey dans les années 70 et la ligue ne put terminer sa deuxième année en 1978-79. Après la fin de la saison régulière, qui vit deux de ses six équipes plier bagage mi-saison, la PHL annula ses séries et ferma boutique. Les Roadrunners, alors en première place au classement, furent sacrés champions par défaut.
Outre Sandy Hucul, les Roadrunners version PHL avaient plusieurs anciens membres du temps de la WHA et même WHL dans leurs rangs, comme le québécois Michel Cormier et l'ancien des Red Wings Howie Young qui appréciaient probablement cette fin de carrière professionnelle au soleil... Il y avait également Jeff Carlson, un des frères Hanson tout frais de son succès dans le film Slap Shot l'année précédente, qui joua l'entièreté de l'existence du club dans cette fameuse PHL.
Donc après 12 saisons d'existence sans interruption (mais dans quatre ligues), les Roadrunners disparurent du radar du hockey professionnel. Ce n'est qu'en 1989-90 qu'ils refirent surface, toujours avec le même logo, mais cette fois dans la célèbre International Hockey League, alors une ligue en plein essor (surtout après la fin des autres ligues discutées précédemment) qui visait l'implantation d'équipes dans de gros marchés.
IHL 1989-1997
Sans remporter de championnat, les Roadrunners eurent tout de même de bonnes années dans la IHL. Affiliés aux Kings de Los Angeles, ils virent passer plusieurs prospects des Kings dans les années 90 comme Yanic Perreault, Robert Lang, Chris Kontos, Vitali Yachmenev, Sean O'Donnel, Byron Dafoe et Jamie Storr. Ils eurent également comme entraineurs Ralph Backstrom et Gary Unger.
Wayne Gretzky a même porté le chandail des Roadrunners lors d'un match d'exhibition à Phoenix entre le grand club et le club-école. Était-ce la première tentation de la merveille envers Phoenix?
Cependant, vous vous en doutez bien, la franchise ne put durer longtemps avec l'arrivée éventuelle d'une équipe de la LNH en 1996 lorsque les Jets de Winnipeg déménagèrent en Arizona. Avant la première saison des Coyotes en 1996-97, le propriétaire Lyle Abraham loua les Roadrunners à un consortium amérindien qui continua d'opérer la franchise malgré la présence des Coyotes dans le portrait. Oui, pendant une seule saison, on vit le Coyote et le Roadrunner en même temps à Phoenix. Les Coyotes jouaient cependant dans un tout nouvel aréna, le America West Arena, tandis que les Roadrunners jouaient toujours dans le vieux Veterans Coliseum de leurs ancêtres.
Le America West Arena n'était toutefois pas configuré pour le hockey des ligues majeures, ce qui poussa éventuellement les Coyotes à déménager à Glendale, et enclencher le fiasco que l'on connait...
Mais revenons en 1997 où le Coyote, pour la première fois, l'emporta sur le Roadrunner. Ayant subi de lourdes pertes financières et des baisses d'assistances, la franchise des Roadrunners fut retournée à Lyle Abraham et fut dissoute après la saison, sans déménagement dans une autre ville.
Faisons ici une autre pause vidéo et regardons un match de la IHL entre les Roadrunners et les Aeros de Houston. Vous allez revoir plusieurs visages familiers, surtout dans les buts...
Donc on pourrait croire que l'arrivée des Coyotes dans le portrait viendrait sonner le glas à jamais pour les Roadrunners, surtout à Phoenix, mais ce ne fut pas vraiment le cas.
Et premièrement il faut faire un détour compliqué pour parler des Roadrunners... de Toronto.
Roadrunners de Toronto (AHL) 2003-2004
L'ancien propriétaire des Roadrunners de l'IHL, l'albertain Lyle Abraham, décida quelques années plus tard de retenter sa chance dans le hockey professionnel, cette fois dans la AHL, mais dans un tout nouveau marché plus sécuritaire. Il tenta alors de déménager la franchise dormante des Panthers de Louisville au Ricoh Coliseum de Toronto, un aréna qu'il prévoyait de faire passer de 5000 à 9000 places par un ambitieux projet d'agrandissement.
Cependant, les Maple Leafs ne voulaient pas de compétition directe dans leur marché (à moins d'en être bénéficiaires) et firent pression auprès des Bulldogs d'Hamilton pour faire avorter le plan d'Abraham. Les Bulldogs, détenant des droits territoriaux dans la AHL, appliquèrent donc leur véto. Abraham ne fut toutefois pas abattu et décida de simplement se porter acquéreur des Bulldogs, pour ensuite les déménager sans encombres à Toronto pour la saison 2003-2004. Les Bulldogs étaient alors le club-école des Oilers et comme Abraham était aussi originaire d'Edmonton, j'imagine qu'il put utiliser ses contacts pour bien faire passer la transaction.
Mais là, vous vous souvenez sûrement des Bulldogs d'Hamilton, le club-école du Canadien durant les années 2000? Comment le club qui aurait déménagé à Toronto aurait pu être ce même club qui a hébergé Carey Price, Jaroslav Halak, P.K. Subban et tant d'autres? Et bien au même moment de l'annonce du déménagement des Bulldogs à Toronto, les Citadelles de Québec déménagèrent à Hamilton et reprirent immédiatement l'identité des Bulldogs... J'ai tu dis que c'était compliqué?
C'est pour ça que pendant une saison, soit en 2002-03, les Bulldogs furent partagés entre le CH et les Oilers d'Edmonton, les rénovations au Ricoh Coliseum n'étant pas encore prêtes avant la saison 2003-04.
Bref, Abraham retrouva une franchise de hockey professionnelle et la nomma à nouveau sous le nom des Roadrunners, avec une fois de plus le vieux logo dont l'origine remonte aux années 60. Cependant, ce fut très éphémère à Toronto. Des assistances sous les attentes et des problèmes avec les autorités locales suite aux rénovations forcèrent Abraham à regarder ailleurs. De plus, les Oilers désiraient faire jouer leur club-école à Edmonton durant la saison 2004-05, en prévision du lock-out qui allait faire annuler toute la saison.
Road Runners d'Edmonton (AHL) 2004-2005
On vit donc apparaître une autre incarnation du Roadrunner, cette fois à Edmonton pour combler l'absence de la LNH, et pour une rare fois avec un logo différent (et horrible). En fait cette fois-ci, l'équipe s'appelait Road Runners en deux mots. Pourquoi en deux mots? Je sais pas.
Cependant, il était écrit dans le ciel que ce déménagement était temporaire et qu'une fois le lock-out terminé, les Roadrunners auraient à quitter Edmonton. On tenta alors de déménager la franchise à Saskatoon, dans un rarissime cas d'échange de franchise ET de ligue où on aurait également fait déménager les Blades de Saskatoon de la WHL (junior) à Edmonton... Je n'ai jamais entendu parler d'une chose du genre auparavant, tellement que je doute de la véracité de la chose, mais pour l'instant je la laisse.
Ouff.... je suis épuisé.
De toute manière, la «transaction» échoua et la franchise AHL des Roadrunners fut mis en suspens. Ce n'est qu'en 2010 qu'elle fut réactivée, lorsque naquit la franchise des Barons d'Oklahoma City, mais cette fois-ci, on s'en doute par le nom, Abraham n'était plus dans le portrait.
ECHL 2005-2009
En fait, ce dernier avait précédemment vendu le nom et le logo des Roadrunners aux proprios des Suns de Phoenix, qui ramenèrent l'oiseau au bercail une fois de plus, cette fois-ci dans la ECHL pour la saison 2005-06. Pour l'occasion, le logo fut quelque peu mis à jour mais garda la même position que l'original.
Donc, après la WHL (1967-74), l'AMH (1974-77), la CHL (1977-78), la PHL (1977-79) et la IHL (1989-97), les Roadrunners de Phoenix firent un retour sous une 6e incarnation dans une 6e ligue, la ECHL.
Les Roadrunners version ECHL avaient comme président l'ancien des Coyotes Claude Lemieux, mais ce dernier démissionna après une seule saison. Le club joua ses matchs dans l'ancien premier aréna des Coyotes, le America West Arena, mais cette fois-ci reconfiguré avec moins de siège. L'équipe fut plus qu'ordinaire et la franchise fut dissoute après la saison 2008-09, soit seulement 4 saisons dans la cave du classement de la ECHL.
Autre pause vidéo, mais cette fois-ci sans saveur alors que regarder de la ECHL de la fin des années 2000 est pas mal plus plate que des vieux vidéos granuleux des années 60 et 70...
Il n'y a pas vraiment grand chose d'autre à dire sur ces derniers Roadrunners version ECHL, si ce n'est qu'ils ont retiré trois numéros en honneur des anciennes gloires «roadrunniennes» du passé, soit le #8 de Robbie Ftorek, le #3 de Adam Keller, un ancien joueur et DG ainsi que le #4 de Sandy Hucul.
Le seul joueur notable des Roadrunners ECHL à s'être rendu dans la LNH par la suite fut Daniel Winnik. Sinon, l'équipe employait une mascotte du nom de Rocky Roadrunner, qui datait des débuts des premiers Roadrunners en 1967, soit la mascotte la plus vieille de tous les clubs professionnels de l'histoire de l'Arizona.
Roadrunners de Tucson (AHL) 2016 -
Depuis, et bien il n'y ait jamais eu d'autres clubs du nom des Roadrunners de Phoenix. Mais la tradition continue tout de même en Arizona puisque les Coyotes ont acheté en 2016 la franchise des Falcons de Springfield de la AHL pour la déménager à Tucson en Arizona sous le nom des Roadrunners. Cette fois-ci c'est l'ancien oiseau du logo d'origine qui revint en action, dans un nouveau chandail rappelant celui du grand club.
Ces Roadrunners évoluent donc à Tucson (à environ 1h30 de Phoenix) depuis la saison 2016-17 mais il serait possible qu'ils viennent éventuellement reprendre la place des Coyotes au Mullett Arena de l'Université Arizona, ce qui serait assez ironique...
Donc il serait possible d'éventuellement revoir les Roadrunners à Phoenix sous une 7e incarnation et une 7e ligue si cela se produit. Je crois honnêtement que ce serait formidable. Cela confirmerait que Phoenix est définitivement une ville des ligues mineures pour le hockey.
Il n'y a rien de mal à ça. Faut accepter ses limites dans la vie. Il y a eu plein de villes géniales et emblématiques des ligues mineures à travers l'histoire. Je pense entre autres à Hershey et ses Bears, Springfield au Massachusetts, Providence, Cleveland, New Haven, Tulsa, Fort Wayne, Kalamazoo, Syracuse, Rochester, etc. Il n'y aurait rien de honteux à inclure Phoenix et les Roadrunners dans la liste.
Bref. c'est à suivre... qui sait si ce ne sera pas plutôt le Coyote qui reviendra d'ici 5 ans...
Voici en complément d'autres photos des Roadrunners à travers les âges, que j'ai piqué sur différents sites et pages Facebook:
Sandy Hucul dans un des premiers chandails des Roadrunners sans le logo.
Le gardien Marv Edwards dans l'uniforme circa 1971. Edwards jouera ensuite deux saisons comme backup avec les Seals de Californie.
Une bonne clope pour Gary Simmons après la victoire de la coupe Patrick en 1973
Originaire de Trois-Rivières, Michel Cormier a joué avec les Roadrunners dans la WHL, AMH et PHL.
Qui dit club-école des Kings dans les années 90 veut inévitablement dire «Bob Jay»
De leurs débuts dans l'AMH en 1972-73 jusqu'à leur entrée dans la LNH en 1979-80, les Nordiques de Québec ont changé leur chandail, subtilement ou drastiquement, à pratiquement chaque saison.
La première version de 1972-73 était rouge et bleu poudre. Le chandail devint bleu royal la saison suivante avec de légères modifications dans les bandes. Le chandail traditionnel avec les fleurs de lys fit finalement son apparition en 1975-76 avec la différence notable étant le pantalon rouge ainsi que le logo blanc sur le chandail à l'étranger.
J'imagine qu'à travers tout ça on voulait évidemment se différencier de la palette du Canadien en misant davantage sur le bleu que le rouge. Le pantalon rouge disparut d'ailleurs la saison suivante et le chandail demeura identique pour le restant de l'histoire de la franchise dans l'AMH.
Le logo blanc devint finalement rouge sur le chandail à l'étranger lors de la deuxième saison de l'équipe dans la LNH en 1980-81 et le chandail ne changea pratiquement plus à partir de ce point. Le seul changement notable étant le logo qui fut grossi à partir de la saison 1991-92, en plus de l'ajout d'un léger contour rouge au lettrage. Voir avant et après.
Cependant, vous avez peut-être remarqué que j'ai omis de parler du chandail porté lors de la saison 1974-75. Ce chandail était en fait identique à celui de 1973-74 mais avec une nouveauté importante, soit l'ajout d'une fleur de lys sur chaque épaule.
Chandail 1974-75
J'ai toujours cru que cette fameuse fleur de lys était semblable à toutes les autres fleurs de lys. Mais l'autre jour, je suis tombé sur ces deux photos en gros plan du glorieux Jean-Claude Tremblay:
Ce «Québec» incrusté adroitement dans le design de la fleur de lys était un détail que je n'avais jamais remarqué sur ce chandail, ni même aucun chandail des Nordiques. Peut-être que je n'y avais jamais porté vraiment attention, et étant trop jeune pour les avoir vu jouer à l'époque, ce n'est pas quelque chose que je pourrais vraiment me rappeler.
Cependant, la documentation sur ces Nordiques de l'AMH étant peu abondante, il n'existe pas beaucoup d'autres photos d'époque où l'on peut bien voir ce logo. Je suis quand même devenu un bon recherchiste de photos de hockey et dans ce cas-ci, mes recherches étaient très frustrantes et surtout inconsistantes.
Comme par exemple sur ces cartes de hockey de Serge Bernier. On est trop éloigné pour bien y voir les fleur de lys donc c'est peu concluant. Euh... en fait je dirais plus «La» fleur de lys puisqu'elle semble totalement absente de l'épaule droite du joueur.
Tandis qu'on peut bien voir sur la prochaine carte qu'elle était bien présente sur les deux épaules normalement...
Mais le gros point d'interrogation de l'histoire réside dans le fait qu'il semble y avoir deux versions du «Québec». Ici on a deux photos de chandails authentiques provenant des sites Classic Auctions et Gameworn qui sont les deux meilleurs artéfacts que j'ai réussi à trouver.
On y voit que le «Québec» et la fleur de lys sont conceptualisés
différemment d'un chandail à l'autre, alors que la version à l'étranger a
un QUÉBEC plus gras qui remplace la barre horizontale de la fleur de
lys. Sur l'autre version à domicile, le Québec est plutôt inscrit dans
la barre horizontale, et ce de manière très peu lisible, surtout comparé à
l'autre version.
Je n'ai pas réussi à trouver davantage de bonnes photos d'époque ou d'autres chandails authentiques pour m'aider à bien comprendre le fond de l'histoire. La plupart des photos étant trop éloignées ou de mauvaise qualité. Il y a même des sites trompeurs de vente de chandails rétro qui faussent la donne avec de mauvaises versions.
Mais la constante demeure que plusieurs chandails d'époque ont ces mêmes détails et différences.
Je suis donc logiquement porté à croire que le logo variait simplement du chandail à domicile de celui à l'étranger. Pour avoir travaillé dans le domaine de l'identification vestimentaire et sportive, il est très probable que la belle patch «Québec» bleue provenait d'un autre fournisseur qui n'avait que la version bleue de disponible. Comme le bleu ne serait pas tellement visible sur les épaules rouges du chandail à domicile, ils ont simplement décidé de prendre une fleur de lys vierge et d'y inscire le Québec avec une étampe bleue cheap. Probablement même une simple étampe de bureau volée au comptable de l'équipe...
Mais en me relisant ici, je reconstate que photos de J.C Tremblay viennent vraiment changer la donne puisqu'il porte un chandail à l'étranger ET à domicile et que dans les deux cas, le «Québec» est identique, soit la version cool. Peut-être qu'ils ont juste manqué de patchs durant la saison... C'était quand même en 1974 dans l'AMH...
Lors de la saison suivante, le chandail traditionnel a commencé à prendre forme avec désormais 8 fleur de lys sur l'ensemble du chandail (3 en avant, 3 en arrière et 2 aux épaules) et on a probablement décidé d'abandonner ce détail encombrant, ce qui laisse cette version 1974-75 comme une anomalie temporaire du passé (mais très cool).
Si jamais quelqu'un a plus de détails ou d'informations sur cette histoire, ou encore mieux si vous avez vous-même un chandail qui contredirait ma théorie, laissez-moi savoir dans les commentaires.
Et encore encore mieux, si vous êtes celui qui est allé voler l'étampe au comptable. Vous êtes un héros national et je veux vous interviewer...
Ça nous rajeunit pas mais déjà 24 heures nous séparent du moment où cette équipe chère à nos cœurs est officiellement devenue une équipe du passé. On ne le savait pas encore jadis, mais la société a vraiment vécu un changement profond depuis la disparition de cette franchise, tellement qu'on peut parler d'un avant Coyotes et d'un après Coyotes.
Alors aujourd'hui, replongeons-nous dans le passé. Comme on se souvient avec bonheur d'anciens joueurs qui ont porté le fleurdelysée ou le vert et bleu hartfordien, souvenons-nous maintenant de ces vaillants joueurs qui ont un jour porté gracieusement le chandail... euh... bourgogne-brun-kaki-beige-mauve de l'équipe arizonienne.
D'abord, il est encore plus difficile de nous en rappeler tellement ça fait des lustres, mais les Coyotes étaient auparavant une autre équipe du nom des Jets de Winnipeg.
Non, pas nos Jets de Winnipeg actuels qui eux étaient aussi une fois auparavant jadis les anciens Thrashers d'Atlanta. Je parles plutôt des premiers Jets de Winnipeg, ceux qui furent initialement créés en 1972 dans la ligue ancestrale de l'AMH.
Même que ces deuxièmes Jets ont bien failli ramener les Coyotes à Winnipeg en 2010 avant de voir la ville de Glendale garder les Coyotes et se rabattre ensuite sur Atlanta comme plan B.
Proposition de logo rejetée
Mais je ne vais pas vous énumérer l'ensemble de l'histoire de la franchise. Je l'ai fait en détails il y a quelques mois.
Comme je l'ai fait aussi avec mon texte «Vintage Thrashers», voici plutôt quelques Coyotes oubliés:
Mike Gartner
Le prolifique Mike Gartner, auteur de 708 buts dans la LNH, a terminé sa carrière en Arizona où il joua deux saisons. Il marqua en fait le premier but de l'équipe, et par le fait même premier tour du chapeau, lors du deuxième match de l'histoire de l'équipe le 7 octobre 1996. Les Coyotes avaient précédemment perdu leur premier match 1-0 contre les autres défunts Whalers de Hartford. Gartner s'était joint aux Coyotes comme joueur autonome, peu après l'annonce du déménagement de Winnipeg.
Il marqua 32 buts en 1996-97, ce qui était alors un record avec une 17e saison de 30 buts en carrière. Ce record fut plus tard battu par Alex Ovechkin.
Parris Duffus
Allons dans l'obscur maintenant.
Un des illustres coéquipiers de Gartner lors de cette première saison des Coyotes, le gardien Parris Duffus joua son seul match en carrière dans la LNH avec les Coyotes le 27 février 1997, allouant 1 but en relève à Nikolai Khabibulin lors d'une défaite de 6-2 contre Vancouver.
Garth Murray
Tant qu'à se remémorer d'anciens Coyotes, autant faire une pierre deux coups et se rappeler également d'un ancien du CH. Garth Murray fut obtenu des Rangers par le Canadien en 2005 en retour du décevant Marcel Hossa. Il devint une sorte de joueur culte à Montréal par son jeu acharné mais le club le plaça au ballotage en 2007. Il s'amena à Phoenix en 2008-09 comme agent libre et y joua 10 matchs sans récolter de points. Ce furent ses derniers matchs dans la LNH.
Fun fact, le frère de Marcel Hossa, Marian, termina lui aussi sa carrière avec les Coyotes. Du moins, son contrat se termina avec les Coyotes...
Autre fun fact, Marcel s'est aussi ramassé en Arizona en fin de saison 2007-08. En 14 matchs avec le club, il n'amassa aucun point. Il est donc à égalité avec son frère à ce niveau chez les Coyotes.
Oleg Tverdovsky
Meilleur défenseur offensif des débuts du club en Arizona, Oleg Tverdovsky obtint 10 buts et 55 points en 1996-97, soit le 4e rang parmi les défenseurs de la LNH. Il participa également au match des étoiles. Son parcours à Phoenix commença à dérailler après cette excellente saison. En dispute contractuelle durant l'été, il fit la grève au début de la saison 1997-98 et joua une dizaine de parties dans la ligue américaine avec les Bulldogs d'Hamilton. Il n'obtint que 19 points en 46 matchs durant cette demie-saison écourtée et seulement 25 points en 82 matchs la saison suivante.
De plus, il eut plusieurs chicanes avec les autres vedettes des Coyotes dont le capitaine Keith Tkachuk et surtout Jeremy Roenick. Les deux joueurs en sont même venus aux coups à trois reprises. Plus tard, Roenick déclara dans sa biographie que Tverdovsky fut son pire coéquipier en carrière, lui reprochant son manque d'ardeur aux entraînements et qu'il gaspillait son énorme talent.
Originalement obtenu des Mighty Ducks dans l'échange de Teemu Selanne en 1996, Tverdovsky fut éventuellement retourné aux Ducks en juin 1999 et y connaitra ses meilleures saisons.
Petr Nedved
Un de ces joueurs qu'on a l'impression qu'il a joué pour la moitié des équipes de la ligue, Petr Nedved aboutit en Arizona comme agent libre en 2005-06. Il ne marqua toutefois que 2 buts en 25 matchs avant d'être échangé aux Flyers, sa 7e équipe en carrière.
Pause vidéo:
Tony Amonte
Après 9 saisons passées avec les Blackhawks, Tony Amonte signa avec les Coyotes pour la saison 2002-03. Cependant, cela n'a pas semblé être un bon fit pour personne. Les Coyotes n'allaient nulle part et firent une vente de feu en fin de saison, se débarrassant entre autres de Daniel Brière, Claude Lemieux et de Amonte qui n'avait que 13 buts et 36 points en 59 matchs. Il fut alors échangé aux Flyers pour terminer la saison.
Oleg Kvasha
Mieux connu pour avoir fait partie de l'échange malfamé envoyant Roberto Luongo et Olli Jokinen des Islanders aux Panthers, l'ailier Oleg Kvasha joua quelques saisons avec les Islanders, connaissant son meilleur résultat en 2003-04 avec 51 points. Il fut toutefois échangé aux Coyotes en fin de saison 2005-06 en retour de considérations futures.
Ces considérations futures devinrent un choix de 3e ronde en 2006 pour les Islanders. Ce choix passa ensuite des Islanders aux Bruins en retour deux choix supplémentaires de rondes subséquentes au même repêchage. Mais avec ce choix de troisième ronde, les Bruins sélectionnèrent Brad Marchand. Avec leurs deux choix de 4e et 5e ronde, les Islanders choisirent James DeLory et Shane Sims...
Kvasha termina la saison en force avec les Coyotes avec 11 points en 15 matchs. Mais il quitta plutôt la LNH la saison suivante, jouant les 9 saisons suivantes de sa carrière dans la KHL.
Greg Adams
Un de mes joueurs cultes durant ses années précédentes à Vancouver, Greg Adams joua deux saisons avec les Coyotes à la fin des années 90, amassant chaque fois 19 buts et une quarantaine de points. Il était en fait un des seuls joueurs de la LNH à avoir auparavant joué à l'Université Northern Arizona, le seul autre étant l'éternel Bob Beers. Jouer à Phoenix était donc en quelque sorte un genre de retour à la maison pour Adams. Il joua ensuite une dernière saison avec les Panthers en 2000-01 avant de prendre sa retraite.
Benoit Hogue
Après avoir remporté la coupe Stanley avec les Stars de Dallas en 1999, Benoit Hogue dut toutefois attendre au mois de février 2000 avant de se retrouver un nouveau poste dans la LNH lorsque les Coyotes le signèrent pour terminer la saison. Il obtint 13 points en 27 matchs en Arizona et 3 points en 5 matchs en séries. Les Stars le signèrent ensuite de nouveau en 2000-01, son troisième séjour à Dallas.
Kelly Buchberger
Joueur de longue date des Oilers, Kelly Buchberger et son vieux casque Cooper se sont amenés en Arizona pour la saison 2002-03 après quelques saisons passées avec les Kings et les Thrashers. Il obtint 12 points en 79 matchs. Il joua ensuite une dernière saison avec les Penguins avant de prendre sa retraite.
Jiri Sekac
C'est avec les Coyotes que l'expérience Jiri Sekac se termina dans la LNH. Après une première saison partagée entre Montréal et Anaheim en 2014-15, Sekac débuta de nouveau avec les Ducks en 2015-16 mais passa d'abord aux Blackhawks pour 6 matchs et ensuite finalement aux Coyotes pour 11 matchs où il amassa 2 passes.
Une autre pause vidéo pour finir:
C'était donc «Vintage Coyotes».
Ce n'est pas tous les jours qu'on a une nouvelle équipe défunte mais sachez qu'ici à LVEUP on est à l'affut.
On a hâte de voir la suite des choses en Utah... et possiblement la suite des choses en Arizona dans cinq ans? Hein?