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samedi 31 mai 2025

La remise de la Coupe en 1966


1966. Il y a toujours seulement six équipes. Les deux éternels mauvais de l’époque, New York et Boston, sont évidemment exclus des séries. Étonnamment, parmi les équipes qui participent ″au détail″ (comme on disait parfois à ce moment), le premier ne fait pas face au quatrième, mais au troisième, pendant que deuxième affronte le quatrième.

Montréal remporte la palme et balaie ensuite le troisième, Toronto. Dans l’autre série par contre, Détroit, quatrième, cause la surprise et élimine Chicago. On se retrouve donc avec une finale 1 (Montréal) contre 4 (Détroit).

Détroit démarre en lion en remportant les deux premiers matchs, au Forum, mais les Canadiens se mettent ensuite en marche, remportant les trois matchs suivants, incluant une victoire facile de 5-1 au match 5.

Le match 6 a lieu à l’Olympia de Détroit, où Montréal peut mettre fin aux hostilités. Le match est serré et se rend en prolongation.

Après deux minutes, Dave Balon est dans le coin et lance vers le devant du but. La rondelle atteint alors celui que Balon décrit comme le ″défenseur chauve″. (Gary Bergman. Considérant qu’il n’y a que six équipes, qu’on nous a souvent dit que les joueurs se connaissaient tous à cette époque, j’ai trouvé cocasse que c’est ainsi que Balon a désigné Bergman.) Le disque frappe ensuite le genou d’Henri Richard pour ensuite aboutir dans le but.

Le gardien des Wings, Roger Crozier, proteste, arguant que Richard a compté avec sa main. L’arbitre Frank Udvari n’a pas voulu l’entendre, alors qu’au même moment, dans un début de chaos, des spectateurs qui apparemment venaient de Windsor, sautaient sur la patinoire.

À ce moment, le Trophée Conn Smythe (qui n’existait que depuis un an) est décerné suite à un vote des six gouverneurs. Par contre, ceux-ci ne parviennent pas à se rejoindre dans l’aréna. (Il n'y a évidemment aucun cellulaire.)  Lorsqu’ils y arrivent finalement, ils ne s’entendent pas au sujet  du vainqueur. Lassés d’attendre que le président Clarence Campbell se présente, Jean Béliveau et Jean-Claude Tremblay saisissent la Coupe et la transportent dans le vestiaire.

Sur place, il n’y a qu’une seule bouteille de champagne, alors qu’il y aurait eu une question de superstition en lien avec le fait d’acheter du champagne à l’avance pour un match sur la route. Toe Blake taquine plutôt Lucien Desrochers, publiciste, en affirmant que c’était son travail.

Terry Harper est le premier à se servir et il en laisse bien peu à ses coéquipiers. Gump Worsley, qui a eu de très bonnes séries, en eut un peu, mais bientôt, il n’en reste plus pour le capitaine Jean Béliveau, celui qui avait compté le but décisif, Henri Richard, et les autres.

Clarence Campbell finit par se présenter sur la patinoire alors que la plupart des spectateurs ont déjà quitté. On s’attendait à ce que Béliveau, Worsley ou Jean-Claude Tremblay soit nommé récipiendaire du Conn Smythe. On opte plutôt pour Roger Crozier, qui avait joué un rôle certain dans le parcours surprenant des Wings, mais dont le choix est tout de même étonnant. Le gardien sort donc du vestiaire en nouant sa cravate et en attachant ses boutons de manchettes pour recevoir son trophée. Si la défaite de son équipe lui a fait passer un boni de 2000$ sous le nez, son Conn Smythe lui a tout de même valu 1000$ et une Ford Mustang. Tremblay, souvent sous-estimé au cours de sa carrière, fut déçu que sa très bonne performance passe encore sous le radar.

D’un point de vue télévisuel, disons qu’on a déjà fait mieux…  Les téléspectateurs devaient se demander ce qui se passait.

Sources :

Lalancette, Mikaёl, Jean-Claude Tremblay, Le magicien de la ligne bleue, Les Éditions de l’Homme, 2024, pages 93 à 96,

″Le soir de triomphe de Blake et de ses joueurs″ - Pollock, 6 mai 1966, La Presse, page 27,

″Je suis fier de mon équipe, même dans la défaite″, dit Syd Abel de Marcel Desjardins, 6 mai 1966, La Presse, page 28,

″Campbell n’a pu se rendre au centre de la patinoire″, GC, 6 mai 1966, La Presse, page 28,

″Canadiens Capture Stanley Cup In Overtime, Richard Goal Nips Wings 3-2″ de Pat Curran, May 6, 1966″, Montreal Gazette, page 33,

″MM. les magnats de la LHN (sic), où aviez-vous la tête?″ d’André Trudelle, 7 mai 1966, La Presse, page 18,

″Banquet, Sunday Parade Honor Champs, Toe Blake Seems Serious About Retiring As Coach″ de Pat Curran, May 7, 1966, Montreal Gazette, page 8.


samedi 23 mai 2015

Les Capitaines : Toronto




Pour faire une histoire courte, on peut diviser l'histoire des Maple Leafs en trois périodes:

1. Les années Pré-Maple Leafs où l'équipe changea de ligue, de propriétaire et de noms à maintes reprises.
2. Les années glorieuses de Conn Smythe jusqu'à la dynastie des années 60.
3. Les années post-1967, où jusqu'à maintenant les Leafs sont incapables de demeurer compétitifs et de regagner la Coupe Stanley et où leurs capitaines ont souvent beaucoup de problèmes...

Les débuts de l'équipe furent nébuleux et l'histoire de l'équipe est difficile à retracer jusqu'à ce qu'ils changent de nom pour les Maple Leafs en 1927. Je n'ai pas réussi à trouver tous les capitaines durant les années où l'équipe se nommait les Blueshirts, les Arenas, le Toronto Hockey Club et les St.Patricks. En théorie les Blueshirts ne devraient pas faire partie de leur histoire alors que l'équipe fut dissoute suite à une révolte des autres propriétaires contre celui de Toronto, Eddie Livingstone en 1917. Ils décidèrent de créer une nouvelle ligue sans Livingstone et ses Blueshirts et c'est ainsi que la LNH fut créée. Ne voulant pas délaisser le marché de Toronto, un nouveau club débuta toutefois dans la ville reine pour les débuts de la LNH et les joueurs des Blueshirts se joignirent au nouveau club de Toronto qui ne portait pas de nom officiel durant cette première saison. Les fans et la presse les applelaient toujours les "Blueshirts" ou bien les "Torontos"... C'est pourquoi pour ma part je décide de considérer les Blueshirts de la NHA comme étant partie intégrante de l'histoire compliquée des Maple Leafs.

L'équipe mit toutefois du temps à se mettre en marche et de nombreux problèmes financiers menaçaient la survie de l'équipe qui gagna toutefois 2 coupes Stanley durant cette période. C'est en 1927 que les choses changèrent pour les Leafs alors que Conn Smythe fit l'aquisition de l'équipe et la renomma les Maple Leafs. Depuis ce temps, les Leafs sont une des équipes les plus riches de la ligue (sinon la plus riche) et malgré les années difficiles, les capitaines des Maple Leafs demeurent en poste plus longtemps que la plupart des autres équipes de la ligue.

Voici les capitaines des Leafs... et St.Pats/Arenas/THC/Torontos/Blueshirts



1. Scotty Davidson 1913-14 (Blueshirts)
Le premier capitaine de la franchise que j'ai retracé fut Davidson, un des meilleurs ailiers de son époque. Il s'était joint à l'équipe en 1912 et devint un des meilleurs marqueurs de la ligue. Il mena l'équipe à sa première coupe Stanley en 1914, suite à quoi il s'enrôlât dans l'armée canadienne, devenant le premier joueur de hockey professionnel à s'enrôler. Il mourut en Belgique en 1915 lors de la première guerre mondiale. Il fut introduit au temple de la renommée en 1950.

2. Ken Randall 1917-18
Le premier capitaine de la "nouvelle" franchise de Toronto, Randall les mena d'ailleurs à la conquête de la Coupe lors de cette première saison. Il jouait avec l'équipe depuis 1915 mais avait auparavant joué 2 matchs avec eux en 1912. Il joua avec l'équipe jusqu'en 1923 mais ne fut capitaine que pour cette seule saison. Il joua aussi pour les Wanderers, les Tigers et les Americans.

3. Frank Heffernan 1919-20 (St-Pats)
Heffernan était membre de l'équipe des St. Pats de la ligue sénior lorsque leurs dirigeants firent l'acquisition de la franchise de Toronto. Il fut désigné comme nouveau joeur-entraineur de l'équipe et fut également nommé capitaine. Un choix étrange alors qu'il n'avait jamais joué dans la ligue auparavant. Il n'avait auparavant joué que dans des ligues sénior du Canada et des États-Unis. La saison 1919-20 fut toutefois sa dernière comme joueur et comme entraineur alors qu'il fut remplacé à la mi-saison.

4. Reg Noble 1921-22
Noble a la distinction d'avoir joué pour 3 incarnations différentes de deux franchises. Il joua en effet pour les Blueshirts, Arenas et St.Paticks de Toronto ainsi que pour les Cougars, Falcons et Red Wings de Détroit. Il fut le capitaine des St-Pats durant la conquête de 1922. Il est membre du temple de la renommée depuis 1962 et a aussi la distinction d'avoir été le dernier joueur actif de la saison inaugurale de la LNH et le dernier joueur actif des années 10.

5. John Ross Roach 1924-25
Un des sept gardiens de l'histoire de la ligue a avoir été nommé capitaine, Roach débuta dans la ligue avec les St.Pats en 1921-22, année où il remportèrent la coupe. Il joua avec Toronto jusqu'en 1928 et ensuite avec les Rangers et les Red Wings jusqu'à sa retraite en 1935.

6. Bert Corbeau 1925-1927
Cet ancien du Canadien est le premier joueur à avoir joué pour Montréal et les Maple Leafs. Il joua sa dernière saison en 1926-27, soit la première saison où l'équipe changea de nom pour les Maple Leafs. Il est donc le premier capitaine des Maple Leafs. Ancien texte de Martin ici.

7. Hap Day 1927-1937
Day succéda à Corbeau lorsque Conn Smythe acheta l'équipe. Il devint un des meilleurs défenseurs de la ligue lorsqu'il fut jumelé avec King Clancy en 1931. Il mena l'équipe à la conquête de la coupe en 1932, la première sous le nom des Maple Leafs. Il joua à Toronto jusqu'en 1937 et joua une dernière saison avec les Americans de New York en 1937-38. Il est au deuxième rang pour la longévité comme capitaine des Maple Leafs avec 11 saisons. Il revint à Toronto comme entraineur en 1940 et remporta 5 autres coupes comme entraineur. Il fut nommé au temple de la renommée en 1961.

8. Charlie Conacher 1937-1938
Conacher se joignit aux Maple Leafs en 1929 et devint une superstar au sein de la "Kid Line" en compagnie de Joe Primeau et Harvey Jackson. Il mena la ligue pour les buts à 5 reprises durant son séjour à Toronto et fut un des meilleurs joueurs des années 30. Il succéda à Hap Day en 1937 mais après une saison écourtée par les blessures, il fut vendu aux Red Wings. Il joua une saison à Detroit et 2 autres avec les Americans avant de prendre sa retraite en 1941 à l'âge de 30 ans. Il est membre du temple de la renommée depuis 1961.

9. Red Horner 1938-1940
Membre de la brigade défensive des Maple Leafs depuis 1928, Horner succéda à Conacher pour les deux dernières saisons de sa carrière. Malgré son talent limité, il fut nommé au temple en 1965, décision controversée à l'époque car il joua dans l'ombre des légendes de Hap Day et King Clancy. Il était toutefois un joueur robuste qui a détenu le record pour les minutes de pénalité en carrière jusqu'à la fin des années 50.

10. Syl Apps 1940-1943, 1945-1948
Apps remporta le premier trophée Calder en 1937 et joua tout sa carrière de 10 saisons avec les Maple Leafs. Il fut nommé capitaine en 1940 et garda le titre jusqu'à sa retraite en 1948, à l'exception des saisons 1943-44 et 1944-45 alors qu'il partit combattre dans l'armée pour les deux dernières années de la guerre. Il gagna en tout 3 coupes Stanley avec les Leafs, toutes en tant que capitaine. Membre du temple de la renommée depuis 1961. Ancien texte de Martin ici.

11. Bob Davidson 1943-1945
Davidson joua également toute sa carrière avec les Maple Leafs (de 1934 à 1946) et c'est lui qui assuma le titre de capitaine durant l'absence de Syl Apps. Durant son règne, il mena l'équipe à la conquête de la coupe en 1945 avant de remettre le "C" à Apps en 1945-46. Il prit sa retraite à la suite de cette saison. Il devint ensuite un excellent recruteur pour les Leafs et est reconnu comme un des bâtisseurs des équipes championnes des années 60.

12. Ted Kennedy 1948-1955, 1957
Un des meilleurs joueurs de l'histoire des Maple Leafs, il fut membre de l'équipe durant toute sa carrière qui s'étendit de 1943 à 1957. Il remporta 5 coupes avec Toronto dont 3 en tant que capitaine. Il devint par ailleurs le premier joueur à remporter le trophée 5 fois. Il prit sa retraite en 1955 mais revint jouer une dernière demi-saison en 1957 durant laquelle il partagea le "C" avec Jimmy Thomson. Il fut introduit au temple de la renommée en 1966. Ancien texte de Martin ici.

13. Sid Smith 1955-1956
Membre de l'équipe durant 12 saisons, Smith succéda à Kennedy pour la saison 1955-56. Il gagna 3 coupes avec les Leafs ainsi que 2 trophées Lady Bing.

14. Jimmy Thomson 1956-1957
Thomson était membre de l'équipe depuis 1945 et fut nommé nouveau capitaine à la place de Smith pour la saison 1956-57 qu'il partagea éventuellement avec Kennedy. Ce fut toutefois sa dernière saison avec les Leafs alors que Conn Smythe le renvoya de l'équipe suite à son implication dans la création d'une association des joueurs avec Ted Lindsay des Red Wings. Il fut éventuellement vendu aux Black Hawks avec qui il termina sa carrière après une saison. Ancien texte de Keithacton ici.

15. George Armstrong 1957-1969
Meneur pour le nombre de matchs joués avec l'équipe (1187) et aussi pour le nombre de saisons comme capitaine (13). Il fut le capitaine lors des 4 dernières coupes Stanley de l'histoire de l'équipe et est considéré comme le meilleur capitaine de leur histoire également. Il annonça sa retraite en 1969 mais revint au jeu deux semaines plus tard. Il dut toutefois abandonner le "C" suite à cette fausse retraite et joua jusqu'en 1971.  Membre du temple de la renommée depuis 1975.

16. Dave Keon 1969-1975
Un des plus rapides patineurs et un des meilleurs attaquants défensifs de son époque, Keon joua 15 saisons à Toronto et succéda à Armstrong en 1969. Mais len 1975, le terrible Harold Ballard s'en prit à son capitaine, l'accusant de manque de leadership. Une saga contractuelle s'ensuivit et incapable de signer avec une autre équipe, Keon fit le saut dans l'AMH avec les Fighting Saints du Minnesota. Il joua par la suite pour les Racers d'Indianapolis et les Whalers de la Nouvelle-Angleterre avant de faire un retour dans la LNH avec les Whalers en 1979. Il se retira après la saison 81-82 en tant que capitaine des Whalers. Ancien texte de Martin ici.

17. Darryl Sittler 1975-1979, 1980-1982
La grande vedette offensive de l'équipe durant les années 70, Sittler détient le record pour le nombre de points dans un match avec 10, exploit qu'il accomplit en 1976. Comme Keon, sa relation avec Ballard se détériora au fil des années et après que l'équipe eut échangé son coéquipier et ami Lanny McDonald, Sittler arracha lui-même le "C" de son chandail en disant que le capitaine devait être le lien entre la direction et les joueurs et qu'il n'avait plus aucune communication avec la direction. Les deux partis firent la paix pour la saison suivante et il retrouva le "C". Ce ne fut que de courte durée et Sittler exigea d'être échangé durant la saison 1981-82. Il joua ensuite pour les Flyers et les Red Wings jusqu'en 1985.

18. Rick Vaive 1982-1986
Acquis des Canucks en 1980, Vaive était une des seules vedettes offensives de l'équipe durant les années 80. Il est d'ailleurs le premier de l'histoire de l'équipe à avoir marqué 50 buts en une saison, chose qu'il accomplit à 3 reprises. Après le départ de Sittler, Borje Salming refusa d'assumer le rôle de capitaine. C'est donc Vaive qui en hérita à l'âge de 22 ans. Il ne réussit toutefois pas à assumer le rôle correctement et avait tendance à faire un peu trop la fête. Après avoir manqué une pratique en 1986, il se fit retirer le "C" et il fut échangé aux Blackhawks la saison suivante.

19. Rob Ramage 1989-1991
Après 3 saisons sans capitaine, l'équipe moribonde des Leafs nomma Ramage, fraichement arrivé de l'équipe championne des Flames de Calgary, comme nouveau capitaine. Il est le seul de leur histoire à recevoir le "C" avant d'avoir joué un match avec l'équipe. Il joua deux saisons à Toronto avant d'être laissé sans protection durant le repêchage d'expansion spécial de 1991 où il fut réclamé par les North Stars. Il gagna plus tard une autre coupe avec les Canadiens en 1993. Il fut aussi capitaine des Rockies et capitaine par intérim des Blues.

20. Wendel Clark 1991-1994
Clark était le coeur et l'âme de l'équipe durant presque une décennie. Sa fougue et sa combativité en firent une légende à Toronto. Sa carrière fut toutefois marquée par de nombreuses blessures et l'équipe décida d'échanger son capitaine aux Nordiques en 1994 contre Mats Sundin. Il joua ensuite pour les Islanders, Red Wings, Lightning et Blackhawks en plus de faire deux autre retours à Toronto.

21. Doug Gilmour 1994-1997
En dispute contractuelle avec les Flames, Gilmour demanda d'être échangé au jour de l'an 1992. Il fit donc partie du plus gros échange de l'histoire où 10 joueurs changèrent d'adresse. Cet échange fut un point tournant pour les Leafs qui sortirent enfin de la médiocrité peu après. Les séries de 1993 sont restés mémorables pour les fans des Leafs malgré la défaire en finale d'association contre les Kings. Mais les Leafs étant ce qu'ils sont, ils retombèrent graduellement dans les bas-fonds et Gilmour fut sacrifié à son tour en 1997 en étant échangé aux Devils. Comme Clark, il revint faire un dernier tour de piste à Toronto en 2003 mais après un seul match, il se blessa et rata le reste de sa dernière saison.

22. Mats Sundin 1997-2008
Obtenu en retour de Clark, Sundin succéda à Gilmour en 1997 et porta le "C" pour 11 saisons, un record pour un joueur européen dans la LNH. Il détient les principaux records offensifs de l'équipe et est aussi le meneur pour les buts et les points pour les joueurs Suédois. Il fut nommé au temple de la renommée en 2012. Son règne avec les Maple Leafs se termina toutefois de triste façon alors qu'il joua au yo-yo avec la direction et les fans en refusant d'être échangé et en signant avec les Canucks à l'été 2008.

23. Dion Phaneuf 2010-
Après deux saisons sans capitaine, les Leafs nommèrent Phaneuf comme successeur à Sundin.  Le défenseur a perdu beaucoup de lustre depuis ses premières saisons avec les Flames et son avenir avec le club demeure incertain.


Sources:
wikipedia
Greatest Hockey Legends
hockeydb
http://hockeythenandnow.blogspot.ca/2012/03/st-patricks-hockey-team.html

lundi 9 février 2015

Jimmy Thomson








Défenseur tout ce qui a de plus défensif, Jimmy Thomson a fait partie des Maple Leafs à un moment où l’équipe en imposait. (Hé oui, ça a déjà été le cas…)

Après avoir joué quelques matchs en 1945-46, c’est à partir de l’année suivante qu’il fit sa place dans la Ville reine.
À ses trois premières saisons complètes (1947, 1948 et 1949), l’équipe remporta la Coupe Stanley. (Il en ajouta une quatrième en 1951.)

Au niveau individuel, il se distingua en étant nommé au sein de la deuxième équipe d’étoiles à deux reprises, en 1951 et en 1952 et ce, malgré une production de buts anémique. De toute façon, en cette période où les défenseurs se portaient peu en attaque, la chose était courante. En onze saisons complètes avec les Leafs, Thomson n’en marqua aucun lors de six d’entre elles.

Pour la saison 1956-57, Thomson fut nommé capitaine, mais lorsque Ted Kennedy (voir texte du 17 août 2009) sortit de sa retraite la saison suivante, on lui redonna le ″C″.

Jusque-là, Thomson s’était avéré un bon soldat, qui rendait de précieux services à l’équipe. Par contre, son implication dans la tentative de former une association des joueurs déplut fortement au président des Leafs, Conn Smythe. Ce dernier qualifia Thomson de déloyal. De plus, il révéla le salaire qu’il avait touché à chacune de ses saisons, une chose qui ne se faisait pas à l’époque. Il fut également mis de côté à un moment.

À la fin de la saison, Thomson annonça qu’il en avait assez et qu’il avait joué son dernier match avec les Leafs. Son contrat fut finalement vendu aux Black Hawks, qui constituaient à ce moment la Sibérie de la Ligue nationale. (voir texte du 19 août 2013) Il alla ainsi rejoindre le principal acteur de la tentative de formation d’une association, Ted Lindsay. Les Red Wings lui réservèrent le même traitement que Thomson et l’expédièrent à Chicago.

Thomson passa une saison avec les Hawks, avant de prendre sa retraite à 31 ans. Comme d’autres l’ont fait à cette époque (voir texte du 17 mars 2012), Thomson avait démarré une entreprise alors qu’il jouait avec les Leafs, pour préparer son après-carrière. Il décida donc de se consacrer à plein temps à sa compagnie de charbon et d’huile à chauffage.

Il est décédé en 1991, à 64 ans.

Sources : legendsofhockey.net, wikipedia.org.

vendredi 13 juin 2014

Les perdants du Conn Smythe









Mercredi soir dernier, je me suis demandé, presque légitimement, si Henrik Lundqvist, suite à sa performance remarquable contre les Kings, pouvait être un candidat sérieux au trophée Conn Smythe... En fait ce n'était qu'une vague pensée, sachant bien qu'il n'est probablement pas trop de compétition avec les performances présente des Jeff Carter, Anze Kopitar et autres Jonathan Quick...

Me vint alors une réflexion à savoir si la NHL était la seule ligue d'élite nord-américaine à avoir remis le trophée du meilleur joueur des séries éliminatoires à un membre d'une équipe perdante. Et bien j'ai fait ma petite recherche...

Au basketball de la NBA, c'est arrivé qu'à une seule reprise qu'un joueur d'une cause perdante. C'était en 1969 alors que ce joueur s'alignait avec des Lakers qui furent défaits face à leurs éternels rivaux, les Celtics de Boston. C'était d'ailleurs la première année que l'ont remis ce trophée et on ne le remit jamais plus à un perdant depuis...


Au baseball majeur, c'est arrivé qu'à une seule reprise également, en 1960 alors que Bobby Richardson, membre des Yankees ayant perdu face aux Pirates de Pittsburgh, fut nommée meilleur joueur de la série mondiale. À l'époque, Richardson était également le premier gagnant de ce titre relativement nouveau à l'époque (ce fut instauré en 1955) à ne pas être un lanceur...

Au football, c'est arrivé également qu'une seule fois qu'un meilleur joueur du Superbowl fut du côté des perdants, et de surcroit, ce fut un joueur de défense, Chuck Howser des Cowboys de Dallas durant le Superbowl V en 1971. Durant ce match où les Cowboys furent défaits face aux Colts de Baltimore, Howser fit deux interceptions et recouvrit un "fumble". Ce match, qui était le premier depuis la fusion entre la AFL et la NFL, est souvent reconnu comme étant le "Stupor Bowl" en raison de ses jeux assez ordinaires. Les Colts possèdent toujours le record de 7 revirement contre eux dans une cause gagnante lors du match ultime de la NFL. Vous comprendrez donc pourquoi ce fut la seule fois dans l'histoire de la NFL qu'un perdant fut nommé meilleur joueur du Superbowl et pourquoi ce fut à l'époque la première fois qu'un joueur défensif fut nommé MVP...


Et, question de montrer que je suis rigoureux, j'ai vérifié et aucun joueur de la MLS n'a été nommé meilleur joueur de la très célèbre MLS Cup...

Donc, au final, il y a plus de joueurs de la NHL qui remportèrent le trophée Conn Smythe, soit 5, que de joueurs perdants nommés dans les autres sport nord-américains. En fait, la raison est simple, c'est que le trophée Conn Smythe est remis au meilleur joueur des séries éliminatoires et non le meilleur joueur de la ou les finales. On comprendra donc pourquoi au hockey on a nommé plus souvent qu'autrement des perdants meilleurs joueurs de l'après-saison.

Voici ces joueurs :

1966 - Roger Crozier - Red Wings de Detroit - Roger Crozier fut le lauréat du Conn Smythe lors de la seconde remise de ce trophée, en 1966, et du même coup fut le premier gardien à remporter ce trophée. Crozier fut assez impérial devant le filet des Red Wings durant le début de la série face au Canadien, remportant les deux premiers matchs, avant de se blesser lors du quatrième match, ce qui limita sa mobilité lors des autres matchs et coûta probablement la Coupe Stanley aux Wings.

Mais pour la petite histoire, on était donc à la deuxième remise de ce trophée et tout le monde s'attendait non seulement à ce qu'un joueur du Canadien remporta le Conn Smythe, mais que ce fut Jean-Claude Tremblay qui allait être le lauréat de ce trophée. Voyant qu'un perdant allait remporter ce trophée, JC, qui était un homme assez bougonneux, aurait pété une crise, ne comprenant pas qu'un perdant puisse être nommé meilleur joueur des séries. Question de le faire taire, les joueurs du Canadien se seraient cotisés pour lui payer une voiture afin de le remercier de les avoir aidé à remporter la Coupe Stanley...



1968 - Glenn Hall - Blues de St-Louis - Toujours en s'inclinant contre le Canadien en finale, le légendaire Glenn Hall fut nommé lauréat du Conn Smythe. Bien que battu en 4 par le Canadien, Hall fut impérial devant son filet et fit en sorte que les quatre matchs furent des matchs remportés avec un déficit d'un but. On reconnait depuis toujours ces séries contre les Blues du début de l'expansion comme étant des séries qui bien que battus en 4, les Blues furent de redoutables adversaires...


1976 - Reggie Leach - Flyers de Philadelphie - Encore une fois, en 1976, un joueur du Canadien fut privé du trophée Conn Smythe et cette fois-cis, ce ne fut pas un gardien qui bloquait tout qui fut nommé meilleur joueur des séries, mais un attaquant des Flyers. Reggie Leach était, lors de ces séries, assez productif, récoltant pas moins que 19 buts en 16 matchs. Reste que son équipe fut décimée par le Canadien en 4 dans une correction qui fut qualifiée de la vengeance du "vrai hockey" contre le "hockey de brutes" de années 70. Le record de Leach fut égalisé depuis par Jari Kurri en 1985, bien que ce record fut égalisé en 18 matchs.



1987 - Ron Hextall - Flyers de Philadelphie - Je me rappelle de ce printemps de 1987, ce gardien qui frappait sur ses poteaux et qui était plus agressif que les autres gardiens et qui surtout arrêtait tout... C'est lui qui stoppa notre aspiration, nous, fans du Canadien, à remporter à nouveau la Coupe Stanley et qui alla même menacer les Oilers en rien de moins que sept matchs. Durant cette saison de 1986-87, Hextall remporta non seulement le Conn Smythe, mais également le Vézina et le Calder... Comme on dit, il était "sua coche". Le tout aurait été plus spectaculaire que s'il avait rapporté la Coupe à Philadelphie. En plus, entre le match numéro 6 et 7 de la série, le plus grand joueur de l'histoire, Wayne Gretzky, affirma qu'Hextall était le meilleur gardien qu'il affronta de sa carrière... Rien de moins...



2003 - Jean-Sébastien Giguère - Mighty Ducks d'Anaheim - La "run" des Mighty Ducks de 2003 fut l'une des raisons qui m'incita à recommencer à regarder le hockey. À l'époque, je ne regardait plus le hockey depuis presque une dizaine d'année pour diverses raison, mais voir cette équipe dont tout le monde riait de à l'époque parce qu'elle avait un nom poche, qu'elle était la propriété de Disney, arriver à maturité et atteindre la finale, avec un gardien québécois, m'a donner le goût de recommencer à prêter attention au hockey. De plus, ces Mighty Ducks qui menèrent des Devils en mode "on en gagne une dernière, gang" au match numéro 7 m'avait impressionné. Je me rappelle que mon appréciation pour les Ducks est pas mal née à cette époque, même qu'un ami de Toronto m'avait envoyé un CD de son groupe et dans la pochette il avait fait un dessin avec un joueur des Ducks la Coupe Stanley à bout de bras et une des personne dans les estrades avait des lunettes et un chandail écrit "Martin" dessus... Faudrait que je le retrouve, je ne sais pas où ça doit bien être dans mes affaires...

Ce que j'adore des photos de Giguère avec le Conn Smythe, c'est qu'on voit bien que c'est la Coupe qu'il voulait...


Ron Hextall, Jean-Sébastien Giguère, Conn Smythe, ça me rappelle une petite chanson...

lundi 31 octobre 2011

Le lien entre les Varsity Blues de Toronto et les Maple Leafs




Sur la photo ci-dessus, le joueur à droite joue pour les Varsity Blues de la University of Toronto. Cette équipe affrontera les Redmen de McGill vendredi soir à 19h au McConnell Arena. Vous ne remarquez pas que l'uniforme de cette équipe vous fait penser à une autre équipe de Toronto?

Ce n'est pas un hasard...

Les Varsity Blues de Toronto sont une des plus vieilles équipes de hockey au monde. Ils furent fondés en 1891. À titre comparatif, les Redmen furent fondés en 1877 et forment la plus vieille équipe toujours active. Il s'agit donc d'une très vieille équipe qui a une longue tradition. L'équipe a d'ailleurs représenté le Canada aux Olympiques de 1928, remportant l'or. Considérée comme étant une équipe senior durant les années 20, l'équipe a remporté la Coupe Allan, trophée remis à la meilleure équipe senior au Canada, en 1921 et 1927.

Et pour la connexion avec les Maple Leafs...

Au début des années 1910, un jeune homme nommé Conn Smythe, alors étudiant en ingénierie, s'aligna avec l'équipe à la position de centre... Il aida l'équipe à se rendre à la finale de la Ontario Hockey Association en 1914 et à remporter le championnat l'année suivante. En 1915 d'ailleurs, l'entraîneur de l'équipe adverse, les Union Jacks de Berlin (ville qui sera renommée Kitchener) fut nul autre que Frank J. Selke, son futur adjoint. Quelque temps après avoir remporté ce championnat de 1915, Conn Smythe s'enrôla pour l'armée afin de se battre sous les drapeaux...

Au début des années 1920, Smythe termina ses études à University of Toronto où il put notamment toucher pour la première fois au métier de coach... Vous connaissez peut-être la suite... Mais pour résumer, à la fin des années 1920, Smythe se porta acquéreur des St.Pats de Toronto. Il renomma ainsi les St.-Pats Maple Leafs, voulant donner un nom plus canadien que celui de l'autre équipe qui sonnait plus irlandais et catholique... C'est alors que désirant changer les couleurs vertes de l'équipe, il décida d'utiliser le bleu et blanc de son alma mater.

C'est donc la raison pourquoi les Maple Leafs et les Varsity Blues ont les mêmes couleurs...

À noter également que Conn Smythe possédait une compagnie de gravier et de sable dont les camions avaient les mêmes couleurs...

Donc les Varsity Blues de University of Toronto seront au McConnell Arena vendredi pour affronter les Redmen... Je risque d'y être...

mercredi 6 mai 2009

José Théodore, candidat pour le Conn Smythe?



Toujours à l’affût de faire la différence sur la glace quand c'est sérieux, José Théodore est présentement en train de devenir le meilleur joueur des présentes séries éliminatoires... Son jeu constant depuis plusieurs matchs avec les Capitals de Washington nous fais penser que si les Caps remportent le Saint Graal, il est un candidat sérieux pour le trophée Conn Smythe... On comprend pourquoi les Capitals ont choisi ce dernier à la place de Christobal Huet. Nous le savons depuis longtemps, nous, fans des Canadiens, qu'il est toujours le joueur le plus utile à son équipe... Mais jamais on aurait pu se douter qu'il serait aussi utile que dans les présentes séries éliminatoires...

Continue ta belle job Théo!