Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu

lundi 11 avril 2011

Bonnie Erickson



Voici Bonnie Erickson en compagnie de Slater aux alentours de 1975. À cette époque, cette dame travaillait, comme vous pouvez le voir pour les studios de Jim Henson. Voici quelques unes de ses célèbres créations...

l'immortelle Miss Piggy :



Slater et Waldorf, les célèbres vieux chialeux :


Le Newsman :



Et mon préféré, le Swedish Chef qu'elle créa avec Jim Henson :


Bref, si comme moi vous avez grandi dans l'univers de Jim Henson, vous êtes très familiers avec le travail de Bonnie Erickson.

Mais nous, québécois affectionnons une autre création de madame Erickson...

À la fin des années 1970, Bonnie Erickson quitta la compagnie de Jim Henson pour fonder sa propre boîte, Harrison/Erickson, Inc. Cette boîte avait une division nommée Acme Mascots, Inc. Une des premières créations de cette division créatrice de mascottes fut Phillie Phanatic, la mascotte des Phillies de Philadelphie. Cette mascotte fit son apparition le 25 avril 1978 lors d'un match opposant les Phillies et les Cubs de Chicago...


L'année suivante, le 14 avril 1979, c'est une autre équipe de la Ligue Nationale qui dévoilait, étrangement contre les Cubs de Chicago, une autre mascotte créée par Bonnie Erickson...


Et oui, Youppi! est le cousin de Miss Piggy et Phillie Phanatic!

Il faut dire que les Expos en avait gros à faire pour faire oublier l'ancêtre de Youppi!, Souki. Souki était une mascotte atroce qui avait été introduit lors de la saison 1978 des Expos.



Cette mascotte était une sorte de copie de la mascotte des Mets, Mr Met, et du personnage sur le logo des Reds, Redman. Souki avait été conçu comme étant un personnage spatial comme on peut le voir avec son habit. On se rappelle qu'en ces temps post-Star Wars, tout était spatial... Bien qu'on avait tout les meilleures intentions du monde, Souki n'a pas atteint l'effet escompté, faisant peur aux enfants. L'histoire veut qu'un papa frustré par une défaite de l'équipe et du fait que son kid se soit mis à pleurer à la vue de la mascotte lui ait foutu une baston qui sonna son glas...

À la fin de la saison, Roger D Landry, vice-président de l'équipe, demanda à la compagnie de Bonnie Erickson de créer une mascotte plus agréable pour les enfants que le machin précédent et c'est de cette manière que Youppi! vit le jour...

Savez-vous d'Ailleurs que Youppi! était en location à Acme Mascot Inc. lors de la saison 1979. Il fut acheté par l'équipe l'année suivante...

Youppi! devint ainsi la mascotte des Expos durant les 25 saisons suivantes, devenant même la première mascotte expulsée de l'histoire du baseball majeur. Le 25 août 1989, alors que les Expos affrontaient les Dodgers dans un match rendu en 11e manche, Youppi! dansait sur le plafond de l'enclos des Dodgers. Le légendaire entraîneur de l'équipe visiteuse, Tommy Lasorda, assez écœuré du bruit de notre bibitte orange préférée alla se plaindre à l'arbitre qui l'expulsa du match... Youppi! reçut la permission de revenir quelques temps plus tard, seulement si il se tient dans les estrades du côté des Expos...

C'est en 2005 comme vous le savez que notre cher ami créé par Bonnie Erickson est devenu un membre du Canadien de Montréal, les Nationals de Washington n'ayant pas voulu l'emporter avec lui, lui préférant un aigle nommé Screech... Et encore une fois comme vous le savez, Youppi! est toujours la mascotte du Canadien, comme vous pouvez le voir sur cette photo en ma compagnie prise l'automne passée...



Youppi! aura 32 ans jeudi, bon anniversaire!

Et saviez-vous d'ailleurs que Phillie Phanatic et Youppi! sont deux des trois mascottes étant au Temple de la Renommée du baseball à Cooperstown... L'autre étant le Famous Chicken des Padres de San Diego...

dimanche 10 avril 2011

La remise des prix de La Vie Est Une Puck 2010-11


Pour la deuxièeme année, La Vie Est Une Puck est très fier de vous présenter ses propres trophées. On en a rien à foutre des marqueurs de buts et cie. Nous on récompense la médiocrité et la violence...

Voici donc les prix :

Le Dave Schultz Memorial Award

Encore une fois cette année, La Vie Est Une Puck est très fier de vous présenter le Dave Schultz Memorial Award remis annuellement au joueur ayant accumulé le plus de minutes de pénalités durant la saison régulière. Si comme moi vous vous ennuyez du temps où les meneurs au chapitre des minutes de pénalité avaient droit à une carte de hockey soulignant cet exploit, voici votre revanche. Ce trophée porte donc le nom le nom de celui qui détient toujours le record de minutes de pénalités en une saison dans l'histoire de la NHL, Dave "The Hammer" Schultz. Ce grand matamore des Broad Street Bullies passa 472 minutes au banc de pénalité lors de la saison 1974-75, deuxième année où les Flyers remportèrent la Coupe Stanley à coup de dents pétées et de côtes arrachées! Ce n'est donc pas un enfant de cœur qui va se
mériter ce trophée.

And the winner is : Zenon Konopka


Et à tout seigneur tout honneur, le gagnant de l'a dernier, Zenon Konopka, a récidivé sous d'autres cieux et a conservé son titre. L'ayant remporté avec le Lightning l'an dernier, le redoutable joueur s'est maintenu maintenant qu'il évolue avec les Islanders. Il s'est tellement maintenu qu'il ne fera pas encore parti d'une équipe qui fait les séries! Zenon a d'ailleurs jamais joué un match dans la NHL de toute sa carrière... Au moins il sait se battre... Parlez-en àa Travis Moen...



Bravo Zenon...


Le Bill Mikkelson Award

La Vie Est une Puck est fier de vous présenter le Bill Mikkelson Award, prix remis au joueur ayant accumulé le pire différentiel durant la saison régulière, donc du joueur le plus mal sur-utilisé de la NHL. Ce trophée est nommé en l'honneur du célèbre Bill Mikkelson qui, lors de la saison inaugurale des Capitals de Washington en 1974-75, termina la saison avec un impressionnant différentiel de -82. Ce résultat est d'autant plus impressionnant en sachant que Mikkelson ne joua que 59 matchs lors de cette saison. Sachez également que deux saisons auparavant, en 1972-73, mais cette fois avec un autre club d'expansion, les Islanders de New York, Mikkelson accumula un autre bon différentiel de -54 en 72 matchs. Il a donc réussi a améliorer son score. Il faut dire qu'il évoluait en 1974-75 avec la pire équipe de l'histoire du hockey moderne, les Capitals de Washington de cette saison... Mikkelson était donc au bon endroit au bon moment!

And the winner is : Chris Phillips



Quelle saison de merde pour Chris Phillips et les Senators quand même... Vous ne vous surprendrez pas de retrouver donc plusieurs joueurs de l'équipe de la capitale fédérale dans les joueurs avec le pire différentiel... De ces joueurs, Chris Phillips, le célèbre premier choix de 1996, a dominé la NHL avec un bon -35. Sa sur-utilisation, souvent autour de 24 minutes par match, et le piètre rendement de l'équipe on su faire en sorte de rendre Chris Phillips lauréat de ce trophée...

Il succède à Patrick O'Sullivan qui termina la saison 2009-10 avec le même différentiel avec les Oilers.

Bravo Chris!

Le Gary "Suitcase" Smith Award

Comme je l'expliquait l'an dernier, j'aime beaucoup les trophée de l'AHL parce que plusieurs portent le surnom du joueur envers lequel le trophée est dédié. C'est donc pourquoi j'ai introduit l'an dernier le Gary "Suitcase" Smith Award, remis annuellement au gardien ayant enregistré le plus de défaites en saison régulière. On ne se mérite pas le surnom "Suitcase" pour rien, ça veut dire qu'on s'est promené beaucoup. Et on ne se promène pas beaucoup quand on est un bon gardien de but, à moins d'être un vrai connard. Et c'est ce que Gary Smith fut, un mauvais gardien de but à bien des mauvais endroits à bien des mauvais moments. Lors de la saison 1970-71, alors qu'il évoluait pour les Golden Seals de la Californie, Smith établit un record avec de rien de moins que 48 défaites en saison régulière... Il faut dire que jouer pour les Golden Seals de la Californie, l'un des plus risibles équipes de l'histoire de la NHL, au début des années 70 n'aidait pas à faire de vous un grand gardien, mais de là à terminer la saison avec 48 défaites en une saison... Vous serez content par contre d'apprendre que lors de la saison suivante, en 1971-72, il remporta le trophée Vézina en compagnie de Tony Esposito à une époque où ce trophée était remis au(x) gardien(s) ayant la plus basse moyenne durant la saison régulière...

And the winner is : Nikolai Khabibulin

En récoltant un bon 32 défaites, le Bulin Wall a mené la NHL au chapitre des colonnes, devançant Carey Price et Tomas Vokun qui ont récolé 28 défaites pour occuper ex aequo le second rang... D'une manière plus important, Khabibulin a su récolter ses 32 défaite en seulement 46 départs... Avec ses 10 victoires en 46 départs, on est en mesure de commence à se demander si ce gardien n'est pas mûr pour la retraite...

Question d'assurer la continuité, Khabibulin conserve le trophée dans la ville d'Edmonton. En effet, l'an dernier, Jeff Drouin-Deslaurier, cet ancien Sags qui n'a d'ailleurs joué aucun match cette saison dans la NHL, qui remporta le Gary "Suitcase" Smith Award à égalité avec Tomas Vokun et Miikka Kiprusoff qui terminèrent tous trois avec 28 défaites...

Bravo Nikolai! Je vais prendre un petit shoot de vodka à ta santé!

vendredi 8 avril 2011

Bohumil Modrý



Nous savons l'importance du hockey en République Tchèque et en Slovaquie, donc de l'ancienne Tchécoslovaquie. Que ce soit avec Šťastný dans les années 80 ou encore d'autres joueurs comme Jaromir Jágr et Dominik Hašek ou encore plus récemment ceux de Jaroslav Halák, il est indéniable de reconnaître le fait que l'ancienne Tchécoslovaquie fait partie des grands pays du hockey sur glace.

En fait, officiellement, le hockey sur glace est apparu dans ce coin du monde en 1909 alors que fut fondée l'équipe nationale de Bohème, la Bohème étant le nom de ce pays sous l'empire austro-hongrois. À l'époque, les joueurs de hockey était des joueurs de bandy, ce sport célèbre dans les pays de l'Est encore de nos joueurs, qui s'étaient appropriés des bâtons de hockey provenant du Canada. Cette première équipe fut surnommée les Mušketýři s hokejkou, les mousquetaires sur glace. Le premier match international de la Bohème eut lieu le 23 janvier 1909 à Chamonix alors que cette équipe fut défait par la marque de 8 à 1 face à la France...

Vous voyez donc que l'ancienne Tchécoslovaquie possède une tradition de hockey presque aussi vieille qu'en Amérique. Avec une tradition vieille de plus de 100 ans, il est normal qu'il y ait des héros typiquement locaux qui marquèrent l'imaginaire alors qu'ailleurs ils ne sont que très peu reconnus. Le gardien Bohumil Modrý est certainement le plus grand...


Bohumil Modrý est né en 1916 à Prague. Du peu d'information sur la jeunesse de Modrý que j'ai trouvé, j'ai appris qu'il était un ingénieur civil tout en évoluant dans la ligue de hockey nationale pour le LTC Praha avant la Guerre. Déjà à cette époque, Modrý était considéré comme le meilleur gardien d'Europe, ayant fait parti de l'équipe nationale qui remporta la médaille de bronze lors du championnat de 1938. Le tout sera révélé au reste du monde lors des Championnat mondiaux de 1947, les premiers depuis 1939. La Tchécoslovaquie était d'ailleurs le pays hôte... En l'absence du Canada qui décida de ne pas participer à ce tournois, probablement faute de moyens financier afin d'envoyer une équipe amateur dans ce lointain pays, la Tchécoslovaquie et son talentueux gardien remportèrent les honneurs. Champions du monde, l'équipe tchécoslovaque avait toutefois beaucoup à prouver dans l'avenir en raison de l'absence du grand pays du hockey, le Canada...

C'est lors des Jeux Olympiques de 1948 à St-Moritz en Suisse que Bohumil Modrý eut enfin la chance d'affronter une équipe canadienne afin de démontrer l'étendue de son talent. À cette époque, les équipes représentant le Canada lors des compétitions internationales étaient des équipes sénior qui faisaient le voyage en Europe, parfois à leurs frais, pour aller représenter le Canada. Lors des Olympiques de 1948, c'était les Flyers de la Royal Canadian Air Force qui portaient les couleurs du Canada. Rappelez-vous il y a quelques années des annonces de la RBC faisaient état de ce fait historique. Le format du tournois Olympique n'allait pas donner le résultat escompté comme on aurait pu s'y attendre de nos jours. Le tournoi olympique était à cette époque un tournoi à la ronde où les trois meilleures équipes allaient être récompensées par les médailles. Donc il n'y avait pas de finale qui allait opposer les tchécoslovaques aux canadiens pour décider de la suprématie du hockey... Les deux équipes par contre s'affrontèrent durant le tournois dans un match qui marqua l'imaginaire du hockey mondial...

C'est le 6 février 1948 que le hockey canadien allait finalement se mesurer avec le fameux gardien tchécoslovaque dont tout le monde parlait. À la surprise générale, l'équipe canadienne ne réussit pas à percer cette muraille nommée Bohumil Modrý, le match se terminant par la marque de 0-0. Le Canada et la Tchécoslovaquie terminèrent tous deux avec une fiche de 7-0-1. Le bris d'égalité allait être le différentiel de buts accordés contre les buts marqués. Le Canada l'emporta avec un différentiel de +64 ayant accordé seulement 5 buts et en ayant récolté 69 contre un différentiel de +62 pour les tchécoslovaques qui marquèrent 80 buts et en accordèrent 18... C'était donc une sorte de match nul qui fut donné à la faveur du Canada par une méthode plus que douteuse. Sachez également pour votre information personnelle que le score le plus élevé du tournois fut accomplis non pas par ces deux équipes, mais bien par les États-Unis qui pulvérisèrent l'Italie par la marque de 31 à 1...




Après le tournoi olympique, Bohumil Modrý, ce gardien qui put résister à une équipe canadienne, devint le joueur n'évoluant pas dans la NHL le plus reconnu mondialement. C'est ainsi que même les équipes de la NHL s'intéressèrent à lui. Modrý fit même la demande d'une permission officielle au gouvernement tchécoslovaque afin de pouvoir recevoir une permission pour aller évoluer en Amérique. Cette permission lui fut accordée à condition de représenter la Tchécoslovaquie lors du championnat du monde de 1949 qui allait avoir lieu en Suède. Cette condition fut remplie par Modrý avec un tel zèle qu'il aida son pays à remporter la médaille d'or. Il brilla tellement durant ce tourno qu'il défit même cette fois l'équipe canadienne, les Wolves de Sudbury, par la marque de 3 à 2 lors du tournoi à la ronde. Après ce tournoi c'était officiel, Bohumil Modrý était véritablement un grand gardien de but...

Malgré la condition remplie par Modrý, le gouvernement communiste de Tchécoslovaquie revint sur sa décision et retira la permission d'aller en Amérique à son héros national soi-disant pour des raisons de sécurité nationale.

La vie de Modrý par la suite prit un tournant assez dramatique...

En 1950, il fut écarté de l'équipe nationale. En fait, ce fut toute l'équipe nationale qui se vit refusé d'aller défendre son titre lors des championnat du monde de 1950 à Londres. En mars 1950, le gouvernement tchécoslovaque arrêta tous les joueurs de l'équipe nationale, y comprit Modrý. Le tout avait été fait pour montrer à la population que personne n'est à l’abri du pouvoir dans ce régime socialiste. Ils furent interpellés secrètement et accusés de trahison et d'espionnage, des accusations bien certainement non fondées. Modrý fut condamné à 15 ans de prison et emprisonné dans les prisons connues de nos jours comme ayant été les plus rudes sous le régime communiste tchécoslovaque, la prison Pankráci et Borech.



Aux environs de 1955, Modrý fut envoyé à une mine d'uranium près de la ville de Jáchymov où il fut forcé de travailler à l'extraction du minerai. Travaillant sans protection, Modrý fut exposé aux radiations et en 1962, à l'âge de 47, il succomba des conséquences de cet emprisonnement atroce.

Cinq ans après sa mort, le régime réhabilita son nom, le graciant d'une manière posthume des accusations gratuites portées 17 ans plus tôt...

Son influence sur le développement du hockey, notamment en URSS et dans son pays natal, furent très grandes. Modrý publia durant ses grandes années beaucoup d'articles dans les journaux afin d'expliquer sa philosophie du hockey et des bonnes techniques pour être un bon gardien. Ces articles eurent un grand impact dans les pays communistes. Anatoli Tarasov, le grand gourou du hockey russe, a d'ailleurs toujours cherché à avoir un gardien qui était le mélange de Jacques Plante et de Bohumil Modrý... Il le trouva en Vladislav Tretiak...


Il est considéré en République Tchèque comme LA grande légende du h0ckey...

En dehors de ce pays, Modrý n'est toutefois pas reconnu comme étant un des plus grands gardiens de l'histoire comme il le devrait... Ce n'est que cette année, en 2011, que l'IIHF l'intronisa à son Temple de la Renommée. Et encore une fois, le Temple de la Renommée du hockey n'étant qu'un country club de la NHL, il n'en fait pas parti... Je crois par contre qu'il mériterait d'y être plus que Dino Ciccarelli... Je dis ça comme ça...

Lors des jeux de Vancouver, Ondrej Pavalec arborait le portrait de Modrý sur son masque...