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dimanche 15 mars 2026

Petites photos pour le plaisir #106 - La Coupe Molson à Ottawa





La pratique de décerner les trois étoiles date de la saison 1936-37, alors qu’Imperial Oil (aujourd’hui connu sous la marque Esso) s’entendit d’abord avec les Leafs, puis les Canadiens pour souligner les trois meilleurs joueurs d’un match, tout en faisant référence à sa marque d’essence ″Trois étoiles″. Imperial cessa cette commandite de la Soirée du hockey 1976, mais la pratique demeura.

On instaura à Montréal la Coupe Molson pour la saison 1972-73. Décerné selon un système de points au joueur ayant reçu le plus de mention lors des trois étoiles du match, c’est Ken Dryden qui en fut le premier récipiendaire. 
 

Les Leafs suivirent l’année suivante. Leur propriétaire d’alors, l’imbuvable Harold Ballard, y vit une occasion d’arracher un peu d’argent de commandite à la brasserie du même nom. Il put aussi effacer un peu plus la glorieuse histoire des Leafs, qui contrastait avec le présent, en faisant ainsi disparaître la Coupe J.P. Bicknell, qui occupait plus ou moins le même rôle depuis 1953.

La troisième équipe canadienne à cette époque, les Canucks, firent de même en 1975-76.

Les autres équipes canadiennes adoptèrent la pratique à leur arrivée dans la LNH : Edmonton et Winnipeg en 1979, Calgary en 1980 et Ottawa en 1992. Les Nordiques, détenus par la brasserie rivale, firent exception et adoptèrent plutôt la remise de la Coupe O’Keefe. 
 
Winnipeg cessa la pratique à son départ pour Phoenix en 1996.

Calgary l’abandonna en 2011, avant de reprendre un honneur semblable baptisé le ″Sportsnet 3 star Cup″ en 2017.

Les Leafs la mirent de côté pendant la covid, avant de la ramener l’an dernier.

Les Canucks ne réfèrent plus à la brasserie, se contentant de nommer le prix ″Three Star Award″.

La deuxième version des Jets décerne quant à elle le ″Three Stars of the Game Award″.

Les Canadiens et les Oilers la décernent toujours.

À Ottawa, on ne la décerne plus, mais la coupe est toujours exposée au Centre Canadian Tire, au niveau 200. Toutefois, honnêtement, elle a fort mauvaise mine… Elle aurait sérieusement besoin d’un peu de polissage.

Les gagnants au fil des ans ont été :

1992-93 Sylvain Turgeon

1993-94 Alexeï Yashin

1994-95 Don Beaupré

1995-96 Damian Rhodes

1996-97 Alexeï Yashin

1997-98 Alexeï Yashin

1998-99 Alexeï Yashin

1999-00 Marian Hossa

2000-01 Patrick Lalime

2001-02 Daniel Alfredsson

2002-03 Daniel Alfredsson

2003-04 Daniel Alfredsson

2005-06 Daniel Alfredsson

2006-07 Ray Emery

2007-08 Martin Gerber

2008-09 Daniel Alfredsson

2009-10 Brian Elliott

2010-11 Jason Spezza

2011-12 Craig Anderson

2012-13 Craig Anderson

2013-14 Craig Anderson

2014-15 Erik Karlsson

2015-16 Erik Karlsson

2016-17 Erik Karlsson


 
Selon wikipedia, le gagnant de 2017-18 aurait été Erik Karlsson, mais la Coupe n’a pas de plaque pour cette année. Est-ce à dire qu’on ne se serait même pas la peine d’honorer son dernier récipiendaire?

Sources :

″Top 10 Hockey gimmicks… or if you prefer, innovations.″, November 24, 2003, CBC Sports (web.archive.org),

« Cheers to tradition as Maple Leafs revive Molson Cup three stars-award » de Lance Hornby, April 11, 2025, Toronto Sun (torontosun.com),

wikipedia.org.

 


lundi 29 décembre 2025

Une petite photo pour le plaisir #105 - La foule du Forum en 1938

 


Voici une photo faisant partie du Fonds Conrad Poirier, un photographe très actif au cours de la première partie du 20e siècle et qui a produit de nombreux clichés de qualité. Ceux qui se sont procuré notre livre peuvent voir une de ses photos sur la couverture. 


 

On y voit une partie de la foule lors du match des Canadiens du 24 février 1938 contre les Bruins. De toute évidence, elle est très homogène. Non seulement elle est très masculine, mais l’habillement est aussi uniforme. 

D’abord, le paletot foncé est de mise. (La photo est en noir et blanc, mais on peut supposer que plusieurs sont dans la même palette de couleur.) Le tout est accompagné d’une chemise pâle, d’une cravate et de l’incontournable chapeau. 

Pour ceux que ça intéresse, le match s’est terminé par un match nul de 1-1. Leroy Goldsworthy a marqué en première période, Johnny Gagnon a égalisé le pointage pour les Canadiens en troisième période en déjouant Tiny Thompson

C’est Wilf Cude qui défendait le filet montréalais.

Sources: 

"Canadiens and Boston play to 1-1 Deadlock" de Marc T. McNeil, February 25, 1938, Montreal Gazette, page 12, 

BANQ.  

 

samedi 11 octobre 2025

Petites photos pour le plaisir #104 - Rivière Laine

 

Saviez-vous que les gens de Vassan, près de Val-d’Or, ont voulu rendre hommage à Patrick Laine en nommant une rivière en son honneur? On peut la croiser en passant sur la route 111. 

 

Sa profondeur est à la hauteur de son jeu défensif. 

 

Sans blague, cette rivière (qui ressemble à un ruisseau à cet endroit) longue de 31 kilomètres se jette éventuellement dans la rivière Harricana. 

Quant à Laine, aussi bien s’y faire. Il fait à Montréal ce qu’il a fait à Columbus et à Winnipeg. Il a des atouts indéniables en offensive, mais ce n’est pas son arrivée avec les Canadiens qui allait faire de lui un aspirant au Trophée Frank Selke

Apprécions-le (ou pas) pour ce qu’il peut apporter. Pour le reste, ne nous berçons pas d’illusions…

dimanche 31 août 2025

Petites photos pour le plaisir #103 - Arénas avec des noms de joueur

 

Il est de plus en plus commun de nommer un aréna avec le nom d’un commanditaire. Il s’agit bien sûr d’aller des fonds. Les enceintes de la LNH portent d’ailleurs toutes un nom de commanditaire, sauf le Madison Square Garden. Le domicile des Rangers, le plus vieux de la ligue, fait plutôt référence à une rue où il n’est pas situé, puisque ce sont les deux premières versions qui y étaient. (L’actuelle version, qui date de 1968, est la quatrième.)

Toutefois, de nombreuses patinoires portent le nom d’un joueur local qui a eu une belle carrière. On en a retrouve d’ailleurs encore quelques-uns dans la LHJMQ. 

En voici une dizaine, choisies au hasard. 

Centre Georges-Vézina de Chicoutimi 


Le plus vieil aréna de la LHJMQ (titre partagé avec le Centre Agnico-Eagle de Val-d’Or, tous deux inaugurés en 1949) honore le premier gardien étoile des Canadiens, qui est né à Chicoutimi. 

En plus de nombreux spectacles, le domicile des Saguenéens a déjà été l’hôte de la Coupe Memorial et du Brier au curling. 

Ray Sheppard et Bob Kudelski avaient visité l’endroit en 2022. 

Aréna Dave-Keon 


Le domicile des Huskies de Rouyn-Noranda, construit en 1951 et rénové en 2011, honore l’ancienne gloire des Leafs, originaire de l’endroit. 

Par contre, suivant la dernière tendance, il partage maintenant son nom avec un commanditaire : Aréna Glencore – Centre Dave-Keon

Mohammed Ali y a déjà prononcé une conférence en 1983. 

Centre Marcel-Dionne 


C’est en 1963 qu’a été construit le Centre civique. Le domicile des Voltigeurs de Drummondville honore maintenant le sixième meilleur buteur et le sixième meilleur pointeur de l’histoire de la LNH.

Kirk McLean y a fait une visite en 2018.

Aréna Raymond-Bourque 


Ville St-Laurent a honoré le quintuple gagnant du trophée Norris en nommant un aréna en son honneur.

Endicott College, situé à Beverly, Massachusetts, a fait de même. Si contrairement à St-Laurent, il n’y est pas né, il habite néanmoins le secteur depuis plus de 30 ans et est impliqué dans la communauté.

Aréna Rogatien Vachon 

Palmarolle, une municipalité d’environ 1400 habitants d’Abitibi-Ouest n’a pas oublié son citoyen le plus connu. Par contre, si c’est en 1983 que fut inauguré l’aréna, ce n’est qu’en 1994 qu’il prit officiellement le nom d’Aréna Rogatien Vachon

C’est en 1989 qu’on y ajouta un système de glace artificielle. 

En 2005, on y installa une section musée pour souligner la carrière de l’ancien gardien des Canadiens, des Kings, des Red Wings et des Bruins. Le tout fut dévoilé en présence de Monsieur Vachon, qui habite maintenant aux États-Unis depuis de nombreuses années. 

Aréna Francis Bouillon 


C’est en 2011, alors qu’il s’alignait avec les Predators, que Francis Bouillon fut honoré par la ville de Montréal, alors qu’on nomma l’aréna du quartier de son enfance et où il était toujours impliqué, Hochelaga-Maisonneuve, en son honneur. 

Aréna André Lacroix 

Son aspect extérieur changera bientôt

L’aréna de Lauzon (qui fait aujourd’hui partie de Lévis) a été bâti en 1969 au coût de 550 000$. On lui a ensuite donné le nom du meilleur pointeur de l’histoire de l’AMH, qui vient de l’endroit. 

L’endroit a ensuite vieilli, au point d’être fermé en 2020. Bien que Monsieur Lacroix habite maintenant en Ohio, la situation l’a désolé, au point où il a contacté le maire Gilles Lehouillier pour que la rénovation aille de l’avant. Il a même offert des objets pour décorer le site. 

Des fonds de 3 M$ ont finalement été débloqués. 

Après des retards, les travaux ont finalement débuté cet été, au plus grand plaisir d’André Lacroix.

Colisée Jean-Guy Talbot 


Le Colisée de Trois-Rivières date de 1938. Il est situé entre l’Hippodrome de Trois-Rivières et le Stade Quillorama, où évoluent les Aigles de Trois-Rivières de la Ligue Frontière. Il se trouve également au bord de la piste urbaine du Grand Prix de Trois-Rivières. L’action ne manque pas dans ce secteur! 

Ayant déjà partagé l’endroit avec les défunts Draveurs de la LHJMQ, les Patriotes de l’UQTR en sont maintenant les principaux locataires. Honnêtement, l’extérieur aurait besoin d’un coup de pinceau. 

Un aréna à Cap-de-la-Madeleine a déjà porté le nom de Jean-Guy Talbot, lui qui est originaire de cette ville aujourd’hui fusionnée à Trois-Rivières, mais en 2021, il a été démoli. Cinq mois plus tard, on renommait le colisée en l’honneur du gagnant de sept Coupes Stanley (et de l’unique entraîneur des éphémères Spurs de Denver / Civics d’Ottawa). 

Monsieur Talbot nous a quittés l’an dernier, à l’âge de 91 ans. 

Centre Mario Gosselin 


L’aréna de Thetford Mines a été construit en 1964, alors que le futur gardien de l’équipe olympique canadienne, des Nordiques, des Kings et des Whalers n’avait qu’un an. L’endroit portera plus tard son nom. 

Rénové en 2007, il est maintenant le domicile de l’Assurancia de la LNAH. 

Centre récréatif Marcel-Bonin 

 

Qui d’autre que l’ours de Joliette pourrait donner son nom à l’aréna de l’endroit? 

À une époque où presque tous les québécois signaient les Canadiens, il a plutôt débuté sa carrière avec les Red Wings, avec qui il a gagné la Coupe en 1955. Il a terminé son parcours avec Montréal, avec qui il a ajouté trois autres Coupes à sa collection (1958, 1959 et 1960). 

Il nous a quittés en janvier dernier, à l’âge vénérable de 93 ans. 

L’aréna, construit lors de l’année de naissance de Monsieur Bonin en 1931, ne fait pas son âge de l’extérieur. 

Il a été le domicile des défuntes équipes de Junior AAA et de la LNAH. 

Sources : 

″L’Aréna Francis Bouillon officialisé″, 9 août 2011, RDS (rds.ca), 

″Le Colisée de Jean-Guy Talbot″, 26 novembre 2021, radio-canada (ici.radio-canada.ca), 

″L’ex-joueur André Lacroix se désole de l’état de l’aréna à son nom à Lévis″ de Stéphanie Martin, 6 novembre 2022, Journal de Québec (journaldequebec.com), 

″Deux jours après notre reportage, Lévis trouve 3M$ pour rénover cet aréna fermé depuis 2020″ de Stéphanie Martin, 8 novembre 2022, Journal de Québec (journaldequébec.com), 

″Lévis : les travaux pour rénover l’aréna André Lacroix ont commencé″ de Stéphanie Martin, 2 juin 2025, Journal de Québec (journaldequebec.com), 

″Coup d’envoi des travaux de modernisation de l’Aréna André-Lacroix″ de Xavier Nicole, 19 juin 2025, Journal de Lévis (journaldelevis.com), 

palmarolle.ao.ca, wikipedia.org.

lundi 3 mars 2025

Une petite photo pour le plaisir #102 - Les gardiens du CH sans les jambières

 




On s'habitue rapidement à voir un gardien de but dans son équipement. Lorsqu'il modifie son équipement, ça peut nous prendre un petit moment avant de nous habituer. Mais c'est encore plus étrange quand le dit gardien embarque sur la glace avec des gants de joueur … 


Pour Ken Dryden, ça lui arrivait pendant les séries éliminatoires, question de se délier les jambes sans avoir à dépenser trop d'énergie à porter son équipement qui pesait une tonne. On le voit ici en avril 1973 et ce fut une bonne stratégie, alors que le Canadien débuta l'été avec une coupe Stanley supplémentaire à leur palmarès.


Il est arrivé à trop plusieurs occasions à Carey Price de prendre son survêtement et des gants afin d'aller patiner en solitaire. Malheureusement dans son cas, c'était dans l'espoir de revenir au jeu avant la fin de la saison. En 2016, malgré ce que la direction nous disait, il ne put remettre les grosses jambières après avoir été blessé fin octobre et avoir empiré le tout fin novembre. En 2022, revenu d'une cure de désintoxication, Price fit tout en son pouvoir pour régler une blessure au genou. Il put finalement jouer 5 matchs en fin de saison (plus un avec le Rocket de Laval), mais n'a plus jamais joué depuis.

Photo Fred Merz/Rezo

Je triche un peu ici, car cette photo de Cristobal Huet a été prise en 2011, suivant sa première saison avec le Fribourg-Gotteron HC en ligue Suisse, trois ans après son départ de Montréal, dans le cadre d'une entrevue avec "L'Illustré". J'espère qu'il n'avait pas trop froid ... 

dimanche 24 juillet 2022

Une petite photo pour le plaisir #101 - Musée Pop de Trois-Rivières

Si vous vous rendez en Mauricie, il est possible de visiter le Musée Pop. En plus de la très intéressante visite de la vieille prison de Trois-Rivières (reliée au musée), vous pouvez entre autres voir l’exposition "Attache ta tuque", au sujet de la culture québécoise.

On y retrouve trois sculptures de bois (bois polychrome) de Patrick Lavallée. Une première, Souvenir d’enfance, représente Ken Dryden appuyé sur son bâton Canadien.



La deuxième, Maurice Richard, le héros, représente le Rocket avec son bâton Victoriaville.



La troisième, La soirée de hockey, évoque une rencontre Canadiens-Nordiques.



On y retrouve également des tables de hockey, de 1950, en bois et de 1954, en métal, dans un état surprenant.  La mienne est beaucoup plus récente, et pourtant...






Notez toutefois que le hockey n’est qu’une facette de l’exposition. On y retrouve aussi des volets sur la musique, le climat et plusieurs autres.

En ce moment, il est aussi possible de voir une exposition complémentaire à la visite de la prison et une autre au sujet du cirque.

Pourquoi ne pas combiner votre visite avec un match de baseball des Aigles au Stade Quillorama (auparavant Fernand-Bédard), un petit saut à l'hippodrome, juste à côté ou le Grand Prix de Trois-Rivières?  Avec les Lions de la ECHL et les Patriotes de l'UQTR (hockey U Sports), l'offre sportive dans la cité de Laviolette est variée.

lundi 3 janvier 2022

Une photo pour le plaisir #100 - Pokey and the Bandit








Il y a trop de films que je n'ai pas écouté pour pouvoir apprécier le talent de Burt Reynolds. Je n'ai vu que des films datant du début des années 2000 (le remake de "The Longest Yard", "Dukes of Hazzard", "Driven"). Je me promets d'ailleurs de regarder Mystery, Alaska (quoi, j'ai pas encore vu ça moi ??).  Mais je n'ai jamais vu "Smokey and the Bandit", pourtant un de ses films culte, paru en 1977.

J'étais également trop jeune pour voir à l'œuvre le duo de gardiens des Jets de Winnipeg de 1986 à 1989, composé alors d'Eldon Reddick et de Daniel Berthiaume. Faut dire aussi qu'à l'époque on avait pas accès à NHL Network, ou autre plateforme nous permettant de tout tout tout connaître en temps quasi réel. Bref ... Reddick portant le surnom de "Pokey" et Berthiaume étant aussi connu comme étant "Bandit", le contexte était "parfait" pour les utiliser pour une pub.

Berthiaume n'a tellement pas l'air à l'aise avec un bandeau ...

Eldon Reddick ne fut jamais repêché dans la LNH. Il fut signé par les Jets après deux saisons avec les Komets de Fort Wayne dans l'IHL. Il disputa trois saisons à Winnipeg avec Berthiaume comme partenaire. Il fut échangé aux Oilers d'Edmonton en septembre 1989 contre le célèbre "considération future". Il disputa 11 parties avec eux et fit partie de l'équipe championne de la Coupe Stanley suite à une blessure à Grant Fuhr. Il disputa deux minutes lors de ce parcours éliminatoire. Il joua majoritairement avec le club-école au Cap Breton lors des deux autres saisons et retourna avec Fort Wayne dans la IHL pour les deux saisons suivantes. "Pokey" tenta un retour dans la LNH avec les Panthers de la Floride en 1993-94 mais ne parvint qu'à jouer que dans deux rencontres. Il joua ensuite 7 saisons un peu partout dans la IHL avant de s'expatrier en Allemagne avec les Lions de Frankfurt pour trois saisons. Il revint finalement en Amérique pour jouer 9 matchs avec les Komets de Fort Wayne avant d'accrocher ses jambières à la fin de la saison 2002-03.

Daniel Berthiaume fut repêché en troisième ronde du 1985 par les Jets de Winnipeg. Au pied du mur lors des séries de 1986 face aux Flames de Calgary, les Jets firent appel à ses services. Malheureusement pour les Jets et "Bandit", les Jets furent éliminé par la marque de 4-3. Il fut d'office pour 87 parties lors des deux saisons suivantes. Il se présenta cependant en très mauvaise forme physique au camp d'entraînement de la saison 1988-89. Après n'avoir remporté aucune victoire en 9 matchs, il fut rétrogradé avec les Hawks de Moncton de l'AHL. Il revint avec les Jets la saison suivante mais la relation avec son employeur était fragilisée. Il fut troqué aux North Stars en janvier 1990 afin de laisser toute la place au nouveau venu Bob Essensa. Il disputa ensuite une saison et demi avec les Kings de Los Angeles puis termina la saison 1991-92 avec les Bruins de Boston. Il signa avec les nouveaux Senators en 1992. Il ne disputa que 25 matchs avec eux cette saison-là et après un seul match la saison suivante, ses droits furent échangés aux Red Wings de Detroit. Il ne joua cependant plus jamais dans la LNH, se promena dans les ligues mineures (AHL, IHL, ECHL, WPHL et UHL) et accrocha ses jambières après la saison 2004-05.

Sources : hockeydb ; https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/770095/daniel-berthiaume-jets-ligue-nationale-regret-classique-heritage

samedi 4 décembre 2021

Une petite photo pour le plaisir #99 - Un bâton ''authentique''

 

J'adore fouiller sur Marketplace. On trouve des idées cadeaux, de magnifiques trésors et plusieurs "fouls". Dernièrement, un gars de Sherbrooke à mis en vente un AUTHENTIQUE bâton KOHO autographié par Patrick Roy, lors de son année recrue, pour la modique somme de 900$. Avant qu'il ne soit vendu (on sait jamais), je me devais d'en faire une capture d'écran:


Si vous n'êtes pas un vieux de la vieille ou si vous êtes plus ou moins familier avec la carrière de St-Patrick, vous pensez sûrement ''oui ok Patrick Roy, bâton Koho, couleurs Montréal… ouin, je paierais jamais 900$ pour ça mais ça doit être correct pour un collectionneur''. Mais pour un œil moindrement aiguisé, cet annonce comporte plusieurs erreurs factuelles qui font qu'au final, j'ai bien peur que quelqu'un se fasse avoir de 900$ ...

Premièrement, il est impossible que le vendeur ait gagné ce bâton en 1986. Bien que Roy était effectivement une recrue au début de son illustre carrière à cette époque, il n'utilisait pas les bâtons Koho. Il utilisait des bâtons Sher-Wood en 1986, ensuite des Victoriaville (Vic) ou des Louiseville. Ce n'est qu'en 1992-93 qu'il s'associa avec l'équipementier Koho, avant même que les Lefevre ne fabriquent cet équipement d'origine finlandaise.

Roy en 1986, avec un bâton Sher-Wood


Koho était déjà représenté sur les glaces de la LNH à la même époque, mais le look de l'équipement ne ressemblait en rien à Roy en 1993

Mike Vernon en 1989 vs Roy en 1992-1993

De plus, la gamme "Revolution", comme il est inscrit sur le manche du bâton, est apparu en 1992. Auparavant, Koho présentait leur gamme sous la gamme "Evolution", comme on peut le voir sur l'équipement d'Arturs Irbe à ses débuts avec les Sharks de San Jose. Mais Irbe lui affectionnait plutôt les bâtons Sher-Wood.

Donc, demander 900$ pour un bâton qui ne présente aucune preuve d'avoir déjà été utilisé dans un match de la LNH me semble très exagéré. De plus, ce n'est pas comme si l'autographe de Patrick Roy était si difficile à avoir. Des articles avec sa signature pleuvent sur les sites de revente, dont Marketplace. Faites vos recherches.

Si ça vous intéresse et êtes bon en négociation, voici tout de même le lien. Personnellement, je n'offrirais pas plus de 100$.

dimanche 11 juillet 2021

Une petite photo pour le plaisir #98 - Une signature du mauvais gars

 





Ça fait un bail que je veux faire un billet sur Mario Brunetta, ex-gardien de plusieurs équipes de la ville de Québec : Les Remparts (en bleu, gris et rouge) en 1984-85, les Nordiques de 1987 à 1990 et les As de la Ligue de Hockey Semi-Pro, maintenant la LNAH, en 2002-03. Mais j'ai eu beau fouiller tous les recoins d'Internet et de mes anciennes revues ou articles de journaux, je ne trouve rien de bien frappant à son sujet.

Y'a au moins cette photo d'un match contre Boston qui l'est ...

Faut dire que seulement 40 matchs répartis sur 3 saisons, dans les années glauques des Nordiques n'aident pas à faire connaître quelqu'un qui semblait déjà assez tranquille. J'ai toutefois trouvé cette photo qui attira mon regard ...


Deux choses attirent mon oeil : tout d'abord, le masque qui a un design semblable à celui de Patrick Roy à l'époque, surtout que Brunetta était plus un adepte du combo casque Cooper SK2000 et grille HM30. Il ne porta d'ailleurs que le masque lors de la saison 1989-90, sa dernière dans la LNH. Il revint ensuite à des combos pour le reste de sa carrière, majoritairement en Europe.

La deuxième chose qui cloche, c'est l'autographe. Ce n'est pas Brunetta qui signa cette photo, mais bien Clint Malarchuk. Ce dernier débuta sa carrière avec les Nordiques en 1981 et portait le #30 également, mais il était rendu à Buffalo en 1989-90. Ce doit être un gars qui a trouvé cette photo sans savoir que le gardien était Brunetta, qui l'a fait signé par Malarchuk lors d'une séance d'autographes random. Allez savoir si Clint lui a fait remarquer ... Au moins, il l'a autographié.



mercredi 7 octobre 2020

Une petite photo pour le plaisir #97 - Un chandail ''authentique''


 

Mon collègue "Kirk McLean" m'a récemment envoyé un lien vers un article à vendre sur Marketplace. Il s'agit d'un gars de Colwood en Colombie-Brittanique qui vend un AUTHENTIQUE chandail CCM des Islanders à l'effigie de Pat Lafontaine au modique prix de 300$. Avant qu'il ne soit vendu (on sait jamais), je me devais d'en faire une capture d'écran:



Si vous n'êtes pas un vieux de la vieille ou si vous regardez ce chandail sans trop porter attention, vous vous dites sûrement ''oui ok Pat Lafontaine, #16, logo des Islanders...blablabla, je paierais jamais 300$ pour ça mais c'est bien correct pour un collectionneur''. Mais pour un œil aiguisé, ce chandail n'est pas seulement un faux mais il comporte plusieurs erreurs factuelles et de conception qui font qu'au final, oui, il est rare dans le sens qu'il est un des pires ''jersey foul'' que j'ai jamais vu et que je doute qu'il en existe un deuxième pareil...


 

Premièrement, la faute la plus évidente est le style du chandail. Oui LaFontaine a bien joué pour les Islanders, soit de son année de repêchage en 1983 jusqu'à son échange aux Sabres de Buffalo en octobre 1991 qui envoya Pierre Turgeon à New York. Mais contrairement à la description de cet article, il n'a jamais porté cette version malfamée du chandail des Islanders surnommée le design ''Fisherman'' ou ''Fishsticks'' en référence aux bâtons de poisson Gorton's. Pour la petite histoire, les Islanders changèrent effectivement leur look traditionnel pour la saison 1995-96 et le portèrent ensuite durant leur saison 25e anniversaire en 1996-97, d'où la patch que vous pouvez voir dans le coin supérieur gauche du chandail. Ce chandail est universellement ridiculisé et ce jusqu'à ce jour. On l'a même honoré ici à LVEUP en nommant un trophée en son nom, c'est pas pour dire.

Mais si vous connaissez cette histoire, vous vous demandez sûrement où est donc ce fameux ''Gorton's Fisherman'' tant détesté sur ce chandail? Et bien les Islanders, après avoir subi les foudres des fans et les railleries du reste de la planète hockey lors de la première saison d'existence du ''Fishsticks'', décidèrent de garder la base du chandail mais de ramener le logo traditionnel la saison suivante pour nous donner cette version 1.2 que l'on peut voir ici. Ils ont en fait procédé à une élimination par étape en alternant cette version et celle avec le pêcheur durant la saison 1996-97, et ensuite seulement la version 1.2 en 1997-98. Ils éliminèrent ensuite toutes traces de ce design et ses couleurs nauséabondes en 1998-99 en retournant à leur ancien look mais avec des teintes de couleurs plus foncées.



Donc LaFontaine n'a jamais porté cette monstruosité mais en plus de ça, c'est l'attaquant Zigmund Palffy qui portait le #16 durant ces années de misère des Islanders. Palffy était d'ailleurs un de leurs rares rayons de soleil, lui qui connut trois saisons d'affilée de 40 buts et + de 1995-96 à 1997-98, soit exactement durant la période de ce look. Il passa ensuite aux Kings après la saison 1998-99. Donc porter ce chandail avec le numéro 16 serait doublement erroné, car même s'il est un faux, au moins il aurait été plus légitime de l'identifier au bon joueur.

Donc après ces deux fautes factuelles, continuons d'analyser cette vente frauduleuse en regardant l'arrière du chandail:

 

 

Encore ici quelque chose qui cloche... Les numéros et le lettrage sont écrits avec des polices de caractère sportives standard tandis que le vrai lettrage du vrai chandail ressemblait plutôt à cette diarrhée:

 


Donc non seulement le joueur ne jouait pas avec l'équipe à ce moment-là et qu'un autre joueur portait son numéro, mais le lettrage et les couleurs ne sont aussi pas bonnes....

Mais comment les annonceurs faisaient pour discerner les joueurs et décrire les matchs avec ces horreurs de numéros?

D'ailleurs, pour moi ce n'est pas tant le fameux logo ''Fishsticks'' du devant qui me fait ravaler mon vomi mais plutôt cette ignoble typographie et l'effet de ''vagues'' qui réussissent tout de même à nous donner le mal de mer si c'était bien le but désiré. J'imagine que ce lettrage était trop difficile à répliquer pour le champion qui a produit ce faux chandail de LaFontaine... Il n'avait que des chiffres et du lettrage standard et il s'est dit ''Fuck it... n'importe quoi est plus beau que ça...''




''Sortez-moi d'ici les gars... Je suis plus capable de porter ça...''

 

Je croyais ensuite à une autre faute factuelle en ce qui concerne la ''patch'' du 25e anniversaire car je croyais qu'elle n'avait été portée qu'avec la version du pêcheur mais comme je l'ai expliqué plus haut, la saison du 25e était celle de 1996-97 et les Islanders alternaient entre les deux versions durant cette seule saison anniversaire. Donc je ne peux pas trop chialer là-dessus...


Patience les gars... Mike Milbury va bientôt vous échanger contre un machine à popcorn usagée...


Même Roberto Luongo avait cette patch sur son chandail lors du repêchage de 1997

 

Mais quand même... Le gars de Colwood devrait avoir honte de vendre ça 300$. Quoique je ne suis pas particulièrement un collectionneur de chandails. Peut-être qu'un obsédé des ''Jersey fouls'' serait prêt à s'en porter acquéreur, qui sait? 

Si ça vous intéresse, voici toujours le lien.

En fait ma théorie est qu'en 1997, le concepteur de ce chandail avait entendu la nouvelle que Pat LaFontaine revenait jouer à New York et s'est empressé de faire des chandails à son effigie pour les vendre rapidement aux fans des Islanders émerveillés par le retour du fils prodige...

Cependant c'était avec les Rangers et non les Islanders que LaFontaine signa en 1997-98, devenant du même coup un des rares joueurs à avoir joué pour toutes les équipes de la LNH de l'état de New York.

 Le gars rangea donc ses chandails dans son pick-up et alla les enterrer dans le désert...