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dimanche 29 janvier 2012

Joe Malone, le premier marqueur de 50 buts en 50 matchs?


Comme vous le savez, il n'y a pas beaucoup de joueurs qui ont réussis l'exploit de marquer 50 buts en 50 matchs.

Officiellement, il y en a seulement 5 joueurs qui ont réussis l'exploit de marquer 50 buts en 50 matchs : Maurice Richard en 1944-45, Mike Bossy en 1980-81, Wayne Gretzky en 1981-82, 1983-84 et 1984-85, Mario Lemieux en 1988-89 et Brett Hull en 1990-91 et en 1991-92.

Il s'agit en vérité de ceux qui ont réussit l'exploit en 50 matchs de leur équipe et non pas de leur saison. Si on prend en considération les 50 matchs de leur saison, quelques joueurs de plus ont réalisé cet exploit :

- Jari Kurri marqua son 50e but en 1984-85 lors de son 50e match, mais au 53e match des Oilers.
- Alexander Mogilny récolta son 50e but en 1992-93 à son 46e match de sa saison alors que c'était le 53e match des Sabres de Buffalo. Il termina la saison avec rien de moins que 76 buts. Il était bon, ce Mogilny...
- Mario Lemieux le fit également deux fois. En 1992-93, il marqua son 50e but à son 48e match mais le 72e de son équipe, il en marqua 19 lors des 12 matchs suivant pour terminer avec 69 buts en 60 matchs(!!!). En 1995-96, il enfila le but magique lors du 59e match de son équipe
- Cam Neely réussit l'exploit à son 44e match en 1993-94 alors que ce fut son 44e match mais le 66e de son équipe.

Mais je ne sais pas si on peut rajouter à cette liste le légendaire Joe Malone.

Bien avant Joe Sakic ou Michel Goulet, Joe Malone fut la grosse vedette de Québec. Ce natif de Sillery était, dans les années 1910, la figure de proue des Bulldogs de Québec de la NHA. Il se joint à l'équipe en 1907-08 alors que l'équipe évoluait dans la Eastern Canada Amateur Hockey Association. Il fit partie de cette équipe principalement constituée d'anglophones lorsqu'elle se joignit à la NHA en 1910-11. L'année suivante, les Bulldogs défirent les Victorias de Moncton pour remporter la première Coupe Stanley de leur histoire. L'exploit fut répétée l'année suivante alors que les québécois l'emportèrent sur les Millionnaires de Sidney.

Joe Malone évolua avec les Bulldogs jusqu'à la dissolution de l'équipe en 1917. Ayant des fonds insuffisants pour intégrer la nouvelle NHL, l'équipe de Québec suspendit ses activités afin de renflouer ses fonds. Malone, joueur canadien-français, prit alors le chemin de Montréal pour se joindre aux Canadiens.

Lors de cette première saison de la NHL, l'ancienne vedette des Bulldogs explosa avec le Canadien en récoltant pas moins de 44 buts en 20 matchs... Ce devint alors le record de la NHL, record presque aussitôt jugé imbattable jusqu'à ce qu'il fut battu en 1944-45 par Maurice Richard. Toutefois, la moyenne de buts par match elle, fut de 2,2 buts par matchs. Ça prendrait 180 buts de nos jours pour égaler ce record, c'est donc dire qu'il est imbattable.

C'est ici que j'attire votre attention...

Considère que Malone récolta 44 buts en 20 matchs lors de cette saison, qui en comptait 22, et si on prend les 7 buts récoltés lors de la saison suivante en seulement 8 matchs (Malone ratant la majeure partie de la saison) on peut donc dire que, techniquement, Joe Malone est le premier marqueur de 50 buts en 50 matchs de l'histoire de la NHL.

À noter que Malone prit part aux séries éliminatoires qui mena le Canadien à Seattle pour cette fameuse finale de la coupe Stanley qui sera annulée en raison de l'épidémie de grippe espagnole qui coûta la vie à un autre ex-joueur des Bulldogs évoluant avec le Canadien, "Bad" Joe Hall.

La saison suivante, en 1919-20, les Bulldogs de Québec furent de retour dans la NHL et Joe Malone retourna dans sa ville natale pour évoluer avec l'équipe. C'est lors de cette saison, le 31 janvier 1920 pour être plus précis, que Joe Malone récolta 7 buts en un seul match dans une rencontre contre les St-Pats de Toronto. Il s'agit d'un record qui tient toujours. D'ailleurs, Malone possède un troisième record qui tient encore de nos jours, soit celui du plus grand nombre de match de plus de 5 buts en carrière avec 5. Trois de 5 buts, un de 6 buts et un autre de 7 buts...

Malheureusement pour la ville de Québec, cette nouvelle édition de l'équipe des Bulldogs ne fut que de très courte durée, n'existant qu'une saison. L'équipe prit le chemin d'Hamilton pour devenir les Tigers. Malone fit le chemin avec l'équipe avec qui il évolua durant deux saisons. Il prit par la suite la route pour Montréal où il joua deux dernières saisons avec le Canadien alors qu'il n'était que l'ombre de lui-même, ne marquant qu'un seul but lors de ces deux saisons.

Alors qu'il se retira lors de la saison 1923-24, il est considéré comme un des joueurs ayant fait partie de l'équipe championne de la coupe Stanley bien que son nom ne figure pas sur le trophée. Comme quoi, il n'y a pas que Mark Recchi qui se retire en champion pour une troisième fois...

Entre 1917 et 1924, Malone récolta pas moins de 143 buts en 126 matchs, ce qui donne une moyenne de 1,13 buts par match... Avec ses totaux de la NHA, ça donne 322 buts en 249 matchs, ce qui donne une moyenne plus astronomique, soit 1,29 buts par match... À titre comparatif, Wayne Gretzky a terminé sa carrière (WHA + NHL) avec une moyenne de 0,60 buts par matchs... Il faut dire que c'était une époque différente, les gardiens par exemple demeurant debout et n'ayant que des jambières de cricket comme équipement...

Il est décédé en 1969 à l'âge vénérable de 79 ans...

Il fut intronisé en 1950 au Temple de la Renommée du hockey...

Une bannière au Colisée de Québec honore cette ancienne vedette du début du XXe siècle...

mardi 24 janvier 2012

Les frères Bordeleau





Dans l’histoire moderne de la LNH, il y a eu quelques familles qui ont vu plusieurs frères accéder à la LNH et y avoir des carrières significatives. Les plus connus sont bien sûr les Sutter (Brian, Darryl, Duane, Brent, Rich et Ron, texte du 3 février 2009). On pense aussi aux Hunter (Dave, Dale et Mark), aux Stastny (Peter, Anton et Marian), aux Miller (Kelly, Kevin et Kip) et plus récemment aux Staal (Eric, Marc et Jordan) et quelques autres.

Le Québec a aussi eu sa famille nombreuse et talentueuse : les Bordeleau, originaires de Rouyn-Noranda.



Christian

Après un stage avec les Canadiens Jr., Christian a poursuivi sa progression dans l’organisation du CH et y a joué en 1968-69 (gagnant au passage la Coupe Stanley) et en 1969-70. Il est par la suite échangé aux Blues. Au cours de l’année 1971-72, il a rejoint l’organisation des Black Hawks. Il y a côtoyé Bobby Hull et l’a suivi l’année suivante à Winnipeg pour la première année de l’AMH. De toute évidence, le changement de ligue lui a été bénéfique. En effet, il a entraîné une progression fulgurante de ses statistiques, passant de 31 à 101 points. (Le fait de jouer sur le même trio que Bobby Hull n'a sûrement pas nui non plus.)

Au cours de la saison 1974-75, il est échangé aux Nordiques, avec qui il a connu deux saisons de plus de 100 points et remporté la Coupe Avco en 1977.

Lors de la fusion LNH – AMH, les Blues (qui avaient réacquis ses droits pour la Ligue Nationale) l’ont réclamé. Il n’a toutefois jamais rejoué, ni pour eux, ni ailleurs dans la Ligue.

Il est devenu par la suite dépisteur pour la centrale de la Ligue Nationale.




Jean-Pierre

Jean-Pierre s’est joint aux Canadiens Jr. au moment où Christian venait de quitter. Il a fait partie de l’équipe gagnante de la Coupe Memorial en 1969, avant d’être repêché 13e au total par Chicago. En 1971-72, il a brièvement été rejoint par son frère Christian dans l’organisation. Ce n’est toutefois qu’en 1972-73 qu’il a fait définitivement le grand club. Il y est resté pour toute sa carrière, jusqu’en 1979-80, où il a eu l’occasion de jouer au fil des ans sur le même trio que Stan Mikita et Hubert « Pit » Martin. Sa fiche totale dans la LNH est de 97-126-223 en 513 matchs.

Par la suite, il s’est établi en Nouvelle-Écosse, où il a acquis une franchise Tim Horton.



Paulin

Paulin a également passé par les Canadiens Jr., arrivant au moment où Jean-Pierre venait de partir. Il y a aussi gagné la Coupe Memorial, en 1970 dans son cas. Il a toutefois complété son stage junior avec les Marlboros de Toronto, avec qui il a gagné une autre Coupe Memorial, en 1973.

L’été suivant, il a été sélectionné au deuxième tour (19e au total) par les Canucks. Il s’est taillé un poste immédiatement. L’année suivante, il a progressé au point de montrer une fiche de 17-31-48.

En 1976-77, il est allé rejoindre son frère Christian avec les Nordiques de l’AMH. C’est là qu’il a contribué à l’équipe championne de la Coupe Avco avec une fiche de 42-41-83. Comme Christian, il y a été jusqu’à l’arrêt des activités de la ligue à la fin de 1978-79. Il n’a pas non plus rejoué dans la LNH. Il a plutôt pris le chemin de la France, où il a joué plusieurs années et a même fait partie de leur équipe olympique en 1988.

Il a par la suite été entraîneur dans la LHJMQ, avec les Canadiens de Fredericton de la AHL et en Europe. Il a aussi été l’adjoint de Jacques Demers avec le Lightning en 1998-99.

Il est présentement entraîneur des Phénix du Collège Esther-Blondin, au niveau midget AAA.

Son fils Sébastien a aussi atteint la LNH, principalement avec Montréal et Nashville, avant de prendre le chemin de la Suisse. Comme son père, il possède la nationalité française.

Sources: greatesthockeylegends.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org

mercredi 18 janvier 2012

Robert Picard et les Capitals

Les Capitals arboraient ce soir leur fameux chandail vintage que portait les Capitals lors de leur premières saisons. Si on fait une différence entre celui-là et les autres qu'ils portaient dans notre jeunesse, c'est en raison du pantalon rouge qu'ils ont porté seulement lors de cette saison d'horreur alors qu'ils ont porté le pantalon bleu lors des autres saison avec ce chandail...

Parlant des Capitals...

KeithActon parlait cette semaine de Robert Picard. Dans le courriel le remerciant d'avoir écrit ce texte, je lui ai affirmé que la carte de Picard de la série 1982-83 que voici était une de mes cartes préférée en disant que j'aimais beaucoup l'éclairage de celle-ci :



Rien de bien impressionnant vous direz, mais je dirais en plus qu'à l'époque où j'aimais beaucoup cette carte, Picard jouait pour les Nordiques... Un méchant Nordique dans l'uniforme du Canadien. La photo très éclairée vient mettre un peu de crémage sur le tout...



Mais...

KeithActon a répondu à mon courriel en disant qu'en effet cette carte était spéciale mais que selon lui ça tenait du fait que Picard porte le chandail blanc du Canadien. On se rappellera que les joueurs portaient le chandail blanc à domicile à l'époque. Imaginez aller voir le Canadien souvent et ne jamais les avoir vu avec leur mythique chandail rouge... Benoît a continué en disant que la plupart des cartes des séries de la fin des années 70 et 80 avaient pour la plupart des photos prises à Washington où le photographe devait être basé... C'est entre autre pourquoi la plupart des cartes de cette époque ont plus souvent qu'à leur tour des joueurs avec leur chandail de couleur.

Et bien si on regarde quelques autre cartes de cette série on voit bien la présence en arrière de joueurs des Capitals (et leur pantalon bleu) :

Celle de Bob Gainey avec pas de casque :




Rick Vaive "en action" avec... Euh... Je ne sais pas qui est ce mec, mais je veux le savoir... Un moustachu avec un gros casque àa la Lanny... Moi je dirais Howard Walker...


Ah ces cartes qui nous rappellent des moments importants oubliés...


Le légendaire Dave "Tiger" Williams avec son chandail en V a un joueur des Caps en blanc derrière lui, comme tout le monde...




Le fameux Don Maloney, actuel DG des Coyotes de Phoenix. Remarquez le "New York" à la place du "Rangers" que portait l'équipe à l'époque et le joueur des Caps derrière qui est l'ex-joueur du Canadien Ryan Walter. Une autre chose à remarquer, le bâton Canadien, est-ce qu'on en trouve toujours de ces bâtons? J'aimerais bien en avoir un!


Avis aux dames, Don est célibataire...


Finalement, pour les nostalgiques des Nordiques, le seul et unique Michel Goulet, sa moustache et Mike Gartner :


Le derrière de la carte nous apprend un fait intéressant, qu'il exigea que son premier contrat fut en français. Un fait inusité qui ne se répétera probablement pas quant les Nordiques seront de retour en 2027...