Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu

mercredi 26 juillet 2017

Phil Myre



Jouant pour les Bruins de Shawinigan, Philippe Myre a été un choix de 1ère ronde des Canadiens en 1966, à une époque où on n’accordait pas encore beaucoup d’importance au repêchage.  Par contre, dans la hiérarchie des gardiens à Montréal, il y avait devant lui les vétérans Charlie Hodge et Gump Worsley et le jeune Rogatien Vachon.  Il est donc retourné dans le junior, où il a aidé les Flyers de Niagara Falls à remporter la Coupe Memorial.
 
En 1969-70, Worsley en était à ses derniers matchs avec les Canadiens et Vachon était devenu le numéro un.  Myre eut ainsi l’occasion d’être rappelé et de jouer 10 matchs.
 
Suite au départ de Worsley pour le Minnesota, Myre est devenu le numéro 2 derrière Vachon. 
 
Le 15 octobre 1970, les nouveaux Sabres de Buffalo jouèrent leur tout premier match à domicile.  Les spectateurs restèrent toutefois un peu sur leur faim puisque leurs favoris furent blanchis par Myre et les Canadiens.  Sans vouloir rien enlever à l’exploit de Myre, il faut néanmoins mentionner que les Sabres se contentèrent de 14 petits tirs au but.
 
À la fin de la saison, un nouveau venu, Ken Dryden, est venu changer la donne en conduisant le tricolore à la Coupe Stanley.  Avec ses 31 matchs joués en saison, Myre se qualifiait pour avoir son nom gravé sur la Coupe, même s’il n’avait pas joué en séries.  Par contre, on ne l’inclut pas.  Il reçut tout de même une bague et fut inclus sur la photo d’équipe.
 
En 1971-72, Dryden prit toute la place.  Vachon fut échangé aux Kings et Myre ne joua que 9 matchs.  À la fin de la saison, un repêchage d’expansion eut lieu et le tout premier choix de celui-ci fut Myre, sélectionné par les nouveaux Flames d’Atlanta.
 
Sans être une puissance, les Flames devinrent rapidement une équipe respectable et le duo très stable que forma Myre avec Daniel Bouchard devant le but y joua un rôle important.  Pendant les cinq premières campagnes de l’équipe, aucun autre gardien que Myre ou Bouchard ne prit le filet.
 
C’est finalement en décembre 1977 que le duo fut brisé lorsque Myre fut échangé aux Blues.  C’est Yves Bélanger, obtenu de St-Louis dans l’échange, qui devint le troisième gardien de l’histoire des Flames.  De son côté, Myre devint le gardien numéro un des Blues pour un an et demi.
 
En juin 1979, Myre fut échangé aux Flyers contre Blake Dunlop et Rick Lapointe.  Il fut donc appelé à former un nouveau duo avec une recrue, Pete Peeters.  Philadelphie avait perdu Bernard Parent la saison précédente suite à une blessure, et avait décidé de repartir à neuf devant le filet en échangeant leur autre gardien, Wayne Stephenson.
 
Le pari des Flyers paya de façon inespérée lorsque Myre, Peeters et le reste de l’équipe furent invaincus du 14 octobre au 6 janvier.  En 35 matchs, ils en remportèrent 25 et annulèrent 10 autres fois.  Ce record tient toujours aujourd’hui.  Cette merveilleuse saison, où les Flyers affichèrent la meilleure fiche de la ligue (48-12-20), ne se termina toutefois pas comme souhaité, puisqu’ils perdirent la finale face aux Islanders.
 
Malgré ses résultats, le duo Myre-Peeters ne dura pas.  Peeters prit le haut du pavé et Myre, dépassé par Rick St.Croix, fut envoyé aux Rockies du Colorado.
 
Partageant le filet avec Glenn ″Chico″ Resch, Myre a fait ce qu’il a pu avec cette équipe faible. 
 
En 1982-83, il fut engagé par son ancien entraîneur Scotty Bowman (devenu directeur-gérant des Sabres) comme joueur-entraîneur du club-école, les Americans de Rochester.  Avec comme entraîneur-chef un certain Mike Keenan, les Amerks remportèrent la Coupe Calder.  Quant à Myre, il joua également avec les Sabres ses cinq derniers matchs dans la LNH, pour un total de 439.
 
Par la suite, Myre a été entraîneur-adjoint, entraîneur des gardiens et dépisteurs pour plusieurs équipes (Kings, Red Wings, Blackhawks, Panthers, Sénateurs et Canadiens).
 
Il tient également un blogue.
 
Sources : « Cournoyer bags limit on Buffalo hunt » de Pat Curran, 16 octobre 1970, Montreal Gazette, p.17, philmyretalkshockey.com, hockeydraftcentral.com, legendsofhockey.net, wikipedia.org.

Aucun commentaire: