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samedi 5 juin 2010

Trêve de hockey #18 - Eddie Gaedel

Pourquoi pas une petite histoire de baseball...

Nous sommes le 19 août 1951. À l'occasion des célébrations du 50e anniversaire de la Ligue Américaine, les Browns de St-Louis (qui deviendront les Orioles de Baltimore quelques années plus tard) affrontent les Tigers de Detroit à l'occasion d'un programme double qui fut annoncé comme étant un "Festival of surprises". Afin de marquer l'anniversaire de la ligue et de faire un petit coup de publicité pour cette équipe qui avait beaucoup de problèmes à remplir les estrades, le propriétaire Bill Veeck promit plusieurs surprises inattendues. Une d'elles fut d'engager une personne de petite taille (ce qu'on appelait autrefois des nains) nommé Eddie Gaedel. Gaedel faisait souvent quelques apparition ici et là comme mascotte, notamment pour la compagnie de bière Falstaf, le commanditaire officiel des Browns...

C'est au cours de la deuxième partie que Gaedel fit son apparition sur le terrain en sortant d'un gâteau géant en papier mâché. Il portait alors un uniforme des Browns avec le numéro 1/8. Non seulement Gaedel apparut sur le terrain mais il alla également au bâton, prenant la place d'un joueur nommé Frank Saucier en fin de match. Voyant le petit homme arriver au bâton, l'arbitre demanda aux gens des Browns si Gaedel avait un contrat en bonne et due forme et s'il faisait parti de l'alignement de l'équipe... La chose était réglos, un contrat avait été signé quelques jours plus tôt et le nom de Gaedel avait été ajouté à la liste des joueurs des Browns... Tout était en règle...

À l'arrivée de la personne de petite taille au bâton, le lanceur Bob Cain avait devant lui une grosse difficulté : trouver la zone des prises... Gaedel ayant reçu les instructions de ne pas s'élancer, il se retrouva au premier but en moins de temps qu'il ne fait pour l'écrire... Il se fit aussitôt remplacer par un autre joueur et sa carrière de baseballeur professionnel fut terminée...

La Ligue américaine n'entra pas le nom d'Eddie Gaedel dans ses statistiques suite au match, mais l'erreur fut corrigée l'année suivante. Cela fit de Gaedel le plus petit joueurs de l'histoire du baseball majeur avec ses trois pieds et sept pouces... Sa moyenne au bâton est donc considérée comme étant de 1.000. Seuls 5 autres joueurs dans l'histoire auraient eu un but sur balle à leur seule présence au bâton dans les Ligues Majeures...

Devenu très populaire suite à cet évènement, Gaedel demeura un porte-parole très populaire pour les équipes de Bill Veeck qui devint le propriétaire des White Sox après avoir vendu les Browns. Par exemple, en 1959, Gaedel apparut en compagnie d'autres personnes de petite taille dans un costume d'extra-terrestre lors d'un match à Chicago afin de déranger les joueurs de White Sox... Il aurait également été engagé en compagnie d'autres nains comme vendeurs pour les mêmes White Sox. La raison de l'embauche de personnes de petite taille comme vendeurs aurait été le fait qu'ils bloquaient pas la vue des spectateurs...

Eddie Gaedel mourut d'une crise cardiaque en 1961 à Chicago, sa ville natale, à l'âge de 36 ans...

En raison de sa rareté, un autographe d'Eddie Gaedel vaut plus cher qu'un de Babe Ruth...



vendredi 4 juin 2010

Les quatre as...

Le hockey ne s'est pas toujours joué de la même manière qu'aujourd'hui. Par exemple, vous n'êtes pas sans savoir qu'en d'autres temps ce sport se jouait à l'extérieur. Mais s'avez-vous qu'à cette époque la plupart des équipes possédaient très peu de joueurs qui pour leur part jouaient souvent les 60 minutes du match lorsqu'ils faisaient parti de la formation partante de l'équipe. À cet effet, la dernière fois que j'ai entendu parler d'un joueur qui aurait joué 60 minutes à un niveau professionnel serait le grand Jean-Claude Tremblay à l'époque des Nordiques, donc dans les années 70...

Alors que la plupart des joueurs jouaient les 60 minutes, les autres joueurs avait le droit d'aller dans la chambre des joueurs, au chaud, en attendant leur tour, question de ne pas se geler le cul sur le banc... Brian McFarlane, le meilleur historien du hockey selon moi, raconte une histoire très drôle à propos de cet habitude et qui implique le légendaire King Clancy...

Au début des années 1920, Clancy était alors un jeune défenseur pour les Senators d'Ottawa, alors une puissance de la ligue. Les Senators remportèrent la Coupe Stanley à 3 reprises en 4 saisons entre 1920 et 1923. Le jeune Clancy et quelques autres joueurs attendaient souvent leur tour dans la chambre des joueurs en jouant aux cartes au chaud... Lorsque l'entraîneur avait besoin d'un joueur, il "buzzait" ses réservistes qui pour leur part accouraient pour jouer quelques temps. Il faisait par exemple, un coup de buzz pour tel joueur, deux pour tel autre, etc.

McFarlane raconte un anecdote où King Clancy se fit appeler pour jouer, possédait les quatre as dans son jeu. Un peu déçu d'être appeler pour jouer alors qu'il avait les quatre as, Clancy fit son devoir et joua quelque minutes sur la glace... Alors qu'il était très content de retourner afin de finalement assommer ses coéquipier avec son splendide jeu, quelle ne fut pas sa stupéfaction de voir qu'un d'eux avait repris ses cartes et brassé à nouveau les cartes... Déception...

Quelque temps plus tard, la NHL passa un règlement afin d'obliger tous les joueurs en uniforme à passer le match sur le banc...

Une petite photo pour le plaisir #29...




The Hammer... J'ai récemment trouvé une copie très maganée et quand même assez chère pour l'état du livre "The Hammer" de Dave Schultz et Stan Fishler qui date de 1981... J'ai reçu ça cette semaine et je suis en train de le dévorer... Dave Schultz est sans contre dit le plus violent des méchants Flyers de son époque et le livre est fait quand même à froid par rapport aux "belles" années des Flyers... Par exemple, quand il "bitch" Brad Park parce qu'il jouait un style dandy avec les Rangers et qu'il dénonçait la violence alors que ça faisait bien son affaire lorsqu'il jouait à Boston et bien c'est presque de l'actualité... (Park jouait encore à l'époque) Et on dévore le livre à grand coup de "J'ai défoncé à gueule à ce gars là, je savais qu'il était pas de taille, mais bon, quand il est allé au banc, sa serviette blanche est automatiquement devenu rouge..." et autres superbes envolées lyriques de la sorte...

Dites-vous que le livre commence comme ça :
"This can't be me."
I would look in the mirror and repeat these words.
Here I was in the fourth year of my big-league career and I had become a distortion of the person I had been for the most of my life. It was 1975 and "Dave Schultz" had emerged as a household word for goonery in the National Hockey League."

Imaginez vous le reste des 206 autres pages... Vous voulez lire ça...

Tout ça pour dire...

Go Flyers...

(Ah oui... Je vous reviendrai sur la conclusion "How To Make Hockey Better" quand je l'aurai lu... Ça promet...)

mercredi 2 juin 2010

Les trésors de Simon #7 : Chris Kotsopoulos

(Message mis à jour suite aux commentaires, merci...)

Voici une des célèbres cartes O-Pee-Chee "airbrushé" qui est selon moi une des moins bien réussies, celle de Chris Kotsopoulos de 1989-90... J'aime quand même le fait que par souci du détail on ait bien reproduit le logo Cooper sur son casque... J'aime également la luminosité et les ombrages sur ce casque qui en font un réel chef d'oeuvre des cartes "airbrushées"... On dirait que Kotsopoulos sort directement du film Tron...


Sachez également que ce travail de moine afin de camoufler le fait que Kostopoulos était dorénavant un Red Wing et non pas un Maple Leaf fut très très pertinente, ce joueur ne joua que 2 matchs cet uniforme en tout avant de se retrouver avec les Red Wings d'Adirondack et de se retirer du jeu durant cette même saison 1989-90...

Imaginez de nos jours le nombre de carte airbrushées qu'O-Pee-Chee pourrait faire avec le nombre de joueurs qui changent d'équipe durant l'été...

Vous avez bien vu, aucun but gagnant en 1988-89... D'ailleurs, pourquoi les cartes de hockey donnaient ces statistiques plus qu'inutiles?

À noter que Chris Kotsopoulos ne s'écrit pas comme Tom Non-Stopoulos en passant... Toutefois, sachez que Non-Stopoulos a un frère qui se nomme Chris et qui est présentement l'entraîneur des Colonials de l'université Robert-Morris. C'est en Pennsylvanie...

Le surnom de Chris Kotsopoulos était "Kotsy" et il a dorénavant un blogue nommé Kotsy's Korner et on apprend sur son blogue que "once a Ranger, always a Ranger"... Ah bon...