Et voilà, la saison régulière 2025-26 est terminée. Après neuf années où les Leafs ont atteint les séries (et créé de faux espoirs à leurs partisans), ils sont retournés à leur état naturel, soit en étant exclus ″du détail″ (comme on disait à une certaine époque).
Si vous avez des amis ou collègues de travail torontois, il peut être tentant de répondre avec sarcasme (et un brin d’arrogance) à leurs espoirs boursoufflés. Toutefois, je dois vous avouer que malgré cela, j’ai une certaine sympathie et presque de la pitié pour les supporters des Leafs. Après tout, ces partisans aussi passionnés de hockey que nous (et dont l’histoire était jusqu’en 1967 similaire à celle des Canadiens) ont traversé les burlesques années Ballard, eu un répit dans les années 1990, avant de replonger dans la médiocrité au retour du lock out. Malgré tout, ils sont demeurés d’une fidélité à toute épreuve. Depuis, le retour à la respectabilité a suscité des espoirs démesurés, les rendant parfois irritants.
On pourrait penser que la brasserie Left Field, basée à Toronto, offre cette lager pour prendre par les sentiments les partisans des Leafs. En fait, il y a probablement un peu de vrai là-dedans. Mais si on regarde de près, on se rend compte qu’en fait, la Leafs Lager fait plutôt référence aux Maple Leafs du baseball. On voit une forme d’uniforme de baseball et en bas à gauche, on peut apercevoir leur logo.
Les Leafs version baseball existent depuis 1969. Ils oeuvrent dans la Intercounty Baseball League, qui a depuis cette année été rebaptisée Canadian Baseball League (même si les équipes sont toutes basées en Ontario). La ligue date de 1919, aussi l’année de fondation des Royals de Guelph et des Panthers de Kitchener, qui sont toujours en opération.
Le nom fait référence à l’équipe de baseball qui l’a porté de 1891 à 1967 (donc avant que l’équipe de hockey fasse de même) et qui à une certaine époque affrontait les Royaux de Montréal.
On peut toutefois assumer que les partisans aveuglément passionnés de leur équipe de hockey n’y verront que du feu et que l’équipe de baseball exige sûrement un montant beaucoup moindre pour utiliser son nom…
Et que je suis méchant…
Pour les intéressés, il s’agit d’une petite lager pas mauvaise, disponible à la LCBO.
Dwight Gooden, Darryl Strawberry &, Mike Tyson, le boxeur
Mike Tyson n'a pas fini de faire parler de lui. Après son "combat" contre Jake Paul en novembre dernier, on croyait bien que "Iron Mike" se tiendrait finalement loin des rings. Mais de nombreuses rumeurs font mention d'un éventuel combat contre un ancien champion de MMA, Fedor Emelianenko. On verra bien ça dans le futur, mais ce n'est pas le sujet ici.
Avec Rickey Henderson
Ayant grandi dans le Bronx de New York, au travers de ses frasques de jeunesse, Tyson aimait bien le baseball et, il va de soi, les équipes de New York, soient les Mets et les Yankees. Aurait-il pu devenir un bon joueur de baseball ? L'histoire ne nous le dit pas. Quoique …
Michael Ray Tyson est né le 13 janvier 1950 à Rocky Mount en Caroline du Nord. Rapidement dans sa jeunesse, le baseball devint sa passion. Suite à sa graduation du "High School", Tyson fut repêché par les Cardinals de St-Louis au 3e tour du repêchage de 1970. Il disputa la saison 1970 dans le niveau A avec les Cardinals de St-Petersburg dans la Ligue de la Floride. L'année suivante, c'est avec les Reds de Modesto dans la Ligue de la Californie qu'il continua à affuter ses qualités offensive et à peaufiner son jeu défensif. Il fit le saut dans le niveau AAA avec les Oilers de Tulsa (non, pas ces Oilers de Tulsa là !) en 1972 et joua ses premiers matchs "dans le show" en fin de saison, amassant 7 coups sûrs en 13 parties avec les Cardinals.
Tyson s'est rapidement révélé être un joueur fiable. Sa polyvalence lui a permis de jouer à la fois à l'arrêt-court et au deuxième but, faisant de lui un atout précieux pour l'alignement des Cardinals. Tout au long de son passage à Saint-Louis, il était davantage connu pour son gant que pour son coup de bâton. Il était une présence défensive constante, transformant souvent les jeux difficiles en routine. Bien qu'il ne fût pas un frappeur puissant, sa capacité à mettre la balle en jeu et à contribuer à la stratégie offensive de l'équipe en faisait un élément clé de la rotation des Cards. Sa meilleure saison offensive eut lieu en 1976, avec une moyenne au bâton de ,286 (son meilleur résultat en carrière) avec 3 coups de circuit et 28 points produits, bien qu'elle ait été écourtée par une blessure qui lui fit raté la moitié de la saison.
Suite à la saison 1979, dû à l'émergence de Ozzie Smith, Tyson fut échangé aux Cubs de Chicago en retour du lanceur de relève Donnie Moore. À Chicago, Tyson continua d'assurer une défense fiable au deuxième but et à l'arrêt-court, contribuant à stabiliser le champ intérieur des Cubs. Bien que ses statistiques offensives aient décliné pendant son passage à Chicago, son professionnalisme et son expérience furent précieux dans un jeune club. Tyson a joué deux saisons dans la ville des vents avant de prendre sa retraite du baseball, lorsque libéré par les Cubs en mars 1982. En dix saisons dans les majeures, il a cumulé une moyenne au bâton de ,241 (714 coups sur en 2959 présences) avec 27 coups de circuit et 269 points produits en 1017 parties.
Et pour revenir au Mike Tyson plus connu, la dernière fois qu'il a été vu sur un terrain de baseball, c'est le 17 avril 2014, alors qu'il lança le lancer protocolaire avant un match opposant les Pirates de Pittsburgh aux Brewers de Milwaukee. Il a dû leur porter chance, car les Pirates ont massacré les Brewers au compte de 11 à 2.
Le «National Pastime» américain a des origines diversifiées et contestées par plusieurs historiens jusqu’à ce jour. Même lors des premières années officielles, ses origines étaient déjà sujettes à des débats féroces. Mais ce qui est certain est qu'avant d'être connu sous sa forme actuelle avec des règlements et des positions déterminées, le baseball à évolué à partir de jeux d'enfants provenant de diverses parties du continent européen à travers les époques. Et comme expliqué dans le documentaire «Baseball» du légendaire Ken Burns, «les jeux enfantins de bâtons et de balles existent depuis qu’il y a des enfants».
Plusieurs de ces sports sont toujours joués de nos jours, et parfois ces jeux à l'origine des racines du baseball ont plus tard été modifiés et influencés par le baseball lui-même.
Je vais donc vous parler de ces quelques jeux/sports qui ont mené à l’évolution du baseball tel que l’on connait de nos jours.
Vous vous attendiez peut-être à ce que je vous parle de cricket, mais non. Aujourd'hui, commençons plutôt par Le Oină.
Un des plus anciens «ancêtres» du baseball, le Oină est originaire de Roumanie. La plus vieille mention écrite officielle de l’existence de ce sport remonterait à l'ère médiévale, plus précisément en 1364, alors que la Roumanie faisait partie de ce qu'on appelait la «Valachie» avec la Moldavie et la Transylvanie.
La pratique du Oinăfut éventuellement introduite comme sport obligatoire en cours d’éducation physique et il existe depuis 1932 la «fédération roumaine de Oină». La difficulté à exporter le sport en fit une entreprise peu profitable et un déclin de popularité apparut vers les années 90. De plus récents efforts ont été lancés pour populariser le sport
davantage mais malgré sa très longue histoire et sa reconnaissance officielle en
tant que sport national depuis 2014, le Oinădemeure un sport de niche et ce même en Roumanie, où il ne s'agit pas d'un des sports les plus populaires. On retrouverait aujourd'hui une trentaine d'équipes officielles et deux fédérations, une en Roumanie et l'autre en Moldavie.
Comme vous pouvez le voir, il n'y a pas foule...
Mais ici, comment expliquer le Oină moderne et ses ressemblances avec le baseball?
Et bien me lançant naïvement tête première pour comprendre ce sport, c'était tout un casse-tête pour un non-initié. On dirait à prime abord un mélange de baseball, football, cricket, handball, ballon-chasseur... et le bon vieux jeu de la cour d'école, le «Quatre coins».
Allez vous faire un café pour la suite et concentrez-vous parce que c'est compliqué en...
Voici ce que j'ai compris. À noter que j'ai dû télécharger le PDF des règlements officiels en roumain et me servir de chatGPT pour traduire et me démêler...
Souvent, le mieux est de regarder un match sur Youtube, mais même là
c'est flou. Je me sens comme ma conjointe lorsque j'essaie de lui
expliquer le baseball...
Finala Cupei Federaţiei: Finale de coupe de fédération... et encore pas une grosse foule. Ça va mal...
Pour commencer, il est bien de se distancer de nos notions de baseball et voir les différences. Au lieu d'un losange et quatre buts, on retrouve plutôt un «gridiron» style football (avec moins de lignes) et la surface de jeu s'étend sur un rectangle de 230 pieds, divisé en 2 corridors; le corridor d'avancée et le corridor de retour, ainsi que deux zones tampon; la zone du batteur et la «back zone».
Chaque équipe compte 11 joueurs. Il n'y a pas de lanceur adverse, c'est
plutôt un coéquipier, le «botez», qui se positionne à la droite du
lanceur et qui lui «lance» la balle dans le style «balle donnée». Également à noter que les bâtons
sont plus longs et minces que ceux de baseball.
Si la balle frappée dépasse la mi-terrain sans être attrapée, l'équipe
en attaque récolte 1 point automatique. Si la balle arrive sans bond
dans la zone du fond, c'est une récolte de 2 points. Le coureur doit ensuite faire le tour des zones. Contrairement
au baseball, c'est n'est pas le frappeur qui court, mais
un autre de ses coéquipiers désigné comme coureur. Ce dernier doit
traverser les 3 lignes du terrain dans le corridor d'avancée et revenir
dans la zone du batteur par l'autre corridor sans se faire retirer.
Il semble également possible de courir même si la balle sort en dehors
des lignes. On ne récolte cependant pas de points bonus.
Un «circuit» consiste en une récolte de 2 points si la balle va plus loin que le fond de la
surface de jeu. La différence est que sur un circuit, l'équipe n'a pas à envoyer de coureur, contrairement à une balle ayant atteint la zone du fond. Et contrairement à ce que je pensais du jeu au départ, le coureur ne fait pas obtenir de points à son équipe s'il parvient à faire le tour du terrain. Cependant, il se doit de «survivre» sans faire accorder de points à l'autre équipe, car s'il est atteint, l'équipe en défense récolte 2 points, une grande
différence avec le baseball où la défense ne peut récolter de points.
La
défense doit attraper la balle, sans gants, et essayer de retirer les
joueurs en jeu. Il peut y avoir un maximum de 2 joueurs par corridor,
donc 4 en tout, mais les joueurs en «surplus» peuvent attendre dans le
«back zone» , une zone de mi-chemin où les joueurs sont «saufs», et attendre quand ils veulent avant de se décider à courir.
Les
joueurs en défense peuvent éliminer les joueurs adverses en leur
lançant la balle dessus (ayoye) mais les lancers à la tête sont
interdits. La balle est sensiblement de la même taille qu'une balle de baseball mais est évidemment plus coussinée.
Le coureur peut toutefois bloquer la balle avec ses mains pour annuler le retrait, mais ne peut l'attraper.
Les balles semblent être des hybrides entre balles de baseball et balles de «aki»
C'est ici une variante intéressante et mélangeante, surtout quand tu es habitué à la terminologie du baseball. Les joueurs au bat ne sont pas considérés «en attaque». Ils sont plutôt en défense car ils doivent survivre, tandis que les joueurs au champ sont littéralement «en attaque».
Le jeu est très différent du baseball à cet égard car chaque côté est à la fois en «attaque» et en «défense». L'équipe au champ peut très bien terminer une manche avec plus de points que celle au bat.
Les joueurs au champ (a.k.a. les attaquants) peuvent attraper ou récupérer la balle n'importe
où sur le terrain, même hors des lignes, mais doivent revenir dans leur
cercle pour lancer ou passer la balle. Un joueur doit avoir au moins un
pied dans le cercle pour pouvoir lancer.
On retrouve 9 cercles pour ces
joueurs de défense, et vient ici ma comparaison avec le jeu des «Quatre
coins» alors que le jeu se transpose à ce moment en une forme de
«extreme quatre coins» ou plutôt «9 coins», la différence étant que l'on
doit éliminer les joueurs près de ces coins avec une balle, et non pas voler leur place. Il y a
également un joueur en défense dans la back zone et un autre dans la
zone du batteur qui peuvent passer la balle aux autres. Les joueurs au champ semblent pouvoir permuter de position sans problème, et lorsque le jeu se déplace de zone et zone, les joueurs des autres zones peuvent aller appuyer leurs coéquipiers et récupérer les balles manquant leur cible.
Il n'y a pas de prises ou de balles, simplement une limite de 2 minutes par batteur. Selon les extraits que j'ai écouté, il semble y avoir des «fausses balles» et des retraits automatiques sur des lancers ratés mais c'est pas clair.
Il y a également plusieurs possibilités de points supplémentaires, par exemple si la balle se retrouve hors des lignes après avoir ricoché sur un joueur en défense, et autres variantes. Mais rendu là j'avais comme un mal de tête intense et j'ai cessé mes recherches.
Un match de Oină ne dure apparemment qu'une demi-heure, divisée en 2 demies. Donc chaque équipe n'a qu'un seul tour «au bat». C'est peut-être un des aspects qui font que ce n'est pas très populaire. Tu te déplaces pour aller voir un match de Oină, et tu as à peine le temps de t'assoir que c'est déjà rendu à la moitié. Pas beaucoup de temps pour prendre une bière ou un hot-dog...
À moins de faire une série 4 de 7 en une soirée...
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Bref, c'était le Oină. Il est difficile de savoir à quel niveau, si aucun, ce sport ait pu influencer et mener à la naissance du baseball ou ses autres ancêtres. C'est quand même pas mal différent. À part un bat semblable au baseball, il ne reste plus grand chose de comparable.
Les recherches sur les origines du baseball disent que c'est évidemment davantage des immigrants britanniques qui ont importé leurs jeux en Amérique, mais peut-être qu'une délégation d'immigrants roumains s'est faufilée quelque part dans l'équation.
Il y a eu toutefois beaucoup d'autres variantes de «jeux de bâtons et balles» au cours des âges. J'y reviendrai bientôt.
Récemment, Danny Jansen a accompli un exploit cocasse. Le 26 juin, il a pris part à un match des Blue Jays, qui affrontaient alors les Red Sox. Toutefois, le match a été interrompu par la pluie. Il a depuis été échangé à Boston.
Le 26 août, le même match a été repris. Le gérant Alex Cora a donc annoncé qu’il utiliserait Jansen. Celui-ci a donc participé au match en jouant pour les deux équipes impliquées, bien que son fait d’armes ait été réalisé à deux mois d’écart. Le fait que des matchs peuvent être interrompus par la pluie rend cette situation presque exclusive au baseball. (Quoique, si Pierre Gauthier a échangé Mike Cammalleri pendant un match, qui sait, il aurait pu le refiler à son adversaire de la soirée et rendre la chose possible au hockey…)
Par contre, il y a 42 ans, les Expos ont été au milieu d’une situation abracadabrante qui, selon moi, est encore plus particulière. Mais avant d’en arriver à cette journée particulière, reculons un peu dans le temps.
Joel Youngblood a été repêché par les Reds de Cincinnati en 1970. Il prit toutefois un certain temps avant de se faire une (petite) place au sein de la grosse machine rouge, une des équipes dominantes des années 1970. Il fit finalement ses débuts dans les majeures et joua 55 matchs en 1976. Du même coup, il fit partie de l’équipe championne de la série mondiale. Son séjour à Cincinnati fut toutefois de courte durée. À la fin de la saison, il fut échangé aux Cardinals, où il ne passa que quelques mois, avant se retrouver avec les Mets.
C’est finalement à New York, dans une équipe faible, qu’il fit sa place. Il participa d’ailleurs au match des étoiles en 1981.
Par contre, en 1982, son étoile avait pâli et il était devenu réserviste. Le 4 août, les Mets jouaient à Chicago contre les Cubs. Le match débutait à 14h35.
C’est à la troisième manche que Youngblood a réussi un simple bon pour deux points contre Ferguson Jenkins. Il a par la suite appris qu’il avait été échangé aux Expos contre un joueur à être nommé plus tard. (Le lanceur Tom Gorman prit éventuellement le chemin de New York le 16 août.) Il prit ses affaires et se dirigea vers l’aéroport. Il dut toutefois rebrousser chemin, car il avait oublié son gant. Il prit finalement son avion vers 18h en direction de Philadelphie, où jouaient les Expos à 19h35.
C’est donc au milieu du match qu’il put se rendre au stade. En sixième manche, le gérant Jim Fanning l’inséra dans l’alignement pour remplacer Jerry White, blessé, au champ droit. Il en profita pour frapper un coup sûr aux dépends de Steve Carlton.
Ainsi, il est devenu le premier joueur à disputer deux matchs le même jour, dans deux villes différentes. Il fallait donc que les deux équipes jouent dans des villes relativement proches, que le transport soit disponible, que les deux matchs n’aient pas lieu à la même heure et que la transaction se passe au moment propice.
La seule situation presque semblable qui a eu lieu s’est passée le 30 mai 1922, alors que les Cardinals et les Cubs se sont échangé Max Flack et Cliff Heathcote au milieu d’un programme double. Ils ont donc joué deux matchs en un jour pour deux équipes différentes, mais dans leur cas, contrairement à Youngblood, les deux parties ont eu lieu dans la même ville.
Fait intéressant, Youngblood, pourtant pas une si grande menace offensive, a réussi un coup sûr dans les deux parties, et dans les deux cas, ce fut aux dépends d’un futur membre du Temple de la renommée (Jenkins et Carlton).
Youngblood mentionna d’ailleurs que s’il s’était donné la peine de rejoindre sa nouvelle équipe aussi rapidement, c’est qu’il voulait montrer aux Expos son enthousiasme à se joindre à eux, alors qu’il était souvent laissé de côté avec les Mets. Pourtant, celui qu’on a acquis principalement pour sa polyvalence en défensive ne fit finalement que passer à Montréal. Son contrat expira à la fin de la saison et on lui accorda son statut de joueur autonome. Il signa ensuite avec les Giants, avec qui il demeura pendant six ans. Il boucla la boucle en faisant un bref passage avec l’équipe qui l’avait repêché, Cincinnati, en 1989.
Il fut par la suite instructeur avec les Reds, les Brewers, les Orioles et les Diamondbacks, en plus d’œuvrer à différents niveaux dans les mineures.
Sources :
″Un réserviste qui jouera régulièrement″ de Michel Blanchard, 5 août 1982, La Presse, page S2,
″Au cas où Dawson…″ de Michel Blanchard, 5 août 1982, La Presse, page S2,
″Youngblood avait oublié son gant!″ de Michel Blanchard, 5 août 1982, La Presse, page S4,
″Expos get Youngblood″ de Brian Kappler, Montreal Gazette, August 5, 1982, page C7,
″Bloc-notes″ de Michel Blanchard, 6 août 1982, La Presse, page S2,
″Une polyvalence… … qui se fait déjà sentir″ de Michel Blanchard, 6 août 1982, La Presse, page S4,
″Jouer pour deux équipes… dans un même match″, PC, 26 août 2024, RDS (rds.ca),
Vous rappelez-vous lorsque les partisans des Expos lançaient des barres de chocolat sur le terrain après un circuit? Bon dieu que Hershey a dû vendre des barres Oh Henry en 1996 dans la province de Québec. La folie Henry Rodriguez a atteint son paroxysme cet été là, alors que le #40 des Expos de Montréal avait frappé un nombre record de 36 circuits au cours de la saison. Aucun autre grand joueur dans l'histoire de Nos Z'amours, comme André Dawson, Gary Carter, le Grand Orange Rusty Staub, Moises Alou ou autres Larry Walker, n'avait frappé autant de circuits pour les Expos auparavant. Ça c'était avant que Vladimir Guerrero (père il faut dire maintenant …) ne le devance en 1998 (38 circuits), 1999 (42 circuits) et en 2000 (44 circuits), devenant le recordman des Expos … Mais bref, en 1996, "Oh Henry" Rodriguez était le dieu du stade !
Je n'ai pas assisté à énormément de matchs des Expos dans ma vie, à mon grand regret. Peut-être une dizaine au total (plus un match des Nationals en 2013, mais ça ne compte pas vraiment). La majorité du temps, c'était en groupe avec le baseball mineur de Victoriaville, alors que j'avais 9-11 ans. Entouré de mes coéquipiers, on était surtout occupé à se promener dans le stade, à jouer aux arcades sous les estrades, etc., bref, tout sauf regarder attentivement le match qui se déroulait. Ça ne pouvait arriver quand j'accompagnais mon père et mon grand-père à un match. Mon grand-père était un grand fan de baseball et, bien entendu, surtout des Expos. Il ratait rarement un match à la télévision. Il suivait attentivement chacune de leurs saisons et faisait parfois une prière au bon Dieu afin qu'il les aide un peu. Il n'a pas prié assez fort semblerait-il …
Il n'y a qu'un seul match auquel j'ai assisté dont je me rappellerai toujours. Le lundi 12 août 1996, mon grand-père et mon père m'ont amené voir la sensation "Oh Henry" alors que les Astros de Houston étaient de visite au Stade Olympique. J'avais apporté mon gant, espérant pouvoir capter une balle frappée par un joueur des Expos, ou par Craig Biggio ou Jeff Bagwell des Astros. On avait eu de bonnes places, près du troisième coussin. Auparavant, j'étais toujours assis (quand j'y étais …) dans les estrades populaires, c'est-à-dire, le champ gauche, donc loin de l'action.
Et de l'action, on en a eu !
Au monticule, on avait droit à un affrontement entre Mark Leiter des Expos et Danny Darwin des Astros qui semblait déjà assez vieux sur ma carte Topps de 1991. Il avait 40 ans en 1996. Le premier frappeur du match, Brian Hunter, envoya le troisième lancer de Leiter dans les gradins pour un circuit. Déjà 1-0 Astros et je me disais que le match serait long … Et lors du tour au bâton des Expos, Moises Alou frappa dans un double-jeu pour mettre fin à la manche.
Mais en deuxième manche, les joueurs des Expos ont commencé à faire résonner leurs bâtons. Darrin Fletcher frappa d'abord un double et ce fut l'arrivée d'Henry Rodriguez à la plaque. Avec un compte complet, il retroussa le lancer de Darwin de l'autre côté de la clôture, prenant bien le temps d'admirer son trentième circuit de la saison, et la pluie de barre chocolatée, au grand mécontentement de Darwin. Les Expos menaient alors le match 2-1.
À leur retour au bâton en troisième manche, les Expos ont continué sur leur lancée. Mark Grudzielanek soutira un but sur balle, Cliff Floyd frappa un double et Moise Alou cogna également un double pour envoyer les deux coureurs au marbre. 4-1 Expos. Puis, Darrin Fletcher arrive à la plaque, expédie la balle dans la foule, pour un circuit. C'était alors 6 à 1 pour les Expos.
Sentant probablement que le match était à l'eau alors qu'Henry Rodriguez revenait au bâton pour sa deuxième présence du match, Darwin décida de prendre sa revanche sur ce dernier. Il lança deux balles à l'intérieur. TRÈS à l'intérieur. Je me rappelle que mon père avait prédit le troisième lancer : envoyé directement sur la hanche de Rodriguez. Il n'en fallait pas plus pour que Rodriguez sprinte en direction du monticule pour tenter de "slugger" Darwin.
Les enclos se sont vidés instantanément. Ça s'est poussé, pitché au sol, donné quelques claques, mais ça s'est somme tout calmé rapidement … avant que la bagarre reprenne près du premier but. D'où j'étais, on voyait des dizaines de bras s'élancer, des casquettes revoler ainsi qu'un casque (!), des gars au sol, etc. Jeff Juden, un obscur lanceur de 6'8" s'est fait mettre sur l'Astroturf à deux reprises, mais c'est relevé à chaque fois, pitchant presque les joueurs des Astros hors de son chemin, cherchant à arracher la tête au nain de 5'8" qui l'avait envoyé au sol, John Cangelosi ; c'était chaotique. Puis la foule en redemandait. On avait presque un match Canadiens-Nordiques des années 80 devant nos yeux.
Les esprits ont fini par se calmer, pratiquement le quart des joueurs a été envoyé aux douches et on a pu reprendre le match, qui est rapidement devenu bien plus terne. Mark Leiter a très bien fait, lançant le match au complet, chose qu'on voit de moins en moins de nos jours.
Les Expos ont finalement remporté le match 8 à 1, le premier d'une série de trois parties. Les deux équipes se sont partagé les deux autres matchs.
Le lendemain, on apprenait les suspensions qui résultaient de la bagarre générale. Pour les Expos, Rodriguez, Juden et Moises Alou (c'est lui qui a lancé son casque) ont hérité de 4 matchs. Pour les Astros, Darwin a eu 5 matchs (donc un match étant donné la rotation à 5 lanceurs …) et Cangelosi 4 matchs..
Ah, et avant de quitter le stade, comme lors de ma visite au Forum quelques mois plus tôt, j'ai pu m'acheter un paquet de cartes de joueurs des Expos. J'ai encore ces cartes Score 1996 …
Peu de temps après le début de l'aventure "La Vie Est Une Puck", Martin est devenu chroniqueur pour le défunt site 25stanley.com, avec sa "Chronique Vintage". Bien qu'on croyait ces textes perdus à jamais, la magie d'Internet (et beaucoup de patience …) nous a permis d'en retrouver la majorité. Au cours des prochaines semaines / mois, nous en ressortirons quelques-uns des boules à mites, pour votre plus grand plaisir.
Originalement publié le 27 juillet 2011
Si vous aimiez le baseball des années 90, dans le temps où les Expos existaient encore et étaient relativement bons, vous connaissez certainement Tom Glavine. Il était un de ces redoutables lanceurs des méchants Braves d’Atlanta, cette équipe qui était plus souvent qu’à son tour plus forte que les Expos. Il faisait parti de cette esquade de lanceurs qui comprenait également Greg Maddux, Steve Avery et John Smoltz qui faisait trembler la Ligue Nationale de baseball.
Maddux, Glavine, Smoltz et Avery ... je les détestais tous équitablement
Savez-vous également que Tom Glavine a dû choisir entre une carrière de hockeyeur et une de lanceur dans les ligues majeures?
Tom Glavine est né en 1966 à Concord au Massachusetts et passa la majeure partie de sa jeunesse à Billerica au Massachusetts. Alors qu’il évoluait avec l’équipe de baseball de son High School, le Billerica Memorial High School, Glavine jouait non seulement au baseball mais également au hockey. Glavine étant né au Massachusetts, il a grandit en tant que fan des Bruins et s’adonnait au hockey. Il excella assez pour être nommé meilleur joueur de la Merimack Valley pour la saison 1983-84.
Il faut savoir qu’au États-Unis, exceller dans plus d’un sport n’est pas chose rare. Souvent, pour recevoir des bourses d’études sportive, les jeunes doivent même pratiquer plus d’un sport. Ça ne veut pas dire qu’au sortir de l’école secondaire le jeune sera repêché dans les deux sports. Ce fut toutefois le cas pour Tom Glavine. À l’âge de 18 ans, en 1984, Tom Glavine fut bien sûr repêché par les Braves d’Atlanta au deuxième rang du repêchage du baseball majeur mais également par les Kings de Los Angeles en 4e ronde, 69e au total.
Il est à noter que repêcher des joueurs américain toujours au High School est encore une chose rare de nos jours, alors imaginez en 1984. La sélection de Glavine est d’autant plus impressionnante qu’elle se fit avant des Brett Hull et Luc Robitaille, pour ne nommer que ceux qui ont été sélectionné après lui et qui ont été élu au Temple de la Renommée…
Glavine choisit pourtant le baseball au hockey. Glavine refusa même une bourse d’étude à l’University of Lowell pour se consacrer au baseball… Aimant les deux sports presque autant, il considéra qu’étant un lanceur gaucher, ses chances de devenir une superstar du baseball était plus probables. Les lanceurs gauchers étant rare comme de la m@rde de pape, la possibilité d’atteindre les sommets au baseball étaient plus élevées. Malheureusement, ce genre d’avantage n’existe pas pour les joueurs gaucher au hockey.
Une pratique relaxe avec Cam Neely
Tom Glavine demeura toutefois toujours un grand fan de hockey. On l’a déjà par exemple aperçu en train de pratiquer avec les Bruins de Boston. Plus récemment, on a souvent pu l’apercevoir aux matchs des Thrashers d’Atlanta, lui qui possédait des billets de saison pour l’équipe. Il a même tenter un plan ultime pour acheter l’équipe afin de la conserver à Atlanta. Ses trois enfants jouent d’ailleurs au hockey et Glavine est leur entraîneur… Le fils de Nik Antropov faisait également parti de l’équipe…
Le sauveur des Thrashers ? Not ...
Et oui, après avoir choisi le baseball, Tom Glavine remporta le trophée Cy Young à deux reprises en 1991 et en 1998, a remporté la série mondiale en 1995, a connu plus de 5 saisons de plus de 20 victoires et plus de 300 victoires en carrière… Il sera fort probablement élu au Temple de la Renommée rapidement quand il sera éligible… (EDIT : Ce fut le cas en 2014)
Le 20 mars 2010, Tom Glavine a revêtu l’uniforme des Gladiators de Gwinett (Alors club école dans la ECHL des défunts Thrashers) afin d’amasser des fonds pour des œuvres caritatives…
C'est plate à dire, mais l'été tire déjà à sa fin. Malgré tout, il reste (j'espère) encore de belles journées et soirées à profiter en famille. C'est justement ce que j'ai fait avec deux de mes fils la semaine passée, allant voir un match de la Ligue de Baseball Majeur du Québec, opposant mon équipe locale, le Cactus de Victoriaville qui recevait la meilleure équipe au classement, les Cascades de Shawinigan. Deux équipes qui ne semblent pas s'apprécier, alors que les joueurs se sont "obstinés" à plusieurs reprises. Même qu'un joueur de Shawinigan s'est fait expulsé par l'arbitre.
Un beau petit endroit qu'est le stade Rémi-Deshaie à Victoriaville. Les estrades ne sont pas nombreuses, ne s'étendant qu'entre les abris des joueurs, mais avec assez d'espace et des endroits prévus pour ceux qui préfèrent être debout. Ça accueille juste assez de monde pour qu'il puisse y avoir une ambiance "baseball". Mes fils ont trouvé avantageux qu'il n'y avait pas plus d'estrades, car ils ont pu courir pour recueillir des fausses balles afin d'avoir chacun un souvenir, qu'ils ont fait autographiés par quelques joueurs du Cactus après le match.
La première balle récupéré par mon fils
Pour le match en tant que tel, les deux équipes se sont échangé un point dans les deux premières manches. Après avoir vu les Cascades prendre les devants avec un point en première moitié de troisième manche, le Cactus a immédiatement répliqué, marquant 4 points, dont quelques uns suite à des erreurs en défensive. C'est d'ailleurs un fait saillant qui a marqué le match, le nombre d'erreurs, alors qu'il y en eu un total de 10 (Quatre par le Cactus, 6 par Shawinigan). Je m'attendais à une meilleure prestation des deux défensives. Une mauvaise soirée au bureau dans les deux cas.
Et comme au baseball, ce n'est jamais fini tant que ce n'est pas fini, c'est en dernière manche que le match s'est joué. Venu sur le monticule pour "fermer les livres", le lanceur Pierre-Olivier Marcoux a failli à la tâche, accordant 4 points mérités, avant que le joueur-entraîneur Rylan Sandoval viennent effectuer le dernier retrait. Et heureusement pour Marcoux et le Cactus, Pier-Olivier Dostaler a cogné un coup sûr qui a fait marquer deux coéquipiers, alors qu'il y avait déjà deux retraits contre les locaux. Victoire dramatique du Cactus 7-6. (Les Cascades se sont repris 2 jours plus tard, par la marque de 13 à 1 ... ouch !)
Si vous n'avez pas encore prit le temps d'aller voir votre équipe de baseball locale, peu importe le niveau, je vous invite à prendre ce moment et aller les encourager. Les séries débutent (ou sont sur le point de) dans la majorité des ligues, l'ambiance sera encore meilleure. Le coût des billets n'est pas tant élevé (12$ dans le cas du Cactus), la bière est moins cher qu'au Centre Bell (lors de la quatrième manche, il y avait un spécial 2 bières pour 8$), la proximité avec les joueurs est plaisante, surtout pour les plus jeunes. Et si vous n'êtes pas aller voir de la balle depuis les Expos au Stade Olympique (ou même au Parc Jarry pour les plus âgés), je vous promets que ça va vous rendre nostalgique. Play Ball !
S’il a excellé au lancer du poids, au saut et au sprint, c’est finalement au baseball que se consacra William Stewart. Il parvint même à jouer en 1917 avec les Royaux de Montréal de la Ligue internationale comme lanceur droitier, avant de s’enrôler dans la marine américaine. Il fut ensuite recruté par les White Sox de Chicago, mais il ne parvint jamais à percer leur alignement. Il continua toutefois son chemin dans les ligues mineures, avant d’effectuer sa transition vers le poste de gérant (avec entre autres Harvard), de dépisteur (avec les Red Sox), puis d’arbitre. C’est finalement en 1933 qu’il atteignit la Ligue nationale dans ce rôle.
Le baseball l’occupait pendant l’été, mais pour l’hiver, le bostonnais d’origine s’en remit au hockey. C’est également au niveau de l’arbitrage qu’il se tourna, au niveau universitaire et dans la Ligue Canadian-American (ancêtre de la Ligue américaine), avant d’accéder, d’abord sur une base occasionnelle, puis de façon plus régulière, à la LNH. Il devint ainsi en 1928 le premier arbitre américain de l’histoire de la ligue. Comme au baseball, il fut également entraîneur, alors qu’il dirigea l’équipe du M.I.T. pendant six ans.
Dans la Ligue nationale, l’habituellement froid et mélancolique Stewart fut au cœur d’un événement controversé lorsque le 14 mars 1933, il accorda un but à Marty Barry des Bruins en prolongation. L’entraîneur des Hawks, Tommy Gorman, protesta alors avec véhémence, arguant que la rondelle n’était pas entrée dans le but. Le tout dégénéra rapidement en altercation entre Stewart et Gorman. Selon la version de ce dernier, c’est Stewart qui lança le premier coup de poing. Stewart, lui, refusa de commenter. Gorman retira alors son équipe et Stewart accorda alors le match aux Bruins par forfait. (À ce moment, un but ne mettait pas automatiquement fin à la prolongation de 10 minutes.)
En 1937, alors que Stewart était l’arbitre en chef de la LNH, il reçut une offre étonnante. Le propriétaire des Black Hawks, le Major Frederic McLaughlin, était un fier patriote américain. À une période où les joueurs originaires du sud de la frontière étaient relativement rares, il voulut mettre sur pied une équipe composée uniquement d’américains. Et pour les diriger, McLaughlin offrit le poste à un autre américain, Stewart.
Si l'iconoclaste McLaughlin ne parvint pas à avoir une équipe entièrement états-unienne, il demeure que 10 des 15 américains ayant joué au moins 1 match dans la LNH en 1937-38 l’ont fait avec Chicago. Si les résultats furent très ordinaires (14-25-9), ils permirent tout de même aux Hawks de se faufiler de justesse en séries.
À ce moment, Chicago causa d’abord la surprise en éliminant les Canadiens, avant de récidiver contre les Americans de New York (qui avaient connu une rare saison potable). C’est ainsi que les Hawks se sont assuré d’un billet pour la finale.
Devant des Leafs largement favoris, Chicago a dû faire à l’adversité, lorsque son gardien Mike Karakas fut blessé. Comme il n’y avait à l’époque qu'un gardien par équipe, il fallut un peu d’improvisation pour trouver une solution et recruter au passage Alfie Moore. Mais contre toute attente, les Hawks eurent le dessus contre Toronto, remportant ainsi la deuxième Coupe Stanley de son histoire. Ils durent ensuite attendre jusqu’en 1961 pour en remporter une autre. Toutefois, encore à ce jour, les Hawks de 1937-38 demeurent statistiquement la pire équipe à avoir remporté la Coupe Stanley (0,385). Quant à Stewart, il est ainsi devenu le premier entraîneur américain à mener son équipe jusqu’au bout. Il faudra d’ailleurs attendre jusqu’en 1991 pour en voir un autre, lorsque Bob Johnson mena les Penguins aux grands honneurs.
La saison suivante des Hawks fut semblable, mais cela ne convenait plus au Major McLaughlin et fidèle à ses habitudes, il congédia Stewart en janvier, alors que son équipe montrait une fiche de 8-10-3.
Stewart retourna ensuite à l’arbitrage. Dans le cas du hockey, il y sera jusqu’en 1941. Du côté du baseball, l’aventure durera jusqu’en 1954. Au total, il participa à 3 192 matchs de saison régulière, quatre matchs des étoiles et à cinq séries mondiales.
En 1956, il fut nommé entraîneur de l’équipe nationale américaine de hockey. Toutefois, lorsque l’armée soviétique envahit la Hongrie, plusieurs pays, dont les États-Unis, refusèrent de se rendre à Moscou pour le championnat du monde de 1957.
Toujours aussi polyvalent, Stewart conserva un lien avec le baseball en faisant du dépistage pour les Indians de Cleveland et les Senators de Washington.
C’est en finalement 1964 qu’une crise cardiaque emporta le sportif hyperactif. Il avait 69 ans.
Il est maintenant membre du Temple de la renommée du hockey américain, tout comme son petit-fils Paul, qui joua avec les Oilers d’Edmonton et les Stingers de Cincinnati dans l’AMH, avec les Nordiques dans la LNH, avant de devenir arbitre à son tour.
Sources:
"Gorman Withdraws Hawks In Overtime", CP, March 15, 1933, Ottawa Citizen, page 11,
"Bill Stewart Signs To Manage Chicago Black Hawks in 1937-38", AP, May 24, 1937, Montreal Gazette, page 13,
"Casual Close-Ups" de Marc T. McNeil, November 4, 1937, Montreal Gazette, page 14,
"Off to Baseball Wars", CP, April 14, 1938, Montreal Gazette, page 17,
"Bill Stewart Deposed by Hawks And Thompson Takes Over Team", AP, January 4, 1939, Montreal Gazette, page 14,
"Blackhawk Owner’s Mind… Crammed With Bizarre Theories About Hockey" de Joe Williams, January 19, 1939, Pittsburgh Press, page 21,
"Hockey Official Bill Stewart Dies", UPI, February 19, 1964, Montreal Gazette, page 24,
"Bill Stewart, 69, Ex-Umpire, Dead; In National League 1934-55 - Also a Hockey Referee", AP, February 19, 1964, New York Times
"#Shortstops: Bill Stewart’s Career As An Official Swept Through MLB, NHL" de Matt Rothenberg, National Baseball Hall of Fame (baseballhall.org),
J'espère croire qu'en plus d'être férus d'histoire du hockey, certains d'entre vous êtes aussi cinéphiles? Si c'est le cas, j'espère que vous connaissez ''The Big Lebowski''? Cette comédie réalisée par les frères Cohen en 1998 est un des films les plus cultes de l'histoire. Sinon, et bien fermez cette fenêtre et allez tout de suite visionner ce chef d’œuvre.
Mais en bref, si vous n'avez pas vu ou que ça fait longtemps et bien ce film raconte l'histoire d'un chômeur de Los Angeles du nom de Jeff Lebowski qui se fait un jour attaquer par des durs à cuire voulant récupérer de l'argent qu'il leur devait. Cependant, il s'agit d'une erreur sur la personne car le vrai fautif porte le même nom que lui. Voulant être dédommagé, Lebowski part à la recherche de l'autre du même nom, un vieux millionnaire handicapé qui l'invite malgré lui dans ses magouilles. Le reste du film est une succession d'événements bizarres qui ne mènent nulle part et de personnages losers mais au final, rien ne fonctionne pour personne avec tous ces plans foireux et c'est fantastique. Juste d'en parler j'ai le goût de le ré-écouter.
Voici un trailer:
Bref, ce film fit de Jeff Bridges et du ''Grand'' Lebowski une star. Tellement que des sites web vendent des vêtements avec des citations du film ou à l'image à ceux portés dans le film et il n'est pas rare de voir des gens se déguiser en personnages du film à Halloween. Il y a même des ''conventions'' Lebowski et des projections du film à la ''Rocky Horror Picture Show''. Je suis d'ailleurs allé à l'une de ces projections organisées par un de mes amis il y a 2-3 ans. J'y ai d'ailleurs appris plein de détails amusants de la part d'autres fans...
Bref ce film est un phénomène en tant que tel et un des items du film que l'on retrouve beaucoup sur des sites de chandails sur internet est ce chandail de style baseball porté par Lebowski dans les premières scènes du film:
Ce chandail particulier met en vedette un ancien joueur de baseball japonais du nom de Kaoru Betto. Je n'ai pas réussi à confirmer exactement mais les inscriptions japonaises au dessus de lui sembleraient se traduire par ''Grandement influenceur'' ou ''Strongly influential''.
Kaoru Betto
Né il y a 100 ans cette année, soit le 23 août 1920, Kaoru Betto est décrit comme un des premiers frappeurs de puissance de l'histoire du baseball japonais et avait également comme surnom ''Le gentleman du baseball''. Il débuta sa carrière en 1948 avec les Tigers d'Osaka, où il joua deux ans avant de joindre les rangs des Orions de Mainichi de la nouvelle ligue du pacifique en 1950.
Avec les Orions, il gagna la première édition des nouvelles séries ''mondiales'' japonaises en 1950 et fut également déclaré comme le MVP de la ligue et de ces séries. Il avait obtenu 43 coups de circuit cette saison-là. Il en cognera 155 en 10 saisons durant sa carrière de joueur, qui se termina en 1957 avec une moyenne au bâton de .302. Il fut également gérant de l'équipe en même temps que ses fonctions de joueur à partir de 1954. Il entraînera par la suite plusieurs équipes au courant des décennies suivantes jusqu'à sa retraite comme coach en 1979.
Il fut élu au temple de la renommée du baseball japonais en 1988 et est mort en 1999, un an après la sortie du film ''The Big Lebowski''.
Gérant des Whales de Taiyo 1968-72, 1977-79
Joueur des Orions de Mainichi 1950-1957
Pour revenir au film, le chandail n'a pas vraiment d'importance dans l'histoire et je n'y avais d'ailleurs jamais porté attention jusqu'à aujourd'hui. C'était jusqu'à ce que je tombe sur une publication facebook mentionnant que Bridges a également porté ce chandail dans le film ''Cold Feet'' sorti en 1989:
Et ensuite dans le film ''The Fisher King'' sorti en 1992:
Il y a donc ici une sorte ''d'inside joke'' avec ce chandail pour Jeff Bridges. Questionné à ce sujet, le principal intéressé déclara que les vêtements de Lebowski provenaient de sa garde-robe personnelle mais que le fameux t-shirt baseball provenait toutefois de son frère également acteur, Beau Bridges, à qui il l'aurait volé. Je ne sais pas si c'est vrai, car on voit dans le ''Big Lebowski'' que le chandail est de couleur différente et quand on regarde attentivement, le lettrage est plus mince et le dessin légèrement différent.
Peut-être qu'il avait perdu le chandail depuis 1992 et qu'il l'aimait tellement qu'il s'en est fait faire un deuxième?
Anyway, ce n'est qu'un autre ''easter egg'' qui s'ajoute à ce film qui en possède d'ailleurs plein d'autres. À chaque fois que je le ré-écoute je remarque d'ailleurs quelque chose de nouveau. Maintenant, quand je le ré-écouterai, j'aurai désormais une nouvelle pensée envers un joueur de baseball japonais que je n'ai jamais vu jouer...
Johannes Gottselig est né en 1905, pendant ce qui a été appelé la révolution russe de 1905. Il est né dans un territoire du gouvernement de Tauride, qui fait aujourd’hui partie de l’Ukraine. Toutefois, il quitta cet endroit avec sa famille quelques mois après sa naissance, pour s’établir à Régina.
En 1925, il connut un parcours remarquable qui mena son équipe, les Pats de Régina, à leur première Coupe Memorial.
Après un passage par le niveau senior et dans les mineures, dans la AHA, Gottselig fit ses débuts dans la LNH en 1928, avec Chicago. À ce moment, les Black Hawks n’étaient qu’à leur troisième saison dans la ligue et éprouvaient toujours beaucoup de difficultés.
À sa deuxième année avec Chicago, Gottselig devint le meilleur buteur de son équipe, exploit qu’il répéta la saison suivante et qui aida les Hawks à atteindre la finale pour la première fois. Par contre, ils durent s’incliner devant les Canadiens.
En 1933-34, Tommy Gorman fut engagé comme entraîneur. De plus, Lionel Conacher s’est joint à l’équipe. La force des Hawks était par contre la défensive, leur attaque étant anémique. La recette sembla fonctionner, puisque Chicago remporta sa première Coupe Stanley. Par contre, le tout ne dura pas. Gorman se disputa avec le propriétaire et quitta pour les Maroons. De son côté, Conacher fit partie d’un échange qui permit aux Hawks d’acquérir Howie Morenz.
À ce moment, Morenz n’était plus aussi dominant et malgré sa présence, Gottselig fut encore le meilleur buteur de l’équipe.
C’est ensuite en 1935 que Gottselig devint capitaine au sein d’une équipe sur la pente descendante.
Gottselig mena d’ailleurs cette équipe aux grands honneurs en 1938, malgré une fiche des plus ordinaires de 14-25-9. Chicago fit à peine les séries, avant d’éliminer les Canadiens et les Americans de New York, avant de surprendre les favoris, les Leafs, en finale. Avec un pourcentage de 0,385, il s’agit de l’équipe avec la plus mauvaise fiche à remporter un titre d’un des quatre circuits majeurs nord-américains. La surprise fut telle que la ligue n’avait même pas prévu apporter la Coupe à Chicago lors du quatrième (et décisif) match.
Gottselig demeura avec l’équipe en permanence jusqu’en 1940. Par la suite, il passa du temps avec les Black Hawks, mais aussi dans la AHA, et cessa d’être capitaine.
En 1944, il devint entraîneur des Hawks, mais il eut plus ou moins de succès et il fut congédié en décembre 1947. Il demeura par contre dans l’organisation au niveau des relations publique pendant plusieurs années. Il était d’ailleurs toujours là lorsque Chicago gagna sa troisième Coupe en 1961.
Dans les années 1940, ayant déjà été gérant d'une équipe de softball au Canada, Gottselig occupa aussi un emploi d’été, alors qu’il fut gérant de trois équipes féminines de baseball. (Peut-être avez-vous vu le film "A League of Their Own" ou "Une ligue en jupons", sorti en 1992, mettant en vedette Geena Davis et Madonna et qui s’inspirait de cette ligue.) Gottselig mena d’ailleurs les Belles de Racine (l'équipe qui perd la finale dans le film) au premier titre de l’histoire de la ligue.
La géographie changeante de cette région du monde rend un peu compliqué d’expliquer la place de Gottselig dans l’histoire de la LNH. En effet, il est né dans l’Empire russe. Par contre, jusqu’en 1917, le Grand Duché de Finlande faisait également partie de l’Empire. Comme Albert Pudas, natif de Finlande pendant cette période, a joué avant Gottselig, ce dernier n’est donc pas le premier natif de l’Empire russe à y jouer.
Si on prend les anciennes frontières de l’URSS, alors Gottselig y est né, mais pas Pudas. Par contre, si on prend les frontières actuelles de la Russie, Gottselig n’est pas le premier russe, puisque son lieu de naissance fait aujourd’hui partie de l’Ukraine.
Une chose est sûre par contre. Gottselig est le premier capitaine d’une équipe championne de la Coupe Stanley et le premier entraîneur né en Europe de l’histoire de la Ligue nationale.
Par contre, d'une manière ou d'une autre, on parle ici du lieu de naissance, puisque Gottselig a clairement fait ses classes au Canada, et non dans une entité qui a ou qui a eu un lien avec la Russie.
Gottselig est décédé en 1986, à l’âge de 80 ans.
Sources : "Blackhawks fans eye Cup clincher at home, paying huge game 6 tickets prices" de Darren Rovell, June 14, 2015, ESPN (espn.com),