Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu
Affichage des articles dont le libellé est carte de hockey. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est carte de hockey. Afficher tous les articles

mercredi 15 avril 2026

Le «JEU» est une Puck!


En même temps de la conception des «Cartes de hockey LVEUP», j'avais le désir de mettre en production le «Jeu de table» de La vie est une Puck, que j'avais inventé par hasard lors du montage du livre il y a quelques années, pour ensuite le ramener lors d'un épisode de notre plutôt défunt podcast quelques temps plus tard. 

C'est donc un petit projet qui a grandi depuis tout ce temps, et pour l'avoir testé avec une douzaine de personnes et du bon feedback, j'ai décidé de le produire officiellement, façon maison très «DIY». Après avoir testé quelques versions et différentes règles, je me suis rendu compte qu'il s'agit vraiment d'un jeu «d'interprétation» et «d'obstinage» et non pas un jeu de table classique. C'est effectivement, comme tout bon produit LVEUP, assez de niche pour notre base de fans.

Ce qui est bien surtout du jeu est qu'il peut être librement adapté selon vos préférences. Un peu comme au jeu vidéo NHL, tu peux «jouer dans les settings». J'ai même d'autres idées d'expansions qui me poppent en tête à mesure que je joue contre différentes personnes.

Ce projet, et celui de la collection de cartes LVEUP, sont de récents moyens pour nous de faire perdurer le blog avec différentes avenues. Les maigres profits engendrés vont dans la maintenance du site web, payer le .com et peut-être financer d'autres projets dans le futur. Si vous aimez ce que l'on vous offre depuis maintenant 17 ans (!), pensez à nous et encouragez nous avec l'achat d'un de ces produits de temps en temps.

Mais pour l'instant, vous vous demandez sûrement «COMMENT ÇA S'JOUE?» et bien voici un explicatif des règles telles qu'elles sont dans cette version, que vous pouvez vous procurer en achetant un «Starter Pack» qui inclut les cartes de matchs ainsi qu'une base de cartes en tout genre, plein de «commons» et autres débarras de ma collection, ce qui inclut des cartes des années 80 (des fois 70) à maintenant. 

Chaque «Starter Pack» contient le minimum de cartes de hockey pour faire une poignée de matchs complets, mais il est grandement conseillé et encouragé d'en ajouter avec vos propres cartes en réserve. Vous avez une batch de cartes qui ont pris la poussière ou passé dans un dégât d'eau? Tu as 28X la carte de Tony Hrkac? Inclus-là dans ton jeu. Macklin Celebrini recrue signée avec un bout de chandail? Peut-être pas, mais pourquoi pas une Topps 1990 de Cliff Ronning?

Est-ce que Wayne Gretzky, Claude Lemieux et Rob Ray l'emportent sur Martin Straka, Steve Yzerman et Mikko Rantanen? Pat Jablonski vs. Sean Burke? 
Qui l'emporte? Débattez.

 

Il n'y a pas grande valeur dans ces cartes des Starter Packs, mais je suis pas cheap pour autant. Il y a du Gretzky et plein d'excellent joueurs vedettes là-dedans. Une Pro Set de Mario Lemieux, ben c'est quand même une carte de Mario Lemieux. 

Voici les règles, telles que fournies avec le Starter Pack.

Comme mentionné plus haut, et comme tout bon kit de départ, en plus d'être conseillé de rajouter vos propres cartes pour davantage de parties et de diversité, il n’y a aucun nombre maximal de cartes à prendre en compte. Les règlements du jeu peuvent être également adaptés selon vos connaissances et préférences personnelles. Le but principal est d’argumenter sur les mérites des joueurs et des alignements.

DÉROULEMENT DU MATCH

Deux ­DG doivent mettre leur meilleur alignement sur la glace pour remporter la partie.

• ­La partie est divisée en 3 périodes + prolongation (si nécessaire). La première et la deuxième période, si remportées, valent 1 point chacune. La troisième période vaut 2 points. Donc si un joueur remporte les deux premières périodes, il n’a pas la victoire tant que la troisième n’est pas jouée. 

• En cas d’indécision ou impossibilité d’établir un gagnant, la période est déclarée nulle, 0 point chacun, selon le feeling général du match. 

• Si possible, inviter un troisième participant à faire « l’arbitre », soit celui qui va trancher laquelle des deux équipes est la meilleure.

• ­Chaque période doit être jouée avec un nouvel alignement.  

• La première pige de cartes a pour but de remplir les six positions sur la glace. 

• ­Chaque joueur pige dans l’ordre, 1x Ailier Gauche (AG), 1x Ailier droit (AD), 1x Centre (C), 2x Défenseur (D), 1x Gardien (G). Ceci représente l’alignement partant du joueur. Selon vos préférences (ou si vous voulez, votre propre «convention collective»), vous pouvez garder les piges secrètes, sans monter à l’autre joueur, ou les dévoiler immédiatement.

Mes propres «piles» de cartes pour tester le jeu et fournir les «Starter Packs».


• Les joueurs peuvent toutefois améliorer leur alignement avec la deuxième pige, celle du repêchage et des joueurs autonomes.

• Piger dans l’ordre;  1x ­Prospect/Recrue,  1x ­Hall of famer, 1x ­Joueur random 

• ­Une fois ces renforts ajoutés, le joueur peut ajuster son alignement, mais toujours en respectant les positions assignées, telles qu’inscrites sur la carte. Un joueur « ­Hall of ­Famer » qui est à la position d’ailier droit ne peut pas être muté au centre ou toute autre position. Il ne peut que remplacer le ­AD initial. Même chose pour les prospects et joueurs random. En cas de dispute ou confusion sur la position officielle du joueur, faire une vérification sur internet. 

• Il est possible de retrouver des hall of famers et prospects dans les piles «random», même chose dans les autres piles de position originales. Raymond Bourque peut autant être dans la pile «Défenseur» que la pile «Hall of Famer», «Random» ou même, qui sait, «Prospect et recrue». 

• Les cartes non-utilisées restent disponibles en réserve, mais peuvent servir en renfort selon la situation du match ou en cas de bris d’égalité.

• ­Il est possible qu’un joueur se retrouve dans les deux équipes. En cas de doublon, discarter et piger une autre carte à la même position/catégorie.

• ­Les joueurs dévoilent les 6 joueurs de leur alignement. Déposer chaque alignement face à face, soit en formation en ligne (voir plus bas) ou selon vos préférences.

• ­Les deux joueurs doivent ensuite piger chacun une carte de situation de match. Ces cartes viennent changer (ou non) les plans des ­DGs pour la période.


 

 • Cartes de situation de match: 

- Remplacement d’urgence : ­Un joueur de l’alignement partant se blesse et doit être remplacé. Pour déterminer à quelle position, piger une carte de la pile «recrues/prospect» et remplacer le joueur original à la même position. Aucune substitution possible avec les cartes en réserve, le vestiaire est aussi décimé par les blessures.
 - ­Extension de contrat : permet de ramener un joueur pour la période suivante. Le joueur signé doit rester en place et on élimine la pige à cette position pour ce joueur, valide seulement pour une période supplémentaire.
- ­Surplus de défenseurs : recruter un défenseur supplémentaire.
- ­Pépinière de gardiens : recruter un gardien supplémentaire.
- Hall of famer : permet de recruter un joueur membre du temple de la renommée.
- Du hockey comme dans le temps : période physique, brutale, défensive, chaque pouce compte, hargne et détermination. EX : ­Guy ­Carbonneau a un avantage défensif sur ­Wayne ­Gretzky.
- ­Offre hostile: Permet de voler et signer à gros prix un joueur de l’adversaire de son choix. En compensation, l’autre joueur peut recevoir de son adversaire le joueur remplacé à la même position, ou faire son choix dans ses réserves. À cela s’ajoute comme autre compensation, un « prospect » supplémentaire lors de la pige de la période suivante.
- Ballotage : ­Le joueur qui pige cette carte se fait réclamer un joueur de ses réserves par l’autre joueur.

• ­Les deux joueurs doivent remettre leur alignements à jour (ou non) suite à cette situation de match. Certaines cartes de matchs on plus d’impact que d’autre.

• C’est ensuite le temps du match. Les deux joueurs doivent débattre de l’alignement vainqueur. Prendre en considération la carrière des joueurs, leurs championnats et/ou médailles remportés, leurs records, leurs réputations, etc. Quelle équipe aurait la meilleure chimie? En cas de litige, analyser les joueurs en réserve pour voir qui a la plus grande profondeur. Un «grinder» efficace, ou deuxième centre laissé de côté pourrait soudainement faire pencher la balance et décider de l’issue de la période. Si nécessaire, votre arbitre doit trancher. Ne surtout pas hésiter à déclarer la période comme nulle et faire durer le plaisir. 

­Le gagnant de la période remporte 1 point. Répéter le processus pour la deuxième période. Les deux premières périodes valent chacune 1 point. La troisième, 2 points. 

• Après chaque période, mettre toutes les cartes utilisées dans de nouvelles piles par position, incluant les joueurs en réserve mais ne plus prendre en compte les piles « hall of famers», «prospect» ou «Random», seulement la position indiquée sur la carte. Faire exception cependant pour le joueur qui utilise la carte « extension de contrat » pour un de ses joueurs. Mettre également de côté les cartes de situations de match utilisées. Elle ne peuvent revenir d’une période à l’autre.

• ­Si l’égalité persiste après trois périodes, on passe en prolongation/fusillade.

• À partir des nouvelles piles de cartes discartées, refaire une pige de 6 joueurs comme au départ, par position. Il n’y a cette fois pas de repêchage ou de cartes de situation de match lors d’une prolongation, seulement ces 5 patineurs contre 1 gardien. En cas d’indécision sur le vainqueur, imaginer chaque joueur en situation de fusillade 1x1 contre le gardien. Encore une fois, le consensus doit être établi pour vraiment déterminer le vainqueur. Si l’arbitre ou vous ne peuvent élire un gagnant, passer à une prolongation supplémentaire.

BON ­MATCH !

n.b. Comme c’est un jeu d’argumentation, de perception et de compétition, il est possible d’adapter à votre gré votre partie en format 3 de 5 ou 4 de 7 au lieu d’un match de 3 périodes + prolongation. Vous pouvez également organiser un braquet de séries pour jouer à plus de deux joueurs. Possibilités infinies. 

 

Procurez-vous votre «Starter pack» sur notre boutique en cliquant ici.


 

vendredi 2 janvier 2026

Stock volé à vendre #21 - Chronique Vintage : La carte de hockey qu’Artūrs Irbe ne veut pas autographier

Peu de temps après le début de l'aventure "La Vie Est Une Puck", Martin est devenu chroniqueur pour le défunt site 25stanley.com, avec sa "Chronique Vintage". Bien qu'on croyait ces textes perdus à jamais, la magie d'Internet (et beaucoup de patience …) nous a permis d'en retrouver la majorité. Au cours des prochaines semaines / mois / années, nous en ressortirons quelques-uns des boules à mites, pour votre plus grand plaisir. 






Originalement publié le 14 août 2012

Si vous aviez entre 8 et 14 ans en 1990, vous vous rappelez certainement de cette carte de la collection de l’Armée Rouge que l’on retrouvait à raison d’une carte par paquet de la série O-Pee-Chee 1990-91. On y voyait donc le futur gardien vedette des Sharks et des Hurricanes dans l’uniforme du CSKA, la fameuse équipe de l’Armée Rouge.

Sachez que cette carte qui est considérée comme étant sa carte de recrue en est une qu’Irbe refuse d’autographier.

Artūrs Irbe est un gardien d’origine lettonne, étant né en 1966 à Riga, la capitale du pays… Il a débuté sa carrière de haut niveau en 1986 avec le Dinamo de Riga de la ligue d’URSS et y a évolué jusqu’en 1991 lorsqu’il se joint aux Sharks. La première visite d’Irbe en Amérique du Nord fut lors de la Super Série de 1988-89 alors qu’il évoluait avec son équipe.

Pour ceux qui ne le savent pas, les Super Séries étaient une série de matchs hors-concours qui avaient lieu au milieu de la saison entre des équipes soviétiques et les équipes de la LNH. C’était à l’époque où les joueurs soviétiques étaient très peu présents dans la Ligue nationale, donc où les deux types de hockey étaient très distincts et où les équipes de l’URSS, notamment le CSKA, étaient pleines de joueurs qui sont maintenant considérés comme des légendes. Donc un bon moyen de voir la différence entre les deux systèmes de hockey.

Lors de la Super Série de 1989-90, le CSKA réquisitionna les services du gardien du Dinamo de Riga pour jouer ses matchs. Or il est assez reconnu que la plupart des personnes vivant dans les pays satellites de l’URSS comme la Lettonie avaient un brin de haine envers Moscou durant l’ère soviétique, siège du pouvoir qui dirigeait ces républiques constituantes. Les lettons avaient une haine particulière envers les russes, ce qui explique le fait qu’ils furent un des 3 premiers peuples à s’affranchir de l’URSS. J’ai déjà d’ailleurs parlé d’un joueur des années 70, Helmuts Balderis qui refusa de s’aligner avec le CSKA, préférant rester avec le Dinamo Riga, et qui fut suspendu.

Artūrs Irbe, en tant que joueur d’origine lettone, n’avait pas une grand affection pour les russes. Alors lorsqu’il fut réquisitionné afin d’évoluer avec le CSKA pour la tournée 1989-90 avec le CSKA, c’est à contrecœur qu’il se joignit à la légendaire équipe…

À noter qu’en 2006, aux jeux de Turin, Irbe, qui étaient en fin de carrière à 40 ans, évolua non seulement avec son équipe nationale, mais fut le porteur de drapeau du pays. Ce n’est que pour illustrer sa fierté d’être letton et la reconnaissance du peuple de Lettonie envers ce gardien.

Et bien de nos jours, si vous lui faites parvenir des cartes de hockey pour lui faire autographier cette dernière, il signera probablement toutes vos cartes que vous lui envoyez, sauf celle-ci qui représente un moment triste dans sa carrière, où il fut réquisitionné par le système pour évoluer pour une équipe russe…

Je vous suggère de lui envoyer celle-ci :



vendredi 7 février 2025

Trouvaille de marché aux puces: Les grands hockeyeurs québécois de Diana/Durivage


 


Vous excuserez mon absence de textes ces dernières semaines, j'ai été pas mal occupé/paresseux. Mais l'autre jour j'étais de passage au marché aux puces Jean-Talon de Québec et je suis tombé sur ce machin qui a ravivé ma flamme.



C'est quand même rare le genre d'objet qui te donne un élan nostalgique et qui te donne le goût de manger des toasts en même temps.

Donc pour un petit 10 piasses, je me suis pogné cet album de collection de la série des «Grands hockeyeurs québécois» des compagnies Diana, Durivage et Panini (un autre nom qui donne faim), aussi connue sous les noms des «cartes de pain». 

Parue à l'aube de la saison 1992-93, cette série était distribuée à même l'emballage des sacs de pain tranché Diana et Durivage, les deux compagnies faisant effort commun pour cette promotion légendaire. 

(Prochaine étape dans ma carrière de collectionneur, me procurer un sac de pain DIANA/DURIVAGE MINT avec le pain moisi et pétrifié de +30 ans toujours à l'intérieur)

 


Mais là... woh les moteurs.

«Autocollants» ?

C'était des autocollants?


 
Quand j'ai feuilleté l'album, j'avais bien vu que les «cartes» de «format carte» étaient collées dans l'album, ce qui donne un gros effet déformé et inégale au livret. Les «cartes» sont quand même bien épaisses et je me disais que c'était malgré tout le but voulu de l'album et que ça aurait été trop compliqué et dispendieux de faire un véritable album souvenir de cartes.

Mais après inspection attentive et sans vouloir «décrisser» l'album, ce sont bel et bien des autocollants tel qu'indiqué dans la préface, encore extrêmement bien collés après 30 ans.

Mais quessé qui s'passe? C'est pas des «cartes de pain»? C'est des «stickers de pain»? Ai-je vécu dans la matrice jusqu'à maintenant? 

Ma première théorie après cette stupéfiante remise en question était que la compagnie avait peut-être produit des cartes ET des stickers. Mais aucune mention de cartes n'est indiquée dans cet album.

J'ai donc couru, au grand détriment de ma blonde, sortir ma collection de cartables pour en avoir le coeur net. Mais je n'ai retrouvé aucune de ces cartes. 

Vous auriez dû voir la scène.

- Quessé tu fais?? Tu vas pas sortir tous tes cartables encore?
- Ben là. FAUT je sache si en 1992-93, les Diana c'était des autocollants ou des cartes simonac!

Parce que mes cartables sont un vrai foutoir, avec des collections par équipe, par année, par joueurs vedettes, etc, il fallait bien que je fasse le tour. Mais 30 minutes plus tard, je me suis rendu compte que j'avais aucune de ces foutues cartes 1992-93 Durivage/Diana/Panini. 

En fait, j'ai plein de ces cartes mais de la saison 1993-94 où comme variante il s'agissait de la collection «Les années recrues des grands hockeyeurs québécois» où tu retrouves à l'arrière une comparaison de la première saison recrue du joueur et de sa plus récente saison, celle de 1992-93.


 
Ces cartes 1993-94 sont bel et bien des cartes, rigides et tout et aucunement autocollantes. D'ailleurs elles étaient cette fois produites par SCORE et non Panini comme vous pouvez le distinguer subtilement en dessous du lieu de naissance du joueur.

Mais, oh combien j'ai été dupé toute ma vie, comme les deux éditions ont pratiquement le même look, je ne m'étais jamais rendu compte de tout ça. 

Au moins je vais me coucher moins niaiseux ce soir.... humm peut-être en fait que je vais être plus niaiseux.

Les «CARTES» 93-94 sont toutefois vraiment plus belles malgré les grosses ressemblances avec l'année d'avant. Les couleurs sont plus vives et c'est surtout l'arrière qui est plus beau, comparativement au look définitivement plus «autocollant Panini» de 92-93:

Imprimé en Italie, shippé au Québec et inséré dans des milliers de sacs de pain...

 
Donc c'était ma grande aventure «effet Mandela» des cartes/stickers Diana/Durivage/Panini 1992-93.

Mais comme avec un sac de pain, faut partager en famille. Je vais donc terminer avec une tournée de «beurrées» pour vous autres en vous partageant l'entièreté de l'album.

























 


vendredi 20 septembre 2024

Les grands voyageurs #15 - Greg Koehler




Comme toujours lors des chapitres de la série «Les Grands Voyageurs», chaque club professionnel où le joueur a joué un match est compté entre parenthèses.

 


 

Greg Koehler est né le 27 février 1975 à Scarborough. Lorsqu'il était âgé de 13 ans et capitaine de son club pee-wee, Ken Dryden en fit le sujet principal d'un épisode de sa série documentaire «Home Game», qui fut diffusée en 1989. On y voit un jeune Koehler et son équipe en préparation pour le tournoi Pee-Wee de Québec et les défis que tout cela représente pour lui et sa famille. La série fut ensuite adapté en un livre du même nom.

Après cette saison, Koehler (qui jouait au centre) semblait avoir plafonné et était désormais dépassé par les autres au niveau talent, taille et poids. Le capitaine fut donc retranché de son club. Il abandonna alors temporairement le hockey mais fut plus tard convaincu de revenir avec un club de Niagara Falls, avec qui il retrouva sa touche et connut une poussée de croissance. Il évolua ensuite pour divers clubs junior A avant d'être recruté par l'Université Lowell-UMass, avec qui il remporta le titre de recrue de la saison 1996-97 dans sa division (Hockey East).

Son bon rendement avec Lowell-UMass incita les Hurricanes de la Caroline à lui offrir un contrat. Il débuta donc son parcours professionnel en 1998-99 avec les clubs-école des Hurricanes, dans la AHL avec le Beast de New Haven (1) et dans la ECHL avec les Everblades de la Floride (2). 

Les Hurricanes changèrent de club-école principal en 1999-2000 et Koehler changea donc de ligue et d'équipe avec les Cyclones de Cincinnati (3) dans la défunte IHL. Après une première saison timide là-bas (12 buts 13 passes) passée exclusivement sur le troisième trio, il se disputa avec son coach sur son temps de jeu et déclara qu'il était capable de marquer 30 buts dans cette ligue. Le coach écouta et c'est ce qu'il fit la saison suivante (2000-01) alors qu'il connut sa meilleure saison professionnelle à vie avec 35 buts et 36 passes pour 71 points. 

Mais durant cette même saison 2000-01, il allait marquer l'histoire du hockey à tout jamais...

Vers la fin décembre 2000, Rod Brind'Amour se blessa. N'ayant que très peu de relève au centre, les Hurricanes (4) rappelèrent Koehler qui put faire ses débuts dans la LNH le 29 décembre 2000 lors d'un match contre les Blue Jackets. Vers la fin de la première période, son trio fut appelé à prendre le relais et Koehler put enfin mettre les patins sur la glace et devenir un joueur de la LNH. Cependant, au même moment, le capitaine Ron Francis se fit accrocher par Steve Heinze des Blue Jackets. Francis s'écroula contre la bande et le sifflet retentit, signifiant le début d'une pénalité et la fin du shift de Koehler, qui n'aura duré que 4 secondes.

Le reste du match fut ponctué de multiples autres pénalités (56 minutes au total durant la partie). Tirant déjà de l'arrière 1-0 après cette première période, l'entraîneur Paul Maurice préféra ne plus utiliser le 4e trio de Koehler. N'évoluant aucunement sur les unités spéciales des Hurricanes, Koehler ne fit donc plus aucune présence, ni durant ce match ni aucun autre dans la LNH. Il participa aux échauffements de deux autres parties, mais ne fut plus jamais rappelé par les Hurricanes, et il termina la saison à Cincinnati. 

Sa carrière dans la LNH se résuma donc à ce simple 4 secondes contre les Blue Jackets, ce qui demeure un record jusqu'à ce jour. 

Quand on utilise l'expression «juste le temps d'une tasse de café» ou «a cup of coffee in the big leagues», et bien dans le cas de Koehler on peut plutôt parler d'une petite gorgée de café...

Ce «record» est cependant à prendre avec des pincettes. La ligue ne tient ces statistiques de temps passé sur la glace que depuis 1997 et même au départ il y avait des erreurs fréquentes, car Koehler est plutôt listé à 46 secondes sur le site de la LNH, ce qui serait tout de même près du record, soit au troisième rang. Il n'y a en fait que 4 joueurs (incluant Koehler), depuis qu'on compile ces statistiques, qui ont joué moins d'une minute dans la LNH.

Les voici pour vous:
Jeff Libby (Islanders 97-98): 43 secondes
Tim Ramholt (Flames 07-08): 45 secondes
*Greg Koehler (Hurricanes 01-02): 46 secondes
(mais 4)
* Cameron Butler (Blue Jackets 23-24): 54 secondes
(toujours actif donc possible d'améliorer)

Il est donc toujours techniquement possible qu'en 1931, un joueur nommé Joe Schlomo des Falcons de Détroit ait sauté sur la glace pendant une seconde avant de se fouler la cheville et disparaître à jamais dans le néant. Mais ça, on le saura jamais...

Mais Koehler lui-même a officialisé au site The Athletic qu'il n'a effectivement joué qu'un seul shift de 4 secondes. Lui et les journalistes de l'époque s'entendent pour confirmer ce fait et que probablement que les marqueurs de temps ont simplement confondu Koehler avec un autre joueur, ce qui arrivait apparemment assez souvent à l'époque. De nos jours, avec les joueurs ayant pratiquement des puces implantées dans le bras et des codes QR tatoués sur les fesses, on imagine qu'on est davantage précis...

Koehler mentionne également n'en vouloir à personne, qu'il a simplement été malchanceux et qu'il a adoré sa carrière malgré tout, et que ce seul shift dans la LNH a été magique. Il a réussi à se rendre à la LNH, ce qui représentait en quelque sorte un «F... You» à ces anciens coachs Pee-wee pour l'avoir retranché. Il a aussi pu grandement profiter de ce contrat offert par les Hurricanes, utilisant entre autres une partie de son bonus de signature de 650,000$ pour payer la maison de ses parents.

Koehler reprit donc son chemin dans les mineures. Il passa une autre saison dans l'organisation des Hurricanes, cette fois-ci avec les Lock Monsters de Lowell (5), où il fit en quelque sorte un retour au bercail de ses années universitaires. Ses droits furent cependant échangés aux Flyers en février 2002 (contre Jesse Boulerice si vous vous rappelez de lui). Il termina donc la saison 2001-02 avec les Phantoms de Philadelphie (6) dans la AHL. 

Il se retrouva en 2002-03 dans l'organisation des Predators de Nashville et fut même rappelé en renfort par ces derniers. Il participa à un échauffement d'avant-match, mais fut finalement rayé de la formation et retourné dans les mineures avec les Admirals de Milwaukee (7). Il fut ensuite échangé aux Kings de Los Angeles, et termina la saison avec les Monarchs de Manchester (8).

Dans tout ça, le comble de l'histoire est le fait que Koehler a eu quand même droit à quelques cartes de hockey, non pas pour son seul «match» dans la LNH avec les Hurricanes, mais plutôt lors de ce passage encore plus court à Nashville comme réserviste...

«Top Shelf» dans le sens qu'il était «sur la tablette»?

«Nashville» mais avec son chandail des Hurricanes.

Une carte avec un morceau de son chandail lors de l'échauffement...
Même pas eu le temps de mettre du tape sur son bâton.

Le gars a plus de cartes que de matchs joués...
 

Désormais sans contrat avec une organisation de la LNH, il débuta véritablement un parcours encore plus nomade. Il joua pour 4 clubs en 2003-04, et ce dans un ordre que j'ignore. Il joua 37 matchs pour les Jackals d'Elmira (9) dans la UHL (United Hockey League), 2 matchs dans la AHL avec le Crunch de Syracuse (10), 12 matchs avec le Rampage de San Antonio (11) et finalement un retour avec les Monarchs de Manchester pour la fin de la saison et les séries 2004.

Il retourna avec les Jackals d'Elmira en 2004-05 mais termina la saison avec le Frostbite d'Adirondack (12), toujours dans la UHL. 

En 2005-06, ce fut un début de saison avec le Frostbite mais aussi un aller-retour de 8 matchs en Italie avec le Milan HC (13).

En 2006-07, ce fut une autre saison dans la UHL partagée entre deux nouveaux clubs, soit les Hounds de Chicago (14) et le PrairieThunder (wtf) de Bloomington (15). Note à moi-même, me renseigner sur ces derniers...

Toutefois, le poids des années et de la route avait laissé ses traces et il décida de prendre sa retraite après cette saison 2006-07.

Il habite désormais la région de Toronto et travaille comme mécanicien, passant une bonne partie de ses loisirs dans un chalet qu'il a acheté avec son contrat des Hurricanes. Il a deux enfants dont une fille qui a été choisie une fois pour chanter l'hymne national avant un match entre les Maple Leafs et... les Hurricanes.

C'était donc l'histoire de Greg Koehler, pas le plus grand des voyageurs comme David Ling ou Trevor Jobe (sérieux allez lire ces texte) mais il aura quand même joué pour 15 clubs professionnels en seulement 10 saisons. Et c'est toujours sans compter les organisations de la LNH pour qui il n'a pas joué de match régulier, dans ce cas-ci il faudrait en inclure 3 autres (Predators, Flyers et Kings)...

Sources:
The shortest career in NHL history? 1 shift. 4 seconds. 0 regrets, The Athletic, 8 novembre 2023

mercredi 18 septembre 2024

Histoires de cartes : erreurs récentes de cartes









Jamais je n'ai acheté/déballé autant de paquets de cartes des années récentes. En particulier pour les différents épisodes de "Déballons avec Kirk" que vous pouvez visionner sur notre page Facebook, mais également pour augmenter ma collection et pouvoir vendre/acheter des cartes ayant un peu plus de valeur individuelle.

Je suis encore très loin de dépenser une fortune pour des cartes. Je viens d'envoyer mes premières cartes chez PSA pour les faire grader. Non, je ne me mettrai pas riche avec les cartes que je vais recevoir, c'était vraiment plus pour un trill de l'attente des résultats. De plus, à moins d'avoir un résultat de 10/10, on risque d'être déçu de la valeur de revente. Parenthèse : une carte "Raw" (fraîchement sortie du paquet) vaut en revente grosso modo le même prix qu'une carte gradée avec une note de 9/10. Et vous n'aurez pas à payer les frais de gradation (+- 30$) ni à endurer l'attente de 2-3 mois qui vient avec. Donc, à moins de tirer une carte recrue de Connor Bedard, avec un tirage limité, ça reste un hobby, qui peut être payant qu'avec beaucoup de transactions. Bref …

Ce qui me surprend (et qui me rebute dans la poursuite sérieuse du hobby), c'est le nombre d'erreurs de nonchalance des compagnies de cartes. Je dis "des compagnies", alors que c'est pas mal une seule qui a le monopole. Il y a Panini qui tire son épingle du jeu dans certains sports, mais dans le cas qui nous intéresse ici, Upper Deck est pas mal seul dans la danse. Et des erreurs, ils en produisent autant dans les cartes haut de gamme que des ensemble de base.

Les cartes avec un morceau de chandail sont recherchées par plusieurs collectionneurs, leur permettant de posséder une pièce ayant touchée à leur athlète préféré. Je me dit qu'ils doivent être déçu avec certaines acquisitions …

Parfois, le chandail n'est pas de la même couleur. Je ne mets pas en doute que le chandail utilisé ait appartenu à Patrick Roy lors de son temps avec l'Avalanche du Colorado, mais pourquoi avoir décidé de faire une carte de Roy avec le Canadiens dans ce cas ? Upper Deck déborde pourtant de photos de Casseau avec l'Avalanche



Dans d'autres cas, le morceau est de la bonne équipe, mais ne correspond pas avec la photo. Sur cette carte de Filip Gustavsson, on le voit avec le chandail régulier alors que l'échantillon est de un de leur chandail Reverse Retro ou autre troisième chandail aux couleurs des défunts North Stars. Bon, c'est peut-être moi qui est trop pointilleux ici …



Vous êtes crinqué et vous voulez une carte de Keith Kinkaid dans l'uniforme du Canadiens ? Ce sera en vain, ça n'existe pas. Au mieux, vous pourrez vous rabattre sur ce sticker de lui dans l'uniforme des Blue Jackets, mais avec le logo du CH dans l'entête. Je vous conseille plutôt de vous procurer une de ces cartes de Carey Price AVEC Keith Kinkaid à la place de Pricer !!



On est en 2021 et vous êtes excité par la venue prochaine du prodigue Spencer Knight avec les Panthers de la Floride. Il a d'ailleurs gagné les quatre matchs qu'il a joué avec eux en 2021 après sa sortie de Boston College. Quelle n'est pas votre joie lorsque vous déballez une magnifique Black Diamond Relics de ce dernier … mais avec une photo de Philippe Desrosiers ! L'ancien de l'Océanic et des Lions n'a pas le talent de Knight et ne connaîtra jamais les joies d'une carrière dans la LNH, sans rien lui enlever. Upper Deck confirme pourtant que le morceau de chandail à appartenu au "featured player". Mais lequel calvasse ? Il y en a deux sur la carte !!



Parlant justement de "certifié par Upper Deck" … Les sessions d'autographes sont habituellement assez longues pour les athlètes, car les compagnies en profitent pour leur faire signer plusieurs cartes, items, cadres, photos, etc. Tous les articles sont bien sûr apportés par le même représentant qui s'assure que le joueur autographie au bon endroit, qu'il ait assez d'encre dans son Sharpie, etc. Pour les cartes, les signatures sont souvent effectué sur des stickers qui sont ensuite déposé sur les cartes. Certains employés semblent ensuite être peu à leurs affaires, déposant les collants où bon leur semble … Genre, le sticker de Justin Schultz sur une carte de Jonathan Huberdeau, ou inverser ceux de Jason Robertson et Josh Norris.




C'est à ce demander si toutes ces cartes ont été fabriquées un vendredi après-midi, ou tôt le lundi matin, avant le premier café hebdomadaire.