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samedi 16 janvier 2010

Fred "Chief Running Deer" Sasakamoose

Il y a de nos jours de très grands joueurs de hockey ayant des racines amérindiennes. La preuve en est que l'avenir de la plus grande équipe de tous les temps est sur les épaules d'un jeune gardien de but originaire d'une réserve amérindienne du nord de la Colombie-Britannique. Il y a d'autres joueurs fort respectables qui évoluent dans la NHL et à ce titre nous pouvons nommer T.J. Oshie, Rene Bourque, Jonathan Cheechoo, Wade Redden ou encore l'ancien cône à garnotte du Canadien, Sheldon Souray. Le nombre est peut-être pas très significatif, je crois que seulement 11 joueurs d'origine amérindienne et métis évoluent dans la NHL, mais leur impact est quand même là. Je ne sais pas si ces joueurs ont une véritable fonction d'ambassadeur pour leur peuple, mais je le crois. Rene Bourque par exemple, en plus d'être un très bon joueur pour les Flames, donc qui donne une belle image à suivre pour les jeunes amérindiens, a mis sur pied une fondation qui aide les jeunes amérindiens vivant dans des conditions précaires en leur fournissant de l'équipement de hockey. Parce qu'on ne se mettra pas à employer des mots trop politically correct afin de décrire les conditions de vie des amérindiens au Canada, même de nos jours...

Imaginez donc ces temps pas très lointains où les amérindiens n'avaient pas de droits, ne pouvaient pas voter, où ils étaient presque considérées comme n'étant pas des êtres humains. Ces temps pas si lointains où on enfermait les jeunes dans des pensionnats pour les forcer à penser comme des "blancs", où on dévalorisait leur culture au profit d'une culture auto-proclamée comme supérieur... Bref, un pan de l'histoire de notre cher beau et grand pays qu'on a mis en dessous du tapis et dont on fait la même chose avec la répercussion de ces geste... C'est dans ces temps que Fred Sasakamoose émergea...

Frederick Sasakamoose est un amérindien cree né le 25 décembre 1933 dans la réserve indienne d'Ahtahkakoop en Saskatchewan. Si vous ne le savez pas, les cree forment la plus grande nation amérindienne en Amérique du Nord, on les retrouve du Labrador jusqu'à l'Alberta. (Normalement on dit "cris" en français, mais j'aime mieux le "cree" utilisés par les anglais, c'est comme la différence quebecer et québécois utilisé chez les anglophones selon moi). Sasakamoose fit parti de cette génération d'amérindien qui se retrouva (par la force) en bas âge au pensionnat, c'est à Duck Lake en Saskatchewan qu'il se retrouva et c'est là d'ailleurs qu'il apprit à jouer au hockey. Duck Lake fut également en d'autres temps un des lieux important de la révolte des métis alors qu'en 1885 d'une bataille entre les rebelles métis et les forces du gouvernement du Canada. Je crois que la révolte des métis est une portion très intéressante de l'histoire canadienne qu'on aurait avantage à connaître... Qui a dit As dull as canadian history?

C'est avec les Canucks de Moose Jaw de la ligue junior de l'Ouest que Sasakamoose joua son hockey junior de la saison 1950-51 à 1953-54. Étrangement, le jeune ne voulait pas à l'origine aller jouer au hockey junior ailleurs, il était revenu durant l'été dans sa réserve après avoir passé 9 ans au pensionnat où l'on avait tenté d'effacer toutes traces de sa culture et voulait vivre simplement auprès des siens. Ses parents le convainquirent toutefois qu'en allant jouer au hockey à Moose Jaw il pourrait peut-être connaître une vie meilleure que ses pauvres parents. À son arrivée avec les Canucks par contre, il ressentit toujours le poids de la différence entre lui et les blancs qui avaient l'air plus riches et plus cultivés et la pression de devoir faire l'équipe pour améliorer son sort.

Il alla même jusqu'à quitter la ville vers le nord pour tenter de retourner chez lui en marchant et en se nourrissant de fruits et en buvant de l'eau des rivières. Le propriétaire de l'équipe retrouva son jeune espoir et le convainquit de revenir jouer à Moose Jaw parce qu'il avait un talent de hockeyeur exceptionnel et que faire l'équipe était la seule alternative pour lui. Chose que Sasakamoose fit. Son talent toutefois allait toutefois effacer un peu de cette discrimination latente auprès de ses coéquipiers. Lorsqu'il fut invité à se joindre aux Hawks, ses coéquipiers furent très fier de lui car il n'était plus simplement qu'un amérindien, mais un joueur de hockey qui avait la chance d'évoluer dans la NHL, chose que peut d'entre-eux allait avoir.

Du temps où il jouait junior, Sasakamoose était un très bon marqueur de but. Lors de la saison 1953-54, connut une récolte impressionnante de 31 buts en 34 matchs lors qu'il reçu un coup de fil de la Grande Ligue suite à l'élimination rapide de son équipe. C'est donc à la fin de la saison 1953-54 que les Black Hawks firent appels à lui. Le 27 février 1954, alors que par une étrange coïncidence (ou peut-être pas) il revêtit l'uniforme des Black Hawks de Chicago dans un match à Toronto, Fred Sasakamoose devint le premier amérindien à évoluer dans la NHL. Il terminera la saison avec les Hawks. L'équipe était à l'époque dans les bas-fonds de la ligue, terminant bonne dernière des 6 équipes. D'ailleurs, entre la saison 1946-47 et 1957-58, les Hawks ne feront les séries qu'à une seule reprise, en 1952-53 où ils s'inclinèrent contre le Canadien.

Le passage avec les Hawks de Sasakamoose lors de cette fin de saison ne fut pas un franc succès, il ne récolta aucun point en 11 matchs. Il revint toutefois en héro chez les siens. Avec l'argent qu'il empocha à jouer avec les Hawks, Sasakamoose se lança dans de grandes dépenses achetant par exemple une maison, des chevaux pour son père et une nouvelle voiture. C'est également à cette époque qu'il développa un penchant pour l'alcool. Il revint toutefois avec les Black Hawks pour le camps d'entrainement à l'aube de la saison 1954-55. Sasakamoose avait signé à la fin de la saison précédente un contrat avec l'équipe qui lui garantissait un salaire s'il faisait l'équipe et un autre proportionnel au niveau où il allait se ramasser s'il faisait parti des coupures de l'équipe. Il fut l'un des derniers à se faire retrancher par l'équipe et fut invité à se joindre aux Bisons de Buffalo de l'AHL. Il refusa toutefois de se joindre à l'équipe sous prétexte que c'était trop loin de chez lui. C'est là que son expérience dans la NHL se termina...

C'est donc avec les Royals de New Westminster dans la ligue de l'Ouest qu'il débuta la saison 1954-55. Ce sont les Black Hawks qui l'envoyèrent avec cette équipe de la région de Vancouver. Après une vingtaine de match, Sasakamoose entreprit un voyage vers l'Est pour évoluer avec les Saguenéens de Chicoutimi de la ligue sénior du Québec. J'avoue qu'il semble étrange qu'il ait refusé de jouer à Buffalo quelques mois avant de se retrouver au Saguenay... Mais je n'ai pas trouvé d'informations à propos du passage de Sasakamoose à Chicoutimi. Après avoir joué quelques matchs lors de la saison 1955-56 avec les Stampeders de Calgary de la WHL, Sasakamoose décida de quitter l'équipe pour retourner chez lui après un match en Saskatchewan. C'est à ce moment qu'il bousilla en quelque sorte sa dernière chance au hockey professionnel. Le mal du pays et l'alcool auront eu raison de lui. Il se retrouva avec les Chiefs de Kamloop d'une ligue sénior de l'Okanagan lors de la saison 1956-57 avec qui il connut un certain succès sur glace jusqu'à la saison 1959-60. Il termina sa carrière en évoluant pour diverses équipes séniors de la Saskatechewan.

Après sa carrière de hockeyeur, Sasakamoose s'impliqua au sein de sa réserve indienne de Sandy Lake, devenant même chef au début des années 1980. Il a arrêté de boire au début des années 70, il est père de 9 enfants et est même un arrière grand-papa. Sasakamoose a souvent manifesté sa déception par rapport au fait qu'il aurait échoué dans sa mission de devenir le premier joueur d'origine amérindienne à évoluer dans la NHL. Avec le temps il fut considéré comme étant un pionnier pour les amérindiens et fut honoré à plusieurs reprises. Les Blackhawks l'honorèrent d'ailleurs avant un match en 2002, le reconnaissant comme un pionnier du hockey. Il fut intronisé au Temple de la renommée des sports de la Saskatchewan en 2007.

Dany Hitler qui reçoit la passe de Joe Tonteur...

Au cas où vous ne l'aviez pas encore entendu... Ça vaut la peine...


vendredi 15 janvier 2010

Boire aux frais de Georges Laraque...

Je vais souvent écouter le match du jeudi avec des amis au Grimoire de l'UQAM. J'ai déjà écrit ailleurs un peu comment fonctionne la promotion lors des matchs du CH à cet endroit. À l'achat de produit d'une compagnie de bière qui possède les Canadiens de Montréal, on vous donne des billets qu'on met dans un pot pour le Canadien ou l'équipe adverse et à chaque but on peut remporter un pichet de bière. D'habitude, question de mettre toutes les chances de notre côté, nous mettons la plupart des coupons dans l'autre équipe parce que personne ne le fait, donc nous avons plus de chance de gagner, chose que nous faisons beaucoup récemment, au grand dam de notre foie. Hier j'ai justement passé le commentaire à un ami avant le match que ce dernier devrait se terminer 5 à 3 et ainsi non seulement notre équipe préférée l'emporterait mais les chance d'avoir un pichet gratuit avec les buts de l'adversaire... Ça s'est déroulé un peu comme ça mais à une différence près...

Nous écoutions donc le match d'hier et vlan! Non seulement nous avons assisté au premier but du gros Georges en bleu blanc et rouge, mais nous avons gagné le pichet sur le but de Laraque... Nous avons donc une moyenne de 100% de pichets gagnés sur les buts de Laraque dans l'uniforme du Canadien et 53e en carrière... Laissez-moi vous dire que ce pichet remportée sur une occasion rare comme de la marde de pape était savoureux! Sachant que notre ami des animaux préféré a doublé d'ardeur en raison de la catastrophe qui s'est abattu cette semaine dans le pays de ses ancêtres, nous avons non seulement donné notre 110% pour toucher le fond de ce pot, mais nous avons décidé de donner à la Croix-Rouge... C'est fait... Il n'y a pas que l'alcool et le hockey dans la vie...

Mais me voilà avec LE pot! Merci à Julie et son cellulaire pour la photo...

mardi 12 janvier 2010

Albert "Babe" Siebert

Un de mes amis m'a offert le livre Les légendes des Canadiens de Léandre Normand et Pierre Bruno comme cadeau de Noël. C'est vous dire comment mes amis savent ce que j'aime et que j'aime mes amis... Ce livre se dit "une référence incontournable pour les vrais partisans du Canadien." Ça doit être vrai parce qu'avant le temps des fêtes il y avait des pubs pour ce livre à CKAC... Je ne parlerais pas ici de mon appréciation générale de ce livre volumineux (livre volumineux, étrange combo de mots...), mais un point me "gosse" un tantinet dans cet ouvrage. C'est vraiment en mes qualités de nerd du hockey que je parle. Ce livre dresse le portrait des "100 joueurs qui ont marqué l'histoire" du Canadien. Je trouve quand même quelques choix douteux et quelques oublis tout autant douteux. Ce que je veux dire, c'est que je me demande pourquoi Benoit Brunet et Stéphane Quintal font parti de ces 100 joueurs et qu'Albert "Babe" Siebert n'en fait pas parti.

Ça me rappelle un bout d'un film récent nommé "Invention of Lying" avec Ricky Gervais, le gars de The Office en Angleterre. Ce film se déroule dans un monde où l'on ne ment pas. Les seuls films qui existent dans ce monde sont des films historique où un homme récite des faits de l'histoire. Pas de mensonge, pas de fiction... Le personnage principal joué par Gervais travaille dans une de ces boîtes où on conçoit ces films et y agit en tant que scripteur des documentaires sur le 14e siècle. Un jour, le jugeant impertinent, son patron lui montre la porte sous prétexte que personne ne s'intéresse au 14e siècle. Et comme on vit dans un monde sans mensonge, il lui explique clairement que personne ne s'intéresse à l'époque de la Peste Noire, que les gens veulent entendre parler de choses qu'ils connaissent déjà parce que ça les réconforte de faire semblant d'apprendre des choses qu'ils savent déjà.

Et bien l'omission de Babe Siebert du livre mentionné plus haut me fait penser à ça si Stéphane Quintal et Benoît Brunet sont considéré comme des légendes du Canadien... Parce que Babe Siebert c'était un des plus grand joueur des années 30... Et c'est aussi le seul entraîneur du Canadien qui n'a jamais entraîné de matchs avec l'équipe...

Albert Charles Siebert est né en 1904 à Plattsville en Ontario et a grandit pas très loin de la ville de Zurich dans la région de la Baie Georgienne. Il apprit très tôt le hockey et c'est à la position de rover (maraudeur?) que Siebert débuta sa carrière de hockeyeur. Cette position était une position à l'origine du hockey qui faisait en sorte que les équipes étaient composées de 7 joueurs sur la glace. Le rover était le joueur situé entre les attaquants et les défenseurs et il faisait le lien entre les deux. Avec l'arrivée d'arénas modernes et plus petite dès les années 1910, cette position devint quelque peu désuète et devint de moins en moins nécessaire. La NHA lorsqu'elle fut fondée en 1909 décida de ne pas inclure cette position dans ses règlements. Les ligues de l'Ouest formées quelques temps plus tard conservèrent toutefois cette position. Elle l'éliminèrent toutefois en 1923, la mettant au rancart des choses oubliées du hockey auquel se joindront plus tard l ligne rouge et les gardiens pas de masque.

Siebert commença à jouer au hockey organisé dans la même ville de Zurich lors de la saison 1920-21. Son ardeur au travail sera reconnue très tôt, ce qui le fera très rapidement dans l'échiquier du hockey ontarien. En 1925, à l'âge de 21 ans, il fait partie de l'équipe des Cataracts de Niagara Falls de la ligue senior de l'Ontario qui connurent un certain succès, atteignant le tournoi de la Coupe Allen, championnat du hockey senior amateur. En passant ce trophée existe toujours. Siebert attira très tôt l'attention de la Ligue nationale et c'est les Maroons de Montréal avec qui il se joint pour le début de la saison 1925-26.

Lorsque les Maroons firent l'acquisition de Siebert, l'équipe en était à sa seconde saison dans la NHL et c'est en grandes pompes que le jeune ontarien arriva à Montréal. Dès la première saison de Siebert avec l'équipe anglophone de la Métropole, cette dernière remporta la Coupe Stanley en battant les Cougars de Victoria de la WHL. Ce fut la dernière fois d'ailleurs que la Coupe Stanley fut décidée entre les équipes de l'Ouest et celle de la NHL, devenant l'exclusivité de la NHL lors de la saison suivante.

Lorsqu'il évoluait avec les Maroons, Siebert jouait principalement à l'aile gauche. Toutefois, ayant été formé à une position intermédiaire entre l'avant et l'arrière et en raison de sa force physique, Siebert est parfois invité à jouer à la défense en cas de blessures avec l'équipe. Lors de la saison 1928-29 Siebert fut jumelé avec Nels Stewart et Hooley Smith dans un trio qui fut nommé la "S Line". Ce trio allait constituer un des plus puissant du hockey de cette époque. En 1931-32, Siebert connaîtra avec ces frères d'armes sa meilleure récolte offensive avec 39 points dont 21 buts.

Cette saison sera sa dernière avec les Maroons pour Siebert. L'équipe aux prises avec de sérieux problèmes financiers, récession oblige, échangera ses vedettes. Nels Stewart prit le chemin de Boston alors que Siebert fut envoyé aux Rangers en retour de compensations financières. Siebert connut un certain succès les Blueshirts à sa première saison, aidant l'équipe à remporter la Coupe Stanley en ce printemps 1933. Siebert ne fera toutefois pas un long passage à Broadway. Il fut échangé aux Bruins en retour de deux joueurs, Vic Ripley et Roy Burmeister. Siebert allait être réuni avec d'un côté son meilleur allié Nels Stewart et avec son pire ennemi, Eddie Shore. Les deux joueurs s'était battus à maintes reprises par le passé et ne manquaient jamais l'occasion de se donner une petite taloche au passage. J'ai même déjà lu qu'un jour Siebert a administra une méchante correction alors qu'un autre joueur tenait Shore. Vous voyez à quel point l'un n'aimait pas l'autre. On dit que les deux joueurs ne se sont pas parlé en aucun moment lors du passage de Siebert à Boston.

Siebert ne connut pas de grands jours à Boston. À 30 ans, il était plus lent et ne marquait plus avec la même régularité que lors de ses beaux jours avec les Maroons. Il était donc clair que ce joueur en était à ses derniers jours. Les Bruins réussirent toutefois à échanger Siebert aux Canadiens le 10 septembre 1936 en compagnie de Roger Jenkins en retour de Leroy Goldsworthy, Sammy McManus et de $10,000. Un bon deal compte tenu des jours incroyables que connut Siebert à son deuxième arrêt à Montréal...

Si les Bruins jugèrent Siebert trop bon pour être un joueur d'avant de premier plan, le Canadien décela en lui un potentiel défenseur étoile. Maintenant à la ligne bleue du Canadien, il devint l'un des meilleurs à cette position dans la NHL. Il fera partie de la première équipe d'étoile de fin de saison à chacune des ses 3 saison avec le CH et remporta le trophée Hart en 1937. À noter que son éternel rival Eddie Shore remporta le Hart lors des deux saisons précédentes et le remporta à nouveau lors de la saison suivante. Siebert sera également le capitaine de l'équipe lors des 3 saison qu'il joua dans l'uniforme du Canadien.

À cette époque, l'épouse de Siebert connut de sérieuses complications lors de la naissance de leur second enfant. La plupart des revenus du joueur vedette du Canadien allait dans les traitements de sa femme malade. Ce ne fut cependant pas la pire tragédie qui s'abattit sur Siebert. Suite à la saison 1938-39, Siebert décida de mettre fin à sa glorieuse carrière. Quelques jours plus tard, le Canadien le nomme entraîneur pour la saison suivante, espérant utiliser l'expérience de leur dernier capitaine afin de relancer l'équipe. Le 25 août 1939, alors qu'il était en vacance dans la région de la Baie Georgienne, Siebert se noya lors d'une baignade dans le Lac Huron. Il essayait de rattraper à la nage un pneu gonflé avec lequel ses enfants jouaient qui dérivait vers le large...

La NHL aida la famille de Siebert qui se retrouvait alors avec de sérieux problèmes financiers en organisant un match des étoiles afin de recueillir des fonds. Ce match bénéfice pour la famille Siebert fut le troisième match des étoiles de tous les temps. Le premier avait été organisé afin d'aider Ace Bailey des Leafs qui dût arrêter sa carrière suite à une sévère blessure suite à un coup très vicieux d'Eddie Shore. Pour sa part, ce fut afin d'aider la famille d'Howie Morenz qu'on tint le second match. Seulement 6000 personnes se pointèrent le 29 octobre 1939 au Forum de Montréal pour ce match entre les vedettes de la NHL et les Canadiens de Montréal au profit de la famille Siebert. On réussit à récolter un bon 15000$ pour ces derniers et l'équipe d'étoile l'emporta 5 à 2.

C'est un autre ancien joueur très populaire du Canadien, Alfred "Pit" Lepine, qui débuta la saison 1939-40 à la barre du Canadien...

Albert "Babe" Siebert fut intronisé au Temple de la Renommée en 1964...

Autre fait à noter, lorsqu'il jouait pour le Canadien, Siebert portait le numéro 1, chose rare pour un joueur...