Drop Down MenusCSS Drop Down MenuPure CSS Dropdown Menu
Affichage des articles dont le libellé est Maroons. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Maroons. Afficher tous les articles

mercredi 14 mai 2025

Roger Jenkins


 

 

Le défenseur Roger «Broadway» Jenkins est né 18 novembre 1911 à Appleton au Wisconsin. Sa famille déménagea toutefois à Port Arthur en Ontario lorsqu'il n'avait que trois ans. 

Après avoir joué son junior à Thunder Bay et une saison senior à Edmonton, il devint la propriété des Black Hawks pour la saison 1930-31. Cependant, les Black Hawks le prêtèrent aux Maple Leafs avant que la saison commence et c'est donc avec Toronto qu'il fit ses débuts professionnels. Après 21 matchs avec les Leafs, il fut retourné à Chicago pour finir cette première saison où il n'obtint qu'une seule passe. 

La saison suivante, il fut recalé avec les obscurs Tigers du Bronx de la Canadian-American Hockey League, l'ancêtre de la AHL moderne. Les Tigers n'existeront que durant cette seule saison 1931-32. La saison suivante, Jenkins fut rapatrié à Chicago où il joua enfin une saison complète et récolta de bonnes statistiques avec 3 buts et 10 passes en 46 matchs, soit le meilleur rendement chez les défenseurs de l'équipe. Il évoluait aussi parfois comme attaquant.

En 1933-34, il joua encore toute la saison à Chicago, mais n'obtint que 4 points. Il fut toutefois en poste durant l'entièreté des séries éliminatoires et aida le club à remporter sa première Coupe Stanley. Avant que les séries commencent, Jenkins avait parié avec le gardien des Hawks Charlie Gardiner que s'ils gagnaient la coupe, il paraderait Gardiner en brouette dans les rues de Chicago lors de la parade. 

Jenkins tint parole.

Jenkins transportant Charlie Gardiner lors de la parade de 1934
 

Gardiner devint le seul gardien capitaine à remporter la Coupe Stanley dans l'histoire de cette dernière. Cependant, il souffrait d'une infection aux amygdales depuis deux saisons, et jouait constamment malgré la douleur, la fatigue et même des convulsions. Il dut même quitter le match décisif en finale contre les Red Wings, après la 3e période toujours avec une égalité de 0-0. Le match se termina en 2e période de surtemps sur un but de Mush March (tout un nom). Gardiner remporta également le Vézina cette saison-là. Malheureusement, son infection prit de l’ampleur et il mourut d'une hémorragie cérébrale deux mois après avoir été transporté en brouette par Jenkins.

Lors de l'entre-saison 1934, Jenkins fut impliqué dans une méga transaction alors que la légende du Canadien Howie Morenz prit (dans la controverse) le chemin de Chicago. En retour de Morenz, du gardien Lorne Chabot et du défenseur Marty Burke, le Canadien obtint l'excellent Lionel «Big Train» Conacher, l'attaquant Leroy Goldsworthy ainsi que Jenkins. Conacher fut toutefois échangé aussitôt aux Maroons où il avait déjà joué dans le passé.


Jenkins continua donc sa carrière avec le CH et obtint 4 buts et 6 passes en 1934-35. Il fut toutefois échangé à prix fort après cette seule saison, cette fois-ci aux Bruins. En retour de seulement Jenkins, le CH obtint le controversé et excentrique Jean Pusie et aussi le défenseur Walt Buswell qui jouera 5 solides saisons avec le faible club montréalais.

Donc Jenkins joua en 1935-36 pour un cinquième club différent en six saisons (en incluant les Tigers du Bronx). Il récolta 8 points en 42 matchs. 

Mais, encore une fois, il fut impliqué dans une autre transaction d'importance avant la saison suivante. Cette fois-ci, il retourna avec le Canadien en compagnie du légendaire Babe Siebert. En retour, les Bruins rapatrièrent Leroy Goldsworthy, en plus de mettre la main sur Sammy McManus ainsi qu'un montant de 10 000$.

Cependant, les Canadiens n'avaient que très peu de plan pour ce deuxième séjour de Jenkins. Ils le firent jouer 10 matchs sans histoire avant de le laisser languir dans les gradins. Il fut finalement libéré à la mi-décembre 1936. Le soir même, les Maroons lui firent signer un contrat d'urgence pour colmater leur défense. Mais ce ne fut que son seul et unique match avec les Maroons et il fut également laissé de côté pour les prochains matchs. Il fut finalement prêté aux Americans de New York, son 3e club de la saison. Il est d'ailleurs un des premiers joueurs de l'histoire de la ligue à avoir joué pour trois équipes durant le même calendrier.

Libéré par les Americans après la saison, il débuta ensuite celle de 1937-38 sans contrat. Il fut toutefois signé quelques semaines plus tard par son premier club, les Black Hawks. L'air de Chicago sembla parfaitement lui convenir puisqu'il retrouva finalement son aplomb, obtenant 9 points en 37 matchs, et aidant de nouveau l'équipe à remporter la Coupe Stanley. Cette fois-ci il fut un contributeur majeur en séries, obtenant 6 points en 10 matchs. 

Les Hawks de 1938 sont souvent considérés comme un des pires clubs à avoir remporté la Coupe. Le club avait raté les séries l'année précédente et s'étaient faufilé en séries avec une fiche de 14 victoires, 25 défaites et 9 nulles, ce qui était quand même bon pour la dernière position donnant accès aux séries dans leur division. Sur leur chemin, ils éliminèrent d'abord les Canadiens, et ensuite les Americans en deuxième ronde, soit deux clubs ayant abandonné dans le cas de Jenkins la saison précédente. Ils éliminèrent ensuite les Leafs en 4 matchs (d'une série 3 de 5). Les Leafs étaient également une ancienne équipe de Jenkins, mais comme vous pouvez voir, il a pas mal joué partout...

Leur pourcentage de victoire de .291 en saison demeure à ce jour un record pour un club champion de la coupe. Ils sont également le club champion ayant le moins de membres du temple de la renommée, seulement un en fait, le défenseur Earl Siebert.

Et encore une fois, j'imagine par tradition, Jenkins avait fait le pari avec le gardien des Black Hawks, cette fois-ci Mike Karakas, qu'il le transporterait en brouette. Je n'ai pas trouvé de photo cette fois-ci, seulement cette coupure de journal.


Les Black Hawks de 1938 étaient également l'équipe avec les plus de joueurs nés aux États-Unis ayant leur nom gravé sur la coupe avec 8 joueurs, incluant Jenkins.

Suite à cette deuxième coupe pour Jenkins (et les Hawks), il débuta la saison suivante à Chicago mais fut libéré après 14 matchs. Il fit alors un énième retour avec une ancienne équipe, en retournant avec les Americans de New York. C'est avec eux qu'il termina son parcours dans la LNH. Et son dernier match en saison régulière ne fut même pas complété en tant que patineur. Lors du dernier match de la saison des Americans contre les Rangers, le gardien Earl Robertson se blessa durant la deuxième période. N'ayant aucun substitut, ce fut Jenkins qui fut délégué pour remplacer Robertson. Alors qu'ils tiraient déjà de l'arrière 4-2, Jenkins alloua 7 buts et les Americans perdirent ce match 11-5, soit leur pire défaite de la saison. Ils atteignirent toutefois les séries mais s'inclinèrent en 2 matchs contre les Maple Leafs.

La saison suivante, Jenkins fut vendu aux Indians de Springfield de Eddie Shore dans la AHL. Après une saison à Springfield, il joua trois ans avec les Bears de Hershey et fut élu au passage sur l'équipe d'étoiles en 1942-43. Il mit ensuite le cap vers l'ouest pour terminer sa carrière dans les niveaux mineurs de l'ouest nord-américain. Il joua d'abord la saison 1943-44 avec les Iron Workers de Seattle de l'obscure Northwest International Hockey League, ligue purement amateure qui jouait seulement les dimanches... La NIHL se renomma sous le nom de la Pacific Coast Hockey League la saison suivante. Jenkins suivit, cette fois-ci avec les Stars de Seattle. Il joua ensuite pour les Ironmen de Seattle et termina finalement sa longue carrière en 1948 après deux saisons avec les Rockets de Tacoma.

En 327 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 15 buts et 39 passes pour 54 points. Il aura joué pour 6 clubs de la LNH, à une époque où l'on comptait entre 7 et 10 équipes par saison. Les seuls clubs où il n'aura pas joué durant son passage furent les Rangers, les Red Wings, les Quakers de Philadelphie (1930-31) et les Senators d'Ottawa/Eagles de St.Louis, 

Donc malgré une carrière assez anonyme, il aura tout de même laissé sa trace particulière, obtenant au passage deux coupes Stanley et ayant été impliqué dans plusieurs transactions majeures de l'époque. On peut dire qu'il a roulé sa brouette...


vendredi 11 août 2023

La fusion Maroons/Canadiens

Match bénéfice Howie Morenz - 1937

 


Fondés en 1924 pour palier à l'absence d'une équipe anglophone à Montréal dans la LNH, les Maroons de Montréal connurent une très bonne première décennie d'existence, remportant même la coupe Stanley à seulement leur deuxième saison. Portés par d'excellents joueurs comme Nels Stewart, Hooley Smith, Babe Siebert, Lionel Conacher et le gardien Clint Benedict, les Maroons semblaient bien en selle et remplissaient le nouveau Forum de Montréal, qui fut d'ailleurs construit initialement pour eux.

Cependant, les réalités du marché économique et démographique firent en sorte que Montréal ne pouvait plus héberger deux franchises à partir de la moitié des années 30, principalement à cause des effets de la crise économique suivant le krach boursier de 1929 (oui ça s'écrit bien Krach). Les deux franchises connurent des baisses d'assistance durant les pénibles années 30, mais les Canadiens arrivaient à mieux s'en sortir avec un plus large bassin de partisans francophones. Les Maroons, par contre, terminèrent derniers dans la ligue à ce niveau pour leurs trois dernières saisons d'existence, soit de 1935-36 à 1937-38, et ce malgré une deuxième conquête de le coupe en 1935. 

Ces problèmes financiers firent en sorte que, comme plusieurs équipes en difficulté à cette époque, (Senators d'Ottawa, Quakers de Philadelphie, Eagles de St.Louis) les Maroons durent vendre beaucoup de leurs vedettes ou autres joueurs de soutien pour survivre. Cependant, les Maroons demeurèrent compétitifs malgré tout.

Hooley Smith
130 buts et 151 passes en 388 matchs avec les Maroons


Voici quelques-unes de ces ventes:
- Babe Siebert fut vendu aux Rangers en juillet 1932
- Nels Stewart fut vendu aux Bruins en octobre 1932
- Le gardien Dave Kerr fut vendu aux Rangers en décembre 1934
- Paul Haynes fut vendu aux Bruins en décembre 1934
- Sammy McManus fut vendu aux Rangers en octobre 1935 (10 000$)
- Hooley Smith fut vendu aux Bruins en octobre 1936

De leut côté, les Canadiens avaient eux aussi connu leur part d'ennuis financiers, et passèrent près de déménager à Cleveland. Pour sauver l'équipe, la société propriétaire des Maroons, la Canadian Arena Company, avança une somme de 165 000$ à un groupe d'hommes d'affaires composé de Ernest Savard, Louis Gélinas et le colonel Maurice Forget. Ces derniers achetèrent donc les Canadiens des anciens propriétaires, Léo Dandurand et Jos Cattarinich, en septembre 1935. La Canadian Arena Company avait donc indirectement le contrôle sur les Canadiens en plus des Maroons.

Mais devant se rendre à l'évidence quelques années plus tard, la CAC décida de miser seulement sur le tricolore et de mettre la franchise des Maroons en suspens après la saison 1937-38, soit la pire saison de l'histoire de l'équipe qui termina au dernier rang avec une fiche de 12-30-6. On tenta de vendre la franchise à des intérêts de St-Louis, et une transaction d'une somme de 150 000$ fut même annoncée dans les journaux. Cependant la ligue refusa, estimant que les problèmes économiques ayant mené à la dissolution rapide des Eagles de St.Louis en 1935, notamment les frais élevés de transport, étaient toujours présents. 

On considéra aussi de garder les Maroons à Montréal à temps partiel, occupant plus de la moitié du  calendrier à Ottawa, privé de ses Senators depuis 1934, ainsi qu'un nombre limité de matchs à Montréal. On estimait que avec cette option, l'effet de rareté des matchs des Maroons influencerait leurs fans à y retourner en grand nombre. On abandonna toutefois l'idée rapidement. 

Dans les années suivantes, on entendit parler de possibles transferts à Cleveland ou Philadelphie mais rien de tout ça n'aboutit et la franchise fut officiellement dissoute en 1947.

La Patrie, 14 août 1938

Montréal-Matin, 18 aôut 1947

 
Maroons de Montréal - 1937-38 - Dernière édition


Donc à l'aube de la saison 1938-39, il fallait procéder à la dispersion des effectifs des Maroons. Normalement, lorsque une franchise cesse ses activités, les joueurs sont réclamés par les autres équipes lors d'un repêchage spécial ou vendus au plus offrant. Cependant une telle chose ne se produisit pas exactement de cette manière avec les Maroons. Comme leurs proprios étaient les mêmes que les Canadiens, la majorité des effectifs des Maroons furent absorbés par le CH. Bien que ce n'est pas considéré ou remémoré comme une véritable fusion comme celle des Barons de Cleveland avec les North Stars du Minnesota en 1978, on peut dire qu'il s'agit essentiellement du même procédé. 

Et même avant cette «fusion», plusieurs considéraient les Maroons comme l'enfant pauvre. Malgré que les deux équipes avaient des DG différents, les proprios et les recruteurs mettaient davantage d'importance à l'alignement du CH. Le meilleur exemple se produisit en février 1936 lorsque le CH obtint des Maroons un jeune Toe Blake ainsi que deux autres joueurs (Bill Miller et Ken Grivel) en retour seulement du gardien Lorne Chabot. Ce dernier venait d'être acheté des Blackhawks et n'avait pas d'utilité dans le système du CH. Blake devint une vedette avec le CH tandis que Chabot était en fin de carrière et ne joua que 16 matchs avec les Maroons.

Canadiens de Montréal - 1938-39

Donc lors de la fin des Maroons, le CH obtint des renforts provenant de l'autre vestiaire du Forum. Cependant, il ne s'agissait que de maigres renforts. Le CH, qui faisait déjà à peine mieux que les Maroons dans le classement avant la fusion, termina cette première saison post-fusion à l'avant-dernier rang de la ligue en 1938-39 avec une fiche de 15-24-9, une fiche moins bonne que l'année précédente (18-17-13).

Les quelques joueurs suivants firent partie du transfert Maroons/CH. Vous allez voir que peu d'entre eux auront marqué l'histoire du tricolore.

- Herb Cain (AG)
Meilleur élément obtenu pour cette saison 1938-39, cet attaquant membre des Maroons depuis 1933 obtint 13 buts et 14 passes dans un rôle secondaire. Il ne joua qu'une saison avec le CH avant de faire une grève salariale et d'être subséquemment échangé aux Bruins. Il devint une vedette offensive à Boston, principalement en 1943-44 lorsqu'il termina au premier rang des pointeurs de la ligue avec une fiche record de 82 points qui durera jusqu'aux 86 points de Gordie Howe en 1951. Cette production record est toutefois grandement considérée comme étant une anomalie, alors qu'il n'a jamais approché de telles statistiques à autre moment de sa carrière et qu'il aurait été grandement aidé par les alignements défensifs décimés à travers la ligue dû à la deuxième guerre mondiale. Cain demeure à ce jour le seul champion pointeur à ne pas avoir été introduit au temple de la renommée.

- Stewart Evans (D)
Anciennement des Red Wings, Evans faisait aussi partie des Maroons vainqueurs de la coupe en 1935. Il obtint 2 buts et 7 passes en 43 matchs dans ce qui fut sa dernière saison en carrière.

Herb Cain

Jimmy Ward

- Jimmy Ward (AD)
Ward faisait partie des Maroons depuis la saison 1927-28 et joua près de 500 matchs avec eux, marquant une dizaine de buts par saison. Ce fut également sa dernière saison dans la LNH en 1938-39 qu'il termina avec 4 buts et 3 passes, suite à quoi il fut renvoyé dans les mineures.

- Des Smith (D)
Défenseur marginal qui en était à sa deuxième année dans la LNH. Il fut rétrogradé dans les mineures après 16 matchs et fut plus tard envoyé aux Bruins. Fun fact, Smith est immortalisé à jamais à LVEUP sur la couverture de notre livre paru l'an dernier. Il est le membre des Maroons au #17 qui donne un coup de corde à linge au joueur des Americans. By the way, le livre est toujours en vente en version digitale si ça vous intéresse.

- Marvin «Cyclone» Wentworth (D)
Wentworth était un très bon défenseur, étant même temporairement capitaine des Blackhawks avec qui il joua de 1927 à 1932 avant de passer aux Maroons. Il termina même au premier rang des pointeurs des Maroons lors de la conquête de 1935. Il était cependant lui aussi en fin de carrière lors de son transfert au CH et ne joua que deux autres saisons, ne marquant qu'un seul but avec le tricolore.

- Bob Gracie (C)
Un autre joueur en fin de carrière et ex-champion de 1935. Il fut rétrogradé dans les mineures après seulement 7 matchs et éventuellement échangé aux Blackhawks.

- Claude Bourque (G)
Le CH obtint lors de ce transfert les droits sur le gardien Claude Bourque qui devint l'adjoint de Wilf Cude durant cette saison 1938-39. Il devint numéro un par défaut la saison suivante, mais ne put faire mieux qu'une fiche de 9-24-3 en 36 matchs avant d'être échangé aux Red Wings.

Marvin «Cyclone» Wentworth
 

Et voici pour compléter les autres mouvements de personnel suivant la fusion:.

- L'attaquant Gus Marker fut vendu aux Maple Leafs pour 4000$

- Les Blackhawks de Chicago déboursèrent 30 000$ pour l'acquisition de trois joueurs des Maroons; Russ Blinco, Baldy Northcott et Earl Robinson.

- Dave Trottier fut libéré et signé par les Red Wings.

- Les 5 joueurs suivant furent retournés dans les mineures sans jamais revenir dans la LNH; Paul Runge, Allan Shields, Jerry Shannon, Maurice Croghan et le gardien Bill Beveridge

Aucun de ces joueurs vendus n'ont vraiment fait long feu par la suite dans la LNH.

Mais il y a cependant deux excellents éléments qui furent obtenus des Maroons par le CH.

- Buddy O'Connor (C)
Le joyau de cette fusion, le futur membre du temple Buddy O'Connor faisait en fait un retour dans le système du CH alors que ces derniers avaient échangé ses droits aux Maroons en 1936. Ces droits revinrent donc aux Canadiens mais O'Connor n'avait encore jamais joué avec les Maroons ou ailleurs dans la LNH, étant plutôt une vedette avec les Royaux de la ligue senior. Après avoir participé à la renaissance de l'équipe montréalaise, dont deux coupes Stanley, il fut finalement échangé aux Rangers en 1947.

- Tommy Gorman (DG)
Gorman peut être considéré comme un des meilleurs entraîneurs et DG des premières décennies de la LNH, et même de toute l'histoire. Avec un oeil particulier pour trouver du talent, il commença sa carrière comme DG et propriétaire partiel des Sénateurs qu'il mena à trois conquêtes de la coupe (1920, 1921 et 1923). Il devint ensuite entraîneur et DG des Americans de New York en 1928 avant de passer  aux mêmes postes chez les Blackhawks en 1933. Il mena les Hawks à leur première coupe en 1934, malgré qu'ils étaient au dernier rang de la ligue pour les buts marqués. Après une dispute avec le proprio, il quitta Chicago pour venir occuper les mêmes positions chez les Maroons. Il mena les Maroons à la conquête de 1935, devenant le premier et le seul entraîneur à ce jour à remporter la coupe deux saisons d'affilée avec deux équipes différentes.

Tommy Gorman (en mortaise) et son club champion de 1935

Après la fusion de 1938, Gorman occupa de nouvelles fonctions avec son nouveau club à titre de directeur des affaires du Forum et du Canadien. Mais après des expériences ratées au poste de DG avec Cecil Hart (1936-39) et très brièvement Jules Dugal (1939-40), les Canadiens promurent Gorman comme DG à partir de la saison 1940-41, peu après que la Canadian Arena Company ait officiellement acheté le club. 

C'est Gorman qui embaucha notamment Maurice Richard et qui mena la renaissance du club, le tout culminant par la reconquête de la coupe en 1944, ainsi qu'une autre en 1946, suite à quoi il passa les rênes à Frank Selke. Gorman demeure le seul DG de l'histoire du Big 4 (NHL, MLB, NFL, NBA) à avoir géré 4 clubs vers un championnat.

C'était donc la fusion non-officielle Maroons/Canadiens. C'est pas mal moins connu que la fusion Barons/North Stars et vous vous doutez bien que ce genre de sujet me passionne. Comme équipe défunte, je trouve que les Maroons sont souvent oubliés, malgré qu'il s'agit d'une des meilleures équipes défuntes avec deux championnats. J'ai même déjà suggéré que le CH leur rende un jour honneur si jamais ils manquent d'inspiration pour un chandail Reverse Retro. Comme on a pu voir, les Maroons font partie de l'histoire du club, même si c'était de manière peu orthodoxe durant une période creuse pour le hockey montréalais. Alors pourquoi pas? Tant qu'à honorer les Expos...



Sources:
Habs' greatest GMs inducted into Builder's Row, NHL.com, 1er novembre 2007
Les Maroons à St.Louis pour une somme de 150,000$, La Patrie, 14 août 1938
Que fera-t-on des Maroons?, La Patrie, 14 août 1938
Northcott, Blinco et Robinson joueront à Chicago, L'Illustration Nouvelle, 16 septembre 1938

vendredi 10 avril 2020

Samuel Rothschild



Le père de Samuel Rothschild était un immigrant juif qui quitta la Russie avec ses trois frères, pour immigrer aux États-Unis. Ils allèrent ensuite à Montréal, avant de suivre le train vers l’ouest et de s’établir à Sudbury en 1883. Ils vendirent d’abord des marchandises aux travailleurs du rail, avant de s’ouvrir un magasin général, une boucherie et un magasin d’alcool (qu’ils perdront lors de la prohibition en 1915).

C’est donc dans une famille commerçante relativement prospère qu’est né Rothschild en 1899.

Celui-ci a ensuite déménagé à Montréal, où il étudia à McGill et s’aligna avec leur équipe de hockey. Il enfila également l’uniforme d’autres équipes mineures montréalaises, avant de retourner à Sudbury et de jouer pour les Wolves de l’endroit, d’abord en version junior, puis en version senior.

En octobre 1924, une nouvelle équipe de la LNH basée à Montréal, les Maroons, étaient sur le point de faire leurs débuts. Étant en recrutement, ils lui offrirent un contrat de 2 ans à 3500$ par année, en plus d’un boni à la signature de 1000$.

Le 1er décembre 1924 à Boston, les Maroons firent ainsi leurs débuts contre leurs frères d’expansion, les Bruins. Il s’agissait alors du premier match régulier de la Ligue nationale disputé aux États-Unis. (Des équipes américaines de la PCHA avaient par contre accueilli des matchs de la finale de la Coupe Stanley, puisqu’à ce moment, elle n’était pas encore exclusive à la LNH.) Au même moment, Rothschild faisait ses débuts et devenait ainsi le premier juif à jouer dans la Ligue nationale. Les Bruins l’emportèrent 2-1.

La première saison des Maroons se conclut avec une fiche de 9-19-2, terminant avant-derniers, devant les Bruins. Quant à Rothschild, ses 5 buts et 4 passes en 27 matchs lui assurèrent la troisième position chez les pointeurs de son équipe, derrière Punch Broadbent et Reg Noble.

L’année suivante, l’arrivée de Nels Stewart et de Babe Siebert améliora grandement la famélique attaque des Maroons. À eux deux, ils comptèrent plus de buts que l’équipe en entier en avait marqué lors de la saison inaugurale. (Par contre, il faut noter que le calendrier avait passé de 30 à 36 matchs.)

Ces performances aidèrent les Maroons à grandement s’améliorer. Ils terminèrent la saison régulière en deuxième place, pour ensuite surprendre Ottawa en séries et rafler la Coupe O'Brien et se mériter le droit d’affronter les champions de la WHL, les Cougars de Victoria, pour la Coupe Stanley.

Nels Stewart marqua 6 des 10 buts de son équipe, permettant aux Maroons de remporter la Coupe à leur deuxième année. Cette finale marqua aussi la dernière apparition d’une équipe n’appartenant pas à la LNH en finale de la Coupe Stanley, puisque la WHL cessa ensuite ses activités.

De son côté, bien que membre d’une équipe championne, Rothschild vit son utilisation diminuée et il se contenta de 2 buts et une passe en saison régulière.

Il revint tout de même pour une troisième saison, où il accumula un but et une passe.

Ses droits furent ensuite vendus aux Pirates de Pittsburgh en novembre 1927, mais son séjour dans la ville de l’acier fut de courte durée. En décembre, il fut suspendu par l’équipe parce qu’il ne s’était pas conformé aux règles de l’équipe pour ce qui est des pratiques, en plus de ne pas être suffisamment en forme. Il termina alors la saison avec les Americans de New York, avant de prendre sa retraite, suite à une blessure au genou.

Il retourna ensuite à Sudbury, où il devint entraîneur des Wolves. Son équipe, qui avait un jeune Toe Blake dans ses rangs, remporta d’ailleurs la Coupe Memorial en 1932.

Il devint également représentant pour Seagram pendant de longues années et s’impliqua au niveau du curling, devenant à un moment président de l’association nationale. Il est d’ailleurs membre du Temple de la renommée du curling canadien. Il a aussi été conseiller municipal et président de la chambre de commerce, toujours à Sudbury.

Il est décédé en 1987, à l’âge de 87 ans.


Sources:
“Rothschild Suspended”, December 26, 1926, Montreal Gazette, page 14,
“Rothschild Released”, December 39, 1926, page 14,
“The Rothschilds Story”, June 1, 2011, Sudbury Living Magazine, (sudburylivingmagazine.com),
“Sudbury, Sports” (ontariojewisharchives.org), curling.ca/hof, wikipedia.org.

mercredi 4 décembre 2019

Nels Stewart




Dans l'histoire de la LNH, seulement 7 joueurs ont détenu le titre du meilleur marqueur de tous les temps. Pendant 15 ans, soit de 1937 à 1952 c'est Nels ''Old Poison'' Stewart qui trônait au sommet.



Né le 29 décembre 1902 à Montréal, mais ayant grandi à Toronto, Robert Nelson Stewart débuta son parcours avec les Indians de Cleveland dans la United States Amateur Hockey Association où il mena la ligue pour les buts marqués durant 4 de ses 5 saisons dans ce circuit. Il fut plus tard surnommé "Old Poison'' en raison de son tir puissant et précis, autant capable d'atteindre le fond du filet que de défigurer un gardien. 

Il joignit les rangs des Maroons de Montréal lors de leur deuxième saison d'existence, en 1925-26. Malgré qu'il évolua quelquefois comme défenseur à ses débuts, il mena la ligue avec un total impressionnant de 34 buts en 36 matchs lors de cette saison recrue et remporta le trophée Hart, en plus d'aider les Maroons à remporter leur première Coupe Stanley contre les Cougars de Victoria, dans ce qui fut la dernière année où le trophée fut disputée entre deux ligues différentes. Il marqua 6 des 10 buts des Maroons en 4 matchs lors de cette finale. Si ces trophées existaient à l'époque, il aurait probablement remporté le Conn Smythe ainsi que le Calder en plus de son trophée Hart.

Contrairement à plusieurs contemporains immortels de l'époque comme Howie Morenz, Aurèle Joliat ou Eddie Shore, le nom de Nels Stewart n'a pas la même prestance que ces derniers. Réputé comme un mauvais patineur, il n'avait effectivement pas l'habitude des montées électrisantes à la Morenz. Grand et costaud pour son époque (6'1'', 200 lbs), il avait plutôt perfectionné l'art de l'échec-avant et du positionnement agressif autour du filet. Ses habiletés à bien flairer les retours et à marquer dans des mauvais angles firent de lui un des premiers marqueurs de style ''garbage goal'' d'importance. D'autres joueur dans ce style étaient déjà apparus par le passé, mais aucun n'avait obtenu un statut de vedette en jouant de la sorte jusqu'à l'arrivée de Stewart. Ce style de jeu fut plus tard perfectionné par des joueurs comme Gordie Drillon, Phil Esposito et Tim Kerr. 

Il était également très solide sur patins et capable de marquer d'une seule main ou en se faisant accrocher. Cependant, sa réputation de mauvais patineur lui colla à la peau et ce fut souvent confondu pour un manque d'effort. Pour d'autres, son coup de patin fut plutôt considéré comme trompeur, alors qu'il pouvait parcourir plus de glace avec ses grandes enjambées. À propos de Stewart, Frank Selke déclara qu'il n'avait jamais vu un joueur qui semblait mettre si peu d'effort pour récolter autant de succès. Il déclara également que Stewart était un des joueurs les plus malins et intelligents qu'il ait vu jouer. Stewart n'était également pas un enfant de chœur, se forgeant également une réputation comme bagarreur et instigateur. Une légende raconte également qu'il aurait maintes fois craché du tabac dans les yeux des gardiens adverses lorsqu'il orbitait autour du filet.

Stewart joua en tout 7 saisons avec les Maroons, connaissant plus tard une saison de 39 buts et 55 points en 44 matchs lors de la saison 1929-30, année où la passe avant en zone offensive fut permise. Il remporta également un deuxième trophée Hart. En compagnie de son ami d'enfance Hooley Smith et de Babe Siebert, il forma pendant plusieurs saisons un des trios les plus redoutables de l'époque, la ''S Line''. Cette ligne était une des meilleures offensivement, mais aussi au niveau de la robustesse alors que les trois figuraient également parmi les plus punis de l'époque. Stewart mena d'ailleurs la ligue pour les minutes de pénalités en 1926-27, avec trois minutes de plus que son grand rival Eddie Shore. Il obtint également le record pour les deux buts les plus rapides lorsqu'il marqua deux buts avec 4 secondes d'écart contre les Bruins en janvier 1931. Ce record fut plus tard égalé par Deron Quint des Jets de Winnipeg en 1995-96.

En difficulté financière durant la grande dépression (voir texte du 1er décembre 2019), les Maroons durent vendre plusieurs joueurs pour survivre. Ils envoyèrent Stewart aux Bruins de Boston avant la saison 1932-33 contre une somme d'argent. Il continua son bon travail avec les Bruins, connaissant deux saisons de 20 buts en 3 ans. Il fut ensuite vendu aux Americans de New York avant la saison 1935-36. Il joua une saison à New York mais dut être renvoyé à Boston l'année suivante alors que les Americans firent défaut dans le paiement de la transaction. Il débuta donc la saison 1936-37 de retour à Boston, mais fut retourné une fois de plus à New York dans une autre transaction d'argent qui aboutit cette fois-ci. C'est avec les Americans qu'il marqua son 272e but en carrière en février 1937. Ce but lui fit donc dépasser Howie Morenz comme meilleur marqueur de l'histoire, mais ce ne fut toutefois pas célébré en grande pompe, alors que Morenz avait marqué son dernier but en janvier 1937, soit seulement 3 semaines avant ce but de Stewart. On ignorait alors que Morenz avait marqué son dernier but car on espérait toujours son retour mais il avait effectivement joué son dernier match. Il mourut de complications suite à une opération quelques semaines plus tard.

Stewart termina l'année avec 26 buts en 43 matchs, soit sa dernière saison de plus de 20 buts. Lors de ce qui était alors une saison plus tranquille dans la ligue, ces 26 buts firent de lui le meneur de la ligue une fois de plus. Il devint peu après le premier joueur à franchir le cap des 300 buts marqués en carrière.

Il joua 3 autres saisons avec les Americans avant de prendre sa retraite après la saison 1939-40. Au moment de sa retraite il avait un total de 324 buts et 191 passes pour 515 points en 650 matchs. Malgré ses excellents débuts comme champion avec les Maroons et ses quelques années parmi l'élite de la ligue, il ne put cimenter davantage sa légende au niveau d'un Howie Morenz. Le fait d'avoir joué majoritairement pour des équipes défuntes n'a pas aidé non plus à faire perdurer son nom. Les Maroons étaient également dans l'ombre de Morenz, Joliat et des Canadiens à Montréal tandis que les Americans étaient dans l'ombre des Rangers, ce qui explique beaucoup.



Son titre de meilleur marqueur de l'histoire de la LNH perdura jusqu'en 1952 lorsque le grand Maurice Richard dépassa Stewart avec son 325e but. Malgré que Stewart termina sa carrière en 1940 et que les saisons sont désormais plus longues, il demeure toujours en 2019 dans le Top 200 des meilleurs marqueurs de l'histoire. Il se retrouve plus précisément au 181e rang devant Dale Hunter et Petr Sykora.

Après sa retraite, Stewart devint entraineur des Sailors de Port Colborne dans la ligue junior de l'Ontario. Lors de la saison 1942-43, il prit en charge la future vedette des Maple Leafs Ted Kennedy, un joueur qui s'apparentait à Stewart par ses talents de marqueur mais aussi son manque de vitesse. Stewart l'aida à perfectionner son jeu de passe et son jeu acharné autour du filet et Kennedy déclara plus tard qu'il fut la plus grande influence qu'il ait eu.

Il fut intronisé au temple de la renommée en 1952, soit 5 ans avant sa mort à l'âge de 54 ans en 1957. Il serait apparemment mort d'une crise cardiaque dans son chalet à Wasaga Beach en Ontario.




Si ça vous intéresse voici pour compléter le résumé des 7 joueurs ayant eu le titre de meilleur marqueur de l'histoire:

Joe Malone (1917 à 1923): Total de 143 buts

Cy Denneny (1923-1933): Total de 247 buts

Howie Morenz (1933 à 1937): Total de 271 buts

Nels Stewart (1937 à 1952): Total de 324 buts

Maurice Richard (1952 à 1963): Total de 544 buts
Gordie Howe (1963 à 1994): Total de 801 buts
Wayne Gretzky (1994 - ) Total de 894 buts

Si Alexander Ovechkin parvient à dépasser Gretzky (678 buts au moment d'écrire ces lignes), il deviendrait le 8e à se mériter le titre du meilleur marqueur de l'histoire. Ovechkin porte le numéro 8...

mercredi 25 octobre 2017

Alex Connell



Pendant longtemps, il y avait un cliché au sujet des gardiens de but. Apparemment que ceux qui jouaient dans les buts étaient ceux qui à la base, ne savaient pas patiner. Il faut croire qu’il y avait une certaine dose de vérité dans cette affirmation lorsqu’on connait l’histoire d’Alex Connell.

Celui-ci était un bon athlète, jouant à des niveaux assez élevés au baseball, au football et à la crosse. Par contre, il ne jouait pas au hockey, puisqu’il ne savait pas patiner. Lorsqu’il fut stationné à Kingston pendant la Première Guerre mondiale, on lui demanda s’il voulait jouer. Faute de bien patiner, il prit le but. Son apprentissage fut semble-t-il assez rapide, puisqu’il se joignit ensuite aux Frontenacs, équipe junior de l’endroit. Il retourna par après dans sa ville natale, Ottawa, en 1919, où il continua de jouer.

En 1924, le gardien des Senators, Clint Benedict, fut acquis par les nouveaux Maroons de Montréal. Ottawa se tourna donc vers Connell.

En 1925-26, les Senators connurent une excellente saison en terminant en tête de la ligue. Néanmoins, ils échappèrent la Coupe Stanley en perdant devant les Maroons de leur ancien gardien, Benedict. Ils se reprirent toutefois l’année suivante en battant les Bruins en finale. Cette victoire s’est avérée la dernière des Senators.

En 1927-28, Connell a établi un record qui risque peu d’être battu. Du 31 janvier au 18 février, il a réalisé six blanchissages consécutifs. Sa séquence a duré au total 461 minutes et 29 secondes. Et pendant celle-ci, Connell a eu bien peu d’appui de ses coéquipiers, puisque les Sens ont compté un mirobolant total de six buts. Après une victoire de 4-0 contre les Leafs, les Sens ont battu les Maroons 1-0 en prolongation, avant d’aligner trois matchs nuls de 0-0 de suite (deux contre les Rangers et un contre les Pirates de Pittsburgh). Ottawa a ensuite battu les Canadiens 1-0 avant que la séquence ne s’arrête le 22 février, avec une défaite de 3-2 contre Chicago.

Pour la petite histoire, les deux matchs suivants de Connell ont également été des blanchissages : une autre nulle de 0-0 face aux Cougars de Détroit et une victoire de 2-0 contre Pittsburgh. Il a donc accumulé huit blanchissages en neuf matchs. À la fin de la saison, Il en avait un total de 15 à sa fiche (évidemment un sommet dans la ligue, mais à égalité avec Hal Winkler des Bruins) et affichait une moyenne de 1,24.

Malgré le brio de leur gardien, les Senators présentèrent une fiche de 20-14-10 et furent éliminés au 1er tour par les Maroons. Il faut dire qu’ils n’ont marqué qu’un but en deux matchs en séries…

Plus les années allaient et plus les choses devenaient difficiles pour Ottawa, au point qu’ils suspendirent leurs activités en 1931-32. Connell se retrouva alors avec les Falcons de Détroit, en remplacement de Clarence Dolson.

La saison suivante, il retourna à Ottawa, où il partagea (chose rare à l'époque) le filet avec Bill Beveridge. Autre fait rare, il fut également capitaine durant cette saison.

Il prit ensuite sa retraite. Toutefois, il réenfila ses jambières pour un match, lorsque les Americans de New York eurent besoin de se trouver un remplaçant pour Roy Worters. Ce fut une défaite de 3-2 contre son ancienne équipe, Ottawa.

Dans l’entre-saison, les Maroons firent son acquisition contre des considérations futures (qui devinrent Glen Brydson). Ce dernier prit alors la direction de St-Louis avec le reste de l’équipe, alors que les Senators devinrent les Eagles.

Connell démontra alors que son inactivité ne l’avait pas trop affecté, puisqu’il joua tous les 48 matchs. En série, il remporta une deuxième Coupe, lorsqu’il aida grandement les Maroons à surprendre les Maple Leafs en finale.

En 1935-36, incapable d’obtenir un congé de son poste au département des pompiers d’Ottawa, Connell prit ensuite une deuxième retraite. Suite à l’arrêt des activités des Eagles de St-Louis, l’ex-coéquipier de Connell, Bill Beveridge devint disponible et prit le filet des Maroons à sa place.

Connell revint toutefois pour un dernier tour de piste en 1936-37, lorsqu’encore une fois, il partagea le filet avec Beveridge, avant de prendre sa retraite, cette fois pour de bon.

En 417 matchs, il montre une fiche de 193-156-67 et une moyenne de 1,91. Ses 81 blanchissages représentent encore aujourd’hui le 6e total de tous les temps, à égalité avec Dominik Hasek et Tiny Thompson.

Malade depuis un certain temps, Alex Connell est décédé à l’âge de 58 ans, treize jours après avoir appris qu’il avait été sélectionné pour être admis au Temple de la renommée du hockey.



Sources : legendsofhockey.net, wikipedia.org.

vendredi 5 mai 2017

Gagnants de la Coupe Stanley à Montréal et à Ottawa



Pour faire suite aux articles au sujet des joueurs qui se sont mérités les grands honneurs avec plus d’une équipe près de chez nous, en voici un autre au sujet des six joueurs qui ont remporté la Coupe Stanley à Montréal et à Ottawa.

Comme les Sénateurs (2e version) n’ont jamais gagné la Coupe et que leurs ancêtres l’ont remporté pour la dernière fois en 1927, on se doute bien que les joueurs en question sont loin d’être contemporains.

Le premier à réaliser cet exploit est Bruce Stuart. Comme son frère Hod, il a joué avec Ottawa, les Bulldogs de Québec et avec Pittsburgh, dans l’une des premières ligues professionnelles.

Si Hod remporta la Coupe Stanley avec les Wanderers de Montréal en 1907, Bruce fit de même la saison suivante. Il déménagea ensuite à Ottawa pour devenir capitaine et mener les Senators à la Coupe en 1909, 1910 et 1911, à une époque où le trophée de Lord Stanley pouvait encore faire l’objet de défi venant de différentes équipes.

Bruce Stuart a été admis au Temple de la renommée en 1961, peu de temps avant son décès à l’âge de 79 ans.

Les trois suivants, Sprague Cleghorn, Clint Benedict et Punch Broadbent, ont joué ensemble avec les Sens et remporté la Coupe en 1920 et 1921. Si Cleghorn a ensuite pris le chemin de Montréal pour s’aligner avec les Canadiens, Benedict et Broadbent ont remporté une autre Coupe à Ottawa en 1923.

Cleghorn s’est ensuite repris sur ses anciens coéquipiers en gagnant la Coupe Stanley à Montréal en 1924 et en devenant le seul à réaliser la combinaison Coupe à Montréal et à Ottawa avec les Canadiens.

Benedict et Broadbent ont alors rejoint Cleghorn à Montréal, mais pas au sein de la même équipe. Ils ont ainsi tous les deux été échangés aux nouveaux rivaux des Canadiens, les Maroons, avec qui ils complétèrent le doublé Montréal-Ottawa en 1926.

Celui qui prit la place de Benedict devant le but d’Ottawa en 1924, Alec Connell, remporta la Coupe en 1927, tout comme Hooley Smith. Ce dernier fut ensuite échangé aux Maroons, contre… Punch Broadbent, qui retourna à Ottawa.

En 1934, Smith fut rejoint avec les Maroons par son ex-coéquipier, Alec Connell. Ensemble, ils ont remporté la Coupe Stanley en 1935, devenant ainsi les cinquième et sixième à réaliser le doublé Montréal-Ottawa.

Personne n’est même passé près de rééditer l’exploit depuis, puisqu’en plus de voir Ottawa disparaître de la LNH pendant plusieurs décennies, les deux équipes n’ont pas connu leurs moments forts aux mêmes périodes.




Sources : legendsofhockey.net, nhl.com, wikipedia.org.





lundi 23 janvier 2017

Dave Trottier



Dave Trottier est né à Pembroke, en Ontario, mais c’est dans la Ville Reine qu’il alla parfaire sa formation, d’abord avec les Majors du Collège St.Michael’s, puis avec l’Université de Toronto. L’équipe senior des Varsity Blues eut d’ailleurs beaucoup de succès en 1926-27 et se mérita la Coupe Allan.

Pendant cette période, lors des années précédant une Olympiade, un titre de la Coupe Allan assurait à l’équipe de représenter le Canada aux Jeux. Trottier et ses coéquipiers se retrouvèrent donc à St-Moritz, en Suisse.

L’équipe canadienne, dirigée par Conn Smythe, était tellement favorite qu’elle fut exemptée du premier tour. Au deuxième, elle a écrasé chacun de ses trois adversaires, les déclassant au total par 38-0, et ainsi se mériter la médaille d’or. Quant à Trottier, il fut le meilleur pointeur du tournoi, avec 12 buts et 3 passes en 3 matchs.

Suite à cette performance, les Maple Leafs, qui l’avaient sur leur liste de négociation, voulurent s’assurer de ses services. Par contre, Trottier insista pour se joindre aux Maroons, eux qui avaient déjà mis sous contrat d’autres olympiens au cours des années précédentes, Dunc Munro et Hooley Smith. Ceux-ci échangèrent donc deux joueurs, en plus d’une somme de 12 000$, pour les droits sur Trottier. Comme ils lui consentirent également un contrat de 3 ans à 10 000$ par an et un boni à la signature de 5 000$, on le surnomma le ″$50,000 Kid″. (Le compte n’y est pas tout à fait, mais c’est un détail…)

Le sort faillit venger les Leafs lorsqu’à son premier match dans la Ligue nationale, justement contre Toronto, Trottier reçut un dangereux coup de patin près de la jugulaire de Happy Day, qui aurait pu mettre fin à sa carrière. Trottier a tout de même eu besoin de 19 points de suture.

Ce n’est que l’année suivante, en 1929-30, qu’il put pleinement contribuer aux succès des Maroons. Son coup de patin gracieux et fluide l’aida à marquer 19 buts en 41 matchs. Toutefois, c’est en 1931-32 qu’il connut ses meilleurs moments, avec 26 buts et 44 points, des sommets chez les Maroons.

Il fut par la suite ralenti par les blessures et la maladie dans sa famille. Mais il contribua tout de même à la dernière Coupe Stanley de l’histoire des Maroons en 1935, où ils ne perdirent aucun match en séries. Trottier était malade, mais il insista pour jouer et compta deux buts, dont un en prolongation qui fit gagner le premier match de la finale aux Maroons. D’ailleurs, lorsqu’on fait référence au Triple Gold Club (ceux qui ont gagné l’or olympique, le championnat du monde et la Coupe Stanley), on pense à l’ère moderne. Toutefois, comme en ces années, comme le tournoi olympique était considéré comme le championnat du monde, techniquement, Trottier (et Munro et Smith et deux autres) en feraient partie. Néanmoins, la FIHG ne les reconnaît pas comme tel.

Suite à la saison 1937-38, les Maroons cessèrent leurs activités. Trottier, qui travaillait pour une pétrolière à Montréal, ne voulut pas quitter la ville. Toutefois, en décembre, Détroit lui offrit un contrat et pour le convaincre, le propriétaire des Wings, l’omniprésent James Norris, conclut une entente particulière. Il accepta de s’approvisionner en carburant pour sa flotte d’une trentaine de bateaux, servant au transport du grain, chez l’employeur de Trottier. Ce dernier en tira d’importantes commissions.

Trottier eut plus ou moins de succès dans la ville de l’automobile, où il se contenta d’un but et d’une passe en 11 matchs. Par la suite, il conclut sa carrière en jouant une dizaine de matchs avec les Hornets de Pittsburgh de la Ligue américaine.

Il était à Halifax en novembre 1956, lorsqu’il fit une hémorragie cérébrale, qui lui fut fatale. Il avait 50 ans.


Sources: “$50,000 Kid Makes Another Smart Deal For Himself” de Marc T. McNeil et “Leaves Here Today to Join Red Wings”, 14 décembre 1938, Montreal Gazette, p.16, “Playing the Field” de Dink Carroll, 15 novembre 1956, Montreal Gazette, p.29, “La disparition de Dave Trottier évoque les souvenirs des Maroons”, PC, 15 novembre 1956, Le Devoir, p.11, wikipedia.org.

lundi 9 janvier 2017

Dave Kerr



Bien qu’originaire de Toronto, Dave Kerr a roulé sa bosse à partir d’un jeune âge. Il alla d’abord jouer dans le nord de l’Ontario, à Iroquois Falls, pour l’équipe de la papetière Abitibi Paper.

En 1929, à 19 ans, il s’amène à Montréal pour s’aligner avec les Winged Wheelers, affiliés au club MAAA. En 1930, les Wheelers se méritèrent la Coupe Allan, emblème de la suprématie du hockey senior. Ce succès permit à Kerr d’attirer l’attention et en 1930-31, les Maroons firent appel à ses services pour remplacer leur gardien ″Flat″ Walsh. Kerr disputa alors 29 matchs dans l’uniforme marron.

L’année suivante, puisque Walsh avait repris son poste, il n’y avait plus de place pour Kerr, alors que les équipes jouaient à ce moment avec un seul gardien. Il se retrouva donc avec les Bulldogs de Windsor de l’IHL. Par contre, le 8 mars 1932, les Americans de New York eurent un problème. Leur gardien, Roy Worters, le gagnant du Trophée Vézina l’année précédente, souffrait d’un lumbago et ne pouvait pas prendre au match contre les Canadiens. Les Maroons firent alors preuve d’esprit sportif en prêtant Kerr aux Americans. (Les Maroons étaient juste devant les Americans au classement, avec une priorité de 6 points.) Le président de la ligue, Frank Calder, dut aussi donner son accord au prêt.

Kerr fit de son mieux avec son équipe temporaire. Il tint le coup en première période, mais il ne pouvait tout de même pas faire des Americans une équipe décente à lui seul. Johnny Gagnon, Nick Wasie, Pit Lépine (deux fois), Aurèle Joliat et Marty Burke ont marqué pour le Tricolore. Allan Shields priva George Hainsworth d’un blanchissage au milieu de la troisième période. Les Canadiens l’emportèrent 6-1 dans le seul match de Kerr disputé avec l‘uniforme des Americans.

Il eut à nouveau l’occasion de voir de l’action avec les Maroons en 1932-33, toujours en remplacement de Flat Walsh. Lorsque ce dernier prit sa retraite à la fin de la saison, Kerr hérita du but des Maroons. Il ne conserva toutefois son poste de gardien attitré qu’une seule saison. En 1934-35, on lui préféra l’ex-gardien des Senators Alec Connell. Il fut donc échangé aux Rangers, où il ravit le poste d’Andy Aitkenhead. Kerr n’a plus jamais regardé en arrière par la suite, en s’imposant comme le gardien des Blueshirts. De 1936 à 1941, il n’a raté aucun match.

En 1937, il aida les Rangers à participer à la finale. En 1938, sa moyenne de 1,95 lui permit d’être nommé au sein de la deuxième équipe d’étoiles (derrière Tiny Thompson, sur la première). Il fut d’ailleurs cette même année le premier joueur de hockey à apparaître sur la couverture du magazine Time.

C’est toutefois en 1939-40 que Kerr atteignit son sommet. Il afficha une moyenne de 1,54, ce qui lui valut une nomination au sein de la première équipe d’étoiles et le Trophée Vézina. Au niveau de l’équipe, les Rangers remportèrent la Coupe Stanley, chose qu’ils ne parvinrent pas à répéter avant 1994.

Il joua tous les matchs de 1940-41, où il connut une autre bonne saison, mais il décida alors que c’en était assez. Il prit sa retraite à seulement 31 ans.


Il est décédé en 1978, à l’âge de 68 ans.





Sources : « Une victoire facile pour le Canadien » de X.E. Narbonne, Le Devoir, 9 mars 1952, p.7, « Le Canadien déclasse le club d’Eddie Gerard, privé de Roy Worters et de Norman Himes » d’Horace Lavigne, La Patrie, 9 mars 1932, p.10, « Playing Field, White Horses of Hockey » de Dink Carroll, Montreal Gazette, 6 janvier 1942, p.9, wikipedia.org.

mercredi 12 octobre 2016

Paul Haynes






Né à Montréal en 1910, William Paul Joseph Haynes eut plusieurs succès sportifs avant d'entamer sa carrière au hockey. Il fut un champion de boxe junior en plus d'exceller au football comme quart arrière avec le Collège Loyola. Il joua également pour l'équipe de hockey de Loyola. En 1929-30, il joignit les rangs du club amateur Montreal AAA (les premiers champions de la Coupe Stanley en 1893) et les aida à remporter la Coupe Allan en 1930.




Haynes, un bon fabricant de jeu, joignit ensuite les Maroons de Montréal avec qui il fut utilisé sporadiquement au début. Il fit la navette entre les Maroons et leur club-école de Windsor dans la IHL lors de ses deux premières saisons mais connut son éclosion en 1932-33 qu'il termina avec 41 points en 48 matchs, ce qui était bon pour le 5e rang des pointeurs de la ligue. Ce fut toutefois sa meilleure saison dans la LNH alors que sa production chuta à seulement 9 points la saison suivante. Il fut plus tard échangé aux Bruins de Boston en retour d'une somme d'argent durant la saison 1934-35 mais les Canadiens le rapatrièrent à Montréal au début de la saison suivante en retour de Jack Riley.

Il joua les 6 saisons suivantes avec le CH qui traversait alors une de ses périodes les plus sombres. En 1937-38, il eut la tâche ingrate de remplacer le regretté Howie Morenz au centre de Johnny Gagnon et Toe Blake et s'en sortit bien malgré tout avec 13 buts et 35 points, ce qui le plaçait au 9e rang de la ligue. Il connut une autre bonne saison en 1938-39 avec seulement 5 buts mais aussi 33 passes pour 38 points en 47 matchs. Il était au deuxième rang de la ligue derrière Bill Cowley pour les passes cette saison-là et fut choisi pour participer au match des étoiles pour la deuxième fois de sa carrière. Ce fut toutefois sa dernière bonne saison dans la LNH.




En 1939-40, il ne joua que 23 matchs avant de subir une blessure qui mit fin à sa saison. Les Canadiens décidèrent alors de l'employer comme recruteur. Les Canadiens avaient commencé à élargir leur réseau de recrutement lors des années précédentes et Haynes fut donc envoyé dans l'ouest canadien en février 1940 pour tenter de trouver de jeunes talents en vue de la saison suivante. Il revint de ce voyage avec une cohorte impressionnante de quatre vedettes de l'ouest qui aideront grandement le Canadien à redevenir une équipe respectable; Elmer Lach, Joe Benoit, Ken Reardon et un certain Jack Adams (pas le même que l'autre Jack Adams).

Rétabli de sa blessure la saison suivante, il rejoignit l'équipe mais fut libéré après seulement 7 matchs où il ne récolta aucun point. Ironiquement, les joueurs que Haynes aida à amener à Montréal le poussèrent en quelque sorte en dehors de l'alignement. Benoit fut employé sur la première ligne et termina au deuxième rang des compteurs du club avec 32 points en 45 matchs tandis que Lach connut des débuts plus modestes avec 21 points mais connaîtra plus tard une carrière qui le mènera au temple de la renommée. Reardon devint immédiatement un régulier à la défense du club et lui aussi fut plus tard admis au temple. Pour sa part, Adams ne joua que durant cette seule saison avant de retourner dans les mineures.

Haynes se serait aussi attiré les foudres de l’entraîneur Dick Irvin lorsqu'il aurait décidé de ne pas se présenter à un souper d'équipe à New York, préférant aller voir un spectacle d'opéra. Il fut donc envoyé à leur club-école des Eagles de New Haven dans la ligue américaine où il termina la saison 1940-41 suite à quoi il prit sa retraite comme joueur.

Il devint ensuite entraineur des Canadiens Sénior de la Ligue de Hockey Senior du Québec. Parmi ses joueurs se trouvait un jeune de 20 ans du nom de Maurice Richard qui évoluait alors à sa position naturelle comme ailier gauche. Haynes a remarqué avant bien du monde que Richard possédait un lancer du revers très puissant et qu'il serait ainsi plus efficace de le faire évoluer à droite. Il recommanda ensuite grandement à Irvin de lui faire une place dans le grand club et de l'employer également à droite. Richard fit l'équipe en 1942-43 mais Irvin le fit évoluer à gauche durant sa première saison dans la LNH où il ne joua que 16 matchs avant d'être blessé à la cheville et de voir sa saison se terminer. La saison suivante, Benoit s'enrôla dans l'armée canadienne et Irvin devait trouver un remplaçant sur la "Punch Line".


La première version de la "Punch Line"


Il se rappela du conseil de Haynes et muta Richard à droite en compagnie de Lach et de Blake et ainsi fut née la fameuse "Punch Line" (2e version) dont deux des joueurs provenaient de l'intervention de Haynes. L'autre joueur, Toe Blake, était aussi son ancien compagnon de trio. Les Canadiens remirent la main sur la coupe Stanley cette saison-là. Malgré que Haynes n'eut pas son nom gravé sur la coupe, on peut dire qu'il a eu son mot à dire et qu'il a lui aussi apporté sa pierre à l'édifice.


La deuxième version de la "Punch Line"


En plus de son après carrière comme entraineur, Haynes fit aussi un arrêt à CBC comme commentateur radio. Il était également propriétaire d'un magasin d'équipement sportif à Montréal lors de sa carrière de joueur. Il fonda par la suite une compagnie de marketing qu'il opéra jusqu'à sa retraite en 1974. Il ne resta pas en reste pour autant par la suite et s'enrôla dans un cours en cinéma à New York et réalisa plus tard un film sur Montréal. Il mourut en 1989 à l'âge de 79 ans.
En 390 matchs dans la LNH il récolta 61 buts et 134 passes pour 195 points. Il récolta aussi 2 buts et 8 passes pour 10 points en 24 matchs des séries.

S'il ne récolta pas d'honneurs individuels ou de Coupes Stanley, ses descendants peuvent au moins dire qu'il eut un grand rôle dans la création de la "Punch Line" et des années de dynastie qui suivirent par la suite.





Sources: