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mardi 3 juillet 2012

Doug Crossman à Québec...


(Carte airbrushée!!! Je ne pense pas que je l'aie celle-ci...)


Vous vous rappelez certainement, si vous avez plus ou moins le même âge que moi, de l'époque où n'apprenait des transactions de la NHL que celles du Canadien et des Nordiques dans les médias... Pas de couverture exhaustive dans les réseaux sportifs, ils étaient trop occupés à diffuser le mini-putt, et pas de twitter... Il fallait parfois attendre des mois, par exemple lorsque le Canadien affrontait une équipe de joueur ou en achetant des cartes de hockey afin de savoir où était rendu les Steve Konroyd, Greg Millen et surtout Doug Crossman... Personnellement, j'aimais beaucoup Doug Crossman, ne serait-ce que pour son nom... Vous savez c'était avant qu'on découvre sa sexualité sur les internets, alors n'importe quel nom qui sonne un peu sexuel pouvait représenter des heures de plaisir...

Ouais Doug Crossman...

Crossman était un gros joueur quand il évoluait avec les Flyers dans les 80 après avoir commencé sa carrière avec les Hawks qui l'envoyèrent en compagnie du choix de deuxième ronde qui allait servir à repêcher Scott Mellamby contre le célèbre Behn Wilson. Avec les FLyers, sous le redoutable Mike Keenan, Crossman fut assez efficace qu'il participa non seulement à l'équipe de Flyers qui atteignirent la finale de la Coupe Stanley en 1985 et en 1987, mais fut également invit à Rendez-vous 87 et à la Coupe Canada de la même année...

C'est en 1988 que ce défenseur porteur de rondelle débuta un long voyage qui l'emmena dans 7 équipes  en environ 7 ans.

(Casque Cooper et visière, moi c'est mon style préféré... Ulf Samuelsson-style.)

Mais son passage le plus bref se fit en 1992 alors que les Nordiques firent son acquisition en compagnie de Denis Vial en retour de compensations financières... C'était le 15 juin 1992... Le 18 juin 1992, Crossman fut sélectionné par le nouveau Lightning de Tampa Bay lors du repêchage d'expansion...

Ironiquement, le 9 septembre 1992, Denis Vial fut retourné aux Red Wings... Ces deux joueurs n'ont donc jamais porté les couleurs de Nordiques, comme si cet échange n'avait jamais été faite...

Doug Crossman ne termina pas la saison 1992-93 avec le Lightning, il fut échangé aux Blues vers la fin de la saison 

lundi 2 juillet 2012

Trêve de hockey #62 - Wonderful Terrific Monds II



(Texte et images de Benoît AKA KeithActon)

Natif de la Floride, Wonderful Terrific Monds II a d’abord attiré l’attention alors qu’il s’alignait avec la prestigieuse équipe de football de l’Université du Nebraska, les Cornhuskers, où il s’est illustré sur leur unité défensive.  Il a d’ailleurs été nommé sur la première équipe « All American » en 1975.  Mais bien évidemment, il a également attiré l’attention en raison de son prénom unique (même s’il a souvent été réduit à un simple « Wonderful », faisant fi du « Terrific »).

L’histoire de son prénom original remonte à son grand-père qui, après que son épouse lui ait donné 11 filles, lui a finalement donné un garçon, le père de Numéro 2.  Il se serait alors enthousiasmé, en criant sans arrêt « It’s wonderful!!  It’s terrific!! »  Il a donc été décidé de nommer le garçon tant désiré « Wonderful Terrific. »  Numéro 1 n’a pas semblé trop souffrir de son prénom, puisqu’il a donné le même à son aîné.

À la fin de sa carrière collégiale, Numéro 2 a été repêché en quatrième ronde par les Steelers de Pittsburgh.  C’est toutefois en passant par Ottawa qu’il est devenu joueur de football professionnel.  Il s’est joint aux Rough Riders en 1976, année où l’équipe gagna la Coupe Grey.  Il y jouera également en 1977, mais passera l’année 1978 avec les 49ers de San Francisco.  Il reviendra à Ottawa pour l’année 1979 et y terminera sa carrière professionnelle.

Son fils aîné s’appelle, vous l’aurez peut-être deviné, Wonderful Terrific Monds III.  Numéro 3 a plutôt préféré orienter sa carrière vers le baseball.  Il a joué dans les ligues mineures, passant entre autres dans le réseau des Braves, de 1993 à 1999.  Il n’a toutefois jamais atteint les ligues majeures.




Le fils de Numéro 3 se nomme Wonderful Terrific Monds…  Non, pas IV, mais bien II.  Il faut croire qu’il a adhéré à la tradition de nommer son fils du nom du grand-père.  Le deuxième Numéro 2 joue présentement au football à l’Université de Buffalo.

S’il a un fils un jour, le suspense demeure, à savoir quel prénom (ou chiffre) il choisira.   

Sources: “There is more than a name to Wonderful Braves prospect” de Paul Newberry, AP Sports Writer, Indiana Gazette, 10 mars 1996, p.C-5, “Monds didn’t leave his heart in ‘Cisco” de Tom Casey, Ottawa Citizen, 27 juillet 1979, p.19, “Wonderful Terrific Addition for Bulls” by BuffaloDotCom, 24 février 2011, huskers.com, cflapedia.com, baseball-reference.com.


mercredi 27 juin 2012

Armand Mondou


S'il n'était pas décédé en 1976, Armand Mondou célèbrerait aujourd'hui ses 107 ans. Il est né le 27 juin 1905 à Saint-David dans la région de Nicolet-Yamaska. Sa famille de cultivateur emménage dans la ville de Montréal alors qu'il était jeune. Après avoir fait ses premières armes sous la direction des frères de l'Académie St-François-Xavier où il était une star jouant tant au centre qu'au poste de défenseur, étant d'une stature particulière. Ses prouesses ayant été remarquées, Mondou s'aligna également lors de la saison 1925-26 avec l'équipe de la Banque nationale dans une ligue financée par les différentes banques de la ville de Montréal. Encore une fois, Armand Mondou devint un joueur qui se fit remarquer, 

Ses performances avec la Banque nationale lui valurent l'attention de Léo Dandurand, dirigeant du Canadien de Montréal qui lui offrit un contrat avec l'équipe affiliée du Canadien de la ligue Can-Am, les Reds de Providence. On raconte que Mondou fut tellement impressionné par l'attention du Canadien qu'il ne prit même pas la peine de regarder le contrat et signa le contrat. C'est lors de son passage avec les Reds de Providence que sous les recommandations de l'entraîneur Jimmy Gardner que Mondou développa une chose qu'il introduisit en quelque sorte dans le hockey professionnel sans trop souvent en être crédité : le lancer-frapper. 

Lorsque l'entraîneur remarqua que Mondou avait une tendance à laisser la rondelle libre devant lui lorsqu'il utilisait sa vitesse pour traverser la rondelle. Il lui recommanda alors de frapper fortement la rondelle vers le gardien. Lorsqu'il essaya la chose lors d'une pratique, il effraya suffisamment son propre gardien qu'il l'essaya avec succès dans un match. 

Lorsqu'il passa au Canadien de Montréal en décembre 1928, il impressionna avec son redoutable lancer innovateur qui l'aida à marquer quelques buts à son arrivée. Mais c'est surtout au sein d'une ligne nommée la "ligne des célibataires" en compagnie de Wildor Larochelle et Pit Lépine, trio utilisé principalement à titre défensif, que Mondou se fit connaître. Tous les trois célibataires et tirés à quatre épingles, ce trio de soutien était très populaire auprès des fans et assurait un redoutable soutien à la célèbre ligne principale du Canadien formée d'Howie Morenz, Aurègle Joliat et Johnny Gagnon. Ils prirent une part active, en jouant ce rôle aux conquêtes de la Coupe Stanley de 1930 e 1931.

Armand Mondou est principalement connu de nos jours comme ayant été le premier joueur a avoir effectué un tir de pénalité, chose introduire en 1934-35. Lors du premier match de la saison contre les Maple Leafs de Toronto, il se vit décerner un tir de barrage contre le gardien Goerge Hainsworth, son ancien coéquipier. Par contre, cette nouvelle chose introduite pour soulever les foules n'étaient pas ce que l'on connais maintenant, le joueur ayant à lancer dans un cercle de 10 pieds situé à 38 pieds du gardien, soit avec un élan ou en restant stationnaire (comme dans Blades Of Steel)... Mondou obtint peut-être le premier tir mais rata ce dernier. Il eut la chance de réussir par contre quelques jours plus tard contre les Rangers au Forum.

Armand Mondou évolua avec le Canadien de Montréal jusqu'en 1940. Il passa ses dernières années en formant un redoutable trio défensif avec Leroy Goldsworthy et George Mantha.

Après sa retraite du hockey suite à la saison 1939-40 qu'il passa entre le Canadien et les Nighthawks de New Haven, Mondou devint très actif dans le monde du baseball montréalais, étant propriétaire des Bombardiers de Rosemont et président de la Ligue de baseball nationale junior. Il fut également juge lors de courses à Blue Bonnets dans les années 50.

Il était le grand-père d'un autre joueur du Canadien, Pierre Mondou. Il décéda par contre d'une leucémie quelques mois après que ce dernier fut repêché par son ancienne équipe en 1976... Pierre Mondou, comme son grand-père, ne joua que pour le Canadien dans la NHL et inscrivit son nom sur la Coupe Stanley avec cette équipe...

Et pour ce qui est de la pratique du slap shot dans les années 30, la pratique fut marginale notamment en raison de son manque de précision, il faudra attendre les Boom-Boom Geoffrion, Andy Bathgate et Bobby Hull une trentaine d'années plus tard pour en perfectionner son utilisation...

Ah et tant qu'à parler du 27 Juin, voici un jam épique du maître du "chopped and screwed", DJ Screw. Le chopped and screwed est une musique inventée en quelque sorte par ce légendaire DJ décédé en 2000 à l'âge de 29 ans de Houston caractérisé par des rémix ralentis avec plusieurs effets de pièces hip-hop. La plupart du temps DJ Screw mixait sous l'influence du cannabis et de sirop à la codéine, ce qui ralentissait énormément ses facultés... C'est un peu ce qui est au hip-hop ce que le dub est au reggae... C'est donc de la musique de drogués...


jeudi 21 juin 2012

Les premiers choix au repêchage des Canadiens (2e partie)







 



Dans le même ordre d’idée que le billet précédent, voici les joueurs qui ont été sélectionnés les tous premiers au repêchage ayant joué à Montréal.  Toutefois, ce billet couvre ceux qui avaient initialement été choisis par d’autres équipes.

1976 Rick Green


Après deux premières années absolument épouvantables, les Capitals repêchent premiers et choisissent Green, un défenseur défensif fiable, dans un repêchage peu relevé.  (Le meilleur choix de la première ronde est Bernie Federko, choisi huitième par St-Louis.)

Green passe aux Canadiens pendant l’été 1982, avec Ryan Walter, dans l’échange qui marqua le début de la respectabilité des Caps.  Ceux-ci obtinrent Brian Engblom, Craig Laughlin et surtout Doug Jarvis (texte du 17 septembre 2009) et Rod Langway (texte du 1er février 2011).

Green joua sept bonnes saisons à Montréal et devint plus tard entraîneur adjoint au début des années 2000.




1978 Bobby Smith



Au terme d’une horrible saison, les North Stars repêchent premier et font un bon choix en choisissant Smith. (Ryan Walter, Wayne Babych et Bill Derlago sont parmi les autres options.)  Il gagne le Trophée Calder (recrue de l’année) et récoltera 114 points en 1981-82.

En octobre 1983, Serge Savard fait son acquisition contre Mark Napier et Keith Acton (mon joueur préféré à l’époque, voir texte du 5 juillet 2011).  Même si ses statistiques n’atteignent pas le même niveau qu’elles avaient au Minnesota, il rend de fiers services au tricolore pendant plus de six ans.  Comme Green, il met la main sur une bague de la Coupe Stanley en 1986.

Il est par la suite retourné au Minnesota pour terminer sa carrière de joueur.  Il a aussi été DG des Coyotes de Phoenix à la fin des années 1990.  Il est aujourd’hui actionnaire majoritaire des Mooseheads d’Halifax de la LHJMQ.





1979 Rob Ramage


Suite à une autre mauvaise saison, les Rockies du Colorado choisirent au premier rang Rob Ramage, qui avait fait partie l’année précédente des « Baby Bulls » dans l’AMH.  (Voir texte du 7 août 2010)


Ramage n’eut pas une mauvaise carrière, au contraire, mais parmi les autres options, il y avait tout de même Raymond Bourque, Mike Gartner et Michel Goulet.  Il joua quinze ans, mais seulement trois avec les Rockies.  Après avoir joué avec plusieurs équipes, il participa à vingt-deux matchs avec les Canadiens à la fin de sa carrière et fut membre de l’équipe gagnante de la Coupe en 1993.

En 2003, il fut impliqué dans un malheureux accident de la route qui coûta la vie à son passager, l’ex-Black Hawk Keith Magnuson.  Il fut accusé de conduite en état d’ébriété et de conduite dangereuse ayant causé la mort.  Il fut reconnu coupable en janvier 2008 et purgea sa sentence dans un pénitencier de Kingston jusqu’en 2011.




1987 Pierre Turgeon



Équipe sur la pente descendante depuis quelques années, les Sabres de Buffalo atteignirent le fond en 1986-87, ce qui leur valut le premier choix de 1987.  Pierre Turgeon s’avéra une très bonne sélection.  On retrouvait quand même parmi les autres joueurs disponibles Brendan Shanahan et un peu plus loin en première ronde, Joe Sakic.

C’est toutefois en provenance des Islanders que Turgeon s’amena à Montréal à la fin de la saison 1994-95, dans un échange impliquant entre autres Kirk Muller.  Il fit immédiatement sentir sa présence en récoltant vingt points en quinze matchs.  L’année suivante, il termina premier pointeur de l’équipe avec 96.  Ce fut toutefois sa seule année complète à Montréal, puisqu’en octobre 1996, Réjean Houle l’expédia à St-Louis contre Shayne Corson et Murray Baron.

Il joua ensuite avec Dallas et Colorado.  Il prit sa retraite en 2007 avec une fiche de 515-812-1327 en 1294 matchs.



1992 Roman Hamrlik



Équipe d’expansion, le Lightning de Tampa Bay utilisa son premier choix à vie pour prendre Roman Hamrlik dans un repêchage assez moyen, qui comptait aussi Alexeï Yashin, Cory Stillman et Sergeï Gonchar.

Il ne remporta jamais le Trophée Norris, mais s’avéra utile et fiable avec Edmonton, les Islanders et Calgary, avant de signer comme joueur autonome à Montréal en 2007.  Après quatre ans, il prit le chemin cette année de Washington.


Sources : hockeydb.com, wikipedia.org