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jeudi 25 juin 2026

Dan McCarthy




Comme l’an dernier, le repêchage de cette année aura sept rondes. La situation n’a toutefois pas toujours été ainsi. J’ai déjà écrit au sujet de celui de 1978, où les équipes pouvaient repêcher tant qu’elles voulaient et que Sam Pollock avait tourné en ridicule en choisissant pas moins de 22 joueurs.

Ce cher Sam avait tout de même trouvé le moyen de dénicher deux joueurs de calibre de la Ligue nationale parmi ces choix tardifs : Chris Nilan en 19e ronde et Louis Sleigher en 21e ronde. 

Parmi les autres équipes, les trouvailles tardives ont été plutôt rares dans cet encan où il n’y avait d’ailleurs pas tant de profondeur. Le joueur à avoir joué au moins un match dans la grande ligue qui a été choisi le plus tard, si on fait exception des deux joueurs sélectionnés par Montréal mentionnés plus haut est un petit centre, Dan McCarthy. Originaire de la ville qui abrite le Temple de la renommée du baseball canadien, St. Mary’s, en Ontario, il avait été choisi en 15e ronde, 223e au total, par les Rangers. Suite à sa sélection, New York a plié bagage, laissant Montréal et Détroit comme étant les deux dernières équipes à continuer à repêcher. 


 

McCarthy avait connu une saison respectable de 30 buts et 51 passes avec les Wolves de Sudbury de la Ligue de l’Ontario. Même si son équipe termina dernière de la ligue avec une fiche de 16-42-10, elle comptait tout de même des joueurs de talent. McCarthy termina troisième meilleur pointeur des Wolves, derrière Dave Hunter et Mike Foligno, qui eurent de belles carrières dans la LNH. Le défenseur Randy Hillier, qui joua plus de 500 matchs dans la Ligue nationale, faisait aussi partie de cette formation. 

McCarthy eut une bonne saison 1978-79, alors qu’il s’aligna avec les Generals de Flint de la Ligue internationale. Il y amassa 38 buts et 42 passes. 

L’année suivante, il se retrouva avec les Nighthawks de New Haven, la filiale principale des Rangers, dans la Ligue américaine. 

Fin octobre 1980, une opportunité se présenta à lui. Suite à des blessures à Ulf Nilsson, Steve Vickers et Ron Duguay, il y eut des trous dans l’offensive des Rangers, qui connaissaient en plus un mauvais début de saison. C’est ainsi qu’après un peu plus deux ans après avoir été repêché en 15e ronde, McCarthy se retrouva dans la Ligue nationale. 

Son premier match fut le 1er novembre au Forum. Montréal y prit rapidement le dessus et en troisième période, les Canadiens menaient par la marque de 6-2. C’est alors que McCarthy marqua deux buts à 13 secondes d’écart aux dépends de Michel Larocque. Mario Marois obtint une passe sur le premier et Mike Allison l’assista pour les deux. La marque fut aussitôt resserrée, mais Guy Lafleur recreusa ensuite l’écart. Montréal l’emporta donc 7-4, mais McCarthy eut tout de même un très bon premier match dans la LNH. Avec un but de plus, il aurait égalisé le record d’Alex Smart, pour le plus de buts lors d’un premier match (record depuis battu par Auston Matthews).  Il y ajouta aussi une pénalité. 

Le lendemain, les Rangers affrontaient les Kings au Madison Square Garden. McCarthy continua sur sa lancée en déjouant Ron Grahame, sur une passe d’André Doré (deux futurs Nordiques). Los Angeles l’emporta tout de même, par le pointage de 6-3. 

Le match suivant fut un verdict nul de 3-3 à Chicago, qui fut enchaîné par une défaite de 6-4 à Vancouver. 

L’entraîneur Fred Shero lui fit ensuite sauter un match à Los Angeles, avant de le réintégrer dans l’alignement le 11 novembre, à Calgary. 

Ce fut une autre défaite pour les Blueshirts, par la marque de 7-3 cette fois, mais McCarthy trouva tout de même le moyen de marquer à nouveau, contre Pat Riggin dans ce cas-ci, sur des passes de Carol Vadnais et Ed Hospodar

Il fut ensuite retourné à New Haven.

Une accumulation de blessures au sein d’une équipe faible permit donc à ce choix tardif d’obtenir sa chance, qu’il ne rata pas. En 10 jours, il joua 5 matchs dans 5 villes différentes, où il marqua tout de même 4 buts. Il ne connut toutefois pas la victoire (4 défaites et une nulle). 

Ce furent 10 jours intenses, mais ce furent ses seuls dans la LNH. Malgré cette belle performance, il n’eut plus jamais la chance de jouer au plus haut niveau. Comme Alex Smart, malgré des débuts fracassants, son passage fut éphémère. 

Il joua par la suite 4 ans dans la Ligue américaine, avec New Haven, Springfield et Baltimore, en plus de passer un an dans la Ligue centrale avec Birmingham. Il joua aussi quelques parties en Autriche en 1983-84. 

À l’été 1982, il avait été échangé aux North Stars contre Shawn Dineen, le fils de Bill et le frère de Kevin, Gord et Peter. Il ne joua toutefois jamais au Minnesota. 

Il devint ensuite entraîneur au niveau junior au Connecticut 

Sources : 

″Les Rangers ont été «dérangés»″ d’Alain Chantelois, 2 novembre 1980, Dimanche-Matin, page 62,

″Il n’y a pas de joueurs prêts à Halifax – Jacques Laperrière″ de Tom Lapointe, 2 novembre 1980, Dimanche-Matin, page 63, 

″Canadiens finally win two straight″ de Glenn Cole, November 3 1980, Montreal Gazette, page 3,

hockey-reference.com, wikipedia.org.

vendredi 27 juin 2025

George Armstrong

 

Né d’un père d’origine irlandaise et d’une mère algonquine et anichinaabée, George Armstrong a grandi dans la région de Sudbury, où son père travaillait comme mineur.

Dans sa jeunesse, il a joué avec Tim Horton.  Les deux ont été alors repérés par les Maple Leafs.  Horton a été envoyé avec les Majors de St.Michael's, alors qu’Armstrong a pris la direction des Marlboros de Toronto.  Ils se retrouveront plus tard avec les Leafs.

Avec les Marlboros, Armstrong remporta la Coupe Allan en 1950.  Lors du tournoi qui se déroula en Alberta, l’équipe visita une réserve.  Quand les hôtes apprirent qu’Armstrong avait des racines autochtones, on lui fit une cérémonie où on lui remit des plumes et où on le surnomma ″Big Chief Shoots the Puck″.  Le surnom ″Chief″ demeurera.

Après un passage avec les Hornets de Pittsburgh de la Ligue américaine, Armstrong se fera une place avec les Leafs à long terme.  Lorsque le 9 février 1952, il marqua son premier but contre Gerry McNeil des Canadiens, ce fut le premier filet d’un joueur de descendance autochtone.

Armstrong deviendra un incontournable à Toronto pendant de nombreuses années.  S’il connut des saisons offensives intéressantes, il dut toutefois réorienter son jeu dans la Ligue Nationale pour devenir un avant plus défensif qu’auparavant.  Il eut tout de même quatre saisons de 20 buts ou plus au fil des ans.

En 1958, il fut nommé capitaine, titre qu’il conserva jusqu’en 1969.  Il portait donc le C lors des quatre dernières conquêtes de la Coupe Stanley des Leafs, en 1962, 1963, 1964 et 1967.  En marquant dans un filet désert lors du dernier match de la finale de 1967, Armstrong marqua ainsi le dernier but de l’ère des six équipes, puisque l’automne suivant, la ligue a augmenté ses cadres à douze équipes.  Cette Coupe fut aussi la dernière des Leafs et celle qui empêcha les Canadiens de remporter le titre lors de l’année de l’expo (alors qu’un présentoir avec la Coupe Stanley était en place au pavillon du Québec) et de répéter les cinq Coupes consécutives des années 1956 à 1960.

En 1969, il annonça sa retraite.  On le remplaça donc comme capitaine par Dave Keon.  Toutefois, il se ravisa.  Il joua donc deux autres saisons, avant de mettre fin à sa carrière de joueur pour de bon.

Encore aujourd’hui, il est celui qui a joué le plus de matchs dans l’uniforme des Leafs, avec 1187.

Il devint ensuite dépisteur des Leafs pendant un an, avant d’être nommé entraîneur des Marlboros (qui appartenaient toujours aux Leafs à ce moment) en juillet 1972.

Derrière le banc, Armstrong eut rapidement du succès.  Il remporta la Coupe Memorial en 1973 et en 1975, en ayant sous ses ordres des joueurs comme les frères Mark et Marty Howe, Paulin Bordeleau, Bruce Boudreau, Mike Palmateer et Mark Napier.

En 1977, il fut pressenti pour prendre la place de Red Kelly en tant qu’entraîneur des Leafs.  Lorsqu’il refusa, préférant être dépisteur, on lui accorda le poste convoité, mais ceci laissa un froid dans l’organisation, qui appartenait à l’irascible Harold Ballard.

Lorsque les Nordiques furent admis dans la LNH en 1979, ils se cherchèrent un dépisteur-chef.  Considérant l’état de chaos dans lequel les Leafs glissaient, il accepta de quitter la seule organisation à laquelle il avait appartenu au cours de sa carrière, pour se joindre aux Fleurdelysés.

Il demeura à ce poste pendant neuf ans.  Ses résultats y furent en demi-teinte.  Au début, il repêcha en première ronde des joueurs qui eurent de belles carrières comme Randy Moller et David Shaw.   La suite fut moins reluisante avec des choix comme Trevor Stienburg, David Latta et Ken McRae.  Des choix de rondes ultérieures comme Jeff Brown, Steven Finn et Ron Tugnutt donnèrent tout de même de bons résultats.  À son dernier repêchage en 1987, les Nordiques ratèrent la cible avec Bryan Fogarty, mais Armstrong laissa aussi son plus bel héritage à Québec avec la sélection de Joe Sakic.  Il demeure toutefois qu’à ce moment, les Nordiques entraient dans leur traversée du désert, où ils ratèrent les séries cinq ans de suite, dont trois dernières places.  Bien que ce n’était pas le seul problème, le manque de relève était flagrant.

Lorsqu’il quitta Québec, Armstrong retourna à ses anciennes amours, pour devenir directeur-gérant adjoint des Leafs.  En décembre 1988, lorsque John Brophy fut congédié, il accepta à contre-cœur de redevenir entraîneur, mais seulement sur une base intérimaire.  Toronto eut une fiche de 17-26-4 sous ses ordres et rata les séries.

Il est ensuite redevenu dépisteur et ce, jusqu’à son décès en 2021, à l’âge de 90 ans.

Celui qui a été admis au Temple de la renommée du hockey en 1975 est aussi l’oncle de Dale McCourt, le tout premier choix du repêchage de 1977.

Sources:

Mortillaro, Nicole, Hockey Trailblazers, Scholastic Canada, 2011, pages 19 à 22

″Sport en bref″, PC, 5 juillet 1972, Le Soleil, page 40,

″George Armstrong en charge du dépistage pour les Nordiques″ de Maurice Dumas, 8 juin 1979, Le Soleil, page C1,

″Jeff Brown, de la graine de quart-arrière″ de Maurice Dumas, 13 juin 1984, Le Soleil, page E2,

″Cent points par saison et un autre Paul Coffey″ de Maurice Dumas, 15 juin 1987, Le Soleil, page S3,

″Entraîneur-chef à temps plein: Armstrong ne veut rien savoir″ de Maurice Dumas, 30 décembre 1988, Le Soleil, page S4,

hhof.com, wikipedia.org.

vendredi 23 août 2024

Joueur oublié des 90's #94 - Andrew McBain

 


 

 

Fort d'une saison de 120 points en 1982-83 avec les Centennials de North Bay de la OHL, l'ailier droit Andrew McBain faisait saliver les recruteurs de la LNH par sa grande stature et son potentiel de futur «power forward» à 6'3" et presque 200 livres. Les Jets de Winnipeg firent donc sa sélection avec le 8e choix au total du repêchage de 1983, tout de suite devant Cam Neely par les Canucks.

McBain refusa ensuite l'invitation de l'équipe canadienne en vue des jeux olympiques de 1984 pour passer directement aux Jets en 1983-84. Sa saison recrue fut somme toute respectable sans être spectaculaire avec une fiche de 11 buts et 19 passes pour 30 points. Il régressa toutefois lors des deux saisons suivantes, ne marquant que 7 buts en 1984-85 et ratant alors la majorité de la saison 1985-86 suite à une blessure au genou. 

Il connut ensuite une saison de seulement 32 points en 1986-87, ce qui confirma les soupçons des fans selon quoi il était définitivement un flop. Il aurait probablement été mieux pour lui de participer aux Olympiques de 1984 ou de démarrer sa carrière professionnelle dans les mineures plutôt que de passer directement du junior à la LNH. Les fans lui reprochaient également son manque d'implication physique, surtout considérant son physique avantageux.

Sa chance tourna toutefois lors de la saison 1987-88 lorsqu'il fut jumelé au prolifique Dale Hawerchuk sur la première ligne des Jets. Il répondit alors avec une saison de 63 points dont 31 buts, en plus de s'imposer davantage physiquement avec 145 minutes de pénalité. Il reprit de plus belle en 1988-89 avec 77 points dont un sommet en carrière de 37 buts. Il faisait également partie des meneurs de la ligue lors de ces deux saisons pour les buts marqués en avantage numérique.

Alors qu'il semblait être finalement en voie d'atteindre son potentiel, sa carrière dérailla plutôt lorsqu'il fut inclus dans un échange impliquant 6 joueurs avec les Penguins de Pittsburgh. En compagnie de Jim Kyte et Randy Gilhen, il prit le chemin de Pittsburgh en retour de Randy Cunneyworth, Dave McLlwain et du gardien Rick Tabaracci. 

Espérant qu'il devienne un autre atout offensif au sein des dangereux Penguins, McBain ne sembla aucunement pouvoir faire sa place. Il fut délogé des deux premiers postes d'ailiers droits par des joueurs plus compétents comme Mark Recchi et Rob Brown. Il se retrouva alors sur la 4e ligne et n'obtint que 5 buts et 14 points en 41 matchs. À la mi-saison 89-90, il fut échangé aux Canucks de Vancouver dans un autre échange à 6 joueurs. McBain, Dan Quinn et Dave Capuano prirent alors le chemin de Vancouver en retour de Tony Tanti, Barry Pederson (dans un échange-retour) et Rob Buskas.

McBain semblait initialement être un meilleur fit à Vancouver et obtint quelques points suite à la transaction, mais il se blessa et rata la moitié des matchs restants à cette saison 89-90 qu'il termina avec 25 points en 67 matchs entre les deux équipes.

 
Erreur sur cette carte alors qu'il s'agit plutôt de Jim Sandlak sur la photo


Après une dizaine de matchs sans éclats au début de la saison 1990-91, il fut rétrogradé dans les mineures pour la première fois de sa carrière. Il passa donc la majorité des deux années suivantes avec les Admirals de Milwaukee, ne revenant à Vancouver que pour six matchs, où il ne récolta qu'un seul but. 

Sa carrière dans la LNH vraisemblablement terminée, il eut toutefois la chance de se retrouver un poste suite aux nombreuses expansions du début des années 90. C'est alors qu'il signa avec les Sénateurs d'Ottawa pour leur saison inaugurale de 1992-93. 

En fait, les Sénateurs originaux semblaient contenir de nombreux anciens choix de premières rondes qui avaient déçu. En plus de McBain, les Sénateurs de 92-93 comprenaient des joueurs comme Neil Brady (3e au total en 1986 par New Jersey), Jody Hull (18e au total en 1987 par Hartford), Dave Archibald (6e au total en 1987 par Minnesota) et Darren Rumble (20e au total en 1987 par Philadelphie). Il y avait aussi le collègue de McBain à la cohorte de 1983, Sylvain Turgeon (2e au total par Hartford). Ce dernier a tout de même connu une meilleure carrière que les autres joueurs sus-mentionnés.


McBain joua deux saisons à Ottawa, mais était définitivement sur du temps emprunté dans cette faible équipe avec qui il amassa dans l'ordre 23 et 19 points. Il fut libéré après la saison 1993-94, saison où il retourna aussi dans les mineures pour une vingtaine de matchs.

McBain alla ensuite terminer sa carrière dans la IHL avec le Thunder de Las Vegas en 1994-95 et ensuite une dernière saison avec les Komets de Fort Wayne.

En 608 matchs dans la LNH, McBain obtint 129 buts et 172 passes pour 301 points. De ces 301 points, presque la moitié furent obtenus durant ses deux seules bonnes saisons 1987-88 et 1988-89 (140 points).

Son fils Jack McBain fut repêché en 3e ronde par le Wild en 2018. Il fait présentement partie de l'organisation de l'Utah. 


vendredi 28 juin 2024

Les téléphones du repêchage de 1994









En 1994, le repêchage de la LNH avait lieu à Hartford. Ce fut le dernier repêchage des Nordiques de Québec, qui repêchèrent un certain Tim Thomas avec le dernier choix de leur histoire. Mais la raison pourquoi j'écris un article aujourd'hui à propos de ce repêchage, c'est dû aux téléphones que les équipes utilisaient à ce moment. Car au lieu d'avoir des téléphones intelligents comme aujourd'hui, ou un bon vieux téléphone à roulette, chaque table était munie de ce modèle de téléphone.



Voici à quoi ressemble l'endos :


J'ai trois mots pour décrire cette œuvre : MA GNI FIQUE !!!

Ces téléphones fournis par la compagnie PCI (Phantom Communications International) ont déjà été en vente libre et sont désormais disponible dans un eBay ou Marketplace près de chez vous. Il vous suffit de bien fouiller. Voici quelques modèle que j'ai trouvés dans la dernière année. 

Blackhawks de Chicago

Stars de Dallas

Canadiens de Montréal

Red Wings de Detroit

Toujours disponible sur eBay au moment d'écrire cet article. 
https://www.ebay.ca/itm/115877440468


Un jour, j'aurais ce tellement dans mon bureau …

mercredi 22 mai 2024

Reprise du draft d'expansion de 1991



 

 

Vous connaissez probablement l'histoire qui a mené les défunts North Stars du Minnesota à obtenir les droits sur le légendaire Guy Lafleur à l'été 1991. Sinon, laissez-moi vous la résumer.

Suite à plusieurs accords bizarres, les North Stars purent participer au repêchage d'expansion de 1991 en compagnie des nouveaux Sharks. Ils avaient obtenu ce droit afin de compenser leurs pertes de personnel suite au départ de leurs anciens propriétaires et quelques-uns de leurs prospects au profit de San Jose. 

Cependant, les choix offerts par les équipes étaient bien pauvres en talent, avec des exigences d'admissibilité très faciles à contourner, au point de pouvoir y mettre des joueurs qui avaient pris leur retraites des années auparavant. C'était tellement mince en options que que lorsque vint le tour de choisir parmi les attaquants disponibles chez les piteux Nordiques de l'époque, le DG des North Stars Bobby Clarke élut son choix sur nul autre que Guy Lafleur, malgré le fait que ce dernier avait déclaré qu'il prenait sa retraite après la saison 1990-91 qui venait de se terminer. Afin de garder Lafleur dans l'organisation après sa retraite, les Nordiques refirent l'acquisition des droits sur Lafleur le lendemain en retour des droits sur Alan Haworth, qui jouait alors en Europe depuis plusieurs saisons.

On a bien ri à l'époque de cette situation absurde et on en rit encore. Mais le fait demeure que Lafleur était bel et bien disponible comme choix et Bobby Clarke a probablement voulu en jouer une à la LNH afin de protester contre l'absurdité évidente de la situation et les problèmes de personnel que lui créèrent cette défusion menant à la naissance des Sharks. D'ailleurs, parmi les quelques joueurs obtenus par les North Stars, aucun n'eut un rôle d'importance avec l'équipe, la plupart étant même échangés de nouveau à d'autres équipes pour d'autres pièces de rechange.

Le Soleil, 30 mai 1991
Cliquez pour plus grande résolution
 

Ce repêchage bizarroïde m'a toujours fasciné, comme tout ce qui concerne la génèse Seals/Barons/North Stars/Sharks en fait, et j'en rajoute encore une couche aujourd'hui avec une expérience un peu spéciale. Aujourd'hui, je me métamorphose en Bobby Clarke de 1991 et je refais entièrement sa job au repêchage d'expansion. 

Mais ma mission est toutefois différente. Comme les Nordiques n'étaient pas les seuls à avoir mis disponibles des joueurs à la retraite, cette version de Bobby Clarke opte d'aller all-in. Au lieu d'essayer de trouver quelques pièces de rechange pouvant peut-être un jour donner quelque chose dans la LNH, je vais plutôt complètement saboter mon poste en repêchant le plus de joueurs retraités et/ou non-disponibles et/ou blessés permanents et/ou presque morts parmi les choix réels offerts par les autres équipes à l'époque.

Oui c'est le genre de choses qu'on fait ici...

Je modifie toutefois quelque peu les règles. À l'époque, les Sharks et les North Stars pouvaient seulement sélectionner 10 joueurs chacun. Donc si les Sharks prenaient par exemple un joueur des Bruins, les North Stars ne pouvaient plus en prendre un des Bruins. On va donc bypasser ça pour aujourd'hui et permettre de  repêcher un joueur par équipe, la seule règle étant de ne pas dépasser 12 attaquants, 6 défenseurs et 2 gardiens.

Allons-y donc. Ça va être le fun.

Vous avez d'abord pour chaque équipe la liste des joueurs disponibles, suivi de mon choix. Les joueurs à la retraite sont en italique avec entre parenthèse l'année de leur dernier match dans la LNH, ou dans certains cas l'AMH. Oui oui, l'AMH.


DÉTROIT
Attaquants: John Chabot, Marc Habscheid, Chris Macrae, Bengt-Ake Gustafsson, Murray Eaves, Bernie Federko (1991)
Défenseurs:
Brad Marsh, Dean Morton, Dave Lewis (1988), Mike O'Connell (1990)
Gardiens:
Alain Chevrier, Glen Hanlon, Randy Hansch

Alors à Détroit, le choix était évident pour mon premier attaquant, soit Bernie Federko, le nouvellement retraité depuis quelques semaines et fameusement obtenu en retour de Adam Oates, comme quoi je ne suis pas le DG le plus débile de la ligue. Dans mes autres choix de joueurs retraités, j'avais les défenseurs Dave Lewis et Mike O'Connell, ainsi que le gardien Glen Hanlon, mais lui il ne le savais pas encore qu'il avait joué son dernier match. Il y avait aussi Bengt-Ake Gustafsson, un habile attaquant suédois qui avait quitté pour l’Europe depuis deux ans, mais lui je le laisse aux Sharks.

Donc bienvenue chez les North Stars, Bernie. Voici bien sûr ta carte O-Pee-Chee prête d'avance pour la prochaine saison.

HARTFORD
Attaquants: Mikael Andersson, Terry Yake, André Lacroix (1980), Larry Pleau (1979-AMH)
Défenseurs: Dave Babych, Marc Bergevin, Brian Chapman, John Stevens, Emanuel Viveiros
Gardiens: Daryl Reaugh

Pas vraiment le choix de prendre le meilleur pointeur de l'histoire de l'AMH, le seul et unique André Lacroix. Ça va faire du bien de le revoir sur les glaces de la LNH pour la première fois depuis la saison 1979-80, alors qu'il fit partie de la première édition des Whalers dans la grande ligue.


BOSTON
Attaquants: Andy Brickley, John Carter, Lou Crawford, Peter Douris, Nevin Markwart, Willi Plett (1988), Louis Sleigher (1986)
Défenseurs: John Mokosak, Allan Pedersen, Jim Wiemer, Gord Kluzak (1990), Frank Simonetti (1988)
Gardiens: Norm Foster

Ici j'avais quand même un choix déchirant avec la disponibilité du grand Willi Plett chez les Bruins. Mais je me devais de choisir un bon défenseur à moment donné et j'ai donc choisi le premier choix au total en 1982, Gord Kluzak. Retraité à seulement 27 ans, on a pas affaire à un vieil homme comme un Jean Béliveau (disponible à Montréal) mais je crois que même Béliveau a de meilleurs genoux que Kluzak en 1991. Ayant subi 11 opérations lors des trois saisons précédentes, Kluzak avait dû prendre sa retraite prématurément en novembre 1990. 


NEW JERSEY
Attaquants: Doug Brown, Pat Conacher, Jeff Madill, Kent Nilsson, Janne Ojanen, Walt Poddubny, Claude Vilgrain
Défenseurs: Jamis Huscroft, Marc Laniel, David Marcinyshyn, Lee Norwood, Jeff Sharples, Murray Brumwell, Michel Bolduc (1983), Bob Lorimer (1986)
Gardiens: Craig Billington, Roland Melanson, Bob Sauvé (1989)

Le moment est bien choisi de prendre un gardien. Et tant qu'à faire, pourquoi ne pas choisir le co-récipiendaire du trophée Vézina de 1980 et du Jennings de 1985, nul autre que Robert «Bob» Sauvé.

Il y avait bien aussi le légendaire Kent Nilsson qui n'avait pas été vu sur les glaces de la LNH depuis 1987 à Edmonton. Mais celui-ci a encore plusieurs années devant lui dans sa Suède natale et prendra finalement sa retraite en 1998, donc il ne fite pas du tout avec la philosophie de mon équipe.



PHILADELPHIE

Attaquants: Don Biggs, Mike Bullard, Rod Dallman, Brian Dobbin, Mark Freer, Chris Jensen, Tim Kerr, Dale Kushner, Normand Lacombe, Glen Seabrooke (1989), Bobby Clarke (1984), Bill Barber (1984)
Défenseurs: David Fenyves, Mark Howe, Shaun Sabol, Willie Huber (1988)
Gardiens: Pete Peeters


Quoi? Moi, Bobby Clarke, suis disponible sur la liste de mon ancienne équipe, les Flyers, avec qui j'ai joué mon dernier match en 1984 et qui a apparemment toujours mes droits. J'ai même été DG après ma retraite comme joueur. Bande d'ingrats. Me semble que je suis libre de mes propres droits...

Mais anyway, difficile de m'auto-exclure. De toute manière, je suis probablement encore meilleur que tous ces rejets et autres retailles des Flyers. Sauf peut-être Mark Howe qui ira probablement me rejoindre au temple de la renommée plus tard. Donc oui je m'auto-choisis. En plus ça va sauver un salaire...


MONTREAL

Attaquants: Brent Gilchrist, Mats Naslund, Jim Nesich, Ryan Walter, Dan Woodley, Bruce Baker (1981), Jean Béliveau (1971), Yvan Cournoyer (1979), John Ferguson (1971), Bob Gainey (1989), Pierre Mondou (1985), Mario Tremblay (1986)
Défenseurs: Jean-Jacques Daigneault, Donald Dufresne, Sylvain Lefebvre, Jayson More, Jean Hamel (1984)
Gardiens: Frédéric Chabot, Ken Dryden (1979)


Ouf! La liste du Canadien est loadée man!! Vraiment l'équipe qui a le plus abusé du système, tout en offrant quand même quelques très bons choix comme Brent Gilchrist, Sylvain Lefebvre et Jean-Jacques Daigneault... Je suis surpris que Serge Savard s'est pas inclus dans la liste lui aussi. Tant qu'à faire il aurait pu aussi mettre Howie Morenz et Georges Vézina...

Mais bref faut bien choisir et c'est pas le choix qui manque chez le CH. Malgré que je pourrais frapper un home-run avec Ken Dryden dans les buts ou Jean Béliveau au centre, je voudrais pas rendre jaloux mon coach Bob Gainey sur qui je porte définitivement mon choix. 

Heille, c'est pas tous les jours qu'on aura la chance de voir un duo joueur entraîneur et joueur DG sur la même ligne...


BUFFALO

Attaquants: Francois Guay, Jeff Hamilton, Jan Ludvig (1989), Steve Ludzik, Mikko Makela, Gates Orlando, Greg Paslawski
Défenseurs: Brian Curran, Dale DeGray, Don McSween, Lee Fogolin (1987), Dirk Rueter, Steve Smith, Honnu Virta, Jay Wells
Gardiens: Steve Weeks

Pas mal moins de joueurs retraités chez les Sabres. Dommage, j'aurais bien aimé ajouter Gilbert Perreault à ma liste. Mais je vais me rabattre sur l'ex-Oiler Lee Fogolin à la défense, quand même un pas pire choix et un autre joueur qui a remporté la coupe.


ST.LOUIS
Attaquants: David Bruce, Yves Heroux, Steve Tuttle, Ron Wilson, Ed Beers (1986), Paul MacLean (1991), Brian Sutter (1988)
Défenseurs: Dominic Lavoie, Harold Snepsts, Scott Paluch, Tom Tilley, Alain Vigneault (1983), Ed Kea (1983)
Gardiens: Darrell May, Alain Raymond

Du bon choix à St.Louis. Toujours tentant de choisir Ed Beers ou Harold Snepsts, et ce pour n'importe quel choix que tu pourrais avoir dans la vie. Mais bon, il faut y aller au mérite et on va choisir Brian Sutter. Celui-ci devra toutefois accepter de démissionner de son poste d'entraîneur des Blues pour venir jouer au Minnesota. Mais je lui laisserai pas le choix. Il pourra pas refuser de jouer sur la même ligue qu'André Lacroix.


EDMONTON
Attaquants: Dan Currie, Fabian Joseph, Mark Lamb, John Leblanc, Tommy Lehman, Ken Linseman, Max Middendorf, Shaun Van Allen, Mike Ware, Craig Redmond, Dave Hunter (1989)
Défenseurs: Mario Barbe, John English, Greg Hawgood, Charlie Huddy, Tomas Jonsson, Marc Laforge, Norm Maciver, Selmar Odelein, Reijo Ruotsalainen, Glen Cochrane (1989)
Gardiens: Pokey Reddick


Pas beaucoup de choix juteux à Edmonton mais quand même, Dave Hunter c'était tout un dur et je pense qu'il a encore un peu de gaz dans le réservoir. Il a juste 33 ans en fait. Sinon mon seul autre retraité était Glen Cochrane. Je sais pas c'est qui Glen Cochrane et Google existe pas encore en 1991 alors on y va pour Hunter.


CALGARY
Attaquants: Rich Chernomaz, Kerry Clark, Paul Fenton, Tim Hunter, Brian MacLellan, Sergei Pryakhin, Jim Peplinski (1990)
Défenseurs: Kevan Guy, Rick Lessard, Scott McCrady, Brian Engblom (1987)
Gardiens: Steve Guenette

Ici je voulais prendre Jim Peplinski mais il le sait pas que plus tard il va faire un comeback avec les Flames en 1995. Sinon je voulais réunir les frères Tim et Mark Hunter mais on m'a dit que c'était même pas des frères. Anyway il va jouer jusqu'en 1997 donc c'est non. Donc quand on sait pas trop quoi faire, on choisit un défenseur alors voici notre nouveau membre de la brigade défensive, Brian Engblom.

Bienvenue Brian.


VANCOUVER
Attaquants: Peter Bakovic, Craig Coxe, Andrew McBain, Stan Smyl (1991), Marc Crawford (1987), Darcy Rota (1984)
Défenseurs: Brian Blad, Jack Capuano, Ian Tennant, Ian Kidd, Robert Nordmark, Risto Siltanen, Carl Valimont, Randy Gregg (1990), Larry Melnyk (1990), Behn Wilson (1988), Paul Reinhart (1990)
Gardiens: Bob Mason


Une bonne cuvée à Vancouver avec Randy Gregg, Marc Crawford ou bien Paul Reinhart. Mais ici pas le choix d'y aller avec le plus grand Canuck de tous les temps, et il y en aura probablement jamais de meilleur là-bas. Stan Smyl vient tout juste de prendre sa retraite, mais je crois qu'il va facilement se laisser convaincre, car nos chandails sont pas mal plus beaux que les Canucks.


 

TORONTO
Attaquants: Normand Aubin, Aaron Broten, Lucien DeBlois, Mike Foligno, Todd Hawkins, Kent Hulst, Greg Johnston, Kevin Maguire, Mike Millar, Dave Reid, Mike Stevens, Gilles Thibaudeau, Dan Maloney (1982), Brad Smith (1987), Greg Terrion (1988)
Défenseurs: Jerry Dupont, Rob Ramage, Bill Kitchen (1985)
Gardiens: Damian Rhodes


Ici, Toronto m'offre un total de 15 attaquants et seulement 3 défenseurs. Edmonton m'offrait un éventail de 22 joueurs tandis que d'autres équipes comme Hartford m'en offraient seulement 10 ou 11. C'est comme si les règlements étaient du grand n'importe quoi...

Mais bref ici on va y aller avec Dan Maloney comme attaquant de soutien. 451 points en 737 matchs c'est pas pire du tout. Et c'est celui qui est le plus vieux de la gang alors go.

Un habile stratège ici des Leafs qui ont fait joué un seul match au gardien Damian Rhodes en 1990-91, seulement pour qu'il soit éligible à ce repêchage d'anthologie. Mais ça marche pas avec moi ces techniques. Trop jeune, ce Damian Rhodes.


CHICAGO
Attaquants: Martin Desjardins, Paul Gillis, Michel Goulet, Jim Johannson, Brian Noonan, Warren Rychel, Mike Stapleton, Dan Vincelette, Bill Watson, Sean Williams, Cliff Koroll (1980)
Défenseurs: Bruce Cassidy, Rick Lanz, Bob McGill, Jim Playfair, Dave Feamster (1985)
Gardiens: Greg Millen, Darren Pang (1989)

Chez les Blackhawks, j'ai bien osé repêcher Michel Goulet, mais ce bon vieux Michel a encore quelques bonnes années devant lui alors ça ne marche pas. Darren Pang, lui, a les genoux complètement finis comme Gord Kluzak alors c'est parfait.


WINNIPEG
Attaquants: Bryan Erickson, Bob Joyce, Mark Kumpel, Tyler Larter, Scott Schneider, Phil Sykes, Jim Vesey, Bob Brooke (1990)
Défenseurs: Randy Carlyle, Dallas Eakins, Todd Flichel, Moe Mantha, Chris Norton, Roger Ohman, Kent Paynter, Rudy Poeschek, Daryl Stanley (1990)
Gardiens: Tom Draper

Pas une grosse cuvée à Winnipeg avec seulement Bob Brooke et Daryl Stanley comme joueurs officiellement retraités. Ça n'a pas un gros cachet. Il y aurait toujours Randy Carlyle, mais je crois qu'il lui reste encore un bon deux ans d'activité dans la vraie vie.

Dans ce cas-ci on va y aller avec Moe Mantha. Si je regarde ma boule de crystal, je crois qu'il va à peine jouer en 1991-92. De toute manière, avec un nom comme Moe Mantha, il pourrait avoir 22 ans et je le croirais pas. Moe Mantha = 55 ans minimum dans ma tête alors c'est parfait.

En plus comme bonus, il a déjà joué au Minnesota il y a quelques saisons alors j'aurai même pas à faire trop de Photoshop pour sa carte, ou quelque soit la technologie en cours en ce moment en 1991.


WASHINGTON
Attaquants: Robin Bawa, Tim Bergland, Craig Duncanson, Brent Hughes, Rob Murray, Mike Richard, Steve Seftel, Dave Tippett, Alfie Turcotte, Simon Wheeldon
Défenseurs: Chris Felix, Mark Ferner, John Kordic, Neil Sheehy, Terry Murray (1982)
Gardiens: Mike Liut

Un seul véritable joueur retraité à Washington avec leur entraineur et ex-défenseur Terry Murray, qui lui aussi devra faire comme Brian Sutter et redevenir joueur avec nous. Avec autant de joueurs-entraîneurs de 40 ans et +, ça va s'obstiner longtemps sur les stratégies mais on va vivre avec.

Dommage quand même pour Mike Liut... mais il lui reste encore de la vraie carrière en 1991-92.



NEW YORK RANGERS
Attaquants: Paul Broten, Lee Giffin, Jody Hull, Kelly Kisio, Guy Larose, Joe Paterson, Dave Archibald, Pierre Larouche (1988), Anders Hedberg (1985)
Défenseurs: Stéphane Guérard, Mark Hardy, Lindy Ruff, André Villeneuve (1988)
Gardiens: Bob Froese, Mark Laforest, Sam St-Laurent

Alors pour les Rangers, j'ai hésité longtemps entre la légende des Jets de Winnipeg du temps de l'AMH Anders Hedberg ou bien Pierre Larouche, l'ancien marqueur prolifique du Canadien et des Penguins, et aussi avec les Rangers (48 buts en 1983-84, donc y'a pas si longtemps). Mais finalement je choisis Pierre Larouche. Comme il a déjà joué avec Guy Lafleur, la chimie devrait encore opérer 10 ans plus tard au Minnesota.



NEW YORK ISLANDERS
Attaquants: Bill Berg, Brad Dalgarno, Rob DiMaio, Paul Gagné, Brad Lauer, Derek Laxdal, Hubie McDonough, Mick Vukota, Kevin Herom, Jim Koudys, Garry Lacey, Kurt Lackton, Mark Hamway (1987), Don Maloney (1991)
Défenseurs: Jeff Finley, Rick Green, Chris Pryor, Stefan Persson (1986), Denis Potvin (1988)
Gardiens: Jeff Hackett, George Maneluk

Ici j'aurais pu réunir les frères Don et Dan Maloney, mais non je n'ai autre choix que de sélectionner mon ancien grand rival Denis Potvin qui sera assurément notre défenseur numéro un en 1991-92. Il a pris sa retraite après la saison 1987-88 malgré une saison de 51 points alors je crois qu'il a encore des choses à prouver.


LOS ANGELES
Attaquants: Scott Bjugstad, Mal Davis, Ilkka Sinisalo, Jim Thomson, John Tonelli
Défenseurs: Bob Halkidis, Rick Hayward, John Miner, Petr Prajsler, Tim Watters, Tom Laidlaw (1990)
Gardiens: Mario Gosselin

Ici c'est un peu décevant pour Los Angeles avec seulement un joueur réellement retraité et il s'agit d'un défenseur et j'ai déjà mes 6 défenseurs... Alors pour plaire à mon défenseur numéro un, je fais une exception et je sélectionne plutôt son ancien coéquipier John Tonelli. Marqueur prolifique et sous-estimé, Tonelli en est tout de même à ses derniers milles dans la vraie vie alors que selon ma boule de crystal, il jouera une dernière saison en 1991-92 partagée entre Los Angeles, Chicago et Québec. Il est donc un très bon fit dans mon équipe.


PITTSBURGH
Attaquants: Jock Callander, Jay Caulfield, Jeff Daniels, Randy Gilhen, Jiri Hrdina, Kim Issel, Mark Kachowski, Peter Lee, Dave Michayluk, Glenn Mulvenna, Barry Pederson, Bryan Trottier
Défenseurs: Gilbert Delorme, Gord Dineen, Randy Hillier, Bob Gladney (1984)
Gardiens: Bruce Racine, Wendell Young

Comme les Kings, les Penguins n'ont pas reçu le mémo comme quoi ils pouvaient loader leurs choix avec le plus de joueurs retraités possibles. Au lieu de ça j'ai seulement un no-name comme Bob Gladney et ses 14 matchs en carrière dans la LNH. Et je pensais que Gilbert Delorme était à la retraite mais finalement non, il joue encore dans la IHL...

Donc on va faire comme avec les Kings et tenter de recréer encore plus la dynastie des Islanders en sélectionnant nul autre que Bryan Trottier, lui qui vient d'ailleurs de battre mon équipe en finale la semaine passée...


QUÉBEC
Attaquants: Alan Haworth, Jeff Jackson, Trevor Stienberg, Alain Côté (1989), Guy Lafleur (1991)
Défenseurs: Gerald Bzdel, Mario Doyon, Miloslav Horava, Brent Severyn
Gardiens: Mario Brunetta, Scott Gordon


Ouf. Je suis d'accord avec le Bobby Clarke de la première dimension sur le fait qu'il n'y a pas beaucoup de choix chez les Nordiques. Seulement 11 joueurs au total en plus. Mais dans l'optique de ma vision pour cette nouvelle équipe, j'ai le dernier choix parfait en Guy Lafleur. Nouvellement retraité le temps d'un tour au chalet et maintenant de retour dans la LNH dans un nouveau domicile au Minnesota, Guy pourra retrouver ses anciens coéquipiers Bob Gainey et Pierre Larouche en plus de nombreux grands rivaux de son temps comme Denis Potvin, ses comparses des Islanders ainsi que bien sûr, moi-même, Bobby Clarke.



C'était donc mes choix en tant que Bobby Clarke circa 1991 en vue de la nouvelle mouture des North Stars en 1991-92. Cet alignement complet devra travailler dur pour déloger mes jeunes joueurs comme Mike Modano, Neal Broten et Brian Bellows mais on sait jamais.


ATTAQUANTS:

Guy Lafleur - Bobby Clarke - Brian Sutter
Bob Gainey - Bryan Trottier - John Tonelli
Pierre Larouche - André Lacroix - Bernie Federko
Mike Hunter - Dan Maloney - Stan Smyl

DÉFENSEURS:

Denis Potvin - Gord Kluzak
Lee Fogolin - Brian Engblom
Moe Mantha - Terry Murray

GARDIENS:
Bob Sauvé
Darren Pang


Ça va être tout un match des anciens. 

Je suis quand même déçu de ne pas avoir pu prendre Jean Béliveau ou Yvan Cournoyer ou Ken Dryden. Peut-être que je pourrais échanger au CH mes droits sur Lou Nanne et Bill Goldsworthy en échange de ceux de Béliveau...

Et vous? Si vous étiez Bobby Clarke en 1991, qui auriez-vous pris?

Et si j'étais plutôt le DG des Sharks? 

... à suivre.


dimanche 28 avril 2024

John Baby

 


L'autre jour, j'ai mis comme carte du jour cette vieille carte maganée de John Baby, sachant très bien qu'elle ferait réagir par le nom comique du joueur, doublé du splendide chandail vintage des Nordiques, plus précisément la version avec logo blanc portée de 1975-76 dans l'AMH jusqu'à la première saison de l'équipe dans la LNH en 1979-80. L'équipe reviendra au logo rouge traditionnel sur ses deux chandails à partir de la saison 1980-81.

Cependant, un usager facebook m'a indiqué que John Baby n'a jamais joué avec les Nordiques...

Après vérification j'ai bien vu qu'il avait raison. Je croyais alors qu'il s'agissait simplement d'un cas typique de carte «airbrushée» d'un joueur qui venait de passer à une nouvelle équipe et qui devenait ainsi victime des gars d'O-Pee-Chee en se faisant charcuter sur un de ces montages photo de l'ère préhistorique, pour ensuite être ré-échangé ou libéré.

Mais s'il s'agissait bien d'un cas de airbrush, il aurait fallu rendre les armes et accorder au gars tout l'honneur qui lui revient car ce serait une job impeccable et sans reproches. Je commence à avoir un œil pas mal aiguisé pour détecter du airbrush, (quoique c'est pas très difficile) et ici je ne crois pas me tromper pour dire que c'est une photo authentique.


Donc, il s'agit d'un cas intéressant pour y consacrer un peu de temps. Et en plus de son nom sympathique et de cette anomalie «nordiquienne», John Baby a aussi la particularité très alléchante d'être un des très rares joueurs repêchés par les Barons de Cleveland, rien de moins...

John George Baby Jr. est né le 18 mai 1957 à Sudbury. Son père, John Baby Sr, était un ancien défenseur qui joua quelques années dans les mineures avec entre autres les Flyers de St.Louis dans la AHL et les Skyhawks de San Diego. Il termina sa carrière au niveau sénior à Sudbury où il s'établit après sa retraite et où John Baby Jr. naquit.

Évoluant également comme défenseur, Baby Jr. fit ses classes avec les Trappers de North Bay, les Rangers de Kitchener et finalement son club local, les Wolves de Sudbury, qu'il rejoignit lors des saisons 1975-76 et 1976-77. Lors de son année de repêchage, il mena la OHL pour les défenseurs avec 32 buts et 61 passes pour 93 points avec les Wolves, où il évoluait avec Ron Duguay et Dave Hunter.

Lors du repêchage de 1977, il entendit son nom sortir en 4e ronde avec le 59e rang au total, détenu par les célèbres Barons de Cleveland, équipe culte ici à LVEUP au cas où vous êtes nouveaux ici. 

Comme les Barons n'ont existé que durant les saisons 1976-77 et 1977-78, l'encan amateur de 1977 est le seul où la franchise participa sous le sobriquet des Barons. Lors de celui de 1976, l'équipe était encore techniquement sous le nom des Seals de Californie, et durant celui de 1978, les choix des Barons furent annulés suite à la fameuse fusion avec les North Stars du Minnesota

Il n'y a donc qu'une seule classe du repêchage pour les Barons, celle de 1977 que je vous inclus ici dans son intégralité:


Quand même content de voir qu'il y a un ancien des Sags dans l'héritage des Barons... et aussi un gars qui s'appelle Dan Chicoine...

Suivant ce repêchage d'anthologie, John Baby, plus communément surnommé «Butch», débuta immédiatement au sein des faibles Barons de Cleveland au début de la saison 1977-78. Mais après 9 matchs où il amassa 2 passes, il se blessa et fut rétrogradé dans la Central Hockey League avec les Roadrunners de Phoenix, club-école des Barons qu'ils partageaient avec les Rockies du Colorado. 

Les Roadrunners évoluaient auparavant dans l'ancienne Western Hockey League de 1967 à 1974 et ensuite dans l'AMH de 1974 à 1977. Cette saison 1977-78 était donc la première du club dans la CHL après ce retrait de l'AMH, mais les choses n'étaient pas plus roses dans cette ligue inférieure pour le club. Après seulement 27 matchs, les Roadrunners version CHL plièrent bagage et migrèrent plutôt dans une ligue encore plus creuse, la Pacific Hockey League, en plein milieu de la saison, laissant ainsi derrière les prospects des Barons et Rockies, équipes qui, on l'imagine, n'avaient pas vraiment les moyens d'aider davantage leurs clubs-écoles. 

Les Barons n'avaient plus aucune autre association et terminèrent donc leur piteuse existence en 1977-78 avec leurs prospects dispersés à travers différents clubs des ligues mineures. Dans le cas de John Baby, il aboutit dans la ligue américaine avec les Broome Dusters de Binghamton. 

Il parvint toutefois à revenir avec les Barons au mois de mars, terminant la saison avec un total de 2 buts et 7 passes en 24 matchs et étant ainsi d'office pour les derniers matchs de l'illustre équipe noire et rouge.


Une fois la saison 77-78 terminée et ainsi l'existence des Barons de Cleveland (R.I.P), John Baby suivit l'organisation au Minnesota. Mais comme on l'imagine, combiner deux franchises, même si elles étaient médiocres, devait entraîner un surplus de joueurs et c'est ce qui arriva chez les défenseurs des North Stars. Baby reprit donc le chemin des mineures en 1978-79 avec les Stars d'Oklahoma City dans la CHL. Il y connut une bonne saison avec 8 buts et 22 passes pour 40 points en 76 matchs et fut rappelé par les North Stars en fin de saison. Mais il ne joua seulement que deux matchs avec les North Stars, amassant 1 passe.

Après la saison, on assista également à la fin de l'AMH et donc de l'arrivée de 4 nouvelles franchises dans la LNH, dont les Nordiques de Québec. Ces derniers purent participer à un repêchage d'expansion leur permettant de renflouer leurs pertes de personnel après que les autres équipes aient pu réclamer les anciens joueurs de l'AMH dont elles détenaient les droits. Parmi le peu de joueurs de qualité réclamés par les Nordiques, on retrouvait Alain Côté, John Smrke, le gardien Ron Low, et bien sûr John Baby en provenance des North Stars.

C'est donc ainsi que John Baby se retrouva à Québec. Mais comme je disais en intro, il ne joua jamais un match régulier avec les bleus, étant retranché après le camp d'entraînement et envoyé dans la AHL avec les Firebirds de Syracuse. La photo de cette carte proviendrait en fait d'un match pré-saison. 

Après cette seule saison 79-80 passée dans l'organisation des Nordiques, son contrat ne fut pas renouvelé. 

Il joua ensuite la saison 1980-81 avec les Whalers de Binghamton, par coïncidence la même ville où il avait joué lorsqu'il devint orphelin de club-école avec les Barons en 1977-78.

Il sembla prendre sa retraite après ça mais revint en 1983-84 dans la IHL avec les Wings de Kalamazoo où il joua une quarantaine de matchs avant d'officialiser sa retraite pour de bon.

En 26 matchs dans la LNH, la fiche de John Baby fut de 2 buts et 8 passes pour 10 points.