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| Martin Cibak (à gauche) en compagnie du gardien John Grahame |
N.D.L.R
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| Martin Cibak (à gauche) en compagnie du gardien John Grahame |
Bill Houlder est né le 11 mars 1967 à Thunder Bay. Défenseur costaud de 6'2" et 216 livres, il fit ses classes avec les Centennials de North Bay qu'il joignit pour la saison 1984-85. Il se fit suffisamment remarquer pour être repêché en 4e ronde (82e au total) par les Capitals de Washington. Il joua deux autres saisons à North Bay, se démarquant notamment en 1986-87 où il termina parmi les meilleurs défenseurs offensifs de la OHL avec 68 points et une place sur la première équipe d'étoiles.
N'ayant vraisemblablement plus de place pour lui, les Capitals l'échangèrent aux Sabres de Buffalo durant le camp d'entraînement en septembre 1990. En retour, les Capitals reçurent le défenseur Shawn Anderson, 5e choix au total en 1986 qui n'avait rien fait d'extraordinaire jusque-là. Les Capitals perdirent ensuite Anderson au ballotage le lendemain...
Houlder prit donc le chemin de Buffalo mais il y joua encore moins qu'à Washington, soit seulement 7, 10 et 15 matchs lors des trois saisons subséquentes. Il était toutefois trop fort pour les mineures, étant élu meilleur défenseur de la IHL en 1992-93 et obtenant une place sur la première équipe d'étoiles la même année, ainsi qu'en 1990-91 dans la AHL.
Il eut finalement une véritable chance avec les expansions lorsqu'il fut sélectionné par les Mighty Ducks au repêchage d'expansion de 1993. Au sein de la nouvelle équipe en 1993-94, il joua 80 matchs et récolta 39 points dont 14 buts, soit le meilleur rendement offensif pour un défenseur des Ducks lors de cette saison inaugurale. Ses allers-retours dans les mineures étaient alors chose du passé.
Il ne resta toutefois que cette seule saison à Anaheim, étant échangé durant l'été 94 aux Blues de St-Louis en retour d'un autre défenseur, Jason Marshall.
Après une seule saison également à St-Louis, il devint agent libre et signa avec le Lightning de Tampa Bay, amassant 28 et 25 points lors des deux saisons suivantes.
De nouveau agent libre en 1997, il signa avec les Sharks avec qui il connut deux autres bonnes saisons de 32 points chacune. À l'été 99, les Sharks l'échangèrent au Lightning dans un échange impliquant 5 joueurs dont Niklas Sundstrom qui prit le chemin de San Jose.
De retour à Tampa Bay et désormais un vétéran de 10 saisons professionnelles, il fut élu comme nouveau capitaine, le précédent occupant Rob Zamuner ayant été échangé plus tôt durant la saison morte. La suite des choses fut toutefois un fiasco.
Le Lightning était alors dans une autre de leurs saisons de misère et d'instabilité à l'époque, ayant eu 4 entraîneurs-chef depuis la saison 1997-98 et presque autant de propriétaires. L'équipe eut également la distinction peu honorable d'employer 6 gardiens par saison de 1998-99 à 2000-01.
Donc au travers de cette instabilité au début de la saison 99-00, le Lightning connut un lent début de saison et décidèrent de placer leur nouveau capitaine au ballotage après seulement 14 matchs. Il s'agit d'un des plus courts mandats pour un capitaine officiel dans l'histoire de la LNH, à l'exception des capitaines par intérim ou les rotations de capitaine.
Houlder fut alors récupéré au ballotage par les Predators de Nashville, une autre équipe d'expansion récente. L'équipe en était en fait à sa deuxième année. Après les Mighty Ducks, le Lightning et les Sharks, il s'agissait de sa 4e équipe en carrière qui n'avait pas encore une décennie d'existence. Il est ce qu'on surnomme ici un abonné des équipes d'expansion.
Houlder fut très apprécié au sein des Predators, demeurant un vétéran fiable durant 4 saisons. À l'exception d'un seul match, il joua l'entièreté du calendrier de l'équipe de la saison 2000-01 jusqu'à sa retraite après la saison 2002-03.
Donc malgré quelques saisons précaires en début de carrière, Houlder joua un impressionnant total de 846 matchs dans la LNH, amassant 59 buts et 191 passes pour 250 points.
Après sa retraite, il revint dans la région de North Bay et est présentement assistant-entraîneur du Battalion de North Bay depuis la saison 2017-18.
C'est l'heure de retourner dans le hardcore avec un autre quiz LVEUP.
Cette fois-ci c'est au tour du Lightning de passer au bat, dans mon ordre aléatoire qui est à peu près très random.
Bonne chance! Partagez-nous votre score dans les commentaires ou sur Facebook ou sur Twitter.
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Avec sa présence en finale qui commence ce soir avec les Oilers, Corey Perry devient le premier joueur de l'histoire à jouer en finale avec une cinquième équipe en carrière. Il avait auparavant participé au grand tournoi avec le Lightning (2022 dans une cause perdante), le Canadien (2021 dans une cause perdante), les Stars (2020 dans une cause perdante) et bien bien auparavant avec les Ducks (2007 dans une cause gagnante).
On souhaite donc bonne chance (encore) à notre Corey Perry national et aux Oilers. Mais moi ce qui m'intéresse aujourd'hui est de parler de celui ou ceux que Perry a dépassé avec ses 5 équipes. En fait, ce record particulier, qui sera probablement très difficile à battre, appartenait jusqu'à aujourd'hui à 5 joueurs qui se partageaient le record de 4 équipes pour qui ils ont chacun joué au moins un match en finale de la coupe.
Voici ces 5 joueurs.
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| Al Arbour |
Avant de devenir un coach légendaire avec les Islanders de New York, Al Arbour fut un défenseur (à lunettes) efficace durant plus de 600 matchs dans la LNH.
Il a joué avec 4 équipes dans la LNH et se rendit en finale avec chacune d'entre elles soit avec les Red Wings (1954 et 1956), les Blackhawks (1961), les Maple Leafs (1962 et 1964) et finalement avec les Blues (1968, 1969 et 1970).
Il n'était toutefois pas toujours un joueur régulier avec ces équipes, ce qui fait qu'il n'a pas participé au parcours en finale des Red Wings en 1955, ni celui des Maple Leafs en 1963, 1964 et 1967. Il évoluait alors soit dans les mineures ou était simplement un joueur réserviste. Il est toutefois bien propriétaire de 4 bagues de la coupe Stanley comme joueur soit en 1954, 1961, 1962 et 1964.
Cependant, je doute grandement de la véracité de sa présence et de sa bague de 1954 puisqu'il n'y a aucun match de répertorié à son nom en séries (ni même comme réserviste) et il n'avait joué que 36 matchs en saison régulière sur une saison de 70 matchs, ce qui ne le qualifiait pas pour avoir son nom gravé sur la coupe, ce qui après vérification est bien le cas car son nom n'y apparait pas. Mais il a peut-être pu recevoir une bague malgré tout.
Il était toutefois là durant la finale de 1956 perdue contre le Canadien, donc il mérite bel et bien sa place dans ce club des ex-recordmen du 4 finales avec 4 équipes différentes.
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| Ab McDonald |
Une carrière extrêmement similaire à Arbour comme joueur pour Ab McDonald.
Cet attaquant originaire de Winnipeg fut d'abord un produit du Canadien avec qui il participa aux trois dernières conquêtes de la run extraordinaire de 5 coupes consécutives (1956 à 1960) soit celles de 1958, 1959 et 1960. Ses deux premiers matchs dans la LNH furent en fait disputés lors de la finale de 1958 contre Boston. Il débuta ensuite à temps plein avec le CH en 1958-59 et joua 11 matchs en séries mais ne fut qu'un réserviste lors des séries de 1960 pour la dernière des 5 coupes.
Il fut ensuite échangé à Chicago, juste à temps pour contribuer (en compagnie d'Arbour) à la conquête de 1961. Il retourna également en finale avec eux en 1962 dans une cause perdante contre Toronto (et Al Arbour).
Il joua ensuite à Boston en 1964-65 avant de passer aux Red Wings pour la saison 1965-66 où il put retourner en finale encore une fois, perdant contre le Canadien.
Il joignit ensuite les Penguins lors du repêchage d'expansion de 1967, mais fut échangé aux Blues la saison suivante. C'est là qu'il retrouva de nouveau Al Arbour et qu'il devint le deuxième (après Arbour l'année précédente) à participer à une finale avec un quatrième club différent en 1968-69. Il fut également en poste lors de la finale de 1970.
Il fit alors un retour à Détroit en 1971-72 mais quitta ensuite pour l'AMH où il devint le premier capitaine du club de sa ville natale, les Jets de Winnipeg, où il joua deux dernières saisons comme joueur. Il avait également été le premier capitaine de l'histoire des Penguins en 1967-68.
Donc au final, ce fut 8 présences en finale (58, 59, 60, 61, 62, 66, 69, 70) pour McDonald et quatre coupes (58, 59, 60 et 61).
Il fut plus tard élu au temple de la renommée du hockey du Manitoba et mourut en 2018 à l'âge de 82 ans.
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| Paul Coffey |
Les lecteurs de longue date de ce blog connaissent ma fascination pour Paul Coffey (surtout le Paul Coffey Hartfordien).
Et bien que de plaisirs aujourd'hui alors qu'on va replonger dans le sujet... D'ailleurs, Coffey fait un retour en finale cette année comme entraîneur des défenseurs chez les Oilers! On est bien content pour lui.
Mais bien avant de devenir assistant à Edmonton, Coffey était un des meilleurs défenseurs au monde mais aussi un des plus grands voyageurs de l'époque, étant une monnaie d'échange très en vue au sein de divers clubs durant les années 90.
Après 7 ans passés à Edmonton, où il remporta 3 coupes Stanley en 4 présences en finales (83, 84, 85 et 87), Coffey fut échangé aux Penguins suite à une dispute contractuelle au début de la saison 1987-88. Après quelques saisons à continuer de loader les Penguins en talent, Coffey put retourner en finale en 1991 et ainsi remporter une 4e coupe Stanley. Il ne fut cependant pas en poste lors du repeat de 1992, ayant précédemment été échangé de nouveau, cette fois-ci aux Kings de Los Angeles où il retrouva son ami Wayne Gretzky durant la saison 1991-92.
Son séjour à L.A. fut toutefois de courte durée alors qu'il passa aux Red Wings en janvier 1993. Il ne fut donc pas membre des Kings lors de la finale de 1993, ce qui est dommage pour cette liste. Il put toutefois participer à la finale de 1995 avec les Wings, mais dans une cause perdante contre les Devils.
Il fit ensuite partie de l'échange malfamé faisant passer Brendan Shanahan des Whalers aux Red Wings, ce qui fit en sorte que le malheureux Coffey se retrouva à contre-gré à Hartford durant la saison 1996-97. Heureusement pour lui ce fut également de courte durée puisque son purgatoire prit fin rapidement lorsqu'il fut envoyé aux Flyers en décembre 1996, ce qui lui permit de participer une autre fois à la finale, celle de 1997 entre les Flyers et son ancienne équipe, les Red Wings, encore malheureusement pour lui dans une cause perdante.
Il joua ensuite pour les Blackhawks, Hurricanes et Bruins jusqu'à sa retraite en 2001, sans jamais retourner une finale... jusqu'à cette année comme assistant avec les Oilers.
Go Paul Go!
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| Martin Gélinas |
Un autre ex-Oiler dans ce décompte, cette fois-ci en la personne de Martin Gélinas.
Après avoir remporté la coupe de 1990 à sa saison recrue à Edmonton, Gélinas fut brièvement membre des Nordiques en 1993-94. Cela fut toutefois bref puisque les Bleus le placèrent au ballotage en janvier 1994 et c'est ainsi qu'il aboutit avec les Canucks de Vancouver, juste à temps pour retourner en finale contre les Rangers dans une cause perdante.
Il joua ensuite 3 saisons et demie à Vancouver, étant subséquemment échangé aux Hurricanes durant la saison 1997-98. Il demeura en Caroline jusqu'à la fin de la saison 2001-02, soit après la finale de 2002 perdue contre les Red Wings.
Il signa ensuite à Calgary où il joua deux saisons, dont celle de 2003-04 où il retourna de nouveau en finale contre le Lightning. Ce parcours lui valut d'ailleurs le surnom «The Emilinator» puisqu'il marqua trois buts décisifs durant les séries, chacun d'entre eux éliminant chacune des adversaires des trois premières rondes. On se rappelle également de son fameux but refusé lors du match 6 contre le Lightning qui aurait pu devenir le but gagnant menant les Flames à la coupe...
Il joua ensuite avec les Panthers et les Predators jusqu'à sa retraite en 2008.
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| Darryl Sydor |
Et finalement le dernier des 5 à avoir joué pour quatre équipes différentes en finale fut le défenseur Darryl Sydor.
Originellement un produit des Kings de Los Angeles, Sydor débuta sa carrière en 1991-92 avec les Kings, les accompagnant en finale en 1993 contre le Canadien. Il fut ensuite acquis par les Stars de Dallas en février 1996 et y joua jusqu'en 2003, participant au passage à la finale de 1999 (cause gagnante) et celle de 2000 (cause perdante).
Il fut ensuite échangé aux Blue Jackets à l'été 2003 mais ce séjour à Columbus fut très bref alors qu'il fut acquis par le Lightning en janvier 2004, soit comme une bonne police d'assurance en défense pour la conquête de 2004 du Lightning.
Il fit ensuite un premier retour à Dallas en 2006-07 avant de signer avec les Penguins pour la saison 2007-08. Il participa donc à la finale avec une 4e équipe en 2008, dans une cause perdante contre les Red Wings. Il ne put toutefois venger cet échec en 2009 avec les Penguins, alors qu'il fut retourné une fois de plus aux Stars, en retour de Philippe Boucher qui lui put enfin remporter une première coupe Stanley.
Sydor prit ensuite sa retraite après la saison 2009-10 qu'il joua avec les Blues.
C'était donc le parcours de ces grands voyageurs, et aussi grands «winners». Car pour moi, même perdre en finale est un grand gage de joueur gagnant dans mon livre à moi, et c'est pourquoi le parcours de Corey Perry et ses prédécesseurs est aussi palpitant.
Pour terminer, voici un petit résumé/classements de ces nombreuses finales et coupes entre ces joueurs discutés.
1. Al Arbour : 8 finales - 3 coupes (+1 débatable en 1954)
2. Ab McDonald : 8 finales - 4 coupes
3. Paul Coffey : 7 finales - 4 coupes
4. Martin Gélinas : 4 finales - 1 coupe
5. Darryl Sydor : 5 finales - 2 coupes
et
Corey Perry: 5 finales (5 équipes) - ? coupe(s) ?
Anatoli Anatolievich Semyonov est né le 5 mars 1962 à Moscou. Il se développa dans le puissant système du hockey moscovite jusqu'à ce qu'il fasse ses débuts à seulement 17 ans en 1979-80 avec le Dynamo de Moscou. Il passa l'entièreté de la décennie comme joueur vedette du Dynamo, terminant 3 fois comme premier pointeur du club et une fois au sein de l'équipe d'étoile de la ligue. Sa grande stature (6'-2") combiné à une certaine grâce sur patins lui valut d'être surnommé le «Jean Béliveau» russe.
Au final, il aura joué 11 saisons dans la première ligue russe, récoltant 303 points en 374 matchs. Mais comme la ligue soviétique de l'époque n'était essentiellement qu'une ligue d'entraînement pour le puissant CSKA de Moscou, Semenov et le Dynamo ne se méritèrent aucun championnat durant les années 80, étant éternellement considérés comme deuxièmes violons. Ridiculement dominé entre autres par la fameuse ligne KLM (Vladimir Krutov, Igor Larionov et Sergei Makarov), le CSKA remporta le championnat à chaque saison entre 1977 et 1989, soit un record de 13 saisons consécutives.
En fait, la ligue soviétique de l'époque, ancêtre de la KHL actuelle, fut entièrement dominée par les clubs de Moscou durant son existence. De 1946 jusqu'à la dissolution de la ligue en 1992, aucun club hors de Moscou ne fut sacrer champion. Malgré la présence de dizaines d'autres équipes, il n'y eut que 5 récipiendaires du titre durant cette longue période; le Dynamo, le VVS Moscou, le HC Spartak Moscou, le Krylya Sovetov Moscou, et bien sûr le CSKA et ses 32 titres.
Il joua alors une dernière saison avec le Dynamo où comme capitaine, il permit à l'équipe de finalement prendre le dessus sur le CSKA et remporter le championnat de 1990. Il termina ensuite la saison avec les Oilers pour leurs parcours en séries. Il ne joua toutefois que 2 matchs en finale de conférence contre les Blackhawks, et aucun en finale, ce qui le disqualifia d'obtenir son nom sur la Coupe Stanley. Il reçut toutefois une bague pour ses efforts, devenant le deuxième joueur russe de l'histoire à faire partie d'une équipe championne dans la LNH après son compatriote Sergei Pryakhin l'année précédente avec les Flames.
Comme Semenov, Pryakhin n'avait pas joué pas durant la finale de 1989 et n'avait pas joué assez de matchs en saison régulière pour voir son nom gravé sur la coupe. Il fallut attendre le printemps 1994 pour voir des joueurs soviétiques recevoir cet honneur lorsque les Rangers gagnèrent le trophée avec plusieurs joueurs russes comme Alex Kovalev, Sergei Zubov, Sergei Nemchinov et Alexander Karpovtsev.
Semenov fit ses débuts en saison régulière en 1990-91 avec les Oilers, s'en sortant relativement bien avec une fiche de 31 points dont 15 buts en 57 matchs, suivi de 10 points en 12 matchs en séries avec un club toujours bien «huilé» à Edmonton ou ils se rendirent jusqu'en finale de conférence contre les North Stars. Une de ses meilleurs saisons fut celle de 1991-92 où il obtint 20 buts et 22 passes en 59 matchs. On lui reprochait toutefois d'être trop empreint de la mentalité du jeu soviétique, où beaucoup de joueurs de son style étaient conditionnés à passer en premier lieu et non à tirer au but.
Les Oilers n'avaient apparemment pas beaucoup de plans pour lui dans leur équipe en reconstruction et le laissèrent aller au repêchage d'expansion de 1992 accueillant les Sénateurs et le Lightning. Il fut ainsi réclamé par l'équipe floridienne et marqua un but lors du premier match de l'histoire du Lightning. Il ne resta cependant que quelques semaines avec l'équipe puisqu'il fut rapidement acquis par les Canucks en novembre 1992 en retour de Dave Capuano. Les Canucks espéraient qu'il puisse remplacer Igor Larionov, son ancien coéquipier de l'équipe nationale russe, sur la première ligne d'attaque de l'équipe, au centre de Pavel Bure. Le duo Bure-Semenov fonctionna initialement à merveille, Semenov récoltant 20 points en 15 matchs à ses débuts à Vancouver. Il commença toutefois à ralentir la cadence et Bure fut alors davantage réuni avec Cliff Ronning et Murray Craven. Semenov termina quand même la saison 92-93 avec sa meilleure récolte avec 49 points dont 37 passes principalement acquises sur les 60 buts de son compatriote.
Un autre repêchage d'expansion suivit ensuite durant l'été 1993 et Semenov fut de nouveau laissé sans protection avant d'être réclamé par les nouveaux Mighty Ducks d'Anaheim. Le premier entraîneur des Ducks, Ron Wilson, avait vu évolué Semenov de près l'année précédente alors qu'il était assistant avec les Canucks. Wilson voulait que Semenov devienne le principal marqueur de l'équipe et qu'il tire plus souvent au but et n'attende plus qu'un coéquipier plus talentueux vienne marquer, n'ayant de toute façon que très peu d'autres options en attaque chez les Ducks. Semenov commença de nouveau la saison en lion, récoltant 24 points lors de ses 30 premiers matchs. Des blessures vinrent toutefois mettre un frein à sa productivité et il ne put jouer que 49 matchs au total en 1993-94, terminant à 30 points.
Après sa retraite il occupa certains postes comme entraîneur ou adjoint à divers niveaux en Russie. Il est présentement recruteur pour les Blackhawks depuis 2017.
En 362 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 68 buts et 126 passes pour 194 points.
Sources:
His Best Shot : Anatoli Semenov Has Become Offensive Force for Mighty Ducks, LA Times, 7 décembre 1993

Wendell Young a eu une carrière honnête dans la LNH, principalement comme adjoint et quelque fois comme partant, mais il a surtout passé la majorité de sa carrière dans les mineures. Cependant, le fait d'avoir dominé (ou d'être tombé au bon endroit) dans la plupart des équipes où il a joué a fait en sorte qu'il possède un fait d'arme qu'aucun autre joueur ne pourra accomplir.
Wendell Edward Young est né le 1er août 1963 à Halifax. Il débuta son stage junior dans la OHL avec les Rangers de Kitchener pour la saison 1980-81, devenant rapidement le gardien #1 de l'équipe qui remporta le championnat, la J.Ross Robertson Cup. Cette bonne première saison permit à Young d'être repêché par les Canucks de Vancouver en 4e ronde (73e au total) du repêchage de 1981. Il remit ça de plus belle la saison suivante, menant de nouveau les Rangers à la J.Ross Robertson Cup en plus cette fois du championnat de la coupe Memorial.
Il évolua ensuite dans les diverses équipes du système des Canucks lors des saisons suivantes, d'abord dans la CHL à Salt Lake City, ensuite à Milwaukee dans la IHL et finalement avec l'Express de Fredericton dans la AHL. Il fit finalement ses débuts dans la LNH en 1985-86, étant rappelé pour 22 matchs en saison régulière (fiche de 4-9-3) ainsi qu'un match en séries.
Il joua ensuite 8 autres matchs en 1986-87, mais ce fut ses derniers dans l'organisation de Vancouver alors qu'il fut échangé aux Flyers de Philadelphie durant l'été 1987. En plus de Young, les Flyers reçurent un choix de 3e ronde en 1990, choix qui devint le grand voyageur Kimbi Daniels. En retour les Canucks reçurent le gardien Darren Jensen et le défenseur Daryl Stanley.
À Philadelphie, Young ne fit qu'une courte présence en début de saison, étant rapidement récalé après 6 matchs dans la AHL avec les Bears de Hershey. Il y connut toutefois une saison du tonnerre, terminant d'abord au premier rang de la ligue pour les victoires avec 33 gains, avant de mener les Bears à la coupe Calder, parcours où l'équipe ne perdit aucun match (trois rondes 4 de 7) et où Young fit l'histoire en remportant un record de 12 matchs consécutifs. Il reçut ainsi les trophées Baz Bastien pour le gardien de l'année dans la AHL ainsi que le Jack A. Butterfield, remis au joueur le plus utile en séries.
Inutile de dire que cette saison 87-88 attira l'attention mais pas celle de Flyers, plutôt celle de leurs ennemis naturels de Pennsylvanie, les Penguins, qui firent l'acquisition de Young en retour d'un choix de 3e ronde en 1990 qui devint le défenseur Chris Therien pour les Flyers.
Young put donc revenir dans la LNH comme adjoint de Tom Barrasso en compagnie de Frank Pietrangelo (également membre de cette série) qui s'alternèrent au bout du banc. Young joua 22 matchs en 1988-89, remportant 12 victoires contre 9 défaites.
Le mauvais timing de ces blessures firent en sorte qu'il était toujours sur le carreau lors des deux parcours jusqu'en finale et les coupes Stanley des puissants Penguins. Il se mérita toutefois ces deux bagues malgré qu'il ne joua aucun match en séries.
Durant la saison 91-92, les Penguins avaient de nouveau cueilli un gardien auxiliaire chez l'ennemi à Philadelphie en se portant acquéreurs de Ken Wregget lors du méga-échange à trois équipes entre les Flyers, les Penguins et les Kings impliquant entre autres Paul Coffey, Mark Recchi et Rick Tocchet. Ils n'avaient donc plus besoin de Pietrangelo, qui fut peu après échangé à Hartford, ni de Young qui fut laissé sans protection au repêchage d'expansion de 1992.
C'est ainsi que Young devint le premier membre de l'organisation du nouveau Lightning de Tampa Bay, étant réclamé lors du premier choix de ce repêchage. Il fut alors le premier gardien de l'équipe floridienne, étant le portier partant lors de leur premier match où il récolta la première victoire de l'équipe.
Une épaule disloquée vint toutefois nuire à sa saison et il ne joua donc que 31 matchs en 92-93, connaissant une année de 7-19-2 avec l'équipe d'expansion. Il retourna également dans les mineures pour la première fois depuis 1989, étant envoyé à Atlanta dans la IHL pour quelques matchs. Une autre blessure subie lors du camp d'entraînement vint lui nuire davantage en 93-94 et il ne put jouer aucun match avant la fin février.
Durant ce temps, le Lightning avait fait l'acquisition de Darren Puppa et Young n'était donc plus dans les plans de l'équipe, en plus qu'il était tout le temps blessé. Il fut donc prêté aux nouveaux Wolves de Chicago dans la IHL pour la saison 1994-95.
Au retour des activités après la grève de 1994, les Penguins découvrirent une grave blessure de Tom Barrasso datant des séries précédentes. Ils durent alors trouver du renfort et c'est alors que Wendell Young fit son retour dans l'organisation comme second de Ken Wregget jusqu'au retour de Barrasso. Young joua alors 10 matchs durant cette demie-saison, ses derniers dans la LNH.
Sans contrat la saison suivante, il opta de retourner comme agent libre avec les Wolves de Chicago où il se plaisait bien. Il y joua comme gardien numéro un lors des six saisons suivantes, soit jusqu'à la dissolution de la IHL après la saison 2000-01. Avec les Wolves, Young put ajouter encore plus de vaisselier à son armoire de trophées alors qu'il remporta à deux reprises la coupe Turner dans la IHL, soit en 97-98 et en 99-2000.
Ces deux conquêtes additionnelles font de Young le seul joueur dans l'histoire à avoir remporté les quatre coupes majeures de son époque, soit la coupe Memorial (1982), la coupe Calder (1988), la coupe Stanley (1991 et 1992) et la coupe Turner (1998 et 2000).
Ajoutez à tout ça ses deux coupes Robertson dans la OHL ainsi que ses trophées Baz Bastien et Jack Butterfield dans la AHL en 1988. Young hérita alors du surnom «Ringmaster».
Après la fin de la IHL, les Wolves furent une de ses six équipes qui purent migrer dans la Ligue américaine. Young décida toutefois qu'il s'agissait alors du bon moment pour prendre sa retraite. Lors de la première saison des Wolves dans la AHL, ils retirèrent le numéro 1 de Young en décembre 2001. Lors de cette cérémonie, les quatre coupes remportées par Young furent présentées à la foule pour souligner son exploit.
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| Dans l'ordre: coupe Calder, coupe Turner, coupe Stanley et coupe Memorial. |
Comme la IHL n'existe plus, il demeurera le seul à avoir accompli l'exploit. Cependant, depuis ce temps c'est plus ou moins la ECHL qui a remplacé la IHL dans l'échelon des ligues mineures. Donc il est techniquement possible qu'un autre joueur effectue l'équivalent de cet exploit en gagnant les championnats dans les trois ligues professionnelles actuelles en Amérique du nord (coupe Stanley, coupe Calder et coupe Kelly dans la ECHL) en plus de la coupe Memorial.
Cependant, jusqu'à ce jour, un seul joueur est passé près d'accomplir cet exploit, soit l'attaquant Jay Beagle, qui remporta la coupe Kelly en 2007 avec les Steelheads de l'Idaho, la coupe Calder en 2009 et 2010 avec les Bears de Hershey, et ensuite la coupe Stanley avec les Capitals de Washington en 2018. Il n'a cependant jamais gagné la coupe Memorial...
Après sa retraite, Young fut brièvement entraîneur des gardiens pour les Flames de 2001 à 2003. Il revint ensuite avec les Wolves comme assistant entraîneur de 2003 à 2009, entre autres lors de la conquête de la coupe Calder des Wolves de 2008. Il passa ensuite au 2e étage comme DG, poste qu'il occupe encore jusqu'à ce jour, menant de nouveau les Wolves aux grands honneurs en 2022 avec une autre coupe Calder. Il fut également élu au Temple de la renommée du sport de la Nouvelle-Écosse.
En 187 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 59 victoires, 86 défaites et 12 matchs nuls.
En 329 matchs dans la IHL, sa fiche fut de 174 victoires, 104 défaites et 31 matchs nuls.*
En 138 matchs dans la AHL, sa fiche fut de 71 victoires, 39 défaites et 10 matchs nuls.
Ses totaux dans les trois ligues professionnelles de son époque furent donc de 304 victoires, 229 victoires et 53 matchs nuls en 654 matchs.
*stats incomplètes dans la IHL
Sources:
hockeydraftcentral.com
chicagowolves.com
eliteprospects.com
NHL.com
hockeydb.com
nhltradetracker.com
Il y a souvent de ces joueurs que je croise comme joueurs potentiels pour cette série mais qui me frustrent car je n'arrive pas à trouver un angle intéressant pour parler d'eux. Le genre de joueur qui était «juste là», qui n'était pas une vedette ni un joueur controversé, mais que j'ai quand même 60 fois ses cartes dans ma collection et qui continue ainsi de me gosser jusqu'à temps que je me décide à écrire sa bio, quitte à ce que ce soit plate comme dans le cas de Dan Plante...
Bref.
Mikael Bo Andersson est né le 10 mai 1966 à Malmö en Suède. Son père, Ronny Andersson, évoluait comme gardien dans diverses équipes du système suédois dans les années 50 et 60.
Rapide et agile patineur de 5'10'' et 180 livres, Mikael évolua dans le système du club Västra Frölunda IF à partir de 1981-82 et fut plus tard nommé joueur junior de l'année en Suède en 1983-84, suite à quoi l'entraîneur et DG Scotty Bowman des Sabres de Buffalo en fit son choix de première ronde (18e au total) au repêchage de 1984.
Andersson en laissa toutefois plusieurs sur leur faim à Buffalo, peinant à percer l'alignement et en marquant très peu de buts. De nombreuses blessures furent une des raisons de ce mécontentement mais il était surtout perçu comme un des nombreux échecs de Bowman au repêchage chez les Sabres, surtout en ce qui concernait les joueurs européens.
D'ailleurs, durant son règne à Buffalo, endroit où il a eu le moins de succès durant sa longue carrière, les seuls bons coups de Bowman en première ronde furent davantage avec des joueurs américains comme Phil Housley (1982) et Tom Barrasso (1983), et aussi avec la sélection de Dave Andreychuk lors de la même année qu'Housley.
Sinon voici les autres choix de première ronde de l'équipe durant cette période, jusqu'au départ de Bowman durant la saison 1986-87.
• Steve Patrick (1980 - 20e au total)
• Jiri Dudacek (1981 - 17e)
• Paul Cyr (1982 - 9e)
• Normand Lacombe (1983 - 10e)
• Adam Creighton (1983 - 11e)
• Mikael Andersson (1984 - 18e)
• Calle Johansson (1985 - 14e)
• Shawn Anderson (1986 - 5e)
Donc oui ce n'était pas très reluisant, outre les sélections de Housley, Andreychuk et Barrasso. Il y avait quand même Calle Johansson qui était un pas pire joueur, mais il ne joua que très peu à Buffalo, étant échangé aux Capitals en 1988.
Bref, Mikael Andersson était un de ces «flops» au repêchage pour les Sabres, du moins à ce qu'on peut s'attendre d'un choix de première ronde. Donc après n'avoir pu jouer que 99 matchs en 4 saisons avec le grand club (seulement 4 buts et 33 passes au total) et passant le reste du temps dans les mineures ou sur la liste des blessés, Andersson fut réclamé par les Whalers de Hartford au repêchage intra-ligue au début du mois d'octobre 1989.
Hartford fut immédiatement un meilleur fit pour Andersson alors qu'il obtint un respectable 13 buts et 24 passes pour 37 points en 50 matchs durant cette saison 89-90. Il rata toutefois encore plein de matchs à cause de blessures.
En fait, j'ai essayé de comprendre la nature et l'étendue de ces blessures durant sa carrière. Voici quelques rapports de ces blessures que j'ai piqué sur le superbe site Hockey Draft Central:
Je me suis arrêté après ça, mais ça continuait longtemps.
Bref le gars était badlucké en mautadine... Ou juste vraiment fragile...
Donc si vous avez lu ce fascinant rapport médical, vous avez vu que c'était pas évident de le garder dans le line-up...
Durant sa deuxième saison à Hartford en 90-91 où il avait régressé avec seulement 11 points en 41 matchs, il fut récalé dans les mineures avec les Indians de Springfield où il termina la saison et où il remporta une deuxième coupe Calder. Il était très performant durant ces quelques matchs dans les mineures avec notamment une fiche de 10 buts en 18 matchs lors des séries.
Fun Fact, il s'agissait de la deuxième coupe Calder d'affilée des Indians, malgré que le club avait totalement changé d'alignement entre les deux saisons (voir texte du 12 septembre 2010), le club étant passé d'une affiliation des Islanders aux Whalers.
Andersson put finalement jouer une saison complète dans la LNH et sans blessure majeure lors de la saison 1991-92, sa meilleure en carrière où en 74 matchs, il obtint 18 buts et 29 passes pour 47 points.
Le timing était bon alors qu'il était désormais agent libre. Il signa ensuite avec la nouvelle franchise du Lightning de Tampa Bay pour leur saison inaugurale en 1992-93.
Autre Fun Fact, il a la distinction d'avoir été le premier joueur du Lightning à marquer sur un tir de pénalité.
Drôle de poisson ce Robb Stauber... premièrement il lance son bâton sur le gars en échapée et ensuite il essaie de faire croire qu'il a fait l'arrêt sur le tir de pénalité. Y'A DES CAMÉRAS, MAN! C'est pas une ligue de garage...
Les saisons suivantes furent finalement stables pour Andersson, malgré qu'il n’amassa plus jamais autant de points et devint un joueur exclusivement confiné aux missions défensives. Il joua longtemps avec le Lightning, soit jusqu'en mars 1999 lorsqu'il fut échangé aux Flyers comme renfort pour la fin de la saison. Il débuta la saison suivante à Philadelphie mais fut échangé en cours de saison aux Islanders en retour de nul autre que Gino Odjick.
EDIT: Coincidence ici que ce texte soit publié le lendemain de l'annonce du décès de Odjick. RIP Gino.
Énième Fun Fact, lors de son arrivée à Long Island, il put alors jouer avec son frère, Niklas Andersson, un ancien choix des Nordiques en 1989. D'ailleurs, le fils de Niklas, Lias Andersson, fut repêché par les Rangers en première ronde (7e au total) en 2017. Il appartient désormais aux Kings mais évolue toujours dans les mineures.
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| Lightning de Tampa Bay (1992-1999) |
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| Islanders de New York (2000) |
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| Niklas (parfois Niclas) Andersson, Nordiques de Québec (1989-1994) |
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| Niklas et Mikael Andersson, Frolunda IF (2001-2003) |
Donc après cette saison 1999-2000 partagée entre Philadelphie et New York, Mikael Andersson termina son parcours dans la LNH. Il retourna en Suède pour jouer trois saisons avec son ancien club de Frolunda en première division. Il prit sa retraite après un dernier championnat remporté avec Frolunda en 2003. Il était alors de nouveau réuni avec son frère Niklas, qui lui pour sa part revint dans sa patrie en 2001-02 et qui joua avec Frolunda jusqu'en 2011.
Après sa retraite comme joueur, Mikael Andersson retourna immédiatement à une valeur sûre durant sa carrière, le Lightning, comme dépisteur en Europe. Il occupe toujours ces fonctions à ce jour.
En 761 matchs dans la LNH, il aura récolté 95 buts et 169 passes pour 264 points.
Sources:
hockeydb
hockeydraftcentral
Greatest Hockey Legends
EliteProspects
Expressen.se
Brian Alan Holzinger est né le 10 octobre 1972 à Parma en Ohio, une banlieue de Cleveland. Après y avoir joué au niveau du high school, il s’enrôla dans la North American Hocley League (NAHL) avec les Compuware Ambassadors de Détroit. Vous connaissez peut-être l'équipe du même nom (étrange) qui évolua brièvement dans la OHL avant de devenir éventuellement les Whalers de Plymouth. Le club avait à ce moment deux incarnations, une dans la OHL et l'autre dans le niveau junior A américain dans la NAHL. En fait, ce sont les succès de l'équipe de la NAHL au cours des années 80 qui incitèrent leurs dirigeants à prendre de l'expansion dans la OHL. L'incarnation NAHL des Compuware Ambassadors évolua de 1984 à 2003 et aura été un tremplin pour beaucoup de futurs vedettes de la LNH comme Pat Lafontaine, Jimmy Carson, Al Iafrate, David Legwand et même Eric Lindros. Ce dernier n'y aura toutefois joué que 14 matchs en 1989-90 où il brûla la ligue avec 52 points avant de passer rapidement à la OHL avec les Generals d'Oshawa.
Brian Holzinger débuta également avec les Compuware Ambassadors, étant nommé au sein de l'équipe d'étoiles de la NAHL à chacune de ses deux saisons passées là-bas. Mais contrairement à toutes les vedettes nommées plus haut qui graduèrent dans le junior canadien avant de se rendre à la LNH, Holzinger prit le chemin de la NCAA en 1991-92 avec l'Université Bowling Green, quelques mois après sa sélection par les Sabres de Buffalo en 6e ronde du repêchage de 1991 (124e au total).
Il mérita son poste à Buffalo en 1995-96 où il joua 58 matchs (10 buts 10 passes) tout en faisant quelques séjours dans les mineures. Les Sabres ayant raté les séries, il termina la saison à Rochester et aidera l'équipe à remporter les grands honneurs de la AHL, la coupe Calder. Il connaitra ensuite sa meilleure saison en carrière en 1996-97, amassant 22 buts et 29 passes pour 51 points avec les Sabres. Il ne s'approchera cependant plus jamais d'une telle production, demeurant plutôt dans la trentaine de points annuellement. Il devint toutefois un bon plombier dans cette équipe compétitive des Sabres qui se rendit jusqu'à la finale de 1999 dans une cause perdante contre les Stars de Dallas.
C'est justement cette finale de 1999 qui m'a inspiré à parler de Holzinger.
Quand on parle de cette finale particulière, la première chose qui nous vient en tête c'est le fameux but controversé de Brett Hull en prolongation lors du 6e match, but qui permit aux Stars de remporter la série et la Coupe. Les fans brisés des Sabres surnomment ce but le «No goal» car une règle idiote était en place à ce moment, soit celle de la zone de protection du gardien où aucun but ne pouvait être accordé si le moindre atome appartenant à l'autre équipe s'y retrouvait. J'en ai peut-être déjà parlé mais je me souviens vivement d'un but refusé au CH parce que Benoit Brunet avait perdu son casque dans ce trapèze de protection mais aucun patin ni rien d'autre n'y figurait. J'aimerais vraiment trouver une archive vidéo de ce but car je revois clairement dans ma tête le bon vieux Brunet lâcher un gros «Tabarnak» lors de son retour au banc... J'ai parlé abondamment de ce but d'ailleurs dans la série «d'un autre angle».
Bref le scénario catastrophe que personne ne voulait voir se produire se matérialisa et un but décisif de la Coupe Stanley fut marqué malgré cette règle et personne ne voulait rien voir ni ne rien faire alors que les joueurs des Stars avaient déjà balancé tout leur équipement dans les airs et commencé leurs célébrations.
Je parles de tout ça car une chose m'a toujours chicoté avec cette règle conne. Pour ça il faut revoir ce but:
En regardant attentivement, vous allez vous rendre compte que Dominik Hasek est non seulement peu ennuyé par la présence du patin de Brett Hull dans son demi-cercle mais qu'il est clairement plus dérangé par la présence de Holzinger (#19) qui tentait d'enlever la rondelle au Golden Brett...
En tentant de repousser Hull et de s'emparer de la rondelle avec son patin, Holzinger a poussé sur le bloqueur et la mitaine de Hasek et a comme pour ainsi dire bien préparé la table pour Hull qui avait le champ libre devant lui pour tirer par la suite.
Donc bref tout ça pour dire que Brett Hull mérite ce but et que cette règle était de la grosse merde, représentant d'ailleurs parfaitement une époque assez glauque pour le hockey. Je trouvais aussi qu'on ne parlait pas vraiment du rôle secondaire de Holzinger dans cette histoire...
Ce dernier avait précédemment récolté 8 points durant ces 21 matchs des séries de 1999. Il en avait aussi récolté 11 en 15 matchs lors des séries de 1998. Il débuta la saison suivante avec les Sabres mais ce fut ses derniers moments là-bas alors qu'il fut échangé aux Lightning de Tampa Bay en mars 2000, en compagnie de Wayne Primeau, Cory Sarich et Alexander Kharitonov. En retour, les Sabres mirent la main sur Chris Gratton et un choix de 2e ronde en 2001 qui devint un membre à long terme des Sabres, Derek Roy.
Holzinger joua 2 autres saisons à Tampa, dont sa dernière de plus de 10 buts en 2000-01 avec 11 buts et 36 points. Il rata toutefois la majorité de la saison suivante avec plusieurs blessures et joua seulement 23 matchs. Il fut ensuite très peu utilisé en 2002-03, en plus d'être de nouveau blessé. Le Lightning l'envoya éventuellement dans les mineures avec les Falcons de Springfield. Ils l'échangèrent finalement aux Penguins en mars 2003 en retour de Marc Bergevin.
Il débuta ensuite la saison 2003-04 avec les Penguins, avant d'être échangé à l'équipe de son état, les Blue Jackets, en fin de saison. Il profita de l'arrêt des activités de la LNH en 2004 pour prendre sa retraite.
En 547 matchs dans la LNH, sa fiche fut de 93 buts et 145 passes pour 238 points. Son numéro 19 fut retiré par les Falcons de Bowling Green et il est membre du temple de la renommé de l'équipe en plus du temple de la renommée du sport de Cleveland.